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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Als'kholyn :: Marnaka
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 [Capitale] ~ Aildor

Bolgokh
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Mar 13 Sep - 18:09
Irys : 100027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Aildor


Histoire

On ne sait pas vraiment qui fut le premier explorateur à pénétrer dans les contrées lointaines d’Als’kholyn. On suppose simplement que la plupart des bateaux ont atterri au préalable sur les côtes de Marnaka, tant Kashin était impraticable. Ils durent longtemps longer ce que nous appelons aujourd’hui « Le dédale » avant de découvrir les tous premiers littoraux abordables. Les traces qu’il subsiste de ce lointain passé nous indique qu’il devait probablement s’agir d’un navire marchand issu de la société Daënastre, les My’träns s’intéressant encore trop peu à l’expansion de leurs territoires et à la possible exploration d’Irydaë. Toujours est-il que ces premiers pionniers amarrèrent dans cette semi-crique, tout étonnés de découvrir devant eux une étendue désertique et blanche que rien ne semblait vouloir troubler. Il fut décidé que l’on construirait un camp de ravitaillement provisoire sur les lieux mêmes de leur arrivée, et que l’on choisirait plus tard, après une minutieuse cartographie des lieux, l’endroit où seraient fondés les premiers murs de la future colonie. Nous le savons de nos jours, rien ne s’est passé comme prévu…

Fledripe Hallirah, alors capitaine de ce charmant navire, mourut des suites d’un tragique accident de glissade peu après la prise de cette décision. Comme la compagnie n’avait alors pas fini d’explorer les lieux et de déterminer les frontières de ce nouveau continent, il n’y eut plus personne pour reprendre le flambeau de son projet et tenter d’étendre la civilisation daënar le plus loin possible : fatigués par ce long voyage maritime et par les intempéries glaciales de Marnaka, les marins ne cherchèrent tout simplement pas plus loin qu’à leurs propres pieds. Ils agrandirent donc progressivement sans même le réaliser ce fameux campement de base dans un souci premier de confort, attendant tout simplement qu’un ordre tombé du ciel leur permette d’optimiser leur organisation. L’inventivité n’était en effet pas tout à fait leur fort, car Fledripe Hallirah les avait choisi robustes et plus durs que du granit pour augmenter leurs chances de survie. Cela fut très efficace, puisqu’ils perdurèrent sur plusieurs années dans une débandade absolue de règles et de constructions bancales.

L’arrivée de Lenora Boleyn, lointaine descendante de feu Alexandre Ünen, changea un tantinet les choses. Son passage fut très bref mais son autorité permit à ces anciens marins de s’ébrouer durant plusieurs mois pour établir des bases plus solides à ce qui ressemblait dorénavant à une vaste foire. Il fut décidé que ce campement deviendrait une ville à part entière et que celle-ci se nommerait Aildor en hommage aux espoirs de richesse et d’exploration qu’elle fit naître chez l’être humain : Marnaka et Kashin, tremplins vers l’inconnu, les ailes qui vous porteront vers la fortune. On fit construire une statue pour saluer la venue de cette grande Dame, ancrée sur la place centrale de ce pseudo village, et durant une nouvelle poignée d’années leur conduite fut presque exemplaire et salutaire pour Aildor. Toutefois, l’intérêt officiel suscité par Als’kholyn appâta également son lot de marchands, braconniers, contrebandiers et autres professions peu recommandables désireuses de tirer leur épingle du jeu avant tout autre gouvernement. Etrangement, la question de la cohabitation my’träns/daënars ne se posa même pas : les instances étaient loin pour ne pas dire à l’autre bout du monde, et rien ni personne ne pouvait les empêcher de collaborer au nom de l’argent et du goût des Irys ! Tout ce petit monde se retrouva presque naturellement chaque année à l’occasion de grands marchés afin d’échanger sur les dernières nouvelles et toutes sortes de produits interdits et rares. Aildor était l’emplacement idéal, retranché de tout conflit, un terrain d’entente neutre où chacun pouvait tirer profit de la force d’une autre civilisation. Un endroit où ne sévissait aucune autorité compétente, également, et donc où il était plus qu’aisé de cacher son identité pour revendre le fruit de ses forfaits…

