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Chroniques d'Irydaë
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Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Rathram
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 Tout ce qui brille...

Gwen Feien
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Sam 2 Déc - 14:00
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
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Bon, mon boulot à Cerka est fait, l’argent empoché. Ma prochaine destination est Zuhause mais je n’ai pas besoin d’y être tout de suite. Je peux prendre le temps d’essayer de faire expertiser cette magilithe que j’ai volée, voire la revendre si je ne peux en trouver une utilité, notamment pour mon prochain deltaplane. Je décide de me rendre à Onaël : c’est assez éloigné du lieu et du moment du vol pour que ce soit relativement sans risque et en plus ce n'est pas une capitale comme Cerka où la milice est forcément plus au courant de ces choses. Et puis, je sais qu’à l’atelier de Siméon Suuïsz, le personnel n’est pas très regardant sur la provenance des choses. Qui sait, peut-être que cette fois je prendrais un couteau Suuïsz.

Lorsque j’entre dans la pièce un client est déjà en train d’attendre. Il n’a pas l’air spécialement mal fagoté mais je doute que des personnes très réglos passent par là. Évidemment, je ne le salue pas : nous ne sommes pas dans un salon. J’attends simplement à bonne distance de lui, je suppose qu’il a déjà « sonné » à l’aide du marteau. Mes yeux se baladent sur les objets exposés sans que je m’en rapproche : je ne cherche pas à acheter mais bien à découvrir les propriétés de la pierre soigneusement enveloppée dans mon sac. D’ailleurs, c’est pas léger ce truc en plus d’être encombrant ! Heureusement que ça allait me rapporter gros en plus de ma bonne réputation déjà faite dessus.

Les minutes commencent à s’allonger sans que rien ne se passe et je commence à me demander si l’individu a bien annoncé sa présence : je suis sûre que ce n’est pas le propriétaire, il est assez reconnaissable pour qu’on s’en rappelle plusieurs mois après et il n’emploie que des femmes. Du moins, c’est ce que j’avais entendu dire la première fois que j’avais cherché sa boutique.

« Vous savez si Siméon Suuïsz ou son employée vont bientôt arriver ? »

Je veux bien attendre mais pas pour rien, faut pas pousser. Et il doit bien savoir, il est arrivé là avant moi. S’il consent à me le dire, après tout lui non plus ne m’a pas salué : pas forcément aimable le bonhomme.




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Dernière édition par Gwen Feien le Dim 3 Déc - 10:32, édité 1 fois
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Gayatri Theobald
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Sam 2 Déc - 21:19
Irys : 65138
Profession : Explorateur
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Cela faisait maintenant deux jours que Gayatri était à Onaël. Certes, la ville lui plaisait, il appréciait passer du temps dans les bars et les bibliothèques du coin. Mais il était tant pour lui de partir. Et un bon explorateur se doit de bien se préparer avant une expédition. C’est pourquoi Gayatri décida, avant son départ, de vendre quelques unes de ses récentes trouvailles, afin de ne pas être sans le sou à son arriver dans le Nord.

En se baladant près des docks, il tomba sur cette boutiques plutôt rustiques appelée "S. Suuïsz, prothèses et outils ». L’extérieur ne semblait pas très accueillant, mais Gayatri savait par expérience qu’il ne fallait pas se fier aux apparences ; c’est pourquoi il entra sans aucune hésitation. Et puis, si ce « Mr Suuïsz » était fabriquant de prothèse, il voudrait bien des lingots de métal qu’il portait dans sa sacoche.

Mais en entrant dans la boutique, il ne vit personne. Déçu, mais décidé à se débarrasser de ses lingots, il attendit sagement au comptoir. Son regard glissa sur les multiples étagères remplies d’outils, de prothèses en tout genre et de livres. Prit dans son observation, il ne remarqua pas qu’il attendait depuis au moins 10 minutes. C’est alors qu’une voix claire s’éleva dans le silence de la boutique.

