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Chroniques d'Irydaë
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Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



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 [Terminé] [Event mondial] La salle du bal

Bolgokh
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Lun 11 Déc - 15:40
Irys : 300013
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
La salle du bal



La nuit commence à poindre sur le parc des Expositions. Les allées bruissent d’une agitation contenue, tandis que divers employés s’agitent en périphérie du seul bâtiment encore inutilisé depuis l’ouverture de cet événement. Secondés de la rumeur nocturne des grillons et de la douce tiédeur environnante de ces tropiques improvisées, cuisiniers, balayeurs et organisateurs courent en tous sens, qui portant un imposant paquet sur les bras, qui distribuant des couverts trempés d’argent. C’est qu’il ne faudrait pas que le moindre grain de sable vienne s’introduire dans ces rouages bien huilés… De sa place en retrait, Gustave Wilson donne toutes les dernières directives avant l’arrivée des visiteurs, son ton grave portant loin dans les jardins avec l’aplomb des dirigeants et des commerciaux.

Déjà des rires et des chuchotements commencent à poindre à l’entrée du parc, et c’est une ribambelle de montures terrestres ou volantes, voitures, calèches, et autres transports inventifs qui se pressent à l’entrée pour libérer un flux ininterrompu de personnes poudrées et remplumées de leurs plus beaux atours. La soirée est historique : chacun se doit de se montrer à la hauteur de l’événement. Les hauts pontes my’träns ont rivalisé d’ingéniosité dans leurs grands drapés chamarrés et brodés d’or, les hanches ceinturées d’un cuir taillé par les mains les plus habiles. Les Daënars n’ont toutefois rien à en rougir, leurs uniformes à la coupe parfaite et leurs ports altiers contrastant avec la finesse et la richesse des légers fils de couleurs et médailles qui parsèment leur carrure. La nuit s’emplit de fourrures, soie, feutre, chapeau, talons hauts et tout ce que l’inventivité humaine aura été en mesure de créer…

Au fur et à mesure de leur avancée, les visiteurs découvrent la beauté d’un jardin tropical tapissé de lanternes au doux halo ambré, tantôt suspendues aux branches échevelées des arbres, tantôt flottant paisiblement à fleur d’eau dans les étangs recouverts de nénuphars. Des oiseaux de multiples couleurs s’ébattent ici sans guère se soucier de la présence de ces étranges bipèdes, et parfois le cri enamouré d’un paon surpasse le chant latent des grillons. Mais ce n’est pas là le plus exquis, car se dresse alors devant leurs yeux ébahis toute l’ampleur de la verrière qui abritera leurs élans dansants cette nuit.

Le hall est immense, ses portes en métal gravées grandes ouvertes en faveur des invités. Le sol pavé de dalles blanches est entrecoupé d’allées fleuries intérieures et de ruisseaux discrets, fort heureusement protégés de murets et en retrait des pistes de danse pour ne pas craindre de tuer nos valseurs les plus maladroits. Où que se porte le regard, les lieux se parent d’une nature my’trän délicate et verdoyante puis s’évasent en une construction daënar de sculptures, poutrelles et balcons dignes des plus grands salons bourgeois. La salle principale, rectangulaire, offre de nombreux escaliers pour atteindre une ribambelle d’alcôves en hauteur dont l’intimité ravira sans doute les visiteurs les plus entreprenants, et parsèment les murs de niches dentelées en plusieurs étages. Le sol quant à lui est réservé aux affres de la danse que plusieurs groupes de musiciens venus des quatre coins d’Irydaë sont chargés d’entretenir pour la soirée.


~ Hall central ~

A l’autre bout de la pièce, les visiteurs se tenant toujours à l’entrée pourront constater la présence d’un immense escalier principal accompagné d’une verrière donnant accès au balcon supérieur. Un brin d’air frais dans la clarté de la nuit. Sous cet escalier se tient ouverte une nouvelle porte sur ce qui semble être une pièce annexe, soutenant ledit balcon sur son toit. Plusieurs statues y sont présentées comme d’indéfinissables gardiens aux reflets bleutés, figées dans la grâce de leur mouvement et comme investies d’une magie intérieure profonde qui les fait luire dans la nuit. La plus impressionnante n’est autre « qu’Ode à la paix » d’un artiste méconnu du grand public, représentant une Daënar et un My’trän s’échangeant dons et bienfaits dans ce qui est vraisemblablement une métaphore du traité de paix. A leurs pieds de géants ont même été reproduits dans ce marbre étonnant des grappes de fruits, coffres luxueux et tout ce qui fait l’apanage des deux peuples. Cette statue présente aux abords du hall principal marquera l’endroit où Wilson fera son discours.


~ Pointe sud ~

Si les accès aux jardins qui environnent les lieux sont nombreux, les entrées et sorties sont surveillées tant bien que mal d’un comité de miliciens aux aguets. Pour ne pas outrager certains invités hauts placés, leurs vêtements sont discrets et leurs déplacements étouffés. A cela s’ajoute la nuée d’employés chargés des plateaux et des victuailles du buffet, présentant à qui mieux mieux les bulles dorées d’un champagne de très bon standing. Méfiez-vous également des divers journalistes et reporters qui se pressent à l’entrée dans l’espoir de grappiller l’anecdote fatale de la soirée…

Et nous voilà enfin revenus à vous, cher visiteur de ce bal commémoratif, dont les pas s’apprêtent à franchir les portes de cet événement historique… !


~ Nota Bene ~
Le bal est désormais ouvert ! Le discours de Gustave Wilson ne surviendra que plus tard dans la soirée, amusez-vous donc bien en attendant. Qui plus est, l'ouverture de ce sujet ne signifie pas que vous ne pouvez plus continuer vos RPs se situant le lundi et le mardi (puisque nous sommes mercredi soir), tâchez simplement de vous entendre sur vos actions pour qu'il n'y ait pas d'incohérence ici avec vos deux jours et demi dans le passé.

Bon jeu à tous !


~ N'hésitez pas à adresser vos questions par MP à Asmigal, Khugatsaa ou Möchlog, ils se feront un plaisir de vous aider ! ~
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Katharina Strauss
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Mar 12 Déc - 8:34
Irys : 159973
Profession : Étudiante en Océanologie - Directrice de Fondation
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)

“Elle aimait trop le bal, c’est ce qui l’a tuée.”
- Victor Hugo


Elle dévore des yeux l'oeuvre empreinte de grâce qui lui fait face. La statue, baptisée Ode à la paix, est bien plus que l'expression du talent d'un ou d'une artiste. Elle est davantage qu'une simple décoration destinée à embellir les lieux ou vouée à distraire ceux qui sont en quête d'une curiosité de plus. Il s'agit d'un message d'espoir, un appel à la tolérance et à la compréhension mutuelle. Sera-t-il compris? Ou du moins, entendu?

Katharina laisse son regard vagabonder longuement sur les détails de l'oeuvre en espérant du fond du cœur que cette foire, lorsqu'elle sera terminé, aura marqué les esprits les plus sceptiques. Qu'elle leur aura montré qu'il existe d'autres voies que celles de la méfiance et de la violence. Qu'une coopération - sinon une amitié - est possible entre les peuples. Et que la guerre n'est rien d'autre qu'une possibilité parmi tant d'autres. L'adolescente est confiante: les trois jours qui viennent de s'écouler n'ont-ils pas prouvé qu'une cohabitation ne relève pas seulement de l'utopie?

Elle se fait légèrement bousculer par un couple qui prend immédiatement la peine de s'excuser. L'héritière Strauss leur adresse un sourire en retour, leur assurant que ce n'est pas grave. Puis elle se met sur la pointe de pieds pour observer la foule environnante. Elle ne trouve pas la silhouette patibulaire de Fredrik et ressent un frisson d'excitation. Ludwig ne souhaitait pas qu'elle assiste à ce bal. Pour des raisons, d'ailleurs, qu'elle ne comprend pas. Et évidemment le garde du corps de Katharina a fait de son mieux pour s'assurer qu'elle se plie à la volonté de son père.

Mais l'adolescente n'a pas fait preuve de docilité cette fois-ci. Ce genre d'événement est bien trop rare pour qu'elle s'abstienne d'y participer. Elle souhaite rencontrer des gens, échanger et peut-être même danser avec eux. Elle souhaite graver dans sa mémoire cet instant privilégié et pouvoir s'en rappeler avec un soupçon de nostalgie lorsque les années se seront accumulées. Elle veut tout simplement vivre. S'amuser comme bien des jeunes de son âge ont pu le faire avant elle. Son nom lui imposera toujours une certaine forme de retenue. Elle le comprend et l'accepte. Mais pas toujours. Et, surtout, pas ce soir...

Elle rebrousse chemin et fait de son mieux pour se faufiler dans cette foule qui la domine aisément d'une tête, faisant toutefois attention à ne pas croiser une personne qui mettrait un terme inopiné à ce que certains qualifieraient peut-être de fugue. Après quelques minutes, elle rejoint finalement le grand hall au centre duquel certains couples dansent déjà avec une élégance toute particulière. Et elle ne manque pas de noter que parmi ces duos, certains sont composés de daënars et de my'träns.

Un splendide sourire s'installe sur ses lèvres tandis qu'elle se laisse peu à peu entraîner par la musique qui envahit l'espace de ses accents mélodieux. Elle se contente une nouvelle fois d'observer. Simplement d'observer. Et l'appréhension du lendemain commence lentement à l'envahir: elle aimerait tellement que cette soirée ne se termine jamais... Sachant que le temps est bien indifférent aux suppliques des mortels, elle fera simplement de son mieux pour en savourer chaque seconde.
"Me ferais-tu l'honneur de m'accorder cette danse?"
Katharina tourne le regard à sa gauche et découvre un jeune homme qui pourrait bien être son contemporain. La coupe de ses vêtements d'un rouge intense laisse aisément présager qu'il n'est pas natif de Daënastre. Ces derniers offrent un contraste saisissant avec la blancheur immaculée de la robe de l'adolescente. Cette dernière reste silencieuse, se demandant si c'est bien à elle qu'il s'adresse.
"Si tu ne saisis pas ma main je devrai endurer les moqueries de mes amis..."
Elle s'attarde un instant sur le sourire qu'il décoche à la suite de sa remarque et sur la beauté désarmante de son regard. Puis elle cherche du regard les amis en question et découvre un trio de jeunes hommes un peu plus loin. Ils ne prennent pas la peine de jouer la carte de la discrétion et les observent même avec une curiosité qu'elle trouve dérangeante. Sont-ils en train de parier? Elle avise la main que son cavalier inattendu lui tend et finit par glisser la sienne à l'intérieur.

Le duo se retrouve bien vite sur la piste de danse, donc. Et Katharina, bien vite collé à un corps dont elle ne soupçonnait même pas l'existence quelques instants plus tôt. Puisqu'il est de coutume que le cavalier mène, elle se laisse guider par le rythme qu'il imprègne à leur échange. Katharina remarque ainsi rapidement que les mouvements de son cavalier ne rendent pas vraiment honneur à la valse qui résonne dans le vaste espace du hall.
"C'est la première fois que vous dansez sur ce genre de musique, je suppose?" relève-t-elle, amusée.
"C'est si évident que ça?" s'inquiète-t-il en retour. "Alors peut-être que tu pourrais me montrer comment on... gigote sur cette mélodie?"
"On ne gigote pas!" s'offusque-t-elle sur le ton de la plaisanterie. "Et puis ce ne serait pas très convenable..."
"Ha oui, convenable..." relève-t-il avec un sourire moqueur. "Les riches daënars semblent adorer ce mot!
"Comment savez-vous que je suis riche?"
"Tu t'obstines à me vouvoyer alors que nous devons pratiquement avoir le même âge!"
"On m'a toujours appris que tutoyer un inconnu n'était pas..."
"Laisse-moi deviner... convenable?"
L'adolescente s'écarte de lui et l'observe avec un air faussement outré. Son cavalier a cet étrange particularité que de pouvoir être aussi captivant qu'irritant. Le sourire étincelant dont il la gratifie efface aussitôt la pointe de frustration qu'il a réussi à faire naître en elle. Et elle se laisse à nouveau capturer par l'étreinte à la fois douce et rassurante de son cavalier.
"Si je me présente je ne serai plus un inconnu!" souffle-t-il sur le ton de l'évidence. "Et tu seras obligée d'arrêter de me donner du vous!"
"Ce n'est pas ainsi que ça fonctionne! Dans la haute-société, le tutoiement est réservé aux amis proches ou à la famille. Et encore..."
"Alors je vais devenir ton ami!" clame-t-il. "Et lorsque nous nous marierons, je serai même de ta famille! Tu n'auras plus d'excuses!"
"Vous êtes bien présomptueux?!"
"En plus d'être inconvenant?" relève-t-il. "Je te trouve bien cruelle!"
Elle le dévisage à nouveau comme pour s'assurer qu'il n'est pas réellement vexé. Katharina comprend vite que ce n'est pas le cas et qu'il se contente de se moquer d'elle avec cette espièglerie qu'il porte avec tant d'aisance. Mais elle n'arrive pas à lui en vouloir. Et en réalité, elle ne le souhaite pas vraiment. Comment pourrait-elle arguer du contraire alors qu'il la fait si aisément sourire?
"Fulbor!" glisse-t-il à son oreille.
"Je vous demande pardon?!"
"C'est mon prénom!"
"Je... Veuillez me pardonner!"
"Si tu me donnes le tien je veux bien envisager cette possibilité!"
"Katharina!"
"Et bien enchanté, Katharina!"
Elle ne répond pas mais le plaisir est bel et bien partagé. À tel point, d'ailleurs, qu'elle en oublie même de faire preuve de prudence. Si son père venait à passer par là...



