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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Le Tyorum
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 Voyage en terre inconnue.

Eléonore Steinfort
avatar
Dim 14 Jan - 21:47
Irys : 465083
Profession : Fugitive - Névrosée
My'trän -2

Janvier 933,
Skingrad, Daënastre

Daënastre. Cette « nation » honnie des siens, dont les histoires terribles berçaient les enfants de Zagash dès leur plus jeune âge. Les tensions qui l'opposaient à My'trä étaient connues de tous, et un bon My'trän éprouvait au mieux de l'indifférence, au pire une haine féroce pour ses habitants. Eléonore, quant à elle, avait choisi une voie légèrement divergente à leur sujet. La blondinette rêvait en secret de les assouvir et se servir d'eux pour ajouter le pouvoir de leur technologie à ceux que la magie leur offrait déjà. Contrairement à ses compatriotes, elle avait été prise de passion pour ces objets étranges, ce qui entrait en contradiction totale et radicale avec sa foi en Dalai, l'Architecte de l'eau et lui avait valu une sympathique transformation en paria et un non-moins sympathique Régisseur à ses trousses alors qu'elle rentrait à Shüren. Quoi de plus naturel donc que de quitter ce pays qui ne voulait plus d'elle pour rejoindre le berceau de ces inventions qu'elle convoitait tant ?

Eléonore venait d'arriver en Daënastre quelques jours plus tôt seulement, mais déjà ce qu'elle y avait vu l'avait émerveillée. Il y avait là bien plus de choses -et des bien plus loufoques, que ce à quoi l'ex soldate avait été confrontée pendant son expédition sur les îles célestes et elle avait hâte de pouvoir examiner toutes ces engins incroyables. La Zagashienne trouverait également très certainement un ingénieur, inventeur ou simple bidouilleur à « interroger » pour en apprendre plus sur ces machines et pourquoi pas même en en dégotter une ou deux pour son propre compte. En tout cas si son corps le lui permettait. Car l'excitation et la joie de découvrir cette technologie avaient un coût lorsque l'on pratique la magie comme Eléonore le faisait. Depuis son arrivée son le continent oriental, celle-ci était assaillie de maux de tête allant jusqu'à la nausée, syndromes habituels d'un mage trop exposé à la mécanique Daënare.

Mais son agitation était bien plus forte que son malaise et la jeune Anomalie avait pris la décision de rester quand même un peu dans cette ville, qui à en payer le prix. Masochiste, vous dites ? Peut-être. En attendant, Eléonore avait prévu d'essayer d'oublier sa douleur -ou de la noyer- dans une auberge où elle avait pris une chambre pour passer la nuit. Elle ne savait pas encore ce qu'elle ferait pour la suite de son voyage et aviserait en tant voulu. Éreintée par le voyage et une exposition prolongée à la technologie, la jeune femme aux cheveux d'or ne voulait pas réfléchir à cela pour le moment et n'avait qu'une envie : se détendre.

Assise seule à une table ronde dans un quoi de l'auberge, Eléonore sirotait tranquillement sa deuxième pinte, un fin sourire aux bords des lèvres. Elle était en train d'imaginer les clients réduits en esclavage. Ces Daënares, ces êtres inférieurs, seraient probablement moins joviaux à ce moment là. De temps à autres, elle posait ses iris de jade sur l'un des lourdaux bruyants des tables voisines et le fixait avec insistance. A quelques tablées de là, un groupe jouait aux cartes avec enthousiasme, attirant son attention tandis qu'un frisson d'excitation parcourait son échine dorsale. Après une dernière gorgée de bière, elle se leva et se dirigea dans leur direction.

