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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Zochlom
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 [Terminé] [Event mondial] La salle du bal

Hex Hekmatyar
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Lun 19 Fév - 17:52
Irys : 126594
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Alors que mon esprit oscillait entre les visions débilitantes et la réalité, je me raccrochais à Allys et à sa voix pour continuer, même si je la perdais quelques fois. Finalement et sans qu’elle s’en rende compte elle finit par donner à mon esprit la seule chose qu’il reconnaissait et ce aussi bien dans son délire que dans la réalité : un ordre.
Des années d’entrainement et d’endoctrinement prirent soudainement le dessus sur mes pensées confuse : il y avait un ordre à appliquer, le reste était donc totalement secondaire.
Sortir d’ici, suivre Allys, un commandement fort simple qui ne nécessitait pas de réflexion, je m’abandonnais alors simplement à cet instinct imposé, suivant comme une machine pour ne plus avoir d’hésitation.
Les pas s’enchainèrent dans le sable, et lorsque la jeune femme s’arrêta je la vis me faire signe d’aider un homme inconscient alors qu’elle se lançait dans une petite joute verbale avec la propriétaire du corps masculin. Sans attendre, je pris l’inconscient le soulevant pour continuer à marcher, observant la jeune femme qu’Allys venait de sauver avec détachement.
Les gens réagissaient bien différemment à ce chaos et la jeune femme semblait elle affreusement calme, désignant même le pré-cadavre sur moi comme apte à nous faire rentrer dans un lieu où les secours arriveraient.
C’était la bonne chose à faire, de ça il n’y avait pas à douter, je pris donc de commencer à avancer, prenant Allys par la main pour suivre la direction qu’elle nous avait indiqué confiant dans le fait que tout le monde suivrait. Ce n’était de toute façon pas le moment d’hésiter plus que cela, la panique gagnait les gens et je devais parfois enjamber des gens non pas brûlés ou fou, mais bien simplement piétinés par d’autres qui avaient perdus tout sens commun. Plus vite nous serions dans le hall plus vite ce cauchemar prendrait fin.
La distance à parcourir n’était pas énorme et plus nous nous éloignions de l’épicentre de la catastrophe plus les hallucinations refluaient, jusqu’au point où je pus pleinement reprendre le contrôle de moi-même examinant les nombreux cadavres au sol.

-Je reconnais une bombe chimique quand j’en vois une… mais depuis quand les armes chimiques provoquent des hallucinations ?


C’était un détail mais… jamais les gaz de combat n’avaient provoqués de pareils trouble, ils tuaient ou mutilaient mais n’affectaient pas la psyché des gens, pire ils ne faisaient pas ressortir d’aussi mauvais souvenirs… et comment expliquer que des personnes hors de la zone contaminée soient également touchées ?
Il y avait bien des questions qui allaient se poser dans le futur, bien des questions et bien peu de réponses car je doutais sincèrement que la confusion générée laisse la place à une enquête. Et à moins que les gardes arrêtent chaque personne présente et filtrent les sorties de l’exposition, ce qui était impossible car ces mêmes gardes étaient en train de baver au sol, il ne risquait pas d’y avoir d’enquête.
Restait à savoir pourquoi il y avait eu un tel attentat…




Rose x 12
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Bolgokh
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Lun 19 Fév - 21:34
Irys : 305013
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Dans les volutes vaporeuses du gaz mortel, les gémissements de souffrance étaient désormais l’unique chose audible à des milles à la ronde. La salle du bal arborait sa devanture et son plafond crevés d’une plaie béante, un parterre de cristal brisé et de murs fondus et brunis par la morsure des flammes. De l’ancienne scène il ne restait rien, des copeaux de bois éclatés pour unique preuve de ce qu’il s’était passé lorsque la masse noirâtre au sol ne dissuadait pas tout individu sain d’esprit de regarder. Ce fut dans ce post-chaos ambiant que les secours finirent par arriver, un escadron, puis deux, puis trois, de miliciens armés jusqu’aux dents accompagnés d’une nuée de troisième Cercles opérationnels. Les nouvelles avaient mis une éternité pour atteindre Yeronkhii malgré la proximité de l’exposition. Quelques hauts gradés avaient bien tenté cette prouesse dans leur fuite, à peine arrivés face aux autorités compétentes que l’air ambiant s’était fait piège sournois : la moitié de la cité pérégrine s’était tordue et avait hurlé en cœur sa souffrance, des illusions fantomatiques gangrenant les rues telle une marée montante. Alors, une fois seulement les habitants placés dans une relative sécurité, l’on s’était tourné vers l’origine de cette vague terrifiante de magie. Autrement dit beaucoup trop tard pour sauver ce qui restait encore à sauver.

