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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Zolios
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Mark von Heïnster
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Dim 14 Jan - 22:15
Irys : 19999
Profession : Gouverneur
Daënar +2 ~ Skingrad (homme)
Voir Eoril soûl et mourir.

Mark était rempli d’une ivresse toute spirituelle au sein de la cité mythique. Elle représentait beaucoup pour lui, comme pour tout Daënar prêtant encore du crédit aux textes de l’Exode. Après tout, la divinité tutélaire d’Eoril, Süns, déesse du feu et du soleil, était celle qui s’était sacrifiée pour accorder à l’humanité le libre-arbitre. Les hommes, plus tard et sous l’Augure, mirent ce dernier à profit pour se libérer des chaînes de l’oubli, s’émancipant dès lors des Architectes et fondant leur nation loin de leur joug. Des siècles plus tard, sa lointaine cousine Lenora Boëlyn était revenue en fracas. A la tête de milliers de braves, elle avait réclamé Eoril pour l’Union et s’y était imposée pendant plus de cinq ans. La capitale de Zolios était alors devenue la base arrière de la glorieuse campagne daënare contre les ignorants My’Träns. Le feu avait cessé depuis, mais les royaumes des suppôts des Architectes restaient encore dans l’ombre de Daënastre.

En plus de cette ivresse spirituelle, Mark était également soûl de façon standard. Son repas avec le haut général des Forces Extérieures ne l’avait guère comblé. Etant en Zoliosie, il avait favorisé les vins aux dépens des aspects plus solides du manger, si bien qu’à la fin du midi, le gouverneur, ni rassasié, ni sobre, avait décidé de partir à la découverte de la glorieuse capitale zoliosienne, ainsi que de ses bouges. Ce tourisme avait début de manière respectable. On parcourait les places où les Martyres avaient été mis à mort et on ne buvait que les millésimes locaux. Mais peu à peu, l’aventure pris une tournure moins bon enfant, si bien qu’en fin d’après-midi, après plusieurs heures d’arpentage de la cité, Mark, deux officiers chargés par le haut général de sa sûreté ainsi que son daguerréotypiste avaient terminé dans les pires rues du Triangle supérieur.

« Le Vilain Griffon » n’avait effectivement pas fière mine. Les fenêtres étroites de cette taverne sans saveur donnaient sur l’orient. Cette exposition vers l’est aurait pu offrir de la luminosité à l’établissement si le soleil de l’aube n’était pas toujours – toujours – obstrué par l’ombre des murailles de l’enceinte supérieure qui avoisinait ce bouge-là. Lorsque l’après-midi s’entamait et que l’astre passait à l’ouest, l’affaire n’était pas meilleure : le bâtiment, accolé à un autre sur son mur occidental, ne recevait guère de soleil de cette direction. Il en résultait une pénombre et un froid ambiants perpétuels que quelques bougies et un âtre modeste tentaient tant bien que mal de combattre. La faune était à l’image de cet environnement peu accueillant. Passé les patrons, un couple de vieilles gens aussi pingres qu’antipathiques, la clientèle se constituait majoritairement de matelots sans le sou et, quand la saison s’y prêtait, de manœuvres rongeant leur frein jusqu’aux saisons des travaux agricoles.
Echouer dans ce rade tenait donc du calcul de la part de ceux qui voulaient se faire oublier des autorités ou, comme c’est le cas de Mark et de ses compagnons de beuverie, d’une très grande stupidité par ceux qui voulaient simplement faire le tour des grands ducs de la bourgade.

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Eléonore Steinfort
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Lun 15 Jan - 0:22
Irys : 165474
Profession : Fugitive - Névrosée
My'trän -2
La mine renfrognée d'une gamine à qui on avait refusé un caprice vissée sur le visage, Eléonore poussa la porte grinçante de l'auberge miteuse dans laquelle elle espérait trouver un peu de tranquillité et, si pour une fois Dalai était avec elle, un équipage pour rallier Daënastre. La fugitive leva les yeux au ciel en constatant la misère de l'établissement où elle venait de mettre les pieds. En être réduite à ça, quelle disgrâce pour une guerrière avec ses ambitions, qui revenait -excusez du peu- d'une guerre dans les îles célestes. Cela faisait maintenant plus d'une semaine que la jeune femme aux cheveux d'or était en cavale. Une longue, ennuyeuse et frustrante semaine durant laquelle elle avait traversé le pays du Nord au Sud. Quelle plaie. Pas une seule petite invention daënare à se mettre sous la dent, rien que la solitude inhérente à son nouveau statut de paria absolu de la société My'träne. Sans parler de l'entité semi-divine dont la raison d'être était de rayer purement et simplement son existence de ce plan de l'univers qui était à ses trousses. Si l'on devait donner une note sur vingt à cette semaine donc, c'aurait probablement été « bien mais pas top ».

Le regard de jade de la demoiselle ignora avec classe les clients miteux de cette taverne miteuse pour aller se poser directement sur le couple de tenanciers bedonnants derrière le comptoir crado. A tous les coups, le houblon de ce taudis ne valait guère mieux que de la pisse de chat frelatée. Toujours le même problème avec ces sudistes. Il n'y en avait pas un qui tienne la route par rapport aux vrais hommes de Zagash. Tout juste un ramassis de ces extrémistes de « modérés ». Mais après la semaine qu'elle venait de passer, Eléonore ne pouvait s'offrir le luxe de faire la fine bouche et tant que leur bière avait des bulles et lui permettait de se retourner convenablement le crâne pour oublier sa traque, un chouïa stressante il fallait l'admettre, elle s'en contenterait. La jeune femme s'assit sur un des tabourets au comptoir et commanda sa boisson d'un ton las, avant de déposer quelques pièces en échange. L'instant d'après, une odieuse et exubérante grimace vint subtilement déformer son délicat minois alors qu'elle trempait ses lèvres dans le breuvage qu'elle venait de payer une misère. C'était dégueu mais ça cognait. Parfait.

-Hey, tavernier ! Tu saurais pas où j'pourrais dégotter un bateau pour aller discrètos à Daënastre d'ici ?

Discrètement étant ici un mot à prendre avec des pincettes, vu comment Eléonore venait de beugler dans la taverne. Tous les clients l'avaient probablement entendue, mais elle s'en foutait pas mal. Le seul « type » que la blondinette ne voulait pas savoir au courant était ce foutu Régisseur. Et tant que personne ici ne savait qu'elle était une Anomalie, cela ne devrait pas se produire. Le tavernier, qui était en train d'essuyer une chope avec un torchon crasseux, arrêta son geste subitement pour se tourner, interloqué, vers l'insolente gamine qui venait de l'apostropher comme s'il avait neuf ans. Il cligna plusieurs fois des yeux mais ne daigna pas lui répondre. Après tout, c'était lui le patron et il ne se laisserait pas parler de la sorte par une petite effrontée. Cette absence de réaction mit à rude épreuve la patience déjà éprouvée par une semaine de voyage à cheval d'Eléonore, qui haussa encore un peu plus le ton après avoir vidé la moitié de sa pinte d'une traite.

-Eh, le sudiste. J't'ai posé une question.
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