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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Rathram
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 Surveillance nocturne [Contrats]

Luka Toen
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Dim 21 Jan - 19:04
Irys : 594730
Profession : Historienne et naturaliste à ses heures perdues, médecin officiellement
Guilde +2 (femme)
Surveillance nocturne
[Pv : Leika Heisman] - 3 février 933


Surveillance nocturne - ☼☼:
 


Aux abords des longues marches qui parsemaient la devanture du fameux musée de Cerka, Luka vérifia sa coiffure pour la centième fois. Allons, lecteurs, n’allez donc pas croire que notre dragonnière s’était soudainement sentie l’âme coquette, là n’était point le problème. Il s’agissait bien davantage d’un accident qui ne lui avait laissé pour unique séquelle que le poil considérablement roussi… En peine avec l’éducation de Renkhii qu’elle n’avait reprise en main que depuis quelques semaines, lui réapprendre à vivre en communauté se révélait une tâche fort difficile. Le loustic ne trouvait rien de plus drôle que de faire des embardées chaotiques en plein vol, cela, lorsqu’il ne décidait pas d’effrayer ses soigneurs : lui et sa confiance blessée envers l’être humain en faisait un animal tatillons avec les élus capables de l’approcher. Encore qu’il se montrait déjà moins bien sauvage qu’en janvier, lors des tous premiers jours… Luka se rappelait de la difficulté qu’elle avait eu à l’approcher de son plein gré, et non plus uniquement lorsqu’il lui accordait la grâce de sa présence. Son nouveau jeu depuis deux trois jours n’était autre que de laisser filer bon nombre d’étincelles de sa gueule ouverte, tout à fait curieux de ce souffle de feu qu’il s’était découvert. Préoccupé par les caresses de sa maîtresse, il n’avait une nouvelle fois pas pris garde à ses élans de bonne humeur qui se traduisaient souvent par un micro-incendie… Luka pleurait à présent la perte d’un bon nombre de mèches de cheveux, qui n’avaient jamais été aussi flammes pour le coup. Un grésillement plus tard et il s’en était fallu de peu qu’elle ne devienne chauve…

Elle ne pouvait toutefois arrêter toutes ces activités pour se consacrer à son dragon, car son entretien seul demandait beaucoup d’Irys. Elle n’avait donc guère hésité longtemps lorsqu’un ami d’antan lui avait envoyé une missive dans l’espoir d’obtenir une faveur. Monsieur était malade, et ne pouvait plus accomplir une mission promise à ses employeurs de Rathram. Rien de plus simple, lui avait-il dit, et la quête avait le bénéfice d’être passionnante pour qui recherchait le savoir en permanence. Il avait pris le pari que cette annonce réveillerait l’obsession de Luka pour les objets d’histoire et d’art, et cela n’avait pas manqué… Quelques heures plus tard et elle rédigeait de bonnes grâces son assentiment, malgré un secteur professionnel qui lui demeurait opaque. Mais enfin, tout de même, on ne lui demandait pas d’accomplir cette surveillance de tableau seule : une seconde personne était supposée la rejoindre sur les lieux. Et c’était cette dernière qu’elle attendait désormais, toujours vêtue de sa tenue de voyage, chaudement enroulée dans une écharpe, une tenue de cuir doublée de fourrure, et des bottes d’aviateur. Renkhii pour sa part se trouvait en pension en-dehors de la capitale, là où ses élans d’humeur ne provoqueraient aucun problème diplomatique pour sa maîtresse épuisée. Elle avait d’ailleurs dépensé une véritable petite fortune pour convaincre l’éleveur de montures en tous genres d’accepter son compagnon le temps que ses affaires en ville soient conclues. Et elle n’osait imaginer ce qu’il lui demanderait à son retour, en découvrant qu’il devait à coup sûr avoir détruit pas mal de mobiliers… Pourvu que cette mission-ci se déroule à merveille !

