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Chroniques d'Irydaë
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 [Terminé] Une photo pour un article.

Lauren Hill
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Mar 23 Jan - 15:12
Irys : 889826
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Voilà quelque temps que je n’avais plus mis les pieds dans cette odieuse ville, et je ne m’en portais pas plus mal. Je n’ai jamais aimé Alexandria, même après y avoir vécu des années durant. Je la trouvais trop grande, trop bruyante, trop peuplée, trop, trop, trop. Et trop peu pour moi, merci bien.

Mais bon, ma sœur venait de pondre un machin braillard comme pas deux. Et il semblerait que les convenances veuillent à ce que l’on vienne admirer le gégniard en s’extasiant devant une quelconque pseudo ressemblance, mais qui ne tiendrait surtout pas de certaines créatures étranges… Enfin, après m’être acquittée de la corvée, parce que oui s’en était une, je me décidais à rendre visite à un vieil ami.

Ernest Wislow et moi avions fait nos études ensemble. C’était un homme à l’apparence plutôt agréable et qui avait de la conversation. Beaucoup, trop par moment. Ernest travaillait à “La tribune”, d’abord comme journaliste axé sur la sphère politique, comme beaucoup, et venait de se voir offrir une promotion. Désirant le féliciter, si, si , je le jure, je me dirigeai d’un pas décidé vers les locaux du quotidien. Je vous passe donc les salutations d’usage auxquelles je dus évidemment me plier en traversant les couloirs du bâtiment.

Je retrouvais mon ami à son nouveau bureau… Nouveau et nouvellement repeint. À peine eue-je ouvert la porte, non je ne frappe pas, que je fus assailli par ces ignobles relents de peintures.

- Raaah, mais ouvres donc cette fenêtre bon sang, grognai-je. Tu n’as donc pas peur de te faire griller les neurones avec pareille odeur ? Ca valait le coup de devenir rédacteur tiens!

- Ren! Quelle surprise, je ne t’attendais pas, s’écria-t-il en ouvrant les bras.

- Tout doux Wislow, je profite simplement d’une visite familiale pour venir te féliciter. Joli bureau...

Je m’avançai à l’intérieur, jusqu’à la fenêtre que j’ouvris sans ménagement. Je passais la tête par l’ouverture pour inspirer un peu d’air frais et dépourvu de plomb ou de solvant. Beurk, j’en avais déjà des migraines.

Nous discutâmes un moment, de tout et de rien autour d’un verre de brandy hors de prix, cadeau de “papa”. Il ne s’agissait nullement de son père, mais d’Albert, l’un des plus vieux rédacteurs du journal. Un homme bien qui prenait régulièrement les petits journalistes sous son aile, devenant ainsi une sorte de mentor pour les petits écrivaillons en herbes que nous étions. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’Ernest avait obtenue la place généralement occupée par de futur politique attendant de percer dans le milieu… Ou de fils à papa bon à rien ne servant qu’à hanter les couloirs pour crier sur les pauvres scribes en manque d’inspirations.

Au bout d’une heure ou deux, je ne sais plus, je me décidais à partir. Je déposais donc mon verre vide sur le bureau et m’apprêtais à saluer mon ami lorsque l’on frappa à la porte:

- Monsieur, un jeune photographe demande à vous voir au sujet de quelques clichés apparemment intéressant, déclara Églantine, la secrétaire quadragénaire aux cheveux roux et aux dents jaunes.

Un photographe? Faites-le entrer, j’aimerais voir ces fameux clichés. Cela t’intéresse Ren? dit-il en se tournant vers moi.

Quelle question? Évidemment que j’étais intéressée. Bon, d’accord, la plupart des photographes assuraient la même chose de leur bébé sur papier, même lorsqu’il s’agissait d’un chaton dans un chapeau de paille. Mais dans le doute, il serait bien bête de ma part de me retirer à ce moment-là et peut-être passer à côté d’un article passionnant. Je me contentais donc de hausser les sourcils tandis que la porte s’ouvrit sur un jeune homme à moustache aux allures bien timide.

- Entrez-donc, je vous en prie monsieur, l’invita le rédacteur en lui désignant une chaise libre face à son bureau.


Dernière édition par Lauren Hill le Dim 28 Jan - 11:33, édité 1 fois
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Emrys Salvanis
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Mar 23 Jan - 17:36
Irys : 64988
Profession : Photographe
Pérégrin 0
Après le bal, je décidais de me rendre à Alexandria j'avais entendu parler d'un quotidien nommé "La tribune". Le doute s'installait, mes photos sont elles assez bonnes pour que ce journal accepte de les prendre ?