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Aurore Seraphon
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Mar 12 Déc - 18:06
Irys : 938007
Profession : Agriculture/Chasse
My'trän +2 ~ Khurmag
~ Soirée du Bal, avec Katharina ~

Les rumeurs avaient donc dit vrai, un bal allait véritablement avoir lieu ici dans cet endroit, mélangeant mage et non-mage. La jeune femme n’arrivait pas à savoir si tout ceci était une bonne chose, si cela allait bien finir, ou si au contraire, tout allait définitivement voler en éclat lors de cette soirée. D’ailleurs, au fond Aure n’était pas certaine d’avoir envie de s’y rendre, déjà parce qu’elle n’était pas très bonne danseuse, puis ensuite, parce que la vision de tous ces couples s’enlaçant et partageant un bon moment n’était qu’une vision qui soulignait à quel point elle avait fait un choix de vie solitaire. Quoi qu’il en soit, la rousse avait longuement hésité, trop longuement avant de finalement se laisser potentiellement tenté par l’expérience. Aure n’avait pas pris de robe magnifique, elle n’avait de toute manière, pas les moyens de s’offrir de tissu hors de prix pour s’habiller, cela lui avait toujours paru futile. Elle avait par défaut, enfilé une robe simple d’un pourpre foncée, celle-ci ne moulait pas sa silhouette, ne permettait pas de dévoiler ses formes féminines, le décolleté était léger et la longueur suffisamment longue pour lui arriver sous les genoux dans des froufrous légers. Les froufrous l’agaçaient déjà fortement, à peine la robe sur le corps. Pas de bijoux, pas d’ongle long et parfaitement entretenu, pas de talon très haut, plutôt des petites bottines noires parfaitement plates. Sa chevelure était simple, puisque dépourvue de toute sorte d’ornement, elle avait relâché sa longue tignasse rousse, dont les boucles présentes n’étaient pas pour autant particulièrement bien définies. S’avisant un instant dans une glace, la rousse n’était pas en mesure d’être particulièrement objective sur son image, elle s’était contentée d’afficher un demi-sourire, avant de se rendre sur place.

Aure était arrivée dans les premières, dans une calèche, elle avait tout bonnement manqué la crise de panique quand on avait voulu la faire monter dans un autre type de véhicule. Traversant le jardin, elle s’était perdue dans la contemplation, oubliant complètement le reste. Il n’y avait plus d’invitée toutes plus belles que les autres, foulant le chemin menant à la grande salle, plus de cavaliers à la tenue vestimentaire parfaitement adaptés, plus de groupe de discussion, plus rien. Ne restait à ses yeux, que la multitude de feuillages, de plantes et d’oiseaux colorés qui semblaient n’avoir absolument que faire de la présence d’autant de bipèdes. Le nœud qui s’était formé dans le bas ventre de la my’tränne avait fini par se dissiper, soulagée par autant d’éléments agréables à regarder. Aurore avait fini par poursuivre sa progression, papillonnant néanmoins encore mentalement dans cette contemplation visuelle particulièrement agréable.

Une fois dans ladite salle, la rousse avait eu de nouveau l’impression d’être insignifiante, toute petite au milieu de cette foule, de ces femmes perchées sur des talons plus hauts que certains petits tas de cailloux. La rousse avait longé les murs avec une discrétion presque parfaite, tombant nez à nez avec un serveur qui la regardait un large sourire sur les lèvres.


- «  Madame, puis-je vous offrir une coupe de champagne ? » ne lui laissant guère le temps de répondre, il lui tendit une coupe
- « Je heu… merci » réceptionnant la coupe au savoureux nectar pétillant, elle s’était ensuite éloignée, le remerciant d’un sourire presque forcé.

S’avançant légèrement d’un côté la rouquine cru reconnaître Lucas, le tenancier d’un village non loin du sien, elle grimaça légèrement croisa son regard et pris presque immédiatement la fuite dans le sens contraire. La jeune femme avait évité quelque couple dansant au centre de la pièce tout en s’appliquant à ne gêner personne, slalome à droite, slalome à gauche et PAF confrontation au milieu d’un jeune couple de deux personnes pas très âgées, provoquant inévitablement la rupture de la danse et recouvrant les jolis vêtements d’une moitié de verre de champagne, si le jeune garçon semblait avoir pris davantage que la jeune fille parfaitement bien vêtue, Aurore n’en fut pas moins terriblement navrée.

- «  Oh, je suis désolée… Vraiment… Votre belle tenue jeune homme, votre belle tenue jeune fille… Enfin, je suis certaine que ça va sécher, mais quand même… Quoi que, vous n’êtes pas trop jeune pour danser aussi proche l’un de l’autre ? »

Les joues roses de gêne, la rousse semblait sincère dans ses excuses, tout comme la suite de ses propos. Si elle épargnait au jeune couple la brave phrase « moi à votre âge », elle n’en pensait cependant pas moins. Que faisaient donc les parents ? Laisser deux jeunes adultes presque batifoler au milieu d’autant de personnes, quand même… Aurore avait affiché un petit sourire, pinçant ses lèvres signe de cette culpabilité naissant dans son esprit. Elle serait maladroite toute sa vie, définitivement.

Spoiler:
 



x5
Aurore s'exprime en #ff9999


Dernière édition par Aurore Seraphon le Sam 16 Déc - 22:54, édité 1 fois
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Aamu Ylimäki
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Mer 13 Déc - 15:20
Irys : 80587
Daënar 0
Au bal, début de soiré, dans le hall

Chère petite perle,

Tu trouveras dans l'enveloppe de quoi te rendre à Zocholm, ainsi qu’une réservation d’en hôtel pour y rester 3 jours. Il se déroule un magnifique événement, pour lequel je tiens que tu t’y rendes. J’ai également fait parvenir à ton hôtel une nouvelle robe. Prends bien dès notes sur ce que tu pourras voir au Pavillon Daënar.
J’attends de toi de l’exemplarité !


Cette lettre de son mécène avait amené Aamu bien loin de son appartement et de ses expériences. Elle osciller entre la joie et la tristesse - par la “liberté” consentie du mécène - elle comptait tout de même d’en profiter. Elle était arrivée sans encombre à l’hôtel et avait fait ses devoirs pendant ses deux jours. Elle avait même pu - par l’avance de son travail de recherche -  passer par le pavillon My’trän, où elle resta des heures subjuguée par les prouesses de leur magie et même effrayer par les illusions.

Il ne lui rester plus qu'une dernière journée de liberté, qui se finissait en beauté par un bal. Elle se changea dans sa chambre, en prenant un paquet en papier marron, avec écrit “robe de bal”. Son mécène avait une passion pour choisir ses robes lors de ce genre d’occasion. Par chance, elle en aimer le style. Elle enfila, une robe en cascade fleural en tulle rose poudré qui finissait sa course à la hauteur de ses genoux. Celle-ci laisser entrevoir un léger décolleté bateau, et un dos dénudé . Elle ajouta, des petits collants blancs représentant des chats et une paire de bottines d’une couleur similaire à la robe. Aamu ne coiffa pas ses cheveux, qui se mêler à la couleur de la robe, comme si elle porter une capuche.

Elle se sentit bête devant le grand hall, tout le monde avait l’air accompagner, riez et dansez, My’träns et Daënar mélanger. Elle était seule à 16 ans, perdue loin de ses livres de chimie. Elle s'éloigna, de la musique et de la foule, pour se pencher vers un des petits ruisseaux qui longer la salle. Elle était cachée, par les massifs de plantes, se sentant protégée d’un regard qui pesait sur elle quotidiennement. Elle observa, les nénuphars dans le ruisseau protéger par un muré. Aamu avait qu’une seul envie plonger ses pieds dans l’eau afin de se rafraichir et ce quel fit. Laissant à côté d’elle chaussure et collant.

Elle se perdit dans sa contemplation, des fleurs aux senteurs exotiques, au poisson coloré, qu’elle se pencha de plus en plus vers l’intérieur du ruisseau. Elle pouvait perdre à ton moment son équilibre, et tomber dans l’eau.


Rose à 10 * 3
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Zora Viz'Herei
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Mer 13 Déc - 16:03
Irys : 1585130
Profession : Purificatrice fanatique
My'trän -3

Un air de dégoût s'installe sur son visage lorsqu'elle découvre cette statue prônant la paix entre deux peuples destinés à se faire la guerre. Quel imbécile a osé créer une oeuvre prônant avec ferveur une telle hérésie? S'il s'agit d'un my'trän, elle se fait la promesse de le tuer. Et si c'est un daënar, elle lui rendra une petite visite lorsqu'elle aura posé le pied sur le continent de ces animaux. Une foire réunissant les deux cultures - à supposer que ce mot soit adapté pour les technophiles - est déjà bien suffisante. Inutile de tomber dans le ridicule en y installant des symboles comme celui-ci. Qui se laisserait berner par une telle niaiserie?

Elle fait tournoyer le verre de vin qu'elle tient dans la main et vide la gorgée qu'il contient encore avant de le reposer avec une absence de délicatesse sur le plateau d'un serveur passant à sa portée. Après quoi elle en récupère un autre. Plein cette fois-ci. Mais pas pour longtemps. Elle compte bien se saouler dans les limites du raisonnable. Histoire de rendre cette pénible expérience plus supportable. Car ce n'est pas par plaisir ou curiosité qu'elle s'est rendue à ce bal mais bien dans le but de s'entraîner. À quoi? À supporter la présence de tous ces traîtres arrogants qui semble penser qu'ils échapperont à la fureur des Architectes. Ou, en l'occurrence, de leurs disciples. Mais le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle doit se faire violence pour ne pas sauter à la gorge de chacun des daënar qu'elle croise.

Et puis tous ces rires et ces sourires... Qu'est-ce qu'elle ne donnerait pas pour les effacer à coups de lame! L'adepte de Möchlog tape nerveusement du pied en attendant qu'Althéa daigne se montrer. Que fait-elle? Pourquoi n'est-elle pas encore arrivée? Cette attente l'agace. Et elle ne fait aucun effort pour tenter de réprimer les signes qui trahissent la plus pure des irritations. Irritation qui ne fait que s'accentuer à mesure que les secondes passent ou encore lorsqu'elle découvre des daënars et des my'träns dansant ensemble. Ces mages-là n'ont-ils aucune décence?
"Dites-moi que je rêve..." maugrée-t-elle.
Quelle sera la prochaine étape? Des mariages mixtes? Elle plisse les yeux tandis qu'elle se demande qui sont les plus méprisables: ceux qui ont trahis les architectes ou les mages qui fraient avec eux? Ses pensées dérivent naturellement sur les punitions adaptées à ces deux cas de figure tandis qu'elle termine son troisième verre et en capte un quatrième.