« Vous savez si Siméon Suuïsz ou son employée vont bientôt arriver ? »

Surpris, Gayatri tourna la tête vers la voix féminine, mais ne vit personne. C’est en baissant le regard qu’il tomba sur une jeune fille aux cheveux d’or. Selon lui, elle était aussi petite que jolie. Mais depuis quand était-elle ici ? Il se redressa, et ajustant ses manches, il répondit poliment :

« Oh ! Hum… Veuillez m’excusez mademoiselle, je ne vous avais pas vu. Voyez-vous je suis ici depuis quelques temps, mais je n’ai toujours pas vu Mr Suuïsz. Sauriez-vous s’il y aurait un moyen de l’appeler, une sonnette par exemple ? »

Son esprit ayant délaissé les lingots, Gayatri se demandait comme une si charmante fille avait pu se retrouver dans un endroit si délabré.




[HRP : c'est la première fois que je rp, donc n'hésite pas à me dire si je fais les choses de travers, notamment pour le temps que j'emploie ou la présentation]


Dernière édition par Gayatri Theobald le Dim 3 Déc - 9:50, édité 1 fois
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Gwen Feien
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Dim 3 Déc - 8:42
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
Daënar 0
Vraiment, il me regarde de haut ?! Je sais que je ne suis pas grande mais là j’ai l’impression d’être une naine avec ses yeux ostensiblement baissés. À sa réponse, je ne retiens plus la grimace de mécontentement : non mais sur qui je suis tombée ?! À son age on devrait être plus débrouillard ! Je souffle légèrement avant de lui répondre. Et s’il le remarque tant mieux.

« Votre voix ? Son atelier est juste derrière cette porte. »

Je lui désigne la porte derrière le comptoir. C’est là qu’il doit se trouver puisque la porte de sa boutique est ouverte. Ayant dis ça, tout en continuant de parler, je le dépasse pour accéder au comptoir.

« Sinon vous tapez avec le marteau comme ceci. »

Évidemment, il faut de nouveau attendre maintenant. Mais au moins je saurais que ce n’est pas vain. Ce doit être la première fois qu’il vient ici, sinon je ne vois pas comment il pourrait ignorer un tel détail. Bien sûr, je pourrais lui demander, commencer une conversation anodine, me faire une nouvelle connaissance. Mais je doute qu’il soit du milieu ou ait les moyens de m’embaucher. Heureusement l’arrivée du propriétaire, évite qu’on ait le droit à la discussion forcée ou au silence gêné.

« Bonjour, mademoiselle, monsieur : que puis-je pour vous ? »

Hmm, me grouperait-il avec l’autre client ? Je me recule d’un pas pour m’éloigner, ne plus être groupé avec cet étrange individu et lui laisser la place de faire ce pour quoi il est venu. Je ne suis pas très à cheval sur les règles mais je n’ai aucune raison de lui prendre sa place. En vrai, je préférais que ses oreilles ne traînent pas là quand je parlerais de mon affaire. Le plus tôt nous serions seuls le mieux cela sera. Une chance que ce soit M.Suuïsz et non son employée qui ait répondu !

HRP:
 




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Gayatri Theobald
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Dim 3 Déc - 19:06
Irys : 65138
Profession : Explorateur
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« Votre voix ? Son atelier est juste derrière cette porte. »

Un souffle d'agacement, un air mécontent, voilà tout ce qu'il fallait à cette fille pour passer de charmante à antipathique. Gayatri, qui s'attendait à recevoir une réponse plus chaleureuse, fronça les sourcils, mais tenta de garder son calme. La politesse, vous connaissez ? pensa-il.

« Hum veuillez m'excusez, je… »

Il n'eut pas l’occasion de continuer, alors qu’elle reprit de plus belle :

« Sinon vous tapez avec le marteau comme ceci. »

Comment une fillette pouvait-elle se permettre de couper son aîné ? L'agacement commençait à lui monter jusqu'aux oreilles, mais ne voulant pas s’énerver pour des choses aussi futiles, il respira un grand coup et reprit son calme. D’un air méfiant, il détourna lentement le regard vers le comptoir et vit, effectivement, un petit marteau en bois à côté duquel se trouvait un morceau de métal déformé. Dommage, le marteau était trop petit pour assommer la fille.
Il secoua la tête pour chasser cette idée incongrue et fut forcé de constater qu’il n’avait pas été très observateur. Gêné, et tout de même agacé qu’une fillette soit mieux renseigné que lui, il se gratta l’arrière de la tête et se mit face au comptoir pour ne plus avoir à affronter son regard de vipère.