Il subsistait néanmoins quelques chanceux, des groupes disparates écroulés dans l’herbe dont les corps ne semblaient plus réagir. Beaucoup ne se réveillèrent pas. Quelques-uns émirent des plaintes, suffoqués par le gaz mais bel et bien encore en vie. Un jeune médecin soupirait alors de soulagement, heureux de n’avoir pas totalement perdu sa journée dans ce pur enfer… Il fallait ensuite évacuer, veiller aux signes vitaux, placer en soins d’urgence ceux dont l’existence ne tenait plus qu’à un maigre fil. La pelouse et les jardins silencieux de Zochlom ne furent bientôt plus qu’une fourmilière de blouses blanches et de cordons de sécurité. Car l’on fouillait les débris à l’intérieur de la voûte crevassée, l’on ramassait ici et là une âme encore en peine pour l’évacuer, des indices épars également sur le drame qui s’était produit en ces lieux… La coquille vide de la bombe fut retrouvée en morceaux et placée dans les objets suspects, tandis que l’on réunissait les témoignages de la garde en charge cette nuit-là dont une poignée de représentants était parvenue à survivre. En somme, il ne fallut guère longtemps pour qu’une escouade de cinq miliciens ne vienne poser une main inquisitrice sur l’épaule de Lizzie Seavey, unique témoin à détenir l’extrémité du fil de cette œuvre. Elle fut plaquée au sol sans ménagement et le claquement sec de menottes de magilithe liquide ne tarda pas à se faire entendre contre ses poignets… On n’était jamais trop prudent, et nul ne saurait utiliser la moindre magie avec de tels fers sur la peau. Ludwig Strauss et ses acolytes ne furent pour leur part aucunement inquiétés, et l’on entendit même une jeune milicienne se lamenter sur les blessures du malheureux gentleman faussement innocent. Oui, le destin était une donnée souvent injuste.

Le matin même, les journaux s’arrachaient d’ores et déjà la nouvelle, friands de ces cataclysmes capables de faire trembler les murs du plus solide des États.



« 106 morts, 350 blessés, 17 dont le pronostic vital est encore engagé. Nous déplorons la présence du Gouverneur d’Hinaus, entre la vie et la mort, et celle du Gouverneur de Wal décédé hier soir des suites de ses blessures. Un hommage est prévu samedi soir en l’honneur de feu Gustave Wilson, qui laisse derrière lui un héritage colossal aux associations caritatives. […] »

« My’trä en deuil, les familles du Khorog et du Gharyn de Kereeh, abattues par une tragédie. Le Conseil de la Convergence assure que la sécurité sera maintenue sur la ville laissée à l’abandon par le décès de ses dirigeants. »

« Yeronkhii, paysage de fin du monde… ? Une cellule psychologique a été créée d’urgence pour soutenir les populations traumatisées. N’hésitez pas à vous rendre au plus proche bureau des Cercles de l’Aube. […] »

« Une suspecte arrêtée, en route pour Yeronkhii. Les autorités s’interrogent, le but était-il de provoquer la guerre ? Quelle nation est en faute ? Aucune preuve tangible semble n’avoir été trouvée sur le lieu… […] »

« My’trä en cause ? Des flèches trouvées sur la scène de crime. La bombe artisanale incrimine Daënastre, que faire face aux Architectes en colère ? Par mesure de précaution les deux Nations ont décrété l’état d’urgence : les frontières seront désormais sujettes à une hausse drastique des contrôles de sécurité. La violence civile éclate dans des foyers de violence raciste, il est conseillé aux voyageurs et étrangers de ne pas sortir non accompagnés. »

« L’ignorance et la haine, cause de nos problèmes ? Je ne crois pas, Monsieur, car confrontés à cette violence j’ose affirmer haut et fort que l’ignorance est justement la porte de notre salut… Refusons la connaissance, refusons la communication. Faisons-leur payer la perte de nos femmes et nos enfants ! »



HRP :
 


L’Exposition universelle de Gustave Wilson - Fin


~ N'hésitez pas à adresser vos questions par MP à Asmigal, Khugatsaa ou Möchlog, ils se feront un plaisir de vous aider ! ~
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Althéa Ley Ka'Ori
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Mar 27 Fév - 20:03
Irys : 850225
Profession : Guérisseuse du Troisième Cercle
My'trän +2 ~ Suhury
Les tissus se résorbaient, les brûlures s’hydrataient, les douleurs s’amenuisaient, et la rouquine s’indignait qu’elle emploie son art à des fins jugées absurdes. La chevêche jeta un œil empli d’incompréhension à sa partenaire, percevant son trouble mais inconsciente de sa cause. En dépit de plusieurs semaines d’étroite collaboration, sa comparse demeurait un mystère, une énigme insolvable. Depuis quand s’offusquait-elle aussi ostensiblement de ses guérisons ? Elle-même avait cessé de lui faire remarquer qu’elle tuait ! Leur vocation respective faisait dorénavant partie des meubles, de ceux où l’on se cogne l’orteil de temps en temps mais que l’on ne prend plus la peine de remarquer vraiment. Möchlog les réunissait pour illustrer chacune l’un ou l’autre de ses pouvoirs, elle en était à présent convaincue ! L’une répandait la mort, l’autre la vie, et c’est ainsi que la chouette régnait, non sans une certaine harmonie des gestes.

