Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Suhury
Page 1 sur 1


 Rencontre nocturne près du feu

Evrann Avuushtai
avatar
Mar 19 Déc - 6:09
Irys : 58047
Profession : Mercenaire
My'trän +2 ~ Suhury
Cela faisait plusieurs jours que les cavaliers avaient quitté la capitale, traquant l'assassin de l'un des leurs. À leur tête, le général Suhurs des Myangan ild, Evrann le sanguin. Il ne savait pas pourquoi, ni ne voulait réellement participer à cette traque, mais son honneur d'Akhmad en avait pris un coup lorsque l'un de ses hommes fut sauvagement brûler vif dans l'une des auberges de la ville.

Il pensait qu'avec l'aide de la description de la jeune femme qu'il avait reçue de ses hommes, il serait plus aisée de la retrouver. Une jeune femme, rousse, avec un visage bien trop innocent pour l'être réellement, c'était du tout cuit selon lui. C'était hélas sans compter le nombre incalculable de femmes rousses qui habitait ces contrées.

Accompagné de seulement trois de ses hommes, ses Nyarav les plus dignes de confiance, ils avaient mené la traque qui les avait conduit aux abords de la frontière de Suhury. Le sol de la région s'était fait de plus en plus irrégulier à mesure qu'ils s'approchaient du terrain montagneux de Kharaal Gazar. Après une halte pour laisser les chevaux reprendre des forces, Evrann et ses compagnons posèrent pied-à-terre pour la première fois depuis plus d'une quinzaine d'heures. Il le sentait au fond de lui, ils étaient proches de leur cible. Ils étaient tous les quatre vêtus de leurs armures respectifs, démontrant qu'il ne prenait pas la demoiselle à la légère.

S'éloignant de ses compagnons, Evrann grimpa sur une petite butte en quête d'un champ de vision plus large. Son regard se posa sur le fameux col, et si elle n'était pas encore passée par là, il s'agissait du seul chemin menant à Busad à des lieux à la ronde. Des bruits de pas lourd firent sortir Evrann de ses pensées. Wald son second et plus proche camarade s'approcha, une outre tendue vers son chef.

- Alors, tu es certain que ton info est correcte . Elle passera par ici ? Questionna-t-il. - Non pas que j'en doute mais...

Evrann ne détourna pas son regard de l'horizon lorsqu'il coupa la parole de son ami: - Certain ! mon informateur m'a rarement fait faux bond. Et il sait ce qu'il en coûte de me livrer de fausses infos, elle passera par là, c'est sûr. Tout en pointant du doigt le col, il prit l'outre qu'il vida en quelque gorgée. Se positionnant à ses côtés, Wald reprit: - Je te fais confiance, tu le sais bien, mais si ça se trouve ce n'est même pas encore la bonne et on aura parcouru des milles et des milles pour rien.

Grimant un sourire, Evrann prit son compagnon par l'épaule: - Il y a pire, non ? au moins on ne recherche pas un gros, chauve et moche. Tous deux se mirent un rire, un rire de fatigue, car le poids de la fatigue se faisait peu à peu ressentir. - Prépare le camp avec les autres et reposez-vous sans baisser votre vigilance... il marqua une pause. Elle est dangereuse. Moi, je vais plus loin en avant, je vous rejoindrais d'ici peu.

Wald répondit par l'affirmation d'un signe de tête avant de s'éloigner. Evrann s'avança entre les rochers. Au loin, Wald cria : - N'en fais pas trop quand même. Il eut pour seule réponse un signe de main de son chef.

Pendant de longue, très longues minutes, Evrann s'était éloigné de ses compagnons. Le terrain était en pente et c'est avec difficulté qu'il avançait. La nuit noire était tombée et la visibilité s'était encore plus restreinte. Au loin, ses yeux furent attirés par les lueurs dansantes des flammes d'un feu de camp. Un campement, ici ? pensa-t-il.

Il hésita pendant un long moment sur le fait s'il devait prévenir ses compagnons ou non, mais instinctivement son corps avançait vers la lueur. Il ne chercha même pas à se faire discret, a quoi bon, pensa-t-il, il n'avait pas l'envie de se fatiguer plus que de raison. Peu à peu qu'il s'en approchait, les crépitements des flammes se firent entendre.