-Vous auriez une place pour une demoiselle ?
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Eskarina Hellaraxë
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Ven 19 Jan - 20:57
Irys : 322600
Profession : Assassin
Guilde +1 (femme)
C’était l’époque où Esk cherchait à contacter l’Ordre, avant qu’elle ne pense aux égouts, quand elle cherchait encore à tâtons une piste. A peine arrivée à Skingrad, elle avait remarqué dans son auberge un homme au comportement plus que louche : il semblait toujours sur ses gardes, jetant des regards de tous côtés toutes les cinq minutes pour vérifier qu’il n’était ni observé ni suivi; il sortait tard le soir, à heures fixes, et rentrait au petit matin à des heures tout aussi fixes. Il n’avait bien entendu pas été le sujet de la première piste d’Esk : elle avait en effet d’abord pensé à un vulgaire truand sans intérêt qui tenait à se faire discret - et qui ne réussissait visiblement pas l’exercice.

Mais ce soir-là, alors qu’elle était rentrée sans plus d’informations sur la guilde, et sans savoir par où poursuivre, de lassitude, il lui vint l’idée saugrenue que l’homme avait peut-être quelque chose à voir avec l’Ordre. Elle était vraiment à court d’idées.

Elle s’installa à une table de la salle principale, la choisissant de manière à avoir un bon angle d’observation de l’homme, qui avait apparemment relâché son attention le temps d’une partie de cartes. Elle demanda son souper à l’aubergiste, et commença à siroter sa soupe, consultant régulièrement l’heure à l’horloge de la pièce pour guetter le départ de son homme. En attendant ce moment, elle étudia plus en détails l’homme qu’elle avait à peine repéré auparavant, quand elle l’avait jugé louche, mais indigne d’un réel intérêt. Des habits communs : un pantalon marron à bretelles, une chemise un peu bouffante et une casquette plate sur la tête. La tenue du petit escroc. Plus elle l’observait, plus Esk était convaincue qu’il n’avait strictement rien à voir avec l’Ordre. Enfin… Elle n’avait rien de mieux à faire de toute façon…

La tablée était bruyante, la discussion animée, et on sentait - même s’il n’était pas sur la table - que de l’argent était en jeu. Son homme semblait sacrément veinard, ou sacrément bon tricheur. Il abattait combinaison gagnante sur combinaison gagnante, et ses compagnons de jeu commençaient à le regarder d’un mauvais oeil, craignant probablement pour leurs économies.

C’est lorsque la tension devint palpable qu’une jeune femme se présenta à la table pour demander à rentrer dans le jeu. Eskarina vit les regards des hommes étudier, ou plutôt jauger, la femelle de haut en bas, et bientôt des sourires de conquérants apparurent sur les visages. Après une brève consultation de regards, qui brillaient tous de la même luxure, l’un des hommes indiqua une chaise à côté de lui :

« T’as qu’à t’asseoir là, ma jolie. »

Eskarina sourit d’un air à la fois amer et supérieur. C’était facile pour les femmes. Elle passait encore pour une gamine; mais une fois qu’elle aurait plus « mûrit », approcher les hommes ne serait qu’un jeu d’enfant.

L’arrivée de l’inconnue avait de toute évidence apaisé les tensions, même si l’on en sentait d’autres apparaître, et les hommes semblaient à présent rivaliser pour attirer l’attention de la belle. Esk étudiait d’un regard amusé leurs efforts ridicules, qui, s’il s’était s’agit d’elle, auraient plus froissé sa fierté que flatté son égo.

« Nous parions un peu, ma belle, mais je me sentirais mal de plumer une aussi jolie demoiselle, lança l’un d’entre eux dans un rire gras, donc pour toi c’est gratuit. »

Quel honneur. Il espérait sûrement qu’elle se sentirait redevable de cette « largesse », et Esk espéra au fond d’elle que la femme n’était pas assez stupide pour se laisser duper par cette manoeuvre grossière. Elle consulta rapidement l’horloge : onze heures. Dans une heure, son homme décollerait.

Lorsque son regard quitta la pendule pour revenir sur la petite assemblée, elle croisa le regard de jade d’Eléonore, et détourna les yeux presque immédiatement. Elle ne voulait pas se faire repérer par qui que ce soit, sinon on remarquerait sa filature.

