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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Zochlom
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 Tricorne et haut-de-forme

Ludwig Strauss
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Mer 17 Jan - 18:53
Irys : 1008793
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Les nombreux pêcheurs à la peau tannée s’activaient tels des fourmis sur leur petit voilier, tirant dans un commun accord un lourd filet dont les entrailles avaient emprisonné un trésor argenté et frétillant : un banc de belles sardines qui sauraient nourrir les familles des braves pêcheurs tout en leur assurant de quoi gagner quelques Irys au marché local. Une vie simple, ardue mais satisfaisante, loin des complots, des agitations politiques, des troubles internationaux et de l’ombre de la guerre qui semblait de plus en plus se transformer en sinistre réalité à mesure que les deux grandes nations se toisaient avec toujours plus de méfiance et de paranoïa.

Ludwig, installé sur une caisse de marchandises, fixait d’un regard vague ce spectacle pittoresque, sa cagoule de toile rabattu contre son visage le protégeant contre les traîtres grains de sables emportés par les vents soudains qui se rabattaient sur la côte azurée. Entre ses doigts pâles il tenait les restes d’une poire dont il jeta le corps privé de sa juteuse chair dans l’eau salée à quelques mètres dans un « plouf » sonore, puis passa le manche de sa djellaba sur ses lèvres couvertes de jus.  Le gentleman était plutôt satisfait de sa situation actuelle, largement plus favorable que son séjour forcé à Niislegin. Ce petite port Zoch était paisible et abritait quelques connaissances lointaines de l’homme d’affaires avec qui il traitait pour vendre quelques armes aux caravanes qui passaient se ravitailler ici. Quand ils reconnurent Ludwig ils prirent aussitôt soin de lui dans une chaleureuse hospitalité typique de ces régions désertiques. Un décor sévère mais un peuple au cœur d’or, du moins pour la plupart si on faisait fit des voleurs et coupe-jarrets qui traînaient parfois le soir.

Nourrit, vêtu et abrité, on pouvait dire qu’il a été gâté. Mais l’industriel savait qu’ils escomptaient aussi tirer quelques faveurs du fortuné marchand d’armes, ce qui était tout à fait naturel. Rien n’était gratuit en ce monde, tout s’achetait et tout se vendait. La puissance, la vraie, appartenait aux fortunés. Ludwig avait toujours prôné que la vraie déité en ce monde, c’était l’argent. Détenez l’or et le monde obéira à vos lois.

Mais à présent Ludwig avait une seule préoccupation : rentrer au pays. Voilà bien trop longtemps qu’il n’avait pas remit les pieds à Daënastre et il n’ignorait pas que plus il tardait à reprendre le contrôle de ses affaires et plus il risquait d’attirer les soupçons des fouineurs de la police et du gouvernement ainsi que l’appétit des concurrents et des rivaux mafieux. Plus vite il rentrerait, mieux ce sera. Cependant les navires marchands se faisaient rares en ce moment et il n’avait pas les moyens d’atteindre un autre point de repaire à Zochlom. La méthode traditionnelle risquait de lui couter un temps précieux, il devait trouver une alternative et vite.

Oh, mais le destin était capricieux et lui apportait déjà une alternative des plus intéressantes d’une manière quelque peu amusante. Un grand gaillard semblait être menacé par un duo de mercenaires encapuchonnés. Les gens qui parcouraient le souk semblaient s’intéresser soudainement à ce qui semblait être un conflit qui en viendrait aux armes. Le principal concerné, un barbu de grande stature et au chapeau des plus admirables et dont l’allure indiquait vaguement qu’il était un marin hors du commun faisait face à ce que Ludwig comparait à deux chasseurs de primes de bas étage, armés d’arbalètes, de cordes épaisses autour de leurs ceintures et de masses épaisses aux épines de métal menaçantes. Ils aboyaient des ordres, ordonnant au grand flibustier de se rendre.  

C’est que ça promettait de virer en combat à mort, à en juger par l’armement respectif de chacun des participants de cette pièce de théâtre. Le maffieux bondit hors de son siège improvisé et tapota le dos de son garde du corps loué pour l’occasion, un grand homme à la peau d’ébène et aux muscles saillants. L’esclave du nom de Tarik avait été emprunté par Ludwig auprès d’un de ses anciens amis, un marchand d’épices avec qui il avait conclut quelques affaires des plus juteuses. Le marchand d’armes ne pouvait refuser le soutien Ô combien inestimable de la présence de ce colosse guerrier à ses côtés habillé de peaux de bêtes qui cachaient légèrement son torse bombé couvert de cicatrices impressionnantes. Tarik, silencieux comme à son habitude, se contenta de suivre son maître sans sourciller, les pêcheurs et marchands s’écartant craintivement hors de sa route.

Ludwig avisa un étal de dattes mielleuses dont la tente pouvait le cacher de la morsure du soleil tout en lui permettant d’avoir une vue imprenable sur le déroulement des événements. C’est qu’il ne se passait pas grand-chose en ces modestes lieux et le daënar était las d’attendre sans rien faire. L’inactivité était un poison plus terrible que les serres d’un aamshgin labourant son âme et c’est avec grand plaisir qu’il accueillit la future échauffourée.  Certains étaient même entrain de parier en douce sur le potentiel vainqueur de ce terrible duel, se glissant quelques bourses d’irys tout en chuchotant à mi-voix.

Le baron du crime s’empara d’un des fruits secs exposés avec nonchalance et le porta à ses lèvres gourmandes, savourant le goût sucré de cette perle avant d’en recracher le pépin plus loin, bras croisés et le dos contre un pilier de bois, son garde immobile comme une statue d’obsidienne gardant ses arrières avec son regard farouche et menaçant.

Un des hommes proche de sa position lui lança dans un ton enjoué :

« Je suis sûr que les deux costauds vont avoir le moussaillon. Aucune chance qu’il s’en tire à lui seul face à deux malabars de ce gabarit. »

Caressant sa barbe avec douceur, le gentleman haussa légèrement des épaules, sourire aux lèvres, avant de répondre avec sa voix de beau parleur :

« Qui sait ? J’ai la sensation que le grand gaillard a plus d’un tour dans son sac. »


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Pedro de Sousa
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Jeu 18 Jan - 12:23
Irys : 1693930
Profession : Pirate
Pérégrins -2
Que faisait le Vieux Loup sur les terres arides du Zochlom? Vaste question me direz-vous! Enfin pour tout vous avouer, le Capitaine Pirate y avait fait escale pour plusieurs raisons. La première transpirait d'une logique implacable et n'était autre que l'écoulement de quelques marchandises, fruit de ces activités. A chaque marchandise son acheteur disait-t-on? Un Seigneur des Sables avait eu des vues sur certaines épices et paradoxalement, ces dernières lui appartenaient de droit, jusqu'à ce que de Sousa ne croise la route de son chargement en plein Océan. Evidemment, l'individu avait souhaité récupérer le chargement et Pedro en fin négociateur avait donc posé un ultimatum doublant le prix de la denrée. Consentant à accepter l'offre du légendaire Pirate, ce dernier s'était donc rendu au marché local de cette cité portuaire pour y finaliser la transaction.

Bien évidemment, le Vieux Loup avait prit ces précautions en ce rendant sur place et il avait fort bien fait car non loin du point de rendez-vous, alors qu'il zigzaguait dans ce souque, sa barbe perlée de sable du désert, une très mauvaise rencontre l'attendait. Dans la foule, on l'interpella soudainement dans son dos. Un mince sourire aux lèvres, Pedro comprit bien vite que son intermédiaire dans cette transaction avait eu la bonne idée de duper le pirate, lui collant aux basques deux mercenaires. Se retournant, il avisa les deux hommes, arbalètes et masses aux poings, cordes à la ceinture. Tout portait à croire qu'on le voulait vivant pour ainsi inverser le rapport de force dans ces négociations, bien tenté il fallait l'avouer!