Quelques moments après avoir appelé le propriétaire, celui-ci se montra enfin.

« Bonjour, mademoiselle, monsieur : que puis-je pour vous ? »

Il avait l’air aimable le bonhomme. Un peu de courtoisie dans cet endroit miteux, c’était ce dont Gayatri avait besoin pour se remonter le moral. Il retira ses coudes du comptoir et vit la fille s’éloigner derrière lui, probablement pour lui laisser la place. Peut-être qu’on lui a appris certaines règles de politesse, après tout.
Il défroissa ses manches rapidement puis, souriant comme à son habitude, répondit au propriétaire.

« Bonjour, cher monsieur. Je cherche à vendre quelques objets que je possède et qui, je pense, pourraient vous être utile. »

« Bien. Qu’avez-vous à me proposer ? »

Il fouilla dans sa grosse sacoche accrochée à sa ceinture et en sortit quelques lingots de fer, cuivre et zinc, qu’il déposa sur le comptoir. Mr Suuïsz sortit de sa poche un petit monoculaire et inspecta les métaux.

« Mmh… C’est de la bonne qualité. Où avez-vous trouvé ça ? »

Tout fier de conter une de ses aventures, Gayatri étira un sourire jusqu’aux oreilles et commença à raconter comment il était tombé sur ces lingots, bien que le propriétaire ne semblait pas l’écouter.

« Voyez-vous, j’explorais un coin reculé d’Unëllia, au confins des montagnes de l’Est, quand… »

« Bien, bien, je vais voir ce que je peux vous en tirer. Attendez-moi là je vous pris. »

Était-ce de l’agacement qu’il avait vu sur son visage ? Gayatri n’était pas très doué pour lire les expressions, mais il avait juré voir le vieux monsieur lever les yeux au ciel.

« Que… Oui, bien sûr… »

L’ingrat. Il aurait sûrement été impressionné par son histoire. Pendant un instant, Gayatri se demanda si tous les habitants de la ville ne s’étaient pas concerté pour lui couper la parole. Tu ne sais pas ce que tu rates. pensa-t-il. Alors que Mr Suuïsz était déjà repartit dans l’arrière boutique, il décida de palier à son échec en se tournant vers la fille. Avec un peu de chance, sa mauvaise humeur était partie. Il s'adossa au comptoir et croisa les bras.

« Très bien. Si l'on ne veut pas écouter mon histoire, peut-être pourrais-je entendre la votre ? »
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Gwen Feien
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Mar 5 Déc - 11:25
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
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Sa déconfiture me ferait presque rire. Mais ça ne m’étonne pas que Siméon ne l’ait pas écouté plus que ça, si les gens viennent ici c’est bien parce qu’il ne demande pas de compte sur la marchandise et sûrement pas un compte rendu détaillé de la manière dont on s’en était emparé. De toute façon, ça pue le mensonge son histoire ou au moins l’exagération.

Heu, vraiment ? Il me demande de lui raconter une histoire ?! Au contraire de lui, je ne viens pas dans les magasins pour me pavaner et me vanter de mes découvertes. Un peu de discrétion, tout de même ! C’est un peu sèchement que je lui réponds :

« Je ne crois pas non, je n’ai pas l’habitude de raconter ma vie au premier venue. Quant à ce qui m’amène ici, ça ne regarde que moi-même et monsieur Suuïsz ! »

Je ne suis après tout pas de ces voleurs imprudents qui crient sur les toits leurs méfaits. Si je veux que mon nom soit connu dans le milieu, j’apprécierai moins d’attirer l’attention du public : ce n’est pas bon pour la vie à long terme ni même à court terme. Ce type manque totalement de bon sens, j’en suis presque désolé pour lui. D’un ton plus doux, j’ajoute même un commentaire avisé face à autant de naîveté.

« Je vous conseillerais de ne pas vous vanter de vos vols à l’avenir. À moins de vouloir attirer vautours et chiens. »

Je ne sais pas comment il a fait pour survivre jusque là avec autant d’insouciance ! Un vrai mystère. Et plutôt que son histoire farfelue, ce miracle serait bien plus intéressant à entendre. Mais pourrait-il même le conter s’il le voulait ? Je n’ai pas l’impression qu’il en ait conscience.