Et comme si cela ne suffisait pas, à ces visions pathétiques s'ajoutent la robe qu'elle porte. Un espèce de mélange entre la mode daënar et celle qui prédomine sur My'trä. Une manière de passer partout selon le vendeur qui la lui a refourguée. Il est vrai qu'elle devra de toute façon s'habituer à porter de pareilles horreurs. Mais la nécessité ne rend pas cet accoutrement plus confortable. Elle n'a l'air de rien, là-dedans. Si ce n'est d'une imbécile... Et dire que les choses seront bien pires encore sur Daënastre!

Ne supportant pas la vue de tous ces gens heureux et fêtant ensemble, la feue rouquine décide de s'éloigner un peu pour rejoindre l'air libre. Et tandis qu'elle se dirige vers les escaliers qui mènent à l'étage, elle remarque une gamine penchée au bord de l'un des bassins qui jouxtent le hall. Voyant là une occasion rêvée de s'amuser un peu, elle n'hésite que brièvement avant de s'en approcher et de la pousser avec un mélange de violence et de discrétion. Avant, évidemment, de faire une révérence hypocritement exagérée comme prélude à la suite.
"Hooooo! Quelle maladroite je fais!" surjoue-t-elle. "Je suis confuse. Absolument dé-so-lée!"
Zora se fend d'un sourire moqueur. Il faut savoir savourer les petits plaisirs que la vie met sur votre chemin, dit-on. Et c'est exactement ce qu'elle est en train de faire. À tel point qu'elle oublie l'espace d'un instant ce qui la faisait quitter l'espace dédié à la danse. Mais la réalité revient vite à la charge, évidemment.
"Bonne baignade!"
Ces mots en guise de conclusion, elle tourne les talons et commence à monter les escaliers. Avec un peu de chance la soirée sera jalonnée de petits instants précieux et éphémères comme celui-ci. Voilà qui la rendra peut-être plus acceptable...




Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)



Spoiler:
 
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Aamu Ylimäki
avatar
Mer 13 Déc - 19:05
Irys : 80587
Daënar 0
Alors que Aamu regarder les poissons, une main vint la pousser dans le dos. Les poissons - par sa chute - prirent la fuite dans tous les sens. Son corps à moitié immergé et complètement abasourdi, elle regarda en hauteur, elle vit une femme lui faire une révérence des plus fausses.
-"Hooooo! Quelle maladroite je fais! Je suis confuse. Absolument dé-so-lée”

Était-elle vraiment désolée ? Nan surement pas ce dit-elle, voyant le sourire amusé de la femme.

-Bonne baignade !

- Bonne soirée à vous, madame, j'espère vous avoir bien amusée!


Lança-t-elle avec un petit rire de fille amusé, qui ne sembler pas être touché. Elle regarda la femme s’éloigner la laissant seule dans la petite rivière artificielle. Elle entreprit de sortir, de cette mauvaise situation aussi bien qu’elle le pouvait. Malheureusement ses pieds étaient pris dans la vase et à chaque mouvement un bruit de succion se faisait entendre. Sa robe, par l'eau, était devenue pesante, et glisser le long des bras vers le bas, ses cheveux étaient humides par les éclaboussures, et quelque trace de vase avait fini leur course sur son nez retrousser.

Bloquer, et honteuse, elle se mit à rire et à pleurer, comme l’enfant qu’elle était au fond d’elle. Certainement que l’acte de la femme mystère lui avait fait ressentir qu’elle manquer d’amour dans chaque moment de sa vie. Elle culpabilisa de ne pas être plus forte, elle se fit une promesse, apprendre à ressentir le danger.


Rose à 10 * 3
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Hex Hekmatyar
avatar
Mer 13 Déc - 20:05
Irys : 126594
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Un bal... C'était un bal avec tout ce que cela impliquait, de la musique, des boissons et peut être bien pire que cela... Sont lot de sauvages. Ils étaient là parmi les honnêtes gens cachant, on ne savait qu'elle idée saugrenue derrière la tête. Certains pouvaient dire qu'ils étaient tels des loup déguisés en mouton, pour moi, ils n'étaient que des sauvages, et il était plutôt étonnant qu'ils savent danser.
La seule chose utile qu'ils savaient faire au final était de mourir, même si là encore, il fallait les y aider.
J'avais été invité pour je ne savais plus quelle raison, et enfin, on m'avait débarrassé du costume d'Elsha. Parfois, un mal de tête violent revenait me rappeler mon excès de boisson. Je ne me rappelais même plus vraiment de la veille, il y avait eu des chansons, une abeille et peut être autre chose, mais c'était la seule chose dont je me rappelais.

Pour l'occasion j'avais dû sortir ma veste d'apparat, bien mon richement décorée que toutes les autres tenues. rien que voir ce ramassis de vipères m'énervait au plus haut point. L'alcool me rendant encore plus aigris que d'habitude.
J'avais tout simplement de descendre la moitié des invités. Mais je n'avais que pour seule arme un sabre court d'officier qui même s'il comportait un solide tranchant était loin d'être l'idéal contre une foule.
Je me pris à réfléchir à ou je placerais des hommes pour massacrer ce monde. Il y avait bien des accès dans cette salle et très peu d'angle mort, mon regard se porta sur une sculpture qui ne manqua pas de m'arracher un sourire mauvais. La paix ? Une statue pour la paix ? Vraiment ? Les événements récents l'avaient montré, les Mytrans ne voulaient pas la paix, ces sauvages pouvaient bien se parer de toutes les fourrures qu'ils voulaient, ils restaient au plus profonds d'eux des incultes bien incapables d’apprécier la civilisation moderne.
Pouvais t-on vraiment se pavaner fier comme un paon quand on savait que personne ne se souviendrait de nous ? Tous ceux que j'avais rencontrés jusqu'ici c'étaient montrés arrogants et complaisant croyant fermement que leur magie divine les protégeraient de tout.
Elle ne les avait pas protégés des tueurs de mages, c'était pourtant un calcul logique celui qui ne s’adaptait pas mourrait et si notre technologie peinait encore à égaler leurs maîtres mages, il viendrait un temps ou même eux ne pourraient rien faire face à la machine de guerre Daenar.
Il nous fallait simplement du temps, et cette exposition aussi fantoche soit-elle nous aiderait peut-être à en gagner.

Je rentrais dans le hall principal observant avec dégoût cette foule mixte reniflant de mépris. Quelque chose au loin attira mon attention, une forme aussi pitoyable que malheureuse, une jeune fille trempée jusqu'au os qui pleurait à moitié dans son coin.
De mauvaise humeur certes... Mais pas non plus inhumain. C'était déjà une soirée gâchée pour moi et puis au moins elle était Daenastre.
Je me mis à marcher vers elle, bousculant les couples devant moi sans leur accorder plus d'attention que ça. Une forme se cogna contre mon épaule ce qui me fit renverser mon verre de champagne sur elle. J’adressais à cette forme visiblement étrangère le même regard que si j'avais croisé un insecte.

-Fais attention tu veux.

Je laissais mon verre sur un plateau, ne m'excusant pas outre mesure de la tache faite sur la robe de soirée qui de toute façon regroupait le plus mauvais goût des deux cultures. En fait, le liquide tombé sur une de mes bottes me préoccupait bien plus que la jeune femme visiblement Mytran.
Et dire que j'étais entraîné à les tuer.... la personne qui avait une cette idée de bal devait vraiment avoir pris quelque chose de fort pour inviter autant de soldats...
Je continuais mon chemin sans plus prêter attention à la sauvageonne, fendant la foule au rythme du claquement des bottes de cavalerie.

Finalement, j'arrivais à la hauteur de la jeune femme en pleur constatant que sa robe de soirée était plus ou moins fichue et elle n'arrivait pas non plus à sortir du bassin, et tout ces idiots ne faisaient rien de mieux que la regarder avec un regard en coin.
L'un deux fit une passe de danse devant moi et fut écarté violemment de mon passage.

-Dégage.

C'était un comportement fort peu urbain diriez-vous ? Surement pas pire que de regarder ses compatriotes être pris dans les ennuis sans rien faire. Si ça avait été un militaire je lui aurais probablement mis une droite fort peu diplomatique.
J'arrivais à hauteur du bassin, tendant ma main à la jeune fille pour l'aider à en sortir, tirant suffisamment pour la faire remonter sur le sol ferme. Un serveur passa près de moi et j'en profitais pour prendre le mouchoir qui était sur la poche de sa veste, essuyant le visage de la jeune fille avant d'enlever ma veste pour lui poser sur les épaules.
Je tentais de calmer ma colère pour prendre une apparence un peu plus rassurante que le reste de l'assemblée.
Ma queue-de-cheval retombait doucement sur mon épaule, et je fis un petit mouvement pour la remettre dans mon dos.

-Il semblerait que vous soyez tombés dans le pire des marécages, allons ne pleurez pas, nous allons bien vous trouver une tenue de rechange.




Rose x 12
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Allys Terasu
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Mer 13 Déc - 22:14
Irys : 1007996
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
~ Soirée du Bal, avec Aamu et Hex ~

Le bal était la conclusion parfaite de cette étrange exposition. L'endroit où tous se mêleraient et danseraient en parfaite harmonie. C'était presque trop parfait. L'ultime illusion donnée aux Irydiens avant que le pire ne se produise. Oui, Allys le craignait. Pourtant, malgré ses hésitations, elle n'aurait pas pu faire autrement que de venir.

C'est montée sur son fidèle Alky, chargé de ses bagages, que la jeune femme se dirigea vers le dernier événement préparé. Une fois arrivée à destination, un employé lui offrit son aide à descendre, ce qu'elle refusa clairement en ignorant la main tendue. Elle n'opposa en revanche aucune résistance lorsqu'il insista pour mettre sa monture dans un lieu approprié. Il était payé pour ça, cela allait de soit qu'il s'en occupe. Allys, elle, déambula dans le jardin tropical en prenant le temps d'admirer ce qu'ils avaient fait de l'endroit. La longue et volumineuse robe qu'elle portait pour l'occasion et ses souliers aux talons hauts frottaient contre le sol, émettant un léger bruissement venant rompre le silence magique du lieu.

Elle pénétra alors dans le hall et bien que son visage était dissimulé par un imposant masque entièrement mécanisé, l'une de ses création personnelle soit dit en passant, on pouvait aisément voir ses yeux se poser tout autour d'elle afin d'en capter les moindres détails. Tout avait été pensé au millimètre près dans le seul but d'éblouir les invités et leur offrir un confort et une sécurité à toute épreuve. C'était remarquable.

Pas autant que la scène se déroulant non loin d'elle. Légèrement en dehors du bâtiment, une My'tran venait de pousser avec brutaliser une jeune femme dans une fontaine avant de partir, un air suffisant accroché aux lèvres. Fronçant les sourcils, Allys n'en perdit pas une miette et lorsqu'elles se croisèrent elle se permit de bousculer la my'tran dans la foule, ce qui la fit percuter quelqu'un et se retrouver avec le contenu du verre sur elle. Le plus amusant était que la faute se reporta sur l'homme qui l'apostropha d'un "fait attention tu veux!" au passage. L'action de l'ingénieure était passée totalement inaperçue de l'inconnue, ce qui tira un sourire à Allys, bien cachée derrière son masque, qui poursuivit son chemin.

Quelle ne fut pas sa surprise de constater alors que la jeune fille venait de se faire secourir par Hex. Heureux hasard mais dont elle ne fit pas cas sur l'instant, ses pas la menant à la pauvre enfant en larmes. Avec douceur, elle soutint la jeune fille qui chancelait sur ses jambes.


« Le karma reprend toujours ce qu'il donne par erreur, rassure-toi elle paiera pour sa cruauté. »

Allys se défie de son châle et le posa sur les épaules délicates de la jeune fille.

