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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Zochlom
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 [Event mondial] La salle du bal

Adramus
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Dim 7 Jan - 16:29
Irys : 532157
Profession : Aventurier, maître d'armes
My'trän +2 ~ Mistral
Petit à petit, l’esprit d’Adramus s’éclaircissait, son sourire revenait, mais moins chaleureux, moins aimable, plus… inquiétant. C’était le sourire d’un homme qui se savait gagnant. Pourquoi ? Parce que les mots de Zora traduisaient son indiscutable dégoût, sa frustration de voir que le guerrier ne lui appartenait pas et ne lui avais jamais appartenu. Même sous les flammes, même unis par la chair, l’âme d’Adramus était demeurée auprès de Mary, ne laissant à la psychopathe qu’une enveloppe charnelle puissante, mais vide de toute raison. En sachant cela, il savait parfaitement que le stratagème de cette femme obligée de se maquiller en ce lieu ne fonctionnerait pas.

L’adepte d’Amisgal but une gorgée d’alcool, tout en regardant la réaction de Mary du coin de l’œil. Il savait qu’elle serait curieuse, incrédule, sachant que, visiblement, elle considérait Zora comme quelque chose qui se rapprochait de l’amie. Mais s’il y avait bien une tâche à laquelle Adramus s’emploierait, ce serait de faire en sorte qu’elle change d’avis. Cette femme, quoique faible, demeurait dangereuse. Sa perversion la faisait sûrement détester Mary, cela se voyait à son sourire. Il n’y avait que la haine qui subsistait dans cette épave d’humanité, seule l’envie de faire du mal survivait. Nul objet n’était plus dégoutant aux yeux du guerrier et de la même manière qu’elle semblait déterminée à le faire souffrir, il lui rendrait chaque coup, la ferait définitivement taire le jour où elle se croirait suffisamment puissante pour passer à l’action. Mais pour le moment, il ne pouvait frapper que par le verbe, mais il comptait bien faire mouche tout de même.

- Oui, on se connait bien désormais. J’ai appris de toi que tu n’étais que haine, perversion, mensonge et faiblesse. J’ai appris de toi que tu ne savais pas te défendre seule et que même dans tes entreprises de meurtre il te fallait l’aide de quelqu’un que tu pourrais manipuler. J’ai appris de toi que tu te croyais trop puissante pour ton propre bien, que tu pensais pouvoir m’éliminer comme un simple animal. Toutes mes excuses, mais l’animal ici c’est bien toi, et tu bouillonnes sûrement de rage depuis que tu n’as pas réussi à obtenir tout ce que tu voulais de moi. Tu as obtenu mon corps, et encore, qu’une partie, et tu n’as pas réussi à me tuer quand tu en avais l’envie. J’ai même dû te sauver, encore une fois, des flammes que tu avais toi-même provoqué. L’histoire que l’on partage n’est pas belle à raconter, car on y comprend à quel point tu es pathétique.

Il fit ensuite un pas vers Zora, la dominant par la taille et par un sourire au moins tout aussi mauvais et inquiétant que celui qu’elle arborait plus tôt.

- Et tu as appris de moi que j’étais capable du pire et que je n’avais pas besoin de mentir et manipuler pour arriver à mes fins. Hein, l’Impure ? Demanda-t-il avec un sourire goguenard.

Il retourna ensuite à sa place originelle, de là où il pouvait voir le visage de Mary, qui ne devait sûrement rien comprendre à la situation. La pauvre. Il était certainement temps de lui expliquer.

- Si tu veux expliquer à Mary notre rencontre, fais donc, mais encore une fois tu verras que ton venin n’a aucune emprise sur les gens vertueux. Je ne prétends pas en faire partie, mais je peux affirmer que ce n’est pas ton cas non plus. Je ris bien de la haine que tu me portes, l’Impure, mais ait au moins la décence de dire la vérité au moins une fois dans ta vie.

Le message était clair. Adramus avait eu le temps de réfléchir à ce qui s’était passé dans ce manoir, depuis tous ces mois, et pas une seule seconde il ne se sentait coupable de quoique ce soit. Il avait été trompé, manipulé et transformé en cette bête meurtrière qui dort dans tous les Godmerek et qui ravage tout une fois réveillée. Il ne regrettait pas cette nuit-là, mais il ferait en sorte que les regrets que Zora nourrissait n’atteigne pas sa chère et tendre. Elle n’avait rien à voir dans cette histoire, et cette femme le comprendrait de gré ou de force.
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Aurore Seraphon
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Dim 7 Jan - 18:17
Irys : 843016
Profession : Agriculture/Chasse
My'trän +1
~ Avec Ludwig & Lizzie ~

Paix. Encore et toujours la paix. C’était bien ce qu’avait dû penser la rouquine en écoutant la réponse de l’homme à la moustache parfaitement entretenu. Fronçant doucement les sourcils, elle n’avait pas pu s’empêcher de dévoiler des dents blanches à travers un sourire. Il n’avait pas tort, peut-être que son caractère un peu trop tranché et impulsif ne lui avait pas permis d’avoir un avis positif sur ce nouvel arrivant. Se massant doucement l’arrière de la nuque, signe léger de sa gêne, la jeune femme s’était appliquée à abandonner la conversation, en plongeant ses lèvres dans son verre et par conséquent dans le liquide pétillant qui lui tira une grimace. Non adepte de l’alcool –si, si, l’évènement du premier jour étant complètement oublié dans son esprit-, encore moins du champagne, la rouquine se contenta d’étouffer une quinte de toux légère. Ce breuvage n’était pas pour elle, c’était une évidence. Ses deux émeraudes avaient fini par délaisser la contemplation de la salle, pour se concentrer uniquement sur ses deux interlocuteurs, la jeune femme à la tenue très agréable, mais certainement peu pratique et à l’homme dans une tenue élégante qui avait certainement pour but de le mettre en valeur, lui aussi. Un instant, l’esprit un taquin de my’tränne c’était demandé si tout ce surplus de tissus n’était pas là pour dissimuler un quelconque défaut physique. S’intéressant enfin à la conversation, Aurore secoua doucement la tête, portant son attention sur les différents couples.

L’évidence était presque dérangeante, les individus présents semblaient s’amuser, se distraire, sans pour autant réellement se mélanger. Enfin, cette constatation fut rapidement interrompue par la présence du primo-gharyn de Busad en compagnie d’une… charmante non mage ?! Heureusement qu’Aurore n’avait pas avalé sa gorgée précédemment, sans quoi elle aurait inévitablement tout recraché sur le pauvre homme à moustache qui se serait retrouvé, comme les enfants précédemment, recouvert de champagne. Une fraction de seconde, ses sourcils se froncèrent, déçu de constater que ce dirigeant n’écoutait absolument rien. Comment pouvait-il venir ici, au bras d’une vulgaire daënare et danser en public en plus ? Aaaaah il était beau le roi de Busad. Aucun respect pour son peuple tout ça sous couvert d’un événement en faveur de la paix. Quand ceux ne pratiquant pas la magie viendront exterminer ses gens, que fera-t-il ? Il tendra l’autre joue ?! De colère, la rouquine manqua de faire exploser le verre qu’elle tenait entre les mains. Un serveur, ayant visiblement vu le malaise, ou simplement perçu l’état complètement vide, était venue lui récupérer des mains, lui en offrant un nouveau, bien rempli cette fois-ci.


- « Dénué de charme, c’est ce que je dirais aussi » ronchonna presque trop spontanément la jeune femme avant de se reprendre « Enfin, je veux dire qu’au contraire tout ceci est particulièrement charmant. Le lieu est décoré avec les goûts, les femmes portent des chaussures qui donnent le vertige, les hommes des tenues agréables et tout ce beau petit monde semble danser à merveille. »

Si sa voix était douce, il ne faisait aucun doute qu’elle tentait de mettre de l’eau dans son vin et d’éviter de trop dévoiler à quel point tout ceci la mettait mal à l’aise. Un nouveau sourire sur les lèvres, abandonnant la vision rocambolesque d’un Gharyn et de sa bêtise, Aurore tachait de faire bonne figure, écoutant la suite de la conversation qui tournait un peu trop sur sa petite personne à son goût. Aure semblait découvrir que sa voix portait un accent, chose qui l’avait laissé quelque peu silencieuse, appuyant son observation sur sa délicieuse interlocutrice, elle avait fini par aviser également Ludwig, quelque peu surprise par cette très juste supposition. Un peu trop têtue pour la soirée, la my’tränne ne pouvait cependant pas lui donner raison, cela serait d’une certainement manière perdre la face, ainsi s’autorisa-t-elle un demi-mensonge le tout enrobé dans un large sourire.