Très vite Aildor prit la forme qu’on lui connait aujourd’hui. Tous s’allièrent pour donner à cette ville un aspect plus agréable et plus propice aux transactions à plein temps, car une grande majorité d’entre eux s’y installèrent pour l’année. Certains mages s’allièrent à des architectes pour bâtir « le Bassin », la partie basse et souterraine de la ville. Tout cela fut même agrémenté par la venue d’une kyrielle de sauvageons Kashans, attirés par les feux d’Aildor, et dont le sang se mêla peu à peu aux habitants actuels. Un parfait mélange explosif.


Description

Aildor est une ville construite sur deux niveaux principaux. Le premier se situe à hauteur de la surface, et donc à hauteur de la mer puisque les plaines de Marnaka ne disposent d’aucun dénivelé. Ici, la température est extrêmement basse et il neige toute l’année, recouvrant régulièrement la ville d’un manteau blanc ouaté qui étouffe les sons et la vie. Cette couleur blanche omniprésente est d’ailleurs fort dommage pour les amoureux d’exotisme et d’excentricités, car la plupart des bizarreries architecturales propres à Aildor sont masquées par la neige. En effet, comme la cité s’est progressivement bâtie au fil des passages et des courants d’idées plus ou moins intéressés sur des années et des années, chaque bâtisse a été entièrement déterminée par son propriétaire selon ses origines et sa culture : on trouve ainsi des maisons typées my’träns juste à côté d’une grande demeure daënar, sans que personne ne semble s’en offusquer. La cohésion d’ensemble a été radicalement oubliée au profit d’un enthousiasme sans borne pour qui ferait plus impressionnant et plus étrange que son voisin, et c’est une véritable visite sensationnelle que d’essayer de détailler chaque façade les unes par rapport aux autres. De toutes tailles, de toutes couleurs, cette architecture libre a pourtant très rapidement posé problème aux premiers habitants.

Les voyageurs originaires de contrées chaudes n’ont jamais envisagé qu’une immense devanture constituée de balcons et de toits plats pouvait provoquer des effondrements voire empêcher toute préservation de la température. De nombreux accidents se sont produits dans les premières années de dynamisme d’Aildor, et le nombre d’habitants morts de froid ou tués pour une raison ou une autre dans leurs demeures atteignit des sommets alarmants. Un conciliabule fut par conséquent organisé et l’on décida d’établir certaines mesures standardisées pour la construction des maisons. Ces dernières devaient au moins respecter quelques règles élémentaires de sécurité pour être un minimum adaptées à l’environnement de Marnaka. C’est-à-dire des maisons peu hautes, étroites, dotées de petites pièces aux murs épais et d’un toit en pente. Tout le reste demeurait à l’intimité du propriétaire. Ainsi, la construction de nouvelles maisons reprit son cours dynamique, et toute une flopée de quartiers virent le jour sur ce même model. Les toits ne s’effondrent plus car la neige ne peut s’y accumuler et la chaleur est une denrée précieuse qui est optimisée par le mobilier. Néanmoins n’allez pas croire que ce fut la fin des excentricités, bien au contraire… Et l’on peut encore aujourd’hui découvrir des tableaux de demoiselles nues sur un portique multicolore ou une maison entièrement sculptée en forme de bananier.

Les rues, quant à elles, sont absolument désertes. Mise à part l’ancienne statue de Lenora Boleyn –d’ailleurs jamais entretenue et décorée de multiples graffitis-, aucune structure n’a été construite dans ce labyrinthe fantôme. La neige s’amoncelle et n’est jamais déblayée, et le seul accès potable à la ville se trouve du côté du port, lui, très entretenu. D’immenses pontons font le lien entre les grands navires amarrés et la plage, et plusieurs hangars ont été disposés de part et d’autre du sable. L’activité y est assez dense, ne serait-ce que pour transférer les caisses tout justes arrivées vers des endroits secs et chauds pour en protéger les denrées. Si vous n’êtes jamais venu à Aildor et ne connaissez pas sa particularité, ce sera sans doute votre seule chance de comprendre pourquoi la ville paraît déserte. Un matelot un peu moins renfrogné que les autres pourra vous indiquer dans un grognement une espèce de petite cabane en pierre sculptée à l’entrée du port, et si vous êtes curieux, vous y découvrirez avec surprise un escalier s’enfonçant sous terre après toute une suite de portes hermétiques…