« Que pense-tu de changer cette affreuse tenue ? Il y a des alcôves à l'étages où tu pourrais trouver un peu d'intimité et tu as de la chance, je suis une femme plutôt prévoyante, je dois avoir quelques robes supplémentaires dans mes bagages. »

masque d'Allys:
 




Ma couleur : #9999cc
x11


Dernière édition par Allys Terasu le Sam 16 Déc - 11:40, édité 2 fois
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Aamu Ylimäki
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Jeu 14 Déc - 13:46
Irys : 80587
Daënar 0
Spoiler:
 

           
Mes yeux embrumés par mes larmes, j’ouïssais à l'entour les rires moqueurs des valseurs, qui préférer observer du coin de l’œil. C’est alors que des mains vinrent m’attraper pour me sortir du lisier. Mes pieds touchèrent le carrelage blanc le souillant par la boue. Je ne réagis pas immédiatement, déboussoler, je méditer à la sanction à venir de mon « père » administré par l’un de ses sbires. Il savait toujours, ce que je fessais et comment…

            Chancelante, je sentis d’autres mains se poser sur moi, bienveillante et douce, qui vint me soutenir. Je posai alors enfin mon regard sur le couple qui m’était venu en aide. J’avais le sentiment pour la première fois d’être ensevelie sous un tas de bienveillance. Je posai mon regard sur la veste, celle d’un capitaine ou commandant ? Puis le châle doux, qui venait recouvrira les épaules, je paraissais davantage chétive  qu’il en était dans sous ses éparts. Je déplaçai mon regard, encore embuer de larme sur la plus séduisante des femmes, que je n’avais vues jusqu’alors, elle porter un masque des plus somptueux fais de rouage l’avais-elle fait elle-même ? Je regarder celui-ci intensément d’un regard de chimiste essayant d’imaginé quelconque système ingénieux, puis je passai à son marie, je supposais, il porter une arme d’apparat et une queue de cheval, la première fois également que j’en voyer une sur un homme ! J’avais tellement peu de connaissance sur le monde…

«Il semblerait que vous soyez tombés dans le pire des marécages, allons ne pleurez pas, nous allons bien vous trouver une tenue de rechange.»

«Que penses-tu de changer cette affreuse tenue ? Il y a des alcôves à l'étage où tu pourrais trouver un peu d'intimité et tu as de la chance, je suis une femme plutôt prévoyante, je dois avoir quelques robes supplémentaires dans mes bagages.»

             
Mes larmes cessèrent de couler, laissant place à mon plus beau sourire d’enfant, je me sentais si rassuré, protéger par un écran de bonté des regards amusés des autres.

Je bafouillai quelques mots :

- Mer..Merci…., je suis navré d’avoir interrompu votre soirée… vous étiez peut être en train de danser ?

Je m’inclinai d’une révérence maladroite, apprise par un précepteur masculin ce qui ma foi manquer de grâce, je patiner avec mes pieds et me saisit du bras de la femme. Et je me mis à rire, celui d’un enfant amusé :

- Pardon, ma foi j’ai fait une entrée dans le monde des plus fracassantes, je vous remercie pour votre aide, je m’appelle Aamu. J’accepte volontiers de changer de robe, l’hôtel n’est pas à côté je ne sais ce qui pourrait advenir de moi et de ma maladresse !

Je me rendis compte alors, de ma gaucherie, et de mon manque de bienséance, je ne pouvais accepter normalement aussi facilement pour l’étiquette. Surtout, que je pensé avoir à faire, à un commandant et son épouse.

Je repris, rouge comme une pivoine :

- Enfin.. Je ne veux surtout pas vous importuner, pardon….


Rose à 10 * 3
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Althéa Ley Ka'Ori
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Jeu 14 Déc - 14:05
Irys : 835227
Profession : Guérisseuse du Troisième Cercle
My'trän +2 ~ Suhury
Parfois le karma s’acharne. Bien souvent, il est indifférent. Il lui est arrivé de martyriser un être, en dépit d’un autre, ou toute l’humanité à la fois, mais il s’occupe davantage à procrastiner qu’à rendre la justice. Il est un concept volatile, sujet à nos subjectivités. On jure sa présence quand d’autres déplore l’injustice alors même que la situation est identique, seulement vue sous différentes perspectives. Lorsqu’un tel événement prend place, le karma n’existe pas. Il y a trop d’inconnues, une foule trop conséquente, pour qu’il daigne s’atteler à tous les cas. Ce serait peine perdue. Une réunion de plusieurs peuples hostiles, par ailleurs, cela implique nécessairement son lot de fourberies et de farces diverses quelque part inhérentes à un bal dansant. Lorsqu’on souhaite la paix entre des ennemis de longue date, il faut certainement s’attendre à de basses mesquineries.

La guérisseuse avait cherché Zora du regard, mais diantre comme le hall s’emplissait déjà ! C’est un peu par hasard, ou plutôt en suivant le bruit du regard qu’elle l’avait aperçue. Une jeune fille gisait dans un bassin dans lequel on l’avait précipité, et quelques convives alentours avaient poussé des exclamations étonnées « Ohhh ! » et des soupirs las comme pour souligner sa chute. La moquerie semblait plus récurrente que les remarques altruistes. Là, sa partenaire s’était présentée à ses yeux, aveugle à sa présence et inconsciente de son regard. Elle s’était élancée vers les escaliers, visiblement ravie, et il ne fallait pas être un génie, lorsqu’on connaissait un tant soit peu Zora, pour comprendre le pourquoi d’une telle scène. Althéa n’avait pu retenir un sourire discret de s’afficher sur ses lèvres. Elle la suivit du regard, mais jugea préférable de ne pas se voir associée trop vite à une telle troubleuse de fêtes. Aussi, elle demeura là où elle se trouvait en compagnie d’autres Cercles. La nuit était longue, elles se réuniraient plus tard dans la soirée, lorsqu’Althéa serait libérée de ses fonctions entre autres. D’autant qu’elle avait un pari à lui proposer… !

Et puis soudain, SCHBAF. Premier contact. Un être blond avait percuté son amie et renversé un verre de teinte toute aussi blonde sur Zora. Althéa se mordit les lèvres. Savait-il quelle haine il venait d’engendrer ? Pourquoi venir à un bal sous le sceau de la Paix, pour l’avorter dans l’œuf de cette manière ? Il était parti trop vite pour se faire éventrer sur le champ, mais la guérisseuse craignait que les représailles soient démesurées.

Mais alors que son amie rousse-teintée-brune s’apprêtait à lui rendre son inattention, une autre femme prit le relai de ce semblant de bizutage. Et un nouveau verre pour la demoiselle ! Elle voulait être soûl, elle serait trempée ! A tort, elle se mit à jurer contre un homme innocent, et la femme aux cheveux blancs, et pourtant jeune de visage, s’en sortit sans complication.

Althéa était loin d’être une adepte de notions telles que la justice et le karma. La seule chose en laquelle elle croyait, c’était en Möchlog. Pour le reste, il n’y avait que ses propres intérêts qui importaient. Or Zora, aussi insupportable soit-elle, était une élue de Möchlog, et son alliée qui plus est. Si leur entente mutuelle ne reposait guère sur l’altruisme et l’amitié fusionnelle, elles avaient toutefois fini par trouver un équilibre stable entre leurs deux personnes ; un service rendu à l’autre correspondait à une récompense perçue plus tard, ou dans le meilleur des cas, au respect de leur Architecte, dont elle prenait la place en se protégeant l’une l’autre. De cela découlait une loyauté hors pair, presque fiévreuse, qui faisait fî de la convenance et de la justice établie.

Aussi les deux compères aux cheveux clairs sentirent un mal de tête les assaillir soudainement. La distance limitait sa puissance, et l’empêchait de leur infliger une véritable douleur telle qu’un contact physique l’aurait permis. Elle s’adonna néanmoins à leur scier le crâne, puis à parcourir leur épiderme de démangeaisons infernales. Des picotements s’ensuivirent, puis des sensations de brûlures. Elle prit gare à contempler le hall, et ne jamais croiser leurs regards, reprenant sa conversation avec ses acolytes. La multitude de my’träns jouait en sa faveur, et leur méfiance naturelle envers les Daënars également. Elle adopta le visage calme qui la caractérisait, mais intérieurement elle bouillonnait d’euphorie. Une ivresse méphistophélique engourdissait ses sens et stimulait son corps, se traduisant sommairement par une perfidie presque perverse, un bien-être sans égal et une excitation inquiétante à infliger le mal d’autrui.

La guérisseuse se fit violence pour mettre fin à son supplice, car les secondes s’égrenaient, interminables pour ses victimes, bien trop courtes à ses yeux. Ce n’était que partie remise, leur supplice se prolongerait lorsqu’elle poserait le pied à Daënastre, et réduirait leur patrie à néant. Ce qui importait pour le moment se résumait à préserver la dignité de ce qu’elle considérait d’une certaine façon comme une amie, et cela lui parut être chose faite dorénavant. Longtemps après son intervention, elle demeura de marbre, aux côtés de ses confrères du Troisième Cercle. Elle portait sa brassière de la guilde, car elle avait été appelée à assister au bal. Avec une nonchalance qu’elle ne ressentait pas, elle poursuivit sa conversation avec ses acolytes.

« Althéa, pourquoi tu gardes ta cape ? s’interrogeait Helyah. C’est un bal, pas une réunion sectaire ! Allez, montre-nous au moins ta robe ! »

La guérisseuse obtempéra, dévoilant une robe aux nuances chaudes, entre teintes célestes et solaires, qui était assortie à la broche dans ses cheveux. Il s’agissait bel et bien d’une mission, mais on les avait incités malgré tout à s’habiller adéquatement et à se répartir dans tous les coins du bâtiment. Elle avait opté pour sa part pour une robe qu’elle jugeait simple mais ne cachait en rien son appartenance my’tränne qu’elle revendiquait fièrement. Elle avait complété les perles de bois par des plumes qu’elle adulait tout particulièrement, et si en tant que Khurmis elle n’était guère habituée à s’habiller si légèrement, cela ne semblait pas l’incommoder outre mesure. Sa secrète vengeance semblait avoir pris le dessus sur tout autre tracas pour la soirée.

« Je garde ma cape pour l’instant. On ne sait jamais ! Si quelqu’un me renverse un verre dessus par mégarde, ma robe, elle, sera sauve ! ironisa-t-elle espièglement. »

La fameuse robe aux teitntes célestes et solaires:
 

Citation :
Décompte des verres pris sur la figure :

Zora : 1
Katharina : 1/2
Fulbor : 1/2


Dernière édition par Althéa Ley Ka'Ori le Ven 12 Jan - 15:40, édité 5 fois
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Hex Hekmatyar
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Jeu 14 Déc - 17:19
Irys : 126594
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
La jeune femme était dans un état pitoyable, qui arrivait à me faire oublier pendant un court moment à quel point je haïssais tout le monde présent. À croire que les gens ici étaient décidément un ramassis de ce qui se faisait de pire, comme j'allais vite en avoir la confirmation.
Un renfort inattendu provint de derrière moi alors qu'un châle blanc était doucement déposé sur la jeune fille.
Je tournais la tête pour voir une femme avec un masque richement travailler se pencher vers elle.
Pour être honnête je ne réussis pas à la reconnaître mais toute aide était la bienvenue car je ne risquais pas de d'habiller la jeune fille avec mes tenues
Je l'écoutais bafouiller quelques mots dissipant le malaise d'un petit signe de la main avant de poursuivre

-Non ne t'en fais pas, tu n’interromps rien du tout, danser n'est de toute façon pas ma spécialité encore plus entouré de ces sauvages

Je lui fis un petit sourire avant de l'observer faire une révérence maladroite, c'était un peu trop pour moi qui voyais ces marques de respect comme des exagérations inutiles et chronophages, néanmoins, je lui répondis par un petit signe de la main en retour, loin d'être protocolaire, mais tout aussi efficace.
La jeune femme aux cheveux blancs lui fit une généreuse proposition, qu'elle s'empressa d'accepter en rigolant, et quelque chose dans ma tête me poussa à les accompagner, cette soirée était de toute façon bien trop pompeuse et contenait bien trop de sauvages à mon goût.

-Je vous accompagne sur au moins une partie du chemin si cela ne vous dérange pas je suis resté bien trop longtemps ici à mon goût.


