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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Khurmag
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 "Ils ne passeront pas." [PV Henry & Hex]

Henry Farstadt
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Mar 2 Jan - 16:00
Irys : 165975
Profession : Colonel en chef de Rathram / Haut-fonctionnaire
Daënar +3 ~ Rathram (homme)
Dans l'aéronef-cargo qui transportait les troupes de Rathram, l'attente devenait insupportable. Voilà une petite semaine, des nouvelles alarmantes étaient parvenues à Cerka depuis Khurmag. Une troupe de mages, sans doute renégats, s'en prenait aux installations minières de l'Est de la région, aux pieds des montagnes enneigées. Enfin, enneigé. En novembre, dans ce coin, tout l'était! Le khoral déferlait depuis les monts et recouvraient toute la région d'une couche de neige implacable. Depuis le temps, les habitants ont réussis à s'y habituer, mais chaque année le froid prend son dû, comme à Vereist & Hinaus. De quoi refroidir l'ardeur des rathramais, peu habitués à des climats si difficiles.

Sur le pont, chevelure blonde au vent, RC songeait à la raison qui motivait ces assauts. Le monde sous ses pieds était froid et dénué de vie, peut-être cherchaient-ils des vivres? Comme tant d'autres, elle connaissait la jalousie et la méfiance que les my'träns exerçait à l'encontre des technologistes, peut-être ces bandits étaient ils convaincus que dans les boyaux des mines se trouvaient de quoi nourrir des milliers des leurs pour plusieurs semaines. Elle soupira et regarda sa main mécanique. La pyro-magilithe qu'elle contenait lui serait fort utile dans ces contrées perdues sous un manteau de glace. Sans trop traîner pourtant, elle replaça un gant de velours blanc par-dessus la poigne d'acier et redescendit près des chaudières à vapeur. Autour des moteurs sur lesquels s'affairaient des mécaniciens, douze soldats calfeutrés dans des manteaux d'hiver se servaient du café. Une jeune femme lui fit un beau sourire et un homme un signe de la main.
Sur un banc, un autre s'était planté une seringue dans le cou et s'injectait un étrange liquide rougeâtre. RC frisonna. Du "sang de démon", la drogue que les Légionnaires utilisaient pour que leur corps supporte leurs prothèses dynamiques et le pousse bien au-delà des capacités humaines habituelles. Lorsqu'elle avait rejoint le projet Renaissance, elle avait pu en être sevrée, par miracle. On l'interpella:


-"Un kawa, Elvire?"

Elle tressauta, elle le faisait à chaque fois. C'était son nom avant qu'elle n'obtienne une "promotion", qu'elle ne devienne une lettre. Le C. Pour eux, elle était pourtant Elvire Afforio, nouvellement promût capitaine et co-dirigeante de cette expédition.
Avec un sourire, la jeune femme répondit:


-"Avec plaisir, Phil'!"

Malgré leur condition, plus mécanique qu'humaine, une certaine camaraderie s'était installée entre les légionnaires. Bien loin de la haine et de la peur des origines, leur reprise en main par l'armée avait permis de créer un groupe plus soudé.
Ils parlaient encore quand de lourds pas retentirent dans l'escalier qui reliait la cale à l'extérieur. La silhouette était grande, réglée comme une horloge et triée à quatre épingles. Un masque à gaz, nouvelle génération, posée sur son visage. De là, son souffle entrait et sortait par larges bouffées et le son, rendu diffus et amplifié par l'étanchéité de l'objet, se répandait dans la pièce.

Mains derrière le dos, il toisait la petite troupe devant lui. On ne voyait presque pas ses yeux derrière les vitres teintées. Le sergent Johann Valtsburg venait encore répéter les instructions, pour la troisième fois en deux jours.


-"Arrivée dans deux heures. Un fusil Mark Vulcain à double canons et un revolver Rédempteur II à 6 coups par personne. Deux fusils à magilithes sont disponibles et devront être utilisés en cas de besoin. Des balles aero-magilithe, pyro-magilithe et terra-magilithe seront à utiliser avec parcimonie. Tout le monde devra porter en permanence les lunettes Oracle et ne jamais les donner à une autre personne, nous sommes au pays des mages illusionnistes, tout le monde est un ennemi potentiel.

Je veux tout le monde sur le pont avec armes, bagages, vêtements d'hiver, prothèses huilées et drogue dans les veines sur le pont dans une heure trente, comme le demandent les consignes."


RC se pinça le nez, cet idiot était plus stressant que les mages.

-"Sergent Valtsburg, au rapport sur le pont immédiatement."

Il se mit au garde-à-vous et monta derechef les marches, suivi par la capitaine. Ils étaient seuls à l'air libre, ils pourraient parler librement.

-"Je peux savoir ce qui te prend, RE? Nous sommes tous des soldats d'élite ici. Arrête de te comporter comme en face de bleusaille.."

-"Et moi je trouve que tes élites se la coulent bien douce. Ils sous-estimeraient les mages que ça m'étonnerait pas. Faut jamais se relâcher à My'trä, sinon..."

-"Sinon quoi? On est à des centaines de mètres du sol, même un dragon aurait du mal à voler jusqu'ici! Alors arrête tes conneries, ordre d'un supérieur."

-"Supérieur uniquement sur le papelard, RC. Oublie pas qui t'a sauvé les miches à Aildor la dernière fois."

-"Quoi? Tu comptes à nouveau raser un pâté de maison pour te débarrasser d'un mage?"

Le sergent eut un sourire sous son masque et lui montra sa prothèse. La prothèse Titan qu'on l'appelait, elle contenait une terra-magilithe de belle taille et de très haut degré de pureté capable d'envoyer une onde de choc d'une puissance incroyable. Elvire déglutit. C'était RE qui avait insisté auprès du colonel pour que des troupes soient envoyées soutenir la mine, mais il semblait encore plus motivé que prévu...

L'aéronef continuait de filer dans le ciel. Ils arriveraient bientôt.
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Hex Hekmatyar
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Mar 2 Jan - 20:54
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
-Les défenses doivent tenir !


Cette simple phrase résonna comme un coup de marteau dans le bureau du colonel, et j'en eu un écho alors que je m'approchais de la lourde porte en bois. Je frappais trois coups avant d'entrer, trouvant plusieurs capitaines ainsi qu'un autre lieutenant autour d'une table de briefing. Je ne reconnus aucune région de Daenastre en l'observant de plus près, et une petite annotation semblait indiquer que c'était justement le continent de Mytra
L'homme au bout de la table finissait d'écraser un énorme cigare dans un cendrier, l'odeur du tabac était de toute façon omniprésente dans le bureau du colonel. J'en profitais donc pour tirer une cigarette de mon étuis afin de me mettre dans l'ambiance.

-Lieutenant vous tombez bien, nous aurions besoin de votre éclairage.



Je finissais par lever la tête regardant l'officier supérieur avec un regard en biais. Il savait pertinemment que les stratégies de batailles n'étaient pas ma spécialité, je commandais un groupe de combat, je ne m'amusais pas avec des figurines sur un plateau. Mais même si j'étais tenté de le lui rappeler à ma façon je compris rapidement qu'il était sérieux.
Je finis par me pencher sur la carte observant le terrain... Une mine... c'était une mine de maghilite.

-Des rapports font état d'un attroupement alarmant de forces dissidentes dans la région, et tout indique que la mine est un de leurs objectifs. Nous avons reçu nos ordres de déploiement tout à l'heure, on déploies une escouade de soutiens pour le groupe d'intervention de Rathram.


