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Chroniques d'Irydaë
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 Un peu de chair sous beaucoup de fer [PV: Sanae] [Terminé]

Hyperion Radchen
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Mer 17 Jan - 19:08
Irys : 394869
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Il n'était plus question de mécanique à présent et Hypérion malgré les paroles rassurantes de la jeune femme se sentait bien étrange. Comment expliquer que les battements de son organe principal ne s'arrêtaient pas. Ce n'était rien, elle l'avait dit elle même, mais voilà que son sang circulait plus vite alors que quelque chose le brûlait dans le bas ventre
Était-il malade ? Blessé ? Après vérifications il ne semblait porter aucunes marque, aucun stigmate autre que ce qu'il avait déjà.
Mais ces battement effrénés continua et ce même quand la jeune femme monta. il la suivis des yeux un moment fixant la porte par laquelle elle était sortie pendant un bon moment avant de secouer la tête.
Se sentant bizarre il s'assit dans un coin de l'atelier, tachant de penser à autre chose que ces quelques secondes qui ne cessaient de tourner dans sa tête, comme un souvenir envoûtant.

Cela avait été accidentel, rien de plus qu'une maladresse comme il en avait déjà eu à de nombreuses reprises. Mais là ou tout cela avait c'était soldé par une douleur physique, ce contact là n'avait pas été désagréable, en fait c'était même l'inverse. Ça avait été doux, chaud... et simplement à y penser il sentit une nouvelle brûlure.
Encore une fois il secoua la tête tachant d'enlever le sourire stupide qu'il avait eu et qu'il n'expliquait pas.
Pour se changer les idées, il s'approcha de son armure, se saisissant de sa propre trousse à outil qui n'était pas très différente de celle de Sanae si ce n'était la taille des instruments.
Précautionneusement il se glissa derrière elle, ouvrant le capot qui contenait le cœur de l'engin, révélant un système hydraulique complexe, qu'il connaissait par cœur
Sa main se porta sur une manivelle qu'il tourna à fond pour fermer le circuit d'alimentation, isolant les vérins de leurs alimentations.
Il allait falloir régler ce problème de brûlures notamment au niveau de la tête. Doucement il escalada sa machine se penchant sur le heaume de fer qui le fixait, sans vie.
Ses mains prirent une imposante clé qu'il cala avant de commencer à extraire la visserie.
C'était un travail long, qui lui pris plusieurs heures avant enfin d'avoir le casque dans ses mains. Ce dernier était lourd, et l'imposante protection de métal était étrangement froide.
Il la posa sur la table fouillant dans un carton qu'il avait fait venir de l'usineur de la jeune femme, en extrayant une multitude de pièces supplémentaires: des joints, un nouveau collier, des roulements. Tout cela était de bien meilleurs qualités que ce qui était déjà monté, il retira donc les même pièces du casque, extrayant morceau de métal oxydés, parfois enfoncé en force et des joints jetable qui auraient du l'être depuis bien longtemps.
A l'heure actuelle l'armure était maintenue en marche par les compétences d'Hypérion et ces pièces viendraient vite renforcer son potentiel. C'est ainsi qu'il remplaça le joint par un permanent, joua un moment avec le nouveau roulement de cou pour vérifier qu'il était sans défaut.
L'ensemble fut bien vite remonté, et même s'il était toujours aussi lourd, il réussit à le remettre en place.
Il avait travaillé pour penser à autre chose, mais dès que le casque fut remis en place les idées revinrent le hanter.

Cela n'était pas une torture et penser à la jeune femme était plutôt quelque chose de réconfortant même si cette action semblait déranger quelque chose en lui.
Lui qui n'avait jamais mis le pied en dehors, pour voir le monde extérieur, cela lui semblait être un dysfonctionnement auquel il ne trouvait pas de solution.
Qu'importe pour le moment, ce n'était pas le moment d'y penser, le jour commençait à descendre et Hypérion entendit son ventre gargouiller. La jeune femme n'était toujours pas redescendue, et il pris sur lui de sortir sans son armure pour aller chercher de quoi nourrir les nourrir tout les deux.
La boulangerie était proche à peine une centaine de mètre mais la pluie était si forte qu'elle formait un rideau de pluie épais qu'il se mit en devoir de traverser. Ce qu'il n'aurait jamais pu faire il y avait à peine une semaine, il se força à l’exécuter arrivant dans le magasin avant de prendre quelque chose de chaud qui conviendrait aux deux.
Son choix se porta finalement sur une tarte aux œufs brouillés et au fromage qu'il paya rapidement avant de disparaître dans la pluie.

Finalement il poussa la porte de la boutique, trempé jusqu'au os, trouvant un Jaread sur le départ qui le gratifia d'un sourire joyeux avant de s'en aller le laissant seul dans la boutique.
Il pris les clés pour verrouiller toutes les portes avant de fermer les volets.
L’atmosphère était devenue soudainement bien plus calme ponctuée par les "pocs" de la pluies

Il monta doucement le plat dans les mains avant de le poser doucement sur la table, tachant de ne pas laisser ses vêtements trempés trop goûter sur le sol.

-Sanaë ? J'ai pris à manger si tu veux !


Cela lui paraissait étrange mais il se sentait bizarre sur le fait de la revoir, alors qu'ils étaient pourtant si proche. Pourtant il n'était pas fâché contre elle loin de là, il se sentait juste nerveux...
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Sanaë Eshfeld
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Mer 17 Jan - 20:23
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Une fois la porte de son appartement refermée, Sanaë s’y appuya un instant, s’efforçant de contrôler sa respiration et surtout ses battements cardiaques. La sensation ne lui plaisait guère, douloureuse, incompréhensible et surtout incontrôlable, ce qui avait le don de la déstabiliser. Elle poussa alors un profond soupire, comprenant que cela ne passerait pas si facilement finalement. Il lui fallait trouver rapidement une occupation, une raison de penser à autre chose qu’au jeune homme juste à l’étage en dessous.