Une crise d'angoisse arrivait. Je le sentais. A ce moment là j'étais sur le bateau pour Laurgal avec mes six pochettes pleines de photographies. Il faut que je fasse un tri. Un bon gros tri.
Pendant trois jours je brulais les mauvaises, mon mentor me disait : "Il est préférable qu'une photo que tu estimes mauvaises n'existe plus, afin qu'elle ne soit utilisée par quelqu'un d'autre." Je mettais de côté celles que je trouvais "bonnes".

Quelques jours plus tard, j'étais dans le train pour Alexandria, et devinez quoi ? Il ne me restait plus qu'une sacoche ! J'étais tellement fier de moi ! Mais le stress d'un éventuel rejet de mes clichés était toujours présent. Une dame du nom de Jane était assise à côté de moi, elle habitait à Alexandria, et m'expliquait que le rédacteur en chef avait changé que c'était un homme nommé Ernest Wislow.
Je déteste le train, les gamins pleurent, les gens se plaignent des retards, des sièges, de tout. Je ne comprenais vraiment pas tout ça. Mais bon... c'était comme ça. Mon père ne m'avais pas habitué à tout cela, enfin je veux dire à me plaindre.
Pour passer le temps, je regardais mes photos du bal pour être sur de la série choisie. Jane, mais oui la passagère vous vous souvenez quand même ?, vu les photos et parla tellement vite et fort que je ne saurai vous redire ce qu'elle disait. Je pense qu'en vue de son enthousiasme mes clichés lui plaisaient. On continua la discussion sur les photos, je lui montrais le portrait d'une femme masqué portant une large robe dans les tons de violets. Elle tournait sur elle même pour donner cette effet de mouvement à la photo. Puis une photo d'ensemble où tout le monde souriaient et dansaient. Puis une dernière, de deux jeune-gens qui dansaient ensemble main dans la main. Le train arrivait à son terminus.

Tandis que je descendais du train Jane, la passagère hein, me fit signe de la main et disparu dans la foule. Je prenais directement la route de "La tribune".

Bon... Emrys tu ne peux plus faire marche arrière maintenant. Je poussa la porte d'entrée. En entrant il y avait une dame rousse aux dents jaunes, la trentaine bien dépassée.
Euh excusez moi madame... Non, Emrys il ne faut pas le penser il faut le dire, parler s'exprimer c'est pas compliqué quand même !

Excusez moi madame j'ai des clichés intéressant pour votre journal euh... Je pense.
Sans rien dire elle s'est levée et partis au fond du couloir puis me fit signe de la suivre. Je m'engageais donc dans ce couloir, pardon, dans ce long couloir. J'arrivais à la porte, cette odeur ! La peinture du bureau venait surement d'être refaite c'est pas possible ! Dans le bureau il y avait un homme et une femme l'homme me fit signe de m'asseoir en me saluant. Je compris vite que j'étais dans le bureau de Monsieur Wislow.

Bonjour, euh... j'ai pris quelques clichés lors du bal... euh je pensais que ça pourrait intéresser un quotidien comme le votre Monsieur Wislow.
Cette dame m'interpelait, je n'arrivais pas à savoir qui elle était et pourquoi elle était là dans cette salle à côté de moi.

Je sortais les photos de la sacoche et les tendis aux rédacteur en chef. La première de la série était ma préférée, on pouvait voir une jeune femme de dos avec une longue robe, elle montait les escaliers devant l'entrée du bal.


                         
Le futur c'est la photographie
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Lauren Hill
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Mar 23 Jan - 18:20
Irys : 889826
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Je me tenais derrière le moustachu, debout les bras croisés jetant quelques coups d’œil vers les fameuses photos. Pour ma part, je n’y voyais pas grand intérêt, chiffons et froufrous n’ayant jamais été ma tasse de thé. Toutefois, force était de reconnaître que le jeune homme avait l’œil et les clichés en eux-mêmes étaient d’une qualité rarement observable... Dommage que le sujet soit si peu intéressant, du moins pour moi. J’en fus presque déçu, faux, je l'étais totalement. Moi qui pensais tenir peut-être un scoop, et bien non. Malgré tout, Ernest quant à lui semblait y trouver son compte, et bien tant mieux pour lui et tant pis pour moi.