- « Eh bien, je suis navrée de vous annoncer que vous allez me devoir une faveur, monsieur, et que madame De La Ronce en soit témoin. » Dit-elle le regard pétillant de malice « Je viens de la région de Khurmag, enfin, je voyage beaucoup, c’est pourquoi vous avez dû penser percevoir un petit quelque chose de Zolios ou Suhury. »

Victorieuse. Voilà comment elle se sentait, alors qu’elle levait délicatement son verre en direction de l’industriel, puis de la jeune femme ayant eu quelque hésitation vis-à-vis de son identité. Avec ce petit jeu, un peu enfantin, la rouquine en avait presque oublié l’atroce découverte qu’elle avait faite deux minutes plus tôt vis-à-vis du Gharyn. Quoi qu’elle vît finalement en son interlocuteur, une possible manière de dévoiler à ce dirigeant qu’elle était complètement ouverte d’esprit vis-à-vis de la mixité des peuples. Même si dans le fond, ce n’était pas le cas, le tout était que cela le paraisse, rien de plus.

- « Auriez-vous une idée de la faveur que je devrais demander à cet homme ? Je dois admettre ne pas être une grande connaisseuse de vos coutumes. » Souffla la my’tränne tout en conservant son sourire.

À bien y regarder, la jeune femme semblait doucement se détendre et se prendre dans ce jeu de conversation avec des individus vers qui elle n’aurait à première vue jamais été. Cependant, ne devait-elle pas pour autant rester sur ses gardes, il suffirait d’un étrange outil de cette technologie pour qu’elle se retrouve la tête dans un pot de fleur à expulser la totalité de ce que son estomac contenait.



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Aurore s'exprime en #ff9999
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Luka Toen
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Dim 7 Jan - 22:52
Irys : 333357
Profession : Historienne et naturaliste à ses heures perdues, médecin officiellement
Pérégrin 0
- Avec Faye, Althéa et un milicien dans une alcôve, enquête sur le meurtre d'un convive provoqué par Eskarina -



« Les talons me vont à merveille, n’est-il pas ? lui répondit-elle avec humour, imitant brillamment le ton de crécelle d’une bourgeoise. »

Elle ne fut pas sensible à l’atmosphère appesantie qui régnait entre sa sœur et leur jeune amie, trop de bonne humeur régnait désormais en ces lieux pour que la moindre ombre y subsiste. Désireuse de manifester une joie équivalente à celle d’Athéa, trop heureuse de les revoir toutes deux, Luka posa l’une de ses mains sur la sienne, pressant délicatement ses doigts en signe de ravissement. A voir le bandeau de la jolie brune, cet emblème de guilde que Luka connaissait si bien, elle devait toujours être en service. Quel dommage qu’elle ne puisse profiter pleinement des festivités… Qui sait dans combien de temps une telle rencontre se reproduirait, excellente opportunité de s’amuser un brin ou de se détendre avec un verre à la main ?

« Miss Toen nous aurions besoin de vous à l’entrée, pour… un cas spécial. »

Et voilà que juste comme cela leur paix toute relative en était brisée. Luka retourna au milicien qui l’avait interpellé un regard inquisiteur, cherchant d’ores et déjà à deviner dans ses traits ce qu’il ne disait pas tout haut. Elle n’avait pas son brassard bien en vue – c’est qu’il devait l’avoir désignée au jugé. Elle fut tentée de se dérober d’un sourire, présenter sa robe nocturne et diaphane, navrée, comme vous le voyez je suis de sortie ce soir, n’importe quoi pourvu qu’une autre soit désignée. Néanmoins… Elle ne saurait jamais alors le fin mot de cette histoire. Et cela, était absolument inadmissible. Quel cas spécial ?!

« Bien sûr, je vous suis. »

Elle échangea un rapide regard en biais avec Faye, et sa dextre fila avec vivacité jusqu’au bras de sa sœur. Hors de question de la laisser sur place, ni même de la perdre de vue pour l’heure. Quoi qu’il s’agisse, Faye était de ces personnes capables d’encaisser sans trembler : elle serait d’excellent conseil. Quant à Althéa…

« Je vous présente Althéa Ley Ka'Ori, l’une de mes condisciples. Nous fonctionnons en groupe au sein des Cercles de l’Aube. »

Elle omit de préciser que Faye était une civile, insinuant que leur « groupe » n’était autre qu’elles trois. Elle laissa leur guide s’imaginer le rôle de la Flamboyante, secrétaire, aide à tout faire, ou Bolgokh savait ce qu’il pouvait bien envisager. Sans tergiverser davantage, ils se dirigèrent vers le hall central pour parvenir à une pièce reculée, vraisemblablement utilisée par le personnel de l'événement. La porte était dissimulée dans le décor, surveillée par quelques miliciens discrets, et des objets de toute sorte y étaient entreposés. Que voulait-on leur montrer au cœur de tous ces couples dansant et ces hauts pontes discutant des accords qui leur échappaient ?

Elles ne tardèrent pas à le savoir. Un corps était avachi là dans cette grande pièce d'entretien, distordu par la mort. Génial. Une soirée ne pouvait-elle donc se passer le plus normalement du monde, à picoler et charmer les gentlemans du coin ? Pourquoi fallait-il donc que d’autres n’aient pour principale activité que de faire du grabuge ? Le soupir qui franchit les lèvres de Luka fut immédiat. Hé bien, elle n’était pas prête de se coucher.

« Si je résume, vous l’avez trouvé ici suite au cri d’une Dame, qui s’est ensuite évanouie. Nous ne savons donc pas si elle a vu quoi que ce soit. »

Elle s’avança sur le parquet lustré, prenant garde à ne pas marcher dans la légère flaque de sang qui s’étalait au sol. Rien de pire que d’avoir les pieds mouillés ! Elle ramassa les corolles brumeuses de sa robe qu’elle remonta sans ménagement à mi-cuisse avant de s’accroupir. C’était elle qui gérait ses lessives après tout, et l’odeur, déjà, était terrible. Elle effleura des doigts la poitrine de la victime, en retira un index rougeâtre.

« Son sang est encore tiède. Cela s’est produit il n’y a pas plus de dix ou vingt minutes. Je peux ? »

Elle désigna les atours du jeune homme, et sans attendre de réponse entreprit de l’en départir. La plaie se fit peu à peu visible grâce à ses bons soins, propre et nette droit sur son cœur.

« Du vrai travail de professionnel, eut-elle un sifflement admiratif. Vous courrez un sacré lapin, Messieurs. A voir ses traits déformés, il devait être plutôt surpris au moment de sa mort. Ce qui signifie qu'elle fut quasiment immédiate, il n'a pas trop souffert. »

Elle se releva, acceptant le mouchoir brodé que le milicien lui tendait pour s’essuyer les mains.

« Ma collègue ici présente sera probablement plus douée que moi pour voir d’un seul coup de magie les lésions internes. Et sans se salir en plus, si ce n’est pas merveilleux. »

Elle offrit un grand sourire à Althéa, ravie de ne pas avoir à improviser une autopsie ce soir. Vive le don de Möchlog !


Apparence complète de Renkhii
CODE COULEUR = #FFA500


Dernière édition par Luka Toen le Lun 8 Jan - 19:40, édité 2 fois
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Mary E. Burrowes
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Lun 8 Jan - 10:43
Irys : 792832
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères

Au bord de la piste de danse avec Adramus et Zora

Les félicitaions de Zora sont les plus froides que j'ai reçues depuis le début de lma relation avec Adramus. Elle ne le pense pas. J'en ai la certitude sans vraiment savoir ce qui peut bien l'ennuyer dans le fait que tout se passe bien pour ma vie amoureuse. Mais en même temps, je crois avoir déjà compris que le bonheur des autres l'intéresse assez peu. Leur souffrance en revanche... est certainement beaucoup plus à son goût, d'ailleurs sa réponse à ma question sur l'exposition a tendance à me le confirmer.

Tout ce que j'ai vu, ce sont des hérésies animées par des hérétiques! Mais à défaut d'être intéressant, ce fut au moins instructif! Tout ce que nous pouvons apprendre sur ces animaux nous servira bien un jour ou l'autre...?

Je fronce légèrement le nez et les sourcils. Dans un endroit comme celui-ci, je désapprouve son comportement. Même si les Daénars sont loin d'être tous des anges, je le savais très bien, les insulter alors que malgré tout, c'était bien l'un des leurs qui étaient à l'origine de cette initiative de paix, me semblait totalement intolérant. Comme Zora croyait en la surpuissance de Möchlog au dessus des autres architectes, les daénars pouvaient bien décider de nier leurs existence. Cela me paraissait stupide, exactement au même degré. Heureusement, l'arrivée d'Adramus mit fin à cette conversation qui serait vite partie en torche autrement. Je prenais le verre rapporté par mon guerrier en tentant de ne pas laisser la fausse brune assombrir notre soirée, de plus en plus méfiante cependant à son égard.

Je dois t'avouer quelque chose, Mary! Ton fiancé et moi nous connaissons bien. Intimement, même! Je l'ai rencontré à Suhury seulement quelques jours après notre amusante soirée à l'auberge. Le monde est petit, pas vrai?