« Enfin, je suppose que dans une petite ville comme celle-ci, cela porte moins à conséquence... »

Voilà, j’en ai dit plus qu’assez ! Qu’il meuble son temps autrement, je ne suis certainement pas venue ici pour lui tenir compagnie. Déjà, je lui ai évité de poireauter indéfiniment, et il ne m’a pas remercié, il ne faudrait pas exagérer non plus : je ne fais pas dans les bonnes œuvres !




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Gayatri Theobald
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Mar 5 Déc - 22:32
Irys : 65138
Profession : Explorateur
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Comment ? Avait-il bien entendu ? Après l'impolitesse, voilà que cette petite prétentieuse le traitait de voleur ! Il fronça les sourcils en incompréhension, et pensa rapidement à la façon dont il s'était préparé le matin-même. Il s'était lavé, rincé le visage, avait défroissé les plis de son manteau... Aurait-t-il oublié un détail pour qu’on le prenne pour un vulgaire pillard ?

« P-pardon ? »

Vu l'expression impassible sur son visage, la gamine semblait tout à fait sérieuse. Gayatri décroisa ses bras et s'avança vers elle, outré qu'on l'ai pris pour truand. C'était une véritable insulte à la famille Theobald. Lui qui pensait rencontrer des personnes accueillantes et passer du bon temps pendant quelques jours, voilà sur quoi il tombe. Onaël, les docks, les habitants, la boutique, tout ici l’agaçait.

« Seriez-vous en train d'insinuer que j'ai volé ces lingots ? Mais enfin pour qui vous prenez-vous ?! »

Cette garce avait définitivement passé les limites du respectable. Et il n’allait sûrement pas la laisser partir ainsi. Il se mordit la joue pour contenir son irritation et serra les poings si fort que ses phalanges en devinrent blanches. Une dépravée qui traitait Gayatri Theobald de voleur, et puis quoi encore ? La rage fumant dans son crâne, il s’approcha un peu plus de la jeune fille, le vieux parquait craquant sous chacun de ses pas. Il la surplomba de toute sa hauteur, ombrageant son visage malicieux, et la fixa dans le blanc des yeux.

« Je ne sais pas qui vous êtes, fillette, mais sachez que je ne suis pas ici pour plaisanter avec vos enfantillages ! »

Sur le coup, il se demanda ce que pourrait penser son père de tout ça. Il imagina les rumeurs qui circuleraient à son sujet, avec un gros titre dans le journal : « Le fils Theobald devient un larron à Onaël ! » Horreur. Une chose était sûre, il ne pouvait pas partir sans avoir réglé ses comptes avec cette fille.
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Gwen Feien
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Ven 8 Déc - 9:17
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
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Apparemment, j’ai touché un nerf sensible. Il est presque comique de le voir monter sur ses chevaux pour pas grand-chose. Je pourrais à mon tour en faire de même envers ce type qui dénigre ma profession. Il n’y a pas de honte à commettre un bon vol après tout. Le problème c’est plutôt les gens qui assument pas derrière, qui s’invente des histoires pour justifier leur acte. Un peu comme mon interlocuteur. Il a beau se décrier, paraître outré, je ne gobe pas plus son histoire. Et c’est pas avec ses « fillettes » qu’il m’empêchera de dire ce que je pense ! Ça fait longtemps que j’ai quitté la cours des enfants, je ne suis pas sûre de pouvoir en dire autant de lui en voyant sa réaction.

