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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Le Tyorum
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 Une mer calme n'a jamais fait un bon marin

Katharina Strauss
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Mar 12 Déc - 14:15
Irys : 154974
Profession : Étudiante en Océanologie - Directrice de Fondation
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)

“Les problèmes? On ne les résout guère. Les problèmes, il faut les vivre...”
- Leopold Staff



Confortablement installée sur un canapé de cuir rouge, le nez plongé dans un volume épais traitant de la faune marine, Katharina se laisse bercer par les mouvements que l'océan imprime au Karysta. D'ordinaire, lorsqu'elle a recourt au Krizner c'est avant tout pour se rendre d'un point à un autre de Daënastre. Mais aujourd'hui il n'est pas question de voyage. Juste d'agrément. Le navire n'a aucune destination sinon celle qui l'éloignera de l'agitation étouffante de Skingrad. Et depuis que la terre ferme a disparu à l'horizon, elle se sent véritablement libérée de toutes les obligations liées aux mondanités.

Elle caresse la nuque d'Orion avant de s'étirer de tout son long, un sourire absent sur les lèvres. La seule chose qu'elle regrette? Que son père n'ait pas pu l'accompagner. Mais elle ne s'en étonne guère: il a toujours beaucoup de travail. Les industries Strauss demandent une attention constante. Mais elle reste malgré tout confiante: un jour ou l'autre, elle parviendra à extirper son géniteur de sa masse de travail. Et ils pourront alors profiter des instants privilégiés nécessaires à l'équilibre d'une famille. Tout vient à point à qui sait attendre, non?

Katharina se lève et va se servir un verre d'eau. Elle s'installe ensuite devant la baie vitrée et observe les vagues frapper le navire avec une intensité empreinte de douceur. Cette contemplation est cependant interrompue par quelques coups répétés contre l'écoutille. L'autorisation d'entrer accordée, l'un des membres de l'équipage pénètre alors dans la cabine et la rejoint avec une rigueur qui ne dépaillerait pas avec celle des marins de la flotte militaire.
"Mademoiselle Strauss? Le capitaine aimerait que vous le rejoigniez sur le pont!"
"Pourquoi ne s'est-il pas présenté directement ici?" s'étonne-t-elle. "Que se passe-t-il?"
"Je n'en ai pas la moindre idée, Mademoiselle. Il m'a simplement demandé de venir vous chercher en précisant que c'était urgent..."
L'adolescente hoche la tête pour lui signifier qu'elle en prend bonne note et s'enveloppe à la hâte dans une couverture avant d'emboîter le pas au messager. Quelques instants plus tard elle se retrouve sur le pont et observe avec inquiétude l'océan alentours à la recherche d'une éventuelle menace. Mais il n'y a rien sinon de l'eau à perte de vue. De quoi renforcer davantage encore la curiosité de l'héritière Strauss.

