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Chroniques d'Irydaë
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 Errare Humanum Est. [RP Solo]

Adramus
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Mer 13 Déc - 18:11
Irys : 532157
Profession : Aventurier, maître d'armes
My'trän +2 ~ Mistral
Le poing serré contre ses lèvres, le guerrier à maintenant trente-trois ans passés attendait dans l’antichambre du terrifiant Conseil de la Convergence que son heure vienne. Sur son visage se lisait une inquiétude inhabituelle, un stress suffisamment puissant pour cerner les yeux de ce guerrier pourtant habitué à des journées moins douces. Ses cheveux avaient été coiffés par son épouse bien-aimée, car ses doigts tremblaient trop pour qu’il puisse les attacher de lui-même. Pourtant, en le voyant les gardes devant la porte n’avaient pas pitié de lui, ne riaient pas sous cape face à son anxiété. Ils savaient à quel point une situation pareille était ordinaire. Soumettre des doléances au Conseil, surtout d’aussi graves, pouvaient faire flancher des guerriers encore plus imposants et encore plus vertueux qu’Adramus. Mais ordre était donné de ne pas dire un mot, sans quoi peut-être un « Courage. » ou autre « Vous vous en sortirez. » aurait traversé la barrière de leurs lèvres scellées lorsque la porte s’ouvrit enfin, laissant passer le tamerlan humblement vêtu.

Il dut tout de suite supporter un page qui s’accrocha à ses pas comme une ombre inamovible. Ils franchirent ensemble de larges couloirs, tandis que son escorte l’abreuvait de recommandations qu’Adramus ne connaissait que trop bien, les ayant déjà révisées auprès de Mary qui avait déjà dû fouler du pied ces imposants pavés de marbre. L’écho de ses pas se répercutait dans sa tête déjà secouée par des doutes de plus en plus bruyants, mais même les voix de son esprit firent silence lorsqu’il était maintenant l’heure d’ouvrir la dernière porte qui le séparait des hommes et femmes les plus puissants de ce monde. Ils n’étaient pas tous présents, et heureusement pour le jeune homme. La déferlante de pouvoir qui s’échappa dans sa direction lorsque les deux battants d’acier s’écartèrent devant lui aurait été par trop insupportable si tout le Conseil s’était trouvé derrière.

Malgré tout, le sang-froid, reptilien, d’Adramus l’avait condamné à ne pas exprimer plus que de raison l’infini respect et humilité qu’il était de bon ton de présenter devant de telles forces de la nature, devant les plus proches serviteurs des créateurs et seigneurs d’Irydaë. Le page salua ses maîtres avant de murmurer, sur un ton beaucoup moins cérémonieux un « Avancez. » à Adramus, qui s’exécuta avec solennité. Son regard s’autorisa de lui-même à balayer les gharyns et les khorogs réunis autour de la table de verre et il reconnut sans peine sa suzeraine ainsi que son bras droit. Il eut une inclination de la tête toute particulière vers ce personnage qu’il estimait tout de même plus que le reste de l’assemblée, religion commune oblige. Malgré tout, une fois qu’il fut à une distance égale de la porte et de la table, le guerrier posa le genou au sol sans hésiter. C’était un géant qui s’inclinait, mais la prestance et la puissance qu’il dégageait n’avait rien de comparable avec celle de ses interlocuteurs.

Mais pourquoi était-il ici, le front vers le sol ? Pourquoi avait-il demandé une audience avec des gens qui devaient avoir bien d’autres choses à faire que de rencontrer un simple adepte de la dragonne ? Pourquoi s'autoriser une telle interruption ? Une telle audace ? C’est parce qu’il considérait sa mission avec plus d’importance que le temps alloué aux autres affaires du Conseil. Il avait au moins cette arrogance-là pour lui, mais elle était tellement noyée dans son océan de doutes et de craintes que même un disciple de Khugatsaa ne pourrait la déceler précisément en lisant en lui. Toutefois, le plan qu’il avait échafaudé, et dont il venait aujourd’hui faire part au Conseil, pouvait aisément être deviné par ce biais.