Quelque mètre plus loin, il serait enfin devant le campement. D'un pas lourd comme pour faire remarquer sa présence, il s’avança en s'annonçant: - Bien bonne soirée ! Puis-je me réchauffé près de votre feu ?


Evrann: #99ccff
Voir le profil de l'utilisateur

Zora Viz'Herei
avatar
Mer 20 Déc - 16:25
Irys : 755379
Profession : Purificatrice fanatique
My'trän -2

Le temps est venu pour la jeune rousse de quitter sa terre natale - ou du moins celle où elle estime avoir vu le jour - pour des contrées plus sèches et rocailleuses. Son dévolu s'est jeté sur Kharaal Gazar et Busad en particulier. Elle a pu voir une chouette voler dans cette direction la veille au soir. Un signe évident de Möchlog pour l'inciter à accomplir sa Volonté chez les manieurs de roche. Un signe qu'elle ne s'est même pas questionnée avant de suivre. L'impureté est partout, sous bien des formes. Peu importe l'endroit où elle se rend: elle aura fort à faire purger ces pauvres gens des tares physiques qui déshonorent tant sans Architecte. Tant à faire pour leur offrir une prochaine vie meilleure, exemptée des souffrances qu'un être se devrait de ressentir lorsqu'il insulte un dieu par sa simple existence...

Zora glisse entre ses lèvres un morceau de viande cuite et hoche la tête en guise d'approbation: tout simplement délicieux. Elle continue ainsi à dévorer sa pitance issue des vivres de sa victime avec l'acharnement propre à ceux qui n'ont guère l'occasion de savourer un repas dans le calme. Ici, entre de gros rochers l'abritant du vent, elle passera une nuit tranquille. Du moins l'espère-t-elle. Quoi qu'il en soit l'essentiel est acquis: elle relève les yeux vers le cadavre calciné au centre des flammes. De temps à autre Möchlog met sur son chemin un voyageur qu'elle se doit alors de libérer de l'impureté. C'était le cas de cet homme avec un doigt en moins. À présent son âme est libre et son corps, lui, exprime encore la souffrance qu'il a ressentit lorsque le feu l'a enveloppé. Un spectacle tout simplement... ravissant!

La rouquine termine son repas et s'allonge contre la roche avant de glisser un bras en appui derrière son crâne. Elle ne se sent jamais aussi bien que lorsqu'elle a accompli un acte en l'honneur de son Maître. Elle se sent peu à peu glisser dans les limbes du sommeil, un vague sourire sur le visage. Mais des bruits de pas se font entendre et elle se redresse immédiatement, les sens en alerte. Elle n'a guère besoin d'amplifier son ouïe pour comprendre que son imagination ne lui joue pas des tours. La jeune femme observe ainsi les environs jusqu'à ce qu'une silhouette se détache de l'obscurité. Et elle reste silencieuse lorsque l'homme fait preuve d'une politesse à laquelle elle n'est guère habituée.

S'il peut se réchauffer prêt du feu? Elle ne répond pas de suite et scrute l'intrus de son regard ambré, s'attardant un instant sur ses cheveux mi-longs et la barbe qui cache une partie de son visage. Que fait-il ici? Cette rencontre est-elle un hasard ou placée sous le signe du destin? Zora ne remarque pour l'instant pas de traces d'une quelconque impureté chez cet homme. Mais souhaite-t-elle pour autant partager ce feu purificateur avec un inconnu? Peut-elle décemment le laisser partir maintenant qu'il a vu le cadavre au milieu des flammes dansantes?
"Je suppose que oui..." se contente-t-elle tout d'abord de répondre. "Pour peu que vous vous chargiez d'alimenter le feu!"
Elle ne précise cependant pas s'il le fera avec du bois ou avec son corps. Elle préfère l'imagination de cet homme faire le reste et pourra ainsi évaluer à quelle catégorie il appartient. Est-il assez sage pour se préoccuper de sa seule existence? Où est-il de ceux qui prêtent à la morale une quelconque vertu? Ce qui est sûr, dans tous les cas, c'est qu'elle ne pourra désormais plus fermer l'oeil. Seule une sotte trouverait le sommeil en présence d'un inconnu. Et spécialement lorsque l'inconnu en question est armé et porte une armure.