Sous cette chaleur pesante, la scène avait bien entendu interpeller tout autant les marchands que les clients qui rapidement avait laissé la zone vide de toute présence, créant naturellement une sorte d'arène d'une demi douzaine de mètres de circonférence. Le forban semblait alors d'un calme olympien, car si le commun des mortels aurait paniqué, lui était homme à apprécier ce genre de situation, les affrontements de tout bord faisait partie intégrante de sa vie et les défis il connaissait et adorait les relever, il n'avait pas bâti sa Légende en restant dans sa cabine à siffler du rhum et trousser la gueuse?!

Toisant les deux chasseurs de primes qui lui avaient sommé de se rendre, Pedro se mit à ricaner, conscient que les spectateurs ne donnaient pas cher de sa peau dans cet affrontement qui semblait de prime abord déséquilibré. Se raclant alors profondément la gorge, il envoya tel un missile un glaviot s'écraser sur la botte d'un des deux types, esquissant ensuite un sourire à la commissure de ces lèvres. Avisant d'un mouvement de tête les deux armes de jets, il écarta les pans de sa veste, offrant au regard de ces deux adversaires ces pistolets ainsi que de biens larges auréoles de sueur aux niveau des dessous de bras de sa chemise.

- Ch'rais vous mes dorades... j'gard'rais baissé vos jouets.

Digne d'une scène de Western transposé dans un univers tout autre et atypique, les duelliste se faisaient face sous les murmures des spectateurs qui prenaient sans doute les paris. La menace ne sembla pas être prise au sérieux par l'un des mercenaire qui commençait à relevé son arbalète. Une fraction de seconde plus tard, l'arme s'écroula à terre, laissant le gredin uniquement équipé de sa masse.

- Hey, t'as du pâté dans les oreilles!?

Son pistolet avait retrouvé sa place originel dans le revers de la veste du Pirate. Les chasseurs de prime échangèrent des regards, la tension semblait monté d'un cran. Prenant au vol cette opportunité, le Vieux Loup décida de détendre quelque peu l'atmosphère, cherchant une fausse concertation avec ces ennemis.

- C'est Arjad qui vous envoi j'pari, hein? Ahah! Pourquoi qui m'a pas prévenu pour l'escorte... Bon les gars, on va s'détendre. Ça vous dit un p'tit calumet d'la paix?

Montrant patte blanche, il récupéra dans l'un de ces poches ce qui ressemblait à une pipe à herbe, toute prête. Fouillant encore, il en récupéra deux bague à tabac, une rouge et une verte... Sous le regard interloqué des deux mercenaires, le pirate bourra l'objet d'une matière... qui en fait n'était pas de l'herbe mais de l'explosif. D'un saisissant sans froid, non sans garder l’œil sur les deux loustiques qui commençaient à approcher dangereusement, Pedro sorti un peu d'herbe ainsi qu'une allumette.

- Vous pressez pas les gars... j'me rend, laissez moi tirer quelqu'taffes quoi! Soyez sympa!

Et alors que certains spectateurs semblaient déçus par la tournures des événements, les deux chasseurs de primes bien moins aux aguets, le pirate alluma sa pipe en y tirant deux bouffées pour finalement lancer à terre l'objet qui explosa a hauteur de pieds des deux mercenaires, l'herbe brûlée ayant rencontrer la poudre, l'effet ayant été instantané. Cela allait-il suffire pour neutraliser les deux chasseurs de primes ou lui permettre de prendre l'ascendant? Il se doutait évidemment que d'autres devaient le cherché dans la cité, bref il ne fallait pas traîner à couvert et rapidement se dépêtrer de cette première difficulté!



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Ludwig Strauss
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Sam 27 Jan - 14:40
Irys : 1008793
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« Pas mal du tout … » commenta le baron du crime en caressant lentement sa barbe, un sourire amusé sur les lèvres. Il fallait bien avouer que ce vieux loup de mer avait de sacrés réflexes, parvenant à désarmer un des truands d’une habile dégaine, vif comme l’éclair, un peu comme ces fameux duels à Vereist, devant les saloons où deux ennemis jurés se toisaient longuement avant de brandir leurs armes pour sceller leur destin.

Finalement, Ludwig ne regrettait pas d’être resté un peu sur la côte du village de pêcheurs. Le divertissement se révélait enfin et il promettait d’être pour le moins amusant. Certains spectateurs acclamaient les belligérants à haute voix, les incitant à débuter le combat plutôt qu’à se toiser comme des chats de gouttière se menaçant pour quelques festins enfouis dans une poubelle éventrée d’une rue malfamée.  

« Maître Strauss, regardez. »

Tarik pointa son large index en direction d’un amas de cordages à quelques pas du combat. Fronçant des sourcils, le daënar se pencha un peu, semblant avoir distingué quelque chose à travers les nœuds multiples. Puis il surprit un mouvement subtil et le scintillement de l’acier. Un assassin était soigneusement embusqué derrière les nombreuses cordes, guettant le bon moment pour passer à l’action. Une dague effilée reposait entre ses doigts plus pâles que la mort et ses yeux de merlan frit brillaient d’une lueur mauvaise. On jurerait qu’il souriait si son visage n’était pas à moitié caché par un masque recouvrant son nez et sa bouche.

Si le sort du grand pirate semblait être scellé malgré son coup de maître avec la pipe explosive, Ludwig avait d’autres idées derrière la tête. Certes, le sort d’un homme lui importait peu et encore moins celui d’un pirate, ces derniers ayant une bien méprisable réputation. Cependant qui dit pirate dit navire … s’il négociait avec le capitaine, il pourrait avoir un voyage sans trop de soucis à bord de son rafiot de guerre, mais l’homme d’affaires n’était pas dupe pour autant. Il connaissait que trop bien à quel point les pirates étaient fourbes et indignes de la moindre parcelle de confiance. À la première occasion, ils pourraient le prendre comme otage ou pire. Voilà pourquoi, s’il escomptait faire affaires avec cette redoutable force de la nature, il devait d’abord gagner sa sympathie.

« Tarik ? »

« Maître ? »

« Tue l’assassin. Mais pas tout de suite. Attends qu’il soit sur le point de frapper le pirate. »

« Vos désirs sont des ordres. »

Le guerrier à la peau d’ébène dégaina de sa ceinture un couteau de lancer menaçant et attendit patiemment, son regard de faucon fusé vers sa cible désignée. Le flibustier ne remarqua pas l’approche discrète du perfide tueur qui, à pas de loup, avançait lentement derrière sa victime, le poignard prêt à égorger le fougueux et musculeux pirate. S’immobilisant, il leva haut son arme blanche pour asséner le coup de grâce sous les yeux amusés des deux chasseurs de primes encore secoués par l’explosion.

Puis l’assassin poussa un hurlement de douleur, laissant tomber son arme pour porter sa main vers son flanc où le couteau de Tarik s’était profondément enfoncé dans sa chaire nullement protégée, les assassins préférant ne pas s’encombrer de protections et armures. S’écroulant sur ses genoux, il fixa avec désespoir le grand Pedro qui le surmontait de sa taille intimidante, terrorisé.

« Pitié … »

Plus loin le duo de chasseurs passa à l’attaque, armes brandies, bien décidés à en finir avec le lascar des mers.

Strauss croisa à nouveau les bras, secouant légèrement la tête lors du bref moment où son regard s’était croisé avec celui de Pedro. Puis il félicita l’esclave qui avait reprit sa posture rigide de statue. Les marchands alentour ne dirent rien, semblant trouver l’intervention du mystérieux duo ordinaire et banale. Du moment que le sang abreuvait le sable assoiffé du désert …


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Pedro de Sousa
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Lun 29 Jan - 15:00
Irys : 1693930
Profession : Pirate
Pérégrins -2
Son petit tour de passe-passe avait surprit tout son monde, à la fois les deux chasseurs de primes mais à en entendre les réactions de la foule qui ne s'était pas attendu à voir un objet de prime abord inoffensif, se transformer en explosif avec pour objectif de désarçonner les assaillants. Fier de son coup de maître, il harangua un instant les spectateurs, levant les bras au ciel tout en s'approchant de ces deux futurs victimes, genoux à terre, qui venaient de donner une chance à leur proie de reprendre la main dans un contexte pourtant défavorable.