Dyen, voilà la cible de ses doléances. Non, il ne venait pas faire l’affront à tous ces hauts personnages de réclamer son invasion pleine et entière sur-le-champ, bien qu’il aurait préféré. Non, ce qu’Adramus venait demander aujourd’hui c’était la permission de devenir ambassadeur du Conseil de la Convergence à Dyen et ce afin de les convaincre de donner leur appui si jamais une guerre contre Daënastre venait à se déclarer. Bien que le Conseil se doive de maintenir la paix, ils ne pouvaient nier qu’une pente de plus en plus abrupte se dressait entre eux et cette dernière. Il fallait être prêt, pas aveuglé par ses idéaux. L’adepte d’Amisgal avait mis un temps considérable à admettre cette vérité : Il avait besoin de ses frères dragonniers, bien qu’il les renie de tout son être, le jour où la guerre commençerait.

Voilà pourquoi il se tenait devant le Conseil à présent. Il fallait obtenir leur approbation pour effectuer une telle mission. Une approbation que, Adramus le savait, il serait difficile d’obtenir compte tenu le passif entre le guerrier et la cité des dragonniers. C’était un paria, un hors-la-loi entre leurs murs. Mais il faisait ce simple pari dans son esprit : Qui de mieux qu’un homme aussi brave, puissant et téméraire que les chevaliers de Dyen pour aller parler au Roi-Père de cette ville en personne ? Qui de mieux que celui qui est venu, du haut de ses vingt-six ans, provoquer effrontément le  souverain de la cité ? Adramus ne connaissait rien du Roi-Père qu'il avait provoqué, ce Aedrar Nathea, hormis qu’il était brave, hardi et bienveillant. Pour résumer, ils se ressemblaient énormément, quoique pense le jeune homme.

Il faisait donc confiance à cette ressemblance, mais aussi à l’urgence de la situation et enfin particulièrement à la bénédiction d’Amisgal pour mener ce projet d’alliance à bien. Rien n’était de son côté dans cette affaire, ni l’approbation du Conseil ni l’amitié du souverain. Pourtant, il croyait en son Architecte, il savait que par ce geste vers les dragonniers il l'honorerait et il espérait que cela suffise pour qu’elle l’honore à son tour de son appui afin d’unir la cité-état de Dyen au continent de My’trä. Une alliance nécessaire et de circonstance, mais également une union, un arbre planté, qui avait le moyen de donner les plus beaux fruits jamais vu sur Irydaë.

Pour toutes ces raisons, l’imposant Adramus, en cet instant, ployait humblement le genou.
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Ingrid & Sigurd
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Hier à 10:50
Irys : 234953
Si le guerrier pouvait voir le même décor que sa fiancée plus de six mois auparavant, il ne faisait pas face à la même assemblée, pas tout à fait. Ni même à la même ambiance. Bien des événements graves et importants s’étaient produits depuis et cela se ressentait dans l’atmosphère sombre et sérieuse. Même la benjamine, celle qui savait enjouer les autres et voir le côté positif des choses, avait la mine grave aujourd’hui.

À temps désespéré mesure désespéré, c’était sûrement pour cela que Godmerek avait obtenu une entrevue aussi aisément. Outre le fait que la question d’un appel à l’aide de Dyen, après avoir rassemblé un minimum les forces en My’tra, se posait très clairement. Le Conseil était prét à discuter, un bon point pour le solliciteur.

« Vos exploits vous précédent jeune homme. »

La voix de baryton posée et sans aucun sous-entendu provenait d’un homme imposant. Impossible de ne pas le remarquer à côté de la benjamine fluette, digne représentante de l’Architecte de l’air. Imposant mais pas menaçant, il ressemblait plus à un roc solide, inébranlable. Bien plus ressemblant physiquement à ce qu’on attend d’un fils de Delkhii que l’actuel primo-Gharyn de Busad.

« Plus un homme d’action que de mots à ce que l’on nous a rapporté et pourtant vous voilà ici. »

Ce n’était pas une accusation, plus une interrogation sur ses motivations. Et aussi une façon de lui signifier qu’ils étaient au courant de qui il était, de ce qu’il avait fait autant au Kharaal Gazar qu’à Dyen. Si Jaelya aurait pu être ouverte à une personnalité comme la sienne, ce n’était pas le cas et elle ne le cachait pas.

« Ne tournons pas autour du pot.Dîtes nous précisement dans quel but vous avez demandé une audience ?! »

Aucun de ces six collègues ne broncha, ils connaissaient le caractère vindicatif de la quadragénaire. Et si cela créait parfois des clash au sein du Conseil, tous n’avaient pas la patience d’une pierre ou la sagesse de l’araignée, cela avait aussi son utilité des fois.

HRP:
 
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