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Chroniques d'Irydaë
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 Le voile se lève

Lizzie Seavey
avatar
Lun 8 Jan - 18:40
Irys : 298723
Profession : Chasseuse de primes - Pirate
Pérégrins -1 (femme)
- Strauss. Ludwig Strauss. Enchanté de faire votre connaissance.

Evidemment. Cela semblait maintenant si logique. Comme quand on pose la dernière pièce du puzzle et qu'elle rentre parfaitement dans l'espace qui lui est désigné. La suite des événements se troubla ensuite, comme si après cet éclair de lucidité plus rien n'avait de sens. Lizzie s'accrocha aux barreaux dès que Ludwig lui demanda de s'éloigner du mur, même si celui-ci n'exploserait pas avant une longue minute. L'homme avait disparu, glissant un "bonne chance" enjoué. Tout ceci l'amusait visiblement beaucoup. Lizzie, elle, restait parfaitement calme, laissant les questions sans réponse se dénouer d'elles-même dans sa tête. L'odeur du gentleman continuait à parfumer l'air, et elle avait hâte de le retrouver. Elle sentait qu'elle était à un tournant de sa vie.

Quand le mur s'affaissa, elle n'hésita pas une seule seconde. Epoussetant à peine la poussière qui s'était déposée sur ses vêtements, elle repéra rapidement le carrosse vert et s'y faufila, profitant du fait que la rue était vide. Comme elle l'espérait, ses armes se trouvaient à l'intérieur, et après une inspection rapide pour s'assurer qu'elles n'avaient pas souffert, elle se changea rapidement avec des vêtements d'homme. Peinant à dissimuler sa poitrine, elle enfila un grand manteau, étrange pour un mois de juillet, mais qui passerait inaperçu dans la grande ville d'Alexandria où les gens ne croisaient pas le regard les uns des autres, ayant trop peur d'attraper des maladies. Elle attacha ses cheveux dans un chignon serré qu'elle dissimula sous une casquette, et la voilà transformée en cocher. Elle prit ensuite place à l'avant du carrosse et d'un coup sec de rennes, lança au trot le cheval de trait bai. Avant même que la police ne s'aperçoive du trou dans le mur, Lizzie avait déjà quitté les lieux.

La jeune femme était désormais une fugitive, et même si ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait, elle devait de nouveau mettre en pratique les mêmes actions qu'à chaque fois. Ne jamais cesser de bouger, changer de véhicule, d'apparence plusieurs fois, d'identité. Elle laissa le carrosse dans une compagnie de fiacres, prétextant qu'un collègue viendrait le chercher. Il ne portait pas de livrée, son nouvel ami l'avait certainement loué pour qu'on ne puisse pas l'assimiler à lui. La brune n'avait donc aucun intérêt à le ramener au lieu de rendez-vous. Puis elle prit une chambre dans une petite auberge où elle passa la nuit. Toujours habillée en homme, Lizzie régla la chambre le lendemain puis quitta l'auberge le plus naturellement du monde. Elle marcha un moment, retrouvant ses repères dans la ville d'Alexandria, jusqu'à arriver aux bas-quartiers. Elle entra alors dans un petit atelier qu'elle connaissait. Le gérant, un mécanicien d'aéronef avec qui elle avait travaillé plusieurs fois, la reconnut dès qu'elle enleva la casquette.

- Toi, t'as encore fait des conneries.
- Tais toi Max, j'ai besoin d'une bécane.
- Je t'ai déjà dit que t'avais pas assez de thunes pour ça.

Lizzie sortit sa bourse et celle que Ludwig lui avait laissé dans le carrosse. Si elle était arrivée à Laurgal en se disant qu'il ne lui restait que peu d'argent, c'est parce qu'elle avait des objectifs assez clair pour la suite de ses dépenses, et celle-ci en faisant partie. Sa bourse était donc suffisamment remplie par les contrats enchaînés ces derniers mois. Depuis toute petite, Lizzie rêvait d'avoir une moto à vapeur, et ce n'était pas qu'un caprice d'enfance, le véhicule lui serait utile dans la suite de ses aventures. Max soupesa les deux bourses et estima qu'il y avait assez.

- Tu me mets une paire de lunettes avec ? Faut qu'elles tiennent la route et que je puisse les mettre dans les airs aussi.
- Ah ouais t'as à peine commencé à faire des conneries en fait. Tu remets ton tablier toi. Tu t'engages avec qui cette fois ?
- Avec personne Max. Mais la prochaine fois que je viens ici tu seras gentil de vouvoyer le capitaine Seavey.

Le mécanicien émit un sifflement impressionné.

- Chuis sûr que tu vas porter ce titre mieux que ton vieux.
- Y'a intérêt. Je vais avoir besoin d'un équipage d'ailleurs... Tu connais deux gars bien ?
- Ouais, et toi aussi. Les jumeaux sont à Alexandria en ce moment.
- Je pouvais pas rêver mieux... Tu peux leur faire passer un message pour moi ? Dis leur de me retrouver aux courses de frégate le 25.
- Ah ouais. Carrément.
- Carrément. Bon, et ces lunettes ?
- Bah écoute, j'ai une paire de lunettes de mineur d'Hinaus, c'est parfait pour ce que tu cherches, c'est même encore mieux parce que ça va te permettre de faire plein d'autres trucs avec. Mais va falloir raquer, y'a pas assez dans tes bourses là.
- Tu me connais, je paye toujours mes dettes. En plus, j'ai un nouvel ami qui va me trouver plein de travail. Tu me les file je m'engage à te les payer dans les trois mois. Avec les intérêts.
- C'est qui ton pote ?
- Peux pas te dire. Mais fais moi confiance.