- Ce sont de bonnes photos jeune homme, très bonnes même. J’en avais justement besoin pour illustrer un article. Quel est votre nom ?

J’observais la scène tout en me tenant silencieuse, après tout, je n’étais nullement concernée par cet échange des plus banal. Néanmoins, les talents de moustache étaient indéniables bien que visiblement mal exploités, ce qui en soi me semblait bien dommage…

J’aurai très bien pu partir, c’est d’ailleurs ce que j’aurai fait en temps normal, observer durant de longues minutes des photos n’était pas dans mes habitudes. En particulier, lorsqu’elles portaient sur un tel sujet… Barbant. Pourtant, je me trouvais littéralement absorbée par ces dernières. Observant le moindre détail tant elles étaient… Parfaites. Bon sang, l’on y distinguait parfaitement les mouvements sans qu’ils soient flous, ce gosse était un génie. La qualité était là, parfaitement visible, si bien que j’en oubliais totalement l’absence de couleur, c’est dire.

- Très bien, je vous les achète. Toutes.

Je levais les yeux au ciel, ou plutôt au plafond, tant je trouvais la dépense stupide. Pourquoi en acheter autant alors qu’il n’en choisirait qu’une seule pour illustrer son article ? Wislow commençait fort... Tant mieux en tout cas pour moustache, un irys est un irys après tout, et peu de gens pouvait se permettre de cracher dessus.

- N’hésitez pas à revenir me voir avec d’autres photos surtout. La maison à toujours besoin d’un bon photographe de presse.


Hum… Là, il me donnait une idée, celle-ci commençait à germer lentement, mais sûrement. Je restais donc dans mon coin, attendant mon heure. Puis lorsqu’il se leva pour partir, je le suivis.

- Ce fut un plaisir de te revoir Ren, j’attends ton prochain article avec impatience.

- Évite de faire couler le journal dans ce cas-là, à bientôt Wislow.

Je sortis à la suite du jeune homme, mon visage affichait un sourire tout à fait carnassier. Oh oui, j’avais bel et bien une idée en tête et ce jeune pouvait être un sacré atout.

- Hey moustache, lançai-je. Je me nomme Lauren Hill, tu as un sacré potentiel, je dois le reconnaître. J’aurais peut-être une proposition à te faire, que dirais-tu d’aller boire une tasse de thé pour que l’on puisse en discuter.




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Emrys Salvanis
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Mar 23 Jan - 21:40
Irys : 64988
Profession : Photographe
Pérégrin 0
Cette dame me mettait décidemment mal à l'aise. Elle n'a rien dit depuis le début de l'entretien, c'est vraiment étrange. Je devais passer au dessus de ce poids qu'elle m'infligeais en observant dans mon dos.

Cependant, Monsieur Wislow avait l'air convaincu de mes photos, c'est bon signe Emrys sois fier ! Il complimentait mes photos et puis venu le moment où je fus le plus surpris lorsqu'il ma dit "Très bien, je vous les achète, toutes."

Dans ma tête tout s'était mélangé. Toutes... Toutes ? Oui oui Emrys tu as bien compris : TOUTES. Un petit sourire pouvait se voir sous ma moustache. Puis le rédacteur en chef me disait de venir le voir plus souvent, que j'avais du talent et que je pourrais être utile à l'heure journal. Néanmoins... je me méfiait tout de même de ce genre de proposition. Ça vous fais une proposition mais après vous êtes juste limité, la presse ne montre que ce qu'elle veut et ce n'est pas ce que je veux. Un mouvement de tête suffisait pour dire que j'avais compris ce que Monsieur Wislow avait dit.

-Excusez moi, Monsieur Wislow mais euh comment dire... Vous avez bien dis toutes ?
Quoi ?! je voulais être sûr ! On ne sait jamais, une illusion auditive est vite arrivée non mais !

Il me faisais signe que oui c'était bien toutes les photos. je pouvais à présent acheter du papier de meilleur qualité et si je voulais faire une folie économique, comme disait mon père, faire faire un nettoyage complet du Graflex ! J'étais heureux de pouvoir offrir ça à mon appareil !

L'entretien touchait à sa fin je devais retourner à l'acceuil pour toucher ma paye et repartir faire des photos comme je sais faire...
Vous le sentez arrivé le truc pas net là hein ?

