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Chroniques d'Irydaë
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 D'Esarim à Eoril

Lycinia Aurès
avatar
Lun 25 Déc - 22:11
Irys : 166526
Profession : Forgeronne itinérante
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
Un après-midi à Esarim - Taverne de Banvar


Le soleil commençait légèrement à tomber sur la ville montagnarde, mais il faudrait encore quelques heures avant qu'il ne fasse nuit. Les rayons de l'astre d'Irydaë traversaient de part en part les tours de verre, permettant à celles-ci d'afficher leur splendeur sous la forme de multitude de tâches de lumières colorées. Elles baignaient les rues et leurs passants d'une douce et somptueuse mosaïque chromatique. Cependant, à Esarim, le vrai spectacle était ailleurs.

La ville étant construite sur le flan de la chaîne de montagne des Tsagaan Oi, les habitants et les voyageurs bénéficiaient d'une vue spectaculaire sur une partie de Zolios, de Suhury et même de Khurmag qui s'étalait sur la ligne d'horizon. Les canyons de Zolios était la première chose qui attirait le regard. Réputés et uniques à cette région, ils s'étiraient en contre-bas de la ville et là aussi la couleur était présente sous la forme, cette fois-ci, de strates sédimentaires colorées. Venait ensuite l'ünench, le fleuve qui divisait la région de part en part, lumineux et paisible en cette période de l'année. Si on suivait sa direction vers le sud, on pouvait apercevoir un petit pan de mer, mais pas assez pour ravir les amoureux de l'océan. Et pour finir, au loin, presque sur la ligne d'horizon était une étoile qui brillait de jour comme de nuit, c'était Eoril, la capitale de Zolios. La lumière provenait, tout comme Esarim, des réverbérations des rayons du soleil sur les constructions en verre.  

La forgeronne était là, appuyée à une balustrade faite de glaise et observait ce magnifique panorama, respirant doucement l'air chaud et pur qui lui était apporté par une brise venant de l'ouest. Le courant d'air faisait voleter ses boucles normalement blanches qui étaient pour le coup colorées de rouge, bleu et jaune par la lumière des tours de verre. Elle se tourna et fit dos au spectacle pour lever les yeux sur la ville construite en grappe de raisin tout comme la majorité des villes de Zolios. Se trouvant au niveau le plus bas de la ville, elle pouvait observer tout le génie architectural des Zolosiens de construction à la verticale. En effet, la ville possédait plusieurs niveaux qui s'élevaient le long du flan de la montagne. De loin, cet enchevêtrement de tours de verre donnait l'impression d'un immense cristal brut logé sur un pan de montagne, qui donnait l'air d'être tout juste excavé de sa prison de pierre.

Lycinia était chez elle ici à Esarim ou du moins c'était tout comme. Son clan avait pour habitude de passer de longues périodes dans cette ville que ce soit pour faire affaire ou pour l'éducation des petits Aurès au feu de Süns. Sa mère et son père étaient même de très bonnes connaissances du gharyn et khorog de la ville. Tandis que le clan Aurès bénéficiait d'une bonne renommée dans cette ville notamment grâce au rang de maître dans la maîtrise du feu de sa mère.

La forgeronne, elle, avait une personne qui comptait énormément pour elle à Esarim, elle le considérait comme de la famille, c'était Banvar l'un des taverniers de la ville. Sourire aux lèvres, elle se dirigea vers son établissement.

A peine eut-elle passé la porte de la taverne, que l'homme presque aussi immense que son père arrêta tout ce qu'il faisait, c'est-à-dire qu'il posa torchon et verre et la héla de derrière le comptoir, à la surprise des autres clients :
    « Nom de Süns ! C'est-y pas la tiote étincelle en personne qui daigne me rend' visite ! Viens là que je t'embrasse ! »

Lycinia laissa promptement tomber son barda et se précipita dans les bras ouverts de celui qu'elle considérait comme son oncle. Les bras de Banvar l'encerclèrent dans une étreinte affectueuse dont la douceur contrastait avec sa carrure. Après quelques secondes, il s'éloigna et prit son visage entre ses mains pour l'inspecter telle une mère poule inspectant son poussin, puis s'éloigna encore plus en la prenant par ses épaules, à nouveau l'inspection reprit et il hocha de la tête semblant approuver ce qu'il voyait :
    « Tu es la digne fille de Delkhii ! »

Par Delkhii, il voulait dire Nour. C'était un quolibet qu'il aimait utiliser pour désigner son père malgré les oppositions de ce dernier.
    « Et comment va le Khoral des Tsagaan Oi ? »

Là il parlait de sa mère. Banvar était l'une des rares personnes qui connaissait ce surnom que Lycinia avait décerné à sa mère. Elle eu un petit rire quand elle l'entendit, bien que chaque fois que ce nom était prononcé, il y avait plus de chance qu'il arrive aux oreilles de la gharyn du clan Aurès.

Le tavernier alla récupérer l'attirail de la jeune femme pour le rapprocher du comptoir, pendant que la jeune femme prenait place sur l'un des tabourets.
    « A vrai dire, je l'ai revu tout récemment pendant une petite crise familiale, je peux te dire qu'elle n'était pas de très bonne humeur. Je t'en parlerai plus tard. En fait, je suis à Esarim parce que j'ai entrepris un voyage pour améliorer ma maîtrise du feu de Süns. Ça fait deux ans que je parcoure Kharaal Gazaar, pour bien affirmer ma maîtrise de la terre et il était temps que je vienne à Zolios pour commencer les choses sérieuses. »

Il reprit place derrière le bar et acquiesça, compréhensif :
    « J'enverrai des prières à notre Süns pour toi, l'étincelle. Mais, j'n'ai aucun doute que t'arrivera à atteindre ton but.
    - Merci Banvar, ça me touche, fit elle reconnaissante
    - Ça m'r'appelle ! Y'a un ptit gars, qui maîtrise assez bien le feu de Süns. C'est un forgeron de ton âge en plus. J'pense qu'il a de l'avenir dans le métier ! Comment c'est son nom encore.. Hmmm... Ah ! Rae !
    - Rae ? Demanda-t-elle perplexe. Je connais beaucoup de forgerons dans cette ville et je n'ai jamais entendu parler d'un forgeron du nom de Rae.
    - C'qu'il vient tout juste d'ouvrir sa boutique.
    - Je vois, dit-elle de façon lapidaire.
    - L'étincelle, j'te connais. T'as l'habitude de te débrouiller seule. J'comprends, j'connais, j'suis comme toi. J'te dis juste que ce ptit gars pourrait t'être utile dans le développement de ta magie. A toi d'voir comment ! »

Il lui servit une choppe de bière bien fraîche, lui ébouriffa les mèches blanches et retourna s'occuper de ses autres clients, laissant Lycinia à ses pensées. Son regard vert cristallin était sérieux, posé distraitement sur sa choppe, il observait la mousse qui s'affaissait peu à peu. Elle n'avait pas encore concrètement considéré comment augmenter sa maîtrise. Pour être honnête, c'était la première fois qu'elle devait se poser la question, tout lui était toujours venue naturellement en ce qui concernait la magie. Du coup, aujourd'hui, elle se sentait un peu perdue sur la marche à suivre. Alors, peut-être qu'en effet, voir ce Raë lui donnerait de la suite dans les idées.


Lycinia s'exprime en : #ff9900
@}->- x 9

Forge une lame, forge ton âme.
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