- AHAHAH!!!! bande de bleu bites!!! C'EST QUI L'PATRON ICI!!?? C'EST QUI!!???

Non ni voyez pas un pâle détournement de la pub Sixt, location de voiture, à cet époque, la télévision n'existait encore pas! Bon, je vous l'accord... comme vous insistez bande de bigorneaux... c'est du pondu copié collé, voilà, vous êtes CONTENT!!! Mais avouez, ça en jète!! AHAH! Hum... bref, revenons à nos moutons! Fort de sa prouesse, le Vieux Loup n'avait évidemment pas cru bon surveiller ses arrières, ne se rendant compte de la menace qui pesait sur lui qu'au dernier moment, lorsque son regard croisa celui des deux chasseurs, arborant un étrange sourire aux lèvres.

- Merde...

Se retournant, il fixa la lame brandit qui  signait son arrêt de mort, une sueur froide lui traversant le corps de part en part. Retenant sa respiration avant qu'il ne présageait sentir la morsure de la lame lui dévorer le corps, il lâcha un large souffle lorsque l'individu s'écroula à ces pieds avant de lui réclamer grâce. Quelqu'un venait clairement de lui sauver la vie, en tout cas, lui donner l'opportunité de s'y accrocher encore pendant un temps. Se sachant encore loin d'être sorti d'affaire, il lui fallait réagir très vite. Pivotant à 180 degré, sa vision s'attarda une fraction de second sur un type, bras croisé et anormalement détendu... Hmmmm... son sixième sens lui murmurait que ce gars n'était pas innocent à tout ça! Hey quoi? OUI M'DAME, OUI TOI QUI LIS LES AVENTURE DE DE SOUSA, LE SIXIEME SENS N'EST PAS PROPRIETE EXCLUSIVE DE LA GENTE FEMININE! Et Sbaff!! Ahah!

Hum... désolé je m'égare à nouveau. Toujours est-il que le Vieux Loup se faisait "proprement" chargé par les chasseurs de prime. Expédiant au visage du blessé un coup de botte à lui déchausser la mâchoire, Pedro laissa alors réapparaître ces deux beaux bébés avant de refaire parler la poudre. Pourtant le Pirate n'était pas un surhomme, loger deux balles au niveau du front des assaillants auraient été franchement sur-réaliste, de fait, l'une toucha l'épaule du plus proche tandis que la seconde déchira la gorge de son ami, freinant ainsi pour toujours sa course folle.

Le chasseur de prime survivant, grimaça mais ne s'arrêta nullement dans son élan meurtrier, atteignant de Sousa. L'une des épine de sa masse s'enfonça dans le flanc du pirate, Pedro en était quitte pour la recoudre, mais l'épaisseur de sa veste avant amoindrit la pénétration de l'objet contondant dans sa chair. Grognant et sans vraiment réfléchir, sous l'effet de la colère et de la douleur, le pirate gratifia l'imprudent d'un coup de boule dévastateur! A défaut de voir les Sirènes, le Vieux Loup pu admirer les étoiles qui tournaient tout autour de lui.

Titubant, une paume pressant son flanc, il marcha alors maladroitement sur l'homme qui venait de s'écrouler, à deux doigts de se vautrer en plein marché...

- Woowww... wooooooooohhhh!!!!!!

Zigzaguant, déséquilibré, sa route le mena sans le vouloir face à Ludwig qu'il agrippa par le col pour éviter la chute comique qui se présageait et de l'hilarité qui en aurait découlait auprès des spectateurs.

- Woohhpppp!!! A la bonn'heure mon gars. T'as éviter qu'je tourne en ridicule face contr'terre!! Héhé... arggg... vache c'salot m'a bien touché quand même!

Grimaçant sa veste s'était oréolée d'une tache de sang qui grandissait à vue d’œil. Il s'était peut être défait de ces trois assaillants, mais il était à présent vulnérable même si sa blessure n'était pas si profonde.



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Ludwig Strauss
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Dim 4 Fév - 14:24
Irys : 1008793
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Pas mal du tout, il fallait bien admettre que le vieux loup de mer savait se défendre comme un fauve, même en infériorité numérique. Après avoir brutalement envoyé rouler le perfide assassin, les réflexes du malabar lui permirent de mettre à terre l’un des mercenaires dans une impressionnante démonstration de tir, lui perforant la gorge dans une précision remarquable. Cependant il s’était prit une sévère blessure qui ne sembla pas ralentir le brutal pirate qui contre-attaqua aussitôt d’un coup de tête magistral. On entendit les spectateurs pousser un « Ouch » sonore quand le son du nez brisé les atteignit.

Le flibustier, titubant, s’approcha alors tel un alcoolique jusqu’à la position de Ludwig, sur lequel il s’accrocha avant de tomber tête la première sur le sable devant le regard amusé des marchands et pêcheurs. Si Tarik se montra menaçant en voyant le barbu blessé s’agripper au col de son maître, se dernier l’apaisa d’un geste de la main, invitant le grand ébène à ranger le marteau qu’il comptait abattre sur le crâne sans défense du victorieux.

Tapotant l’épaule du grand pirate avec un sourire amical, Ludwig lui dit sur un ton de franche camaraderie :


« Quel bon combat, matelot ! Tu as remit ces coquins à leur place avec panache, je te tirerais bien mon chapeau si j’en avais un, mais tu te contenteras de mes claques sur ton dos, ami. »

Riant doucement, son regard de givre fixa le manteau du pirate dont le flanc était déchiré et tâché d’un rouge sombre.


« Oh, méchante blessure. Ça aurait put être pire si jamais cette masse avait atteint tes côtes. Heureusement pour toi, la blessure semble superficielle. Mais ce n’est pas une raison pour te laisser dans cet état, elle risquerait de s’infecter ! »

Prenant un instant de réflexion, pensif, il finit par déclarer :


« On va t’arranger ça, viens ! On va voir un ami qui fera disparaître cette vilaine plaie, et j’en profite pour t’inviter à manger, qu’en penses-tu ? C’est que pour entretenir une carrure pareille, tu dois dévorer des tonnes ! La cuisine d’ici est excellente, tu vas voir tu vas te régaler. »

Bras dessus, bras dessous, les voilà qui quittaient le marché, laissant derrière eux une foule qui se faisait moins dense à mesure que tout intérêt pour le duel s’estompait, tandis que quelques pêcheurs traînaient les corps hors de leurs marchandises, les laissant à la merci des éléments et des charognards.

Après une longue marche le trio atteignit un ensemble de tentes blanches couvertes d’arabesques d’encre autour desquels bon nombre de nomades s’affairaient à des tâches du quotidien : traire les chèvres, garder les lieux, récolter l’eau des puits, tailler des vêtements d’une qualité rare ou préparer le repas dont le fumet succulent arracha un grondement sourd à l’estomac du gentleman.

Ludwig avisa une tente en particulier qui sentait fort les herbes et y entra en compagnie de son camarade de fortune. Un vieil homme à la peau parcheminée les fixa de ses petits yeux, fumant dans son narguilé tout en broyant une étrange mixture dans un bol en tapant frénétiquement avec un bout de bois.