Elle se hâte donc de rejoindre l'homme ayant requis sa présence et remarque immédiatement son inquiétude. Ce n'est guère dans ses habitudes... Il a suffisamment navigué pour faire preuve de cette sérénité propre aux vieux loups de mer. Lorsqu'elle arrive vers lui, il l'accueille cependant avec un sourire. Ou, du moins, une tentative de sourire. Non, quelque chose ne tourne décidément pas rond...
"Vous souhaitiez me voir, capitaine? Rassurez-moi: nous ne sommes tout de même pas en train de couler?"
Cette touche d'humour se révèle infructueuse et ne fait que renforcer le sentiment d'appréhension qui étreint désormais l'adolescente. Pour toute réponse, elle se fait remettre entre les mains une longue vue. Puis le capitaine lui indique une direction de son doigt. Elle s'empresse alors de chercher à travers l'instrument l'objet de toute cette agitation. Katharina parcourt un instant le ciel jusqu'à ce qu'un objet mouvant emplisse son champ de vision. Il lui faut encore quelques secondes pour distinguer le drapeau noir qu'il arbore.
"Des pirates?"
"J'en ai bien peur, oui!"
"Mais... pourquoi s'en prendrait-il à un Krizner?"
La question lui semble pertinente. Bien qu'il soit désarmé, le Karysta a pour lui la silhouette dissuasive des navires de guerre du Tyorum. Jusqu'à présent cela s'est toujours montré suffisant pour éviter les ennuis. Mais une seconde observation lui confirme que l'aéronef est effectivement en train de s'approcher de leur bâtiment. Et ça ne peut être un hasard dans la mesure où il arbore les signes de la piraterie et que le Karysta est le seul navire à l'horizon...
"Pouvons-nous lui échapper?"
"Il a le vent pour lui. Et nous sommes trop éloignés des côtes pour espérer l'appui de la flotte."
"Et si nous nous rendons?"
"Cela dépendra du capitaine qui nous poursuit. Il pourrait tous nous envoyer par le fond ou se contenter de piller le navire en nous laissant la vie sauve. C'est du cinquante-cinquante!"
"Dans combien de temps nous aura-t-il rattrapé?"
"À ce rythme, moins d'une heure. Probablement plus si nous poussons les machines." estime-t-il. "Mais nous ne pourrons pas naviguer à pleine puissance bien longtemps. Tôt ou tard, il sera sur nous! C'est absolument certain!"
"Faisons tout de même en sorte de ne pas trop lui faciliter les choses..."
Le message est reçu cinq sur cinq et le Karysta prend peu à peu de la vitesse tandis que le ronronnement de ses machines gagne en intensité. Puis commence la longue attente, celle qui favorise l'angoisse et lâche la bride aux pires craintes que l'esprit soit en mesure d'envisager...



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Pedro de Sousa
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Mar 12 Déc - 21:40
Irys : 814729
Profession : Pirate
Pérégrin 0
Bordel de bordel, c'est que les derniers mois du Vieux Loup des Airs avaient été mouvements, riche en rencontres et en butin! C'est que Pedro commençait bigrement à se renflouer ! Mais 'tention, cette fois, interdiction de "flamber", il savait bien où cela l'avait mener. Bref un demi million d'Irys étaient chautement entreposé dans une cache secrète, ok loin du mythe des coffres aux trésors qu'on enfouillissaient dans le sable sous les cocotiers.

Bref, de Sousa ne voulait pas en rester là oh non! Le gain appelait le gain et un pirate qui se respectait ne prenait pas beaucoup de vacances (même si quotidiennement il fallait l'avouer, ça affectionnait les tavernes et les bordels mais je m'éparpille). Le quadragénaire avait donc en quelque sorte fait un sacré voyage d'Est en Ouest et du Sud au Nord de Daenastre en six mois de temps et il avait un ardent besoin de retrouver les côtes du Tyrum. Il fallait dire que cet environnement un peu tropical lui avait manqué et puis Skingrad ne l'avait pas de vu depuis un bout et dieu sait qu'il adorait jouer à cache cache avec les autorités locales.

Dans son aéronef qui payait pas de mines (un rafiot d'occasion mais qui avait quand même de la gueule), il avait réformé un équipage digne de sa réputation, à chaque escal son pont se gonflait d'un pirate de la pire espèce. Tout le monde semblait ravi de regagner quelques chaudes plages avant de se remettre à piller mais comme souvent, ils s'attendaient à un imprévu mais loin d'imaginer que serait un "incroyable" cadeau tombé du ciel. Non biensure, tout à chacun avait pensé tomber sur un petit rafio de marchand ambulant ou un vaisseau militaire de moindre importance.

Le guet, enfin plutôt le type qui tenait la longue vue mais en pointant vers le bas et non l'horizon, beugla.

- Cap'tain ! Cap'tain d'Sousa ! Krizer en vuuuuuu!!!!!