Elle grimpa les marches de marbre blanc, se retourna un instant vers la majesté de Cerka qui s’étendait de part et d’autre de l’horizon. Elle songea au plaisir qu’elle aurait d’aller rendre visite au célèbre hôpital de ces lieux dès lors que l’on n'aurait plus besoin d’elle ici. Un établissement aussi réputé aurait forcément beaucoup de choses à lui offrir, même pour une courte visite… Elle ne doutait pas qu’on la laisse passer grâce à son brassard des Cercles de l’Aube et son optimisme toujours présent. S’étaient-ils pleinement remis des attentats qui avaient fait trembler leurs murs, l’année dernière… ? Elle dut s’ébrouer pour se reconnecter à la situation présente : quelqu’un approchait. Peut-être son comparse à l’occasion de ce contrat ? Il leur faudrait par la suite trouver le gérant du musée, ou quelle que soit la personne en charge de la requête. Sans ordre, il leur serait difficile d’empêcher le tableau de s’envoler dans la nature. Et qui sait, peut-être qu’avec un peu de chance cette nuit serait des plus banales, sans qu’aucun voleur n’ait l’idée farfelue de s’en mêler… ?


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Leika Heisman
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Dim 21 Jan - 21:13
Irys : 74986
Profession : Recéleuse
Daënar 0
Un tableau d'une grande valeur et un boulot sous- payer enfin, il fallait bien payer le loyer et les hommes pour une fois je me devais de «protéger» ce tableau malgré le fait que si un voleur de la guilde vienne le chercher il faille que j' honore mon serment avec la confrérie d'une manière ou d'une autre.

Je m'étais préparé à presque toutes les possibilités grâce à de nombreuses reconnaissances que j'ai eu le bonheur de faire seule ou avec mes hommes.

Enfin bref, je marchais nonchalamment. Je ne me presser absolument pas, je savais pertinemment bien que je savais pertinemment bien que quelqu'un serais sur le pas de la porte à attendre une pseudo acolyte. Je m'étais habillée de manière très classe pour une fois, j'avais une petite veste bordeaux d'un tissu très bien cousus avec des broderies noir sur les poches, un mouchoir en tissu blanc nacré , un pantalon de tissus très pratique en toute circonstance de couleur charbon. Malheureusement mon sens du goût, c'était arrêter là je porter en plus un simple tee-shirt blanc ma vielle veste militaire en guise de cape et mes rangers. Sur ma veste il était noté mon grade de capitaine et ma section qui, si on connaissait un peu l'armée d'unëlia pouvait impressionner légèrement. Celui-ci était un soldat sortant des flammes arme à la main.

Face à moi une rousse visiblement peu acclimater à la température de Cerka vue ses habits de voyageuse mais je pouvais distinguée le brassard du cercle de l'aube. Me voilà ravie... je sentais qu'elle allait me poser problème.

«Enchantée, je me nomme Leika Heisman vous êtes sûrement ma comparse pour cette nuit d'ennui. Comment vous appeler vous ?» lui disais je avec un regard glacial comme à mon habitude. Ma voix ne laissait apparaître aucune peur ou émotion pour changer.

J'avais mis un léger parfum d' agrumes, il s'agissait de faire bonne impression je représentais ma nouvelle boutique tout de même.
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Luka Toen
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Lun 29 Jan - 19:56
Irys : 594730
Profession : Historienne et naturaliste à ses heures perdues, médecin officiellement
Guilde +2 (femme)
Plongée dans la médecine depuis le plus jeune âge, les prunelles de Luka agrippèrent immédiatement la cicatrice qui marquait le visage de son interlocutrice. Leika Heisman fut ainsi et avant tout une blessure aux yeux de notre guérisseuse, une brûlure qui lui frappait toute une partie du minois et présumait de nombreux mystères. Ancienne, se fit-elle immédiatement pour réflexion, un diagnostic au bord des lèvres et l’esprit regorgeant de questions. Puis seulement son attention dériva sur les pupilles glaciales qui l’observaient, les lèvres pincées, le statut droit et l’attitude posée comme un pilier inébranlable en pleine tempête. Leika paraissait arrimée au monde de la même manière qu’elle abordait les gens : fixe et imperturbable en dépit des intempéries. Le dernier détail qui paracheva ce tour des lieux ne fut autre que le blason qui luisait effectivement sur sa veste, et la coupe tout aussi rigide de ses vêtements. Si Luka fut bien incapable de dire à quel corps d’armée elle appartenait et si son grade était supposé éminent, n’y connaissant goutte dans les affres de la guerre, elle reconnut en cette nouvelle arrivante une possible partenaire de choix dans cette affaire. Très bien, enfin quelqu’un qui devait avoir l’habitude de protéger un territoire délimité ! Et comme pour trancher avec la froide prestance de la militaire, le sourire de Luka n’en fut que plus grand et plus chaleureux, offrant fort volontiers sa main en guise de salutations d’usage :