L’horlogère observa son salon, à la recherche d’une activité aussi constructive que distractive. Perdre son temps n’était pas dans ses habitudes et elle avait besoin d’occuper sa tête à quelques tâches lui demandant réflexion. Elle avisa ainsi ses étagères débordantes de livres lus et relus à mainte reprise. Inutile donc, elle connaissait chaque ligne sur le bout des doigts et cela ne la mènerait à rien. Quelques travaux de coutures l’attendaient dans un coin, une pile de vêtements usés ou abimés s’entassaient négligeament sur une chaise laissée à l’abandon depuis des années… Évidemment, elle écarta l’idée, ces travaux attendraient encore quelques années avant qu’elle ne se décide à prendre une aiguille en main. Sanaë avait cette tâche en horreur, la trouvant d’un ennui sans pareil et l’évitait autant que possible. Après un nouveau soupire, plus profond encore que le premier, la jeune femme entreprit de ranger la pièce, époussetant chaque livre, tassant les coussins usés du canapé. N’ayant que peu d’objet en sa possession et ne pensant qu’un temps bref dans son logis, le ménage fut rapidement effectué… Et n’avait guère aidé Sanaë à se vider l’esprit. Elle se trouvait certes plus calme, mais les pensées étaient toujours là, la perturbant toujours plus.

Finalement, ne restait plus que le travail, elle ne connaissait après tout rien de mieux pour se vider l’esprit, se perdre dans son imagination et ses calculs. Sanaë attrapa alors son livret de commande, celui qu’elle avait apporté avec elle lors de l’exposition, caressant la couverture de cuir rouge avant de l’ouvrir à la page qui l’intéressait. À dire vrai, cette commande ci était sa préférée, elle y avait souvent songé, tout comme à la personne qui lui en avait fait la demande. “L’ingénieur Lapine” et sa montre montér en broche représentant un aeronef au mécanisme apparent. Un travail qui promettait mainte réflexion constructive celles-ci. Sur une étagère, l’horlogère se saisit d’un ouvrage traitant sur ces fameux engin volant. Ce dernier comprenait une quantité astronomique de gravures représentant divers modèles, certains anciens, d’autres plus récents ou encore novateurs et irréels. Une fois muni d’une pile de feuilles vierges et de son fusain, Sanaë alla s’installer à la table de sa cuisine. Elle commença par consulter le livre, cherchant les lignes de son inspiration. Il était hors de question pour elle de simplement reproduire un appareil existant, non. Ce devait être un bijou aux ornements délicats. Et même si ces gravures lui seraient utiles, ce n’était que pour nourrir son imagination insatiable.

Elle passa son après-midi ainsi, feuilletant, dessinant divers croquis de boîtiers, cherchant où placer le mécanisme, dans quels sens, quelles plaques de fixation utiliser sans oublier l’emplacement de l’enrouleur. Les feuilles s’entassaient autour d’elle, certaines atterrirent au sol sans qu’elle ne s’en rende compte tant elle s’était laissée emportée. Son cerveau tournait à plein régime, ses mains griffonnaient frénétiquement quelques esquisses plus ou moins réalistes. Cette partie-là de son travail lui conférer le plus de liberté, car tout était encore possible. Sanaë affectionnait cette phase entièrement consacré à son imagination, rêvant à la future montre comme une mère rêve de son enfant à naître. Elle se perdait totalement dans ses songes, oubliant le monde autours, les bruits de la rue. Oubliant le temps, l’espace, seule la montre comptait. Sanaë se trouvait dans son élément, son cocon imaginaire où rien ne pouvait l’atteindre… Ou presque.

C’est la voix d’Hyperion qui la tira de ses réflexions, l’arrachant presque trop brutalement à son nid douillet. Sana en fut si surprise qu’elle sursauta, exerçant une pression trop forte sur son fusain qui glissa, rayant le dessin qu’elle venait d’achever. Elle mit quelques secondes à réaliser, à atterrir plutôt, avisant l’atmosphère assombrie de la pièce, car l’astre s’était couché sans qu’elle ne s’en rende compte. Mais à peine eut-elle croisé le regard du jeune homme, que son cœur reprit sa course folle, si bien que l’horlogère en soupira de mécontentement. Pourtant, toute contrariété disparut lorsqu’elle avisa la tenue du jeune homme, ses cheveux clair ruisselant sur son visage… Les bruits de la pluie lui parvinrent alors aux oreilles et elle réalisa…

- Tu es sorti sans ton armure? demanda-t-elle si stupéfaite que sa voix ne fut qu’un murmure.C’est incroyable, j’en suis tellement fière...

Elle se leva lentement, se plaçant devant lui tout en lui offrant un sourire radieux. Son cœur se gorgea littéralement de fierté, lui faisant ainsi ressentir un tel bonheur que les larmes menacèrent de franchir la barrière de ses yeux. Sans réfléchir outre mesure, elle se jeta dans ses bras, le serrant aussi fort que son corps frêle le lui permettait. Puis, finalement, elle s’écarta, lui ébouriffa les cheveux avant de se retourner brusquement.

- Tu es trempé, tu devrais aller te changer. Je vais ranger tout ça et nous pourrons manger ensuite.

Son rythme cardiaque ne s’était pas calmé bien au contraire… Sanaë entreprit de ranger ses feuilles, se concentrant alors sur ses gestes bien trop maladroits qu’ils semblaient fébriles… Elle rougissait… Sa respiration était perturbée et elle détestait cela...