Je saluais Monsieur Wislow et sortais du bureau et me dirigeais vers l'acceuil. Seulement, j'entendais une voie que je connaissais pas, que je n'avais pas entendu de la jorunée, c'était la dame malaisante qui m'appelait, euh attendez quoi ? MOUSTACHE ?! bon...passons...

Elle s'appelait Lauren Hill et elle me complimentait sur mon travail.
Vous la voyez arriver l'embuscade là hein ?

Elle me fit comprendre qu'elle avait une idée derrière la tête mais, bizarrement, ne voulait pas en parler ici. Elle me proposait d'aller boire un thé, génial ! j'adore le thé ! voilà comment m'amadouer...

-Euh oui, d'accord et bien... euh ouais, aller Emrys parle comme un vrai jeune-homme !, Vous pouvez m'attendre dehors je vous rejoins ?
Bah oui, fallait quand même que j'aille récupérer l'argent à l'acceuil hein !

Je me redirigeais vers la dame rousse de l'acceuil et puis je rejoignais Madame Hill devant "La tribune".


                         
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Lauren Hill
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Mer 24 Jan - 7:57
Irys : 889826
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Une fois Moustache prêt, je le conduisis dans le salon de thé situé en face de “La Tribune”. Je m’installais à une table, sans attendre, nous avions déjà bien assez perdu de temps après tout. Après avoir commandé nos consommations peu originales pour le lieu bien trop guindé à mon goût, je me mis à l’observer en silence. C’est une manie bien difficile à contrôler. Et même en ayant parfaitement conscience que cela mettait forcément mal à l’aise mes interlocuteurs, je ne pouvais m’en empêcher. Moustache était timide, à n’en pas douté, si peu à son aise que le pauvre semblait assis sur des noyaux d’abricot.

- Du calme gamin, je ne vais pas te manger, seulement te parler.

Notre commande fit son apparition devant nous, pas toute seule évidemment, une jeune femme en robe à fleurs et tablier en dentelle se chargea de dresser le tout. J’attendais que celle-ci s’éloigne. Faire la conversation n’était pas dans mes habitudes, mais parler au-dessus de la chair et la porcelaine… Non. Une fois sa tâche achevée, je remerciais la demoiselle d’un hochement de tête avant de me reporter sur Moustache.

- Ton nom déjà ? Il ne me semble pas l’avoir entendu.

L’avait-il seulement dit ? Impossible de m’en souvenirs, si c’était le cas. J’attendis qu’il se présente, je n’avais certainement pas entendu son nom, soit le gamin avait omis de se présenter, soit je m’étais laissé distraire par ses photos. Emrys… non je préfère Moustache, plus simple et lui allait tellement mieux.

- Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins, les longs blabla ne m’intéressent pas. Tu as du talent, beaucoup sauf que tu le gâches Moustache.

Je lui racontais donc mon projet, celui qui me hantait depuis des années, attendant son heure. Il s’agissait de me rendre à My’Trä pour rédiger un article tout à fait original. Il porterait sur la culture My’tränne, sur leurs us et coutumes, sur les paysages également et surtout sur les architectes et la magie. L’article en question serait donc un récit de voyage, publiable en plusieurs épisodes. Le but était simple : en terminer avec cette ignorance daënar et avec la mienne également.

- Je te propose donc de m’accompagner. Le voyage durera probablement plusieurs mois, les conditions seront indéniablement difficiles. Moi-même, je ne sais pas à quoi m’attendre, je ne peux donc pas garantir ta sécurité. Mais tu seras précieusement payé, par moi d’abord, puis par le journal. Alors, qu’en dis-tu ?



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Emrys Salvanis
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Mer 24 Jan - 16:37
Irys : 64988
Profession : Photographe
Pérégrin 0
Je récupérais ma paye à l’accueil tandis que Madame Hill attendait dehors.
Je ne vous dis même pas le nombre de questions que je me posais.
Quel est ce projet ? Qui est elle ? Pourquoi ? tant de question sans réponse. Bon... allez ce n'est qu'une tasse de thé Emrys.

Une fois sorti elle m'emmenais dans un café juste en face. Je ne me sentais pas du tout à l'aise. Une fois assis et la commande passée, elle me fixait sans raison et sans rien dire ça devenait de plus en plus pesant.
La commande arrivait. Je remerciais la jeune-femme qui venait de nous servir et Lauren enchaîna en me demandant mon prénom.
Mais j'y pense je n'avais pas annoncé mon nom à Monsieur Wislow ! Mais quel débile !
Sans grand étonnement elle continuait de m'appeler "Moustache".