« Monsieur Strauss, que puis-je faire pour vous ? Ah, ne dîtes rien, c’est votre ami blessé là. Laissez voir … hm … rien de grave, on pourra facilement recoudre la plaie. Prends-place, mon garçon, le vieux Saïd va s’occuper de toi. »

Saïd cherchait déjà ses affaires de médecin tandis que Ludwig aidait Pedro à s’installer sur un tapis disposé près de l’entrée. Avec un sourire amusé, il lui déclara :

« Je te laisse entre les bons soins de Saïd. Je t’attends près des cuisines. On a une longue discussion à faire, toi et moi. »

Après une dernière tape sur l’épaule, il quitta la tente, laissant le pirate se faire requinquer par le talentueux guérisseur.


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Pedro de Sousa
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Dim 4 Fév - 15:29
Irys : 1693930
Profession : Pirate
Pérégrins -2
Il était certain que le pirate aurait pu écrire les derniers mots de sa fabuleuse histoire si le malabar du type auquel il était accroché l'avait achevé de son marteau. Heureusement pour lui, Ludwig avait semble t il apprécié la démonstration public du Vieux Loup pour lui porter intérêt et assistance. A la bonne heure ! Car franchement on aurait pas donné cher de sa peau si une autre menace venait à croiser sa route.

Toujours vacillant, cramponné à l'élu qui semblait enclin à l'aidé au vu de sa blessure, le Vieux Loup expédia un morlard à même le sol avant de volontier quitter les lieux bras dessus, bras dessous avec l'inconnu, non sans le gratifier de quelques remerciements d'usage.

- ça f'ra qu'une cicatrice d'plus! J'te r'merci l'ami, j'aurais pu m'traîner comme un vers de terre mais ton soutien est bienv'nu!


De Sousa avait hâte de filer. S'il avait mit au tapis trois assassins d'autres n'allaient sans doute pas tardé à poindre le bout de leur nez. Se laissant alors guidé par le moustachu, l'activité au marché reprenait son cours normal vomme si ce genre de scène semblait banal en ces lieux. L'idée d'engloutir un bon repas pour le remettre sur pied n'était pas non plus déplaisant, Pedro souriant à la remarque.

Faisant confiance à sa "béquille" humaine, de Sousa disparut finalement derrière l'épais rideau d'une tente son regard se portant sur un homme au teint bien différent du sien. Les écoutant, il fronça légèrement les sourcils, certaines rumeurs disaient que ces individus étaient des charlatan voir des marabouts dont le travail était soudent bâclé. Mais après tout, cela n'etait qu'une rumeur ? Il n'avait de toute façon pas le choix, lui qui se trouvait avec son équipage ai bout du monde.

Se pliant à la demande de ce Saïd, il ne pu pourtant trahir son sentiment suspicieux à son égard, lâchant avant que Ludwig ne prenne congé.

- T'as intérêt d'pas plus m'abîmer l'vieux Saïd, sinon on t'appelera... Feu l'Vieux Saïd hein!

Le pirate était bougon, mais rien de bien méchant après tout. Très rapidement, alors que le guérisseur s'afférait sur sa blessure, le pirate s'étendu devêtu pour s'afficher torse nu, il fallait bien avouer que Ludwig ne lui avait pas menti l'homme était talentueux. Au bout d'une vingtaine de minutes sous les doigts expert de Said, Pedro avisa le travail de l'artiste d'un air approbateur. Il ne devrait garder que quelques traces de cette aventure !

- Beau boulot chef ! R'tourne à ta chicha, on m'attend à côté.


Après quelques brefs remerciements d'usage le Capitaine de Sousa passa d'une tente à l'autre. Peut habitué aux moeurs locales, il se hasarda quelques minutes avant d'enfin trouver l'homme qui l'avait aidé plus tôt au marché.

- J'suis affamé mon gars ! Mais dit moi c'est qu'tu connais bien l'endroit ?! C'quoi qu'on va bouffer au jus ! Dézinguer trois type ça creuse !

Il se toucha le flanc, grimaçant légèrement, il garderait encore quelques jours les séquelles de ce traquenard.

- J'peux connaître l'nom du gars qui m'à évité d'mordre la poussière... enfin l'sable? T'm'as tiré d'une bien belle galère, j'te dois une fière chandelle.

S'installant face à lui a même le sol sur des coussins prévues à l'usage des repas, là où ailleurs on posait le cul sur une chaise et on s'accoudait à une table.



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Ludwig Strauss
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Mer 7 Fév - 23:09
Irys : 1008793
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Avisant l'arrivée du grand barbu qui semblait être requinqué et en pleine santé, le daënar lui fit signe de la main, l'invitant à approcher près d'une petite table de bois ternie disposée sur un tapis coloré.

« Ah, te revoilà mon ami ! Viens, viens, installes-toi, tu arrives pile au moment du repas. »

Et tandis que le blessé s’installait sur les coussins, on apportait de larges bols de bois sur une petite table basse près d’eux. L’hospitalité légendaire des nomades du désert prouva sa réputation en ce moment même. Devant leurs yeux se tenaient des plats alléchants à base de gazelle rôtie, d’amandes grillées, de pâtes à la consistance rappelant étrangement le pain et d’autres délices dont ils avaient le secret.

C’est donc avec un grand appétit que Ludwig commença son repas, autant pour apaiser sa faim que pour prouver au flibustier que la nourriture servie ne risquait pas d’être empoisonnée à son attention. Mastiquant une seconde bouchée, le gentleman répondit à la question de son nouveau camarade d’un ton ordinaire :

« Je pense que tu as eu vent des industries Strauss, non ? Tu as devant toi le père des usines. Enchanté. »

Croquant entre ses dents une amande grillée, il savoura la friandise tout en laissant au pirate le soin d’assimiler et digérer la révélation. On n’allait pas se mentir, personne ne s’attendrait à rencontrer le propriétaire d’une des plus grandes compagnies d’armement daënare dans un coin perdu comme ici, au milieu d’autochtones souriants occupés à traire des chèvres et nourrir les chameaux.

« Bizarre, n’est-ce pas ? C’est une sacrée longue histoire, comme je suis arrivé ici. On peut dire que le destin m’a balancé jusqu’à ces terres éloignées. C’est un peu le charme de l’aventure, n’est-ce pas ? Tu dois être constamment habitué à flirter avec le destin, à voguer à travers les mers en quête d’aventures, de dangers et de passions. »

S’adossant légèrement contre les coussins, il croisa les doigts sur son torse, pensif. Ses prunelles bleutées contemplaient la toile qui formait le maigre toit au-dessus de leurs têtes, les gardant à l’abris de la morsure du soleil de plomb, si terrible en cette région sévère et aride où l’eau était une ressource bien plus précieuse qu’une montagne d’or et de bijoux et où des clans pouvaient se déclarer une guerre des plus sanglantes pour une simple histoire de puits. La vie était à la fois dure et simple, ici. Il y’avait un contraste saisissant, un charme tout particulier à Zochlom. Dure et douce, fragile et terrible, généreuse et avare, la nature des lieux laissait rêver l’homme d’affaires qui en oublia son repas, plongé dans des réflexions philosophiques qui, pourtant, ne lui ressemblaient pas tant que ça.

« Parles-moi d’une de tes aventures, mon ami. Je serais curieux de t’entendre raconter un récit passionnant. Et profites-en pour te présenter, vil gredin ! »

Rien ne pressait, après tout. Ils étaient tranquillement installés, à dévorer de délicieux mets à l’abri du soleil, dans une ambiance paisible, loin de toute agitation. Pour le moment, Ludwig était curieux. Il voulait connaître ce personne si particulier, avec son franc-parler, son humour douteux, sa force brute, son caractère unique. C’était toujours ainsi qu’il faisait affaire : connaitre le client ou le potentiel partenaire pour mieux faire affaire avec lui, comprendre sa personnalité et sa psyché pour deviner ses points d’intérêts et ses objectifs pour mieux l’amadouer et lui faire vendre du rêve.