« Ravie de vous rencontrer. Je suis Luka Toen, je remplace un ami qui aurait dû vous accompagner cette nuit. »

Peu attachée aux apparences au sens que cela lui importait peu de ne pas être sous-estimée par ses alliés, elle ne prit guère la peine de préciser qu’il ne fallait pas se fier à son brassard des Cercles de l’Aube. Et puis de toute évidence, à quoi cela aurait-il servi ? Leika était une militaire achevée et reconnue par ses paires – Luka savait au moins cela de la hiérarchie qu’avoir un titre était déjà une base en soi -, aucune vantardise de sa part ne pourrait donc la convaincre avant de lui avoir prouvé le contraire sur le terrain. Aussi se dirigea-t-elle vers la grande porte du musée, un geste d’invitation suspendu dans les airs entre elle et sa comparse :

« Nous y allons ? »

Elle n’attendit pas sa réponse et s’engouffra derechef dans l’ombre froide du bâtiment, fouillant les lieux qu’elle découvrait à peine dans l’espoir de dénicher leur commanditaire.

« Kren Serno, c’est bien cela ? s’enquit-elle à haute voix, d’ailleurs beaucoup plus pour elle-même que pour quérir une confirmation de sa partenaire. »

Oh, Leika allait découvrir ce qu’il y avait de meilleur et de pire avec elle… Difficile à effaroucher, il faudrait bien davantage que sa froideur apparente pour désarçonner la dragonnière, qui passait son temps en contrepartie à noyer le monde d’interrogations sans queue ni tête. Ne restait plus qu’à espérer que les voleurs de Rathram craignaient les pipelettes !


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Leika Heisman
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Lun 29 Jan - 21:52
Irys : 74986
Profession : Recéleuse
Daënar 0
«C'est exact, Mlle Toen vous avez un rapport de près ou de loin avec le dompteur ?» répondais-je.

Ce n'était pas que sa vie ou même sa personne ne m'intéressait plus que ça, mais je préférerais avoir une alliée que quelqu'un qui ne me communique pas ce qui ce passe durant cette nuit. Je voulais à tout prix m'assurer le bon déroulement de cette mission qui pour moi signifiait beaucoup plus que quelques irys. Cette argent était voué à mes hommes qui méritaient un petit complément de salaire pour leurs fidélité légendaire.

Au prime abord le regard insistants de la médecin ne m'avait pas plus choqué que ça mais j'avais laissé couler comme à ma grande habitudes. J'étais surprise que celle-ci ne tente pas une flopée de questions sur cette blessure, enfin bon comme quoi on peut ce tromper.

