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Chroniques d'Irydaë
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 Les aventuriers de l'os perdu

Gwen Feien
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Mer 14 Mar - 16:13
Irys : 1686832
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Le type réagit, ouvre son œil, et c’est pas de ma faute s’il lui en manque un ! Puis il se met à parler, plus il parle plus je regrette qu’il se soit réveillé. Je le laisse se relever sans aide, faut pas pousser non plus, et je réponds à son interrogation par un mensonge, je n’allais pas lui dire que c’était effectivement moi qu’il avait pris sur la tête.

« Non pas vraiment. 

-D'ailleurs vous êtes quoi exactement, vous? Une Cadette en manque d'attention? Une prostituée qui racole en plein camp militaire? Je ne couche pas avec la bleusaille et j'ai trop peur d'attraper la ch'touille pour me laisser aller avec la première inconnue! Vous n'êtes pas une my'träne, au moins? Hein?"

Je lui fais les gros yeux, alors là il divague totalement : une militaire ou une prostituée ! Sa dernière hypothèse est la plus acceptable pour moi mais ça ne me ferait pas grand bien de prétendre être my’tranne dans cette situation et en ce lieu. Je doute que les militaires même en temps de paix accepte de voir des habitants de l’autre contient en liberté dans leur base. Ou que ceux-ci souhaitent y mettre les pieds. Il paraît que la technologie ne leur fait pas du bien.

« Et vous vous êtes qui ?! À part un rustre qui insulte la personne qui lui vient en aide !  Et si vous ne supportez pas la boisson, vous ne devriez pas boire ! »

Comme la meilleure défense est l'attaque, je m’en donne à cœur joie. Ça fera pas de mal à ce type arrogant comme pas possible ! Je lui agite le doigt sous le nez. J’ai bien vu le mouvement de sa main mais je décide de l’ignorer. Faire comme si j’étais dans mon bon droit et la meilleure démarche à prendre.

« Vous voulez de l’aide pour rentrer chez vous ? Et ne vous inquiétez pas votre personne ne m’intéresse pas, vous n’êtes pas aussi attractif que vous pensez l’être ! »

Ça ferait un détour, sauf si par miracle, il habitait non loin de ma cible, vers le centre du fort. Mais ça me permettrait de vérifier qu’il n’appelle pas la garde ou qu’il ne court pas immédiatement en chercher, pas qu’il soit en état de le faire. Après rien, ne l’empêchera de sortir si tôt que j’ai le dos tourné. À voir. Je croise mes bras pour avoir facilement accès à mes dagues dissimulées, sait-on jamais et je le toise, qu’il soit plus grand n’est pas un problème en soit. Je n’ai pas toute la nuit devant moi, j’ai un horaire à respecter !




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Gwen parle en #0033ff
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Tristan von Richter
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Mar 27 Mar - 7:34
Irys : 159970
Profession : Capitaine de l'Allégeance
Daënar +2 ~ Skingrad (homme)

Qui il est? Qui il est? Le problème avec le petit peuple - et surtout les civils! - c'est qu'ils n'ont qu'une vague connaissance générale. À Fort-Felsberg, la plupart des gens le connaissent. Et si cette femme était véritablement une militaire elle aurait forcément entendu parler de lui. Tristan sent une onde de frustration s'insinuer en lui. Une onde qui lui font oublier quelques instants son mal de crâne et les autres désagréments inhérents au choc qu'il vient de recevoir. Il toise alors avec mépris la demoiselle qui fait preuve d'une désinvolture parfaitement inacceptable.

Elle refuse de se présenter? Et elle ose en plus lui demander des comptes? Mais pour qui se prend-t-elle? Si elle faisait partie de son équipage, il la ferait fouetter. Ou la mettrait de corvée de latrines pendant une petite année voir davantage. Peut-être même les deux, tiens. Mais il ne peut avoir recours à la hiérarchie militaire pour la faire rentrer dans le rang. Un constat désagréable s'il en est. Mais sa fierté le pousse néanmoins à se présenter.
"Capitaine Tristan von Richter!" indique-t-il fièrement. "Commandant de l'Allégeance, le meilleur navire de la flotte daënar! Ça vous parle?"
Comment pourrait-il en être autrement? Même le plus péquenaud des péquenauds en a forcément entendu parler. Il ne lui laisse d'ailleurs pas l'occasion de répondre. D'autant plus qu'elle a sous-entendu qu'il ne tenait pas l'alcool. Ha mais si elle savait! Il est pratiquement certains d'être capable de boire aisément le triple de ce qu'elle pourrait ingurgiter. Puis de réciter le code militaire sans la moindre fausse note. Il décide néanmoins de laisser filer, ne serait-ce que parce qu'il semble normal de faire preuve d'un peu de retenue envers celle qui se présente modestement comme sa sauveuse. Comme s'il n'en avait pas vu d'autres...

Mais lorsqu'elle sous-entend qu'il pourrait avoir besoin d'aide pour rentrer chez lui, il lâche un reniflement de dédain sans vraiment s'en rendre compte. Une réaction parfaitement normale lorsqu'une inconnue se permet de vous traiter comme l'ivrogne du village. Ou, en l'occurrence, l'ivrogne du fort! À moins que ce ne soit parce que la jeune femme laisse entendre qu'il n'est pas séduisant. Il faut croire que l'obscurité ne lui permet pas de considérer les choses avec justesse!
"Je n'ai pas besoin d'une emmerdeuse dans les pattes!" maugrée-t-il. "Et encore moins d'une emmerdeuse dénuée du plus élémentaire bon goût!"
Pas attractif, lui? Allons bon! Vexé, son humeur assombrie par le coup qu'il vient de recevoir, l'homme est incapable de mettre de ton côté son irritation. Mais les impératifs de la situation lui reviennent en tête et il se hâte de saisir son goliath avec de le poser négligemment en appui sur son épaule. Il s'allume ensuite une clope qui provoque une habituelle gêne dans sa poitrine. De quoi lui rappeler l'existence du cancer. Et de Plume! Une pensée qu'il chasse à grande peine de son esprit...
"Cela dit je vais tout de même endurer votre présence. Du moins jusqu'à ce que nous ayons tiré tout ceci au clair!" soupire-t-il. "Je ne compte pas laisser filer la seule témoin que j'ai sous la main! Ho ça non!"
Il devrait sans doute donner l'alarme. Mais il ne peut pas prouver que quelqu'un lui est tombé dessus. Il semble pourtant évident que c'est le cas vu qu'aucun objet suspect ne se trouve dans les environs. Mais s'il donne l'alerte et que la garde ne trouve personne, on le prendra pour un espèce de fou. Peut-être même se moquera-t-on de lui. Il est vrai que les gens ne tombent pas des remparts en règle générale. Les gens mettraient peut-être son récit sur le compte de l'alcool. Et sa réputation en serait entachée. Et Tristan préfère encore qu'elle reste immaculée. Quitte à passer sous silence une intrusion dans la base...
"Haut les coeurs!" glisse-t-il sans grand enthousiasme "Nous partons à la chasse au parasite! Et pendant que nous marchons vous allez me faire le plaisir de vous présenter et de me raconter tout ce que vous avez vu!"
Il lui fait alors signe de s'approcher et de passer devant lui pour ouvrir la marche. De quoi garder un oeil sur elle et s'assurer qu'elle ne prendra pas la poudre d'escampette. Du moins l'espère-t-il. Il n'aime pas particulièrement tuer les gens d'une balle dans le dos. Même lorsqu'ils sont irritants. Une question d'honneur...
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Gwen Feien
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Mer 28 Mar - 11:17
Irys : 1686832
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
L’Allégeance c’est bien un nom digne des militaires. Pas besoin de mentir pour dire que je connais ce navire au nom ridicule. Visiblement autant l’allusion à son manque de tenu que ma proposition de le ramener chez lui le pique au vif. Et aussi le fait que je tombe pas en pâmoison devant lui. Avec autant d’orgueil c’est étonnant qu’il ne s’étouffe pas sur place. Enfin, je m’en plains pas, ça devrait jouer à mon avantage. Pas plus que son langage grossier à mon égars, je lui ferais manger sa langue.