« Soit pour un affabulateur soit pour un lâche ! Vous pouvez me traiter de fillette si vous le souhaitez, j’en ai pas moins un cerveau et des connaissances : tout le monde sait que les lingots ça poussent pas dans les grottes. Donc, ou vous avez « trouvé » des lingots, ou autrement dit pillé une personne,  ou vous avez miné et n’osez pas le reconnaître. Dans tous les cas ce n’est pas bien glorieux et encore moins qu’un vol assumé ! »

Je ne lui ai pas fait le plaisir de reculer ni de détourner le regard. Mon ton non plus n’est pas soumis, loin de là ! Il peut essayer d’intimider une « fillette » comme il le dit mais avec moi ça prend pas. D’ailleurs…

« Et monsieur, vous, qui êtes-vous pour essayer d’intimider une « fillette » comme vous dites ?! »

Parce que bon, ce donner des airs de monsieur mieux que tout le monde et se comporter pire qu’un goujat qui ne connaît pas les règles de bienséance du milieu, ça ne passe pas de tout ! Et je n’ai pas fini de dire tout ce que j’en pensais. Mon amusement premier, s’est quelque peu dissipé depuis que j’ai commencé à lui rabattre le caquet.

« Et je vous retourne votre compliment : je ne suis pas venue ici pour bavasser avec un conteur sans public ! »

Après tout, tout ça ne serait pas arrivé sans sa propension à vouloir parler absolument de son histoire ou de fouiner dans celle des autres. À la base, je ne lui avais rien demandé ! Et s’il n’est pas content de ce qu’il récolte peut-être que la prochaine fois il y réfléchira deux fois avant d’aller ennuyer quelqu’un !




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Dernière édition par Gwen Feien le Dim 10 Déc - 21:38, édité 2 fois
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Gayatri Theobald
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Dim 10 Déc - 17:56
Irys : 65138
Profession : Explorateur
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En entendant ces paroles, Gayatri dû rassembler toute sa volonté pour ne pas frapper la fille au visage. À ce stade, ses grands yeux verts lui donnaient envie de vomir. Elle semblait déterminée à le faire passer pour un malfrat, mais il ne céderait pas. Il avait beaucoup trop de fierté pour que l'on traite ses expéditions de vols "pas bien glorieux". S'il avait su, jamais il ne serait entré dans cette horrible boutique, ô grand jamais !
Mais plutôt que d'utiliser la violence, il s'éloigna, constatant qu'elle restait d'un calme olympien peut importe ce qu'il pouvait bien lui dire. Au moins, il pourrait tenter de lui faire comprendre qu'il n'avait rien à voir avec ces histoires de voleurs.

"Mon nom est Gayatri Theobald et je suis explorateur ! Certainement pas un voleur de pacotille, comme vous le prétendez si bien avec vos "connaissances". Et, oui, j'ai trouvé ces lingots, mais ce fut après un long voyage qui m'a mené jusqu'à des mines abandonnées, dans laquelle on avait laissé ce butin. Alors je ne m'abaisserais pas à vos affirmations ridicules. Je ne suis pas un voleur."

Soudain, un grincement retentit. Il se retourna vers l'origine du bruit, et remarqua que la porte de l'atelier s'était ouverte une fois de plus. Sans surprise, il vit Mr Suuïsz retourner derrière le comptoir avec un petit sachet en toile, visiblement plein, qu'il déposa à côté du marteau. Les métaux, quand à eux, étaient probablement resté dans son atelier.

"Monsieur ?"

Gayatri souffla, frustré d'être interrompu dans sa discussion. Il se remit face à la gamine et lui lança regard noir.

"Je n'en ai pas finit avec vous." murmura-t-il en la pointant du doigts, avant de retourner voir le propriétaire.

"Voilà ce que j'ai pu vous en tirer. Ces lingots avaient l'air vraiment vieux, mais ils étaient toujours utilisables, et y'en avait un bon paquet."

Il prit le petit sachet puis le fit sauté dans sa paume pour évaluer le montant qu'il y avait à l'intérieur, écoutant le bruit argentin des pièces qui s'entrechoquaient. La bourse n'était pas lourde, mais elle pesait tout de même son poids. Il l'ouvrit et contempla la monnaie en souriant du coin de la bouche, avant de placer l'argent dans sa sacoche en cuir.

"Merci, monsieur. Ravis d'avoir pu faire affaire avec vous."