J'étais d'autant plus surpris par le fait qu'une supposée dresseuse viennent faire une petite mission loin des terres vierge pour une peinture qui selon moi à soit déjà était volé soit n'a aucune valeur réelle. Toutes mes suppositions n'arrêtaient pas de s'enchaîner dans ma tête ce qui me laisser vachement pensive sur le pourquoi du comment de ma nouvelle comparse. Pour une fois que je m'interroge sur quelqu'un, elle me tracasse vraiment la tête.
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Lloyhr & Kalysta
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Sam 3 Mar - 20:24
Irys : 134973
Profession : Tueur d'anomalies bénévole
~~~

Une jolie demoiselle dont la jeunesse frappait de prime abord, cédant à la timidité une fois le premier mot prononcé, s’avança prudemment vers les deux nouvelles venues. Brune à lunettes, ni jolie ni laide, elle présentait le stéréotype parfait de la secrétaire novice martyrisée au quotidien. Demandes de cafés répétitives, remarques désobligeantes sur son apparence, et surmenage au travail, tout correspondait. Son supérieur, le fameux Kren Serno, l’avait davantage recrutée pour son application à la tâche que son tempérament. Il fallait bien compenser pour le désagrément opéré par sa voix stridente, mais pas moins bienveillante ! Sans quoi elle n’aurait pas fait long feu dans le milieu.

    « Bonjour, mesdemoiselles, vous êtes les commanditées pour la surveillance nocturne ? »


Nerveusement, elle réajusta ses lunettes et attendit un acquiescement de leur part. Puis, tout aussi tendue, elle les invita à se hâter à l’intérieur et de la suivre le long des corridors internes. Moitié marchant moitié trottinant, elle parcourut le hall d’entrée, puis deux couloirs annexes avant de rejoindre la pièce principale du musée. Immense, elle n’en présentait pas moins qu’une simple poignée d’œuvres d’art. En son centre, un espace avait dégagé pour y clouer la pièce phare de l’exposition.

Il s’agissait d’un tableau de grande envergure, mais aux coups de pinceau pour le moins étranges. Une femme nue aux formes replètes s’étendait de tout son long sur la représentation. Elle semblait reposer sur un lac, dont la profondeur devait avoisiner le millimètre puisqu’elle ne s’y enfonçait nullement et que son corps était entièrement visible. A ses pieds un homme à dos d’un Sorogh brandissait une épée raisonnablement trop longue pour qu’il puisse ainsi la porter à bout de bras. Le tout donnait un contraste étrange, la blancheur laiteuse de la femme jurant avec la noirceur rougeoyante du chevalier et de sa monture. La patte de l’artiste faisait de l’œuvre un art soit risible soit représentatif d’un génie incomparable. Tout dépendait toujours des subjectivités.

Il en allait de même pour les autres tableaux présents dans la pièce. Entre autres, on distinguait par exemple une toile entièrement blanche ponctuée de tâches écarlates difformes. Le message intrinsèque d’une telle œuvre n’en demeurait pas moins obscur pour le citoyen lambda, mais un sujet de conversations véhémentes pour la haute société. La secrétaire ne leur donna pas la chance de se lancer dans de tels débats, puisqu’elle s’empressa aussitôt d’exposer par saccades la tâche qui leur incombait.

    « C’est l’œuvre majeure de notre musée, le temps d’une soirée. Il est primordial qu’elle soit rendue demain à l’aube dans un état identique à celui actuel ! Le directeur sera très regardant sur la question. Les invités arrivent d’ici trente minutes mais il est probable que certains soient en avance, et s’en iront dans les alentours de minuit. Vous êtes chargées de veiller à leur sécurité physique et morale, ainsi qu’à celle des œuvres. Je veux dire, à la sécurité physique des œuvres. Vous comprenez ? »


Son timbre haut-perché attribuait à son discours une connotation tragique qu’un simple travail de sécurité n’aurait pas dû engendrer. Ses mains trituraient aléatoirement la liste des invités et les papiers divers qu’elle tenait serrés contre son torse et la monture de ses lunettes. Il était alors peu surprenant qu’elle sursautât de peur lorsqu’une voix grave s’éleva dans son dos :

    « Hmph. C’est donc deux femmes qui s’occupent de la sécurité de mon illustre musée ? »


La supposée secrétaire s’écarta instinctivement du chemin de son directeur, Kren Serno, qui s’avançait solennellement vers les deux jeunes femmes en question. Il avait prononcé son interrogation avec un indubitable sarcasme, comme déçu que le médecin masculin se fût désisté. La parité, peut-être, mais une majorité féminine ? C’était presque un scandale. Son regard dévisagea discourtoisement les deux femmes, s’attardant sur chacune de leur courbe, avant de s’élever vers l’œuvre derrière elle. Là, il s’éclaira d’un émerveillement qui jurait avec son air taciturne et sa pose stricte, les bras croisés dans le dos.

    « Ce tableau n’est-il pas magnifique ? »



~~~

Mea Culpa:
 


La mort révèle l'amour, c'est l'inconsolable qui pleure l'irremplaçable.


