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Chroniques d'Irydaë
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 Alliances impromptues et girouettes

Sakari Naasoqineq
avatar
Sam 30 Déc - 18:57
Irys : 886236
Profession : Homme de main
Pérégrins -1 (femme)
Une sale matinée, à Khurmag, dans les forêts sud ornant les piémonts. Cela se voyait à la neige qui tombait à verse, et aux formes noires qui s’agitaient dans un sous-bois autour de tentes rassemblées. Seules deux personnes restaient immobiles alors que les autres tâchaient de mettre à couvert tout ce qui devait l’être – comprenez : la bouffe – et se refusaient à pester comme tout le monde.
    La première était une femme solide, en haut d’un arbre, qui quettait les environs et mangeait un bout de saucisson entre deux coups d’œil. La seconde était en train de simplement se tenir là, une bouteille à la main, et profitait du bon air froid à en crever qui lui rappelait la maison. Elle prit une gorgée – c’était du vin chaud épicé, à très faible teneur en alcool – et souffla pour admirer les volutes de vapeur dégagées par son souffle.

    Sakari avait vécu la plus grande partie de sa vie dans des terrains froids, polaires, mais contrairement à tous les habitués de ces régions qui ne voyaient dans le climat et la température que des éléments de leur quotidien souvent contrariants, elle aimait profondément ces éléments. On s’y sentait, étrangement, en sécurité. Tout ce qu’ils produisaient comme manifestations avait une grande valeur à ses yeux. Le blanc, la glace, et la joie décuplée de retrouver des choses simples, comme un feu ou de la nourriture chaude. Tout avait plus de saveur, plus de valeur, plus d’intérêt quand le milieu était rigoureux. Pourquoi alors se condamner à vivre dans des régions tempérées ?
    La guetteuse l’arracha à ses pensées.
    « Ho hé, Sakariiiii ! T’es pas payée à rien branler que je sache ?
    – Toi qui semble tant aimer l’efficacité, tu en gagnerais si tu te contentais de me dire ce que tu veux tout de suite. »

    En grognant, la guetteuse descendit et vint voir la mercenaire. Elles ne s’aimaient pas trop. La première était à la tête d’un groupe de braconniers itinérants, pour certains originaires de Daënastre, et qui avaient été appelés pour remplir une mission très périlleuse ; la chasse au dragon. Mais courageuse et un tantinet ivre, elle avait accepté. Ce qui la foutait en rogne, c’est qu’on lui avait attaché une mercenaire en plus, afin de garantir le succès de sa mission. Comme si cette inconnue pouvait valoir plus que le premiers de ses hommes, qu’elle avait recruté elle-même, qui lui devaient tous la vie sauve plusieurs fois, et qui l’avaient sauvés au moins tout autant ?
    « Vas voir au nord-nord-est, il y a quelqu’un qui se pointe.
    – Qu’est-ce qu’on dit ?
    – Vas te faire foutre. Juste tu vas te faire foutre. Tout le monde donne du sien depuis qu’il a commencé à tomber comme erch qui pisse, je me pèle à éviter qu’on se prenne ces salopiauds de Mÿ’trans dans le coin de la gueule, et madame fait des nuages en attendant que ça ce passe.
    – Détends-toi, je te taquine. Tiens, garde-moi ça tu veux cocote. »
    Et elle lui donna sa bouteille. Nissrine – car c’était son prénom – soupira longuement, alla la ranger et remonta à son arbre en grognant. Sakari sifflota en allant chercher son arc et son fusil Vulcain. Le premier, c’est pour pas ameuter toute la forêt, et le second si ça résiste.

    La chasseresse qui s’avançait dans la neige fut contournée en une large boucle par Sakari. Technique habituelle ; prendre sa cible par derrière pour avoir un coup d’avance. À distance respectueuse, et portée de tir, la personne inconnue fut étudiée méticuleusement par Sakari. Elle avait un air de guerrier, un air dur, un air noble, mais pas forcément hostile. Elle ne semblait enfin pas être là pour accomplir quelque mission d’élimination. On pouvait tenter une approche amicale. Pas besoin de verser le sang si c’était juste une promeneuse.
    Elle s’approcha donc en silence, arc à la main, flèche encochée mais la corde détendue.
    « Héhooooo ! Oui, bonjour ! Si c’est pas trop indiscret, ma bonne dame, vous êtes qui et vous faites quoi ici ? »


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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