Sanaë s'exprime en #cc99ff



Dernière édition par Sanaë Eshfeld le Mer 17 Jan - 22:40, édité 1 fois
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Hyperion Radchen
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Mer 17 Jan - 22:15
Irys : 394869
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Sortir sans son armure ? Oui c'est vrai il l'avait fait... pas forcément avec plaisir mais le jeune homme était passé au dessus de son malaise, bravant le mauvais temps et surtout l’extérieur cette fois-ci privé de sa peau de fer, l'ayant troquée contre la vraie, la faible, fragile et marquée.
Mais comme tout elle guérissait, et les marques finissaient par s'estomper, peut être que d'ici quelques temps il retrouverait un tain blanc dénué de traces.
Il hocha donc la tête et observa la jeune femme qui s'approcha avec de grand yeux.
Puis elle le pris dans ses bras. Il manqua presque de suffoquer sous ce contact, et une fois de plus tout s'accéléra, et la sensation de chaleur revint encore une fois, plus forte que jamais sous se contact qu'il n'avait pas prévu.
Une fois libéré, il fit de son mieux pour rester aussi calme que possible.

-Oui... oui me changer ! J'y vais de suite, euh... j'arrive.


Il fit quelques pas rapides, se cachant derrière le mur de la salle de bain avant de s'appuyer contre le mur, sa respiration s'accéléra alors qu'il tentait de comprendre ce qui déréglait son mécanisme. Le jeune homme fit de son mieux pour qu'elle ne l'entende pas, avec un peu de chance elle serait trop concentrée pour l'entendre. Ses mains se saisirent d'une serviette avec laquelle il essuya son corps trempé avant de prendre des vêtements propres, il lui faudrait sans doute se laver encore une fois ce soir car depuis qu'il avait goûté ce luxe il avait du mal à s'en défaire.
Il enfila donc maladroitement ses vêtements propres les passants avant de les serrer doucement.
Hypérion finit par revenir vers la jeune femme concentrée à ranger ses papiers, il aperçue qu’étonnamment  ses mains tremblaient et ses gestes étaient bien plus hésitant qu'avant. Cela l'inquiéta et il se mit à genoux à côté d'elle ignorant son propre malaise pour lui prendre la main.

-Tu as attrapé froid ? Tu tremble...

Sans réfléchir, il leva sa main vers son visage, sa paume touchant son front. Il ne vit rien de bien étonnant par rapport à d'habitude et s'en étonna. Comment pouvait elle être dans un tel état sans avoir de la température. Hypérion finit donc par prendre le visage de la jeune femme entre ses mains avant de coller son front au siens.
C'était une méthode bien plus efficace pour en être sur.
Cela sembla durer de longue minutes durant lesquelles ses yeux étaient rivées dans les siens.
Il se recula peut de temps après rouge par l'effort de ce geste pourtant innocent, déclarant avec circonspection.


-Tu me semble pourtant aller bien... sans doute la fatigue.


Et sans un mot de plus il pris la direction de la table sortant le plat qu'il avait pris ainsi qu'un grand couteau avec lequel il découpa plusieurs parts dont il glissa une dans chaque assiette. L'effort précédent l'avait rendu un peu trop nerveux, et ses gestes étaient bien plus saccadés qu'à la normale.
Il finit donc par s'asseoir, tachant de contrôler une respiration qui lui échappait. Il dut même prendre un grand verre d'eau pour tacher de se remettre.

-Je préfère quand c'est toi qui cuisine mais tu avais l'air concentrée. Je ne voulais pas te déranger.

Son regard se porta sur une pile de feuillet sur lesquels il devina la représentation d'un aéronef, il étudia brièvement le dessins avant de demander, inclinant sa tête sur le côté

-Tu vas faire un avion ?
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Sanaë Eshfeld
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Jeu 18 Jan - 14:39
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Sans sans rendre compte, Sanaë se perdit dans quelques pensées des plus perturbantes. Elles agissaient presque comme des parasites l’empêchant de focaliser son esprit vers des réflexions plus utiles et surtout plus sécurisantes, plus logiques. L’horlogère ne comprenait pas, il s’agissait pourtant du même garçon que quelques heures auparavant. Le jeune homme un peu étrange, se comportant comme un animal blessé et trop fragile. L’enfant qu’elle voulait protéger… Et pourtant, quelque chose avait changé, qu’elle le veuille ou non. Mais quoi ? L’effet de surprise s’était dissipé, et elle n’était ni blessée ni malade. Alors pourquoi ?

Trop occupée à démêlée le flux incessant et absurdes de ses pensées et sensations désagréables, l’horlogère n’avait nullement entendu le jeune homme sortir de la salle de bain. Aussi, elle sursauta lorsqu’il apparut devant elle pour lui prendre la main. Le contact de leur peau, qui pourtant n’avait rien d’extraordinaire en soi, lui provoqua une étrange décharge électrique se frayant un chemin rapide et direct jusqu'à son cœur.

Seulement, la pauvre horlogère n’était pas au bout de ses peines, visiblement inquiet, Hyperion colla son front au sien. Elle comprenait l’intention, n’étant pas dans son état normal, le jeune homme semblait chercher la moindre trace de maladie hivernale indiquée par la fièvre… Qu’elle n’avait pas. Trop près… Cette fois, ce fut trop pour elle. Son cœur s’emballa, menaçant presque de bondir hors de sa poitrine, sa respiration se coupa brusquement… Elle suffoquait. Instinctivement, la jeune femme se recula, coupant ce contact trop brutal, presque douloureux, ne ressentant qu’une envie subite de mettre le plus de distance possible entre eux.

-J’ai simplement froid, menti-t-elle instinctivement en se retournant. J’ai oublié de rallumer le poêle en rentrant et je suis restée longtemps sans bouger. Ça va passer, ne t’en fait pas.