Et évidemment ma théorie sur les sauvages se confirma bien rapidement alors qu'un mal de tête me prenait déjà, accompagné de sensations peu plaisante que j'avais déjà connu auparavant. Le doute n'était pas permis. Mais manque de chance pour le sauvageon qui avait joué ce tour, j'y était habitué, et la gêne se traduit par un sourire moqueur lancé à la foule.
Un supplice n'en était un que lorsque l'on était pas habitué à souffrir, et les étendues glacées de Marnaka offraient une souffrance bien plus importante en terme de douleur pur
Je ne savais pas si les autres étaient impactés, mais je pris partis de les pousser gentiment vers la sortie, lançant un regard noir vers l'assemblée. Surement le travail de la sauvage de tout à l'heure, j'en toucherai probablement deux mots à mes amis de la sécurité histoire de lui mettre quelques bâtons dans les roues, par principe.
Ce n'était peut-être pas elle, mais dans le pire des cas... Un sauvage restait un sauvage.

-Allons allons ne traînons pas trop en chemin, il serait dommage que notre petite Aamu attrape froid.


Quelques gestes instinctifs qu'un de mes proches aurait pu reconnaître fut de chercher le pistolet qui aurait du être à ma ceinture, signe évident que quelque chose clochait.
Et dire que je n'avais qu'un sabre.... Même si j'aurai apprécié d’éviscérer quelques barbares avec un bon vieux pistolet, était bien plus spectaculaire.
J'en profitais pour détailler la femme qui dotée de son masque mécanique ne cessait de me rappeler quelqu'un. Ses yeux se posant sur moi déclenchèrent un frisson incontrôlé. Je devais l'avoir déjà vu... Mais embrumé par la colère, je n'arrivais pas encore à mettre un nom sur cette personne.
Ma réflexion fut intérrompu par la jeune fille qui s'excusait encore une fois. Je répondis par une petite tape sur son épaule avant de dire d'un ton léger

-Arrête donc de t'excuser, il faut bien s'entraider non ?

Et ainsi je poussais le petit groupe hors de la salle loin des yeux des sauvages, dans une cage d'escalier hors de vue des autres et déserte. Il ne restait plus qu'à monter tranquillement pour que la jeune Aamu puisse se changer




Rose x 12
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Luka Toen
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Jeu 14 Déc - 19:09
Irys : 594730
Profession : Historienne et naturaliste à ses heures perdues, médecin officiellement
Guilde +2 (femme)
Luka zigzaguait dans un bien étrange océan, laissant filer son regard sur la foule hétéroclite, zoo en devenir de toutes tailles et de toutes couleurs. Peu de visages s’ourlaient d’un sourire, ou bien c’était là la mimique que l’on accordait uniquement aux membres de son troupeau et non aux loups qui s’amoncelaient dehors. Réflexe humain, dut-elle en convenir, que la faiblesse pousse à se raccrocher à ce qu’ils connaissaient plutôt que les élans furieux d’une identité douteuse. Peut-être tout ce joli monde se détendrait-il au fur et à mesure des rasades de ce délicieux champagne : elle soupçonnait très fortement Gustave Wilson d’en avoir choisi la marque à cet effet. Pour sa part, ses prunelles arboraient un pétillant qui ne démentait pas sa joie croissante. My’träns, Daënars, guerre ou paix, ils ne se doutaient pas d’à quel point leurs similitudes étaient nombreuses du point de vue d’une Pérégrine. Ils lui faisaient l’effet de s’être perdue dans les quartiers des anciens, à ces heures matinales où le clan de l’aile droite et celui de l’aile gauche se houspillent et se disputent au nom du dernier terrain de pétanque abordable. Sans oublier bien sûr leur parterre de groupies, ces grands-mères gourmandes qui ne manquent pas un mot du spectacle et s’empressent d’en raconter, amplifier la rumeur. Ainsi en allait-il de la kyrielle de journalistes qui batifolaient à l’entrée, très souvent refourgués à l’arrière par les mains expertes et agacées des miliciens.

« Mademoiselle… ? »

Luka se recentra, sans cesse oublieuse de son interlocuteur. Que l’on ne se trompe guère, il ne s’agissait nullement ici d’une discussion heureuse et pleine de plaisir. Monsieur était là pour parler affaires et relation diplomatique, non lui conter fleurette. Déçu d’apprendre que le dirigeant des Cercles de l’Aube ne ferait guère le déplacement, ce riche bourgeois daënar ayant fait fortune dans les denrées médicales s’était rabattu sur sa pauvre personne dès qu’il l’avait aperçue dans la foule des danseurs. Impossible de s’en dépêtrer – Norwin en aurait grincé des dents, et dieu qu’elle détestait ce bruit.

« Je peux transmettre un message si vous le souhaitez, mais sachez que si vous n’avez aucune réponse de la part de notre intendant c’est que la guilde n’a pas l’intention pour l’heure de renouveler vos contrats. »

Allez, elle lui accorda un sourire avenant pour la beauté de l’événement et l’incongruité de cette discussion. On l’avait déjà contrainte à jouer les abeilles pour Foir’Dada, elle n’allait pas s’offrir un surplus de travail gratuit.

« Si vous voulez bien m’excuser, la Demoiselle que je suis n’a pas encore eu l’agréable loisir de visiter l’endroit. »

Elle riait toujours de la candide jeunesse que ses interlocuteurs lui accordaient spontanément, cachant l’esquisse d’une mimique goguenarde qu’ils n’auraient point comprise. S’ils avaient su que le Demoiselle n’était pas réellement d’actualité…

Elle se faufila sans plus attendre parmi les convives, appréciant la légèreté brumeuse de sa robe dans la tiédeur nocturne de Zochlom. Le bustier entourait sa poitrine d’un entrelacs de fils dorés, rehaussés d’une parure plus métallique qui maintenait sa silhouette dans un écrin d’ébène. Elle avait fait le choix de laisser ses longs cheveux flammes déliés sur ses épaules nues, vêtue à la manière des filles du désert jamais pleinement habillées, dans le but évident de laisser entre-apercevoir et deviner les remous du corps sans les dévoiler pleinement. Une leçon qu’elle devait à Dolores des années auparavant… Luka n’était d’ordinaire que fort peu coquette, le bal lui inspirait néanmoins des idées et l’envie profonde d’en explorer toutes les possibilités. A ce sujet d’ailleurs…

« … Althéa ! s’étonna-t-elle à haute voix, à plusieurs mètres de la concernée. »

Elle esquissa un pas en avant, se rétracta presque aussitôt. Car aux côtés de sa bien-aimée amie, l’un des confrères de leur guilde l’avait, lui, aperçue. Et plus exactement les contours de ses pieds dénués de chaussures, lorsqu’elle s’était extasiée par mégarde sur la présence d’un visage connu. Les yeux du jeune homme remontèrent sur son visage, et elle put y lire l’amorce du reproche qui s’apprêtait à déclencher les foudres divines sur sa tête… Quoi ? Etait-sa faute si elle préférait aller pieds nus, son outrecuidance de toute façon cachée par la longueur du jupon qui s’évasait en coroles sur ses jambes ? Les dalles étaient agréables et la vie manquait moins de piquant ! « Oups », s’entendit-elle donc dire dans une volteface du déni. Si elle se perdait dans la foule, peut-être oublierait-il de lui faire des remontrances sur la nécessité de représenter convenablement la guilde… Alors, renarde qui n’en oubliait pas pour autant son but premier, elle entreprit de franchir la salle dans un parfait arc de cercle supposé l’emmener plus près d’Althéa, et très exactement dans le dos de son collègue. Il n’y avait pas d’âge pour resquiller !




Apparence complète de Renkhii
CODE COULEUR = #FFA500



Dernière édition par Luka Toen le Jeu 14 Déc - 19:27, édité 1 fois
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Meylan Lyrétoile
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Jeu 14 Déc - 19:22
Irys : 760328
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
À hauteur de l'estrade des musiciens, sur un bord de la piste de danse.


Une soirée entière dédiée à la musique et à la danse my’tränne et daënar?  Il était absolument hors de question que Meylan manque ça.  Non seulement c’était une opportunité unique d’élargir son répertoire, mais en plus sa curiosité naturelle refusait tout simplement d’envisager de rater un tel événement.  Elle ne savait très honnêtement pas à quoi s’attendre d’une soirée où la crème de la crème des deux factions ennemies serait représentée, mais rien que le rayonnement de l’exposition en général promettait que l’événement serait grandiose.

Ses moyens (modestes) étant ce qu’ils étaient, la ménestrelle arriva à pied à la porte du bâtiment abritant le bal.  Qu’importe: une fois à l’intérieur, les fantastiques montures et étranges engins des autres invités ne seraient de toute façon plus d’aucune utilité.  Elle avait pour l’occasion revêtu une des robes les plus travaillées qu’elle possède, un pur produit d’artisanat my’trän.  Le rouge profond du vêtement offrait un contraste du plus bel effet avec ses longs cheveux noirs et ses bras et mains disparaissaient sous le tissu de ses amples manches.  Quand au jupon, qui en ce moment balayait le sol à chacun de ses pas, Meylan savait d’expérience qu’il volerait dès qu’elle danserait.  Une large ceinture noire resserrait le vêtement à la taille.  Ceinture comme robe étaient rehaussées ici et là de discrètes broderies dorées.  Bien sûr, ce n’était de loin pas la tenue la plus travaillée du bal.  Mais elle allait bien à Meylan et, élément d’une importance non négligeable, cette robe était dans ses moyens.

Une vague de musique accueillit la ménestrelle quand elle passa le pas de la porte, l’attirant aussi sûrement que la flamme attire le papillon.  C’était un air daënar, pas de doute là-dessus: il suffisait d’observer les instruments exotiques utilisés par les musiciens.  Aussi bien l’air que les instruments fascinaient la musicienne, si bien que son regard s’arrêta sur les musiciens plutôt que sur les danseurs qui virevoltaient sur la piste de danse.  Presque inconsciemment, son corps s’appropria le rythme, tantôt lent, tantôt rapide, du morceau.  En même temps, son esprit travaillait à toute vitesse pour assimiler l’utilisation de chaque instrument et les gestes de chaque musicien.  Le spectacle était fascinant, si fascinant que Meylan en venait presque à oublier qu’un peuple capable de tant de beauté créait en même temps des instruments tonitruants capables de répandre la destruction avec autant d’efficacité qu’un adepte de Süns en pleine crise de nerfs.

Combien de temps resta-t-elle ainsi, presque sans cligner des yeux, immobile face aux musiciens?  Elle aurait été incapable de le dire: le temps semblait devenu quelque chose de bien futile face à cet art.  Un sourire ravi était né sur ses lèvres et y semblait désormais figé, ses yeux brillaient d’intérêt et de fascination.  Qu’importe leur origine, ces hommes et femmes étaient de véritables artistes.



x6

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Lizzie Seavey
avatar
Jeu 14 Déc - 20:05
Irys : 303722
Profession : Chasseuse de primes - Pirate
Pérégrins -1 (femme)
La calèche qui s'arrêta devant la grande porte était de belle facture, tirée par deux magnifiques hongres bais. La porte noire aux fines dorures s'ouvrit sur un intérieur en velours greige. Un valet de pied tendit la main pour recevoir une fraîche paume blanche habillée d'un gant noir en dentelle. Une chaussure à talon de la même couleur se posa sur le marche-pied, et Elizabeth Seavey sortit de la calèche avec grâce, comme si elle avait fait ça toute sa vie. Elle gratifia le valet d'un sourire avant de s'avancer vers l'immense salle comme le faisait tous les autres gens autour d'elle. Se fondant dans la masse, personne n'aurait pu deviner quelle était la véritable profession de Lizzie, son port altier et sa démarche ne laissaient rien paraître. A l'entrée, elle laissa son châle et libéra ses épaules pour que tout ce monde puisse profiter de la magnifique robe qu'elle portait. D'un noir tout à fait raccord avec sa chevelure d'ébène qui tombait délicatement sur sa nuque en boucles savamment maîtrisées dans lesquelles elle avait glissé une petite rose rouge, la robe était digne des filles de gouverneurs daënars. Sous un corset aux fin motifs rouges tombait une jupe ample plissée. Lizzie avait même fait l'effort d'appliquer un peu de maquillage sur son visage, noircissant ses yeux en amande et rougissant ses lèvres. Elle était magnifique, elle le savait. Les regards des hommes sur son passage le lui confirmaient.

robe de Lizzie:
 

La belle s'arrêta une fois dans la grande salle pour contempler la statue. Un sourire triste apparut sur ses lèvres et elle repensa à Faye, à qui elle avait demandé de ne pas venir ce soir, sans lui expliquer pourquoi. Elle aurait pourtant tellement voulu danser avec elle... Mais il était trop dur de jouer le jeu avec elle, elle sentait toujours que son métier et son passé faisait tâche sur leur relation. Lizzie s'avança vers le buffet pour aller chercher un verre. Quelques visages lui semblaient familiers, mais elle n'osait pas trop s'avancer pour retrouver quelqu'un. Son accoutrement, même si elle s'était entraînée à le porter, ne lui était pas du tout confortable et elle ne se sentait pas à l'aise. Il faisait chaud et humide, et sa respiration commençait à être saccadée. Elle attrapa une flûte sur le buffet et longea le mur pour se rapprocher de la statue, en buvant de petites gorgées. Quelques hommes à l'air sérieux essayaient un peu trop de se montrer discrets pour que Lizzie ne les remarque pas. Ce devait être la milice chargée de la sécurité. Elle passa son verre dans sa main gauche pour poser la droite sur sa poitrine, au niveau de son coeur, ses respirations s'accélérant. L'un des hommes sembla la voir et s'approcha d'elle rapidement, assez pour que ses bras puissent la réceptionner quand elle tomba à la renverse.