Dernière édition par Lloyhr & Kalysta le Jeu 26 Avr - 1:14, édité 3 fois
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Leika Heisman
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Sam 31 Mar - 23:57
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Profession : Recéleuse
Daënar 0
Grand dieu, j'avais raison voila un faux d'une grande facture. Honnêtement, c'était presque affligeant de garder un "trésor" national qui avait tout l'air d'avoir était fait il y a un mois au lieu des siècles annoncer. Enfin bref, rien de bien grave la paye était attractive et permettrait de survivre pendant encore quelque semaine. Quand je vis le charmant homme qui était en responsabilité de ce musée je compris pourquoi cette contre-façon n'avait pas été déjà détruite.
Enfin, ce n'était pas mon problème et ça allait grandement me facilité la tache.

"Effectivement, il est magnifique... Néanmoins vous voudrez bien m'excuser je dois faire quelque repérage dans le musée afin de découvrir ou son les failles de sécurité. Je voudrais aussi savoir si il ait possible que je demande à quelque un de mes hommes de nous aider à protéger votre trésor. Pour vous rassurer il n'y a aucune raison de les payer. Ma récompense suffira amplement ainsi qu'un peu de pub pour ma boutique." disais-je avec un ton froid et limite autoritaire.

En attendant, son approbation ou non, je me permettait de regarder partout dans la pièce. Mes précédente exploration dans ce musée me permit de découvrir quelque faille. Comme au niveau des fenêtre et de certain mur un peu usé par le temps.

"Il me faudrait du matériel pour protéger ce mur d'une possible intrusion et de de quoi protéger les fenêtre comme des sac de sable ou autre n'importe quoi qui consolidera ce mur fragile et ses fenêtre trop exposer." ajoutais-je avec un ton vraiment autoritaire comme un commandant donnant des ordres, j'attendais de voir comment cette secrétaire aller réagir a mon commandement. Serait-elle obéissante ou non ?
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Luka Toen
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Dim 1 Avr - 15:12
Irys : 594730
Profession : Historienne et naturaliste à ses heures perdues, médecin officiellement
Guilde +2 (femme)
Luka eut la pensée fort amusante que cette nuit avait une chance sur deux de virer à la plus terrible catastrophe. Entre sa comparse dont la température affective devait avoisiner celle de Khashin en hiver, un Directeur qui avait de toute évidence raté quelques marches à la naissance (à moins que ses parents ne l’y aient poussé, pressentant l’homme sexuellement frustré qu’il deviendrait ?), la secrétaire adepte du syndrome de Stockholm et elle-même, qui n’y connaissait foutrement goutte… Réussir cette mission relèverait rapidement du pur miracle. Möchlog ne pousserait pas l’absurde de la situation, telle la cerise sur le gâteau, à faire du Directeur le voleur en question non… ? Une irrépressible envie de rire sur les traits, Luka parvint à masquer son manque de politesse en prétendant s’absorber dans la contemplation dudit tableau. Par le feu des étoiles, la nuit allait être longue. Les seules personnes fréquentables ici étaient sans doute cette petite secrétaire qui réveillait ses élans maternels et la grosse dame du tableau : oui, même elle arborait un plus ravissant visage que le lion et l’hydre qui s’affrontaient du regard juste à côté d’elle. Si ce n’est que l’une ne crachait pas du feu mais de la glace, et l’autre n’avait pour tout parterre de lionnes qu’une nuée de tableaux silencieux. Qu’importe ! La crinière et l’arrogance étaient les mêmes.