La dernière partie était vraie, ce qui ne devait pas sembler plus suspect que cela, puisque c’était une situation plutôt habituelle. Tête en l’air, Sanaë oubliait régulièrement de refermer les fenêtres après avoir aéré ou oublier de rallumer le feu comme cette fois-ci. Le mensonge tenait surtout dans ses sensations, Sanaë habituée par ses oublis à répétition, ne souffrait que rarement du froid. Bien que cette fois, c’était même plutôt l’inverse.

- Je suis fatiguée en effet, les dernières nuits blanches ont laissés leur empreinte… Et mine de rien, je n’ai plus vingt ans, railla-t-elle en apportant les assiettes et couverts.

Tandis qu’il coupait la tarte, Sanaë dressa la table, empilant la multitude de feuilles de brouillons dans un coin. L’évocation de sa cuisine la fit rire. Ce jeune homme était décidément un mystère.

- Je ne comprendrais jamais ton attrait pour les plats carbonisé ou pas assez cuits. Je suis sûre que ce que tu as apporté sera bien meilleur.

Sanaë remarqua alors ses gestes, lui non plus ne semblait pas dans son état normal. Ses mouvements habituellement agiles semblaient saccadés, peut-être avait-il froid, même si cela semblait étonnant le connaissant. Même si elle était inquiète, la jeune femme ne releva pas, se focalisant par la part de tarte qui trônait fièrement au milieu de son assiette. A vrai dire, l’horlogère n’avait guère d’appétit, son estomac semblait si perturbé que l’idée même de manger ne lui disait rien. Toutefois, elle ferait l’effort, tout simplement parce que le jeune homme avait fait l’incroyable effort d’aller lui-même l’acheter, sans son armure, ce qui n’était pas rien.

- Je n’arrive pas à croire que tu sois sorti Hype...dit-elle en tapotant doucement sa nourriture de la pointe de sa fourchette. C’est tellement étonnant, comment l’idée t’es venue ?

Elle porta la fourchette à sa bouche, redoutant presque le moment où la nourriture entrerait en contact avec ses papilles endormies. L’envie, l’appétit n’y étaient pas, mais pourtant elle mangea, peu, mais cela ne changeait pas réellement de ses habitudes. Se mettre à table était déjà nouveau en soit, puisqu’elle se contentait généralement d’attraper un fuit avant de retourner à l’atelier… Voir même de manger directement dans le plat, histoire de ne pas perdre de temps. Encore une chose qui avait changé avec l’apparition de Hyperion dans sa vie. Sa question la tira de ses rêveries, le jeune homme semblait surprit en observant les croquis entassés sur le coin de la table.

- Non non,répondit-elle en oubliant qu’elle avait la bouche pleine. Ce sont des idées pour une future montre que l’on m’a commandé il y a quelque temps, enfin, pour le boîtier. La cliente voudrait une broche en forme d’aéronef, je cherche encore...

Sanaë sourit en repensant à cette femme étrange dans sa tenue de lapin, leurs quelques paroles échangées, son sérieux malgré son accoutrement ridicules et les regards étonnés des badauds.

- Je pense que ce travail va te plaire, on a peu d’occasions de fabriquer ce genre d’appareil. En plus, la cliente désire un mécanisme apparent. J’ai quelques idées, mais je me suis surtout attardée sur le boîtier pour l’instant, juste histoire d’être sure que le mécanisme que j’ai en tête puisse s’y adapter. Je dois ensuite envoyer le tout à mon ami orfèvre pour qu’il me le fabrique… ce qui risque de prendre un peu de temps.Qu’en penses-tu?

Parler de travail était encore le meilleur moyen d'écarter ses pensées absurdes. Cette montre si particulière la passionnait déjà, cela faisait des semaines qu'elle attendait le moment de pouvoir enfin s'y mettre.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Hyperion Radchen
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Jeu 18 Jan - 23:13
Irys : 394869
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Des plats mal fait ? Elle devait sans doute plaisanter car il n'en avait jamais vu aucun, loin de là. Il pencha la tête sur le côté en guise d'incompréhension, il n'avait jamais pu comparé un autre plat à ceux de Sanae, car ils étaient tout simplement bien meilleur que ce à quoi il avait pu goutter, de plus comme c'était la jeune femme qui les avait fait, ils avaient une saveur toute particulière qu'il appréciait. Qu'importe la cuisson du plat du moment qu'il était bon non ?
Quand à savoir pourquoi il était sortit sans son armure... C'était assez étrange. Il avait voulu le faire mais cela aurait pris trop de temps et il ne tenait pas à faire attendre la jeune femme. Il rougit légèrement en entendant le surnom qu'elle lui avait donné. Il n'était pas si mal en plus...
Il bredouilla donc sa réponse.

-Et bien... Je ne voulais pas te faire attendre trop longtemps je me suis dit que tu avais faim... et... ça allait prendre trop de temps de l'enfiler.


Il l'aimait bien c'était aussi simple que ça. En fait non il l'aimait surement plus que bien, mais il ne le comprenait pas encore, si bien que pour lui sortir sans sa protection pour elle était quelque chose qui n'avait pas posé trop de problèmes
Un futur projet ? Voilà qui intéressait particulièrement Hypérion, le jeune homme se pencha vers la pile de papier, oubliant momentanément son repas. Il examina avec attention tout cela avant de l'écouter. Alors ainsi elle voulait pousser encore son art un peu plus loin ?
Mais il secoua la tête à l'instant même ou il finit d'y réfléchir.
Ce n'était pas le moment de se lancer dans un nouveau projet, car à trop s'éparpiller on en perdait les projets principaux.
il fit donc doucement non de la tête à la jeune femme, prenant un air un peu plus sérieux que d'habitude.