Je finissais d'avaler la gorgée de vin pétillant avant de regarder Zora en opinant de la tête. Et alors ? Moi aussi je le connaissais intimement, et ce n'était pas le seul homme que je connaissais. Sans oublier qu'Adramus était définitivement plus vieux que moi, il avait certainement eu plus de conquêtes. En fait, ce qui m'agaçait le plus en cet instant, c'était le mépris total de Zora pour les normes sociales. Cette façon de vraisemblablement les briser sciemment pour peu que ça mette les autres mal à l'aise. Est-ce que ça m'énervait qu'elle ait connu Adramus comme cela ? C'était évident. Comme n'importe qui, et encore plus parce que oui, elle était jolie avec ses cheveux de feu. Parce que j'étais entière et possessive. Mais je ne douterai pas qu'il soit à moi pour autant et peu m'importait la temporalité ou ce qu'ils avaient partagé.

Mais en réalité, je n'eus même pas le temps de rassembler toute ma colère qu'une autre la remplaça dans l'air. La provocation de Zora était trop évidente. Il s'était passé quelque chose d'encore différent entre eux. Quelque chose qu'Adramus rejetait maintenant de tout son esprit. Je n'avais jamais entendu le guerrier avoir des paroles aussi dures, aussi tranchantes. Presque plus terrifiante encore que la lame de vent qui lui servait d'arme physique. J'avais l'impression que ses paroles découpaient pour moi la toile d'innocence vaine dont j'avais voulu gratifier Zora auparavant.

Et tu as appris de moi que j’étais capable du pire et que je n’avais pas besoin de mentir et manipuler pour arriver à mes fins. Hein, l’Impure ?

Le surnom qu'il lui donnait me fit relever la tête vers le guerrier. Plus inquiète pour lui que pour quoique ce soit d'autre finalement. Il n'aurait jamais appelé quelqu'un d'autre comme cela s'il ne l'avait pas pensé du plus profond de son cour. Et pour cela, je savais qu'elle l'avait blessé. Une chose de plus à ajouter contre cette femme à qui j'avais un jour rendu service.

Si tu veux expliquer à Mary notre rencontre, fais donc, mais encore une fois tu verras que ton venin n’a aucune emprise sur les gens vertueux. Je ne prétends pas en faire partie, mais je peux affirmer que ce n’est pas ton cas non plus. Je ris bien de la haine que tu me portes, l’Impure, mais ait au moins la décence de dire la vérité au moins une fois dans ta vie.
Franchement... je m'en fiche. dis-je en prenant la main d'Adramus pour la serrer dans la mienne. Puis je me tournais vers Zora. Je suis sure que tu as encore plein de personne à voir ce soir. On va y aller.

C'était vraiment tout ce que je voulais pour l'instant. Reprendre le cours de la soirée, et retrouvé l’innocence qui m'unissait à mon futur époux avant son interruption. J'avais compris le message. Oui Adramus avait fait des choses stupides, d'autres horribles peut-être, mais après tout je ne l'épousai pas parce que je pensais que c'était le meilleur homme d'Irydaë. C'était simplement le meilleur homme pour moi ! Et contrairement à Zora, lui faisait tout pour être encore meilleure, tout comme je le faisais pour lui...



Couleur de Mary: #33ccff
Couleur de Auke : #ff9933, Couleur de Pom: #33ccdd, Couleur de Pilm: #3399ff
Les paroles en italique sont les discussions de Mary utilisant le don d'Orshin avec les animaux.

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Zora Viz'Herei
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Lun 8 Jan - 13:07
Irys : 755379
Profession : Purificatrice fanatique
My'trän -2

Des... gens vertueux? Curieusement, c'est la seule partie de l'explication d'Adramus qui la fasse tiquer. Explication qui ressemble davantage à un déchaînement de frustration et de colère qu'à un véritable récit objectif, d'ailleurs. Zora trempe à nouveau ses lèvres dans son verre en observant le noiraud d'un regard espiègle. Il n'a avoué qu'à demi-mot ce qu'elle juge comme une erreur. Mais la noirouquine sait que les points de vue sont aussi variés que les nuances que le ciel qui les surplombe peut arborer. Ce qui compte, dans le fond, c'est la réaction de Mary.

Et c'est donc vers elle que son regard ambré glisse avec l'espoir de découvrir sur son visage de la colère et, surtout, de la tristesse. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est déçue... Car cette dernière avoue dans la foulée qu'elle se fiche complètement de cette histoire. Quel dommage! Prend-t-elle le parti de sa moitié dans le seul but de faire front commun? Demandera-t-elle davantage d'explications au noiraud dans l'intimité? Le fait est que Zora se retrouve bien vite seule.
"C'est tout?" s'étonne-t-elle. "Même pas une petite gifle? C'est... décevant!"
La feue rouquine adopte une moue contrariée en les regardant s'éloigner, se rassurant néanmoins en se rappelant qu'elle sera appelée à les revoir un jour ou l'autre. La promesse qu'elle a faite à Adramus est toujours d'actualité. Peut-être davantage encore qu'il y a quelques minutes. Mais pour l'heure insister n'aurait rien de bien amusant. Autant laisser Mary assimiler la chose et réagir en conséquence lorsqu'elle sera prête. Il s'agit de laisser le fameux venin dont parlait le noiraud faire son effet. À moins, bien sûr, que Mary n'ait pas le moindre amour propre. Il faut bien reconnaître que les adeptes d'Orshin sont pour le moins... bizarres?

Zora hausse les épaules et regarde l'étrange duo s'éloigner encore un bref instant puis tourne les talons et cherche une autre personne à gratifier de sa présence. Mais avant toute chose, il lui faut un nouveau verre. Son regard s'emploie donc à chercher l'un de ces porteurs de boissons. Elle en trouve un non loin d'un banc en marbre. Et après avoir franchi la distance qui la sépare de son objectif, prélevé un nouveau verre sur le plateau argenté et déposé celui, vide, qu'elle a hérité d'Adramus, elle s'autorise un regard en direction de la noiraude et du charmant mâle qui l'accompagne. Dommage, elle l'a vu la première. De quoi alimenter une mauvaise humeur revenue à la charge depuis que sa mission altruiste envers Mary à échoué...
"Qu'est-ce qu'il a à applaudir comme un abruti, celui-là?" demande-t-elle, acide. "Et toi, la cruche! Essaie de ne pas trop baver devant lui, tu veux? L'intérêt, c'est de lui faire croire qu'il aura de la peine à te mettre dans son lit..."
Non mais vraiment... Si même les my'träns commencent à se comporter comme les animaux futiles que sont les daënars, où va Irydaë? La noirouquine lève les yeux au ciel et lâche un soupire agacé avant d'observer une nouvelle fois les danseurs. Son regard vagabonde sur les différents couples et un sourire mauvais se dessine sur ses lèvres lorsqu'elle découvre Zaël en compagnie de ce qui doit être une hérétique. Il n'en manque pas une, celui-là!

Elle n'hésite que brièvement avant de fendre la foule en direction de sa nouvelle distraction, délaissant ainsi le couple sur son banc de marbre. La rejoindre n'est guère aisé dans la mesure où les danseurs tournoient et s'acharnent à compliquer sa tâche. La disciple de Möchlog fait de son mieux pour ne pas se faire percuter tout en résistant à la tentation d'avoir recours à sa magie pour amplifier sa force et envoyer valser les gens se déportant sur sa trajectoire. Elle réussit malgré tout à rejoindre le roi de busad et sa courtisane après quelques instants.
"Ça alors! Mais.. Ne serait-ce pas le gentillet Roi de Busad?" fait-elle semblant de s'étonner. "Je pensais que vos responsabilités vous empêcheraient de venir vous amuser ici! Mais c'était sans compter sur votre amour des étrangers, mmh?"
Mais à quoi il sert, lui? Il n'a pas une armée à préparer pour bouter l'envahisseur hors de My'trä? Plus elle en apprend sur lui et plus il la déçoit... Si elle était Reine, cela ferait bien longtemps que les mines qui défigurent les côtes du continent béni par les Architectes ne seraient plus qu'un mauvais souvenir. Mais d'une certaine façon, Zaël est la montagne de son peuple. Et une montagne, ça se caractérise surtout par son immobilisme...
"M'accorderiez-vous cette danse?" lui demande-t-elle en lui tendant sa main. "Cette hérétique ne mérite guère l'importance que vous lui accordez, de toute façon!"
C'est bien à la rouquine qui occupe encore les bras du tatoué qu'elle fait allusion. La reluquant de haut en bas avec un certain dégoût, Zora se demande ce que le souverain peut trouver à cette étrangère.







Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

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Althéa Ley Ka'Ori
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Lun 8 Jan - 13:47
Irys : 540218
Profession : Guérisseuse du Troisième Cercle
My'trän +2 ~ Suhury
~ Avec Faye, Luka et un milicien dans une salle isolée, enquête sur le meurtre d'un convive provoqué par Eskarina ~


Les sœurs Toen étaient comme deux rayons de soleil, plus enflammés que la normale si on voulait leur rendre justice. Dans leur clarté, Althéa ne pouvait leur nier un sourire franc et ingénu, que sa vie de noirceur et de quête d’absolu ne permettait guère au quotidien. Elles étaient une trêve bienvenue, une chaleur réconfortante dans son cœur atrophié, une des seules raisons valables pour croire encore en l’avenir et en l’humanité.

Aussi la guérisseuse fut ravie de constater que Luka se prêtait à son jeu puéril, sans de se départir pour autant de l’esprit qui la caractérisait. Elle y répondit par un hochement de tête enthousiaste, accompagnant son geste par la parole :

    « Je ne peux qu’abonder dans ton sens, ma chère ! Il faut dire que le cordonnier s’est surpassé, a-t-on jamais vu plus fin matériau à son pied ? »


Leurs enfantillages furent vite interrompus par un garde impudent, et bientôt les trois jeunes femmes se retrouvèrent parachutées dans une pièce à part, comme un brusque retour à la réalité, à la mort, au conflit interracial et à l’objet de sa haine. Contrariée par le contraste de ces deux situations, elle aurait souhaité ajouter ce meurtre à la longue liste d’horreurs qu’elle attribuait aux Daënars à l’encontre de son peuple, mais la victime était foncièrement d’une lignée daënar. L’heure n’était pas aux hostilités, mais bien à la réalisation pure et simple – et objective - de son travail.

Ainsi, la disciple de Möchlog hochait pensivement la tête aux paroles de Luka, sans en prendre réellement conscience, toute attelée qu’elle était à sonder le corps du défunt. D’un œil curieux, elle analysait par la même les méthodes de sa consœur, presque étonnée qu’elle préfère se salir que de vouer un culte à la chouette. Non pas qu’elle-même le fasse par intérêt, mais elle ne voyait pas celui de s’en priver. Par ailleurs, déshabiller un macchabée avait ce côté malsain qui avait le don de rosir ses joues, et elle remercia son Architecte de l’en épargner.

    « J’adhère à son examen. »


On lui avait demandé son avis, et il était pour le moins concis ! Face aux regards inquisiteurs qui se tournaient vers elle, Althéa s’éclaircit la gorge.

    « La température de sa peau a tout juste eu le temps de tiédir, tandis que sa chaleur interne est identique à celle d’un vivant. Son sang ne stagne pas tout à fait, le peu qu’il en reste dans ses veines n’a pas eu le temps de s’écouler vers le bas de son corps. Autant de détails qui portent à croire qu’il est bel et bien mort récemment, comme l’a estimé Luka. »


Elle s’approcha davantage de la victime, maintenant malgré tout une distance raisonnable avec le cadavre, pour confirmer visuellement ses impressions. De cette manière, elle put détailler l’apparence de la blessure et le déchiquètement des chairs. Avec une moue répugnée, elle planta son regard dans celui du garde qui attendait le reste de ses observations. Parlons peu, parlons glauque !

    « Il est décédée suite à son coup au cœur seulement, la lame a été plantée jusqu’à la garde, à cause de l’hématome, je dirais un poignard d’une quinzaine de centimètres tout au plus. Il n’y aucune autre lésion remarquable outre ce coup en plein cœur, il n’y aucune trace de drogue ou d’alcool en démesure dans son sang qui justifient d’un état particulièrement affaibli. A dire vrai, il était même en parfaite santé. »


Et dans la fleur de l’âge. Althéa jeta un regard presque attristé à la victime ; un tel chef-d’œuvre d’Orshin, non seulement s’étant détourné des Architectes, mais en plus défiguré de cette façon dans son trépas ! cela lui laissait un goût désagréable dans la bouche et un pincement au cœur, comme une injustice faite au travail des Architectes. Elle ne déplorait pas son existence perdue, plutôt les efforts vains des êtres divins.

    « Il n’a pas eu le temps de se débattre et ne s’attendait pas à mourir, quand bien même son agresseur se trouvait très certainement en face de lui. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que le coup porté est bien trop précis pour être anodin. La lame n’a éraflé aucune côte, un tel degré d’expertise implique presque nécessairement de l’expérience en la matière. »


La guérisseuse adressa un bref regard à Luka, avant de reporter son attention sur le garde. Un tel événement n’aurait pu se solder autrement que par un meurtre, semblait-il. Sinon pourquoi aurait-on mandé des médecins des Cercles de l’Aube pour assister à la soirée ?

    « Je crains de ne pas avoir d’informations supplémentaires à vous fournir sur la victime ou sur le meurtrier. Il a été pris par surprise par la mauvaise personne, n’importe qui s’approchant suffisamment de lui aurait pu porter le coup. En revanche, si vous le voulez bien, je peux me charger de réanimer la demoiselle évanouie. »
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Lizzie Seavey
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Lun 8 Jan - 17:29
Irys : 102647
Profession : Chasseuse de primes - Pirate
Pérégrin 0
~Avec Ludwig et Aurore~

Lizzie observait la joute verbale avec un petit sourire. Ce petit moment suspendu dans le temps était parfait, ce qu'elle aurait attendu d'un bal tel que celui-ci dans des circonstances normales. Un moment de partage, de découverte, où les frontières s'affaissaient et les coeurs s'unissaient. Un moment où une pirate, un homme d'affaires daënar et une chasseuse my'tränne pouvaient apprécier une discussion sans complexe ni déclaration de guerre. Evidemment, Lizzie et Ludwig ne connaissaient pas Aurore et elle était loin de savoir à qui elle avait affaire, mais leur discussion semblait si naturelle que l'on aurait pu se laisser prendre au jeu. Et c'est ce que Lizzie fit, d'ailleurs. Sans malice ni ruse, elle se laissa entraîner dans cet instant de joie, de taquinerie.

- Khurmag ! Quelle belle région. Je n'y suis passée que brièvement, mais j'aimerais vraiment retourner voir ces pics enneigés... Veuillez excusez l'oreille mal entraînée de mon ami, il devrait lui aussi plus se balader sur votre beau continent.

Les yeux d'Aurore qui se baladaient dans la salle trahissaient une certaine inquiétude, mais Lizzie décida de ne pas s'en préoccuper. Elle avait aussi ses tourments ce soir-là, et préférait pour l'instant se concentrer sur cette petite bulle dans laquelle elle était convaincue d'être entrée. Elle échangea un sourire complice avec la rousse avant de lui répondre.

- Vous pourriez lui demander ce que vous voulez, il serait incapable de vous dire non maintenant qu'il a perdu ! C'est un véritable gentleman, voyez-vous... La coutume voudrait qu'on lui donne un gage, même si une femme respectable ne le mettrait jamais dans l'embarras... Vous pourriez par exemple lui demander de vous faire danser, mais je crains qu'il n'apprécie cela un peu trop !

Posant son regard d'émeraude sur Ludwig, la tête légèrement penchée sur la côté, Lizzie éclata alors de rire, sans raison apparente, avant de s'expliquer entre deux pouffements.

- Mais je serais bien curieuse de savoir s'il sait danser malgré tout. Ce serait délicieusement drôle s'il se ridiculisait ! Voilà qui ferait finalement un bon gage, ma chère Aurore...

Imaginant déjà le couple maladroit sur la piste, Lizzie ne put s'empêcher de les pousser l'un vers l'autre, espérant créer cette scène comique qu'elle espérait voir.



Chibi Lizzie
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Aamu Ylimäki
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Mar 9 Jan - 13:05
Irys : 80137
Daënar 0
Nous étions retournées dans la salle de bal, les gens continuaient de virevolter au son de la musique, et des gardes s’éparpiller de plus en plus, afin de couvrir et fouiller les bosquets. Tout était maintenant une question de temps avant de se faire prendre, il fallait que nous trouvions la sortie rapidement avant d’être interceptés.
- J’ai une voiture avec chauffeur, il nous déposera à mon hôtel, tu ne pourras t’en allais qu’après,  le chauffeur trouvera ça louche. De plus j’ai une faveur à te demander…


Je me retournai vers mon interlocutrice, elle essayait de nous frayer un chemin parmi les danseurs et autres fêtards alcooliser  qui après une bousculade lui renversa un verre sur sa robe, je la sentis vaciller de colère, mais d’autres choses aussi peut être la crainte de se faire prendre par ma faute ?
- Ne me lâche pas maintenant, sinon je vais avoir du mal à tirer ton corps jusqu’à la sortie. Lui dis-je un sourire malicieux aux lèvres.