Le barbu qui au fond de sa cabine... heuuuu peu importe ce qu'il faisait en fait... hum... bref le type sorti, renforçant son tricorne sur son crâne pour se porter à la hauteur de la vigie. Lui arrachant l'objet des main, il semblait à peine croire ce que son regard expert découvrait. Unique bâtiment en mer, ce petit mastodonte ! Il connaissait ce type de navire récent, blindé et à la pointe de la technologie. Mais si la déception aurait pu rapidement parcourir les quelques rides sur son visage, ses traits semblaient à contrario s'étirer ! Pourquoi le direz-vous ? Il avait l'oeil et avec sa longue vue quelques détails additionnés lui permirent de se forger une certitude.

Le vieux Loup lâcha alors l'outil avant d'être prit d'un furieux fourire qui interrompit toutes les manoeuvre à bord du vaisseau volant. Son second, un grand et mince baroudeur de dix ans son cadet le fixa avec stupeur avant que Pedro ne daigne enfin déclarer avec éclat.

- AHAHAH! UN PUTAIN DE KRIZER DE PLAISANCE LES GARS! PAS D'DOUTE, PLUS P'TIT, PLUS SOBRE, ÇA PU LA BOURGEOISIE ÇA ET POUR NOUS D'LA "FRAÎCHE AVANT LES TROPIQUE ! AHAHAH!

Il désigna l'homme à la barre.

- Fait cap sur ce vaisseau mat'lot !

Le type qui avait un peu d'embon point acquiesça, émettant un réserve toutefois.

- Capitain, vu la distance, il nous faudra une bonne heure.

Pedro claqua ses bottes contre le planché du navire jusqu'a venir frapper sur l'épaule du pirate qui tenait la barre.

- C'est parfait, ils auront tout le temps de chier dans le froque ! Ahah.


Avant de finalement se retourner vers l'assistance.

- TOUS A VOS POSTES !!! FAITES MOI CHAUFFER C'RAFIOT ! HOP HOP HOP BANDE DE MOLLUSQUES, ON S'SORT LES DOIGTS DU CUL! AHAH.


Et ce fut donc dans un atmosphère bon enfant que chacun retourna à ses fonctions pendant que Pedro et se second s'enfermèrent en cabine pour paufiner le futur abordage. Evidemment, Pedro n'allait se fier totalement à sa première intuition et prendrait en compte le risque d'une présence armée à bord.

------

Une heure passa, jusqu'à une heure trente. Ahhhh ce bâtiment avait mit les gaz! Ses occupants avaient capté la présence de l'aéronefs au pavillon noir flanqué d'une tête de mort. Ils avaient prit tout les risques pour fuir même si en pleine mer la confrontation serait inéluctable. Main cramponnée à la proue de son vaisseau, Pedro fixa sa proie couverte d'un puissant blindage, un sourire à la commissure de ses lèvres tandis qu'il lissant de son autre main sa longue barbe.

- Hmmmm... bien tenté, bien tenté... Karysta.


Il avait lu le nom du vaisseau sur sa coque, ne se doutant encore qui en était le propriétaire. Un hochement de tête à son second, un certain Boris et l'équipage s'activa plus encore tandis qu'on amorcait une manoeuvre pour se positionner juste au dessus de krizer et adapter la même vitesse de croisière. Un dernier coup d'oeil confirma l'absence total d'infrastructure militaire, normalement visiblé sur un tel pont. Il ne s'était pas non plus trompé, le vaisseau ne faisait pas les soixantes mètre réglementaire pour l'utilisation auprès de force armée.

L'abordage était proche, très proche, de nombreuses cordes pendaient à présent sur le pont et un silence s'était installé dans les rangs des pirates qui finissait de vérifier leur matériel avant de descendre. Pour couvrir ces dernières, une artillerie semblaient déjà prêtes, les canons pointant le krister à divers points stratégiques... il était temps pour les occupants du Karystan de faire leur prière. Un son, un seul pouvait parvenir à leurs oreilles et à celles de leur propriétaire, le roque ricanement de De Sousa, Pedro de Sousa ! La Legendre, le cauchemar des Airs et des Mers!