Sa bonne humeur partit bien vite alors qu'il se souvint qu'il devait toujours régler ses comptes avec l'autre pimbèche. Il se retira du comptoir pour laisser la place à la fille, mais plutôt que de sortir de la boutique, il se posa contre le mur dans un coin de la pièce, en attendant qu'elle finisse son affaire.
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Gwen Feien
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Mer 13 Déc - 16:50
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
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Sauvée par le vendeur ! Non mais je ne sais pas pourquoi il persiste à vouloir donner une bonne impression de lui : j’y crois pas à ses histoires, point. Il a peut-être sué sang et eau pour trouver des lingots tout fait mais à partir du moment où ce n’est pas lui qui les a crée, ou fait fondre, c’est soit du vol soit du pillage, même moi je sais ça ! Et voler un voleur, c’est quand même voler. Bref, je ne suis pas venue discuter déontologie avec un voleur qui ne s’assume pas. Ni pour m’écraser devant lui ! Je lui retourne son regard noir accompagné d’une grimace. Il va pas se la jouer pot de colle en plus ?! M. Suuïsz semble quant à lui imperméable à la situation.

« À nous maintenant. Vous venez pour acheter ou pour vendre mademoiselle ? 

-Ni l’un ni l’autre. Je viens louer votre savoir. »

Devant son regard interrogateur, je pose mon sac pesant sur le comptoir et lui tient les rabats ouverts pour qu’il puisse voir la magilithe à l’intérieur. Tout cela est fait de sorte que le persifleur collant ne puisse voir de quoi on discute. Contrairement à lui, je ne tiens pas étaler mes prouesses devant les autres !

« Une belle pièce ! Je ne suis pas expert dans ce domaine sachez-le. Et si je dois m’en charger, je devrais prélever un morceau pour le faire expertiser par un collègue. Vous comprenez pourquoi, je n’en doute pas. À vous de voir, sachant que je demanderais un cinquième de la vente pour moi et mon collègue en plus de cinquante irys. »

Je hoche la tête, je m’y attendais. C’est un moindre mal je pense : je ne gagnerais rien si je me fais arrêter alors que j’essaye de la vendre. Ou pire, si je la vends à moindre coût à cause de mon ignorance. Ce serait bête de se contenter de la renommer qu'elle m'a fournie.

« Je vous laisse faire. »

Je lâche le sac pour qu’il puisse procéder à l’extraction dans son atelier. Me voilà de nouveau seule avec l’inopportun et ce pour un bon moment. Je feins de l’ignorer restant ostensiblement dos à lui, même si je doute que ça le décourage de venir "laver" son nom. Ou du moins tenter quelque chose.




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Gayatri Theobald
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Mer 13 Déc - 20:48
Irys : 65138
Profession : Explorateur
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En attendant sagement au fond de la salle, Gayatri observait la fille attentivement. Il était curieux de savoir pourquoi elle était venu ici. Lorsqu'elle montra le contenu de son sac à Mr Suuïsz, l'explorateur remarqua les yeux du propriétaire s'agrandir d'émerveillement. Il écouta d'une oreille attentive le commentaire de celui-ci, et comprit rapidement que ce qu'il y avait dans ce sac avait bien plus de valeur que ses lingots. Il se gratta la barbe lentement et plissa les yeux en cherchant un hypothèse sur la nature de l'objet. De l'or peut-être ?

Mr Suuïsz s'en alla une fois de plus dans l'arrière boutique, le sac de la fille à la main. Maintenant que la curiosité de Gayatri avait été attisée, plus rien ne pouvait l'arrêter, et il n'hésita pas une seule seconde avant de demander à la gamine ce qu'elle avait ramené.

"Votre butin semble intéresser Mr Suuïsz."

Il s'approcha du comptoir à pas lents, puis arrivé près de la fille, il appuya ses coudes sur le bois, se posant juste à côté d'elle. Il s'attendait à ce qu'elle lui réponde sèchement une fois de plus, voir qu'elle ne dise rien du tout. Mais après tout, il n'avait plus rien à perdre, son honneur avait déjà été souillé. Et puis, il était bein trop curieux.

"Qu'est-ce que c'était ? De l'or ?"

Si c'était vraiment le cas, Gayatri se demandait comment une fille comme elle pourrait bien en avoir. Elle ne semblait pas très riche, et n'avait certainement pas la carrure d'un mineur. La seule option restante serait qu'elle l'ait dérobé. Quelle ironie cela ferait. Une voleuse qui accuse Gayatri Theobald d'être lui-même un voleur. Enfin, il y avait peu de chance pour qu'elle soit une hors la loi. Elle était peut-être arrogante et mystérieuse, mais elle n'avait pas l'air de pouvoir commettre de tels actes.