La flûte de champagne s'écrasa par terre dans un fracas de verre terminant d'attirer l'attention de tous les gens autour d'elle. Très vite, plusieurs miliciens et curieux se rassemblèrent autour de la belle dans sa robe noire, chacun argumentant sur ce qu'il fallait faire. Gardant ses yeux bien fermés pour prendre le temps de reprendre sa respiration, Lizzie ne prêtait guère de considération à ces murmures inquiets. Les bras dans lesquels elle se trouvait étaient tout à fait confortables, et elle pouvait bien rester là quelques minutes de plus. Elle finit par rouvrir doucement les yeux, pour tomber nez à nez avec un visage porcin qui lui souriait. Si ses bras étaient confortables, le physique du milicien qui l'avait attrapée était tout à fait désagréable, et elle eut soudain envie de s'éloigner, mais il fallait qu'elle reste encore un peu. De toutes façons, il raffermit sa prise sur elle, comme pour l'empêcher de prendre la fuite, lui murmurant des paroles rassurantes. Deux autres de ses collègues s'approchèrent avec une bassine d'eau et une serviette, et Lizzie les remercia avant de s'éponger doucement le torse. Elle leur demanda de l'éloigner de la foule, et bien vite elle sortit dans les jardins accompagnée de ses trois miliciens, et d'un quatrième qui suivait derrière pour tenir sa robe. Un cinquième les rejoignit rapidement pour rapporter la rose qui était tombée des cheveux de Lizzie, et la jeune femme fut bientôt entourée de cinq hommes qui semblaient ne vouloir que combler ses désirs. L'un d'eux proposa d'ouvrir son corset pour lui permettre de respirer, mais la jeune femme le remercia d'un sourire, lui expliquant qu'elle allait déjà mieux. Il rougit, se rendant compte de ce que cela aurait provoqué comme spectacle, et s'excusa.

Pas complètement à l'aise avec l'idée d'être entourée de miliciens alors que son nom et son visage étaient déjà apparus sur des affiches de mises à prix dans différentes régions, Lizzie jeta un coup d'oeil vif sur la statue puis estima que son petit spectacle avait suffisamment duré et qu'elle pouvait désormais partir. Un à un, elle remercia de nouveau les miliciens puis retourna vers la salle de bal, avant de prendre la direction de la sortie. La soirée avait été courte, mais elle avait hâte de rentrer.

C'est alors qu'une chevelure rousse attira son regard. Le coeur de Lizzie manqua un battement. Faye ? Etait-elle venue malgré tout ? Renonçant à partir, la belle brune se plongea de nouveau dans la foule, cherchant à trouver la propriétaire de ces cheveux de feu... Elle finit par la retrouver, s'excusant platement devant un jeune couple qu'elle avait visiblement essoré à l'aide de sa coupe de champagne. Lizzie s'approcha d'elle jusqu'à s'apercevoir que ce n'était pas Faye mais une parfaite étrangère. Sa présence néanmoins fut remarquée, et Lizzie ne pouvait s'échapper maintenant. Elle devrait attendre encore un peu avant de quitter le bal...

- Excusez-moi mademoiselle, je pensais avoir affaire à une amie. Pour votre mésaventure, je crois savoir que le personnel a à sa disposition des serviettes... Il faudrait demander à quelqu'un...

La brune jeta un coup d'oeil autour d'elle dans l'espoir de trouver un serveur qui pourrait les aider et la sortir de cette affaire une bonne fois pour toute. Elle attrapa l'un d'entre eux par l'épaule, puis se rendant compte que son geste était trop familier et un peu déplacé pour la population qui l'entourait, le relâcha aussitôt. Le serveur se retourna, surpris, pour s'apercevoir de la catastrophe, et oublia le geste de Lizzie qui poussa un soupir inaudible. Alors qu'il sortait un mouchoir de sa poche et le tendait aux jeunes gens, Lizzie se demanda combien de temps encore elle allait devoir jouer à la lady. Elle lança un sourire désolé à la rousse en face d'elle, qui semblait bien embêtée par la situation, et se résigna à rester un peu plus longtemps. Peut-être pourrait-elle même s'amuser quelques minutes avant de fausser compagnie à la foule qui l'entourait...



Chibi Lizzie
Paroles de Lizzie: #33ccff
Paroles de Emshaï: #339900
Paroles de Akhir: #cccc00
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Sakari Naasoqineq
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Jeu 14 Déc - 23:40
Irys : 886236
Profession : Homme de main
Pérégrins -1 (femme)
Pendant ce temps, un peu à l’écart du bâtiment, des techniciens s’abreuvaient et se divertissaient à leur manière. La caractéristique principale des fêtes huppées mais prétendant la réconciliation, c’est leur hypocrisie. Et pour ce qui prétendait être une cérémonie à la gloire du rapprochement entre les peuples, on atteignait des sommets que Sakari, n’ayant bien connu que l’égalitarisme obligatoire et forcené de son pays et l’extrême volatilité des positions d’Aildor, trouvait ce principe de se rapprocher avec son voisin de la rue d’en-face sans s’enquérir du sort de ceux qui vivent en-dessous un peu absurde, pour dire le moins.
    Mais cela faisait depuis longtemps qu’elle était convaincue que vouloir la paix était un privilège de nantis. Y pense-t-on, à la paix, chez elle ? Certainement pas. Et pour cause, même le plus glorieux et émérite des chefs peut voir ses enfants et sa femme enceinte massacrés et dévorés pendant qu’il était parti chasser, comme le moindre de ceux sous sa direction. Celui qui doit en permanence veiller sur les siens, parce que sinon au vu du climat il mourra lui aussi, est bien moins porté au mépris des difficultés des plus humbles.
    Si on l’écoutait suffisamment, Sakari vous dirait sans doute que les gens du sud sont mous à cause de leur climat, ce qui les rend naturellement inégalitaires. Affronter ensemble, les mêmes emmerdes au quotidien, ça anéantit les mépris de classe.
    Dans le fond, si Sakari était pour la guerre, ce n’était pas seulement parce que son cher Ludwig l’avait voulu, mais aussi par philanthropie sociale. En quelque sorte.

    Mais revenons à nos bières. Des techniciens donc, qui s’assuraient en coulisse que tout fonctionnait bien, prenaient une petite pause et relayaient l’autre équipe dans la lourde tâche de finir le pain, le saucisson, la bière et le pinard qu’elle avait entamé. Ce petit groupe en particulier était chargé de l’entretien des divers objets requérant des techniques magithèques. Ils étaient donc des gens compétents, un peu au-dessus du simple mécanicien. Et pour cause, on leur affublait le titre pompeux d’ingénieur.
    Il y avait quatre personnes autour d’une grosse lampe à huile et de victuailles, assis sur des caisses, à l’écart de toute circulation. Parce qu’il ne fallait pas que des péquenots de mécanos de bas étage ne se sente invité en entendant les rires et en sentant l’odeur du houblon. Trois d’entre eux se tournèrent vers leur aîné, qui allait s’apprêter à raconter une charmante histoire.
    « Bon, les p’tits gars. Vous connaissez celle du sergent à cheval ? Non ? Même toi Michmich ? Bon, alors, Hum. C’est pendant les douches. Vous savez elles se prennent en groupe à l’armée. Et là, le sergent, il regarde un de ses soldats avec des gros yeux. « Bah alors ! T’en as une sacrément grosse ! Toi qu’on appelle petite souris ! Comment t’as fait ? – Ben chef, vous prenez la route ouest, et vous allez rencontrer un vieux. Ben en fait c’est un Mÿ’tran paumé. Vous lui donner des sous et en échange il va exaucer un de vos vœux. Et j’ai demandé à avoir la même bite que mon cheval. » Alors le sergent est curieux, il y va. Il rencontre le vieux. Et quand il rentre, il hurle : « Qui est. L’enfoiré. Qui m’a donné. Une jument ! » Héhé. »
    Hilarité générale. Sauf la fille du fond, qui avait un espèce de sourire bizarre. Comme si elle avait un malaise. L’orateur la regarda, l’air étonné.
    « Hého ? Ça va pas ? »
    Elle s’effondra vers l’avant. Une flèche plantée dans le dos, au niveau du cœur. Une autre suivit, perçant un crâne, puis une autre, et alors que la dernière survivante eut à peine le temps de se relever, se prendre les pieds dans une bouteille et trébucher sous le coup de la panique puis se relever maladroitement, elle avait déjà reçu une balle en bois dans la nuque. Ça fait mal. Très mal. Sur le coup, le pauvre ingénieur tomba dans les vapes et se fracassa sa mâchoire sur une caisse.

    De la pénombre, Sakari sortit, arc dans le dos et pistolet dans la paume. Sans perdre un instant, elle retira les flèches, omit bien entendu une pointe typique de l’artisanat mÿtran dans un cadavre, puis récupéra dans le matériel présent tout ce qui pourrait intéresser un voleur. Elle embarqua ça en vitesse dans son sac, ainsi que le cadavre de celle qui n’aurait dû être qu’assommée. Arrivée au niveau d’une mare un peu plus loin au sud du lieu de l’exposition, elle balança tout ça dedans, ainsi que le cadavre dénudé. Puis elle se vêtit de la tenue d’ingénieur, planqua la sienne et ses armes dans son sac et son sac dans des broussailles isolées, puis retourna vers la salle du bal. En chemin, elle défit ses nattes pour se faire un chignon, mis une écharpe qui cachait une partie de ton visage, ajouta des traces de suie et de crasse pour masquer ses traits, et apprit par cœur le nom de celle à qui elle usurpait l’identité.
    Elle n’avait bien sûr pas balancé ce dont elle aurait besoin pour parfaire son alibi, à savoir du matériel technique. Ainsi disposée, elle put partir s’occuper de sa mission.

    Quand on se déguise en un employé qui par définition fait partie des meubles, les seuls qui nous remarquent, ce sont les meubles. Un responsable technique aperçut Sakari rentrer dans le bâtiment par une porte de service et vint la voir.
    « Ho vous là. Vous allez faire quoi ?
    – Salut chef. Bin, ça va être l’heure de mettre en place la statue de la paix, là. Rapport à l’entretien quotidien.
    – J’arrive pas à te situer avec ton accent, pourtant j’ai bien baroudé dans tout Daënastre. Tu viens d’où ? »
    Le coup classique. L’emploi du temps de Sakari était serré, elle n’avait pas une seconde à perdre. Certes, ce bonhomme avait l’air charmant et faisait là preuve d’une simple curiosité, mais il allait falloir s’en débarrasser, et vite.
    « Non mais ça c’est parce que j’ai pas mal été à Aildor ces dernières années alors c’est resté. Bon, j’peux y aller ?
    – Ouais… Non, attends. Tu te fous pas un peu de moi, là, dis ? C’est pas le matériel pour l’entretien de la statue, ça. T’as trouvé cette excuse pour piquer des canapés et du bon vin, avoue. »
    Il commençait à être lourd, à se monter aussi sympathique, compréhensif et amical. Elle serait bien tentée de renter dans son jeu, mais il risquait de lui proposer de l’accompagner.
    « Héhé, ouais. J’avoue. D’ailleurs j’ai déjà réussi à chourer une bonne bouteille. Tu la veux, comme t’as l’air d’être un chic type ? »
    Il la tutoyait, aussi elle ne se priva pas à faire de même. Il acquiesça et l’accompagna dehors, pour échapper à la surveillance. En général, proposer une bouteille à un charmant jeune homme ne se finit pas par une poignée de main. Et là, tout naturellement, Sakari l’attira dans un coin sombre et lui envoya un coup du tranchant de la main dans le cou, ce qui l’empêcha de hurler, puis elle le strangula assez pour le faire s’évanouir, et dissimula du mieux qu’elle put le corps dans une haie touffue que la nuit rendait très sombre.