-La 666e n'est donc pas dans le coup ?



-Négatif, on nous demande juste un groupe de spécialiste pour traiter des cibles spécifiques, j'envois donc un unique groupe de Khuuramch sur la zone.

Je levais les yeux avec un petit sourire amusé. Si le colonel décidait de nous envoyer, cela risquait d'être plus qu'amusant, et cela voulait surtout dire que nous n'avions pas le temps de regrouper les compagnies expérimentales. Peut-être y avait-il une manœuvre politique la derrière, mais c'était un fait qui me dépassait largement, je me contentais donc de demander.


-La compagnie A ?



-Non plus seulement une escouade de la compagnie B, les A sont encore en opérations, il me semble que tu as supervisé l'entraînement d'une escouade il n'y a pas longtemps ?

-Affirmatif colonel, ils ne sont pas mauvais, et pourront bientôt prétendre à jouer avec les poids lourds.


L'homme se frotta la barde, mesurant sûrement les risques en incluant bien d'autre paramètre qui devaient également passer au-dessus de bien des gens dans la salle. Il finit par s’interrompre rendant enfin son verdict. Il se tourna vers une jeune femme qui se tenait à côté d'une machine à écrire.



-Notez : nous déployons une escouade de suppressions, avec comme officier commandant le Lieutenant H.Hekmatyar, faites les formalités d'usage et transmettez ça à notre P.C




Il finis ensuite par se tourner vers moi, me remettant une enveloppe qui devait contenir nos ordres de mission en plusieurs exemplaires avant de me prendre à part.



-Hex je vais être franc, nous jouons en terrain sensible... Les traités nous autorisent à défendre nos biens, mais le moindre faux pas et c'est la guerre ouverte. Je ne sais pas à quoi joue les Hydres mais pour le moment nous n'avons pas le choix, la demande de déploiement à été signée par le général Lamakine en personne.



-Compris colonel, on évite les débordements, de l'équipement expérimental ?




-Surement, pas, nous voulons garder un effet de surprise pour plus tard, tache juste de revenir en vie.




-Quand partons-nous ?



L'officier sortis une montre de sa poche et j'eus comme l'impression que demander cela n'était pas vraiment la chose à faire.



-Le transport décolle dans trente minutes, fait ton paquetage, et direction la piste n°3




À peine vingt minutes plus tard, je me retrouvais dans une frégate lourde, dont les moteurs grondaient déjà. À son bord une dizaine d'individus en armure comme moi, et sous leurs heaumes, on devinait des sourire entendu. C'étaient leurs épreuves finale et ils comptaient bien en profiter...
Dix tireurs d'élite, chacun emportant son fusil à lunette modifié.

Et alors que l'oiseau se mettait à décoller je me levais, ignorant les consignes de bord pour me planter au centre du compartiment de transport, fixant les soldats un par un.
Je dus à moitié hurler pour me faire comprendre.



-Ceci n'est pas votre premier combat ! Mais c'est le premier contre des mages, ne croyiez pas à un exercice mijoté par le commandement, ce n'est pas un exercice ! Nous nous dirigeons vers Khurmag ! Patrie des mages illusionnistes ! Ce sont les moins dangereux de tous, mais nous nous attendons éventuellement à des forces extérieures en présence.



L'avion s'élevait maintenant dans les airs secouant les passagers dans un concert de hurlement de moteurs.



-Nous prêtons main forte à un régiment venant de Rathram, manque de chance, ces gens du sud ne sont pas habitués aux températures froides comme nous le somme, mais ne vous y trompez pas, ce sont des durs à cuir.

Je vais répéter les consignes encore une fois. Dès l'arrivée sur le site, nous restons en formations ! Vous suivez vos chefs de groupes et les chefs de groupe me suivent ! Vous ne prenez d'ordre de personne d'autre que de moi, si quelqu'un tente de faire jouer son grade vous avez vos papiers !

Pour ce qui est des consignes de tir ! Nous ne jouons pas à domicile, ce qui ne nous laisse pas beaucoup de marge de manœuvre, vous connaissez le reste par cœur, j'ajouterais une seule règle ! Nous avons des millions de cartouches de fusil, pas la peine d'en ramener, faites en cadeaux aux mages !



Le bruit empêchait toute réponse et les turbulences que nous rencontrions empêchait les soldats de se lever. J'avais heureusement la chance d'avoir de quoi m'accrocher pour rester debout. Au fond de l'appareil, j'apercevais le mitrailleur de queue qui semblait parfaitement concentré, alors que l'artilleur dorsal se contentait de sourire en regardant le paysage.
Le vol était parti pour être tranquille... Je me faufilais jusqu'à la cabine du pilote lui tapant sur l'épaule pour lui dire que j'étais là.

-Alors mon lieutenant ! On est content de voyager ?



-Ouais ! Rassurez-moi on arrive dans combien de temps ?




-Oh, si nous continuons à pousser les moteurs comme ça, on peut espérer y arriver dans une dizaine d'heures, j'espère que vous n'avez pas mal au dos ! Normalement, nous allons rejoindre une route moins turbulente d'ici peu, le vol devrait être bien plus agréable.

Et ainsi commençait la pire phase d'une bataille: l'attente.




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Henry Farstadt
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Mer 3 Jan - 19:48
Irys : 165975
Profession : Colonel en chef de Rathram / Haut-fonctionnaire
Daënar +3 ~ Rathram (homme)
Le vrombissement des moteurs traversait les cieux et se répercutait sur les montagnes en contrebas, créant un écho malvenu. La barque complète tremblait et certains Légionnaires, pourtant habitués aux pires entraînements, sentaient la nausée les gagner. Fort heureusement, cette sensation horrible ne traîna pas en longueur et bientôt les plaines gelées de Khurmag furent visibles à perte de vue. D'après le pilote, il restait moins d'une heure de voyage avant la position de la mine. Il ne mentait pas. C'est avec un soulagement bien compréhensible que chaque soldat aperçu les vastes installations minières qui épousaient les flancs de pierre des monts et sur lesquelles évoluaient des centaines de fourmis besogneuses.

Un semblant de piste d'atterrissage dessiné dans la neige et quelques ouvriers gesticulants. L'aéronef se posa non sans difficulté tant le vent était violent et c'est avec un soulagement énorme que les rathras sortirent de la bicoque, que des mécaniciens venaient déjà chercher. A leurs habits et leurs outils, on ne pouvait pas s'y tromper: il s'agissait de daënars. Logique, somme toute. Un petit groupe avançait déjà vers eux. Tout devant, un homme très bien habillé aux allures de bourgeois pressé escorté par un groupe de durs à cuire armés de matraques et revolvers à la ceinture. Encore un peu nauséeux pour certains, les soldats mécaniques se mirent en rang, à leur tête, RC secondée par RE. Tous se mirent au garde à vous. Malgré cette politesse, la première phrase que prononça leur interlocuteur fût:


-"C'est tout?"

Il y eut un mouvement de recul dans la posture de RC, elle se pinça la lèvre et se contenta de répondre, d'une voix ferme:

-"Elvire Afforio, capitaine de la 3ème commanderie de Rathram. Ces hommes sont peu nombreux, mais chacun d'eux en vaut dix autres."

L'homme observa le groupe de soldats emmitouflés dans d'épais manteaux et claquant des dents pour certains. Il leva les yeux au ciel et tendit sa main à serrer à la jeune femme.