« Cela dit je vais tout de même endurer votre présence. Du moins jusqu'à ce que nous ayons tiré tout ceci au clair! Je ne compte pas laisser filer la seule témoin que j'ai sous la main! Ho ça non! »

Sérieusement ?! Je lève les yeux au ciel. Il est bête, c’est pas possible. Ou alors, il joue la comédie. Ou il ne supporte vraiment pas l’alcool, ce serait la meilleure ! De toute façon, je n’ai guère le choix, il a son arme de sorti et je ne peux décemment pas me battre avec lui et gagner, comme si j’avais une chance, le tout sans rameuter tout le monde. Un pique sarcastique suffira pour l’instant.

« Vraiment, il y a d’autres façons de demander à une demoiselle de vous tenir compagnie. Enfin...

-Haut les coeurs! Nous partons à la chasse au parasite! Et pendant que nous marchons vous allez me faire le plaisir de vous présenter et de me raconter tout ce que vous avez vu! 

-Ce que j’ai vu ? Je ne suis pas sûre que vous vouliez l’entendre, ce n’est pas très flatteur pour votre image et vous semblez y tenir. Quant à mon nom ce n’est certainement pas emmerdeuse monsieur le commandant. C’est Sanaë Eshfeld. »

J’ai eu le temps d’y penser pendant notre petit échange. Et son nom me semble le plus approprié. Il y a peu de chance qu’il connaisse l’horlogère qui ne quitte pas Blumar. Si jamais il me questionne sur mes activités, je pourrais répondre sans trop réfléchir et paraître suspecte. Ou en tout cas, pas plus que maintenant. Mais je ne compte pas le laisser prendre des décisions, je continue de le narguer et de le provoquer tout en coopérant et en ouvrant la marche.

« Et je suis prête à parier que vous ne tenez pas si bien l’alcool que ça. Mais je suppose que vous préférez tirer dans le dos et rester dans votre humble sécurité plutôt que de prendre un risque. »

C’est un jeu dangereux et incertain. Cependant, il faut bien que je fasse quelque chose pour me débarrasser de ce type. Il y a toujours l’option de fuir, qui ne sera ni discrète ni sans danger. Pas moins que celle que l’action que j’entreprends en ce moment, donc autant voir où ça me mène. Je regrette quand même de n'avoir de somnifère sur moi ou quelques poisons pour m'en débarrasser plus vite. Encore quelque chose à acheter pour compléter mon équipement.




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Tristan von Richter
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Jeu 29 Mar - 5:37
Irys : 159970
Profession : Capitaine de l'Allégeance
Daënar +2 ~ Skingrad (homme)

Il lâche un reniflement de dédain lorsque la jeune femme, pleine d'aplomb, se montre réfractaire à l'idée de lui raconter ce qu'elle a vu. Qu'elle ne s'inquiète pas pour lui: sa fierté survivra à son récit, si peu plaisant soit-il. Et puis il se moque pas mal de la façon dont elle perçoit les choses. Tout ce qui importe pour Tristan, c'est son propre avis. Et en l'occurrence il n'est rien de plus que la victime d'une bizarrerie qu'il n'arrive pas encore à expliquer. Mais qu'il se fera un devoir éclaircir!

Quant à l'identité de la demoiselle, elle ne lui évoque rien. Cette Sanaë est inconnue au bataillon. D'un autre côté il ne s'attendait pas non plus à des miracles. Il ne fréquente pas les prostituées ou, de manière générale, les civils. Les premières sont hypocrites au possible et les seconds ne représentent qu'un intérêt limité. Ils passent leur temps à se plaindre et à s'enfoncer dans la médiocrité au lieu de lutter courageusement pour protéger la nation. Ils sont tout juste bons à être exploités au profit de l'armée. S'ils ne se battent pas, quels droits méritent-ils sinon celui de se taire?
"Va pour Sanaë l'emmerdeuse!" glisse-t-il sur le ton de l'indifférence. "Ça vous va comme un gant!"
Ho ce qu'il aimerait pouvoir lui décocher une gifle ou deux pour lui remettre les idées en place. Dans l'armée, aucun subalterne n'oserait s'adresser à son supérieur sans récolter immédiatement ses foudres. Mais le civil est une espèce protégée, voyez-vous? Les différents commandements attachent également une importance toute particulière à l'image que leurs hommes donnent à la population. Conclusion? Il ne peut pas lui donner une raclée. Et encore moins depuis qu'elle connaît son nom. Chienne de vie!
"Vous tenez vraiment à jouer à celle qui a la plus grosse?" maugrée-t-il lorsqu'elle l'ouvre à nouveau. "Sans trop m'avancer, je suis pratiquement certain que vous n'êtes pas suffisamment outillée pour ça!"
Pour qui se prend-t-elle, celle-là? Comment ose-t-elle le juger, lui, le fier capitaine de la marine unioniste? Et le traiter à demi-mots de lâche? Pense-t-elle réellement que son hobby se résume à abattre des prostituées - ou peu importe le noble métier qu'elle exerce - d'une balle dans le dos. Ce ne serait même pas amusant. Et puis il y a les pirates, pour ça!
"Mais vous me donnez une idée! On tourne à gauche!" ordonne-t-il. "Et on reprend au pas! Une, deux, une, deux, une, deux! Un peu de rythme, que diable!"
Honnêtement? Il pourrait prendre un brin de plaisir à jouer avec cette civile si seulement la présence d'une bosse en pleine croissance à l'arrière de son crâne ne venait pas casser l'ambiance. Mais il est néanmoins pressé d'arriver à destination. À savoir le mess - forcément déserté à cette heure - qui permet aux militaires de se détendre lorsqu'ils ne sont pas en service.
"Assise! Pas bouger!"
Le tenancier des lieux n'est pas réellement surpris lorsqu'il commande une bouteille. Combien lui en a-t-il achetée pour son usage personnel lors de ses permissions. Avec les irys qu'il se fait, il aurait tort d'émettre une quelconque objection. Le regard qu'il pose sur l'arme de l'officier et sur la jeune femme trahit néanmoins un certain scepticisme. Toujours est-il que Tristan vient prendre place en face de la jeune femme, armé d'une bouteille de brandy de Skingrad et de deux verres à shot.
"Bon, Sanaë l'emmerdeuse! On va procéder à un petit interrogatoire ludique!" explique-t-il. "On va descendre cette bouteille - et toutes celles qu'il faudra - jusqu'à ce que vous imploriez ma pitié! Et croyez-moi, l'alcool va vous faire chanter les réponses que j'attends!"
Il joint le geste à la parole et rempli les verres avant de vider d'un trait sec le sien. Il "invite" ensuite la blonde à faire de même d'un geste du canon de son arme. Après quoi il prépare la seconde tournée. Non sans lui laisser l'occasion de se montrer plus docile. Il n'est pas un monstre, tout de même!
"Faites abstraction de ma fierté et racontez-moi ce que vous avez-vu!" se répète-t-il. "À voix basse!"
Cette dernière prescription est davantage destinée à empêcher les oreilles curieuses du barman d'être abreuvée d'un récit qui pourrait l'amuser qu'à préserver l'ouïe du capitaine. La voix de la demoiselle à au moins l'avantage de ne pas être si désagréable. C'est toujours ça de pris!
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Gwen Feien
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Jeu 5 Avr - 10:41
Irys : 1686832
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Avec la classe dont il a fait preuve jusqu’à présent, le commandant accepte mon défi. Contrairement à ce qu’il croit le but n’est pas tant de l’écraser que de m’en débarrasser. Mais laissons lui ses illusions, comme l’impression que l’idée est naît dans son cerveau ! Par contre, son histoire de pas, faut pas pousser non plus. Jouer les automates très peu pour moi Je n’ai rien dit pour le reste, mais là je suis obligée de relever…