Le grognement de Max venait de sceller leur accord.

~~~

Deux heures plus tard, une moto à vapeur se garait devant le lieu de rendez-vous donné par Ludwig, et une Lizzie encore une fois relookée en descendit. Veste en cuir et pantalon en lin sous de nouvelles bottes, casque d'aviation et lunettes sur les yeux, et foulard jusqu'au nez pour finir de cacher son visage, il était facile de deviner que la jeune femme tentait de se dissimuler. Mais cela était tellement monnaie courante dans la capitale qu'au final, elle passait inaperçue, et c'était exactement le but recherché. La moto, engin bruyant et remarquable, ne faisait qu'aider à son petit jeu. Aucun fugitif ne se promènerait en moto dans les rues d'Alexandria, selon la police. Mais Lizzie avait trop l'habitude de jouer à ce petit jeu. Et d'y gagner.

Elle poussa la porte et entra dans la bâtisse, se demandant à quelle sauce Strauss allait la manger... En tout cas, elle était prête.

Une idée de l'apparence de Lizzie:
 



Chibi Lizzie
Paroles de Lizzie: #33ccff
Paroles de Emshaï: #339900
Paroles de Akhir: #cccc00
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Ludwig Strauss
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Jeu 11 Jan - 15:56
Irys : 1003794
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2

La scierie abandonnée du quartier industriel. Un lieu miteux et poussiéreux où personne ne traînait tant l’odeur de fumée s’échappant des cheminées de la ferraille adjacente était nocif. Sans compter les individus malfamés qui se rencontraient discrètement ici pour s’échanger quelques matières illicites à consommer en toute impunité. On aurait put penser que Ludwig aurait choisit un peu plus digne de son illustre statut et pour honorer sa nouvelle partenaire, mais parfois même un homme de renom devait s’abaisser vers ses sbires pour les surveiller de plus près.

C’est ainsi que Lizzie, en pénétrant la grande bâtisse aux tuiles manquantes, put apercevoir le gentleman dans un premier étage, bras adossés contre un garde-fou de métal, son regard de saphir posé sur une scène en contrebas qui ne manqua pas d’attirer l’attention du pirate.

Un trio de solides gaillards étaient entrain de prendre le plus grand soin d’un individu effaré dont l’uniforme laissait penser qu’il s’agissait d’un officier de la police du quartier. Les tortionnaires lui faisaient subir une des tortures les plus propres et efficaces que l’ingéniosité machiavélique des hommes avait donné naissance : mettre un torchon épais sur le visage de la victime avant d’y déverser une quantité non négligeable d’eau afin de simuler la sensation de noyade chez le supplicié. Vu la large flaque formée aux pieds de ce dernier, c’était un coriace qui tenait bon malgré ses yeux exorbités dans une expression de peur panique.

« Tu vas parler, Rozalski ? T’avais promis de nous amener Jackson hier. Pourquoi on l’a pas trouvé, hein ? »

Toussotant, crachotant, l’intéressé reprit difficilement sa respiration haletante, le regard hagard et les cheveux dégoulinant d’eau froide.

« Je … il a dit qu’il avait un empêchement, j’vous jure ! »

« Foutaises ! »

Et les brutes reprirent à nouveau leur supplice en faisant fit des supplications du policier et encore moins de l’apparition de la jeune brune aux yeux d’émeraude.  

« Ah ! Capitaine Seavey ! Je vous attendais avec impatience. Je vous en prie, rejoignez-moi. Nous avons beaucoup de choses à se raconter, tous les deux. »

Le Baron, avec son sourire éternel, l’invita d’un signe de la main à emprunter l’escalier qui la mènerait à la plate-forme qui donnait une vue imprenable sur la scène de violence qui faisait office de morbide pièce de théâtre. Mais qu’on ne s’y trompe pas, Ludwig n’éprouvait aucun plaisir dans la souffrance des autres et ce n’était pas pour assouvir quelques instincts meurtriers qu’il témoignait de la férocité de ses tortionnaires. Ce n’était que son rôle de chef de toujours surveiller ses pions qui, parfois, avaient tendance à en faire trop, quitte à laisser des traces qui alertaient les investigateurs et détectives toujours plus nombreux et futés.

Le gentleman se détourna de la torture humide plus bas et attendit que le flibustier la rejoigne. Lizzie constatera alors que le fortuné tyorumien ne portait pas son élégant manteau et encore moins son haut-de-forme, laissant sa longue chevelure de corbeau s’écouler comme une mer d’encre sur sa nuque. Seule une chemise immaculée recouverte par un sur-mesure sombre tenait le torse du gentleman à l’abri du froid qui s’infiltrait insidieusement entre les failles multiples de la scierie désaffectée.

Le galant messire se pencha lentement devant l’intrépide louve des cieux, saisissant délicatement la main de cette dernière pour y appliquer un baisemain des plus chastes, soufflant sur le dos de sa main sans que ses lèvres ne viennent profaner de leur contact la peau de la future capitaine pirate. Le regard bleuté de givre croisa les prunelles de chat un court instant avant qu’il ne rompe cet instant en reprenant sa posture droite comme un i.

« Votre escapade n’a pas été trop mouvementée, j’espère ? En tout cas vous avez laissé la police bouche-bée. Leur incompétence a fait la une des journaux. »

Du bout de l’index, l’homme d’affaires lui indiqua un rouleau de journal déposé soigneusement sur une chaise de bois appuyée contre les barreaux métalliques de la plate-forme. La criminelle avait toute la liberté de consulter le papier et trouverait même, disposé soigneusement sur un mouchoir avec un briquet d’une couleur argentée, un petit paquet de cigarettes. Peu de choses échappaient au gentleman, pas même certains caprices de ses futurs associés.


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