-"Rustin Maptère. Je suis le directeur de la mine, je vous attendais. Venez, nous allons vous emmener dans un lieu plus chaud, vous devez être épuisés..."

Le chemin n'était pas long jusqu'aux baraquements. Des dizaines de bâtiments de bois et de pierre s'empilaient, isolés du froid par des matières telles que le torchis, entremêlés les uns aux autres dans un labyrinthe vivant. RE y jeta un œil appuyé et releva son masque le temps de cracher par terre. Les habitants étaient des my'träns.
Un peu plus loin, des habitations moins précaires et autrement mieux décorées couronnées par une large maison de pierre faisaient face à la montagne. Il ne fallut pas longtemps aux hommes pour deviner qu'il s'agissait des habitations des ingénieurs et autres cadres, sans doute daënars pour la plupart.

Ils entrèrent d'ailleurs dans la large bâtisse. Tout était décoré avec un certains goût, des tapis aux carrelages ainsi que le papier-peint, encore que dans un style très spartiate et épuré, bien loin d'une demeure de riche bourgeois.


-"C'est ici que dort notre service de sécurité privé, notre... caserne, si vous préférez. Vous aurez un demi-étage pour vous. Mais pour le moment, venez dans la grande salle, nous avons mis un réchaud et fait du café pour vous. Une troupe doit arriver de Vereist dans une heure, on vous fera un topo à ce moment là..."
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Hex Hekmatyar
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Jeu 4 Jan - 22:50
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Le vol ne fut pas le pire que j'avais fait loin de là, il se trouvait même parmi ceux des plus agréables car personne n'avait essayé de le tuer, ni même d'endommager l'appareil. Bien vite les plaines de glaces finirent par apparaître.
Sans attendre j'ouvris la portière latérale, alors que l'engin entrait en phase de descente, faisant un premier survol de la mine. C'était une grande installation, pas le genre qui plaisait beaucoup aux locaux et au vu des maisons d'ouvriers, il ne faisait aucuns doute que c'était bien eux qui travaillaient ici.
Mais quel idiot avait eu cet idée... Cette simple vision suffit à me faire grimacer. De la portière ouverte je pu avoir un premier aperçu de l'odeur du coin. Cela sentait le froid, mais surtout la fumée... A croire que les occupants du coin n'avaient aucuns respect pour l'environnement local...
L'appareil trouva rapidement une piste encore glacée et commença son approche. L'engin en provenance des terres froides de Vereist avait ajouté des patins sur ses roues pour faciliter l’atterrissage et bien que le vent se soit battu contre la frégate cette dernière parvint à se poser sans trop secouer ses passagers.
Comme le voulait la coutume, je descendis en premier, la tradition voulant que l'officier soit le premier à poser le pied sur le champ de bataille et le dernier à partir.

J'avais ma traditionnelle armure d'infanterie, ce modèle étant bien plus renforcé que ceux des autres régiment, et ce modèle avait été rembourré pour le froid. Il fallait aussi compter avec une cape de camouflage adaptée au paysage.
Rapidement les dix soldats avec moi sortirent de l'appareil se mettant en colonne par deux, leurs longs fusils à verrou dans les mains. Tous étaient rudement bien entretenus tout comme les armures qui bien que plutôt utilisées étaient entretenues avec le plus grand soin.

-Très bien ! Comme vous pouvez le voir c'est un peu comme à la maison à la différence que chez nous il n'y a pas de maudits lanceurs de sortilèges, gardez l’œil ouvert... Même si nous somme supposé avoir des alliés fiables, je n'ai pas confiance dans les travailleurs locaux.

Mon briefing fut interrompu par un raclement de gorge. Un petit bourgeois se tenait devant moi accompagné de molosse qui voulaient surement montré à des soldats qu'ils n'étaient pas inutile.
Il n'y eu pas de salut, cet homme n'était pas un des nôtres, et encore moins un militaire.
A la première vu que j'eu de lui je suis que je ne le supporterais pas... Il avait déjà un regard exaspéré, et comme tout les civils allait surement se plaindre que nous n'étions pas assez nombreux, pas assez armés et peut être même pas assez compétent.
Pourtant une dizaine de soldat d'élite attendaient sagement en rang, impassible comme des statues et dissimulés sous leurs heaume de faire.
Coupant court à toute parole inutile je levais la main.

-Nous somme les renforts qu'à pu envoyer Vereist, ou est la salle de briefing, le temps presse si j'ai bien compris.

Comme prévu je lui coupais l'herbe sous les pieds, et il m'indiqua bouche bée là ou nous devions nous réunir.

-Escouade suivez moi, à droite, droite !


Dans un seul et même mouvement, les soldats se retournèrent pour me suivre, leur donnant une allure d'automates tueurs.
Bientôt j'atteignis les bâtiments désignés, commandant à mes hommes de s'installer, ou plutôt de déballer leurs paquetages pour préparer le combat.
En tant que professionnels, pas un ne retira la moindre pièce d'équipement se contentant de déballer de leurs sacs les paquetages de combat qu'ils allaient porter en plus sur eux.
Pendant ce temps je montais à la salle de briefing, trouvant enfin des militaites.
je me fendis d'un salut martial avant d'enlever mon casque.

-Lieutenant Hekmatyar du 666e régiment expérimental de Vereist, j'emmène dix Khuuramch avec moi.

Je finis mon salut, prenant un air un peu plus détendu en remettant mes cheveux attachés dans mon dos.

-Alors, ça se présente comment ?





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Henry Farstadt
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Sam 6 Jan - 20:07
Irys : 165975
Profession : Colonel en chef de Rathram / Haut-fonctionnaire
Daënar +3 ~ Rathram (homme)
Les légionnaires se détendaient autour des réchauds disposés dans la grande pièce et profitaient des boissons offertes. RE les sermonna une paire de fois à propos de leur détente abusive, mais en vérité, même lui était satisfait de ce repos après des heures de vol et une arrivée dans un climat aussi hostile. Au bout de quelques minutes, on vint cependant chercher les officiers pour leur demander de bien vouloir monter à l'étage jusqu'à une salle d'une trentaine de mètres carrés, extrêmement sobre, au milieu trônait une table représentant la mine et ses environs. Quelques cercles rouges étaient placés tout autour de la mine dans un arc-de-cercle parfait d'un kilomètre de rayon, au flanc de la montagne, par contre, il y avait des carrés bleus.

Le directeur les laissa en plan en s'excusant, le temps d'aller chercher les nouveaux arrivants, laissant le temps au duo de découvrir la salle éclairée par des lampes à pétrole. Ils découvrirent un chauffage éteint dans un coin de la pièce. Le charbon était là mais les flammes avaient dû mourir, d'où le froid ambiant. RC releva sa manche et positionna le bouton de réglage de sa prothèses main-droite sur "2" et utilisa la transmutation de sa main en bouche de canon pour aller le réchaud d'un petit jet de flammes avant de la remettre en position normale. D'un air curieux, RE demanda:


-"Du coup, les crânes d'œuf ont réglé tes problèmes de niveau max?"

RC leva les épaules et caressa son bras droit d'un air pensif.

-"Oui et non. La prothèse n'explose plus quand j'utilise le rang dix, mais la magilithe se vide d'un seul coup. Et c'est toujours trop puissant pour que je puisse vraiment le contrôler, il me faudrait un stabilisateur."