« Vous êtes si désespéré de prouver mes dires ? On arrivera pareil à la bouteille en marchant tranquillement. »

Pas besoin d’être un génie pour reconnaître le lieux où il m’a traîné : leur mess. Désert évidemment. Un brin trop public à mon goût, même si seul le gars qui s’occupe de la réserve est là. Ça fait une personne de plus qui m’aura vu. Enfin, je suppose que le gradé saura faire pression pour qu’il l’oublie vue la déculotté qui s’approche à grand pas pour lui. Je m’installe nonchalamment, mon sac toujours dans le dos, en même temps qu’il fait encore étalage de sa testostérone. Décidément, il doit avoir un complexe ou quoi. Ou alors il ne sait juste pas parler normalement. Ce qui en somme, venant d’un gars dans l’armée ne m’étonne pas plus que ça. Ils vivent dans un monde à part ceux-là.

« Vraiment ? Vous êtes bien sûr de vous ! »

Évidemment, j’ai le sourire sardonique qui va avec. Ses conditions sont un peu nazes, je n’ai en apparence rien a gagner. Bien sûr, il y a son arme mais tirait-il vraiment avant d’avoir rétabli son immense égo ? Puis ça ferait désordre. Je préfère continuer comme depuis le début, je bois son verre, pas de problème, puis continue la discussion en ignorant son canon.

« Je peux et vous vous me raconterez quoi ? Il n’y a pas de raison que vous soyez le seul à vous amuser ! Et puis, vous raconter au premier verre serait triste, votre égo ne sera pas assez protégé. »

Je devrais probablement pas profiter autant de la situation, je suis bien loin de faire ce pourquoi je suis venue, mais il faut dire que je m’amuse énormément pour l’instant. Et puisqu’il insiste pour avoir une histoire, je me penche vers lui, le visage sérieux et la voix basse – je sais aussi faire ce qu’on me demande – pour lui en servir une. À lui de voir s’il apprécie ou s’il continue de jouer à monsieur grognon.

« Vous avez raison, vous ne voulez pas qu’il nous entende – je fais un signe de tête vers le barman esseulé – voyez vous, il y a eu un petit incident aérien avec votre tête. Il faut croire que vous n’êtes pas assez visible. Une mouette a foncée droit sur vous, bien sûr elle a été sonnée aussi. J’ai bien cru qu’elle était morte ! Mais elle s’est remise avant vous. »

J’ai même écouté sa requête de faire abstraction de sa fierté, il ne peut strictement rien me reprocher ! Le plus dur, c’est de ne pas sourire. J’ai des doutes sur le fait que ça passe au premier verre quand même. Mais une bonne histoire, ça se mérite. Là, il n’a pas assez bu pour que je lui dise la vraie. Il va falloir attendre au moins la deuxième bouteille, ou qu’il dodeline de la tête. Le coup aidera peut-être l’alcool à circuler plus vite qui sait ?




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Gwen parle en #0033ff
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Tristan von Richter
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Ven 6 Avr - 7:08
Irys : 159970
Profession : Capitaine de l'Allégeance
Daënar +2 ~ Skingrad (homme)

De manière générale, le temps qu'il passe à terre est loin d'égaler les aventures qu'il peut vivre en mer. L'homme ne se sent jamais aussi vivant qu'aux commandes de l'Allégeance. Et s'il est impossible de prévoir les aléas de la mer et les embûches météorologiques, il maîtrise cependant parfaitement son monstre d'acier et les femmes et les hommes qui servent à bord. Il y règne en maître. Et par conséquent, il contrôle tout ce qui dépend de sa volonté.

Or cette jeune femme est aussi pugnace qu'un monstre marin et aussi imprévisible qu'une tempête. Et malgré son envie de lui arracher la peau du dos sous de multiples coups de fouets habilement donnés, il ne peut que lui décocher un regard noir. Ho bien sûr il pourrait demander à ce qu'on l'arrête. Mais un ego blessé n'est malheureusement pas un motif suffisant pour priver de liberté une civile. Le bon sens lui commande donc d'obtenir des preuves suffisantes avant de lui faire visiter les geôles du fort.

Le noiraud foudroie encore un instant la demoiselle du regard avant qu'un signal bien trop familier de son corps lui commande de tirer son mouchoir de sa poche. Il le plaque ensuite sur sa bouche pour étouffer sa toux. Lorsqu'il le retire, une habituelle tâche carmine orne le tissu orné de ses initiales. Un détail qu'il ne prend pas la peine de cacher. Un homme sur le seuil de la mort est souvent imprévisible, lui aussi. Et il a tout intérêt à ce que Sanaë prenne en compte cette évidence dans ses futurs calculs. Même s'il en doute, peut-être que ce sera suffisant pour la ramener à de meilleurs sentiments...
"Une mouette, hein?"
Il range son mouchoir sans la quitter du regard, envisageant malgré tout cette option. Cela fait des années qu'il navigue le long des côtes de l'Union ou qu'il arpente les quais de la marine. Et il n'a jamais vu l'une de ces bestioles s'écraser sur quelqu'un. Même de nuit. Alors la probabilité qu'une mouette se soit écrasée sur sa tronche à lui, après avoir visiblement décidé de voler en rase-motte entre les remparts et les premières rangés de bâtiment et précisément au moment où il prenait l'air lui semble - pour le moins - relever de l'impossible. Ou alors d'une sacrée malchance mathématique. Conclusion? Elle se fout de sa gueule!
"Et pourquoi pas un dragon tant que vous y êtes?!" maugrée-t-il. "On verra si vous aurez toujours envie de vous payer ma tête quand je vous aurai creusé un deuxième nombril avec ce joujou!"
Le joujou? Le Goliath qu'il agite brièvement comme pour rappeler à son interlocutrice qu'il n'est pas là pour faire de la figuration. Et qu'il a réellement les moyens de lui pourrir la vie si d'aventure elle persistait sur la voie de la défiance. Mais pour l'heure il se contente de lui resservir un verre avant de "l'inviter" à le gober. Il en fait de même, toujours désireux de prouver à cette insolente qu'elle rampera sur le sol bien avant lui.
"L'uniforme que je porte n'a donc aucune valeur à vos yeux?" la questionne-t-il. "C'est grâce aux gens comme moi que vous pouvez dormir sur vos deux oreilles le soir, rassurée en sachant que la marine protège nos villes des assauts pirates ou des sorciers occidentaux! C'est grâce aux marins qui vous sautent que vous pouvez payer votre loyer et nourrir votre marmaille. Et lorsque je vous demande un tout petit témoignage de rien du tout, vous jouez à l'emmerdeuse de service?"
Elle abuse, tout de même! Elle est même carrément détestable. Même pour une civile! Le capitaine remplit une troisième fois les deux verres qui attendent docilement leur carburant avant de vider le sien tout aussi sec. Et après on se demande pourquoi il n'aime pas les civils. Là, pour le coup, il aura largement de quoi justifier son mépris!
"Bon allez, hop! À table!" s'impatiente-t-il. "Je veux savoir ce qui s'est passé! Et je veux le savoir maintenant! Sinon je m'arrange pour vous interdire définitivement l'accès à cette base et vous irez exercer vos... talents ailleurs! Vous rigolerez moins quand des gens moins portés sur l'hygiène que les militaires vous auront refilé la chtouille ou je ne sais quelle autre saloperie du bas-peuple!"
Une mouette... Tsssk!
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Gwen Feien
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Ven 13 Avr - 10:32
Irys : 1686832
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Ouch, tousser du sang est rarement bon. Mais j’y vois une possibilité de plus, une autre histoire. Parce qu’évidemment, il ne croit pas à l’histoire de mouette. C’est dur de ne pas rire même lorsqu’il essaye de s’affirmer avec ce qu’il appelle « son joujou ». Quoiqu’il dise, s’il avait voulu le faire, il l’aurait déjà fait. Outre ça, son ego ne s’en remettrait probablement pas. Il faut juste faire attention à ne pas franchir la limite où il ne s’en préoccupera plus. Ça reste un jeu dangereux. C’est aussi ça qui est amusant.