Un projet sur la culture My'tränne... pourquoi pas... Nous avons à peux près les même objectifs, ce serait complètement stupide de ma part de refuser...
-Je suis d'accord, cependant je ne veux pas de censure sur tout ce que l'on verra lors du voyage enfin... euh si... ça ne vous dérange pas bien sûr...

Malgré le fait que je n'était pas pertinent dans mes paroles et qu'elles étaient hésitantes il fallait que je sois sûr que ce point soit claire entre nous.

-Il me faut juste un peu de temps, j'ai besoin d'aller acheter du papier enfin euh... ça ne sera pas long...
Déja fini... j'avais déjà fini mon thé ? Super...

Sinon j'étais partant je n'ai pas l'air comme ça mais j'avais soif d'aventure et puis je ne serai pas seul. Même si elle m'avait prévenu qu'elle ne me protégerait pas, je me sentirai forcément plus en sécurité accompagné que seul.

-Je suis partant. On commence quand ?


                         
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Lauren Hill
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Jeu 25 Jan - 7:49
Irys : 889826
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Oh, Oh, Moustache s’affirmait...mais...bah...non. Décidément, cet homme-là manquait encore de caractère, le fameux tempérament audacieux et déterminé que tout journalistes se devait d’avoir. Bon, d’accord, ce n’était pas un journaliste. Sa position de photographe le plaçait au rang d’artistes qui nécessitait donc plus de sensibilité que de témérité... Dirions-nous...modérée.

Seulement, je ne pus masquer ma déception, il allait avoir besoin de s’affirmer plus que cela… En particulier avec moi, sinon le pauvre gamin finirait dévoré par mon caractère… Aussi, en levant les yeux au ciel, je soupirais.

Néanmoins, je dois bien avouer qu’il soulignait là un détail important : la censure. Je m’en inquiétais tout autant que lui à vrai dire et je savais très bien que malgré ma quête de vérité, certains gros bonnets daënars n’hésiteraient pas à brûler mon papier simplement dans l’esprit de maintenir la haine envers mes my’träns. Certains aspiraient à une guerre, prétendument inévitable qui n’était à mon sens qu’hypocrisie. Un moyen de justifier mes sommes faramineuses dépensées dans l’armement. Du moins, c’est ce que mon sens de l’observation me permettait d’affirmer, je n’en avais pour autant aucune preuve…

- Pour le moment, je ne peux rien te promettre à ce sujet. Je m’en inquiète tout autant que toi, déclarai-je en me penchant en avant pour me faire mieux entendre. Il est possible que la publication se fasse par quelques moyens… que je qualifierais de "détournés". Mais, je n’en sait encore rien, et nous avons largement le temps de pouvoir y songer.

Sitôt ma tirade achevée, je repris ma place initiale avant de porter ma tasse à mes lèvres pour me délecter de ce breuvage délicieusement parfumé. Le jeune homme me semblait empressé, ce qui en soit pouvait se comprendre. Le projet était ambitieux, même pour moi… Mais je me devais de le ramener sur terre.

- Doucement Moustache, tu auras largement le temps de faire tes emplettes. Une expédition pareille..ça se prépare et avec minutie. J’ai encore nombre de détails à régler. Et tu en auras un de taille toi aussi... dis-je en désignant son appareil. Il va falloir le faire discret, les mages n’apprécieront certainement pas de nous voir nous trimballer sur leurs terres avec un objet technologique. Il va te falloir trouver un moyen de le faire paraître aussi banal qu’invisible. Heureusement, Daënastre regorge de mécanos talentueux qui pourront régler ce problème, j’en suis certaine.

Ce détail réglé, enfin tout du moins évoquait, restait encore à fixer une date… Et même s’il me tardait de partir, il me fallait, encore une fois, rester réaliste.

- Ce n’est pas pour demain. Comme je te l’ai dis: il me reste nombres de détails à régler. Je pense que nous pourrons embarquer fin mai, peut-être début avril. Nous y passeront l’été. En attendant, voici ma carte, lançai-je en lui tendant le fameux bout de papier. Je me déplace beaucoup, mais je journal sait toujours comment me joindre et me fera passer tes messages. Tiens moi au courant de ton avancée et je ferai de même.

Je me relevais, prête à partir quand je me retournais vers lui.