Et c’est là que commence la véritable vie d’Aildor. Car la ville a véritablement été construite sous terre, et les quelques maisons qui transparaissent en surface ne sont qu’une toute petite partie de l’iceberg. Au point même que la plupart des habitants ne prennent même plus la peine de construire une porte d’entrée en surface ! Appelée affectueusement « le Bassin », la partie basse de la cité ruisselle de monde, d’activité, et le fond sonore atteint continuellement une certaine dose de décibels. Les constructions alternent entre tunnels sombres et étroits et vastes pièces souterraines capables d’accueillir plusieurs quartiers, véritables armatures relevant de la prouesse accomplie par l’alliance daënars/my’träns. Les habitants se sont amusés à donner des thèmes à plusieurs pâtés de maisons, et vous y retrouverez toutes sortes d’ambiances exotiques, du désert doté d’oasis jusqu’aux tourelles aquatiques d’une minuscule Alexandria. Des bassins ont été creusés à même la roche où la neige fondue de l’extérieur coule en cascade cristalline, des ruisseaux pleins de poissons diaprés glissent entre les ruelles et des sculptures délicates offrent à chaque carrefour sa prestance personnelle. Cette impression classieuse est malheureusement très vite rattrapée par le fouillis d’habitations construites dans la zone, mais tout cela donne un aspect très vivant à la cité.

« Le Bassin » est essentiellement éclairé par magie ou flambeaux, ce qui donne au tout une ambiance très feutrée et charnelle, une flopée de lumières mouvantes et chaudes qui masquent en partie les visages et soulignent les silhouettes. Il y fait d’ailleurs continuellement une température très agréable, cette immense bulle sous terre retenant aisément la chaleur et isolant totalement la ville du froid de l’extérieur. De fait, les trois quarts des habitants évoluent en petite tenue, si ce n’est de simples vêtements de toiles qui en disent généralement plus long que s’ils n’existaient pas ! C’est dans cette ville basse que vous pourrez trouver les tavernes, les auberges, et toutes les autres sortes d’activités propres à un milieu aussi trouble que celui de la pègre et du banditisme…


Politique

Aildor possède son système politique personnel, et se targue de n’être sous l’influence d’aucun gouvernement extérieur. Si elle a des liens héréditaires avec la nation Daënastre, elle s’est depuis bien longtemps soustraite à toutes ses tentatives de contrôle et lui rit désormais autant au nez qu’à la nation My’trän. Il n’y a ainsi pas de maire à proprement parler, ni de faction autoritaire qui déciderait d’établir des lois. En théorie, chacun respecte ses propres règles et se mêle de ses affaires. Dans les faits, Aildor a trouvé un équilibre à peu près satisfaisant grâce à la présence régulière des grands mastodontes de la pègre. Ces hommes et ces femmes à la réputation mondiale et aux pouvoirs immenses suffisent à mettre une certaine pression sur les habitants pour que tout se passe à peu près dans une bonne entente générale et sans débordements apparents. En revanche, officieusement… Fort heureusement pour les habitants, donc, ces grands groupes commerciaux sont parvenus à s’entendre pour établir certaines lois et traditions implicites que chacun est censé connaître. Toutefois, vous ne trouverez aucun édit officiel les listant, et il est parfois très difficile de ne pas faire d’erreurs lors d’une première visite à Aildor. Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une position de force fixe. Au gré des aléas du métier, certains de ces individus hauts gradés disparaissent ou se font discrets au profit de nouveaux venus. La politique d’Aildor est très fluctuante à cause de cet état de fait, mais il est rare qu’une nouvelle prise de pouvoir change fondamentalement la vie des habitants.