-Ce serait sans doute un objet merveilleux à faire Sana... Mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée pour le moment.

il prit une grande inspiration, exprimant pour la première fois une sorte de désaccord avec la jeune femme. Oh il aurait aimé faire ce projet également mais le temps manquait et les pièces devaient arriver demain. Il tenait à terminer son premier projet avec elle. C'était après tout une commande exceptionnelle, et il comptait dessus pour remettre la relation entre Sanae et Jaread sur le droit chemin.
C'est donc avec un peu de regret, mais beaucoup de détermination qu'il releva les yeux, la fixant avec intensité, chose qu'il n'avait jamais fait auparavant.

-Jaread à l'air d'avoir trouvé un bon client pour ta nouvelle horloge, il à l'air si heureux... Il n'a même pas voulu nous en parler rappelle toi. Faire cette montre pour le moment risquerait d'envenimer les choses entre vous. Pourquoi ne pas d'abord mettre notre premier projet à exécutions ? Maintenant que nous somme deux cela ira sans doute bien plus vite.
De plus je suis persuadé que ça pourra te faire beaucoup de bien, comme ta dernière création n'a pas aboutit la ou tu l'espérais à l'origine.


Cette création, il la tenait contre lui la serrant contre son cœur comme le plus précieux des trésor. C'était là le plus beau cadeau qu'elle aurait pu lui offrir et il n'avait nullement l'intention d'en discuter la valeur. Mais une commande annulée aurait pu avoir des répercussions funeste sur la réputation de la boutique. Et Hypérion voulait à tout pris rattraper cela.
Mieux valait justement assurer un projet de taille que de s'éparpiller sur plusieurs petits.

Il réaffirma donc cette détermination sortit de nulle part. Il ne voulait pas non plus lui imposer une décision, mais voilà qu'on le laissait enfin s'exprimer.
Hypérion prit la main de la jeune femme pour souligner un fait important.

-Ce projet serait une véritable aubaine, ne te méprend pas ! C'est juste... juste que je ne veux pas que ton commerce en souffre, je suis impatient de le commencer mais chaque chose en son temps non ?


Et en guise de conclusion il lui fit un grand sourire encourageant avant de se placer dans ses bras posant sa tête à côté de la sienne sans vraiment penser à tout à l'heure. Il ressentait étrangement ce besoin physique d'être proche d'elle pour le moment, et finit par se dégager après quelques secondes.


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Sanaë Eshfeld
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Ven 19 Jan - 15:00
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Sanaë écoutait ses remontrances en silence, se contentant d’afficher un sourire légèrement voilée par la tristesse qu’elle ressentait alors. L’horlogère savait pertinemment ce que les autres pensaient d’elle. Tous voyaient en elle une femme étrange, toujours dans la lune, incapable de se concentrer correctement sur une tâche, sauf si celle-ci l’absorbait tant qu’elle en oubliait tout le reste. Certain la pensait même totalement stupide… Ce qui en soi était faux, et Sanaë avait bien conscience qu’aucune méchanceté ne se reflétait dans les paroles d’Hyperion qui pensait simplement bien faire… Et pourtant, elle en fut peinée, bien plus qu’elle n’oserait l’avouer. Tant et si bien d’ailleurs, qu’elle n’osait plus le regarder se contentant de jouer avec la nourriture qui ne ressemblait déjà plus à rien dans son assiette.

La réalité était toute autre, Sanaë ne se laissait jamais distraire, pas quand il s’agissait de travail. Au contraire, même, elle veillait simplement à ne pas perdre de temps, utiliser au mieux celui dont elle disposait. Et dans le cas présent, il s’agissait de mettre à profit son cerveau et son imagination autrement qu’en pensées stupides aussi illogiques qu’irascibles. Évidemment, elle ne pouvait pas lui dire qu’il était indirectement responsable de son désir, ou plutôt son besoin viscéral d’évasion… D’autant qu’elle n’en comprenait pas la raison. Pour l’heure, il était simplement redevenu le jeune garçon que quelques heures plus tôt, bien qu’ayant visiblement subi un regain de confiance qui lui allait plutôt bien.

- Tu n’as pas à t’inquiéter de cela Hype. J’ai simplement mon propre mode de fonctionnement. Je ne m’éparpillerait pas, seulement en attendant les pièces je n’ai rien de mieux à faire. Autant mettre ce temps-là à profit en travaillant sur un projet futur plutôt que d’observer les fissures au plafond, murmura-t-elle en se relevant pour ranger son assiette encore intacte dans la bassine.

Sanaë n’en voulait nullement au jeune homme d’affirmer son opinion, bien au contraire. Elle était même fière de le voir ainsi s’affirmer, cela lui prouvait qu’il avait assez confiance en lui pour le faire, en elle aussi. L’horlogère désirait par-dessus tout le voir reprendre l’humanité qui était la sienne, il n’y avait rien de plus douloureux pour elle que de voir ce jeune homme si doux et si gentil se comporter en animal blessé et craintif.

De plus, elle ne remettait pas non plus en question ses paroles. Il avait raison, l’horloge représentait beaucoup pour la maison que ce soit en terme d’innovation que de réputation. Cette dernière ayant déjà bien assez souffert de la maladresse de l’horlogère. Sa relation avec son aîné n’avait fait que s’améliorer depuis l’arrivée de Hyperion dans leur vie et la jeune femme lui en était d’ailleurs plus que reconnaissante. Jaread avait effectivement trouvé un client pour l’horloge, une personne importante comme l’avait deviné Sanaë bien que celui-ci taisait volontairement son identité, pour ne pas les influencer disait-il. Le travail serait donc fait, au mieux, comme à son habitude, car rien n’était plus important pour elle.

Elle le laissa s’installer contre elle sans bouger. Ce contact ne fut pas aussi douloureux que les précédents, pour cause, son esprit était déjà ailleurs, perdu quelque part dans les méandres de ses réflexions. Une fois que le jeune homme s’écarta, Sanaë lui offrit un sourire sincère, bien que plus éteint qu’à son habitude avant de lui ébouriffer les cheveux.

