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Chroniques d'Irydaë
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 Zolios

Bolgokh
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Lun 24 Oct - 17:28
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Zolios

Belle et magnifiée, Zolios inscrit sa splendeur dans le cadre de My’trä depuis plusieurs générations. C’est qu’il fallait bien tout ce faste pour masquer le destin tragique et tordu de leur Architecte, Süns, dont les principes de vie et la morale régissent chaque heure et chaque minute de ses fidèles. Apprenez toutefois à voir sous les paillettes et le clinquant, vous pourriez bien découvrir quelques sombres secrets et une propension au drame que n’ont pas les autres régions….


Topographie

Avant-dernière en terme de superficie devant Suhury, Zolios n’en reste par moins forte de ses particularités toutes personnelles. Car malgré les nombreux maux dont elle est parfois affligée, son sol détient des trésors de richesse encore inégalés à travers le reste du monde. Il est difficile de s’aventurer dans ses contreforts sans reconnaître au premier coup d’œil l’originalité de sa topographie. Délicatement vallonnée à l’ouest et frappée de nombreux canyons creusés par les intempéries et la sécheresse à l’est, ces menues différences se regroupent toutes sous une même bannière : les couleurs diaprées et criantes de leurs sédiments. En effet, un œil exercé ne manquera pas de se pencher sur les flancs laissés nus d’une colline par un effondrement récent. Striée de couches minérales et terreuses extrêmement précises, exactement comme les enveloppes successives d’un oignon, la terre se pare de ses plus belles nuances. Ces pigments sont bien entendu beaucoup plus visibles sur la tranche des falaises qu’à l’ouest de Zolios où la végétation a eu tôt fait d’engloutir toute surface libre. Néanmoins des espaces tout simplement dégagés ont perduré et font apparaître ici et là dans le paysage des tâches de couleurs improbables. On y trouve tout particulièrement plusieurs types d’ocre mêlée à de l’argile, donnant des tons rouges, jaunes (limonithe) et bruns (goethite) vifs qui maculeront vos doigts d’une poussière très marquante. Le cobalt pour sa part sera plus omniprésent prêt de la principale rivière qui traverse de part en part la région, l’Ünench, dont les eaux naissent à Suhury. Il offre au décor environnant une teinte grise argentée qui deviendra d’un bleu limpide une fois traité. Outre le sable doré présent sur le littoral sud de Zolios, des gisements poudreux de lapis-lazuli et de cinabre sont parfois apparents grâce aux aléas du ciel. Tout particulièrement prisés, ces deux pigments proposent aux voyageurs une surface d’un bleu profond rarement égalé pour le premier et un rouge sang différent de l’ocre pour le second. Sachez enfin, qu’outre la craie et le calcaire qui sont bien entendu omniprésents et apportent un tantinet de blanc à ce vaste tableau arc-en-ciel, il existe également le long des côtes et sur les fonds marins à proximité des couches de chlorite et de glauconite, dont la couleur verte est si inédite.

Vous l’aurez compris, se promener à Zolios c’est assister à un festival permanent de teintes jaillissant en tous sens, presque irréelles. Une fois cette principale donnée acquise, nous pouvons nous pencher plus longuement sur les dénivelés qui marquent les environs. L’ouest de la région n’est ainsi qu’une grande succession de colline aux rondeurs appréciables, mis à part lorsqu’elles ont eu à faire face à un effondrement de terrain brutal et net sur toute une moitié de leur masse. Ce qui arrive d’ailleurs assez régulièrement du fait du climat. La végétation est semblable à celle d’une forêt méridionale quoique moins pourvue en arbre, et dont certains espaces ont été en majorité attribués à l’élevage. Plus rarement à l’agriculture. Bien souvent cela consiste donc en une toison herbeuse et verdoyante, absolument sauvage, qui recouvre progressivement les différents terrains.