- MWOUUUUAHAHAHAHHAHAH!




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Katharina Strauss
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Mer 13 Déc - 9:52
Irys : 154974
Profession : Étudiante en Océanologie - Directrice de Fondation
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)

“Qui s'expose au péril veut bien trouver sa perte.”
- Pierre Corneille


Ce qui n'était qu'une vague silhouette au milieu des nuages est à présent une ombre menaçante et prête à fondre sur le navire. Un oeil fermé, l'autre collé contre la longue-vue, Katharina détaille l'aéronef avec appréhension. L'instant fatidique approche. Il n'est plus question d'heures maintenant mais bien de minutes. Et peut-être même de secondes... Il ne s'agit plus d'éviter le danger mais de savoir comment y faire face. Et elle ne se fait guère d'illusion: un combat ne serait rien d'autre qu'un suicide pour les membres d'équipage désarmés du Karysta.

La seule chance qu'il leur reste? Compter sur la retenue de celui qui dirige les assaillants. Comment l'obtenir? C'est précisément la question qui taraude les pensées de l'adolescence depuis qu'elle sait qu'une fuite couronnée de succès relevait du miracle. Elle est parfaitement impuissante. Et cette impression de faiblesse est aussi désagréable que persistante. Mais elle est résolue à limiter les dégâts dans la mesure du champ d'action que lui laisseront les pirates.
"Mettez en panne!" souffle-t-elle au capitaine. "Inutile de mettre davantage encore leur patience à l'épreuve..."
"Vous devriez vous cacher, Mademoiselle!" répond-t-il. "Nous prétendrons que vous n'êtes pas à bord s'ils veulent savoir à qui appartient le navire!"
"S'ils découvrent que vous leur avez mentis ils vous tueront probablement tous!" relève-t-elle. "Demandez à l'équipage de se rassembler. Et qu'on le prépare des rafraîchissements pour ces pirates!"
"Des... rafraîchissements?"
"Plutôt que d'espérer leur clémence, essayons de la provoquer..."
Ses ordres, bien que discutables, sont tout de même exécutés. Les craintes et le doute sont palpables sur les visages des employés de l'adolescente. Tout comme ils sont présents sur le sien. Les premières cordes finissent par heurter le pont métallique du Krizner, précédées d'un rire tonitruant et quelque peu barbare. Le premier à toucher le sol est un homme de taille imposante à la barbe fournie. Il n'est guère différent de ses confrères qu'elle a pu voir en image dans ses livres pour enfants, quelques années plus tôt. Mais l'histoire, alors, se terminait toujours bien...

Katharina déglutit difficilement mais fait de son mieux pour ne pas reculer et, au contraire, faire un pas en avant dans la direction de cet homme bientôt suivi par d'autres. Elle lève les bras à mi-hauteur, paumes offertes à sa vue. Une manière de lui faire comprendre que le combat n'est pas nécessaire et que le navire est déjà sous son contrôle. Ce faisant, elle s'interpose entre elle ses hommes. Une autre personne qu'une enfant aurait peut-être reçu un coup d'épée. Le fait est, cependant, qu'elle n'est pas certaine d'y échapper aussi.
"Bienvenue à bord du Karysta, Monsieur...?" s'enquit-elle d'une voix vacillante.
La politesse ne les sauvera peut-être pas. Mais elle ne coûte rien. Et puis dans tous les cas elle doute que faire preuve d'agressivité ou d'entêtement serait dans l'intérêt du navire et de ses occupants. L'héritière Strauss fait un pas de côté et désigne de sa main gauche la petite table dressée sur le pont et les diverses boissons et verres qui la recouvrent.
"J'imagine que vous devez avoir soif? Ceci est pour vous! Ainsi que toutes les richesses du Karysta que vous souhaiterez emporter!" explique-t-elle. "Je ne suis pas en position d'exiger quoi que ce soit en retour et j'en suis bien consciente. Mais puis-je espérer en retour que vos hommes et vous-mêmes ferez preuve d'un peu de courtoisie à notre égard?"
L'adolescente imagine que cet homme n'a pas souvent droit à ce genre d'accueil. Et c'est précisément sur ce postulat qu'elle compte. Elle essaie précisément de le prendre à contre-pied...