Par exemple, je ne vais pas répondre à sa rhétorique sur l’uniforme ou sur son baratin de héros qui a besoin d’un discours pour justifier ses actions. Je n’y crois pas une seconde. Et si je ne dis rien, mon scepticisme devant son discours est très visible tout comme ma grimace lorsqu’il me traite pour une énième fois d’emmerdeuse. Le deuxième verre est passé tout seul. Et finalement, je décide de dire quelque chose. Quitte à passer pour une prostituée que je ne suis pas…

« Je devrais aussi être récompensée alors pour détendre des gens avec un balai dans le cul comme vous. »

Sa vie devait être bien triste pour accepter ce concours ridicule. Ou alors c’est un vrai alcoolique et c’est pour ça qu’il crache du sang. Dans tous les cas c’est un pauvre type qui se croit bien meilleur qu'il ne l’est.

Et voilà le troisième verre. Un de plus, c’est loin d’être suffisant pour rendre le commandant plus buvable. Ou oublier cette histoire que je lui dois. Ou les insultes même pas voilées. Comme s’il était un être supérieur. Ridicule. Tout autant que son ultimatum. Ça me passe loin au-dessus la tête. Il est bien aussi méprisable que tous les autres haut-gradés à vouloir jouer avec la vie des autres impunément.

« Vraiment ? C’est peut être vous qui rigolerez moins quand vos gens seront tous malades parce qu’ils fréquenterons des gens moins portés sur l’hygiène ! »

Je lui vole la bouteille et nous sert de nouveau. Le jeu n’est pas fini mais je n’ai aucune raison d’attendre son bon vouloir. Mais avant qu’il puisse râler sur son histoire d’évanouissement, je lui sert une nouvelle version. Un peu plus crédible que la précédente. Bien qu’un peu moins drôle à mes yeux.

« Ça va, ça va. Je vous raconte ! »

Je m’approche de nouveau de lui, après tout le secret est toujours de mise non ? Impossible de manquer son haleine chargée d’alcool au passage. Alors que je me tiens en équilibre du côté de son oreille, je murmure ma version, le visage sérieux même s’il lui est à peine perceptible.

« Vous avez raison, ce n’était pas une mouette. Mais avouez que c’était bien trouvé ! Non, ce qui vous a percuté c’est tout autre chose, et rien de vivant. J’avais promis de rien dire mais puisque vous avez votre « joujou » je vais faire une petite entorse. C’est un des soldats sur le rempart, ne me demandez pas lequel je connais pas toute la base qui a fait tomber sa chaussure. Ne me demandez pas non plus comment ! Quand il a vu où elle avait atterri il m’a demandé-crié de la cacher pour pas que vous vous en doutiez. Et puis bon, de vous aidez. Même si vu votre amabilité j’aurai peut-être mieux fait de m’abstenir. »

Voilà, il pouvait admirer ma créativité ! Je retourne mes fesses sur le siège et bois ce quatrième verre puis tends le verre pour me faire resservir. La bouteille trône entre nous deux.

Lancé de dés:
 




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Tristan von Richter
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Jeu 19 Avr - 13:09
Irys : 159970
Profession : Capitaine de l'Allégeance
Daënar +2 ~ Skingrad (homme)

Un balais dans le cul? Qui ça, lui? Tristan lèves les yeux au ciel. Il expliquerait bien à Sanaë qu'il n'est pas coincé mais qu'il est tout simplement discipliné. Mais il pue l'alcool et les bouteilles sur la table ne corroboreraient pas vraiment cette version des faits. Et puis la blonde prendrait sans doute un malin plaisir à lui faire remarquer que ses propos tranchent avec la situation. En somme, qu'il n'est pas crédible. Et sur ce coup-là, elle n'aurait pas vraiment tort. Or, il est tout simplement hors de question de lui donner des armes pour se moquer de lui. Elle n'en a d'ailleurs pas vraiment besoin.

Toujours est-il qu'elle reconnaît enfin être une prostituée. Ce qui, en soit, représente un certain progrès. Elle soulève au passage un point tout à fait judicieux: si les hommes vont coucher avec des péripatéticiennes sans hygiène, ils attraperont des saloperies. Ils risquent d'être inaptes. Mais d'un autre côté il aura ainsi l'occasion de les punir sévèrement. Une piqûre de rappel de temps en temps, ça ne fait pas de mal.

D'autant plus que son équipage est rôdé et commet de moins en moins d'erreur. Il devrait sûrement s'en réjouir. Mais d'un autre côté cela signifie moins de remontrances à faire et, donc, de corvées à infliger. Et il prend un malin plaisir à punir ceux qui le mérite. Quel serait l'intérêt de commander un navire sans le plaisir de pouvoir infliger des châtiments de temps à autre? Aucun!