Un peu avant minuit, pour que son départ ne paraisse pas trop louche, Esk se leva et quitta la salle principale. Elle monta l’escalier pour aller se dissimuler dans la pénombre du premier étage. Elle s’accroupit et attendit que l’homme passe en-dessous d’elle. Quelques minutes plus tard, il n’y manqua pas; la charmante compagnie dont il bénéficiait n’était apparemment pas suffisante pour le détourner de son rendez-vous quotidien.

Quand il eut passé la porte, Esk se précipita au bas de l’escalier, ne voulant pas le perdre dans la nuit. Elle ouvrit la porte et le vit tourner à l’angle de la rue, sur la droite. Elle se lança sur sa trace. Même s’il n’avait aucun rapport avec l’Ordre, elle pourrait au moins satisfaire la curiosité que lui avaient inspiré ces étranges allées et venues.




Esk parle en 33cc00
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Eléonore Steinfort
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Dim 21 Jan - 18:38
Irys : 465083
Profession : Fugitive - Névrosée
My'trän -2
Évidemment, ils avaient accepté. C'était presque trop facile. Une bande de piliers de comptoir, approchés de la sorte par un si joli brin de femme, ce n'était pas courant. Alors ils se réjouissaient de l'éventualité même de sa compagnie et une fraction de seconde à peine après l'irruption d'Eléonore dans leur cercle jusqu'alors très fermé deux d'entre eux s'écartèrent pour lui faire une place à la table. L'un des joueurs poussa même le vice jusqu'à inviter la petite blonde à rejoindre gratuitement la partie, ce qu'elle accepta avec un hochement de tête de gratitude et un large sourire. Ce sourire angélique jurait d'ailleurs avec la lueur de folie au fond de ses iris olives, rendue difficilement perceptible par l'obscurité ambiante due à l'heure tardive.

Si sa transformation en anomalie avait certes altéré une partie de la rigueur militaire dont elle avait fait preuve jadis, elle avait laissé intactes les facultés intellectuelles d'Eléonore. Celle-ci n'était pas dupe quant aux intentions de ses nouveaux compagnons. Mais si elle voulait avoir le temps de s'amuser un peu, il lui faudrait rentrer dans leur jeu. Jouer la comédie n'était pas quelque chose que la jeune Zagashienne appréciait particulièrement faire, d'autant plus depuis qu'elle avait un Régisseur aux fesses, et elle se lassa bien vite de devoir rire bêtement aux blagues graveleuses des quatre hommes. Le temps -et les tournées- défilait à vive allure, et si elle n'avait pas à rougir de sa performance aux cartes, ce n'était certainement pas la raison pour laquelle l'ex militaire avait rejoint la table. A chaque donne, cette dernière observait méticuleusement chacun de ses adversaires à la recherche de babioles technologiques, d'inventions daënares qui auraient pu attiser sa convoitise.

Sa curiosité fut satisfaite lorsque l'un des joueurs, un certain Hubert (ou « Hubi » comme l'appelaient ses compagnons), tira une plaque métallique de la poche intérieure de sa veste pour la poser sur la table. Ledit Hubert avait tellement dégoûté ses compagnons de jeu à force de remporter les différentes mises à coup de combinaisons aussi imbattables qu'improbables qu'il n'avait d'autre choix pour les forcer à rester dans le jeu que de parier autre chose que de l'argent. Le regard de jade de la Zagashienne fixa l'objet pendant de longues secondes pendant les autres argumentaient pour savoir si oui ou non, cette babiole possédait une valeur suffisante pour être pariée en lieu et place d'Iris sonnants et trébuchants. Elle n'avait strictement aucune idée ce que à quoi cela pouvait bien servir, mais étant donné la manière avec laquelle le picotement de son échine avait redoublé d'intensité, à l'instar du mal de tête qui l'accompagnait en permanence depuis qu'elle avait mis le pied en territoire daënare en raison de sa proximité avec la technologie, la chose captiva son attention. Eléonore donna tout ce qu'elle put pour l'emporter cette manche là, mais Hubert fut malheureusement à même de conserver sa propriété grâce à un sacré coup de chance. Encore un.