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Pedro de Sousa
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Mer 13 Déc - 13:33
Irys : 814729
Profession : Pirate
Pérégrin 0
Le vaisseau adverse semblait avoir capitulé, l'extinction des réacteurs le prouvant. A l'arrêt, l'aéronef en fit de même avant que les pirates glissent le long des cordes pour finalement investir le pont du Karysta. A leur descente, aucune effusion de sang, les marins du kriszter parfaitement en rang et dépourvu de quelques armes que ce soit, gage d'une soumission certaine.

*clap... clap... clap*

Le bruit significatif des bottes du Vieux Loup des Airs résonnait sur les lattes de bois, faisant lentement grincer le sol à chaque pas. Pedro imposait par sa stature. Au début masquer par ses sbirs, tous s'écartèrent non sans rester sur leur garde, coutelas et pistolets fermement tenus dans le creux de leur paume.

*clap... clap...clap*

De Sousa faisait son entrée, toujours avec ce petit parfum caricatural, son tricorne masquant son visage, seule sa longue barbe pouvant être nettement visible alors que ces pas le menait jusque devant ses "provisoires" captifs. Puis au son de la voix d'une jeune femme, l'imposant et redoutable pirate releva le menton, dévoilant son visage orné d'une barbe et moustache parfaitement soignée. Religieusement, il écouta et jaugea son interlocutrice, elle semblait bien jeune pour diriger un tel équipage et elle semblait étonnement bien trop courtoise. Une main sur la crosse de son pistolet, l'autre lissant machinalement les poils drue de sa moustache, il prenait acte du discours de la porte parole de ce vaisseau qu'il venait d'aborder sans qu'aucune effusion de sang ait lieu.

Soudain, apparurent sur chacune de ses épaules ses deux familiers, un somptueuse perroquet ainsi qu'un cappucin. Ne quittant alors les iris de Katherina, l'une de ses main disparut dans le revers de son manteau alors qu'il exécutait deux pas pour se poser à quelques centimètre du visage de la brunette. Nul dague, nul pistolet n'apparut, entre l'index et le majeur se matérialisa une carte de visite, qu'il tendit à la jeune femme non sans arborer un rictus à la commissure de ces lèvres.

- De Sousa, Pedro de Sousa. Tient jeunette, v'la ma carte de visite.

Il semblait s'amuser de la situation avant de reprendre un air légèrement plus grave. Jetant un oeil vers la table dressée, le quadragénaire semblait perplexe et gardant le silence, il intima à ses hommes de ne toucher à rien. Il recula alors de deux pas, exécutant une courbette, comme le ferait tout mondain à la différence que ces gestes étaient bien plus prononcé, gage qu'il se montrait à nouveau dans la caricature.

- Mais c'est trop d'honneur demoiselle!

Portant une main à son coeur, il rajouta.

- Cela nous touche! Nous ne pouvions attendre meilleurs hospitalités.

Achevant sa petite comédie improvisé, il se rapprocha à nouveau, le visage dur.

- Trève d'plaisanterie! T'es qui toi?! T'as l'air bien jeune pour commander un tel rafiot! T'va m'faire l'plaisir d'goûter s'te boisson, j'ai pas confiance, hein!! Pis, espère rien, j'avis'rais hein! Bon et puis t'as quoi d'intéressant dans ton rafio? Et qu'est s'tu fou en pleine Mer! Pas d'lézard ni d'mensonge hein, j'suis pas n'importe qui!!