Je la prie par la hanche en essayant tant bien que mal de l’aider à se tenir sur ses jambes. J’eus alors une drôle de sensation, comme un instinct animal primaire, que je n’avais jusqu’alors jamais ressenti. Il est vrai que j’avais une fascination pour les femmes et leur beauté, mais de là à me douter que j’en voudrais plus et surtout avec elle… Je lézardai mon regard sur son visage un instant et sentie une chaleur enivrante me monter aux joues. Je me frappai intellectuellement parlant afin de reprendre mes esprits se n’était pas le lieu ni le moment…
- On arrive bientôt à la sortie, tu vas mieux ?

Je la regardai dans les yeux, ma main toujours sur ses hanches, je pris la décision de faire d’elle la victime malencontreuse d’un homme alcoolisé. Je m’approchai de la personne en charge des vestiaire et pris mon air de précieuse enfant de la haute. Tout en parlant à ma comparse.
- Je trouve sa révoltante, que malgré les gardes, ce scélérat à essayer d’abuser de toi, et en plus regarde, il a abîmé ta belle robe, décidément cette soirée est un fiasco !


L’air désespérer je m’adressai au charger de vestaire tout en lui tendant mon ticket.
- Bonsoir, pouvez vous me donner mon manteaux si vous plait?


Il partit sans se faire prier, ayant attendu notre conversation. Nous attendîmes devant le guichet du vestiaire. J’avais une envie irrésistible de rester avec elle, je ne savais pourquoi, pourtant je n’avais pas d’estime pour ce qu’elle avait fait… De la haine à l’amour il n’y a qu’un pas, où était-ce l’adrénaline qui brouillait mon esprit ?


Rose à 10 * 3
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Ludwig Strauss
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Mer 10 Jan - 16:48
Irys : 778577
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« Soit, je m’avoue vaincu ! »

Levant les deux mains au ciel dans un geste de soumission comique, il se livra au jugement des deux femmes. Au moins, cela eu pour effet d’apaiser un peu le caractère piquant de la rousse qui s’était prêté au jeu. Une petite victoire pour le gentleman aussi, tout compte fait.

Laissant les deux demoiselles décider de son sort en toute malice, son regard quant à lui s’était porté ailleurs, vers d’autres détails qui avaient capté son attention. Ainsi il entraperçut son amie Laura, élégamment vêtue comme toujours et en compagnie d’un de ces hommes qui l’encerclaient devant son stand la dernière fois. L’effet des oreilles de lapins était indéniable, on dirait. Par contre, il avait remarqué un certain mouvement de foule, très faible mais qui n’échappa pas à son esprit d’analyse. Un trio de femmes distinguées par le brassard de la très célèbre guilde des Cercles de l’Aube venaient d’être conduits en retrait par un individu qu’il jugea comme faisant partie des forces de sécurité à travers sa posture rigide, son regard froncé et sa marche presque militaire. Tant de détails qui l’intriguèrent au plus haut point. Quelque chose s’était passée, quelque chose qui réclamait l’intervention de médecins spécialisés.

Quelque chose qui risquait fort de compliquer un tantinet son plan. En y réfléchissant bien, la théorie la plus probable serait que quelqu’un a été blessé plus ou moins grièvement, voir même dans un état mortel. Un accident qui aurait pour conséquence le renforcement de la sécurité autour de la salle de bal. Pire, il le remarquait à présent mais le rythme où la foule augmentait d’effectif s’était drastiquement affaiblit, laissant penser la mise en place d’un périmètre de quarantaine le temps que les forces de sécurité parviennent à remettre l’ordre dans une sombre affaire.  Autrement dit, Ludwig et ses complices étaient coincés.

Ah, Destin. Une fois de plus cette entité semblait se moquer de l’industriel et reprendre le contrôle des dés du hasard pour le plonger dans l’infortune. Le tyorumien n’avait jamais cru en la chance, préférant tout mettre en œuvre en avance et imaginer les multitudes de scénarios que son chemin pouvait croiser. Était-il coincé dans son propre jeu ? Sottises. Pour chaque porte, il existe une clé. Pour ce cas précis, le mafieux avait sa petite précaution soigneusement cachée sous les plis de son épais manteau. Distraitement, il tapota la poche rebondie au niveau de son flanc gauche, rassuré de sentir la masse d’un objet peu banal qui jouerait le rôle d’assurance pour la suite des événements. Il était dérangeant d’en arriver à de telles extrémités mais on ne dira pas que le Baron ne prévoyait pas les plus subtiles fluctuations du destin comme un oracle prévoyant le futur des héros de légendes.


« Hm, une danse ? »

Se reprenant, sourire aux lèvres, il inclina doucement la tête devant la my’tränne, saisissant lentement la main de cette dernière entre ses doigts gantés dans un geste galant.


« Ce sera pour moi un honneur. J’espère aussi être à la hauteur de vos … espérances, miss De la Ronce. »

Lançant un clin d’œil complice à Lizzie, il attira la jeune Aurore vers la piste de danse. Voyons un peu s’il se remémorait clairement les cours de danse qu’il avait consultée dans un bouquin de la bibliothèque d’Alexandrie. La théorie était une chose, la pratique en était une autre, mais notre sombre héros était optimiste.


« Permettez-moi. »

Il débarrassa sa cavalière du verre qui trônait entre ses doigts avant de le tendre à l’un des serveurs passant par là, puis jugea leur emplacement actuel et en fut satisfait. À présent, il n’y avait qu’à savourer ce petit moment en charmante compagnie et ne pas trop penser à la suite des événements. Ce n’est pas tous les jours qu’il pouvait se permettre une petite danse, et encore moins par son propre choix.

Glissant lentement son bras autour du flanc de sa partenaire, il fit preuve d’une chose assez particulière : celui de ne pas toucher sa partenaire autour de la taille, partie sensible que la grande majorité des danseurs invétérés saisissaient par soif de contact avec leurs cavalières. Ludwig avait une ligne de conduite stricte et la galanterie en faisait partie. Respecter l’intimité d’une inconnue correspondait à son code d’honneur, aussi peu scrupuleux soit-il. Personnage bien complexe il est vrai.

Au rythme de la musique ambiante, il entama les premiers pas de danse, lentement et avec délicatesse, laissant à la jeune rousse le soin de s’habituer au rythme de son cavalier ou au contraire de mener son propre tempo.

« Je suis un peu rouillé, je dois l’admettre. Voilà fort longtemps que je n’ai pas eu à profiter d’un petit moment de détente comme celui-ci. »


 X 8
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Ingrid & Sigurd
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Mer 10 Jan - 21:44
Irys : 234953
Dans la salle isolé avec le cadavre et la demoiselle évanouie ainsi que Faye, Althéa et Luka



Si plutôt Liam s’était montré direct au point de friser l’impolitesse, maintenant il se tenait coi devant l’expertise de ces demoiselles. Leur apportant un maigre soutient, notamment en fournissant de quoi laver le sang de leur main. Leurs conclusions concordaient avec le peu qu’ils savaient et il ne pouvait qu’être admiratif devant le don de la brune d’apprendre autant de chose sans avoir à décortiquer le cadavre. Il en était tellement ébahi qu’il faillit manquer à son devoir d’enquêteur. Certes, il fallait réanimer le potentiel témoin, mais avant ça il avait une question. Il n’osait imaginer ce qu’il se passerait si Asaël, ou le chef de la sécurité, apprenait qu’il avait négligé une si simple procédure en temps de crise.

« À travers ces informations, nous ne pouvons déterminer si nous avons à faire à un homme ou une femme ? Peut-on quand même connaître la taille de l’agresseur grâce au coup qu’il a porté ? »

Il n’était pas sûr que ce fut possible, lui n’utilisait que peu l’arme blanche et il n’avait pas non plus l’habitude de ramasser les corps pour les examiner. La plupart du temps les métiers dans la sécurité était sans embûche. Encore plus dans les événements mondains. Mais bon, à une soirée d’exception rien d’étonnant à ce qu’il y ait des choses rares qui se produisent…

« C’est vous qui pouvez le déterminer peut-être ? »

Le garde s’était tourné vers la rousse muette jusqu’à présent. Il ne l’avait rien vu faire jusqu’à présent mais peut-être était-on en dehors de son domaine de compétence ? Lui était clairement en dehors du sien.

« Quand à cette jeune femme, si vous pouvez la réveiller je vous laisse faire. Qu’on sache enfin si elle a vu quelque chose de déterminant !  C’est primordial. »

Le tact et lui ne faisaient toujours pas bon ménage, il se foutait royalement du bien être de cette civile : il voulait juste sortir du pétrin où l’assassin, professionnel d’après les dires des expertes, les avait mis.


Dans la salle voisine avec Luciole



Asaël avait dévoilé la lame d’une bonne quinzaine de centimètre qu’on lui avait apporté. Nullement gêné que le personnage - il devait jouer un rôle pour se comporter ainsi ! - suspicieux assit en face d’elle le voit. Au contraire, elle avait espéré le déstabiliser avec cette arme. Mais cela avait lamentablement échoué. S’il était quelque peu secoué par la présence de ce couteau, de ses remarques, ou de la présence dominante de la garde, il le cachait rudement bien ! Elle soutint son regard plus que malsain et vint appuyer la lame du couteau contre sa gorge tout en approchant son visage.