Plus vous vous dirigez vers l’est en revanche, plus cette végétation tendra à s’effacer au profit de plantes rases, épineuses et sèches, jusqu’à d’immenses parcelles de calcaire et de roches pures. La pluie a créé au fil des siècles des longs sillons profonds dans cette pierre friable, créant peu à peu les grands canyons que l’on connaît aujourd’hui. Vous trouverez de cette manière aux pieds des Tsagaan Oi toute une succession de crevasses plus ou moins approfondies, certaines en gorges dangereuses mais asséchées, d’autres dont le fond s’est peu à peu peuplé de ruisseaux voire s’inonde en périodes de crues.


Climat

Le climat de Zolios est segmenté de clivages assez précis. Cette régularité en fait une météo fort prédictible, même si cela n’empêche pas toujours les accidents et les dommages collatéraux. Il faut tout d’abord prendre en compte la superficie de la région qui permet de légères différences selon que l’on se place à l’ouest ou à l’est. Elle reste néanmoins petite, il ne s’agira donc que de subtilités de température et de précipitations, suffisant toutefois pour permettre à une certaine végétation de pousser mieux d’un côté que de l’autre. Globalement, l’année se découpe de la manière suivante. L’été est une période très chaude, atteignant régulièrement les 40 degrés et une sécheresse continue tout à l’est, tandis qu’à l’ouest la chaleur sera parfaitement agréable et vivable bien que parfois pesante. C’est à cette saison que naissent des orages terrifiants, un véritable éclatement de violence qui fait trembler la terre et s’effondrer collines et falaises par des éclairs hasardeux. S’ils sont en général craints des habitants locaux qui ne s’aventurent jamais à l’air libre lorsque l’électricité roule dans l’air, le fait qu’il ne pleuve jamais lors de ces épisodes nuageux limite déjà les dégâts. Qui plus est, ils sont le signe annonciateurs d’un petit rafraîchissement de l’air qui parviendra à résister quelques jours ensuite, très attendu par les êtres vivants abrutis de chaleur. Il est par conséquent extrêmement rare que la pluie tombe en été. Cette force naturelle est au contraire l’apanage de l’hiver à Zolios ! A l’est, il est rare que les températures tombent en-dessous des 7 degrés, tandis qu’à l’ouest il est possible d’atteindre le zéro. N’allez pas espérer la neige : elle ne tombe environ qu’une fois tous les six à dix ans et ne parvient guère à tenir plus d’une semaine. Elle s’efface alors très rapidement en liquide boueux qui encrasse les paysages. Non, vous aurez au contraire droit à tout ce qui se fait en matière d’eau. Les pluies hivernales tombent drues et assez violemment en contrepartie des températures douces, par séquences très découpées. Les bruines sont rares, le mauvais temps arrivant soudain sans avertissement et disparaissant tout aussi brusquement. La terre qui sort alors d’un été très sec, éclate et s’inonde en de multiples failles dangereuses, écoulement de boue et de terre qui ont déjà emporté de nombreuses victimes trop téméraires. Mais il peut tout aussi bien s’agir d’une simple pluie diluvienne, qui finira par se calmer sans dégâts en une ou deux heures.

En outre, le temps traditionnel est un mélange entre grand soleil, ciel bleu, et rafales de vent soudaines. La proximité de la chaîne montagneuse, les Tsagaan Oi, ne protège la région que des vents océaniques venus des confins du monde. Zolios est donc le siège d’un vent assez connu et régulier produit par le continent de My’trä lui-même, allant donc de l’intérieur des terres vers l’océan. Assez froid, il apparaît également par épisodes brusques principalement estivaux, où ils balayent les terres d’une fraîcheur bienvenue. Néanmoins assez puissantes, ces rafales peuvent être assez embêtantes pour les habitants, d’autant plus qu’elles soulèvent dans l’atmosphère les pigments et poussières dont se compose le sol, rendant parfois la visibilité difficile. Il est possible de voir apparaître de cette manière des sortes de mini-tornades de couleurs dansant le long des collines. Néanmoins ce vent régulier permet de dégager le ciel de ses nuages, qui est de fait très rarement autre chose que d’un bleu absolu en-dehors de ces intempéries soudaines.