Et pour un pirate, il avait déjà une belle idée de ce qu’il aimerait avoir comme cadeaux. Des sabres, des pistolets de qualité, des fusils peut-être. Si son camarade se montrait fort sympathique et ambitieux, il y’avait même des chances que Ludwig lui prépare de plus grosses récompenses. Et qui disait plus gros pensait certainement à de merveilleux canons de bord dont les obus malmèneraient les coques les plus solides des navires marchands. Des jouets qui ne laisseraient pas indifférent le capitaine, il en était sûr.

Mais ce sera pour bien plus tard, si leur conversation se rythmait paisiblement. Un coup de poignard pouvait si vite changer le cours d’une scène, ces derniers temps.


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Pedro de Sousa
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Lun 12 Fév - 12:54
Irys : 1693930
Profession : Pirate
Pérégrins -2
Béni soit cet homme! Il l'avait sauvé d'une mort certain et cerise sur le gâteau il lui offrait le gite et cela valait son pesant d'irys ici où la chaleur était l'un des pire ennemi des voyageurs peu habitué à ces conditions extrêmes et aride. Cette tente, ce fort spartiate, ces mets, voilà un scénario que Pedro de Sousa n'avait même pas imaginé possible en foulant ces terres. Prenant alors place sur les coussins, bavant littéralement sur les plats qui devaient d'être mit à disposition du duo, ces papilles s'affolaient tout comme son nasaux titillés à outrance par les odeurs de gazelle rôti.

Prenant soin de laisser Ludwig goûter le repas, car de nature méfiante, il s'en donna alors rapidement à cœur joie d'engloutir cette pitance aux sonorités exotiques, laissant le jus de viande légèrement dégouliné sur sa barbe jusqu'à subitement se figer quand à l'énoncé de l'identité de son comparse de tablée. mastiquant alors lentement ce qui lui restait en bouche, il dévisagea de longs instant Ludwig Strauss, ce nom lui disait quelque chose à n'en pas douter! Il avait quelques mois plus tôt prit dans ces filet la fille de ce dernier, Katarina...

Si c'était bizarre! Le destin faisait bien ou mal les choses à n'en point douter! Et il redouta un court instant que la fille de ce dernier lui ai narré ces malheureuses péripéties en Mer. L'écoutant d'une oreille, il semblait alors manger avec moins d'empressement, l'un de ces main se portant par réflexe non loin d'un de ces pistolet, juste au cas où. Il allait devoir lui aussi révéler son identité au puissant entrepreneur. Se raclant finalement la gorge pour s'éclaircir la voix, il resta un court instant pensif, cherchant ces mots... fallait-il se montrer honnête? Ou se lancer dans quelques mensonges qui pourraient lui porter préjudice? Il fallait bien peser le pour et le contre, la chance de rencontrer un tel personnage aussi influence ne se reproduirait êut être jamais plus.

- Ok l'ami, hum bon... j'vais t'raconter l'histoire d'un type qui s'fait mordre sa propr'queue! 'tention pas d'esprit mal placé hein et pas préjugés! Voilà T'vois mon boulot c'est d'dépecer des gars d'ton genre, enfin, des gars qu'on des couilles en million d'irys quoi hein qu'on s'comprenne.

Il prit un courte pause, avisant Ludwig qu'il ait bien tout comprit avant d'entrer dans le vif du sujet.

- C'est l'histoire d'un Vieux Loup r'gagnant les cotes du Tyrum et d'une brebis pleine aux as qui s'la joue "bling-bling". C'est ti pas courant d'croiser un Krizer en plein Mer, un Krizer qui brille à milles noeuds et en prime assez fou pour voguer total'ment à poil si j'peux m'permettre. Un abordage digne d'un doigt qu'on s'fourre dans l'nez, un abordage juste trop... "improbable". Et c'est ti pas qu'le capitaine du rafio n'était autre qu'une ado, même pas sortie d'la puberté avec les tété qui pointaient à peine d'la fin d'sa croissance! Et là c'est ti pas qu'elle m'a déroulé l'tapis rouge et qu'elle y est allée d'm'offrir à moi et mon équipage des rafraîchissements et un banquet digne d'une réception d'aristo!?

Il resta plus que jamais sur ces gardes, Ludwig allait-il recoller les morceaux d'un puzzle que sa propre fille lui aurait narré?

- Figure-toi qu'cétait la fille d'un père d'usine! Rien qu'ça! A faire une sortie comme on en fr'ait dans un port d'plaisance! Ahah! Rassure toi, la fille et l'Krizer sont resté sain et sauf, mais pour le reste... faut avoué qu'elle est rentrée au bercail plus rapidement qu'elle l'avait quitté! Bah ouai, plusieurs tonnes en moins ça rend plus rapide n'importe quelle coque voguant sur l'eau, même si j'suis mauvais en mathématique! Enfin bref pour une fois, l'pirate que j'suis c'est montré plutôt... courtois... laissant à la donzelle ma carte d'visite... Bah ouai, gaffe à pas faire fausse route avec c'que tu aval l'ami, mais... j'suis d'Sousa, Pedro d'Sousa et cette petite inconsciente... s'ta fille, avec tout l'respect qu'j'lui doit.

L'instant allait être fatidique, Ludwig faisait face à l'homme qui avait prit durant quelques heures la chair de sa chair en otage et lui avait piller sa marchandise, comment allait-il réagir? Les secondes allaient être longues, très longues et tout était envisageable. Mais le vieux Loup s'était juré finalement de se montrer transparent, certes, il aurait pu lui narrer bien d'autres passionnants récits, mais autant partir sur une base scène et un histoire qui en ce lieu portait et porterait bien des enseignements.



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Ludwig Strauss
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Jeu 1 Mar - 20:28
Irys : 1008793
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Le souci avec les pirates, outre leurs manières peu élégantes, leur orgueil démesuré, leur hygiène discutable et leurs désirs divergents, c’était sans doute leur lexique que l’on pourrait qualifier de provincial si on était de nature à tolérer la vulgarité d’un vocabulaire qui n’avait pas du tout évolué parmi les rangs des flibustiers, venant même à régresser chaque jour un peu plus à mesure qu’il s’enrichissait de mots divergents et aux sens cachés douteux, un peu comme une plaie qui s’infectait et n’en devenait que plus corrompue, pustuleuse et hideuse.

Secrètement, Ludwig regretta que Pedro ne se distingue pas des siens par un langage plus élégant et des paroles éloquentes. Il avait fait l’effort de discuter avec le loup de mer dans un ton commun, simple, normal. Baragouiner entre deux rires sardoniques était au dessus de ses forces. Non, Ludwig n’était pas un de ces bourgeois pompeux qui s’offusquaient au moindre mot de travers, ne généralisant pas les riches. Cependant il restait un gentleman avant tout, un homme de culture, l’élite de la civilisation, un représentant du tact et des bonnes manières et cela quand-bien même ses mains étaient plongées dans le sang. C’est donc avec une expression amère qu’il écouta le récit de Pedro.

Et quel récit. À mesure que la brute lui racontait son histoire, les pièces du puzzle se rassemblaient et avec elles des idées mystérieuses au fond de l’esprit du mafieux. Il ne se crispa pas, ne prit aucune pose rigide, ne fronça point des sourcils et ne prononça pas un mot. Seul ses prunelles de givre exprimaient ce soudain et profond intérêt à la suite des mots qui sortaient de la bouche du grand gaillard. Un regard plus tranchant qu’aucune lame, à croire qu’un couteau invisible menaçait de trancher la gorge du malotru si jamais la suite de son récit venait à atteindre l’honneur du Baron.

Mais contre toute attente, Pedro avait finit par déclarer qu’il n’avait nullement touché à Katharina, la laissant regagner tranquillement sa demeure. Le ton utilisé par Pedro ainsi que son expression indiquaient clairement qu’il ne mentait pas, Ludwig le crut donc jusqu’au bout, se contentant d’hocher lentement la tête à la fin de l’histoire.