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Katharina Strauss
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Ven 15 Déc - 12:23
Irys : 154974
Profession : Étudiante en Océanologie - Directrice de Fondation
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)

Une carte de visite? Elle observe le bout de papier cartonné en fronçant les sourcils, s'attendant presque à ce qu'elle soit vierge. Mais non, le nom que l'homme vient de lui donner est bien inscrit dessus. Pedro de Sousa, donc. Cette personne ne lui évoque rien. Mais il est vrai qu'elle ne s'est jamais spécialement intéressée à ceux qui embrassent la piraterie. Tout comme elle n'avait pas envisagé de se faire aborder par l'un de ces forbans. Soit elle manque de chance, soit elle est trop optimiste. Peut-être un mélange des deux?

Le capitaine poursuit en caricaturant une forme de bienséance qui arrache un sourire à l'héritière Strauss. Elle n'a même pas conscience qu'il est apparut ses lèvres. Et lorsque elle s'en rend compte, elle se hâte de l'effacer pour éviter qu'il soit interprété comme de la moquerie. Il n'est sûrement pas prudent de froisser ce barbu au vue des circonstances... L'intéressé, quant à lui, montre finalement son vrai visage et abandonne le semblant de bonnes manières qu'il avait jusque-là. De quoi faire tressaillir Katharina qui ne s'attendait pas à un changement si brusque.

Elle s'exécute immédiatement et s'approche des boissons avant d'en choisir une au hasard et de se forcer à la vider jusqu'à la dernière goutte. Après quoi elle décoche un regard entendu au nouveau maître à bord, espérant simplement qu'il ne la forcera pas à tout ingurgiter. Elle se doute bien qu'il préférait de l'alcool ou quelque chose dans ce genre-là mais elle n'en a pas. Arrivera-t-il malgré tout à se contenter de cette offrande de bienvenue?
"Je m'appelle Katharina!" explique-t-elle en se gardant de révéler son nom. "Ce navire est le mien mais je ne le commande pas vraiment. Ce privilège revient davantage à mon capitaine!"
Elle désigne l'intéressé d'un léger mouvement de la tête. Il est vrai qu'elle ne connait pas grand chose sur la façon de commander un navire ou même sur son fonctionnement. Elle se contente de montrer une direction ou d'exprimer une volonté et c'est suffisant, en tant normal.
"Et j'ai bien peur que nous n'ayons pas grand chose à vous offrir!" regrette-t-elle. "Nous avons quelques irys à bord ainsi que mes bijoux. Mais les cales sont vides et je ne crois pas que le reste du matériel vous intéressera. Mais dans le doute, voici le manifeste!"
Elle adresse un regard à l'un des matelots qui s'approche pour tendre au barbu une liste de la cargaison. De quoi faciliter la tâche à ce pirate. Il est bien évidemment libre de fouiller tout le navire s'il le souhaite. Et d'emporter ce qu'il voudra. Mais elle imagine qu'il sera déçu...
"Quant à la raison de notre présence ici... Et bien je souhaitais simplement m'éloigner de l'activité de Skingrad. J'apprécie les balades en mer. En tout cas, c'était le cas jusqu'à aujourd'hui..."
Elle lui décoche un sourire mitigé. Arrivera-t-il à la dégoûter de ces bols d'airs en pleine mer? Pour peu qu'elle reste en vie, elle sait que ce ne sera pas le cas. Le fait est qu'elle trouve quelque chose de sympathique à cet homme pourtant bien éloigné des standards de politesse. Elle sera sûrement appelée à changer d'avis. Mais pour l'instant il a ce petit quelque chose de fantaisiste qui la séduit.
"Avez-vous faim? Je peux demander aux cuisiniers de vous préparer un bon repas!"  poursuit-elle. "J'imagine que vous n'avez pas vraiment l'occasion de manger à votre faim...
Sans quoi il ne pratiquerait sûrement pas la piraterie. C'est sûrement la pauvreté qui la poussé, ainsi que ses hommes, à exercer une pratique aussi barbare. Et c'est une certaine forme de pitié qui commence lentement à naître en elle. Car si De Sousa pourrait penser qu'elle vient de lui adresser une insulte voilée, c'est bien de l'inquiétude qu'elle manifeste. C'est... plus fort qu'elle!