Il n'a pourtant pas l'air d'un soldat. Et s'il lui en voulait spécifiquement, il aurait sans doute préféré une approche plus discrète susceptible de lui offrir l'effet de surprise. Un constat qui retient encore la lame de son petit poignard dans le fourreau qui pend à ses côtés. Et qui attise sa curiosité. Et davantage encore sa méfiance.
"Mais peut-être que vous pourriez commencer par me dire qui vous êtes et ce que vous faites ici?" le questionne-t-elle. "Les présentations ne sont-elles pas la base de toute discussion qui se respecte?"
Elle arque à nouveau l'un de ses sourcils pour souligner la méfiance qui teinte ses propos. Puis elle fait appelle à sa magie pour se revigorer et éloigner la fatigue qui menace. Une dépense d'énergie agaçante mais néanmoins nécessaire au vue des circonstances...







Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

Voir le profil de l'utilisateur

Evrann Avuushtai
avatar
Jeu 21 Déc - 7:15
Irys : 58047
Profession : Mercenaire
My'trän +2 ~ Suhury
Lorsqu'il s'approcha de la lumière irradiante des flammes, le mercenaire resta quelques instants sur place. Il avait vu juste, il s'agissait bien de sa "proie", mais le spectacle qui s'offrait devant lui aurait pu déstabiliser n'importe qui. Gisant au milieu des flammes, le corps calciné d'un pauvre bougre figé dans une expression d'horreur. Le sanguin avait déjà vu pire atrocité de la part de ses hommes et d'autres hommes, mais ici le contraste était différent, bien différent. La jeune femme aux allures frêle et innocente aux côtés de ce spectacle digne d'Huldrann, lui -même, était une première. Il s'en amusa presque mais c'est non sans méfiance qu'il reprit son approche.

La jeune rousse était debout, immobile et visiblement sur ses gardes. Il ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase que le mercenaire, déjà retirait ses armes qu'il posa à même le sol avant de se laisser choir contre l'un des rochers, toujours face à la demoiselle. Dans son for intérieur, il exultait. Après plusieurs jours de recherche, il se trouvait enfin en face de la bonne personne, le cadavre sur le feu ne laissait aucun doute sur l'identité de la demoiselle. Il sourit lorsqu'elle lui demanda de se charger du feu. Elle semblait parfaitement capable de s'en charger elle-même visiblement.

L'homme se mit à l'aise autant que faire se peut, mais seulement en apparence car aussi étonnant soit-il, il la craignait fortement. Il avait grandi aux côtés de femmes plus fortes que lui, il savait pertinemment le danger que les femmes pouvaient représenter. Du moins, plus que le malheureux cuisant devant lui. Il la laissa terminer ses questions puis sourit de nouveau devant sa remarque. Il n'avait guère l'intention de la duper, après tout il n'en voyait pas l'intérêt.

Sur un ton sérieux, il prit enfin la parole: - J'imagine que lui aussi s'attendait aux bases d'une discussion qui se respecte. Dit-il en désignant le cadavre. Il commençait à comprendre comment le bougre avait pu se laisser prendre. La jeune femme dégageait un charme certain et son aura était, elle aussi, très particulière. Il se le répétait bien assez mais elle était dangereuse et s'en méfiait comme la peste.

Lorsqu'il reprit la parole, il changea de ton, peut-être pour détendre l'atmosphère, ou bien pour balayer toute hostilité entre lui et son interlocutrice. - Evrann. Evrann Avuushtai, enchanté. il mima un signe de respect bien plus pour se moquer de la forme qu'autre chose. - Quant à mes intentions, c'est drôle qu'vous me le demandiez. Vu votre passif, je m'entendais à ce que vous connaissiez la réponse. Il était d'humeur taquine, et ne s'en cachait pas. Après tout, c'était toujours stimulant de discuter avec une tueuse.

Glissant sa main dans sa sacoche, il en ressortit délicatement un morceau de viande séchée. Sa gestuelle lente était là pour ne pas alarmer la rousse plus que de raison. Il Arracha un morceau avec les dents avant de reprendre la bouche pleine: - Ah pardon ! Et votre nom, c'est quoi ? Demanda-t-il a son tour. Je sais qui vous êtes, du moins, ce qui vous faites mais votre nom m'a toujours échappé. Ironisa-t-il.