« Tu devrais te méfier de ce que tu souhaites gamin ! La bravade a ses limites et tu pourrais les rencontrer plutôt que tu ne le penses. »

Elle resta un moment ainsi, allant jusqu’à faire perler du sang sur sa peau pâle. Ses histoires glauques devront attendre, tout comme sa personne. Il avait des secrets à dévoiler mais rien qui concernait le cadavre à quelques pas de là. Du moins, son intuition le lui soufflait.

« Mais j’ai un chat plus important à fouetter. »

Si elle sortit de la salle, elle ne libéra pas pour autant le type : elle y reviendrait. Rien, de son allure à son discours, ne lui inspirait confiance chez cet individu. Bien sûr, hors de question de le laisser seul. Le même garde qu’avant vint lui tenir compagnie. Sa mine était toujours aussi fermée et si le sang perlant sur le coup du prisonnier ne lui échappa pas, il ne fit aucun commentaire. Il se campa sur ses pieds prêt à attendre le temps qu’il fallait.

À peine fut-elle dans le hall qu’elle se fit aborder par un garde à l’air plutôt penaud. À le voir ainsi, la moutarde lui montait déjà au nez. De toute évidence, il avait fait une boulette au moment où ils pouvaient le moins se le permettre.

« J’étais de garde avec Théo et.. heu c’est nous qui vous avons envoyé le drôle de type. Comme il nous parlait, on a pas fait attention mais… »

Les yeux fusilleurs de sa patronne le firent déglutir avec difficulté. S’il ne lâchait pas rapidement le morceau ce n’était pas qu’une bonne remontrance à laquelle il aurait le droit.

« Il y a deux jeunes femmes qui sont passées dans le couloir pour descendre. »

Il l’avait dit d’une traite en regardant le sol. Le garde de faction derrière Asaël se faisait petit, il n’avait clairement pas envie d’être mêlé à cette bavure. Ni de récupérer les restes de colère de la seconde.

« Et à quoi elles ressemblaient?! »

Le ton était loin d’être bienveillant. Sa patience déjà usée par le fameux croque-mort était bien partie en fumée devant tant de négligence.

« Heu, je crois qu’il y en avait une avec des cheveux un peu rose ? Et l’autre avait du rouge sur ça robe... »

Sa voix se fit aussi menue qu’il aurait voulu être petit. Ils avaient merdé dans les grandes largeurs avec Théo ! Il y avait pas à dire. Il avait beau chercher, il ne savait que faire pour se sortir de ce pétrin. À moins que,…

« Il y a une demoiselle qui s’est évanouie bizarrement au début du bal et sur sa robe il y avait du rouge ! Je pense que Théo arrivera à la reconnaître. 

-Tu ferais mieux d’agir que de penser ou à ce rythme t’ira t’allonger avec le mort ! Tu files à l’entrée leur donner l’information, ils se chargeront de la relayer ailleurs. Après tu peux me ramener cette demoiselle qu’on ait une discussion. Maintenant va ! Nous discuterons de ton cas plus tard et je n’oublierais pas ! »


Du côté du vestiaire dans le hall d’entrée,



Le chargé du vestiaire ne put manquer d’entendre les paroles de la jeune fille. Il fallait dire que depuis la quarantaine le flux d’entrée était très ralenti, il n’y avait pas grand-chose à faire. À tel point que ses deux autres collègues se tournaient littéralement les pouces tandis que trois autres encore avaient carrément été envoyés aider à faire le service. Il ne manqua pas cette occasion de discuter et de sortir de sa monotonie !

« Je parie que c’était pas un homme de la bonne société ! Tout le monde n’aurait pas dû être invité… »

C’était des commentaires totalement déplacés pour un événement pour la paix. Mais même avec un recrutement méticuleux, sur un recrutement de cette ampleur, il y avait toujours des brebis galeuses.

« Mais vous savez miss, je peux vous donner votre manteau mais vous ne pourrez pas sortir avec. Parait qu’on est tous bloqué dedans. Un moyen pour nous forcer à écouter des inepties je suis sûr ! »

Il rigola tout seul à ses mots qui n’avaient pourtant rien de drôle. Une simple façon d’exprimer son contentement à ragoter. D’ailleurs, il se ferait un plaisir à papoter avec ces deux belles femmes toute  la soirée ! Trop bien pour ce rassemblement si on lui demandait ! Après leur départ, il fut définitivement seul. Si le collègue de Théo, l’esprit encore sous le coup de la consternation, avait fait ce qu’on lui avait demandé : informer les gardes à l’entrée, il n’avait pas pensé à avertir le personnel au vestiaire.


Un peu plus tard dans le Hall de Danse, du côté de Lizzie,



« La prochaine fois c’est net, je refuse d’y aller seul, elle me fait trop peur ! »

Il avait retrouvé le jeune homme brun à l’entrée du hall et lui avait transmis les instructions de telle façon, que l’autre ne pouvait pas se questionner sur la pertinence d’aller voir la jeune femme qui s’était évanouie plus tôt dans la soirée et dont il se rappelait fort bien. La soirée n’était pas encore assez avancée pour que cela se fut produit plusieurs fois !

« Tu as vu comme moi la pièce retomber sur face : tu as perdu, point. Maintenant ne traînons pas ! »

Heureusement, ils avaient l’avantage d’être grands tous les deux, à défaut d’autre chose. Il leur fallut une quinzaine de minute pour parvenir à mettre la main sur la « suspecte ».

« Excusez-moi mademoiselle, je vais vous demandez de me suivre à l’entrée. Nous aimerions vous soumettre à un examen pour être sûr que tout est bon. »

Il sortait encore de ses prérogatives mais il ne voulait pas qu’elle fasse de scène, ce ne serait pas bon pour lui. Mais ils étaient deux hommes costauds pour l’escorter elle, rien ne pouvait arriver n’est-ce pas ?
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Faye Toen
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Ven 12 Jan - 19:17
Irys : 279566
Profession : Aventurière - Danseuse
My'trän +2 ~ Zolios
Les retrouvailles furent de courte durée : interrompues par un garde frisant l'impolitesse, les trois amies se retrouvèrent rapidement récluses entre les quatre murs d'une pièce ornementée par la dépouille d'un homme gisant dans son sang, à terre. Comme ses partenaires, la flamboyante observa le macchabée sans une once de gêne où de tristesse à son égard - l'idée d'ôter la vie lui était devenue bien trop familière pour l'empêcher de susciter de tels sentiments envers de parfaits étrangers.

Alors commença-t-elle à exécuter son propre examen, bien moins approfondi que les deux spécialistes qui, non sans rendre ridicule ses propres interprétations, n'eurent aucun problème à prendre la parole pour expliquer leurs déductions à Liam - toujours présent à leurs cotés. L'analyse experte qu'elles fournirent conjointement laissa stoïque les deux spectateurs, impressionnés par la vitesse de déduction dont elles faisaient preuves. Faye du même réprimer un sourire à l'attention de sa bien aimée sœur : n'ayant eu que très peu d'occasions d'apercevoir ses "nouvelles compétences" à l'œuvre, elle se rappela un instant l'époque où la turbulente enfant qu'elle fut autrefois s'inquiétait de ses capacités à évoluer dans ce monde qui étaient désormais le leur. La petite fille avait décidemment bien grandit...

« C’est vous qui pouvez le déterminer peut-être ? »

Elle fut brutalement expédiée hors de ses pensées par le garde qui s'était tourné vers elle, muette depuis le début de leurs intervention. Il semblait très clair qu'il attendait de la seconde rouquine un examen au moins aussi approfondi que les deux autres femmes qui l'avaient précédées.

Aussi décida-t-elle d'improviser : elle plaça sa main à une hauteur d'homme, se rappelant la carrure du chef de la sécurité qu'elle avait croisé un peu plus tôt, et prit une moue indécise qui jurait avec le sérieux de la situation.

« Il est grand comme cela, je pense... Et … C’est à peu près tout ? » finit-elle par dire, sous le regard incrédule de son interlocuteur.