Globalement la plupart des quartiers se divisent par spécialités « commerciales » et clans de la pègre. Vous rencontrerez par exemple les lieux favoris des contrebandiers qui s’en arrachent au quotidien la position dominante et par extension le monopole financier. De même pour le proxénétisme, le trafic de drogues et denrées rares… etc. Tous ces petits détails ne concernent pas vraiment les clients et les voyageurs, car les familles règlent leur politique et leurs conflits discrètement, par un bon coup de couteau bien placé dans un tunnel éloigné. Il existe néanmoins toujours des quartiers « mélangés » où vous trouverez tout et n’importe quoi à la fois et où une chance de prospérer est accordée aux indépendants et aux débutants. Gare à eux simplement s’ils tentent d’envahir un quartier déjà réclamé par un autre groupe plus influent… Si vous n’avez aucune velléité de commerces, alors sachez que vous serez toujours le bienvenu à peu près partout. Les portes sont ouvertes et les fêtes battent leur plein, en toute indifférence de qui y participe.

Relation avec les autres nations :
Aildor <=> UNE = Indifférence [Relations cordiales]
Aildor <=> My’träns = Indifférence [Relations cordiales]


Économie

L’économie d’Aildor se fonde sur tout et son contraire. Concrètement, à peu près toutes les marchandises possibles et imaginables franchissent un jour ses murs pour être revendues sur place ou ailleurs dans le monde. Sa position idéale entre les deux principaux continents rend très attractif son port, d’autant plus que personne ne viendra y fouiller votre cargaison douteuse. Et puisque les autorités ne parviennent pas jusqu’ici, bon nombre de malfrats viennent également passer quelques temps à Aildor histoire de se faire oublier, eux et leurs larcins, puis repartent en quête d’Irys. Du coup, la cité est non seulement un excellent comptoir commercial, mais également une porte offerte vers les mystères de Kashin et les magilithes, qu’elle réachemine vers le reste d’Irydaë.

Mais puisqu’il n’existe pas de cité sans spécialité, Aildor a concentré ses efforts sur quelques services très juteux rendus à la société. Les habitants ont très rapidement réalisé qu’il y avait tout un commerce à construire du côté des expéditions en direction de Kashin. Beaucoup plus de scientifiques, d’explorateurs et autres fous en devenir qu’on ne le pense, passent par ses quartiers pour préparer leurs outillages avant de se lancer à la conquête de ce territoire hostile. Aildor propose donc de nombreux service de guide, de cartes, d’animaux de trait, de fourrures, et tout ce qui pourrait être utile dans une tempête de neige. Méfiez-vous néanmoins, si vous n’avez pas les bonnes adresses vous tomberez quasiment systématiquement dans un merveilleux coupe gorge. Surtout si vous affichez des signes de richesse apparents et une naïveté à la hauteur de votre chaîne en or : vous ferez une cible tout droit désignée pour les voleurs et mercenaires.

En outre, la cité est très douée en matière de commerces humains. Malgré la rareté des stands d’esclaves, on ne peut dénier leur existence et l’attrait qu’ils produisent sur les visiteurs. On entend parfois les cris enthousiasmés de la foule à des rues du marché, et clients et vendeurs hurlent leur prix pour s’arracher le meilleur esclave d’Aildor. Bien sûr, il existe bien d’autres transactions humaines que le simple esclavagisme. Et la ville est parvenue à se construire une réputation de proxénétisme d’élite, d’une rare qualité, à travers le monde entier. Les demoiselles les plus magnifiques sont acheminées jusqu’au Bassin pour y être affrétées de riches parures et agiter leurs hanches pleines devant les badauds. La construction de chaque maison close est une véritable œuvre architecturale appelant à la libération des sens et à la sensualité, et l’art de l’amour est une science poussée à son paroxysme sur des générations de filles de joie. Vous y trouverez tous les décors, toutes les ambiances. D’une danseuse my’trän aux voiles diaphanes jusqu’au corps athlétique d’une combattante daënar. Et contrairement à ce que l’on peut imaginer, il est très aisé de faire fortune pour ces demoiselles qui finissent généralement par lancer leur propre boutique ! N’allez pas non plus penser qu’il s’agit d’un métier réservé à la gente féminine : la bourgeoisie d’Aildor est très friande de beaux et jeunes hommes, que l’on trouve pratiquement partout juste à côté de leurs consœurs.