Ils discutèrent un peu plus jusqu'à ce que le directeur rentre, accompagné d'une nouvelle personne. RC eut juste le temps de remettre son camp pour saluer. Il s'agissait d'un homme d'apparence androgyne (ou bien d'une femme) portant une armure de combat daënar sur laquelle était gravée un symbole de régiment. Il devait venir de Vereist au choix des formes, mais à part ça il ne lui disait rien de particulier. L'inconnu salua et se présenta, imité par les deux R.

-"Capitaine Elvire Afforio et sergent Johann Valstburg, 1er bataillon des Légionnaires de Rathram. Nous sommes venus avec douze légionnaires, les meilleurs."

Le directeur se frotta les mains, l'air inquiet et pensif. On frappa à la porte et un homme entra. Grand, le regard dur et fier, vêtu d'un uniforme que les soldats présents n'avaient sans doute jamais vu. Il salua à la façon martiale.

-"Général Christoff Madentiof, pour vous servir. J'appartiens à la compagnie Hasbelstoï & Fils. Nous sommes chargés de la sécurité de la mine par tous les moyens."

RE haussa un sourcil sous son masque à gaz. Ca lui disait quelque chose, une compagnie de sécurité privée assez connue à Hinaus. Elle devait défendre les mines locales, en général.

Christoff s'avança au bord de la table et désigna l'arc de cercle.


-"Les cercles rouges représentent nos points d'observation. Nos hommes sont trois sur chaque point donc vingt et un en tout. Des bons gars, bien armés et bien nourris, en provenance directe d'Hinaus et d'Aildor. Mais je crains que les mages n'utilisent leurs sorts d'illusions pour passer en douce, on a eu un voleur invisible une fois et suivre des pas dans la neige est moins facile qu'il n'y parait."

RC eut un sourire et tira une paire d'énormes lunettes de son sac. Les verres étaient laiteux et une armature supérieure permettait de l'accrocher au crâne.

-"Nous avons la solution pour les illusions. Tous nos hommes sont équipés de ces lunettes, un modèle Oracle version trois. Ils nous permettent de filtrer la magie des illusions, quelque soit le niveau, ou presque. Nos hommes seront des sentinelles de choix."

-"A vous entendre ce serait presque facile, finalement. Maintenant, le gros morceau: on a repéré une troupe de mages qui rôde dans les environs. Pas moyen de savoir leur nombre exact, au moins une vingtaine. Ils ont lancés des attaques vers ces cinq carrés, là... Ce sont nos entrepôts de vivre et de munitions. Après quelques vols nous avons mis des gardes devant les stocks, mais ils ont été agressés par des inconnus. Les mineurs ne savent rien de ces gens ou le feignent.

Je crains une attaque en force dans les prochains jours. Je ne connais pas leurs capacités à l'heure actuelle, nous tentons de parer à toute possibilité, mais sans informations... Enfin. Jusque là, déjà, avez-vous des questions?"
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Hex Hekmatyar
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Dim 7 Jan - 19:35
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Des sociétés privées... Rien qu'en entendant ça mon visage se figea, et mon mécontentement trahit uniquement par un tic nerveux au niveau de mes lèvres. Pour faire passer cela je sortis une cigarette l'allumant en pleine salle de briefing, peut regardant si quelqu'un était d'accord ou pas.
D'un point de vue purement stratégique, c'était une véritable catastrophe... Les mines n'étaient que peu défendable car l'ennemi pouvait très bien déjà être sur place. Il fixa le plan, tirant une bouffée de tabac avant de lâcher une grande volute de fumée dans la salle de briefing dans la salle.
Les informations du soit disant général était au mieux incomplète comme quoi notre touriste bombardé général ne savait pas vraiment ce qu'était la guerre.
Je finis de le laisser parler avant d'écraser le mégot de cigarette contre le coin de la table, abandonnant le mégot au sol avant presque de rire devant l'assemblée.

-C'est un bon début mais il va nous falloir plus d'information, les gardes ont été agressés certes, mais comment ? Nous devons savoir quelle magie ils utilisent pour utiliser des tactiques efficaces. Je ne vois pas non de lignes de défense sur votre plan, ce n'est qu'un fouillis d'habitation, il va falloir établir des bases de défenses plus solides si nous voulons repousser des mages prêt à la guerre. Ce ne sont pas des mineurs désarmés que nous affrontons ici "général"

Et j'insistais bien sur ce terme signifiant pour toute personne clairvoyante que je ne croyais absolument pas en ce titre fantoche, en fait cela résumait à peu près mon impression sur cette compagnie de sécurité, il ne s'agissait pas de gens désarmés. Et si certaines compagnies étaient digne d'estime, celle là ne m'inspirait rien de bon. Il faut dire que le directeur avait choisis de venir nous accueillir avec ses gorilles pour nous signifier sa puissance. Mauvais plan avec moi.
J'arrachais un crayon de la main d'un assistant pointant les dépôts avec négligence.

-Vos entrepôts font des cibles bien trop évidente, et il ne faut pas courir de risque avec, nous ne savons même pas si les mineurs sont digne de confiance, il faut les vider en vitesse pour que les troupes aient du matériel à disposition sur le front que vous allez définir ? On aurait l'air con si quelqu'un y met le feu pendant que nous combattons.
Vos postes d'observations sont intéressants mais il font des cibles trop évidentes.
Je demande à ce que l'on creuse des tranchées pour faire la jonction sur ses points, des hommes en mouvements seraient des cibles trop faciles pour des mages.


De mon point de vue, nous étions dans une sacrée merde, aucune informations sur les troupes en présence, pas d'informations sur le type de magie non plus... Et visiblement des mercenaires sans expériences... Le seul point positif provint des deux militaires lourdement modifiés.
Des lunettes oracles ? Je ne connaissait pas le moins du monde ce machin mais si elle marchait comme il le décrivait cela vaudrait surement le coup de les utiliser en combat. Même si je doutais pouvoir en récupérer pour mes hommes, c'était bon de savoir qu'il y en avait à disposition pour au moins quelques personnes.
Pour le reste j'avais l'habitude des situations désespérées et les membres de mon escouades étaient formés dans ce but aussi, de ce que j'avais vu leurs opérations étaient plutôt un franc succès, je n'avais donc pas de soucis à me faire de mon côté.
J'avais donc fait part de mes remarques à ma façon, mais j'avais conscience que beaucoup de choses pouvaient m'échapper.
Je relançais le crayons à l'assistant, me tournant directement vers le capitaine que c'était présenté plus tôt.

-Capitaine Afforio, votre avis sur la situation ? J'ai soulevé quelques points mais peut être voyez vous autre chose à ajouter ?

Même si cela faisait passer le général pour un guignol, ce n'était pas mon affaire, j'étais là pour défendre une position pas pour lécher les bottes d'un général mercenaire et de son directeur qui ne m'inspirait pas confiance.
Il y avait en plus le soucis des civiles dont le camp n'était pas encore défini... une vraie partie de plaisir en perspective....




Rose x 12
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Henry Farstadt
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Mar 9 Jan - 23:48
Irys : 165975
Profession : Colonel en chef de Rathram / Haut-fonctionnaire
Daënar +3 ~ Rathram (homme)
Dubitative, la capitaine observa le plan de bataille. Elle approuvait plusieurs points de la tirade du lieutenant, même si certains passages restaient, selon elle, à confirmer. Notamment le fait de creuser des tranchées dans ce sol gelé. Non pas qu'elle doutait de la force et de la sincérité des hommes, mineurs comme soldats, mais elle craignait qu'une telle entreprise prenne plus de temps qu'ils n'en avaient.