L'officier se perd un instant dans ses pensées et remarque que son doigt appuie dangereusement sur la détente. Il relâche donc la pression, ne souhaitant pas abattre une demoiselle sans une bonne raison. D'autant plus que cette dernière daigne finalement se montrer coopérative. Du moins le pensait-il jusqu'à ce qu'elle lui serve une histoire à peine plus crédible que celle d'une mouette kamikaze!
"Et qu'est-ce que cette chaussure faisait ailleurs qu'au pied d'un soldat en service, mmh?"
Question judicieuse! Bon il est vrai que le matériel militaire n'est pas particulièrement agréable. Mais de là à retirer une godasse en plein service... Le fait est que, même si c'est regrettable, il ne peut pas véritablement balayer cette hypothèse. Ce ne serait pas la première fois qu'un soldat, s'inquiétant pour ses petits petons, retirerait sa chaussure pour masser la délicate plante de ses pieds ou ses petits orteils tout frêles...
"Donc, si je résume... Un soldat fait l'imbécile et réussit à perdre l'une de ses chaussures qui tombe malheureusement sur la tête de l'un des rares officiers qui se balade dans le coin à cette heure. Constatant son erreur, il vous crie de cacher l'arme du crime! Au passage, vu l'heure, il a sûrement dû éveiller l'attention de toute la garde. Ce qui est parfaitement... con?"
Et le mot est faible. Quand on fait une erreur, en général, on s'arrange pour ne pas le crier sur les toits. Ou sur les remparts, en l'occurrence. Il est probable que l'homme ait pu paniquer. Considérant les méthodes de Tristan et la peur qu'elles inspirent aux plus faibles, il a réagi comme un imbécile. Mais en général les militaires sont assez formés pour ne pas céder au stress. C'est même un peu le principe, d'avoir des militaires qui sont capables de faire face aux imprévus sans crier comme des pucelles. Ou des puceaux, y'a pas de raison!
"Et c'est là que ça devient intéressant! Parce que vous, emmerdeuse devant les éternels, au lieu de dénoncer une infraction et de venir en aide à la victime - moi, hein? - vous aidez l'autre abruti à cacher sa chaussure et vous me racontez des bobards pour le couvrir. Il vous a offert quoi, hein?" demande-t-il, inquisiteur. "L'exclusivité sur son Paupaul?"
Ha, les prostituées... Prêtes à tout pour gagner de l'argent! La plupart des gens les plaignent parce qu'elles sont obligées de vendre leurs corps. Mais bon, sérieusement: c'est l'une des rares professions dans laquelle tu peux gagner ta vie en te faisant plaisir! Si les hommes avaient un quelconque succès dans le domaine, il aurait sans doute pu envisager une autre orientation professionnelle. Le soucis c'est que les von Richter n'auraient sans doute pas apprécié la chose... M'enfin! Honorer des demoiselles et se faire payer, dans le fond, c'est pas non plus l'enfer!
"Vous savez quoi?" demande-t-il en resservant leurs verres. "Vous allez me mener vers ce troufion indiscipliné! Vous avez dû voir sa tronche, au moins! Mais rassurez-vous, hein! On prend les bouteilles avec! Notre duel est loin d'être terminé!"
Il montre d'ailleurs l'exemple en vidant son verre. Il va non seulement obtenir le fin mot de l'histoire mais aussi coucher - au sens pas littéral mais quand même un peu! - cette arrogante. Et ensuite il ira ronfler pendant quelques heures parce que bon, il est tout de même un peu pompette gentiment. Faudrait pas que ça s'éternise et que les premières lueurs de l'aube arrivent. L'image qu'il offrirait aux militaires commençant leurs journées serait, au mieux, catastrophique.
"Mais d'abord je vais vous fouiller! M'assurer que vous ne cachez pas des armes dans un quelconque orifice illégal! Après quoi j'arrêterai peut-être de vous pointer mon Goliath dessus!" envisage-t-il. "Ce sera bien plus agréable pour nous deux!"
Non parce que mine de rien, un Goliath, c'est pas léger. Et puis ça lui accapare sa main. Or il se trouve qu'il en a besoin, de sa main. Pour se la passer dans sa barbe d'un air viril, par exemple. Ou tout simplement pour fumer. L'officier a une brève pensée émue - ou pas! - pour les unibratistes puis désigne le mur à la menteuse.
"Allez hop, on pose les mains contre le mur et on écarte les jambes!" ordonne-t-il. "Et on espère pas être payée pour ça, hein!"
Il se lève pour montrer l'exemple - quel homme! - et attend que la demoiselle en face de même. S'il croit qu'il y prend du plaisir, elle se trompe. Il ne fait que son travail. Ouais, on va dire ça...
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Gwen Feien
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Ven 20 Avr - 9:01
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"Et qu'est-ce que cette chaussure faisait ailleurs qu'au pied d'un soldat en service, mmh?"

Il ne s’attend quand même pas à ce que je fasse tout le boulot ! Je hausse les épaules, d’un je ne suis pas censée le savoir – l’histoire fut-elle véridique – et de deux on s’en fout un peu ! Puis lui ne cherche qu’à trouver une faille, je suis sûre que je lui dirais la vérité, il croirait aussi à un mensonge. Déjà dans sa petite tête sans imagination, il a décidé tout seul que je ne pouvais rien être d’autre qu’une prostituée.

Nouvelle question, nouveau haussement d’épaule. Je ne suis pas responsable de la stupidité de son personnel. Il y a d’autre façon de communiquer. Mais soit, s’il pense que ses subalternes sont plus bêtes que leurs pieds, ce n’est pas mon problème. En fait, on pourrait plutôt se poser des questions sur lui. Surtout vu la tournure des siennes. J’ai été silencieuse bien trop longtemps, son idiotie atteint des sommets. Je pourrais bien sûr rester silencieuse et regarder la chute disgracieuse de ce personnage lourd et grossier.

« Je suppose que vous l’auriez fait. Même si ce n’est pas très net d’abuser ainsi d’un subalterne. »

-Vous savez quoi? Vous allez me mener vers ce troufion indiscipliné! Vous avez dû voir sa tronche, au moins! Mais rassurez-vous, hein! On prend les bouteilles avec! Notre duel est loin d'être terminé!»

Ah, merde. J’aurais pourtant dû le voir venir. J’étais pourtant pas mécontente de mon histoire. L’alcool, et l’autre là, m’ont empêché de voir cette issue pourtant évidente. Mêler d’autres gens n’est clairement pas une bonne chose dans mon cas, ni retourner au rempart. La situation devient de plus en plus compromettante et je suis à sec, aucune idée ne me vient alors que je le vois ingurgiter sa part d’alcool sans ciller. Il a l’air de bien tenir le bougre ! Je doute de pouvoir le faire s’écrouler avant de parvenir au rempart.

"Mais d'abord je vais vous fouiller! M'assurer que vous ne cachez pas des armes dans un quelconque orifice illégal! Après quoi j'arrêterai peut-être de vous pointer mon Goliath dessus!Ce sera bien plus agréable pour nous deux!"

Hein ?!! Ça doit faire un quart d’heure, voir plus, qu’on papote et soudain il lui vient la lubie de me fouiller, ne parlons même pas de sa façon de le dire ! Tss. Certes son erreur dans laquelle il s’est enfoncée tout seul me sert. Il n’empêche qu’il est imbuvable. J’avoue que la perspective qu’il aille plus loin que de simples mots ne me plaît pas, mais alors pas du tout, et m’inquiète. Toutefois, je ne veux pas lui laisser le bonheur de me voir déstabilisée.

« Le bras fatigue ?
Sourire sardonique, évidemment. Et moi qui pensez que les soldats avaient des muscles ! Ou est-ce juste vous qui en êtes dépourvu ? »

Bien sûr, il n’abandonne pas son idée. J’ai bien vu qu’il savait pas faire. Le monde devait être comme dans son esprit étriqué. Triste personne. Je le regarde se lever et je prends mon temps pour le faire. La situation dérape, je la sens glisser de mes doigts. Je me sens mal. Encore un peu de sarcasme et un verre pour repousser ce… moment.

« Parce que vous comptez l’être vous ?
Hop, disparu le verre juste servi. Si vous voulez quelque chose, suffit de le demander gentiment. Vous devriez essayer une fois, vous auriez des surprises ! »

Doucement, je me penche pour récupérer la dague dans ma botte droite. Puis je lui tends le poignet, espérant que cela suffise pour qu’il oublie cette histoire de fouille. Je ne veux pas que ses mains se posent sur moi et j’ai quelques matériels compromettants…

« Si vous pouviez me la rendre à la fin. C’est que j’ai besoin d’un minimum pour être protégée en cas de pépin ! Enfin, je suppose que je vais devoir m’en remettre à vous pour l’instant. »

Non, ce n'est pas faussement enjoué. Inutile de trop en faire. Ce ne serait pas crédible. Mon ton est clairement désabusé.