- La journée de demain sera longue, nous avons beaucoup à faire, et comme tu l’as souligné, je suis fatiguée. Je vais me coucher, laisse donc tout ça là, je m’en occuperai plus tard. Bonne nuit.

Sans ajouter un mot de plus, l’horlogère disparue dans la salle de bain. Après sa toilette, elle enfila son linge de nuit avant d’aller prendre sa place sur le canapé où elle ne tarda pas à s’endormir.

Le lendemain, Sana s’éveilla comme chaque jour bien avant le soleil. Sans frère de bruit, elle se rendit à la cuisine pour prendre une pomme, son tas de feuillets attendant toujours sur la table, puis se rendit à l’atelier. Elle alluma les lumières, posa son chargement sur son établi avant de commencer à ranger la pièce pour se tenir prête à l’arrivée des pièces tant attendue. Les inquiétudes et sensations de la veille avaient disparu a présent, l’horlogère ne ressentait plus que l’impatience de se mettre au travail. Pour elle, l’horloge existait déjà, dans sa tête et il ne lui tardait plus que de la voir achevée, découvrir ce nouveau mécanisme en fonction…

Une fois que tout était prêt, Sanaë n’avait plus rien à faire qu’attendre… Il ne lui fallut guère de temps avant d’être agacée par l’inactivité. Elle s’assit donc à son établi, se penchant à nouveau sur ses croquis en attendant qu’il soit l’heure de se mettre au travail. A nouveau, elle se laissa emporter par la frénésie de son imagination, perdant toute notion du temps. Elle dessinait, sourire aux lèvres savourant cette sensation de liberté que l’horlogère ne ressentait qu’en pareil instant.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Hyperion Radchen
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Dim 21 Jan - 14:53
Irys : 394869
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
La soirée se passa... mal. Le jeune homme sentit évidemment que quelque chose avait été ma compris dans ces paroles. Jamais une fois il ne remettait en cause Sanaë, ni son talent, ni son caractère. Pour lui l'affaire était beaucoup simple. Il voulait simplment se focaliser sur un unique projet. Pas pour éviter l'éparpillement mais simplement pour avoir une "fin" à tout cela.
Passer d'un projet à un autre comme ça ne permettait aucuns recul sur ce que l'on avait fait. C'était l'une des seuls chose qu'il avait retenu d'avant, chaque nouvelle machine terminée à la mine était inspectée, huilé et presque sanctifiée avant que le premier pilote ne puisse monter dedans. peut être bêtement il supposait qu'il en était de même pour l'horlogerie.
Et malgré les paroles de la jeune femme quelque chose avait du être mal compris, c'était un sentiment qui c'était implanté en lui et quand elle partis se coucher, il ramassa les assiettes avant de les laver délicatement dans l'évier. Cela fut finis il regagna la chambre dans laquelle il ne trouva pas le sommeil. Cette affaire le contrariait bientôt.
Il fila dans la salle de bain pour se laver avant de redescendre dans l'atelier, inspectant le carton de pièces qu'il avait reçu plus tôt.
Au lieu d'aller dormir il pris un fauteuil, se mettant à travailler sur son armure.
Le crayon dans la main il refit un écorché des bras tachant de trouver un moyen d'améliorer encore une fois cette dernière. Sa tête fourmillait d'idée. Cette fois il opta pour un chalumeau, ayant de trop nombreuses fois remarqué que les appareils de grandes tailles devait être équipées de grand échafaudages pour pouvoir les réparer.
Il pris donc plusieurs des pièces commandées dessinant les premières planches, et appliquant les bases de mécaniques simples avant de s'attaquer au fluide en question.
La pression pourrait être fournie par l'armure et là n'était pas le problème. Le combustible était vraiment ce qui le tracassait. Le gaz était plutôt bon marché mais son stockage était plutôt dangereux. Sans compter qu'il était plutôt volatil. C'est en posant la tête contre le bureau qu'il trouva la solution en regardant la lampe à pétrole brûler.
Mais oui ! Avoir du pétrole comme combustible était une façon un peu plus sure d'avoir un combustible utile.

Il récupéra deux bonbonnes avant de les installer. Il fit uniquement une erreurs: celle d'oublier d'enlever le gaz de l'une d'elle avant de l'installer.
Pour cela il trouva une place dans l'une des jambes de l'engin cette partie était encore relativement vide, de plus un système ingénieux lui permettrait d'extraire les bréservoirs avec son armure, comme un géant aurait extrait les balles d'un revolver.
Une fois tout installé, il fit courir les câble d'alimentation le long des membres jusqu’à la main droite ou il installa le nouveau système.
C'était un gant supplémentaire muni de d'une buse réglable, dont l'allumeur se trouvait à l'intérieur même de l'engin, située à quelques centimètres de la valve anti-retour.
Heureux de cette nouvelle installation, il pris l'armure jusqu'à la ruelle déserte ou il vérifia au moins cinq fois que personne n'était là.
Il se trouva un coin sans matériaux inflammable avant de lever le bras, actionnant la commande
Un petit jet de liquide sortis en sifflant avant de s'enflammer d'un coup produisant une grande vague de chaleur dans la ruelle. La cible en question fut carbonisée par le jet de flamme et le jeune homme le coupa en réalisant le mélange n'était absolument pas adapté au soudage
Ce n'est que l'essais suivant avec le gaz qu'il réussis à avoir un chalumeau efficace.