Elle allait dire quelques mots mais RE la devança, claquant du pied et au garde-à-vous il demanda:


-"Demande autorisation de prendre la parole, mon capitaine."

Un soupçon de crainte traversa la blonde. Avec le caractère habituel de son collègue, celui-ci allait sans doute demander l'extermination préventive des my'träns présents, fussent-ils des milliers. Toutefois, pour ne pas perdre la face, elle l'autorisa, croisant les doigts pour que son cerveau parle davantage que sa haine.

-"J'approuve le plan du lieutenant Hekmatyar. Ces mages sont une source constante d'agitation et les traîtres chez eux se comptent en légions. J'acquiesce à l'idée de cacher tous vivres aux yeux des autochtones et je propose la pratique de la tolérance zéro envers quiconque soupçonné de collaboration avec l'ennemi."

La jeune femme se passa une main sur le visage et se massa les paupières. C'était mieux que ce à quoi elle pensait mais pas bien malin pour autant. A son sens, il fallait justement faire comprendre aux my'träns salariés que les bandits qui attaquaient n'étaient pas des sauveurs mais bien des adversaires venus prendre leur nourriture.

-"Votre opinion est importante, sergent Valtsburg, mais en tant que supérieure j'estime que le moment la discipline absolue des mages est encore trop précipitée. Concentrons nous déjà sur le déplacement des dépôts de munitions et de nourriture."

Forte de sa lancée, elle entreprit de continuer.

-"Avant toute chose, général, j'aimerais savoir: de combien d'hommes disposez-vous actuellement, des daënars, combien de miliciens pourriez-vous lever parmi vos employés, même les mages, décrivez-nous l'agression de vos soldats du mieux que vous le pouvez. Surtout, bien plus important: estimez vous que la menace vient de l'extérieur ou de l'intérieur de la mine?"

L'officier civil, ragaillardit par l'attitude plus respectueuse de la dame à son égard que celle du lieutenant, se tint fièrement pour répondre:

-"Je dispose de cinq colonels dirigeant chacun quinze hommes qualifiés plus les dix hommes d'élites de ma garde personnelle. Une véritable armée, croyez moi! Pour ce qui est des mages... Nous ne l'avons pas pris en compte dans nos calculs, je ne veux pas recruter chez ces gens là.

Pour ce qui est de l'agression, les victimes ont déclarées avoir été attaquées par la mine elle-même, comme si le plafond essayait de les avaler. De plus ils se sentaient suivis tout le long de leur retour, même s'il n'y avait pas d'activités inhabituelles, à part la peur des ouvriers présents. Les autres témoins ont justement décrits que la terre semblait s'étirer pour attraper mes hommes..."


La tête de RE se leva brutalement, il avait reconnu cette sorcellerie. La magie qu'il haïssait plus que tout, celle dont il voulait se venger à n'importe quel prix.

-"Des terra-mages! Ces saloperies contrôlent la terre et la pierre! S'ils sont déjà dans la mine, trop tard pour la défense! Nous devons les retrouver et les déloger..."

Il avait posé ses deux mains sur la table en disant cela, sa voix devenu violente, même à travers son épais masque. Se rendant compte de sa position, il se releva et s'excusa platement, mais sa voix bouillonnait de rage. Dans une pensée, la capitaine pensa qu'il n'y aurait pas pu avoir pire coïncidence...
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Hex Hekmatyar
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Ven 12 Jan - 21:02
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Visiblement le sergent n'avait pas tout compris à ce que je disais non plus... Je voulais sécuriser notre ravitaillement pas massacrer la moitié de la mine sous simple prétexte qu'ils soient Mytrans. Mais heureusement sa supérieure rattrapa le coup, proposant quelque chose de plus censé comme j'avais pensé en premier lieu.
Pour être honnête cette mine était une passoire et rien ne nous permettait de tenir le site correctement. Mais la capitaine semblait un peu plus réceptive à la présence du "général" allant lui demander combien d'homme il disposait.
Elle faisait un travail que j'avais omis presque volontairement pour la simple et bonne raison que je ne considérait pas les gardes de la mine comme des soldats, mais plutôt comme des civils armés.Ce qui dans mon sens n'en faisait pas une véritable force sur laquelle compter.
Mais il était vrai que nous aurions besoin de force de blocage si l'on voulait canaliser les assaut. Quand le général pris la parole je cachait à peine mon soupir d'exaspération... Des colonels.... et il fallait supposer que les hommes étaient des lieutenants ? Et leurs supérieurs des capitaines ?....
D'après moi ils étaient des secondes classes, et les fameuses troupes d'élite peut être digne de prétendre au rang de première. Mais soit nous n'avions que ça sous la main.
Je retint tout commentaire désobligeant, mais avant de pouvoir proposer quelque chose le lieutenant sortis de ses gonds, hurlant presque dans la salle.

Oh... un habitué des terra-mages hein ? Voilà qui pouvait être utile. S'il était aussi habitué peut être pouvait-il nous débarrasser de ceux dans la mine dans ce cas il faudrait bien sur l'accord de son supérieur mais il n'y avait rien de mieux pour combattre un mage que quelqu'un qui les haïssait.
Je pris donc doucement la parole regardant le capitaine dans les yeux.

-Votre sergent à raison sur un point capitaine, si la mine est compromise elle représente un risque... Pourquoi ne pas envoyer votre homme avec un appuis de la compagnie d'élite du général pour nous en débarrasser ?



C'était une simple proposition, la décision revenant bien évidement à l'officier du groupe, mais il fallait rapidement avancer et trouver des solutions. Les légionnaires étaient tous bien équipés e je ne doutais pas que leurs prothèse leur donnait bien des avantages, mais pour ce qui est du reste des troupes je tenais à essayer de les entraîner pour le temps qui nous restait. Mais il fallait savoir combien de temps il restait justement.

-Si nous avons suffisamment de temps j'aimerai faire des cours de rattrapage pour les "soldats" de la mine, il faut au moins que nous puissions évaluer leurs niveau, nous ne pouvons pas nous baser sur des éloges de l'officier commandant.


Et j'ométais volontairement le terme général car s'il en avait le titre, il n'en avait clairement pas la stature. Le générale Lomakine elle, était digne de porter ce titre et elle l'avait plusieurs fois prouvé aux yeux de tous. Je me remis devant la carte. Détaillant le terrain alentours, repérant d'épais couverts idéal pour mes hommes.
Je dessinais des cercles à grande distance de la mine avant de prendre la parole.

-Je peux poster certains de mes éclaireurs en avant pour qu'ils nous préviennent de l'attaque, considérant leurs endurances... disons que dix kilomètre est le maximum que je puisse permettre. En courant à pleine vitesse avec le matériel cela leur laisse une heure pour revenir a moins que vous ayez de quoi aller plus vite, de plus si on pose quelques mines très en avant cela peut permettre de nous faire gagner quelques heures si l'ennemi se crois en terrain miné.

Mais le plus important ce n'était pas tant cela, quelques heures pouvaient être grignotées, mais nous avions besoin d'une véritable estimation du temps avant l'attaque. Des jours ? Des heures ? Des minutes ? Il fallait rapidement prendre des résolutions avant de vraiment tomber dans la plus noire des merde







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Henry Farstadt
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Lun 22 Jan - 14:51
Irys : 165975
Profession : Colonel en chef de Rathram / Haut-fonctionnaire
Daënar +3 ~ Rathram (homme)
Devant les nouveaux points mis en avant le visage du "Générale" parut se contorsionner alors qu'il souhaitait garder le contrôle de lui-même. Sans doute que dans sa profession il était un homme respecté, peu habitué à subir des moqueries ou des remises en question de ses compétences. Réussissant à ravaler sa fierté, il se posta au-dessus de la carte pour rejoindre le lieutenant Hekmatyar.