Enfin, au-delà de ces marchés colorés proposant épices, artefacts de toutes sortes, animaux rares, jusqu’à la plus lointaine des nourritures exotiques, la ville propose également un service très abouti de sources chaudes. Des bassins fumants ont été découverts dans les sous-sols d’Aildor, et leurs propriétés curatives sont à priori excellentes pour la plupart des maux. Lesdits bassins ont été polis et sculptés pour satisfaire au goût des plus grandes fortunes, et l’on dit que peu de choses égalent en beauté que cette eau limpide volcanique sur un parterre de mosaïques et pierreries nuancées. Si les plus belles de ces sources chaudes sont payantes, les plus naturelles et petites ont été laissées à la disposition des habitants qui viennent s’y délasser avec grand bonheur. Il est aussi possible de louer une alcôve privée pour une utilisation libre…


Force armée

Il n’existe pas de force armée à proprement parler. Aucune organisation spécifique ne prévoit la présence de patrouilles destinées à la sécurité des habitants. En revanche, les fameuses autorités dont nous parlions plus haut suffisent à satisfaire ce rôle. Il faut comprendre qu’en lieu et place de lois précises Aildor s’est entourée de traditions solides qui ont une valeur identique. Y déroger constitue un manquement sévère au code de fréquentation d’Aildor et tous les grands groupes commerciaux se liguent pour éliminer définitivement le problème : autrement dit vous dans la plupart des cas. Leur punition est tellement répressive et unilatérale, que la quasi-totalité de la population locale se plie méticuleusement au respect de ces règles implicites. Vos chances de survie diminuent drastiquement si ce n’est pas votre cas, car vous n’aurez ni plus ni moins qu’une ville entière qui voudra votre peau. Et avec un aussi grand nombre de tunnels souterrains, tout et n’importe quoi peut vous arriver d’un instant à l’autre…


Peuple et densité

La ville regroupe en son sein plusieurs catégories de population très différentes. Tout d’abord, la plus évidente se compose bien entendu des malfrats en tout genre qui fréquentent ses côtes et le Bassin assidûment. La raison de leur présence en ces lieux est limpide, puisqu’ils sont en général là pour se faire de l’argent si ce n’est une véritable fortune. Le commerce est leur maître mot, et ils se fichent royalement d’où vous venez et de ce que vous voulez tant que vous possédez un tant soit peu d’Irys pour les payer. My’träns et Daënars sont donc constamment mélangés et entièrement confondus les uns entre les autres. Un client et un client, tout comme un vendeur est un vendeur. Toutefois il y a plusieurs sortes de malfrats, cela va sans dire, et les pires ne sont pas toujours les contrebandiers ou les pirates venus faire affaire à Aildor. Les tempéraments et les solutions pour régler un conflit sont aussi nombreux qu’il y a de métiers, et vous serez même susceptible de trouver un proxénète honnête, bon travailleur et désireux de créer un établissement frôlant la perfection. Ne vous fiez pas aux visages ni à l’habit, vous aurez tôt fait de vous faire poignarder par un jeunot tout freluquet tandis qu’un grand gabarit vous racontera durant des heures Ô combien il aime sa femme et ses gosses.

Mis à part ces commerçants, une autre partie de la population se compose des voyageurs de passage, des touristes curieux et de tous ceux qui globalement, ne sont ici que provisoirement pour l’exotisme ou la praticité du lieu. Tant que vous ne vous mêlez pas de ce qui ne vous regarde pas, vous serez toujours très bien accueilli. Pourquoi diable les commerçants vous traiteraient-ils mal alors que vous venez justement apporter une bourse d’Irys de plus dans cette merveilleuse ville ?! Le client est roi, et chacun rivalisera d’astuces pour attirer l’attention de ces voyageurs et leur vendre toutes sortes de rêves plus ou moins réalisables. Surveillez néanmoins de très près vos maigres possessions, une main baladeuse aura tôt fait de vous délester de tout ce poids dans un moment d’inattention.