Mais le sommeil le rattrapa bien vite et il finit par retourner dans le magasin, laissant le chalumeau sur l'armure avant de sortir de son armure. Il était encore bien tôt et au lieu de remonter et de risquer de réveiller la jeune femme, il s'installa contre le mur s'endormant presque instantanément.
il finit par être réveillé par les rayons du soleils qui passèrent par la fenêtre ouvrant un œil sur une Sanae en plein travail.
Il se leva doucement sans faire de bruit allant vérifier les livraisons. Une caisse attendait à la porte et il la ramassa avant de retourner dans l'atelier la posant près de la jeune femme avant de déclarer joyeusement.


-Et nous voilà livré !


Il ouvrit la caisse découvrant un imposant stock de pièces diverses dans du journal et de la paille, accompagnée d'un manifeste de commande qui détaillais chaque pièces.
Il le parcouru en entier avant de hocher la tête satisfait: ils allaient pouvoir commencer.
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Sanaë Eshfeld
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Dim 21 Jan - 15:51
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Sanaë sourit au jeune homme qui déjà en train d’inspecter les diverses pièces contenues dans la caisse. Sans un mot, elle se leva, se plaçant à son côté tout en observant les pièces à son tour. Visualisant les plans qu’ils avaient conçus, Sana était déjà en train d’assembler mentalement l’horloge. Quel plaisir de tenir en main ces fameux rouages aux allures bien originales et novatrices à souhait.

Elle emporta la caisse sur l’établi central entièrement dégagé, puis les sorties une à une, les libérant de leur emballage grossier avant de les aligner en face d’elle. Jaread entra à ce moment-là, observant à son tour les éléments devant lui avant d'ébouriffer les cheveux d'argent de Hyperion, geste apparemment devenu une sorte de tradition familiale. Une lueur de fierté brillait dans le regard d'émeraude de son ainé, celui-ci directement dirigé vers le jeune homme. Tous souriaient tant ils étaient empressés de commencer à travailler à cette merveille.

Une nouvelle semaine passa sans que personne ne s’en rende compte. L’horloge révolutionnaire prenait forme, chaque jour un peu plus, apportant avec elle toujours plus de fierté et de joie. Aucun d’eux ne comptait les heures passées sur cette œuvre d’art, enchaînant les nuits blanches comme si de rien n’était. Combien de fois s’étaient ils endormis sur leur tâche ? Combien de repas avaient-ils oublié? De tout cela, ils n’en avaient cure, seule l’horloge comptait. Et puis un matin, elle fut achevée.

Tous les trois se tenaient devant elle, presque intimidés par leur création. L’œuvre qu’ils avaient accompli en étroite collaboration. Le cœur de l’horlogère tambourinait comme jamais dans sa poitrine, ressentant une joie immense qui équivalait à son inquiétude. Il était temps d’actionner le mouvement du balancier, donner le rythme à tout cet organisme encore inanimé, mais elle n’osait pas. Sanaë lança alors un regard inquiet vers Hyperion, non pas que sa confiance envers lui ce soit envolée, ce n’était nullement le cas. Néanmoins, Sanaë avait peur. Peur de s’être trompée dans un calcul quelconque, peur d’avoir gâché le travail du jeune homme en s’étant laissée distraire, d’une façon ou d’une autre.

Si toutes ces sensations étranges et inexplicables s’étaient envolées durant cette semaine de travail tant elle était consciencieusement restée concentrée sur sa tâche. Toutes, sans exception, lui revinrent brutalement sitôt eut-elle croisé le regard vairon du jeune homme. À nouveau son cœur, déjà soumis à rude épreuve, s’emballa de façon presque douloureuse. Chose qu’elle essaya vainement de dissimuler derrière un sourire qui ne trompait personne quant à sa gêne évidente. Choquée par tout cela, Sanaë détourna le regard pour se focaliser sur l’horloge.

- À toi l’honneur Sana, lança joyeusement Jaread.

L’horlogère se tourna alors vers lui en fronçant légèrement les sourcils. Ce n’était certainement pas à elle de donner vie à cette horloge, pas pour Sanaë. Ils avaient tous les trois travaillés à cette confection, certes. Chacun y avait fait sa part… Mais l’idée de base, celle qui avait lancé ce projet incroyable venait de l’imagination du jeune homme. Elle secoua alors la tête avant de se retourner vers Hyperion un sourire radieux aux lèvres.

- Tout cela, c’est grâce à toi, et je ne parle pas uniquement de l’horloge. Ton arrivée ici a changée beaucoup de chose et pour cela, je te serais entièrement reconnaissante. C’est à toi de lancer le balancier Hype.



Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Hyperion Radchen
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Dim 21 Jan - 23:01
Irys : 394869
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
C'était une merveille tout simplement l'horloge montée dégageait une grave exceptionnelle au sens d'Hyperion, il sentait tout le travail derrière cet amas de rouage et de ressort. Elle allait être quelque chose de grandiose et grâce au savoir faire de l'équipe elle ne s'arrêterais probablement qu'à l'heure de la fin des temps.
Il regarda tour à tour, Sanaë, Jaread et l'horloge ne sachant pas lequel remercier en premier.
La main de Jaread ébouriffa ses cheveux d'argent, déclenchant un petit rire clair de la part du jeune homme. Le contact de l'homme était différent de celui de Sana et il lui avait fallu beaucoup de temps pour s'y habitue.
Il reporta son attention sur l'oeuvre d'art qui avait été assemblée dans l'atelier, une grande horloge aux finitions parfaites, la mécanique de taille réduite ayant permis d'ajouter une finition complète d’excellente qualité. Il n'était plus seulement d'indiquer l'heure le mécanisme ayant permis d'ajouter certains animécaniques de Sanae, ainsi à intervalles réguliers un moineau passait en simulant le vol en dessous de cette dernière.
Chaque parcelle étaient gravées et le moindre texte avait été doré à la feuille avant d'enfin être terminé.
Mais le dilemme qui se présenta à lui eu le mérite de lui faire réfléchir.