« Je vais avoir une longue discussion avec ma fille. Son imprudence m’exaspère. »

Après avoir croisé les bras pendant un moment, il reporta son attention vers le pirate à ses côtés.

« Hm. Tu me vois enchanté de savoir que tu n’as pas poussé la victoire trop loin. Tant mieux. Au pire je vois ça comme une leçon pour ma fille qui devra se montrer plus prudente la prochaine fois. Qui aurait crut que je sauverais la vie de celui qui a cambriolé le navire de mon précieux ange ? Le monde est décidément bien étrange. »

Se caressant un instant la barbe d’ébène, il reprit sur le même ton, tranquillement :

« Pedro, je pense que l’on peut rester sur une planche solide et de bonnes bases. Et quel meilleur moyen que de parler affaires, hm ? »

Se frottant les mains, il se pencha légèrement devant le géant des mers, lui susurrant sur le ton de la confidence :

« Les transports en partance pour Daënastre manquent depuis les récents événements de l’exposition nationale et je ne souhaite pas m’attarder d’avantage en terre étrangère. Je souhaite donc que tu me conduises au Tyorum. Bien entendu, je connais les risques. Mais tu me dois bien ça, non ? Entre amis, il faut bien s’entraider ? »

Avec malice, il ajouta :

« Et qui sait ? Peut-être que tu auras en retour quelques caisses qui renforceront ton armada. Sabres, fusils, canons … je ne parle pas de la camelote qu’on trouve dans les bas-quartiers d’Aildor, mais du Strauss. Je suppose que tu as déjà vu quelques démonstrations des armes de mes industries, mais dans le cas contraire je te laisserais juger par toi-même. »

Qu’il ne s’y méprend pas, il n’allait pas lui livrer un arsenal de guerre, oh non il était généreux mais pas fou, Ludwig restait avant tout un homme d’affaires, dans le bon comme dans le pire. Si le pirate désirait s’armer d’avantage, il allait devoir négocier avec l’impitoyable requin du business qu’était son hôte. Et il mordait très fort, cela va de soit.


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Pedro de Sousa
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Sam 3 Mar - 22:01
Irys : 1693930
Profession : Pirate
Pérégrins -2
Aux aguet, son regard et ses mouvements pendus au réactions du puissant chef d'entreprise, Pedro jouait crânement sa carte, faisant montre d'un masque serein et détendu alors qu'il en était bien autrement.

- Ahahah!

Riant bon enfant lorsque Ludwig accorda au pirate l'aveux de gronder sa fille pour son imprudence, les iris du Vieux Loup scrutait pourtant discrètement le moindre geste peu naturel que pouvait exécuter son vis à vis. Mais biensure rapidement ce dernier semblait chercher à détendre une atmosphère qui aurait pu se faire de plus en plus pesante. Tour d'abord, il félicita le pirate pour son indulgence face à sa progéniture pour ensuite trouver paradoxale que la situation venait de se retourner, hier sauveur aujourd'hui sauvé.

S'offrant alors à plus de sérénité, il ne manqua pas de s'empiffrer des mets proposer tel Monsieur Glouton ! Ça faisait quand même un moment qu'il n'avait pas goûter à autant de diversité culinaire. Bien satisfait que le patriarche Strauss ne lui tienne rigueur de ces méfaits, il se montra alors bien perplexe face aux récits qui suivirent. Ludwig parlait affaire, difficulté des transit maritime et voyage pour le Tyorum.

- C'est qu't'es bien pressé dit moi! Le puissant Strauss est pas v'nu avec un d'ces vaisseau ? Bon j'comprend qu'ça te trou l'cul de d'voir rester sur c't'amat de caillou et d'sable ! Pis, ton temps c'est d'l'argent hein?

Il offrit alors sa plus belle vocalise dans un vibrant rototo avant de faire glisser la nourriture coincé au fond de sa gorge en y faisant glisser la boisson mit à disposition. S'essuyant de son avant bras, il imita l'entrepreneur en se caressant la barbe, trouvant un bout de viande qui s'y était perdu avant de l'engloutir.

- Bon j'pense qu'on peu faire affaire, mais garde tes caisses mon ami! J'suis d'vant la poule aux oeufs d'or, alors t'sais, j'me doute bien qu't'as pas balancer directement ta carte maîtresse hein!

Il lui adressa un regard espiègle et complice avant de reprendre, s'offrant une pause les bras croisés contre son torse.

- D'ja tu m'f'ra une démonstration d'ton matos et on avisera ensuite. Mais t'vois, j'sais qu't'es un gros bonnet, tu Nom on l'entendu jusqu'a la dernière cahutte d'hinouite dans l'Nord jusqu'au nomade d'ces déserts. T'as d'l'influence, alors pourquoi qu'tu m'donnerais pas quelques bon noms ? Juste pour m'assurer quelques... gracieux et graisseux pied à terre ?

Pedro poussait le bouchon mais c'etait un pirate donc de nature un négociateur, cherchant à tirer toujours le meilleur avantage d'une personne. Evidemment il se raviserait sur de la technologie Daenastre, mais Ludwig devait être influent alors, pourquoi ne pas oser? Lui qui se prétendant être son ami!

Offrant la vue de ces canines à Ludwig, il rajouta.

- J'oubliais... j'suis dans l'même cas qu'toi... j'ai pô d'vaisseau à quai...

Il cru bon cette boutade de mauvais goût, s'esclaffant alors très vite.

- Nan j'déconne, mes gars s'tournent les pouces dans une crique à l'écart d'la cité. J'te conduirais au Tyorum sans t'd mander c'que tu va y faire! Ahahah.

La réplique de la négation typique ni n'en était pas une. De Sousa ne manquait pas d'air, jouant crânement sa chance même si deux mondes séparaient ces deux cocasses interlocuteurs.



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Ludwig Strauss
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Mer 6 Juin - 20:45
Irys : 1008793
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Ludwig roula des yeux et se releva, laissant le grand pirate digérer tranquillement l’imposante quantité de nourriture engloutie en un temps record. Se massant lentement la nuque, il garda le silence, pensif. Puis il poussa un long soupir, ses prunelles d’acier fixant l’étendue de dunes qui s’étendaient à perte de vue, inspirant profondément le parfum salée de la mer voisine, laissant la sensation des grains de sable picoter sur sa peau meurtrie par ces longs et périlleux voyages forcés par la main de fer du destin.

« Pedro, Pedro, Pedro … »

Se retournant lentement, l’expression du daënar avait perdu de son trait amical et jovial, se figeant dans un masque de sérieux professionnel, le visage même du Baron, l’expression d’un maître de la mafia, un seigneur du crime organisé.

« Tu es ambitieux, ce que je respecte. Mais un peu trop gourmand pour ton propre bien. »

D’un geste de la main, il invita son compagnon de table à fixer les alentours. Tout autour, à l’abri sous des tentes, se tenaient des hommes qui se distinguaient légèrement du reste de la caravane. Malgré leur accoutrement typique des lieux, un œil acéré pouvait deviner qu’il s’agissait de daënars. Pas des plus amicaux, d’ailleurs, à en juger par leurs expressions patibulaires et leurs ceintures portant diverses armes menaçantes.