Ce nouveau tour de force sonna le glas de la partie pour la blondinette. Feignant un coup de fatigue -chose qui ne lui arrivait pourtant jamais, bien qu'aucun de ces hommes n'aurait pu le savoir, elle se retira et quitta l'auberge pour rejoindre à l'extérieur les rues plongées dans la pénombre. Un petit vent frais nocturne vint lui fouetter le visage, lui éclaircissant les idées que l'alcool avait sournoisement embrumées. La My'träne s'éloigna à peine de quelques pas avant de se dissimuler dans une alcôve d'une rue adjacente, histoire d'avoir une bonne ligne de vue sur l'entrée du bar pour pouvoir y guetter les allées et venues. Après quelques minutes d'attente, Hubert en sortit finalement. La frustration qui avait pris possession d'Eléonore lorsqu'elle avait échoué à obtenir son bibelot était telle que la demoiselle était à présent prête à tout pour mettre la main dessus. Malheureusement pour ce tricheur invétéré, l'anomalie n'était pas du genre à mettre des pincettes ou à faire dans la subtilité quand elle voulait quelque chose. Et avoir en plus une nouvelle occasion d'interroger un daënare sur les origines et les procédés de fabrication de leur technologie lui offrait une justification dont son esprit dérangé n'avait de toute façon pas besoin pour s'accomoder à sa morale de plus en plus décadente.

-Rebonsoir, Hubert.

L'homme se retourna en entendant sa voix, une expression de surprise sur le visage. Expression qui fut bien vite remplacée par un sourire grossier lorsqu'il reconnut la silhouette féminine. Ce sourire s'effaça à son tour lorsque le poignard de ladite silhouette vint lui imposer son contact froid au niveau de la carotide. Un sourire carnassier apparut cette fois-ci sur le visage d'Eléonore qui poussa l'escroc contre un mur. La ruelle dans laquelle elle l'avait coincé était absolument vide. Pas une âme qui vive à l'horizon. L'anomalie allait pouvoir s'adonner à son plaisir fétiche à loisir.

-J'ai quelques questions pour toi. Mais d'abord, j'aimerais que tu me donnes l'objet que tu as parié tout à l'heure. S'il te plaît.


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Eskarina Hellaraxë
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Mer 22 Aoû - 14:56
Irys : 322600
Profession : Assassin
Guilde +1 (femme)
Eskarina se plaqua vivement contre le mur qui faisait l’angle avec la ruelle dans lequel son escroc venait de s’engager. La jeune femme qui jouait quelques minutes plus tôt avait attendu que la poule aux oeufs d’or sorte de l’auberge pour lui tendre une embuscade. Rina soupira. Finalement l’inconnue était suffisamment stupide et vénale pour tomber dans le panneau. Elle haussa les épaules. Vendre son corps pour espérer profiter du magot du larron était une stratégie comme une autre, après tout. Elle avait juste espéré mieux de la jeune inconnue. En tous cas, la filature serait apparemment inutile pour cette nuit, au vu du sourire triomphant qui venait de se dessiner sur les lèvres de l’homme.

Le jeune assassin s’apprêtait à faire demi-tour pour rentrer à l’auberge lorsqu’un éclat au niveau de la gorge de l’homme attira son attention. Le sourire de ce dernier avait disparu. Sa bouche était à présent tremblante et son regard s’était fait suppliant. Eskarina esquissa une moue. Comment avait-elle pu penser une seule seconde que ce pauvre bougre avait pu être un assassin de l’Ordre ? Au moins, le voir trembler comme une feuille sous la menace d’une lame était suffisamment édifiant. Elle allait devoir trouver autre chose pour joindre l’organisation d’assassins. Encore une autre idée. Le dépit de la jeune fille était cependant un peu tempéré par une sorte de soulagement et de fierté - ce que certains appellent la « solidarité féminine » sans nul doute. Elle ne savait toujours pas si la jeune inconnue était stupide ou non - on pourrait se poser la question pour quelqu’un qui attaque un homme en pleine rue même le soir - mais elle avait choisi un tactique bien plus directe et plus efficace pour s’approprier le magot du truand qu’elle ne l’avait d’abord pensé.