Il s'approcha doucement de l'engin posant une main blanche sur le bois avant de fermer les yeux. Le coeur de fer était pour l'instant froid et les seuls bruits que l'on percevaient à l'intérieur étaient tout simplement celui du vide. Mais il y avait une âme la dedans, quelque chose qui attendait d'être réveillé par un tour de clé, un tour de clé qui déterminerai quel genre d'esprit l'habiterait
Hyperion sentait ces choses et même si tout cela n'était peut être que le fruit de son imagination, il sentait quelque chose au delà des rouages .

-Inutile de te faire patienter, tu ne sera pas divine par ta fonction mais au moins divine par ton âme.


Il récita ces quelques mots, des mots qui lui paraissait juste, qu'importe ce qu'en pouvait en penser les autres, il croyait que les machines avaient une âme comme les animaux une fois que leurs complexité était suffisante. Il n'en avait encore jamais parlé à Sanae car il avait peur qu'il ne le comprenne pas. un jour peut être...

-Et bien inutile de se battre pour cela, nous la tournerons à trois, c'est ce qu'elle veux.


Dit il en pointant l'horloge du doigt et ignorant les regards intrigués qu'on lui lançait préférant mettre une de ses mains sur la clé en attendant le frère et la sœur.
Puis vint le premier tour, puis le second et bien d'autre avant que le premier bruit du mécanisme ne se fasse entendre.
Le jeune homme tomba à genoux, collant son oreille contre l'engin. Il écouta quelques minutes détaillant le bruit des roues, de la détente du ressort, de l'ancre et du balancier.
C'était parfait... tout simplement parfait.
Il fit un petit signe d'engrenage sur sa poitrine avant de parler doucement.

-Exol, tel sera ton nom, il sera gravé et apposé, ainsi en à voulu l'esprit.

Il se releva avant de partir souriant vers ce qui devait être la plaque contenant son nom et le numéro de série de l'engin gravant toutes les informations avec soins avant de demander aux horlogers de signer leurs oeuvre.

-Nous avons crée une merveille aujourd'hui, les machines autour de nous sont heureuse, c'est quelque chose de sûr.

Jaread partis peu après pour organiser la livraison, et Hyperion en profita pour sauter dans les bras de Sanae, enfouissant sa tête dans son cou, ne sachant comment lui exprimer sa gratitude.
Bien sur quelque chose d'autre couvait sans qu'il ne s'en aperçoive et se tenir aussi proche d'elle agitait son cœur humain et mettait son âme dans un état étrange et si une partie endormie de lui même aurai bien glisser ses lèvre sur celle de la jeune femme, l'autre partie pris le pas, se contentant de la serrer pour manifester sa joie
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Sanaë Eshfeld
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Lun 22 Jan - 18:25
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Sanaë et son frère se regardèrent un instant tandis qu’Hyperion effectuait son rituel, puisque s’en était évidemment un. Si son aîné semblait surpris, ce n’était nullement le cas de l’horlogère. Elle avait bien compris que le jeune homme vouait un amour tout à fait particulier à la technologie, un culte même. Elle se contenta donc d’attendre que celui-ci termine, manifestement attendrie devant cette scène.

La jeune femme ne partageait pas ses croyances, mais ne les rejetait pas pour autant. Elle estimait que chacun était libre, libre de croire, de vénérer une entité réelle ou non. Pour sa part, les machines n’étaient que des objets façonnés par des mains humaines appartenant à des êtres passionnés. Elle-même, affectionnait chacune de ses créations, leur donnait tout son amour, allant jusqu’à y placer un petit bout de son âme à l’intérieur. Il s’agissait là de sa propre croyance. Toute création, mécanique ou non contenait une part de son créateur, lui permettant de vivre à travers celle-ci. Du moins, elle quelques sortes.

- Et bien, la voilà totalement achevée. C’est un travail d’exception, je pense que nous pouvons en être fier. Je vais préparer son livret. déclara Jaread en sortant, laissant sa sœur et le jeune homme seuls dans l’atelier.

Sanaë se retourna alors vers la caisse destinée à accueillir l’horloge durant son voyage jusqu’au client à l’identité toujours secrète. Mais Hyperion ne lui en laissa guère le temps. Il se précipita vers elle pour la serrer dans ses bras. Un geste inattendu qui la surprit. Sanaë se figea, ne sachant quelle attitude adopter face à cet élan d’affection auquel elle n’était toujours pas habituée. La sensation provoquée par cette proximité semblait étrange, l’horlogère se voyant tour à tour gênée, puis heureuse. Son cœur tambourinait à tout rompre en sa poitrine. Sans même le réaliser, tout naturellement, elle lui rendit son étreinte, se lovant contre lui comme s’il s’agissait de sa place. La sienne…

Lorsqu’elle réalisa que tout cela n’avait absolument rien de normal, Sanaë s’écarta désirant à tout prix mettre de la distance entre eux. Sans même le regarder, puisqu'elle en était incapable, l’horlogère reprit sa tâche là où elle l’avait laissé. Garnissant la caisse de paille avec des mains tremblantes et mal assurée.

Quelques instants plus tard, l’horloge reposait avec son livret dans sa boîte au couvercle cloué, presque prête à partir pour sa destination inconnue. Jaread entra alors avec la facture et le bon de livraison affichant un sourire fier et amusé à la fois. Il tendit alors les papiers à sa sœur, qui pus enfin découvrir l’identité du client. Sanaë crut défaillir en lisant le nom du gouverneur, si bien qu’elle en aurait pleuré de joie. Un tel client était une aubaine, en particulier pour une horloge aussi novatrice. Celui-ci valait tous les avocats du monde.

Fin



Sanaë s'exprime en #cc99ff

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