-"La région peut vous paraître familière lieutenant, mais ne vous y trompez pas: Khurmag est un piège mortel, bien plus dangereux que les plaines de Vereist. A trois kilomètres vers l'Ouest commence ce que les locaux appellent "Le Khoral" commence. A partir de là, le vent souffle si fort et si froid qu'on peut geler sur place! Si vous voulez y aller, faites, mais je ne vous le conseille pas...

Quant à l'évaluation de mes hommes, testez les si vous voulez, ils vous surprendront."


Les deux R s'étaient un peu reculés pour parler à voix basse du plan à venir. RC fût la première à prendre le taureau par les cornes:

-"Je te demanderai pas si tu veux y aller, je veux juste savoir combien de légionnaires tu veux."

-"J'irai seul."

La soldate ferma les yeux et fronça les sourcils. Comme toujours ce crétin préférerait jouer les acteurs vedettes et fonceurs à la sécurité d'un plan préparé.

-"Réfléchis un peu RE. On doit être discrets. Prend des légionnaires avec toi et sécurisez cette grotte, c'est un ordre."

Sous son masque à gaz, le soldat d'élite grommela et se rapprocha à nouveau des deux autres protagonistes.

-"Général, j'irai dans la mine avec quatre légionnaires. Nous allons déloger ces mages."

Heureuse de reprendre enfin le contrôle sur la situation, la capitaine se rapprocha à son tour.

-"Je laisserai au lieutenant le plaisir de tester vos hommes, monsieur. Quant à moi, je prendrai quelques uns de vos soldats et nous ferons le tour des installations tout en organisant le départ des vivres vers la demeure principale."

Spoiler:
 
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Hex Hekmatyar
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Sam 27 Jan - 1:07
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
La surprise oh ça oui ils pouvaient me surprendre mais pas forcément comme le pensais le général... Néanmoins il venait de nous donner une informations importante mine de rien. Le Khoral était un élément capital ici, et s'il nous coupait du reste du monde, il représentait aussi un piège mortel pour l'ennemi, je fini donc par marquer cela sur la carte en suivant les indications du responsable.
S'en suivit une courte discussion entre les officiers du régiment du capitaine Alforio avant que je hoche doucement la tête, reprenant le casque qui était sur la table.

-Dans ce cas je veux votre groupe d'élite sur le champ de tir d'ici une heure "général" nous n'avons vraiment pas de temps à perdre, sur ce... Capitaine.


Je me fendit d'un salut avant de quitter la salle pour rejoindre les baraquements, j'y trouvait bien mes dix éclaireurs qui c'étaient déjà mis en situation de combat, chaque homme déjà en armure aidant son binôme à vérifier que tout était bien installé, leurs affaires n'avaient même pas été déballées, et pas un seul d'entre eux ne prononçait un mot superflu se contentant de vérifier inlassablement le matériel comme une litanie. Alors que je posais un pied dans la caserne tous se mirent au garde à vous attendant un ordre qu'ils suivraient évidement à la lettre.
Je leurs fit signe de se mettre au repos avant de leurs réexpliquer la situation, enchaînant rapidement sur ce que je pensais de nos alliés locaux.

-D'ailleurs nous allons avoir rapidement une estimation de ce qu'ils valent, j'ai demandé à ce que les meilleurs d'entre eux se réunissent, je tiens à voir leurs habilitées au tir.

Il y eu un petit rire étouffé, alors que je devinais un sourire sous chaque casque, oh je les avais entraîné, et ils se doutaient bien que je trouverais ces mercenaires affreusement mauvais mais qu'importe, il fallait une première estimation des capacités.


-S'ils sont vraiment irrécupérable je vous charge de les instruire sur les bases, mais sans pour autant aller trop loin, nous n'avons pas beaucoup de temps, donc chaque groupé formé devra l'être en moins de trente minutes , c'est clair ?

-Oui Lieutenant !


Ainsi je fini par me retrouver avec la troupe d'élite du général dont la moyenne d'age semblait être un peu plus élevée, peut être pouvait on compter d'ancien soldat la dedans. Comme l'avais annoncé le général tout les hommes connaissaient les bases du tir, ils prenaient tous calmement leur inspirations, avant de tirer expédiant les balles dans les cibles sans trop de soucis.
Alors qu'ils prenaient tous leurs inspiration, l'un des éclaireurs suite à mon signe tira un coup de feu en l'air les faisant tous sursauter. Evidemment les tirs se retrouvèrent tous hors des cibles et je me permis même de les admonester.

-Un soldat doit être concentré sur le fait de viser, pas se préoccuper de ce qu'il se passe aux alentours !


Et effectivement il se trouvait que la garde d'élite était talentueuse tant qu'on lui demandais des activités de façade, ce qui dénotait le manque d’expérience de tout le monde, l'un deux vexé finis même par me lancer



-Et vous êtes meilleurs peut être ?

Je fis arrêter l'entrainement, commandant à un de mes hommes d'aller au fond du champ de tir bien loin derrière les cible et de placer une pierre sur ses paumes et sa tête.
Sans faire mine d'y prêter attention  je sortis mon pistolet, décochant trois balles dans chacune des pierres qui retombèrent derrière le soldat indemne. Les gardes eurent la bonne idée de ne strictement rien ajouter et de suivre scrupuleusement les indications des soldats.
Le temps passé, un des éclaireur vint me voir me reprochant presque mon acharnement contre les gardes.


-Vous êtes dur avec eux lieutenant ils font de leurs mieux vous savez...


-Ils essayent de faire de leurs mieux mais leur petit monde se résumait à tirer sur du gibier, évidemment qu'ils ne seront jamais aussi précis que nous ou aussi endurant, nous somme élevés pour la guerre contre les mages, eux sont la pour l'argent, mais au moins ils ont pu s'apercevoir que leurs niveau était encore loin d'être suffisant.

Je laissais un petit moment de silence avant de me mettre à rire


-Allons sergent, savoir que l'on n'est pas les meilleurs ça aide toujours à se dépasser non ?


J'espérais juste que le capitaine Alforio aurait de meilleures nouvelles




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Henry Farstadt
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Jeu 8 Fév - 0:05
Irys : 165975
Profession : Colonel en chef de Rathram / Haut-fonctionnaire
Daënar +3 ~ Rathram (homme)
Malgré les intempéries climatiques et les tensions sociales causées par l'exploitation d'une terre sacrée, la mine était calme, troublée uniquement par le bruit des pioches qui jaillissait des entrailles de la terre et par les cris des contremaîtres qui organisaient les opérations. Un observateur peu attentif n'aurait sans doute pas accordé de l'attention à cette atmosphère mais aux yeux entraînés de RE il flottait un parfum de trahison. Tout cela ne lui paraissait pas normal: pourquoi les gens étaient-ils si calmes alors qu'une attaque avait eu lieu peu de temps auparavant, que le blizzard menaçait et que des bandits assiégeaient la contrée?