N’ayant rien de mieux à faire de sa nuit, Eskarina décida de rester un peu pour assister à la suite des évènements. Elle eut une pensée pour son désoeuvrement, qui atteignait des sommets puisqu’elle trouvait à présent distrayant d’assister à un vulgaire brigandage. Elle ne comptait en aucune manière intervenir. L’escroc ne récoltait que ce qu’il méritait pour avoir triché. Et puis sa vie ou sa mort lui étaient absolument indifférentes maintenant qu’elle était certaine qu’il n’avait rien à voir avec l’Ordre. Elle se rapprocha tout de même un peu pour être à portée de voix. Dissimulée derrière une poubelle dans une pénombre, elle fronça le nez avant de reporter son attention sur le couple. L’inconnue avait plaqué sa victime contre le mur de manière à ce qu’ils ne paraissent être que deux amoureux enlacés à un passant inattentif. Cependant la lame était toujours appuyée sur la gorge du pauvre homme, menaçante. D’une main tremblante, Eskarina le vit sortir un petit objet de forme circulaire de sous son manteau. Rien qui ressemblait à une bourse en tout cas. Rina fronça les sourcils. Et si ce petit vol de rue était en fait plus intéressant que prévu ? Décidément, cette jeune femme se révélait surprenante. Le métal de la surface du bibelot accrocha un rayon de lune et Eskarina reconnut l’objet du pari de la partie de cartes à laquelle elles avaient assistée. Nouveau froncement de sourcil. Comme il le lui avait semblé au cours de la partie, il ne s’agissait qu’une montre. Une jolie montre certes, mais rien qui vaille la peine de menacer la vie de quelqu’un. Esk était de plus en plus perplexe. Elle était presque sûre que la somme rondelette d’argent que l’homme avait remporté ce soir-là valait bien plus que cette montre à gousset. Alors pourquoi l’inconnue ne semblait pourtant s’intéresser qu’à cette dernière ?

Rina n’était apparemment pas la seule que cet intérêt étrange semblait déstabiliser. L’homme regardait à présent son agresseur d’un air qui semblait s’interroger sur la santé mentale de la jeune femme :

« C’est une montre, finit-il par lâcher, d’un ton où perçait l’interrogation ».

Avait-il raté quelque chose en faisant l’acquisition de cet objet ? Avait-il plus de valeur que ce qu’il croyait ? Il remit la montre entre les mains d’Eléonore et un silence s’installa pendant lequel tous les regards étaient fixés, comme hypnotisés sur ladite montre.

Soudain, un bruit à côté d’Eskarina la fit sursauter et elle se rendit compte que son intérêt pour la conversation l’avait poussée à sortir de sa cachette presqu’entièrement. Hélas, le même bruit - qui n’était en fait qu’un chat ayant sauté depuis le toit dans la poubelle - avait fait se retourner l’homme et la jeune femme. Le regard d’Eskarina croisa celui d’Eléonore. Trop tard. Le jeune assassin jura dans sa barbe. Ce n’était pas digne d’elle.

Rina n’avait pas spécialement envie de fuir, maintenant que sa curiosité pour la montre et la jeune femme avait été piquée et elle n’avait pas non plus vraiment peur de l’inconnue, qui se tenait à quelques mètres d’elle. Elle n’osait cependant pas approcher, n’ayant pas l’envie de trouver un excuse pour son intrusion, elle avait néanmoins parfaitement conscience que sa présence n’était pas des mieux venues. En général, les gens n’aiment pas trop être dérangés pendant qu’ils commettent leurs méfaits. Après quelques secondes d’hésitation, Eskarina se décida à rester plantée sur place - ce qu’elle réussissait très bien à faire depuis quelques instants et à attendre que l’inconnue réagisse. Elle s’adapterait en fonction.




Esk parle en 33cc00
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