« Que... Mais. »

« Pardonnez moi d'user d'humour dans cette situation, mais n'avez-vous pas remarqué mon absence de brassard ? » l'interrompit-elle avant qu'il ne puisse commenter son intervention. « J'agis ici en temps que secrétaire de Dame Toen. Si vous croyez qu'une tête pensante comme elle se trouve être s'embarrasse de rapports administratifs tels que celui qui suivra cette affaire, vous êtes bien loin de la vérité ; c'est moi qui me charge de ce genre de besognes. Allons, laissez les donc poursuivre et laissez moi vaquer à mes propres occupations. »


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Eskarina Hellaraxë
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Ven 12 Jan - 20:44
Irys : 245960
Profession : Assassin
Pérégrin 0
Tout tournait autour d’elle. Les multitudes de couleurs des robes virevoltaient, se mélangeaient, se séparaient. Cela lui donnait envie de vomir. Elle avait sans doute une méchante insolation : elle n’avait clairement pas le physique adapté à la chaleur du soleil de plomb qu’elle avait dû subir toute la journée et elle n’avait pas assez bu. Et la foule à travers de laquelle les deux jeunes filles se faufilaient n’arrangeait rien au malaise d’Esk. Il fallait qu’elle sorte, qu’elle respire de l’air frais, qu’elle soit un peu seule. Elle sentait Aamu qui la soutenait. Dans une pensée fugace qui fut vite emportée dans le tourbillon général, Esk se félicita de ne pas l’avoir tuée. Elles bousculaient plusieurs personnes sur leur passage et Esk, ballotée, crut qu’elle allait bel et bien rendre son repas du soir.

Elles arrivèrent après ce qui sembla à Eskarina une éternité aux vestiaire, et les jeunes filles récupérèrent leurs manteaux. Eskarina eut tout de même la présence d’esprit d’enfiler le sien. C’était un long manteau noir, qui cachait une grande partie de sa robe. Lorsqu’elle comprit qu’elles ne pourraient pas sortir, ni tenter de le faire sans éveiller inutilement l’attention sur elles, Eskarina, étouffant, au bord des larmes, se dégagea de l’étreinte d’Aamu, et repartit dans la direction de la piste de danse. Son intention première était de la traverser à nouveau pour rejoindre les jardins à l’extérieur. Mais lorsqu’elle vit la foule danser, tourbillonner, dense et en perpétuel mouvement, un nouveau haut-le-coeur qui lui donna la chair-de-poule la secoua et elle sut qu’elle n’y arriverait pas. Elle s’effondrerait au beau milieu de la piste de danse et Aamu ne pourrait plus rien faire. Elle pleurait maintenant pour de bon. Chaque sanglot était un nouvel accès de douleur dans son crâne mais cela la soulageait tout de même de se laisser ainsi aller. Elle se dégagea du passage, s’adossa à une vitre et se laissa glisser jusqu’au sol. Elle remarqua à peine la présence du femme toute de noir vêtue, qui observait la piste de danse, juste à côté d’elle.

Eskarina posa sa tête dans ses bras, les genoux repliés contre sa poitrine, la jupe étant assez longue pour éviter toute inconvenance. Mais la correction n’était pas sa principale préoccupation à ce moment-là. Elle ferma les yeux, continuant à sangloter mais essayant de se calmer. Elle fit abstraction de tout son environnement extérieur, des gens qui passaient à côté d’elle en la pointant du doigt et en chuchotant l’air choqué, de la musique qui résonnait encore trop fort dans ses oreilles, de l’odeur de sueur de l’air ambiant. Elle ignorait si Aamu avait réussi à la suivre, et elle s’en fichait. Il n’y avait plus qu’elle, assise, seule, dans la fraîcheur et la pureté de la neige d’Als’kholyn. Comme elle était bien, au calme. Ses inspirations devenaient peu à peu moins saccadées, plus régulières.

Une fois calmée, elle resta encore un moment la tête baissée, les yeux clos, profitant encore quelques instants de l’environnement qu’elle avait imaginé. Quand elle ouvrit les yeux, la lumière vive l’agressa et faillit raviver sa crise de panique. Elle toucha son front. Elle était brûlante. L’insolation ne disparaîtrait pas aussi facilement. Elle se rendit compte qu’elle mourrait de soif. Elle tenta de se relever pour aller chercher un peu d’eau. De l’eau. Plus elle y pensait, plus sa bouche était sèche. De l’eau. Après cela elle pourrait réfléchir convenablement. Debout, elle vacilla et son environnement se remit à tourner. Elle dut se rasseoir.

La voix tremblante, elle s’adressa alors à la femme qui était toujours à côté d’elle :

« Est-ce que vous auriez l’amabilité d’aller me chercher un verre d’eau fraîche ?, demanda-t-elle, fébrile, en s’appliquant pour mettre les formes - elle avait vraiment très soif. Je voulais aller m’en chercher un moi-même mais je ne me sens pas très bien… »




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Ophélia Narcisse
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Ven 12 Jan - 21:21
Irys : 299945
Profession : Fabricante de Jouets
Daënar 0
Ophélia soupirait ... de nombreuses fois, d'ailleurs. Vraiment, il n'y avait plus aucune raison de sa présence ici, et elle s'apprêtait à aller redéranger les gardes pour reprendre son fil de fer puis rebrousser chemin jusqu'à Vereist. Et, alors qu'elle initiait son tournage de talons, elle entre-aperçu une convive bien particulière. Si les autres étaient malhabiles à la danse, elle était sans doute de loin la pire. C'était amusant à regarder ... jusqu'à ce que la dame en noir réalise que cette invité-ci ne dansait pas, elle tentait de fuir la foule. La regardant presque ramper jusqu'à elle, la tenancière perdit son sourire. 


La pauvre fille était si fatiguée qu'elle avait à peine remarqué la présence d'une fontaine à quelques simples mètres. Gardant une expression neutre, Ophélia s'exécuta, parcourant la distance qui la séparait de la source d'eau, pour raffraichir la jeune dame. Si seulement elle avait un verre. Un charmant jeune homme se présenta à elle, accoudé sur la fontaine vers laquelle la marchande s'était dirigée. C'est qu'il était beau le bougre, costume cérémonial, cheveux soignés et même un récipient empli d'alcool en main. D'une voix charmeuse, il s'introduit.


- Pardonnez mon impudence, mademoiselle, mais, pourrais-je vous demander si vous désirez une dance ?

- Non merci. Elle lui sourit trop tendrement pour que ce soit vrai. Cependant, je voudrais bien ceci. 


Et de son index et son pouce, elle subtilisa le verre de la main du prétendant, aussi doucement que l'on recueille une fleur. Elle en vida le contenu dans l'évier et le rempli d'eau. Cependant, tout de même un minimum reconnaissante, elle tourna le visage vers son interlocuteur, avec une expression malicieuse, presque envoutante.


- Merci à vous. Et ne soyez pas triste ... vous êtes la seule personne qui ait gagné ma sympathie, dans ce maudit bal.


Evidemment que c'était faux, mais il fallait s'assurer que le moucheron ne soit pas une nuisance. Le compliment semblait l'avoir atteint, et le rougissant s'en allait déjà chercher un autre verre, au moins, lui, il savait où en trouver. 


Retournant auprès de la jeune dame en détresse, Ophélia s'accroupit près d'elle, lui tendant le verre dans ses petites mitaines. C'était presque amusant, si l'on faisait exception de la fatigue de l'inconnue. Elle s'était bien maquillée, habillée, et coiffée, comme pour ressembler à une grande dame, ou au moins, à une femme que l'on peut aborder. Le manteau qu'elle portait ne suffisait pas à cacher entièrement la tenue qu'elle voulait dissimuler. Et surtout, les larmes qu'elle arborait n'était pas celles d'une adulte. 


Alors dis-moi ... quel âge as-tu vraiment, jeune dame ? 


C'était sans doute une question trop directe, mais Ophélia ne sentait plus le malaise d'avant, elle était bien trop ennuyée, et cette petite dose de réconfort lui allait parfaitement. Quelles étaient les chances de trouver une personne non-adulte à un tel bal ? 


Tu peux arborer mille déguisements, tromper mille yeux, mais pas les miens. J'ai trop l'habitude des jeunes gens pour que je n'en reconnaisse pas une. Elle passa une main pour dégager les mèches qui tombaient devant les yeux de la jeune fille, et en profitant pour lui sécher une larme fugitive. Qu'est-ce qu'une femme aussi peu âgée peut bien faire ici ? 


Elle lui souriait tendrement, malgré ses mots qui pouvaient paraître tranchants. Ophélia avait toujours aimé les enfants, cette innocence la charmait mieux que n'importe quel homme aux poches bien remplies. Et la pauvre semblait si souffrante ... la tenancière n'aimait pas vraiment cela, et à travers son ton, elle essayait de calmer la jeune inconnue. De sa voix de miel, elle lui demanda sobrement, mais tendrement.


Ne serait-ce pas mieux que tu prennes l'air ? 