Pour lui toutes ces questions n'avaient qu'une réponse: parce qu'ils étaient dans le camp de bandits, eux, les my'träns. Décidément, les membres de leur race n'étaient tous que de pitoyables chiens galeux, à peine dignes de recevoir les enseignements libérateurs de la technologie. Il aurait bien craché par terre en signe d'irrespect, mais il se rappela juste à temps que son masque à gaz l'en empêcherait de façon gênante.
Alors qu'ils avançaient, la foule des mineurs s'épaississaient et il fallait jouer des coudes pour arriver au sésame: le puit de mine proprement dit. Un horrible trou noir engloutissant les fous qui osaient y rentrer. Déterminé et avec une froideur inquiétante, RE se tourna vers ses hommes:


-"Je serai le seul à descendre. Surveillez le puits et attendez mon retour. Faites feu dans la foule si quelqu'un tente de m'y enterrer."

L'appréhension marqua les visages des légionnaires présents. Ils étaient des guerriers féroces, des tueurs sans-pitié entraînés uniquement à combattre et transformés en machines de guerre... Mais même eux auraient crains un tel passage. L'un d'entre eux eut l'impudence de dire:

-"Sergent, sauf votre respect... Si vous ne revenez pas, que ferons-nous?"

Sans sourire, se démonter ou ironiser, l'homme-machine répondit:

-"Vous irez annoncer mon décès si je ne suis pas revenu demain matin puis vous détruirez cette mine depuis ses fondations."

Avant que certains mineurs qui avaient entendus ces mots dans l'agitation ne puissent protester, RE s'était saisi d'une lampe de fer et de verre et avait fendu la foule pour passer par un des échafaudages permettant de descendre.
A mesure qu'il s'enfonçait dans le ventre du monde, les visages qu'il croisait se faisaient plus crasseux, les regards plus vides, l'air plus chaud. Quand il arriva enfin au plus profond, il songea que ses recherches commençaient à peine. Les boyaux se rétrécissaient à vue d'œil et bien souvent les mineurs étaient accroupis pour y récupérer les précieux cristaux blancs. Combien de kilomètres ces galeries pouvaient-elle mesurer? Un mineur lui affirma dix, un autre cent. Stupidité crasse ou volonté de le perdre? Le soldat n'aurait rien juré.

A force de chercher, la notion du temps se perdit dans son esprit. Il n'avait cessé de s'accroupir, remonter, grimper, ramper à travers ces fines galeries qui paraissaient sans fin. Pour quoi au final? Rien sans doute. Il avait pensé que les criminels se cacheraient là car les niveaux supérieurs, directement accessibles, finiraient par les laisser découvrir. Mais ce qui l'avait vraiment motivé était leur nature même de criminels. D'après les rapports il ne s'agissait pas d'indépendantistes mais bel et bien de racailles, ainsi ils n'auraient pas l'aval de la majorité de la population minière et seraient contraints de se cacher dans les boyaux désaffectés.

RE ne fût pas déçu. Alors qu'il était parti pour faire demi-tour, il se perdit et remonta à travers une galerie inconnue débouchant sur une petite grotte naturelle. Des vêtements y étaient entassés, un peu de nourriture, de quoi se laver, des torches entreposées un peu partout. Il y était.

D'une main, il arrêta un mur qui fonçait droit sur lui et qui alla finalement s'écraser contre son poing. Derrière ces blocs de terre en mouvement, la paroi de la grotte cracha deux personnes. Sans doute le terra-mage et un acolyte. Ils le regardaient férocement, épée et massue à la main respectivement. Ils avaient l'air fatigués, d'avoir peu dormis, ils affichaient sur leur front une certaine anxiété.

RE vérifia que les valves à magilithe liquide de son squelette d'acier transféraient bien la substance à ses bras. Alors il ôta son masque et le laissa tomber derrière lui. Les bandits pâlirent d'effroi.

Le soldat ferma son poing sur son revolver et jeta l'arme au sol.


------------------------------------------------------------------------------

Les vibrations étaient ressenties jusqu'au manoir-caserne où RC travaillait sur un plan de bataille avec le général mercenaire. Un peu de mobilier léger tomba, à un endroit une brique se fissura.

La jeune femme baissa son képi militaire sur ses yeux et étouffa le sourire en coin qui lui venait: RE s'était toujours jurer de tuer les terra-mages sans arme.
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Hex Hekmatyar
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Sam 17 Fév - 12:27
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
À la fin il n’en restait que des épaves, c’était la seule conclusion logique qu’on pouvait en tirer. Les soldats avaient tirés pendant des heures augmentant leurs maigres talents balistiques alors que les éclaireurs se démenaient pour tenter d’apprendre aux irréguliers des notions plus efficaces de tir.
Chaque orphelin passait derrière une ligne de soldat rectifiant les positions de tir, changeant les réglages des fusils…
Cette force disparate ne serait jamais au niveau de vrais soldats, mais il faudrait bien que cela suffise. Si les renseignements étaient exacts, il ne restait qu’une journée, voire deux avant l’arrivée de la horde de sauvage. La prochaine étape n’était pas de les entrainer mais bien de les laisser se reposer…
Le soir venu, alors qu’une partie des légionnaires étaient partis dans les mines, je me rendis au poste de commandement, trouvant le commandant du petit groupe dans une des salles avec le général mercenaire.
Je sentis alors une vibration sous mes pieds, observant une brique se fendre et le mobilier tomber alors que la jeune femme baissait son képi pour étouffer ce qui semblait être un petit rire.
Nul doute que cette secousse devait être quelque chose qu’elle avait prévu, mais j’étais bien à mille lieues de me douter de ce que ça pouvait être.
Je laissais tomber mon casque sur la table et l’impact du métal contre le bois résonna dans la salle alors que je finissais par annoncer.

-Ils ne sont pas encore ce que j’appellerai des tireurs expérimentés, mais je doute que l’on puisse faire mieux avec le temps qu’on a, il faudra donc se contenter de ça.
Avez-vous prévu le moindre plan de bataille ?


Car si nous avions au moins l’avantage du lieu, avoir un plan était sans doute la phase la plus importante. Sans ça nous pouvions disperser nos forces inutilement, ou les concentrer dans des points inutiles.
Je n’étais pas un stratège, et ma connaissance de ce genre de chose se résumait à comprendre les grandes lignes d’une stratégie globale pour me concentrer sur celles plus terre à terre du combat standard.
Je me retrouvais donc bien inutile pour le moment, et je me contentais d’écouter les deux officiers exposer leurs plans, rectifiant simplement certaines positions que j’avais vues.
Globalement mon travail était surtout de combattre je finis donc par les laisser, déclarant que je partais voir les hommes.
Ce qui n’était pas faux en un sens car je filais aux baraquements, retrouvant le groupe d'éclaireurs en train d'inspecter leurs équipements. Aucun ordres n'avaient été donnés et pourtant ils agissaient comme de parfait soldats, et si les légionnaires avaient des prothèses, c'était bien les membre du 666 qui méritaient le titre de soldat de fer de par leurs mentalités et leurs tenues.
On aurait presque pu croire à des automates si ces derniers ne rigolaient pas de temps à autre.
J'observais une partie du groupe vérifier les exosquelettes de leurs tenues alors que d'autres peaufinaient les derniers nettoyages sur leurs fusils, ces derniers étaient entièrement camouflés par une peinture personnalisée qui se reflétait sur les armures intégrales, l'environnement n'apportait malheureusement pas d'occasion d'ajouter des branchages sur ces dernières car la végétation alentours était plutôt clairsemé ce qui jouait autant contre nous qu'avec nous. Car si nous ne pouvions que difficilement nous dissimuler, l'ennemi lui aussi ne risquait pas de se camoufler ce qui allait considérablement simplifier la vie des soldats.