Villes, villages

  • Eoril - Capitale : Divisée en deux quartiers, cette ville est littéralement faite de sorte à couper le souffle à toute personne qui n’y serait pas préparée. Façonnée par des générations de disciples de Süns, le capitale a su aussi bien représenter le calme et la patience de ses plus sages mages que l’activité et la fougue des plus jeunes habitants. Là où une partie de la ville est aussi silencieuse de jour que de nuit, et promet un silence et un confort des plus remarquables, la seconde partie de la ville, elle, est aussi active de jour que de nuit, et propose son lot de festivals, de fête, et bien sûr, d’alcool. Cette ville aux milles lumières est comme un phare au centre même de la région, un phare dont l’éblouissante lumière serait faite des flammes des plus sages disciples de Süns, comme des plus novices.

  • Aseoru : De par sa position sur la côte de la région de Zolios, Aseoru s’est montré indispensable, non seulement pour son port, mais également pour ce qui en découle, à savoir un nombre important de lieu de stockage. Aseoru stocke ainsi toutes les ressources qui sont vouées à être exportées, et celles-ci sont tenues sous bonne garde au point que l’on pourrait prendre les entrepôts pour des postes militaires. Également, de par sa position, Aseoru est au fil du temps devenu un carrefour important pour se déplacer. En effet les routes entretenues qui relie Aseoru aux différentes villes permettent des déplacements rapides et relativement sécurisés.

  • Esarim : Située aux abords même de la chaîne de montagne du Tsagaan’Oi, Esarim aurait très bien pu rester méconnue encore de longues années, mais c’était sans compter sur les atouts qu’a fait valoir son Gharyn. Se trouvant à flanc de montagne, Esarim s’est montrée indispensable dans le développement de Zolios par son extraction et son raffinage sans précédent de minéraux en tout genre. Inspirés par leurs Dons, certains adeptes de Süns particulièrement intelligents ont mis au point la technique du minage par explosion, calculant les risques minimum, et allumant les mèches sans qu’aucune vie ne soit mise en danger. De par sa position, Esarim est également un point militaire fort et fortifié puisque la route vers le Kharaal Gazar n’est pas loin, et mieux vaut prévenir que guérir.

  • Losos : On la dit ville aux dix couleurs. Pourquoi dix ? Parce que c’est le nombre de pigments que l’on peut trouver à l’état naturel autour de ce village. Les habitants de Losos, non contents d’être de simples agriculteurs, se sont tournés vers la fabrication artisanale de feux d’artifice ! A l’aide de ces pigments et de connaissances en pyrotechnie et en poudre, un petit groupe aujourd’hui reconnu dans tout My’trä a mis au point ces fusées, capables d’exploser dans une ribambelle de couleurs toutes plus belles les unes que les autres. C’est ce qui a rendu ce village connu, et qui attire de plus en plus d’artisans, comme de marchands. On connaît d'ailleurs Losos pour son grand marché pyrotechnique où sont vendus nombre des feux d’artifices très spéciaux, il paraît même que certains sont capables de dessiner des symboles dans les cieux, de quoi envoyer un message aux Architectes !

Bien entendu, il ne s’agit que des agglomérations les plus remarquables de Zolios. La région accueille toute une kyrielle de petits villages qui n’ont guère de différent que leur nom, mais qui sauront vous abriter des éléments lors de vos voyages.