Mais la trahison qu’elle lisait dans ces pupilles ambrées la transpercèrent de part et d’autre, et démentirent de leur véhémence ce paisible équilibre. Presque instinctivement elle s’en voulut, sans même savoir ce qui pouvait motiver son mécontentement. Tombée en arrière, interdite, elle se vit accablée de méfaits insoupçonnés.

    « Lui ? Il veut ta mort ? »


La situation lui échappait de façon certaine. S’il voulait sa mort, pourquoi vivait-il encore ? Quels obstacles se dressaient sur le chemin de Zora mais n’étaient pas irrémédiablement détruits ? Elle les comptait sur les doigts de la main, et pouvait se targuer d’occuper une place de choix parmi ceux-là ; mais cet homme-là, qui était-il ? Son cerveau trop lent ne lui permit pas d’approfondir son désarroi, et son alliée combla le silence d’un appel déchirant, comme pour signer la fin d’une confiance tacite dont elle ne présumait pas l’existence quelques secondes plus tôt. Leur relation avait évolué plus vite qu’elle ne s’en était douté. Ce qui avait le goût de la loyauté et de la mission divine prenaient des allures plus profondes, plus personnelles. Ironiquement, et elle ne le comprenait que trop tard, Zora était la personne qui s’apparentait le plus à une "amie", aussi inadéquat ce terme fut-il en l’occurrence.

Zora combla ce silence contemplatif en marquant son initiale dans la paume offerte, tandis qu’Althéa, toujours à assise là où on l’avait propulsée, refaisait le monde, et revoyait tous ses acquis. Elle avait quitté My’trä à la première opportunité donnée, et cette opportunité portait le nom de Zora. Elle avait ignoré ses crimes, rejeté ses vices, repoussé la violence et l’amoralité inhérentes à cette relation. Pour mieux les incorporer à ses propres désirs. Tout n’était qu’un prétexte, elle partageait plus avec Zora qu’elle ne voulait bien l’admettre, et cela avait donné naissance à un lien inaliénable et indescriptible, comme une injure au bon sens. Dans les faits, elle se donnait des airs de sainte, mais secrètement elle se réjouissait des châtiments qu’opéraient Zora. Elle soignait les autres, mais elle soignait surtout sa réputation ; dans le fond, elle adhérait à la simplicité avec laquelle la rouquine œuvrait, elle lui enviait son aisance à répondre à l’instinct seul. Elle vivait une vie par procuration, et récoltait les bénéfices sans souffrir des inconvénients. Le sang que Zora faisait couler, elle s’en délectait.

    « Entendu. »


Les effets du gaz se dissipaient tout à fait, et sa prise de conscience, concernant ses propres penchants, les rendaient presque obsolètes tant elle vivifiait ses sens. Elle se releva, plus assurée que jamais, et son regard fut attiré par une salve de confrères des cercles qui envahissaient les lieux. Elle espérait pour Zora que le médecin qui soignerait Zaël serait daënar, sans quoi le Z risquait de disparaître avant qu’il n’ait posé le regard dessus. Sans plus de cérémonie, Althéa dénoua le brassard qui lui entourait l’épaule, trop heureuse de remettre les soins à d’autres. De plus, cette arrivée soudaine lui offrait une échappatoire temporaire pour le conflit qui l’opposait toujours à l’autre fidèle de Möchlog. Un conflit qu’elle était bien incapable de résoudre, puisqu’elle était de toute évidence réticente à l’idée d’exprimer son propre attachement à son égard.

    « Si tu ne veux pas que je soigne quelqu’un, il suffit de le demander. Tu n’as pas besoin d’être aussi dramatique. »


La pique avait été prononcée à demi-mot, sonnait comme un reproche mais n’était que l’expression maladroite de son affliction. Elle souhaitait son pardon sans le demander. Poser des mots sur ses émotions semblait soudain plus ardu que de planter une lame dans la chair d’un être cher. Peut-être parce qu’elle avait ressenti pour la première fois les sensations d’un meurtre, même s’il ne s’agissait que d’un souvenir fugace, qu’elle n’avait pas tardé à associer à sa partenaire à la vue des mèches de braise de sa chevelure. En cet instant, elle comprenait Zora mieux que jamais, mais n’avait jamais été aussi éloignée d’elle. Quant à leur relation froissée, elle ne se résoudrait pas par le biais d'effusions verbales d'affection, mais par des actes futurs. Pour l'heure, Althéa se sentait impuissante. Impuissante et épuisée.
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