« Personne n’y posera les doigts, rassurez-vous. Sa beauté marginale restera intacte. »

Elle s’offrit le luxe d’un sourire rassurant à l’égard de la donzelle à lunettes. Les femmes timides et désavouées avaient la saveur de l’inédit, Luka n’y résistait jamais. Un bout de chair qu’elle aurait volontiers croqué !

« … S’il-vous-plaît, ajouta-t-elle malicieusement à la place, afin de compléter la longue tirade de Leika qui avait soigneusement omis la politesse jusqu’à présent. »

C’est que donner des ordres la rendait bavarde, malheureusement guère dans le bon sens du terme. Ses directives la plaçaient de toute évidence dans un jeu solitaire qui négligeait la présence de son alter ego, Luka, et témoignaient de ses habitudes de commandement. Loin de s’en inquiéter, notre dragonnière se contenta d’un regard pensif envers la militaire, tâchant de noter avec soin ce que son œil avisé repérait. Des failles dans les murs et fenêtres ? Elle promena ses prunelles jades sur la vaste salle, laissant Leika à ses stricts préparatifs. Il y avait là tout un tas d’œuvres majeures du siècle dernier, d’autres moins connues mais dont les traits étaient caractéristiques d’un mouvement artistique prégnant à Daënastre. Un morceau d’histoire peu commun, beaucoup négligeaient l’art alors qu’elle était une source première de transmission de connaissances. Cette soirée allait voir venir son lot de hauts bourgeois qui prétendraient s’y connaître, en réalité venus à cette réunion mondaine pour nourrir quelques espoirs politiques… Luka prit sa décision tout en même temps. Si Leika était décidément excellente sur le terrain et pouvait se targuer de fortifier aisément une place forte, Luka s’y connaissait davantage en êtres humains. Très bien, elle laissait à sa comparse la responsabilité de la tenue des lieux, quant à elle, son regard allait se porter ce soir sur les invités : leur gestuelle, leur tenue et jusqu’à l’éclat d’avarice dans leurs iris ne lui échapperaient guère. S’il y avait un menu gredin voleur d’art parmi eux, elle se ferait une joie de le démasquer. Ce maigre plan avait également pour mérite de ne pas empiéter sur le territoire de Leika… Luka avait bien d’autres chats à fouetter que de passer des heures à convaincre la militaire de son utilité pour mieux encaisser sa froideur.

« Possédez-vous un plan des lieux ? interpella-t-elle gentiment la mignonnette secrétaire. Une issue de secours, un système anti-incendie, quoi que ce soit qu’il nous faudrait savoir en cas d’intrusion néfaste. Combien le musée possède-t-il d’entrées et sorties ? »

Si Leika n’obtenait pas la permission de faire mander quelques-uns de ses hommes – ce qui risquait fort d’arriver car il ne leur restait pratiquement plus de temps avant l’arrivée des premiers convives –, peut-être pourraient-elles se partager la pièce en deux. De sorte à couvrir un maximum de possibilités. Luka tâcha de se remémorer l’environnement de l’établissement qu’elle avait contemplé il y avait de cela une vingtaine de minutes. Perché sur une dizaine de marches, il était pratiquement impossible de le gagner à l’aide d’une voiture ou de chevaux… Le forcer de façon spectaculaire avait donc des chances mineures de se produire. Peut-être ?



[Hrp : Toutes mes excuses également pour le retard, je m'y remets ! >w<]


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Lloyhr & Kalysta
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Sam 21 Avr - 17:06
Irys : 134973
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Aperçu du plan s’il en existait un :