Architecture

L’architecture de mise à Zolios est un savant mélange entre sculptures aériennes effrontées et fondations ancrées et solides. Une métaphore du feu, en somme, parasitée d’une légère pointe de normalité et des enseignements de Kharaal Gazar. La majorité des villages se construisent en général à flanc de colline, en grappes de raisins reconnaissables de loin et qui tâchent de surplomber les environs. Attention toutefois, si les espaces dans les ruelles sont relativement étroits, cela ne veut pas dire qu’un contrefort ne s’étend pas sur une large surface. Les habitants de Zolios ont simplement fait en sorte de rentabiliser à la fois la verticalité et l’horizontalité qui leur ont été offertes par les Architectes. Comment de telles villes font pour ne pas partir en fumée dès lors qu’un incendie se propage, me direz-vous, catastrophe qui arrive plus souvent qu’on ne l’imagine… ? C’est bien simple : il n’existe quasiment aucune construction en bois. La plupart des bases d’une masure sont ainsi entièrement faites de glaise, d’argile, et de roches solidifiées. Les murs sont alors élevés sur ce même principe, ce qui procure par ailleurs une ravissante fraîcheur de caverne en été lorsque les températures se font plus intrusives. Et c’est ici que s’arrête la probable normalité de ces maisons, car elles jaillissent ensuite vers le ciel en de longues tours de… Verre. Oui, très exactement. Amateurs et grands artisans de vitres et de vitraux, les habitants de Zolios en ont fait leur quotidien. La lumière entre à flots dans toutes les habitations, se réverbère entre les balcons, ponts aériens suspendus entre deux tours, enluminures, décorations, en bref, tout ce que leur créativité débordante a pu frapper de ce matériau. La ville se fait effilée comme une lame de rasoir, éblouissante et presque translucide dans ses hauteurs comme des aiguilles. Si les villages de campagne peuplent parfois ces constructions de quelques joyaux et pierres précieuses, et non plus uniquement de pigments colorés, Eoril est la seule et l’unique à avoir été gratifiée de rubis omniprésents et d’une telle richesse. Il est à noter soit dit en passant que les artisans utilisent des pigments forts en été pour teinter le verre d’une opacité bienfaisante.

L’une des autres particularités touristiques de Zolios consiste en la méticuleuse présence de lanternes le long de ses routes principales. Délicatement ciselées et finement ouvragées, elles baignent quotidiennement d’un feu pur et puissant dont la lueur chaude se voit à des kilomètres à la ronde par temps dégagé. Ce foyer est lui-même protégé d’une feuille de métal qui vient recouvrir comme un parapluie le sommet de ces braseros. De mémoire d’homme, nul n’a jamais vu l’une de ces lanternes s’éteindre naturellement, et elles viendraient même à se rallumer seule sitôt que les dernières cendres s’étiolent. De jour comme de nuit, qu’il pleuve ou qu’il vente, elles sont chargées de guider les voyageurs, les itinérants et les commerçants de villes en villes jusqu’à la capitale, Eoril. Chaque pied de lanterne est frappé d’un chiffre, supposé informer des kilomètres restant jusqu’à celle-ci, dès la frontière de la région. Il est donc difficile de se perdre, et ce chemin de lumière trace dans le paysage nocturne comme des feu-follets laissés-là par une créature facétieuse. Il est inutile de préciser combien elles sont sacrées pour les fidèles de Süns, qui y voit l’empreinte indélébile de leur Architecte griffon vénéré.


Habitants

Ah, comment retranscrire toute l’ambivalence du tempérament des fidèles de Süns ? Mieux que partout ailleurs, nous pouvons d’ores et déjà affirmer qu’il existe une différence fondamentale entre les vétérans et une population beaucoup plus jeune. Le manque d’expérience avec l’élément emblématique de leur région fait de ces derniers une source perpétuelle de troubles et de dangers. Dynamiques au possibles, ils semblent animés d’une énergie dévorante difficile à gérer, et leur ferveur peut tout aussi bien se transformer en outil créatif qu’en déchéance. Bien sûr, à chacun ses propres nuances, mais cette résurgence régulière de problèmes en perspective contraint les adultes à une surveillance méticuleuse de leur progéniture. Donnez le feu à un adolescent assujetti à ses hormones, et vous découvrirez combien une région aussi sèche peut brûler facilement. Suite à de nombreuses catastrophes par le passé, une milice de surveillance a rapidement été mise en place dans chaque ville et village dans le but de prévenir tout départ d’incendie. Un mage de haut rang est régulièrement placé à leur tête, de sorte à pouvoir immédiatement étouffer toute étincelle.