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Tristan von Richter
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Ven 20 Avr - 15:28
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Et ça y est, ça recommence à tacler. Cette fois-ci c'est sa capacité musculaire qui sont remis en cause. Une voix outrée lui souffle de se déshabiller pour qu'elle puisse admirer le corps d'éphèbe dont il est doté. Mais il n'a rien à prouver à cette fille. Mais il n'est pas impossible qu'il lui propose de faire un bras de faire une fois qu'il l'aura éclatée lors de leur petit duel. Ou peut-être avant qu'il se termine, une personne en comas éthylique ne faisant que rarement un bon adversaire. Une victoire sans mérite n'as pas le moindre intérêt. Si ce n'est celui de fermer le clapet de cette insolente et d'effacer une bonne fois pour toutes les sourires narquois de sa palette d'émotions.

Ensuite, forcément, Sanaë se sent obligée de réclamer un brin de politesse. Quel culot! Il est vrai que le capitaine n'est pas forcément un exemple de douceur lorsqu'il s'exprime. Mais le respect se gagne, ce n'est pas un privilège dont on hérite automatique. Du moins, chez les civils. Dans le cadre militaire, il est régulé par le nombre de chevrons que vous portez sur votre uniforme. Ils sont la preuve de votre valeur. Du moins, en théorie. La déjection par le haut existe aussi dans la marine, malheureusement... Un détail qu'il corrigera lorsqu'il sera amiral!
"Demander gentiment?" répète-t-il, un sourcil haussé. "Pourquoi? C'est nettement plus agréable de donner des ordres! Engagez-vous dans la marine! Faites quelque chose de votre vie! Et si vous êtes capables d'émerger de la masse des incapables, vous pourriez même y prendre goût vous aussi!"
Ho, ce serait vraiment chouette de pouvoir l'avoir sous ses ordres! Il lui ferait lécher le pont avec sa langue pour lui apprendre le respect, à celle-là! Il s'évade un bref instant dans des pensées alimentées à quantités égales par l'alcool et l'espoir. Puis il retrouve ses esprits lorsque la demoiselle lui tend un couteau sorti tout droit de sa botte. Et bien il ne s'attendait pas à ce qu'elle soit armée, celle-là! Les gars qui fouillent à l'entrée n'ont pas cherché au bon endroit, visiblement!

Et en plus elle a l'audace de demander à ce qu'il lui rende son pathétique couteau à beurre lorsqu'ils en auront fini. Hey! Elle n'a toujours pas compris qu'elle ne se trouve pas en position d'exiger quoi que ce soit? Une menteuse ne mérite pas le moindre traitement de valeur. Et elle n'aura qu'à s'envoyer un mousse ou deux pour s'acheter une autre arme. Ici c'est l'armée, oui. Mais pas du Salut!
"Z'avez pas besoin d'être protégée, vous êtes avec moi!" clame-t-il tel le héros qu'il est. "Personne touchera à vos fesses tant que vous serez en ma compagnie! En attendant, on va laisser votre arme ici!"
Et hop, il décoche d'un mouvement viril l'arme en direction de la cible servant habituellement à recevoir les fléchettes des militaires en repos. L'arme file dans la bonne direction mais s'écrase lamentablement contre le mur avant de retomber sur le sol. Un rire étouffé s'insinue jusqu'à ses oreilles et le commandant se retourne vivement pour fustiger de l'oeil le barman qui, évidemment, a eu le loisir de contempler cet échec...
"Ho ça va hein!" maugrée-t-il. "Cette cible est trafiquée, tout le monde le sait!"
"Han! La mauvaise foi!"
Mais non mais pas du tout! Et puis, hé: ils se sont passés le mot ces deux civils? C'est quoi ça? Une espèce d'alliance naturelle entre les représentants de la lie de la société? Il est définitivement temps de quitter les lieux. Et tant pis s'il n'a pas le temps de fouiller intégralement la prostituée rebelle. De toute façon elle ne doit pas non plus cacher une réserve d'armes sur elle. Mais avant...
"Hop, un dernier verre pour la route!"
Et le manège reprend: il remplit les verres, tend le sien à la blonde et vide celui qu'il garde entre les mains. La morsure de l'alcool lui rappelle une nouvelle fois qu'il est bel et bien vivant. Le barbu tente ensuite de discerner les aiguilles sur sa montre à gousset avant de se raviser: il y en a trop! Il plisse l'oeil pour mieux affiner sa vision et constate qu'il reste une ou deux bonnes heures avant l'aube. Largement de quoi achever sa petite enquête.
"En avant, la gueuse! On va chasser le troufion!" clame-t-il. "Et avec le sourire, s'il-vous-plaît!"
Un sourire benêt, comme celui qui commence peu à peu à s'installer sur son visage. Il avance d'une démarche peu assurée vers la sortie et s'approche finalement du bar pour prélever deux autres bouteilles du stock. Le tout en jetant un regard à l'homme en charge des lieux comme pour l'inciter à ne rien dire et à se contenter d'ajouter ça à son ardoise! Il se saisit également d'un sacoche dans laquelle il glisse son trésor avant de jeter le tout sans grande délicatesse sur le blonde.

Puis il se fend d'un semblant de révérence. Un geste ironique à souhait destiné à "inviter" la blonde à ouvrir la marche. C'est à elle que revient la simple tâche de retrouver le soldat indiscipliné. Lui, il se contentera d'obtenir les réponses qui lui font encore défaut. Il remarque alors qu'il tient toujours son Goliath en main et le range avec regret dans son holster de cuir. Puis il remplace aussitôt l'arme par une cigarette.


Dernière édition par Tristan von Richter le Ven 20 Avr - 20:38, édité 1 fois
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Bolgokh
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Gwen Feien
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Ven 20 Avr - 21:16
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Quel fourbe, il me fait rire alors que je me baisse pour récupérer ma dague. Vraiment ? Ils sont si désespérés que ça dans l’armée qu’ils essayent de recruter des voleurs venus les dépouiller ! Certes, il ne connaît pas ma profession mais celle qui m’attribue n’est guère un meilleur atout pour son organisation. L’alcool aurait-il commencé à faire son effet ?

Inutile de dire que je suis soulagée de voir qu’il ne souhaite pas vraiment me fouiller. Ou mettre ses mains là où elles ne seraient pas le bienvenue. Plus de bavasseries qu’autre chose. Je ne me plaindrais pas cet aspect là. Quoique, ça dénote bien d’un côté sadique. Ou pervers. Il aime abuser du pouvoir, c’est clair. Hors de question de lui laisser prendre trop de plaisir !

« Si vous vous incluez dans le personne, je suppose que mes fesses sont à moitié en sécurité. »

Qu’il le prenne comme il voulait. Et s’il passait à côté de l’insinuation à moitié voilée que je ne donne aucun crédit à sa confiance, tant pis pour lui. Son discours de héros a dû lui monter à la tête, voilà qui lance lamentablement la lame, le poignet venant percuter le mur. Nul. En plus mes couteaux sont bien équilibrés et fait pour ça, il n’a aucune excuse ! Et non, l’alcool ça compte pas. Si je voulais je ferais bien mieux. Même le seul témoin de la scène ne peut ne pas rire. Si je ne trouvais pas ça si lamentable, j’aurais peut-être ri. En tout cas pas la peine de dire quoi que ce soit fasse à tant de mauvaise foi. C’est mon arme que je regarde avec regret.