« J’ai décidé de ramener quelques hommes avec moi, des émissaires envoyés ici pour recruter des bras solides parmi ces braves gens. Personne ne savait qu’ils étaient mes hommes à leur arrivée ici, tout a été fait discrètement et minutieusement. »

Se frottant lentement les mains, il ajouta par la suite :

« Hors, tu me demandes en toute indélicatesse de te fournir plus que ma généreuse offre, qui venait juste après le fait que je t’ai sauvé la vie et que j’ai fermé les yeux sur le fait que tu as pillé un de mes navires. Tu joues avec le feu, De Sousa. »

S’approchant lentement du capitaine, il s’accroupit devant lui, mains jointes, le regard plongé dans le sien, intensément, le fixant comme s’il tentait de sonder l’âme du flibustier et en déceler chaque infime péché commit afin de l’utiliser contre lui comme on extirpe du venin d’un crotale bien trop curieux. Ludwig entrait dans une douce colère et pour une bonne raison. Malgré sa patience, le pirate empiétait sur son terrain, croyant pouvoir viser un butin bien plus grand. Scandaleux. Le mafieux s’était aussitôt sentit attaqué, défié dans son autorité. Il imposait les règles et un bandit des mers venait lui dicter ses conditions ? Inadmissible.

« Tu es un gros poisson, Pedro, ça ne fait aucun doute. Tu bouffes les autres pour grandir et gagner du terrain dans la chaîne alimentaire. Mais à avoir les yeux plus gros que le ventre, tu risques de te frotter au banc des requins et, crois moi, je n’aurais aucun remord à te dévorer entier. »

Il sourit avant de tapoter l’épaule de son interlocuteur en laissant échapper un petit rire amusé, un rire de condescendance.  

« On aurait put régler ce marché par la force et la violence, mais je voulais te donner une chance. Je voulais voir quel genre d’homme tu es et surtout si je pouvais voir en toi quelqu’un en qui je pourrais tirer profit pour de futurs accords. Mais je constate que tu veux lécher toute la cuillère de miel plutôt que la savourer à petites lampées. Tu dois apprendre à gravir les échelons petit à petit si tu veux bénéficier de mes offres, voilà comment ça marche dans le business. Crois-moi, si c’était un des cartels de la drogue à Marnaka, ils ne réfléchiraient pas à deux fois avant de te vendre comme cobaye pour certains laboratoires très peu éthiques. »

Tous ces dangers, ces tentatives de meurtres, son plan qui s’était retourné contre lui, le choc psychologique engendré … autant de facteurs qui avaient creusé une plaie dans l’esprit de l’entrepreneur. Une plaie que Pedro, involontairement peut-être, venait d’irriter en grattant dessus avec arrogance. Il voulait renégocier une généreuse offre du Baron tout en utilisant ce ton familier et ces manières si peu civilisées et vulgaires que la patience de l’industriel était à deux doigts de céder la place à une froide réprimande.

« Bon, écoutes. Mon offre d’armes, ta vie sauve et la cargaison de mon navire ? Considères-cela comme un cadeau, un petit amuse-gueule pour toi. Maintenant passons aux réelle négociations. Tu souhaites avec un pied ferme et sûr ? Je peux te fournir des ponts vers n’importe quel précipice, capitaine, mais ce ne sera surement pas sans faveurs. Que me proposes-tu en échange ? J’espère que tu as de quoi m’appâter car, après tout, pour faire un pacte avec le diable il faut lui faire une offrande. »

Reprenant sa place sur les coussins, cette fois en face du maître de la piraterie, il saisit un raisin disposé sur une assiette de terre cuite et la porta à ses lèvres, mordant à pleines dents le juteux fruit sans détacher son regard de celui du flibustier.

Ainsi, les choses sérieuses pouvaient commencer.


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Pedro de Sousa
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Jeu 7 Juin - 14:15
Irys : 1693930
Profession : Pirate
Pérégrins -2
Comme pouvait s'y attendre le Vieux Loup de Mer, son vis à vis ne semblait pas apprécier la teneur des négociations qu'il semblait vouloir lui imposer, trouvant le pirate bien trop gourmand à son gout. Pour, Pedro avait bien conscience de qui il avait à faire, Ludwig avait une réputation que personne sur Irydae n'ignorait et il jouait certainement sur des braises, seulement, il était un pirate et jouer avec le feu faisait parti de sa mentalité. Tandis que le business man s'approchait dangereusement de sa personne, lui offrant une prestation de haute voltige entre détermination et menace, Pedro de Sousa ne broncha pas d'un cil. Il était certes en terre défavorable et jouait sa propre vie à un fils, qu'importe, il assumait sa démarche. Se laissant tapoter l'épaule, il prenait acte du discours incisif de son bienfaiteur qui l'avait sauvé d'une mort certaine, le suivant du regard sans jamais ciller.

Lui enseignant les étapes à gravir pour s'offrir le luxe de s'accaparer une part du gâteau, Ludwig Strauss ne semblait pas punir l'insolence du Vieux Loup, bien au contraire, il lui proposa une sorte d'échange de bon procédé pour satisfaire les deux partis en présence. Roulant entre ses doigts de longues mèches de barbe, le pirate resta un instant pensif, que pouvait-il lui offrir en échange contre des faveurs de pied à terre juteuse. Retrouvant de sa décontraction naturelle, il s'étira tel un félin un peu rouillé avant de se pencher et reprendre une mine sérieuse.

- On a rien sans rien, j'suis ambitieux tout comme toi. J'veux l'beurre, l'argent du beurre, la crémière et son trou d'balle! Permet moi l'expression, Ah ah! Loin d'moi l'envi t'faire de l'ombre, mais bien d'm'associé pour s'compléter en quelqu'sorte. Si t'as l'cul confortablement installé sur des coussins à diriger tes affaires, j'doute pas qu'tu donne d'ta personne. Alors qu'est c'qu'un Vieux Loup comme moi pourrait t'offrir en échange? Peut-être rien dans un proche avenir, peut être bien des choses après qu'la Flamme Noire n'élise son prochain Roi et p'tète même encore plus lorsqu'j'voguerais dans les airs au commande d'une caraque.

Il marqua un temps d'arrêt pour laisser à son interlocuteur le temps de digérer ce prélude, avant de reprendre.

- Oh biensure, tu m'diras certainement qu'y a rien d'concret et qu'toi, t'attend du concret et j'te comprendrais sans mal, Ah ah! Mais t'en est pas arrivé là où t'en es en "grillant les étapes", comment qu'on dit encore? Patience est longueur d'temps font plus que force ni que rage? Hmmm nan c'est p'tète pas l'expression la plus adéquat, t'sais moi et la belle verbe hein! Héhé! Toujours est-il qu't'es pas sans savoir que j'fais ma place et m'faits fait d'armes sont pu à prouver. Alors dans l'immédiat, c'que j'peux t'offrir c'est d'me sous traiter certains d'tes contrats, d'laisser pénard tes intérêts qui transiteraient sur les océans. Oh biensure, j'pourrais toujours mettre d'coté certains objets d'mes butins qui pourraient t'intéressé et t'les offrir d'bonne grâce? Ouai c'est pot d'chagrin tout ça hein, mais faut commencer en douceur, comme j't'ai dis, j'vais pas résoudre à rester un capitaine tout m'a vie! Attend toi d'ailleurs à entendre parlé d'moi dans l'année...

Cela suffirait-il comme entame de négociation? La réaction de Ludwig ne se ferait sans doute pas attendre. Accorderait-il crédit au Capitaine de Sousa. Misera-t-il sur ce cheval plein de promesses mais qui avait encore beaucoup à réaliser? Ou Ludiwg était-il l'un de ses riches et influents qui préférait rester dans sa zone de confort et ne pas tenter des coup de poker? Pedro relâcha alors un peu la pression, imitant son comparse en venant croquer quelques grains de raisins, avisant l'environnement qui pouvait d'une seconde à l'autre passer d'accueillant à inhospitalier. Pedro jouait quitte ou double, soit il plaisait à ce chef d'entreprise et parrain de ma mafia soit il continuait à l'agacer auquel cas, il s'en tiendra sagement à l'option initiale, de toute façon, sa survie dépendait d'un seul et unique atout, il possédait un moyen de locomotion pour faire quitter l'île à Monsieur Strauss et ça, ça s'était le plus important pour l'heure.