En grandissant et grâce aux enseignements de leurs proches, les fidèles de Süns acquièrent heureusement une certaine sagesse. Cela s’accompagne d’une grande humilité et la conscience aiguisée de faire partie d’un tout les pousse peu à peu à un don de leur personne dans l’intérêt général de la communauté. Les habitants ont ainsi le sens du sacrifice personnel, un terme qui est le signe d’un immense honneur pour eux, mais également parfois peut-être d’un contrôle trop resserré d’eux-mêmes. Car cette ferveur qui les habitent jeunes se transforme par la suite en passion profonde, un amour pour toute chose de l’existence. La demi-mesure ne semble pas intégrée à leur vocabulaire, car ils se savent si bien la proie possible de flammes destructrices qu’ils n’auront que trop tendance à se restreindre jusqu’à ce que cela ne soit plus possible. Les habitants de Zolios sont donc connus pour leur calme inégalé, néanmoins susceptible de se transformer un jour ou l’autre face à l’événement de trop en cataclysme de colère, d’amour, ou quel que le soit l’émotion qui catalysera ce trop plein négligé. Ils font ainsi la moindre action corps et âme, en la savourant comme s’il s’agissait du plus divin des plaisirs, avec lenteur et patience contenue. Un bien étrange paradoxe qui fait qu’il peut paraître délicat de comprendre leur mentalité.

C’est sans surprise que l’on constate qu’ils entretiennent des liens très étroits avec la région de Khurmag. Süns et Khugatsaa étant jumeaux corps et âme, il est impossible pour les habitants de Zolios de ne pas considérer leurs voisins comme une part d’eux-mêmes, une relation familiale très forte qu’ils sont prêts à protéger bec et ongles. Car ne vous avisez pas de faire la moindre critique de Khurmag devant eux, vous découvrirez la brutale hystérie d’une sœur qui s’est toujours battue comme une lionne pour le bien-être de son adoré Khugatsaa. Toujours enclins à servir de bouclier pour ce dernier, les fidèles de Süns préféreront mille fois mieux se sacrifier plutôt que l’on écorne d’un chouïa leur petit-frère. C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle Zagash et Zolios passent leur temps à se crêper le chignon, Dalai espérant pouvoir incomber toutes les fautes du monde à Khugatsaa dans le but de lui dérober ses terres, et Süns s’interposant systématiquement comme une lutteuse dans le ring. Par extension, Zolios a fait de Kharaal Gazar une région alliée très appréciée. Ne dit-on pas que « les ennemis de mes ennemis sont mes amis » ? En outre, les fidèles de Süns ont toujours eu un très grand respect pour ceux de Delkhii, amoureux de l’art sous toutes ses formes et capables de créer des œuvres qu’ils ne pourront jamais même envisager. Ils tâchent donc d’apprendre d’eux, et l’on dit que leur savoir de la poterie viendrait justement de cet héritage. Il est tout à fait commun qui plus est de voir des collaborations artisanales entre deux mages : l’un fait naître de ses mains une sculpture de terre et de roche, et l’autre la cuira à la perfection puis en tracera les couleurs. De nombreux objets hybrides existent ainsi sur le marché local.

Enfin, il est important de savoir que Zolios reste malgré tout la région où apparaissent le plus d’Anomalies à travers tout My’trä. En dépit de leur environnement bien entretenu et de leurs efforts pour gérer leur tempérament, énormément d’habitants succombent chaque année à cette divergence de l’âme qui les désigne comme cible aux Régisseurs. Cette étrangeté a créé un malaise très pénible chez les citoyens qui tentent bon gré mal gré d’enterrer ces statistiques horrifiantes. Si vous êtes doté d’un bon sens de l’observation, vous ressentirez très vite que l’effervescence joyeuse des villes cache une espèce de froideur distante et méfiante qui traîne ses anneaux un peu partout… La peur en est la principale cause, car cette prolifération d’Anomalies pèse au-dessus de leur tête comme une épée de Damoclès. Les Régisseurs rôdent en grand nombre dans les parages, et leurs silhouettes dessinent par moment des ombres glauques dans les ruelles. L’on dit que cette propension à devenir « fous » viendrait de la trahison engendrée par Süns, l’Architecte qui a passé un pacte interdit et renoncé à son destin pour sauver celui de son frère jumeau. Ses fidèles s’en seraient alors retrouvés condamnés à en payer le prix pour l’éternité...