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Pedro de Sousa
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Mer 20 Déc - 11:51
Irys : 814729
Profession : Pirate
Pérégrin 0
Pas de doute, il avait à faire à une petite adolescente bourgeoise qui était né avec une cuillère en or dans le cul. Révélant son prénom, elle se gardait bien de prononcer son nom de famille, la petite idiote, elle prenait vraiment de Sousa pour un demeuré. Mais qu'importe, haussant les épaules, le Vieux Loup se fichait bien de savoir qui était le capitaine de ce mastodonte désarmé pour le bon plaisir de la Haute Société de Daenastre. C'était une honte, un tel bijou dans les mains de bourgeois qui puait le fric! Mais bon, ça faisait quand même ses affaires aujourd'hui. Bon sinon la boisson était pas empoisonné, un point positif, mais à vrai dire, Pedro sans battait clairement les couilles, si vous pensiez que les pirates allaient s'offrir un café clatsh! Nan Mais oh! Vous voulez pas non plus qu'il se travestissent?!

Bref je m'éparpille un peu! Revenons à nos moutons! C'est ti pas que cette fameuse Katherina indique à son tortionnaire qu'il y a pas grand chose à piller sur ce rafiot!? OH!!! C'est quoi ce délire?! Grinçant des dents, il se mit finalement à pouffer de rire avant de se remettre à quelques caricature verbale.

- Oh la p'tite dame voulais juste faire une ch'tite balade en Mer, que c'est mignon... je voudrait bien en entrée du caviars, ensuite de l'Espadon avec une sauce à l’Espelette accompagnée de légumes de saisons cuit à la vapeur je vous prie

Il repris alors un air sévère, la pointant du doigt.

- T'as aucune notion du coût d'la vie, d'la vraie petite garce de riche!!! Oh mais voyons, c'est un restaurant - hotel - navire ou quoi?!!!! NAN MAIS TU TE FOU DE LA GUEULE! maintenant tu la boucle.

Séance tenante, de Sousa lui arrache ce qu'elle avait sur elle de bijoux avant de donner des consignes à ses membres d'équipage.

- Bon les gars à ma droite, vous me foutez cet équipage de lopettes au trou dans les cales. Ceux de gauches, vous allez me récupérer tout c'qui a de valeur! Même une petite culotte, j'en ai RIEN A FOUTRE, on embarque! Et TROUVEZ MOI LE NOM DE FAMILLE DE CETTE BÉBÉ BOURGEOISE! VAMOS, VAMOOOOOOOOOOOSSSS!!! Fini la rigolade!

Ni d'une ni de deux, tous les pirates s'exécutèrent. Ca prit une bonne heure, emballé c'est pesé. On avait ramené la donzelle dans sa cabine et avant que de Sousa reparte, il lui rendit une dernière visite.

- Bon, Katherina Strauss. Tu pass'ra l'bonjour à ton vieux! Désolé pour les bijoux d'famille! Si y veut les récupéré, t'as ma carte de visite, y saura me r'contacter! Sur ce bonne fin d'balade en Mer, enfant d'bourge! ADIOS AMIGOS!!

Et voilà la fin de l'histoire, on va pas plus épiloguer, la petite jeune avait pas souhaité alors j'respecte son choix hein! Ahah! Mais les Strauss se souviendrons de De Sousa, PEDRO DE SOUSA!!!!
(nous cloturons ici ce rp suite à la demande de l'adorable kath' ^^, merci a toi ^^)




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