"Et, par pitié ne me répéter pas que je suis un voleur. J'ai assez entendu de bêtises pour aujourd'hui..."

Gayatri en avait plus qu'assez de ces affabulations, et s'il pouvait au moins la faire changer de sujet, cela apaiserait son humeur. Il pourrait toujours revenir sur ce malentendu plus tard. Pour l'instant, son intérêt était porté sur ce que la fille avait confié au propriétaire.
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Gwen Feien
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Lun 18 Déc - 9:18
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
Daënar 0
Je m’y attendais, mais je peux difficilement me montrer plus explicite ou quitter l’établissement sans mon sac et son contenu ! Je laisse couler son accroche sans même réagir ne serait-ce que d’un signe de tête. Par contre je n’arrive pas à en faire autant à l’entente de sa supposition : elle tellement inattendue et absurde pour moi que ça me fait rire. Trop tard pour l’étouffer !

"Et, par pitié, ne me répétez pas que je suis un voleur. J'ai assez entendu de bêtises pour aujourd'hui…"

Hmm, vraiment ?! Et me dire que j’avais dit des bêtises était censé m’inciter à lui parler ! Vraiment, quel drôle de type ! Enfin, je m’en contrefiche de son hypocrisie et son insistance à dire qu’il y a une différence entre pilleur de tombe et explorateur : grand bien lui face s’il y croit !

« Et moi donc ! »

Probablement que si je lui donne une réponse, il lâchera l’affaire et y ira trouver une autre oreille auprès qui prêcher ses boniments ! Autant tenter ça maintenant que j’avais échoué à le snober. Et puis, qui sait, il me fera peut-être de nouveau rire.

« Non, je ne me trimballe pas avec de l’or ! Vous savez combien sa pèse un sac plein d’or ?! »

Certes, la magilithe c’est pas bien léger non plus hein, surtout une de cette taille, mais rien à voir avec de l’or ! Bien que je concède qu’il n’ait pas pu voir la taille de l’objet, sa supposition me semble bien farfelue. Tout le monde ne fait pas dans les métaux comme lui.

« Et où est-ce que j’irais trouver ça ?! »

J’ai quelque idées en tête des demeures à visiter pour en faire le plein, ou du moins je connais les quartiers de la plupart des capitales où je pourrais en trouver. Mais contrairement à ce que l’on pense, voler de l’or n’est pas toujours le plus lucratif des larcins. Bref, il ne veut pas parler de vol, n’en parlons pas ! Avec un ton ennuyé, je lui concocte ma réponse.

« Quant à ce que contient ce sac, je ne peux vous le dire c’est confidentiel. Mon patron n’apprécierait certainement pas que je raconte à tous la tâche confidentiel qu’il m’a confié. »

Voilà, va falloir qu’il se contente de ça. Il peut me dire merci d’avoir bien voulu lui répondre ! Même si sa curiosité mal placée n’est pas assouvie. Avec ça on peut clore la conversation non ? À moins qu’il veuille discuter jusqu’à ce que M.Suuïsz revienne… En tout cas rien dans ma posture l’indique – avant non plus, vous me direz : j’ai les bras croisés et mon regard qui fait des aller-retours réguliers entre mon interlocuteur persistant et la porte de l’atelier.




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Gwen parle en #0033ff
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Gayatri Theobald
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Jeu 28 Déc - 3:46
Irys : 65138
Profession : Explorateur
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Un patron ? Une tâche confidentielle ? Décidément, cette petite n'était pas normale. Plus la conversation avançait, plus Gayatri sentait qu'elle cachait véritablement quelque chose. Sa curiosité insatiable était attisée une fois de plus, et le fait que cette fille ne veuille rien lui révéler réveillait en lui une frustration qu'il n'avait pas connu depuis longtemps.

"Alors comme ça vous travaillez en secret pour un certain patron..."

L'explorateur se gratta longuement la barbe comme à son habitude et fixa la fille dans l'espoir de dégager un indice de ses grands yeux verts. Il fallait qu'il trouve une solution pour la faire parler : l'échec n'était pas permis.