    Puis Sakari retourna se mêler à la foule, l’air un peu maussade. Ça faisait trop de bons vivants tués ou blessés en une nuit.
    La statue était surveillée par des gardes. Ils allaient aussi poser des questions, ce que Sakari voulait à tout prix éviter. Heureusement, ils furent distraits pile au bon moment. Elle en profita pour s’approcher de l’œuvre, se glisser à l’arrière et placer le dispositif qu’elle dissimulait sur elle. Elle fit aussi mine de travailler quelques instants pour donner le change, puis quand elle aperçut les gardes qui retournaient à leur poste, elle referma la machinerie, après s’être assurée que son dispositif avait été correctement dissimulé et demeurerait invisible pour d’autres agents d’entretien.
    En passant devant eux, elle glissa un mot aux gardes.
    « Mon tour d’entretien est fait les gars. Bonne chance avec tout ce gratin, hé. Tenez, on a pensé à vous, pour que vous ne vous emmerdiez pas trop. »
    Et elle sortit le saucisson trouvé plus tôt. Ils accueillirent ce cadeau avec enthousiasme, et furent subitement moins concernés par l’ingénieur, qui en profita pour s’éclipser. Son travail ici était fait. Il ne restait plus qu’à effacer les ultimes preuves.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Faye Toen
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Ven 15 Déc - 2:45
Irys : 427500
Profession : Chasseuse d'artefacts - Danseuse
My'trän +2 ~ Zolios
Robe de Faye:
 

Edmond:
 


Le duo formé par Faye et Edmond du Lott, célèbre couturier Daënar, ne passa guère inaperçu dés sa sortie de calèche qui, déjà à elle seule, avait su captiver l'attention de bon nombre d'individus ! Si lors de leur marche en direction du grand hall l'homme attirait plus d'un regard dans sa direction, ce fut cependant sa partenaire qui en récolta la grande majorité... Flattée d'être ainsi mise en valeur, elle n'en tira pourtant aucun bénéfice car si la flamboyante se savait un physique agréable, elle ne douta pas une seule seconde que la robe qui lui avait été expressément confectionnée par son patron et ami y était pour beaucoup dans cet excès d'attention. Ses bras entourant celui de son cavalier, elle se rapprocha suffisamment pour pouvoir lui glisser quelques mots discrets à l'oreille, la mine agacée.

« Je ne suis pas à l'aise. »

« Des centaines de spectateurs t'observent chaque jour sur scène, et tu ne supportes pas le regard d'une dizaine d'entre eux ? » fit-il remarquer sur un ton léger, visant à rassurer la Ju'äm. « Ne te laisse pas intimider. C'est ma réputation qui est en jeu, et la tienne également... »

« N'y a-t-il donc que votre réputation qui vous inquiètes ? »

Un sourire se dressa sur le visage d'Edmond, mais Faye comprit que ses paroles n'en étaient pas la cause : il venait d'apercevoir, au loin, l'un de ses camarades resté sur le continent Daenär à qui il adressa un geste de la main, jurant avec le comportement qu'il avait décidé d'adopter jusqu'alors... Puis, il décida d'entraîner sa moitié vers son ami afin, sans doute, de pouvoir présenter sa nouvelle coqueluche et en faire les éloges. Lorsque tout deux furent à proximité, il se délesta de sa cavalière et vint embrasser sa vieille connaissance, un cercle privé d'individus se tournant alors comme pour tenter de vivre ces retrouvailles. Des rires se firent rapidement entendre sans que Faye ne puisse distinguer d'échange verbal et avant même de conter ses innombrables aventures sur la terre des "sauvages", Edmond dévia son regard vers sa protégée en tendant une main dans sa direction.

« Et je te présente ma dernière trouvaille, Faye Toen. Avant que tu le demandes, oui, nous parlons bien des mêmes Toen. »

« Mademoiselle. » commença l'homme tout en se saisissant de l'une des mains féminines pour y déposer un baiser. « La réputation de votre famille vous précède, et permettez moi de vous dire que vous êtes ravissante... Je constate aussi que la collection de mon grand ami ne souffre toujours pas d'un manque d'originalité et de splendeur ! »

« Tu aimerai bien ! » plaisanta du Lott, tapotant les épaules de son compère.

« Et vous êtes ? » demanda Faye, coupant court à leur plaisanteries.

« Sieur Delaïde [HRP : Nom changeable au besoin ?], pour vous servir. Je suis en charge de la sécurité en ces lieux, et ce serai un honneur que de vous avoir auprès de moi pour que je puisse personnellement me charger de la votre. »

« Sans facon, je... Althéa ? »

L'espace d'un instant, elle crut que sa vision lui jouait des tours. Elle dut cligner des yeux à plusieurs reprises pour confirmer qu'ils ne lui avaient pas mentis : la belle chevêche venait de passer à quelques mètres d'elle à peine, vêtue d'une somptueuse robe qui n'avait rien à envier à celle de Faye elle même. La flamboyante, par respect envers Edmond, se retint alors de s'évader aussitôt sans la moindre politesse : cela n'était pas moins irrespectueux que de proférer des insultes ! Ne quittant pas du regard la zone vers laquelle sa belle amie semblait s'être évaporée, elle fut ramené à sa réalité par l'entreprenant Delaïde qui, déjà, insistait pour qu'elle lui réserve la première danse à ses cotés.

« C'est que... Je... Escusez-moi, je dois m'absenter un instant, je n'arriverai pas à me retenir plus longtemps ! » finit-elle par mentir, espérant que cette excuse gênante ne jouerait pas en défaveur de son cavalier. "Et au fond, je m'en fiche !" pensa-t-elle, son désir de revoir un visage  familier bien plus important que celui de recevoir d'innombrables compliments de la part d'un beau parleur.

Alors, elle s'éclipsa dans la dernière direction connue de son ancienne partenaire d'aventure, s'excusant auprès de chaque personne qu'elle bousculait sur son passage. Elle visionna à nouveau les détails de la robe que son esprit avait réussit à conserver et espéra que son allure lui permettrait de réduire la distance qui la séparait d'Althéa, même si rien ne confirmait que celle-ci avait emprunté le chemin que Faye arpentait. C'est alors que la Ju'äm observa devant elle, au moins aussi agitée qu'elle, une tignasse rousse reconnaissable d'entre milles ! Le destin se montrait décidément bien généreux, aujourd'hui...  

« Soeurette ? »


Code couleur dialogues de Faye : #ff6600
Code couleur alternatif : #33cc99

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Adramus
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Ven 15 Déc - 13:36
Irys : 629641
Profession : Aventurier, maître d'armes
My'trän +2 ~ Mistral
Tenue d'Adra:
 

Bras dessus bras dessous avec sa jeune fiancée, Adramus parcourait le grand hall de cette impressionnante salle de bal extirpée du désert par les mains habiles du daënar qui finançait tout cela. Le guerrier reconnaissait volontiers la bonne volonté que ce dernier avait mis pour rapprocher les deux peuples. Malgré tout, durant ces quelques jours passés à observer tout ceci Adramus s’était malheureusement rendu compte que la froideur demeurait, bien que par ci par là on voyait des rapprochements fugaces. Il ne fallait pas se méprendre sur les intentions d’Adramus. Son but n’était pas de totalement détruire les habitants de Daënastre. Il reconnaissait leur droit d’existence aussi sûrement que celui des autres ethnies de Zochlom ou Als’Kholyn par exemple. Toutefois, il était déterminé à tout faire pour couper les ponts avec eux. Ils étaient trop différents, et les Daënars trop entreprenants. Partout où ils passaient, ils ravageaient et exploitaient les ressources sans limite. En bon nomade, l’adepte d’Amisgal avait déjà eu le temps de contempler toute la beauté de son monde, et c’était avant tout ça qu’il voulait défendre.

Mais ce soir, c’était les derniers instants de cette pause dans le cours du temps, avant que chacun ne reprenne ses affaires et aussi borné fusse-t-il le guerrier savait qu’il fallait profiter de moments comme celui-ci. Il était avec sa fiancée, ils avaient organisés leur mariage quelques temps après cette exposition universelle, il ne pouvait donc pas être plus heureux. Son regard bifurqua d’ailleurs vers le visage de la jeune femme, abandonnant les fresques et les verreries éclatantes pour une merveille non moins rayonnante à ses yeux. En vérité, il était bien plus empressé d’arriver au moment où leurs deux destins s’uniraient enfin au regard des Architectes que de simplement danser sur la piste de ce bal et il était certain que c’était du même acabit dans l’esprit de Mary.

Habillé élégamment, bien plus que d’habitude, Adramus avait revêtu une sorte d’habit cérémoniel couleur vermeil une veste légère à manches courtes et d’un pantalon ceinturé d’un drapé de même couleur, le tout brodé de fils dorés. Un ensemble tape à l’œil, mais de circonstance pour cette soirée si spéciale. Son regard balaya les convives déjà présents. Il ne reconnaissait pas vraiment ceux qui l’entouraient, et c’était bien normal. Peu de nomades d’Amisgal avaient acceptés de faire entorse à leur cycle annuel pour participer à un évènement aux allures si anecdotiques dans leur cœur de nomade. Une ambiance générale qui participait à ce sentiment tenace d’étrangeté qui persistait dans l’esprit du guerrier. Il ne se sentait pas à sa place, avec tant de monde entassé au même endroit, tant de faste dans les décors, tant de nourriture, tant de démesure en somme. Enfin, il comptait bien se faire violence, pour Mary, elle qui rayonnait déjà de bonne humeur enfantine, malgré la fatigue qui l’assaillait de plus en plus. C’était certainement les conséquences de cet âpre voyage.

Dans tous les cas, le couple approchait avec curiosité de la piste de danse sur laquelle évoluaient les plus précoces et téméraires fêtards de la soirée au son d’une musique typiquement my’träne, pour le plus grand déplaisir de certains Daënars qui n’hésitaient pas à le montrer. Un sourire taquin flotta un instant sur le visage d’Adramus en entendant leurs remarques amères. Pour cette partie de la soirée, c’était eux qui étaient à l’honneur, et il pointa même, dans son esprit, une envie subite de leur montrer toute la richesse des danses pratiquées par les tribus nomades de leur chère patrie. D’un geste léger de la main, il effleura les cheveux sombres de sa fiancée, attirant ainsi son attention quelques instants. Il pencha suffisamment près son visage de celui de Mary pour qu’elle puisse l’entendre, en affichant un sourire amusé.

- Dis voir, est-ce que cela te plairait que l’on se joigne à eux ? Je ne t’ai encore jamais fait danser, je suis un bien mauvais fiancé. Lança-t-il, taquin.

Il lui tendit ensuite une main cavalière avant de la mener vers la piste déjà un peu plus peuplée qu’à leur arrivée. Visiblement, il n’était pas le seul à vouloir faire vibrer le cœur de l’assemblée de toute la vie qui s’échappait de leurs corps mouvants. Une fois arrivé dans une zone à peu près dégagée, au son des tambours, des cordes grinçantes et des cœurs de voix, il lâcha la main de sa dulcinée et se plaça en face d’elle, laissant bien un mètre cinquante entre deux. Le spectacle pouvait commencer !
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Tashinär Vélacen Malphà
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Ven 15 Déc - 21:25
Irys : 169971
Profession : Courtisane
Daënar +1
Le grand soir était arrivé et autant dire une victoire pour moi. Enfin, un grand de ce monde avait condescendu à danser avec moi et pas n'importe qui !!! J'avais failli hurler "victoire" devant lui mais en fille de bonne famille, je m'en abstins et le remerciai avec une pointe d'émotion dans la voix et le regard illuminé. Voilà qui avait du lui faire chaud au cœur.