Commerce

Les habitants de la région ont su tirer parti de leur incroyable sol si fourni en matière de minéraux divers. S’ils avaient été daënars, nul doute qu’il y aurait eu bon nombre d’excavations à faire. Néanmoins la mentalité tranquille et en harmonie avec la nature du peuple mage ne les a pas orientés en ce sens, bien au contraire : ils se sont immédiatement intéressés à l’art et à la création, un moyen pour eux d’apaiser la flamme vive qui pulse en chaque être. Cela, sans parler de l’état friable de la majorité des minéraux que l’on peut trouver de par Zolios, constitués de différentes couches de semi-poussière facilement écornée sous les doigts. De fait, la région s’est donc lancée dans la grande constitution de pigments colorés à destination de l’artisanat, mais aussi d’œuvres plus complexes comme peuvent l’être un tableau à l’aquarelle ou le tissage d’une tunique finement ouvragée. Ces pigments peuvent être transformés en encre ou en peinture par le biais d’un liant, appliqués à un textile tel que le cuir sur lequel il est fixé, ou encore incorporés dans des objets pratiques du quotidien comme de la vaisselle ou de la décoration d’habitat. Il est à noter que le lapis-lazuli et le cinabre, ce bleu et ce rouge absolument particuliers et inédits, sont extrêmement prisés de par le monde. Les habitants de Zolios sont les seuls à parvenir à en tirer une telle couleur et à en extraire un potentiel intense. Par conséquent, soyez attentifs à choisir les bons objets lors de vos achats touristiques… Ceux constitués de ces deux minéraux peuvent atteindre des prix trois à quatre fois plus chers qu’une teinture à l’ocre.

Par ailleurs, les fidèles de Süns ont appris à peaufiner leurs dons pour de meilleurs résultats au fil des années. Prônant le calme et la sagesse pour contrer les tendances destructrices d’un feu mal contrôlé, ils ont progressivement entraîné celui-ci à venir cuir à la perfection toutes sortes d’éléments. Cela passe bien entendu tout d’abord par la poterie par exemple, qu’ils arrivent à rendre d’une parfaite fermeté du bout de leurs flammes. Mais également par la conception de vitraux à partir du sable de leurs plages, dont la transparence et les reflets diaprés sont saisissants. Si d’aventure vous visitez les villages de la région, vous croiserez à de nombreuses reprises des individus assis au coin de leur masure, les mains enduites d’argile et de terre. Cela va bien entendu de pair avec leurs fameux pigments qu’ils incorporent à leurs préparations pour transformer un bête ouvrage en un objet d’excellente facture. En outre, leur maîtrise du feu s’étend également, hé bien… A la cuisine ! Hé oui, leurs grillades sont très largement connues à l’échelle de My’trä, et il n’est pas rare que les voyageurs s’échangent entre eux les meilleures adresses d’auberges réputées pour peaufiner leurs petits plats à l’excès. Zolios a ainsi derrière elle des décennies de pratiques et de recherches culinaires pour cuir à la perfection l’aliment sans en perdre ni la saveur, ni les nutriments. Amoureux du feu de braise et de la main douce d’un chef cuisinier, vous pourriez tout à fait trouver votre bonheur dans les rues d’une ville de Süns !

Enfin, il est important de savoir que l’élevage est une pratique répandue. L’agriculture ne fonctionnant que fort laborieusement à cause de leurs sols originaux, les habitants ont rapidement fait le choix tactique d’apporter leur contribution à l’échelle animale au reste de My’trä. Cette possibilité d’échange leur permet de troquer leurs plus belles bêtes contre un apport régulier en nourriture diverse et variée. Au-delà des vaches, moutons, chèvres, chevaux, et autres animaux traditionnels, nous retrouvons notamment quelques troupeaux de Khippogin vers l’ouest, des Melki à l’est, et parfois quelques Uraldaan. Vous pourrez ainsi trouver aisément un paysan faisant commerce de montures.
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