« C’était bien la peine de me le confisquer... »

Aucune chance que je puisse le récupérer en plus. Quel enquiquineur ! Et un vrai alcoolique. J’ai pas prévu de boire plus que lui mais je ne peux pas refuser son verre non plus. Pas moyen de le vider ailleurs discrètement. Je pourrais bien le faire tomber, toutefois la proximité du bar rendrait ça inutile. Allez, hop, assez tergiversé ! Un de plus ou un de moins.

« Vous aimez tant chasser le troufion ?! »

Et voilà, il l’a son sourire. Pas sûr que c’est celui qui voulait par contre mais c’est le seul qu’il aura. Puisque monsieur fait encore des manières je passe devant. Bien trop alcoolisé pour profité de cette opportunité pour le semer derrière moi malgré le fait qu’il ait enfin rangé son arme. Le pire, c’est que je ne pense pas que ce soit volontaire de sa part. Un simple hasard, ou mauvais calcul de ma part, ou appelez ça comme vous voulez.

« Il y en a que vous préférez à d’autres ? Ou vous faites une chasse libre ? »

Argh, j’ai tourné la tête trop vite pour ramener mon regard devant moi. Mon pas dévie légèrement vers la gauche. Petit signe du poison qu’on a bu m’attaque aussi les sens. Et l’autre à pris deux bouteilles avec nous ! Je ne sais pas quand il compte boire tout ça. Ni par où il faut passer pour monter, je ne suis pas sûre où nous nous trouvons. Je m'arrête dehors et lève le nez vers les remparts.




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Bolgokh
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Ven 20 Avr - 21:16
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~ N'hésitez pas à adresser vos questions par MP à Asmigal, Khugatsaa ou Möchlog, ils se feront un plaisir de vous aider ! ~
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Tristan von Richter
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Sam 21 Avr - 16:20
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S'il aime chasser le troufion? Quelle question! Bien sûr que oui! La traque des cadets et autres sous-fifres réfractaires à la toute puissante discipline militaire est même l'un de ses principales plaisirs, à vrai dire. Il n'y a rien de plus jouissif que le regard pénitent d'une personne en tort. Ces moments où la fierté laisse place à la soumission sont tout simplement exquis. Il y a toujours cet instant critique, où le gueux basique du peuple se transforme en une femme ou un homme digne de ce nom.

Mais elle ne peut pas le comprendre, elle. Lorsque le sage montre le soleil, l'idiot regarde le doigt. Et d'une certaine façon il n'a pas tout à fait tort dans la mesure où ça fait mal aux yeux, de regarder cette boule brillante. Et lorsque l'on a qu'un oeil, croyez-moi, on fait tout son possible pour le préserver des incidents. Spécialement lorsque ces derniers sont aussi bêtes qu'évitables. Du coup la question se pose: le sage est-il vraiment aussi sage que le dicton le laisse supposer? Ou juste un gros sadique qui veut cramer la rétine des idiots?

Il est tiré de cette réflexion à peu près philosophique par les questions de la jeune femme. S'il a un gibier de prédilection? Plusieurs, en réalité. Le pirate, pour commencer. Et puis il y a aussi les blondes enquiquineuses qui mentent comme elles respirent. Mais lorsqu'il s'agit du troufion, il a une nette préférence pour...
"Ceux qui s'endorment pendant la garde!" avoue-t-il, un soupçon de délice dans le regard. "Alors eux, j'adore les broyer! Le soucis c'est que les soldats sont solidaires la plupart du temps. Lorsqu'ils voient arriver un supérieur, ils font leur possible pour sauver la mise à leurs camarades! La solidarité est une bonne chose! Mais pas lorsqu'elle sert à éviter des punitions à ceux qui les méritent!"
Ha, la dure vie d'officier... Les gens ne se rendent pas compte des responsabilités de ceux qui portent fièrement les galons symbolisant leur mérite. Le fait est que ce n'est guère facile de gérer un équipage et les subalternes en général. Vous êtes seul face à eux. Tristan ne se fait pas d'illusion: il n'a pelé qu'une infime partie des dos qui le méritaient. M'enfin... La vie est ainsi faite!
"Ho et puis il y a ceux qui croient pouvoir faire preuve d'effronterie, aussi!" poursuit-il. "Ceux-là, ils croient que leur avis a une quelconque importance. Mais lorsqu'ils passent des jours entier à récurer le pont et les toilettes d'un Krizer, ils se calment vite fait! Et puis z'évidemment il y a ceux qui perdent leurs chaussures sans qu'on leur en ait donné l'ordre! èé"
Il se frotterait bien les mains à l'idée de punir le coupable mais l'une est occupée par un verre d'alcool et l'autre par une cigarette. Il y a trop de risques que de la cendre finisse dans le breuvage. Ce qui serait du gaspillage! Et les militaires détestent le gaspillage! Parce qu'après il faut aller réclamer des crédits supplémentaires aux politicards! Et les politicards, c'est encore pire que les civils ou les blondes. Ou que les civiles blondes!

Un bruit de chute attire alors son attention et il remarque que Sanaë s'est écroulée sur le sol. Par acquis de conscience, il lui donne quelques petits coups de pied pour s'assurer qu'elle ne joue pas la comédie. Mais elle ne réagit pas! Ce qui ne peut qu'indiquer qu'une seule chose!
"Victoire pour la marine!" clame-t-il avant de vider son verre cul-sec. "Ha elle fait moins la maline la gueuse maintenant, hein!"
Il jette son verre par dessus son épaule puis commence à défaire sa braguette pour fêter ça dignement. Puisqu'elle n'a pas eu la décence de le féliciter avant de s'écrouler - ce qui est parfaitement inacceptable! - il va lui laisser un petit souvenir de son crû. Et c'est alors qu'il s'apprête à recouvrir de son urine sacrée la petite peste allongée qu'une patrouille de deux soldats fait son apparition.
"Capitaine?"
"Ouep?"
Il se retourne et expose sa virilité aux yeux des deux soldats. Un spectacle pathétique, certes! Mais... Mais ouais, juste pathétique! Ne nous cherchons pas d'excuses! M'enfin ça n'empêche pas le barbu de jeter un regard sévère aux deux troufions et ces derniers se mettent alors au garde-à-vous! Voilaaa, ça c'est bien! Ha si Sanaë pouvait être réveillée pour qu'elle puisse voir ce qu'est la discipline, la vraie!
"Reupos, les copains!"
Et là, c'est bizarre. Des vertiges l'envahissent et il se sent happé dans un monde bizarre rempli de noir et de cadets flagellés. Il glisse alors à son tour dans l'inconscience et n'a que vaguement l'impression de heurter le sol. Après les mouettes kamikazes et les bottes rebelles, voici qu'il fait connaissance avec les pavés dégueulasses!
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Bolgokh
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Sam 21 Avr - 16:20
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Gwen Feien
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Lun 23 Avr - 15:42
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J’ai de plus en plus de mal à écouter ses inepties. L’imbécile qui répond sérieusement à ma boutade ! Un vrai sadique accro au pouvoir. Et moi qui n’arrive pas à aligner correctement mes pas. Les murs sont trop loin et le sol pas assez plat. Et…

C’est le trou noir. J’ai la tête qui cogne. J’ai les yeux toujours fermés et j’entends des voix non loin de moi. Trop forte et ces rires gras qui vont en diminuant, puis la porte qui claque et finit de m’achever. Je m’essaye à ouvrir les yeux. Aucune lumière ne vient m’agresser. Je suis sur le sol, ce qui explique pourquoi c’est aussi dur. Je mets un certain temps à reconnaître le lieu depuis ma position : on est dans le mess, puisque j’aperçois le commandant sur la table. Il a l’air inconscient. Il aurait perdu connaissance en même temps que moi ? Ses subalternes ne doivent pas assez l’apprécié pour l’avoir traîné que jusqu’ici, mais vu son discours…. Ou une preuve de considération avait été faite et m’échappait totalement. Peu importe. Il faut que je me lève, que je parte d’ici.