Précisions:
 

~~~

Les yeux de Kren se plissèrent. Son œil droit semblait pris d’un spasme incontrôlable dû à une carence manifeste en magnésium, ou plus vraisemblablement à une irascibilité naissante. On usurpait de son autorité sous son fier nez de machiste et l’on espérait s’en sortir impunément ! Un tel outrage maltraitait indubitablement son cœur fébrile. Les propos de Luka eurent le mérite d’adoucir sa fureur, mais pas son visage. Lorsque ses lèvres pincées par l’agacement s’entrouvrirent à nouveau, il ne s’adressait plus à ses deux nouvelles recrues mais bien à sa fidèle secrétaire.

    « Evidemment, il leur faudrait une présence masculine pour mener à bien leur mission… ! Jeanne, soyez aimable, montrez les lieux à ces impertinentes si elles le souhaitent mais que personne ne s’avise d’abîmer mon musée, ou de s’approcher de mon chef-d’œuvre... Et qu’elles se débrouillent seules pour remplir leur part du contrat, les hommes ont autre chose à faire que de servir le sexe faible. »


Kren fit volte-face et une Jeanne tremblante de peur resta figée sur place quelques secondes encore, recroquevillée sur elle-même sous les assauts répétés et beuglants de la voix du directeur. Elle ne reprit pas la parole tant qu’il ne fût pas hors de portée d’oreille, comme si sa présence seule dans son environnement direct l’ébranlait. Il s’avérait qu’aucun plan du musée ne fût disponible, en grande partie dû à la simplicité relative de son intérieur mais également pour ne pas risquer que celui-ci tombât entre des mains mal intentionnées. En rejoignant la salle principale, elles avaient d’ores et déjà parcouru (au moins du regard) l’ensemble des pièces ouvertes au grand public, mais une visite plus détaillée ne pouvait qu’être profitable. Visiblement plus détendue en l’absence de son supérieur, elle se montra presque chaleureuse à l’égard des deux jeunes femmes.

    « Non, mademoiselle, il n’y a pas de système anti-incendie, le bâtiment est aussi vieux que les œuvres qu’il expose, et les normes de sécurité n’étaient pas une priorité à l’époque. En revanche il y a bien une irrégularité dans la toiture de la galerie secondaire mais il faudrait être très bien renseigné ou très malchanceux pour tomber dessus. Le musée comporte trois entrées exactement. Par mesure de précaution, aucune entrée ne mène directement à la pièce maîtresse du musée, seules les fenêtres donnent sur l’extérieur. Suivez-moi, je vais vous présenter les lieux ! Vous voyez directement à gauche, c’est l’aile réservée à l’exposition secondaire. Pour les mêmes raisons, pas de portes, que des fenêtres, et l’on devine ici le toit fragile mais je ne pense pas qu’il soit primordial de le sécuriser vu la hauteur. En face, seul le personnel est habilité à entrer, et messire Serno leur voue une confiance absolue. »


Elles arpentèrent le corridor qui les avaient menées jusqu’au cœur de l’établissement, pour arriver devant une porte discrète au sortir d’une petite chambre coquette mêlant banquettes et sièges confortables. De l’autre côté du palier une pergola charmante couvait tout autant de tables propices aux commérages bourgeois et aux nobles intrigues.

    « Nous sommes ici dans l’espace détente et rafraîchissements. La terrasse ne pourra pas être condamnée. Pas d’exposition sans mondanités hihi. »


Elle s’éclaircit la gorge, l’air contrit quant à son emportement, et un peu honteuse de son rire de souris prépubère. Elles revinrent hâtivement au hall d’entrée, là où elle les avait pêchées pour la première fois quelques minutes auparavant.

    « Et enfin… le hall, par lequel tous les invités feront leur entrée. Le vestibule donne directement sur les sanitaires, et... Je crois que nous avons fait le tour ! Je vous en supplie, si vous comptez sécuriser les ouvertures, n’abîmez rien de façon visible, cela retomberait inévitablement sur mon dos ! Pour ce qui est du matériel, nous avons des sacs de farine, cela ferait l’affaire ? Je ne saurais trop vous conseiller de ne pas vous égarer de votre mission première, il faut davantage surveiller les œuvres que sécuriser l'intégralité du musée. Je pense qu'il faut plus se méfier des invités que de potentiels intrus. En bref, mieux vaut être vigilantes que de se reposer sur des barricades de fenêtres si mon avis compte pour quelque chose. »



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La mort révèle l'amour, c'est l'inconsolable qui pleure l'irremplaçable.
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