"Mmmh..."

Rien à faire. Il n'était vraiment pas douer pour lire les expressions des gens, et il n'y avait aucune faille dans le regard de la gamine. Il soupira, se disant qu'il n'avait plus vraiment de temps à perdre face à une personne aussi peu coopérative. Il tenterait une dernière fois de discuter, et s'il échouait, il partirait sur le champ, et haïrait cette fille pour le restant de ses jours.
Il rassembla toute sa concentration (encore une fois, pour ne pas s'énerver trop vite), prit une grande respiration, et leva la main droite de manière solennelle.

"J'ignore ce qu'est votre soit-disant "tâche confidentielle", mais ce que je sais, en revanche, c'est que ce doit être une mission d'une certaine importance. Vous pourriez donc avoir besoin d'aide..."

À peine avait-t-il prononcé ces mots qu'il les regrettait déjà. Depuis quand proposait-il ses précieux services à une dévergondée rencontré cinq minutes plus tôt ? Sa curiosité pouvait-elle le changer à ce point ?!

"Croyez-moi ou non, j'ai étudié dans une grande université durant ma jeunesse. J'ai beaucoup voyagé, et j'ai lu de nombreux livres. Mon savoir pourrait vous être utile."

L'explorateur s'attendait à une baffe, voir pire. La fille était si prétentieuse qu'elle en serait bien capable. Mais bon, il fallait savoir sacrifier sa fierté pour accéder à la connaissance...
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Gwen Feien
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Mar 2 Jan - 21:00
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Profession : Voleuse
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Pas de surprise ou presque. Si je le regarde en ne cachant pas mon scepticisme à la mention que lui pourrait m’aider, une idée germe dans mon esprit par la suite. J’ai bien envie de lui jouer un tour. Bien sûr, rien qui n’implique la précieuse magilithe ! Mon énervement c’est donc envolé pour faire place à l’espièglerie.

« Vraiment ? »

Dommage que je n’ai rien de particuliers pour tester sa bonne volonté. Une offre intéressante qui pourrait m’être utile ! Peut-être finalement, ça vaut le coup que je lui parle un petit peu. Je sors un des animaux mécaniques de Sanaë, j’en ai toujours un ou deux dans mes poches : on ne sait jamais quand ces petites merveilles peuvent servir. Et je le mets en route sous les yeux de ce monsieur. Le petit oiseau s’envole aussitôt de ma paume ouverte.

« Et ça, vous connaissez ? »

Évidemment que non ! Il ne peut pas connaître à moins d’être bon ami avec la fabricante. Je vois mal cette dernière fréquenter un dépouilleur de tombe ! Ou un « explorateur » comme il nomme sa profession. Non pas possible. Je refuse de le croire. Ridicule.

Avant que l’oiseau aille percuter un meuble en redescendant, je le récupère. Pas la peine qu’il s’abîme pour les beaux yeux de ce type non plus.

« Alors ? Vous avez déjà vu de telle chose ? »

Je ne peux m’empêcher de le narguer encore un peu. De toute façon, il peut rien dire : il m’a bien cherchée depuis que je suis entrée dans la boutique !

« C’est une connaissance qui l’a fabriqué à Blumar, la seule boutique intéressante de la ville d’ailleurs ! Pourriez-vous deviner ce qu’elle vend ? »

Le retour du propriétaire me fait oublier pour un instant ce Theobald et mon petit jeu. Le sac est fermé lorsqu’il le pose sur le comptoir. C’est qu’il fait attention à maintenir la discrétion de ses clients. Sans oublier le fait que c’est plus pratique. Je vois bien qu’il est soulagé de posé son fardeau, je le comprends moi qui suis obligée de le porter sur le dos et de le faire voyager jusqu’à je sache quel prix je peux m’en tirer ou si la magilithe peut me servir !

« Voilà, revenez dans une quinzaine de jour et je pourrais vous en dire plus ! Vous voulez autre chose ? 
-Non, ça ira. À bientôt alors. »

Et voilà, le pique-oreille ne saurait rien de plus ! Mon sac retourne sur mon dos et mes pas me mènent dehors sur cet en-revoir.




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Gwen parle en #0033ff
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