Mes filles étaient interdites de venir au bal pour la simple et bonne raison que je ne voulais pas qu'on puisse salir mon nom. Par contre, elles m'aidèrent à m'habiller et me coiffer. Il me fallut cinq heures complètes de préparations. Il faut toujours du temps pour avoir l'air de s'être habillée avec simplicité et élégance. Et la coiffure était simple également mais je voulais paraître sur mon meilleure jour et chacune de ces bouclettes devait tomber là où il fallait pour ne pas surcharger tout en ayant l'air d'avoir était fait avec vitesse. Le maquillage fut le plus compliquée car il fallait en mettre peu mais assez et je dus laver mon visage trois fois avant de me rappeler des gestes oubliées depuis trois ans à présent. Enfin, j'avais l'impression d'être de nouveau Unièchel. Mais ce soir, je portais encore le nom de Tashinär.

Pourquoi tant d'insistance sur la préparation ? Voyons ! Quelle question ! Une femme de ma condition, une courtisane ne fait rien d'autre d'intéressant. Satisfaire un client ne demande pas tant de talents que cela. Ce qui en demande, c'est la séduction, le fait d'enfiler un masque. Contrairement au loup qui chasse ouvertement et en bande, une femme du plaisir se doit de chasser masquer, vêtu de certaines façons en fonctions de son objectif. A deux bals je ne me vêts pas de la même manière en fonction de si je veux être vu par ma fonction ou si je cherche à plaire.

A ce bal, je me fichais des autres dans la mesure où ils n'étaient pas lui. Par contre, c'était une foule qui devait m'admirer et me voir danser à son bras. C'était important car c'était une victoire personnelle. Je dansais avec un gouverneur puissant, connu dans le monde. Et j'affichais donc ce trophée conquis la veille. J'étais venue le voir dans une robe simple, blanche, mais élégante. Je l'avais reprise de mes anciens vêtements d'avant ma transformation en Tashinär. J'avais l'air d'une simple bourgeoise de bonne famille, ayant atteint l'âge raisonnable mais sans être non plus très vieille. Légèrement timide, consciente de mon audace, rougissante, maladroite mais sans méchanceté, pleine de respect : bref, un jeu d'actrice qui avait obtenu un "oui" de la victoire. Et le tout sans évoquer mon métier. Sans donner de réponse ou alors avec un gêne extrême embrouillant quiconque cherche une explication à pourquoi j'étais seule.

La préparation est importante car elle permet d'entrée dans un rôle, une composition. Elle permet aussi de se réhabituer à une mise en scène dans laquelle nous n'éprouvons plus, nous autres les femmes de ce vieux métier,  le moindre plaisir. La préparation du corps, permet celle du jeu d'acteur.


Je me dirigeais en chaise à porteur pour éviter de salir ma tenue. J'arrivais dans l'édifice et ne tardais pas à reconnaitre mon cavalier. Je demandais qu'on me dépose et sortis de mon alcove pour le rejoindre tandis que ses gardes du corps me firent signe que je pouvais passer.

- Bonsoir, je vous remercie encore. Comment allez-vous ?

Les gens autour pouvaient bien murmurer, médire dans mon dos ou alors émettre leur surprise. On parlerait de moi et on le ferait parce qu'on serait obligé de reconnaître qu'un homme tel que lui en a fait la demande. Qui a Daënastre supposerait que j'osasse demander et qu'il n'eût point auparavant d'autre cavalière ?

Tenue+coiffure:
 


Dernière édition par Tashinär Vélacen Malphà le Dim 7 Jan - 16:14, édité 1 fois
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Henry Farstadt
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Ven 15 Déc - 22:54
Irys : 165975
Profession : Colonel en chef de Rathram / Haut-fonctionnaire
Daënar +3 ~ Rathram (homme)
Spoiler:
 

Le voyage avait été pénible. Le navire, bien que très moderne, ne disposait pas du confort classique des bateaux de voyage et Mme Farstadt s'était montrée très mécontente; Et quand elle était mécontente, la Farstadt, hé ben elle rouspétait.
C'est ainsi que cette chère Séverine avait cassé les pieds à l'équipage, aux autres voyageurs et plus particulièrement à Henry ainsi qu'à RC, qui avait, avec RD, accompagné le voyage. Ce dernier d'ailleurs avait respectueusement tanné son colonel pendant des semaines afin de l'accompagner durant l'événement. Au départ, l'officier voulait emmener RB, afin d'avoir un duo féminin dont personne ne se méfierait, mais l'insistant de son soldat ainsi que la réticence de son épouse à le voir s'entourer de créatures le poussa à reporter son choix.

Et il était content, RD. Le bonheur se lisait dans son sourire à l'idée d'aller à cette réunion géante où toutes les cultures se mélangeraient. Ses instincts de découvreur reprenaient le dessus et il en venait à faire des avances à toutes les femmes qu'il croisait (y compris RC, qui le renvoya sèchement) ainsi qu'à harceler le capitaine pour que le bateau avance plus vite.
Les deux guerriers d'élite, en dehors de leurs divagations habituelles, eurent d'ailleurs bien du mal à constamment justifier la présence de vêtements longs et de gants durant le trajet. Il commençait à faire chaud et beaucoup se passaient de manches, même leur colonel qui n'hésitait pas à exhiber son bras mécanique.

Quand enfin le continent du Sud fût en vu et que les locaux déroulèrent un minimum d'honneur pour Farstadt, les ennuis commencèrent.
Il refusa de se montrer le premier jour tout entier. Sa haine et sa colère envers les my'träns lui étaient revenues et on avait dû le garder une journée complète dans sa chambre pour qu'il ne s'en prenne pas à un officiel. Une fois la fatigue du trajet passée, le stress évacué et le choc surmonté, Henry s'estima prêt à se rendre au bal qui clôturait les festivités.

Il entra, noble, droit et martial, dans sa tenue d'officier-colonel protocolaire. A son bras, son épouse vieillissante, bardée d'une robe blanche et bleue qui la rehaussait quelque peu et faisait momentanément oublié ses formes de mère et de femme bourgeoise. Elle souriait à qui le désirait, alors qu'Henry gardait sa tête hautaine, ne la rabaissant que pour saluer quelque personnalité daënarde qu'il reconnaissait.
Derrière eux, leurs gardes du corps dans des tenues de bal de soldat marchaient mains derrière le dos, scrutant la foule du regard. De temps en temps, RC mimait un baiser à quelque bellâtre qui lui plaisait alors qu'RD portait son regard impudique sur la croupe de quelque jeune fille à la robe moulante. Il émis même un sifflement qui lui valu un mot de réprimande par son supérieur.

Un serveur se précipita vers eux pour demander à ces quatre personnes ce qu'elles désiraient. Henry choisit un champagne, comme son épouse, alors que les gardes du corps durent se contenter de boissons aux fruits plus classiques. La sobriété était le maître-mot pour eux ce soir.

Se baladant un peu dans le grand hall de la réception, Henry tomba sur l'Ôde à la Paix. Il respira un grand coup et dit à sa femme:


-"Ils n'ont que ça à la bouche "la paix". Comment veulent-ils assurer la paix quand tout un peuple est constitué de véritables bombes à retardement?"

Passant à son tour devant la statue, alors que le couple important s'éloignait, RC poussa une mèche de cheveux qui tombait devant son œil droit et susurra à son collègue:

-"On a du bol que RE n'soit pas là. Il aurait réduit la statue en miettes et le reste de la population avec..."

RD eut un petit haussement d'épaules et eut une moue rêveuse.

-"C'était ça ou RB qui aurait sans doute essayé de la voler pendant la nuit. Elle ne se retient jamais."

-"Au fait, j'ai vu des gens bizarres."

-"Des my'träns tu veux dire?"

-"T'es con."

Et ils retournèrent vers le duo qui s'éloignait déjà. La nuit allait être longue...
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Katharina Strauss
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Sam 16 Déc - 11:34
Irys : 159973
Profession : Étudiante en Océanologie - Directrice de Fondation
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)

L'adolescente est sur son petit nuage tandis qu'elle s'acharne à concilier le rythme de la musique aux mouvements quelques peu hésitants de son partenaire. La discussion, quant à elle, s'est peu à peu effacée au profit des regards et du silence. Lorsqu'elle croise le regard de ce jeune homme, c'est pour le baisser aussitôt. Mais quelque chose la pousse ensuite à le relever. Un cercle vicieux auquel elle ne souhaite pourtant pas échapper. Et tandis que des sourires timides puis assumés s'échangent, la foule danse qui les entoure semble peu à peu disparaître. Comme si le monde n'existait pas. Ou qu'il n'avait pas vraiment d'importance, dans le fond.

Pourtant un choc vient subitement ramener l'adolescente sur terre. Il est aussitôt suivi d'une sensation désagréable due à un liquide frais filtrant à travers sa robe. L'adolescente s'écarte par réflexe et comprend rapidement ce qu'il s'est passé lorsque son regard se pose sur une rousse et le verre délesté de son chargement qu'elle tient en main. C'est tout d'abord de l'irritation qui l'envahit. Non à cause de l'accident en lui-même mais bien parce que ce dernier a brisé l'étreinte qui l'unissait à son cavalier.

Elle échange un regard avec Fulbor et se fend finalement d'un sourire se muant bien vite en rire amusé. Non, ce n'est pas grave. Ce genre de choses arrivent. Et si l'on est incapable d'accepter les petites surprises que la vie s'acharne à mettre sur votre route, à quoi cela sert-il d'évoluer dans un monde comme celui-ci? Katharina lève alors une main apaisante en direction de la maladroite sans se départir de son regard amusé.
"Ce n'est pas grave du tout!" la rassure-t-elle.
"Il commençait de toute façon à faire un peu chaud..." ajoute Fulbor.
Le regard entendu qu'il lui décoche se heurte à un air désapprobateur quoique toujours amusé. Voilà qui ne fait qu'apporter du crédit à la remarque de l'intervenante. Si une certaine promiscuité est nécessaire lors d'une danse, il n'en reste pas moins que le duo a sous doute fait preuve d'un peu de zèle à ce niveau-là. Il est plutôt difficile de justifier un rapprochement physique comme celui-ci autrement que par l'attirance. Et une dame de la haute-société - fusse-t-elle une adolescente - ne devrait pas oublier les règles en vigueur. Pourtant...
"Quel est l'intérêt d'une telle danse si ce n'est la promiscuité?" reprend le jeune homme. "Il n'y a rien de mal à ça!"
"Et bien..."
"Les convenances? Encore?"
Ce n'est pas un ton de désapprobation qu'il utilise. Il se borne à la désinvolture comme d'autres se plaisent à respecter les règles. Katharina ne s'en formalise déjà plus. Elle reporte toutefois son attention sur la rouquine en cherchant une réponse plus satisfaisante à lui offrir, oubliant au passage que rien ne l'oblige à se justifier. Mais lorsqu'elle découvre par dessus l'épaule de l'intéressée une silhouette familière, elle commence à reculer lentement.
"Je... Veuillez m'excuser mais je dois vite... Je dois vite aller me rechanger!" argue-t-elle sans grande conviction. "Fulbor, je reviens!"
Du moins l'espère-t-elle... Car Fredrik n'aura sûrement de cesse de la chercher jusqu'à ce qu'il la trouve. S'il y a bien quelque chose qu'elle ne pas lui enlever, c'est son opiniâtreté. Et son talent lorsqu'il s'agit de deviner ce qu'une adolescente peut avoir en tête lorsqu'elle disparaît... Katharina adresse un dernier sourire au duo avant de s'éclipser parmi la foule. Elle entame alors un vaste détour pour tenter de contourner son chaperon et ainsi atteindre la sortie sans être inquiétée. Chemin faisant, elle croise un militaire de haut-rang dont le visage lui est familier. Pourquoi ces gens-là se sentent-ils obliger de venir perturber une soirée placée sous le signe du rapprochement entre les peuples...



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