- Je ferai peut-être appel à toi d’ici là. Nombre de mes articles aurait bien besoin d’un appui photographique, en particulier lorsque le photographe en question est doté d’un œil aussi sûr que le tiens… Dommage que tu ne sois pas resté plus longtemps à ce bal…



Lauren s'exprime en #99ccff


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Emrys Salvanis
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Ven 26 Jan - 14:10
Irys : 64988
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Pérégrin 0
J'étais soulagé de voir que Lauren était du même avis que moi pour la censure mais le sujet m'inquiétait toujours.. Ainsi ne pas utiliser de moyen officiel pourrait-être une solution.

Camouflé mon appareil... là on parlait de quelque chose de taille. Je n'étais pas trop d'accord sur le fait que quelqu'un touche mon appareil, encore moins un mécanos au main crasseuse. Un doigt sur le capteur et il est fichu. Je trouvais ça risquer mais si il fallait vraiment le faire...

-Euh oui changer euh camouflé l'appareil...oui...oui..
 Je regardais le Graflex d'un air déprimé..

Heureusement on planifiait le voyage que pour avril/mai. J'avais encore du temps pour mettre des économies de côtés pour le voyage, car oui on aura besoin d'argent. Et Lauren me tendait sa carte pour que je puisse la contacter au cas où. C'est vrai que je risque d'avoir des questions à lui poser pour les préparatifs.

Elle se leva, en me disant qu'elle aura sûrement besoin de mois dans l'avenir... sauf que j'étais parti loin dans mes pensées...
-Euh... oui oui sans problème ça me ferai plaisir de travailler pour vous à l'occasion.

Elle évoquait une dernière chose... Ce bal, j'ai entendu dire qu'après que je sois partie quelque chose c'était passé mais je ne savais pas quoi. Et ça m’embêtais d'avoir éventuellement loupé un évènement qui aurait pu être photographié.

-Euh...oui...j'imagine que j'ai loupé quelque chose.

Je restais assis à ma place en regardant mon verre, encore vide oui et alors ?
Bon... je peux au moins payer ça je pense que ce serait la moindre des choses.
-Je vais payer les consommations c'est le moins que je puisse faire déjà.
Je viens vraiment de parler normalement comme quand je me parle à moi-même ? Et avec le sourire en plus ?
Eheh je m'améliore quand même vous trouvez pas ?
Je déposais l'argent et me levais prêt à repartir photographier le monde.


                         
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Lauren Hill
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Dim 28 Jan - 11:33
Irys : 889826
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Bien, bien, c’est qu’il me semblait motivé ce petit jeunot, un très bon point pour lui, même si l’éclat d’hésitation mêlée à une évidente déception ne m’avait guère échappée lorsque j’avais mentionné les quelques modifications à apporter à son précieux appareil. Je ne pouvais guère lui en vouloir, pareils objets coûtaient une fortune et était, bien malheureusement et ironiquement fragiles. Je soupirais donc, en ouvrant ma pochette pour en sortir une liasse de billets. Contrairement à lui, l’argent n’était nullement un problème pour moi.

- Pas de panique Moustache, voilà qui devrait largement suffire pour en acheter un autre, dis-je en lui tendant la poignée de billets.Je t’impose ces modifications, il est donc normal que ce soit moi qui les finance.

J’attendais qu’il me donne une carte de visite ou tout autre moyen de le contacter, je ne savais pas s’il avait donné ou non ses coordonnées au journal… Néanmoins, il n’en fit rien… Décidément, ce jeune homme était bien trop souvent dans la lune, une chose qui allait devoir changer s’il voulait survivre dans le milieu… Professionnellement parlant, évidemment, mais pas que… Alors à nouveau, je soupirais :

-Et où puis-je te contacter?

C’était tellement dommage un caractère aussi docile avec un talent pareil… Presque du gâchis… Heureusement, les gens peuvent évoluer et j’espérais que ce soit son cas, auquel cas… je ne donnais pas cher de sa peau.

- Allons, allons, il y aura d’autres occasions, souviens-toi simplement de cette erreur, tires-en un enseignement, c’est comme cela qu’on apprend. Je te le répète Moustache, tu as un talent indéniable. Je suis sûre que tu pourrais ouvrir les yeux du monde avec tes photos.

Je lui tendis la main, le saluant pour la dernière fois avant notre prochaine rencontre. Il me tardait presque de voir le changement apporté par quelques expériences supplémentaire. Puis je repris ma route…



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