-Nos munitions sont arrivées tout à l'heure lieutenant, en provenance directe de Vereist, les lots de précisions.

Je pris note pour moi même, passant ma main sous la lanière de mon casque pour l'enlever secouant la tête pour laisser mes cheveux libre avant de répliquer.

-Très bien, pas de partage avec les autres soldats, les munitions risquent de détruire leurs armes et le leurs ne feraient que nous faire perdre en efficacité, tachez d'avoir au moins deux unités de feu avec vous en permanence, et au moins quatre à proximité, nous allons probablement griller plus de cartouches que d'habitude.

J'observais deux des soldats transporter une lourde caisse renforcée, ouvrant cette dernière pour découvrir plusieurs boites métalliques contenant des clips de munitions à l'embout vert,c'était des lots de précisions, et les balles qu'ils contenaient étaient de bien meilleur qualité que les habituelle cartouches de fusil, l'ogive étant faite dans un alliage plus lourd et la charge de poudre ayant été élevée par rapport aux standard.
La qualité des soldats était une chose mais personne ne tirait plus loin que le permettait son équipement, et dans ce domaine nous étions surement les mieux fournis, la spécialisation des légionnaires semblait d’ailleurs être tout autre.

Il ne restait plus qu'à attendre le début des hostilités, à vrai dire j'aurai aimé parler un peu plus au commandant Alforio pour avoir son avis sur la mission en cours, mais elle devait être occupée par le "général"

Je pris donc le temps de faire comme mes hommes défaisant mon matériel pour le réviser une dernière fois, accrochant les chargeurs de mon pistolets au brelage de l'armure chargeant chaque boitier avant de positionner des clips supplémentaire et une provision complète de cartouche dans le sac à dos.
Vint ensuite le temps d'aiguiser le tranchant des armes que j'avais en ma possession.
J'eus un petit rire pour moi même en voyant l'amoncellement d'arme qu'il y avait sur la table, peut être qu'il allait falloir penser à s'alléger un jour, car avec une lame de combat, un klaive, un fusil long et un pistolet convertible, j'allais vite finir par devenir une armurerie ambulante.
Mais au moins l'ennemis allait être accueillit comme il se devait...
Vivement demain, vivement la bataille et la sang....







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Henry Farstadt
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Dim 18 Mar - 16:47
Irys : 165975
Profession : Colonel en chef de Rathram / Haut-fonctionnaire
Daënar +3 ~ Rathram (homme)
Les légionnaires à l'entrée de la mine attendaient, anxieux. Voilà plusieurs heures que leur chef était parti et l'absence de toute réponse positive quant à sa survie commençait à les inquiéter. Les bruits puissants et sourds qui se répercutaient dans les tunnels n'étaient pas pour les rassurer. Le changement intervint deux heures plus tard, quand une foule de mineurs terrifiés furent crachés par le trou d'entrée et fuyaient, parfois en hurlant, vers la sortie de mine.

Les légionnaires, dans une vaine tentative de se rassurer, se placèrent en position de tir, fusils pointés vers le trou. Si quelque chose sortait, il serait flingué avant d'avoir eu le temps de se présenter. Ils tirèrent d'ailleurs quand deux formes rondes atterrirent sur le rebord. Ils regardèrent avec attention: deux têtes tranchées. C'est avec la même surprise qu'ils aperçurent RE franchir les ténèbres du tunnel et apparaître devant eux, haletant. Ses bras étaient rouges teinté de brun, comme la majorité de son uniforme, ses mains semblaient déformées et tout son être, caché sous son éternel masque à gaz, traduisait la fureur.
Sans un mot il attrapa les deux têtes et se dirigea vers l'entrée, sous les regards terrifiés des mineurs et mercenaires présents.


----------------------------------------------------------

Dans la salle de commandement, RC et le "général" faisaient les derniers préparatifs. Tout devait être parfait pour accueillir la horde beuglante de criminels qui déferleraient sur eux demain. Des cris retentirent dans les couloirs, le mercenaire les reconnut rapidement comme ceux de ses domestiques et hommes de mains. La porte s'ouvrit brutalement et deux sphères rose et rouge tombèrent au pied des officiers. RC leva un regard incrédule vers les crânes et releva la tête pour faire face au responsable du massacre.

-"Qu'est-ce que tu as fait..."

La respiration lourde du R traversa la pièce, brisant un silence gênant qui commençait à s'installer. Brutalement, le soldat joignit ses pieds et fit un garde-à-vous.

-"Mission accomplie: la mine est sécurisée. L'attaque ne viendra pas de l'intérieur."

La jeune femme posa ses mains sur son front et massa ses tempes. Le crétin avait encore mis un bazar incroyable. Elle espérait simplement qu'il se montrerait aussi efficace demain qu'il l'avait fait aujourd'hui.
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Hex Hekmatyar
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Mar 20 Mar - 19:48
Irys : 629627
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
La nuit passa, me laissant dans l'ignorance totale de ce qui avait du se passer au centre de commandement, mais je ne doutais pas une seconde que les hommes d'Alforio ferait leur travail convenablement.
Les nuits avant une batailles sont toujours particulièrement éprouvante pour des soldats. Ces derniers ne sont de toute façon pas des pillards, le combat leur est imposé et ils ne le choisissent pas. C'est le grand paradoxe des vrais soldats: devoir se battre pour la paix.
Enfin c'était le paradoxe des soldats ordinaires car les équipiers du 666 se battaient simplement par devoir. Ils n'avaient pas de causes profondes sinon la simple conviction d'être les soldats dont la nation avait besoin. Même moi qui était pourtant habitués à ces tueurs les trouvait parfois étrangement froids.
En tant qu'officier mon entrainement m'avait porté à plus d'ouverture qu'eux, et avec mes yeux pourtant habitués, je les trouvait parfois mécaniques.
Nul doute que pour tout observateurs extérieurs, ils étaient des machines à tuer impitoyables.

Je fus levé par mon instinct, ce dernier me commandant d'ouvrir les yeux et de m'équiper en vitesse. Cet instinct était partagé par tout mes hommes qui firent de même sans bruit. Rapidement, les armures furent mise en place, et les lanières serrées.
L'escouade fut accueillie par un jour naissant qui projetait une lumière rouge orangée sur les alentours. Beaucoup de personnes superstitieuses voyaient ce genre de présage comme ceux de batailles particulièrement sanglantes, et si je me moquais ouvertement d'eux, je ne doutais pas cependant que la journée serait particulièrement éprouvantes.

Nous étions les premiers à être là, relevant quelques sentinelles à moitiés endormie.
Dans un silence de plomb, chaque soldat se plaça autour de moi dans les positions reconnues la veille, déployant leurs long fusils à lunette sans dire un mot.

Notre réveil fut rapidement suivit par celui des quelques artilleurs de la mine qui sortirent des mortiers de leurs rangement, dépliant leurs tables de tir et leurs réserves de munitions à l'abris d'un éventuel feu ennemi.


La plaine était vaste, et pas un centimètre carré ne présentait de couvert signe que le vent avait auparavant soufflé ici pour en retirer toute végétation.
Il ne restait plus qu'à attendre l'ennemi....
Et l'attente était la pire ennemie du soldat





Rose x 12
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