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Ludwig Strauss
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Lun 9 Juil - 1:03
Irys : 1008793
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2

« Hm, il est vrai que je préfère largement avoir des accords solides sur papier plutôt que des promesses ponctuées d’accolades. »

Joignant ses doigts dans son éternel attitude pensive, Ludwig se perdit l’espace d’un instant dans ses pensées, considérant les propositions prometteuses du pirate et faisant part des avantages et inconvénients, des risques et opportunités. Pouvait-il se fier aux paroles d’un flibustier comme de Sousa, un pur représentant de ce qui ce faisait de plus dangereux et malhonnête dans le monde de la piraterie ? Ou pouvait-il compter sur l’appât du gain qui les liait tous les deux, maîtres du crime ?

« J’ai eu vent de votre espèce d’alliance pirate, la Flamme Noire. Très ambitieux projet, même si je reste assez sceptique quant à l’élection d’un … roi à la tête de toute une flotte de mécréants opportunistes et indignes de confiance. Je ne donne pas cher de la peau du potentiel élu au sein de pareil hordes d’hyènes, mais je te souhaite néanmoins la bonne chance, Pedro. Qui sait, peut-être seras-tu capable de quelques exploits fantastiques avant de t’attirer le courroux de l’invincible armada daënare ? »

Car il ne fallait pas douter un instant qu’une force pirate imposante allait aussitôt s’éveiller les regards inquisiteurs des amiraux du continent technologiste, sans compter les canons de leurs puissants navires, indétrônables seigneurs des océans. Si les vaisseaux pirates n’osaient pas s’attaquer aux villes portuaires de l’Est, c’était justement de peur de se frotter à la marine implacable qui aurait tôt fait de réduire les ambitieux bateaux en épaves. Pedro avait donc fort à faire s’il désirait se mesurer aux technologistes avec une armada digne de ce nom.

Mais il était ambitieux, chose que Ludwig respectait … quand cette même ambition ne mettait pas en péril ses propres projets.

« Ne me considères pas comme quelqu’un de pessimiste, mais mon expérience avec les gens de Marnaka m’ont appris qu’il était difficile de les unir sous une seule bannière. Mais peut-être que ce sera différent avec toi. Peut-être … »

Le mafieux fixa longuement les vastes dunes de sable à perte de vue, leur splendeur, leur couleur dorée, leurs gracieuses courbes sculptées par le vent. Un paysage paisible, puissant et apaisant. Peu de personnes se seraient doutées que deux des plus redoutés esprits criminels de ce monde négociaient ici, loin de la civilisation des deux majeurs nations, parmi les simples nomades au mode de vie éloigné des intrigues et des complots qui régissaient cette période troublée de menaces et d’incertitude.

« Très bien mon grand, tu es audacieux et sûr de toi, alors je t’accorde une chance de prouver que tu vaux aussi bien que ce que tu t’es vanté d’être. J’aurais probablement besoin de marins intrépides avec des navires rapides et discrets pour de futures plans mais, d’ici là, contentons-nous de conclure cette alliance par une poignée de mains, hm ? C’est que j’ai souvenir qu’une tribu avait pour coutume de conclure des accords en crachant à l’unisson dans un bol de lait de chèvre avant de se le partager. Il est préférable d’éviter cette touchante marque d’amitié, tu ne penses pas ? »

Avec un sourire taquin, le baron du crime démontrait ainsi que l’ambiance entre eux s’était détendue. Plus aucune menace dissimulée, juste une plaisanterie amicale entre deux hommes qui venaient de s’entendre autour d’un bon repas.

Se redressant, le gentleman tandis alors sa main pour sceller leur accord par cette symbolique poignée de mains.

« Par contre j’espère que ton navire a de l’allure. Quitte à voyager en compagnie de tes racailles, autant être installé dans le luxe et la gloire ! Tu me raconteras tes meilleurs exploits et pour ma part je partagerais quelques connaissances sur ce vaste monde qui n’attend que nous pour l’exploiter. »


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Pedro de Sousa
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Lun 13 Aoû - 13:31
Irys : 1693930
Profession : Pirate
Pérégrins -2


Y'avait pas à dire, Pedro jouait dans la Cours des Grands face au célèbre Mafieux tant redouté. Un pet de travers et il savait sa vie susceptible de basculé dans un véritable cauchemar. Toutefois, le Capitaine de Sousa n'était pas opportuniste et ambitieux par la force des chose. Il provoquait son destin et sa chance et pour cela, il devait sans cesse prendre des risques, jouer à l'équilibriste et jusque là ça avait bien fonctionné puisqu'il pouvait se targuer d'une réputation grandissante. Mais face à lui, Ludwig Strauss, propriétaire d'un empire industriel, sortait du lot et négocier avec cet homme était tout autant risqué qu'une aubaine. Homme de caractère, Pedro n'avait pas laisser sa langue dans sa poche et courber l'échine, cherchant le moyen d'éveiller l'intérêt de son homologue et en tirer profit.

Au bout de plusieurs tirades, et son éternel humour graveleux, Pedro était en attente du "jugement dernier" si l'on pouvait dire. Son audace allait-elle payé malgré les maigres argument en sa possession ? Le Vieux Loup fixait attentivement Ludwig qui se voulait pensif et songeur. L'homme semblait alors évoquer son intérêt quand à la séquence au sujet de la Flamme Noire, se refusant tout pessimisme. Le projet était risqué et les conséquences bien fragile. Réunir les pirates sous une même bannière était déjà une oeuvre complexe à réaliser, mais ne pas se retrouver la cible de l'armada daënare était encore une épreuve plus difficile encore. Bref, Ludwig devait donc négocier avec un allié qui possédait plus d'incertitude que de certitude. Pourtant, c'est peut être ce facteur là qui fit pencher la décision de manière favorable, en tout cas, c'était l'impression que pouvait ressentir Pedro en cet instant où les deux hommes étaient sur le point de sceller les prémisses d'un pacte ambitieux et complémentaire.

La sentence fut finalement prononcée au grand soulagement du capitaine pirate. Son audace avait payé et même avait suscité une certaine sympathie chez le prestigieux mafieux qui s'offrit même le luxe d'une boutade, comme pour chercher à se mettre au niveau de son interlocuteur, sourire taquin aux lèvres. Recevant une énième réplique, il se redressa à tout tour pour conclure l'accord d'une poignet de main franche. Il était temps de faire la synthèse de ces négociations et offrir satisfaction à ce futur passage privilégié du Red Pearl.

- L'chemin s'ra long et s'mé d’embûches et l'premier s'ra sans doute ma concurrente directe, m'selle Seavey. J'comprend parfaitement ta prudence, un Roi à la tête d'une horde de forbans sanguinaires, c'bien risqué, mais... n'oublie jamais l'code d'honneur d'la piraterie. Malgré les apparences, ont peu s'montrer plus discipliner qu'les légendes l'laisse croire. Héhé ! Quand à ta patrie, j'ai bien l'intention d'm'attirer son courroux tôt ou tard, mais rassure toi, j'suis pas fou pour autant.

Un bref clin d'oeil et il lui offrit une franche accolade avant de se décider à remballer les clics et ses clacs, donnant matière à Ludwig quand à ses attentes pour les jours futurs.

- Mon Shooner à d'l'allure pour sûre ! C'pas un bijou mais tu t'y sentira bien mon ami. Il est rapide, c'est c'qui m'importe l'plus ! C'est rustique, t'attend pas à des chiotte en or massif ! Ahah, rassure toi, ma cabine est tout confort, j'te la céderais volontiers l'temps du voyage.

Il était à présent temps de lever le camp. Si la faune locale était bien accueillante grâce à son interlocuteur, le climat aride commençait à peser. Après ses péripéties, l'appel de l'Océan gagnait le pirate miraculé et son engagement à porter assistance au mafieux pour rejoindre le continent.



C'est qui l ' Patron, c'est qui !?? AHAH !!

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