Continuant à mâcher, il ne détourna pas son regard. Il ressentait une sorte d'intensité hostile entre eux deux. Après tout, n'était-il pas venu après une si longue poursuite pour la tuer ? Même lui ne le savait plus. Mais pour l'instant, il voulait discuter.


Evrann: #99ccff


Dernière édition par Evrann Avuushtai le Mer 10 Jan - 20:50, édité 1 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Zora Viz'Herei
avatar
Sam 6 Jan - 18:53
Irys : 755379
Profession : Purificatrice fanatique
My'trän -2

Elle reste un instant silencieuse, se contentant d'observer l'homme à travers les flammes qui les séparent. Son insolence témoigne-t-elle d'une certaine simplicité d'esprit? Ou a-t-il les moyens d'agir avec cette désinvolture que d'autres ont déjà pu regretter? Zora finit par lâcher un léger rire moqueur couvert par le craquement sinistre du bois offert à l'appétit vorace de Süns. Car si la façon d'être de cet étrange invité la pousse à se questionner, elle reste néanmoins convaincue qu'il ne pourra pas prendre l'ascendant sur elle. Möchlog ne laisserait pas une telle chose arriver...

La seule question pertinente, dans le fond, est la suivante: que doit-elle faire de cet homme? La prudence commande à la rouquine de le tuer immédiatement. Mais la curiosité la pousse au contraire à faire preuve d'une certaine forme de retenue. Certains animaux aiment s'amuser avec leurs proies avant de les dévorer. Une idée parfaitement séduisante. Rien ne presse... Un divertissement - fut-il morbide - se doit d'être savouré à sa juste valeur. Et lorsque ce petit jeu ne revêtira plus la moindre forme d'intérêt, elle y mettra un terme. Tout simplement.
"Et bien, Evrann Avuushtai..." s'amuse-t-elle. "Le moins que l'on puisse dire, c'est que vous n'avez pas froid aux yeux!"
Cette constatation n'est pas un compliment, loin de là. Car si le courage est une vertu, la témérité est une faiblesse. Zora l'observe encore quelques instants sans se départir du sourire qui s'est installé au coin de ses lèvres. Puis son regard glisse sur le cadavre qui achève de se consumer au centre du brasier. La plupart des gens - pour ne pas dire tous les gens - sont incapables de voir au-delà des apparences. Ils résument les actes de la jeune femme à de simples meurtres. Ils perçoivent de la haine ou de la violence là où il est pourtant question d'altruisme et de rédemption. Leur jugement est tout simplement obscurci par la dictature de la morale. Une constatation à la fois triste et pathétique...
"Viz'herei... Je m'appelle Zora Viz'herei!" poursuit-elle, contentant au passage la curiosité de son interlocuteur. "Et à vrai dire je doute que vous ayez la moindre idée de ce que je fais. Vous vous contentez de croire ce que vous avez pu entendre à mon sujet, tout simplement. Sans quoi vous vous seriez probablement posé en allié, non en ennemi..."
Elle hausse les épaules pour souligner l'évidence qui teinte ses propos. La rouquine ne juge pourtant pas utile de fournir davantage d'explications. Et encore moins de débattre sur le sujet. Elle sait qu'elle a raison d'agir comme elle le fait. Möchlog lui-même lui a donné pour mission de purifier le monde. Il l'a en revanche exemptée d'inculquer le bon sens à ses autres congénères. Une tâche qui semble par ailleurs impossible...
"C'était qui?" le questionne-t-elle dans la foulée. "La personne que vous souhaitez venger, je veux dire! Votre épouse? Votre enfant? Un ami, peut-être? Vous en souvenez-vous seulement? J'ose espérer que votre suicide n'est tout de même pas motivé par une chose aussi triviale que les irys, mmh?"
Qui est cet homme aux manières étranges? Et, surtout, par quoi est-il animé? Est-ce la douleur liée à la perte d'un être cher mais pourtant voué à l'Oubli? Ou le simple désir de s'enrichir en empochant la prime qu'on a mise sur la tête de la disciple de Möchlog? Zora arque un nouveau sourcil, curieuse de savoir ce qui lui vaut l'honneur d'une telle visite.







Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

Voir le profil de l'utilisateur