Enfin, la dernière partie notable de cette population locale se constitue des habitants et travailleurs standards. Hé oui, il faut bien entretenir Aildor, la construire, apporter la nourriture quotidienne de ces vastes fêtes qui embrasent la ville toute entière de musiques affriolantes. C’est le lot quotidien des familles d’ouvriers qui arpentent les rues en quête de travaux à faire. Ce sont à eux qu’appartiennent la plupart des maisons lambda, et ils ont rapidement pris pour habitude de ne se mêler de rien au-delà de leur strict travail. Bizarrement un très grand respect est né à leur égard, car tous les autres ont bien conscience que sans eux rien ne serait possible. Il y a donc une ambivalence certaine dans la manière dont ils sont traités, puisque tout un chacun fait attention à ne pas les déranger dans leurs tâches et respecte scrupuleusement leurs indications : c’est uniquement grâce à eux que les maisons ont été construites pour résister au froid et que les gens ont enfin cessé d’y mourir.

A ces différentes « castes » se mêlent quelques kashins dont les générations se sont peu à peu établies directement sur Aildor, attirées par l’appât du gain. De nos jours, ne vous étonnez donc pas de croiser leur profil particulier au beau milieu de la foule ! Ils font généralement fortune en tant que traducteurs face aux tribus encore sauvages de Kashin, ce qui améliore considérablement le troc de denrées rares entre la ville et cette contrée hostile. Il est également à noter que la guilde des assassins dispose de ses entrées personnelles à Aildor. Cependant c’est une partie de la population très ostracisée, car même au beau milieu des mercenaires et bandits en tout genre, l’assassinat comme profession reste extrêmement mal vue et assez terrifiante. Les badauds s’en méfient comme de la peste et contournent de très loin les endroits où un assassin aurait été vu, de peur d’être pris pour cible.


Traditions

Comme nous l’avons vu plus haut, ce qui tient lieu de traditions à Aildor tient également lieu de lois implicites. La première de celle-ci et non la moindre réside dans le respect accordé aux habitants lambdas et travailleurs de la cité. Ne cherchez jamais, jamais de noises à l’un d’entre eux. S’il ne se défendra pas, vous risquez d’être quasiment instantanément traîné dans un tunnel sombre par le reste de la population locale avant même d’avoir pu lui porter atteinte. Ils sont considérés comme les anges gardiens de la ville et traités comme s’ils faisaient partie de la famille de tout le monde : il est tout à fait probable de voir un grand parrain de la pègre s’incliner et tenir le bras d’une toute petite mamie chancelante pour l’aider à traverser. Les trois quarts des commerçants connaissent par cœur les noms et les visages des habitants sur plusieurs générations, et un conseil sur le revêtement d’un mur vaut comme un ordre divin. Les agresser ou chercher à les traîner en esclavage et autres idées glauques sont sévèrement punis de mort par les instances locales. Déjà qu’ils sont peu nombreux… !

Aildor permet absolument tout et n’importe quoi entre les murs de sa cité, tant que vous ne posez pas trop de questions ou que vous ne réglez pas vos affaires sur le parvis des autres. Le meurtre, le vol, et autres délits sont parfaitement tolérés du moment que vous parvenez à attirer votre proie dans un tunnel éloigné et à terminer votre affaire sans trop de remous. La ville tient tout particulièrement à sa propreté : si vous avez un cadavre à faire disparaître, merci de ne pas le laisser en plan et de nettoyer votre remue-ménage convenablement. Sous terre, les odeurs se répandent vite, de même que les maladies. Vous disposez de tout un tas de prédateurs à l’air libre que se feront une joie de faire disparaître vos preuves, pourquoi ne pas en profiter ? Laisser un cadavre abandonné sur le bas-côté est donc extrêmement mal vu. Le moindre indice que vous auriez laissé sur place pourrait amener les instances locales à vous retrouver et à vous expliquer très joyeusement le concept de « ménage ». Avec les poings et plus si affinités. De même, n’allez pas ostensiblement fourrer votre nez dans les petites affaires des autres. Cela fait beaucoup grogner la « faune » locale, très rarement sympathique.
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