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Aurore Seraphon
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Sam 13 Jan - 12:07
Irys : 843016
Profession : Agriculture/Chasse
My'trän +1
~ S'éloignant de Lizzie, avec Ludwig ♥️ ~

Aurore avait avisé la jeune femme dont la tenue était ravissante, son regard c’était voilé quelque peu quand elle avait évoqué le fait de retourner vers le merveilleux continent. Si la croyante aux architectes n’avait sur le principe, rien contre les non-mages, elle n’appréciait guère voir ce peuple d’étranger sur les terres my’tränne. Aure ne se souvenait que trop bien de son étrange aventure, de la manière dont ce peuple traitait les gens comme elle, comme des esclaves, des êtres justes bons à servir une cause qu’elle ne comprenait de toute façon pas. Fronçant doucement les sourcils, elle s’était mordue l’intérieure de la joue, soucieuse de conserver une image convenable, inutile de démontrer ce début de haine qu’elle pouvait éprouver pour les daënars. Réajustant un sourire plutôt fragile, la rouquine tentait de se concentrer sur les paroles, sur sa façon de répondre, tout en conservant l’ambiance agréable qui s’était plus ou moins installée depuis le début de l’échange. Aurore, se contenta d’hausser doucement les épaules, avant de replonger ses lèvres dans le liquide pétillant qui se trouvait dans son verre.

- « Le climat est très particulier là-bas, il ne faut pas s’y aventurer sans guide au risque de se retrouver perdu dans un froid intense. » Exagérer un petit peu, juste de quoi renier l’envie de visiter son continent « Et puis, les animaux sont quelque peu agressif en ce moment, cela doit être la période. »

Décrochant un sourire, la jeune femme culpabilisait néanmoins quelque peu d’user de ce qu’elle aimait le moins, le mensonge. Au fond, ce n’était pas complètement faux, mais pas entièrement vrai non plus. Tout était une question de perception. Cependant, la conversation lui avait au moins permis de détourner son attention du Gharyn et ses fréquentations quelque peu douteuses, trop douteuses. Avisant l’industriel, la rousse tentait de réfléchir à ce qu’elle était en mesure de lui demander, quelque chose qui parviendrait idéalement à le mettre mal à l’aise, ou à le mettre face à ses limites de non-mage. Un sourire taquin avait fini par s’afficher sur ses lèvres, alors que la seconde interlocutrice reprenait la parole, proposant une danse. La my’tränne avait eu un léger moment d’absence, battant des cils, elle se demandait si l’étrange femme à la robe agréable à l’œil était sérieuse ? La mage ne savait pas danser, c’était un fait, elle n’avait jamais pris le temps d’apprendre et de toute manière, Aurore n’en avait jamais compris l’utilité. Elle espérait fortement que la proposition ne soit pas relevée, préférant largement l’idée de donner un gage mettant mal à l’aise. Après tout, elle n’avait jamais évoqué le fait d’être une personne potentiellement respectable, n’est-ce pas ? Entrouvrant les lèvres, la rousse allait s’autoriser une petite phrase sur cet état de fait, avant d’avoir un léger mouvement de recul devant l’éclat de rire spontané de la ce qu’elle supposait être une daënare. Dans un geste presque un peu trop familier, celle visiblement très amusée par la situation avait poussé Aurore jusque son visiblement cavalier imposé.

Une nouvelle fois l’enchaînement fut beaucoup trop rapide pour être entièrement compris par la my’tränne, dont la main se trouvait à présent dans celle gantée du mage. Verre débarrassé, elle s’était retrouvée entraînée un peu malgré elle sur la piste de danse, une proximité imposée par la danse, néanmoins respectable grâce au comportement de l’industriel. Un regard d’appel à l’aide lancé vers l’ancienne interlocutrice et la voilà qui se concentrait à présent sur son partenaire de danse, sourcil quelque peu froncé. Ne fallait-il pas attendre généralement l’accord de la cavalière avant de l’embarquer ainsi ? C’était quoi la suite ? Terminer derrière un rideau pour s’abandonner à un plaisir différent ? Gonflant les joues, Aurore devait paraître bien peu à l’aise devant cette situation qu’elle jugeait embarrassante. Néanmoins, devait-elle absolument faire bonne figure.


- « Je pense que je n’ai pas bu suffisamment de ce liquide avec les bulles là… » dit-elle tentant de faire un brin d’humour « Du champagne je crois.. »

Le cavalier improvisé avait commencé sa danse, devant une rouquine bien droite, qui tentait tant bien que mal par des pas de côté maladroit de le suivre. Ses joues s’empourpraient délicatement de rose, signe de sa gêne. Elle n’était pas très douée il fallait l’admettre, bien que tout ceci soit principalement justifié par sa crispation.

- « Parce que pour vous, c’est un moment de détente ? » questionna-t-elle de façon plus que spontanée

Si les premières minutes avaient dû paraître particulièrement complexes, Aurore avait fini par parvenir à l’impensable, se caler sur les mouvements de Ludwig afin de réaliser un ensemble plutôt harmonieux. Oh évidemment, aucun doute que la my’tränne n’accepterait jamais cette évidence, néanmoins il fallait admettre que le duo s’en sortait étrangement plutôt bien. Une main au niveau du flanc de son partenaire, l’autre au niveau de son épaule, Aurore, semblait petit à petit se détendre, sans pour autant oser regarder son interlocuteur dans les yeux. Décidant de profiter de cette proximité pour faire preuve d’un semblant de sincérité.

- « Je n’ai jamais dansé » souffla-t-elle « c’est une première… d’autant plus avec un étran-… une personne comme vous. » Elle se pinça la lèvre inférieure « c’est une première. » Puis dans un sourire différent, presque provocateur, elle vint lui souffler à l’oreille « Vous avez conscience que je pourrais vous ridiculiser en nous faisant chuter ? » reprenant sa positionnant initiale elle termina « Je n’en ferais rien… Rassurez-vous, il s’avère que vous êtes plutôt bon danseur… Mais dites-moi… Quelle est la raison de votre présence ici ? »



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Aurore s'exprime en #ff9999
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Tashinär Vélacen Malphà
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Sam 13 Jan - 17:55
Irys : 134978
Profession : Courtisane
Daënar 0
Un homme s'approcha et sembla faire beaucoup d'effet à Zaël puisqu'il se leva et m'invita à danser. Je me dirigeais vers la piste de danse, lui à mon bras. Je sentais les yeux se tourner vers moi et j'entendis même quelques murmures surpris et j'entendis même un :

- Si même cet homme s'y met.

Et alors...nous dansâmes. Je souriais à mon partenaire :

- Vous dansez mieux que vous ne le prétendez. Vous êtes beaucoup trop modeste majesté.

Les mensonges coulaient de source. Après tout, il n'était pas si mauvais que cela puisqu'il parvenait à éviter de marcher sur ma robe et sur mes pieds. Je me voyais dans les yeux des gens qui nous observait. J'entendais les chuchotements étonnés de certaines femmes daënars tandis que les messieurs semblaient me vouloir. Cependant, pour ne pas ennuyer un partenaire, il faut lui parler même si vous prêter l'oreille à d'autres conversations :

- Je crois que la danse est le meilleur moyen de rapprocher les peuples. Regardez le nombre de couples mixtes et voyez ces gens là-bas qui suivent notre exemple.

Pendant que je causais, je pus entendre :

- Un roi avec une courtisane....Tashinär....Alexandria...Elle doit être bonne....Comment....Avant...

Cela me rassura sur l'effet que je produisis. Tout à fait, ce que je recherchais. Enfin je l'espérais. Je notais aussi plusieurs mouvements au loin. Mais bon, pourquoi s'inquiéter quand on est au bras d'un prince.

Enfin, c'était sans compter sans l'intervention d'une conne. Excusez moi du terme mais c'est littéralement ce que je pense de cette jeune femme qui parla de moi en ces termes :

- Ça alors! Mais.. Ne serait-ce pas le gentillet Roi de Busad? Je pensais que vos responsabilités vous empêcheraient de venir vous amuser ici! Mais c'était sans compter sur votre amour des étrangers, mmh? M'accorderiez-vous cette danse? Cette hérétique ne mérite guère l'importance que vous lui accordez, de toute façon!

Sans attendre l'intervention de Zaël, je réponds à la donzelle :

- De quel droit mademoiselle faites vous cela ! Ce lieu, cet évènement a été fait pour rapprocher nos peuples. Ce bal est là pour permettre aux my'trans et daënars de danser ensemble. Le roi ne cherchait rien d'autre qu'à montrer l'exemple. L'hérétique, que je suis, veut seulement danser avec lui et montrer à tous que cette union est possible. L'hérétique que je suis est une femme connue et respectée à Alexandria.
Mais si votre souhait est de confirmer aux daënars leurs stéréotypes et de leur montrer que vous n'êtes qu'un peuple barbare qui mériterait que notre flotte et notre armée ne vous détruise à jamais et bien dansez. Ne vous étonnez pas si après ceci, je mette tous mes moyens en oeuvre pour annihilation.


J'étais en colère et avais parlé sans vraiment réfléchir. Je vis qu'un cercle c'était formé et je ne pouvais supporter l'insulte. Je sortais donc de cette pitoyable scène et me redirigeais vers le bar pour boire un vers. J'y allais à pas lent, laissant volontairement le temps à mon cavalier de me rattraper.
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