Doucement, avec prudence je m’assoie déjà. Le type de plutôt ne semble plus là. Il est allé chercher de l’aide, un coussin pour l’imbuvable ou que sais je… Dans tous les cas son absence ne doit être que temporaire. Il n’y a pas vraiment le temps de traîner. Pourtant je ne peux pas me mouver plus vite. C’est de sa faute ça. Mon vol tombe à l’eau. Pas la peine de se mentir, ce sera déjà bien si j’arrive à sortir d’ici ! Mais il est hors de question de partir les mains vides ! Je m’approche de lui, la démarche loin d’être assurée. Il a presque l’air sympathique l’œil fermé et le visage au repos. Bon par contre, il put toujours. Sans le réveiller, bien que ne faisant pas preuve d’une extrême délicatesse, je récupère son étui à cigarettes, son arme, et une chaussure. Le tout va directe dans sac vide. Je n’en ais pas l’utilité mais il n’a rien d’autre à voler. Le but n’est pas tant de combler l’argent que je ne me ferais pas de toute façon  que de l’enquiquiner.

Voilà c’est fait, je suis en route avec un léger sentiment d’échec persistant et des relents… Bref. Direction les remparts. Encore une fois sans rencontrer personne. Il faut dire qu’à cette heure et dans la base les patrouilles ne doivent pas être trop courante, je me demande bien qui nous a trouvé...

Une fois à leur pied, plus ou moins là où j’ai fait la malheureuse rencontre avec ce commandant, j’y laisse sa chaussure. Puis je regarde depuis un coin sombre, un angle de rue, les patrouilles au-dessus. Toujours grâce à mes lunettes. Le temps semble se moquer de moi et s’étirer en longueur alors que les militaires en haut discute et discute à n’en pas finir ! Au bout d’un temps qui me semble immensément long, ils se décident à se séparer et à faire leur travail, me laissant enfin l’opportunité attendu de passer de l’autre côté ! Comme à l’allée et peut-être même qu’à celle-ci – je n’écrase personne en atterrissant cette fois – je passe par dessus le mur grâce à mes grappins. En laissant sur la muraille une petite trace de moi-même. Mon estomac assez solide l’est un peu moins quand secoué après avoir ingurgité autant d’alcool. Au moins, ai-je l’esprit plus clair après. Prudemment, je continue mon périple et lorsque je pense être dans les environs de la barque, je me sers du sifflet.

Pourvu qu’Eddy soit à son poste !




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Tristan von Richter
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Mar 24 Avr - 8:34
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Il a la vague impression de tomber du pont de l'Alléageance et que l'eau glacée tente à présent de l'engloutir. Il hurle pour une bouée mais le krizer poursuit sa route avec indifférence. Des mouettes lui plongent alors dessus comme si elle souhaitaient l'enfoncer davantage dans les ténèbres. L'océan termine alors son oeuvre et l'attire dans ses profondeurs avec l'indifférence qui sied tant à la nature. Puis il ouvre les yeux...

La première chose qu'il perçoit lorsque sa demi-vision s'affine, ce sont deux yeux qui l'observent fixement. Puis le sourire amusé qui s'est installé sur les lèvres du responsable du mess. Et, finalement, le mal de crâne qui a profité de son inconscience pour prendre ses aises. Ou encore sa gorge aride ou le fait que le haut de son uniforme soit trempé. Ce qui explique probablement pourquoi l'homme qui se tient à ce qui pourrait être son chevet - mais qui n'est rien de plus qu'une table - a un verre vide en main.
"Je ne dormais pas!" argue-t-il sans réellement savoir pourquoi. "Je... réfléchissais!"
Un mensonge qui ne convaincra personne, il s'en rend compte. Une vieille habitude prise lorsqu'il était encore cadet et qu'il devait subir des cours aussi inintéressants que longs. Il lâche un soupir puis se redresse maladroitement sur la table. Il a ainsi l'occasion de détailler le reste de son corps et plus spécifiquement une quintet d'orteils nu. Et là, lentement, irrépressiblement, les souvenirs lui reviennent en mémoire.

Il parcourt rapidement son corps à la recherche d'un éventuel membre en moins ou d'une blessure. Il n'y a rien de tel. Mais il ne passe pas à côté de l'absence de son étui à cigarette ou de son Goliath. Le commandant plisse alors les yeux et lâche un juron tandis qu'une silhouette féminine se dessine peu à peu parmi ses souvenirs. Et là, une seule pensée lui vient à l'esprit: la saloooooooope!

Il cherche l'intéressée du regard mais elle n'est nulle part. Évidemment, c'était à prévoir. Le vol d'arme étant sévèrement puni parmi les militaires, il ne peut s'agir que d'elle. Et forcément, elle a déjà disparu. Il a gagné leur petit duel - ce qui lui arrache un pauvre sourire - mais elle s'est réveillée avant. Et elle s'est bien vengée, visiblement. Comment s'appelait-elle, déjà? Nasaë? Un truc du genre, non?

Il pose finalement les pieds à terre et trésaille lorsque le sol froid agresse la plante nue de son pied. La bonne nouvelle c'est qu'il ne fait pas encore jour. Mais l'aube s'installe peu à peu dans le ciel de Daënastre. Et elle annonce le futur fourmillement de la base navale. Autrement dit il lui reste peu de temps avant de se faire remarquer par une majorité du personnel et détruire sa réputation définitivement. Il veut qu'on chante ses exploits, le Capitaine von Richter! Pas qu'on se foute de sa gueule à vie!

Il titube lors des premiers pas et se rattrape à la porte adjacente. Combien d'alcool a-t-il encore dans le sang? Suffisamment pour le pousser jusqu'au lavabo le plus proche, à y plonger la tête puis à libérer un torrent d'eau fraîche qui achève de tremper le haut de ses vêtements mais qui a néanmoins l'avantage de l'aider à reprendre ses esprits. Les nombreuses gorgées qu'il prélève sur cette source d'eau providentielle, elles, l'aident à calmer une gorge qui se croit visiblement à Zochlom.

Il finit par prendre la direction de la porte, qu'il ouvre. Puis il marque un temps d'arrêt avant de se retourner et pointer un doigt menaçant - quoique quelque peu tremblant - en direction de son "sauveur". La meilleure chose pour éviter qu'une rumeur se propage, c'est encore de la tuer dans l'oeuf.
"Il ne s'est jamais rien passé, vu?" ordonne-t-il. "D'ailleurs je n'étais même pas là!"
"Bien entendu!"
Ce "bien entendu" sonne bien trop faux pour qu'il soit perçu comme encourageant. Mais Tristan n'a pas la force ni le courage de prononcer plus de mots que nécessaire. Si l'affaire s'ébruite, il saura vers qui se tourner pour obtenir réparation. Mais pour l'heure il lui faut un bon lit. Et un gros seau à ses côtés au cas où son estomac aurait décidé de se rebeller. Ce qui arrive d'ailleurs plus tôt que prévu lorsqu'il lâche un flot intestinal à l'entrée du mess.

Foutus civils...
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