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Chroniques d'Irydaë
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 Vereist

Bolgokh
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Lun 24 Oct - 17:38
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Vereist

Vereist est un dérivé du mot « verglacé », progressivement déformé par les différents dialectes My’trans que parlaient alors les Exilés d’antan. Si elle n’est pas l’unique région glacière de ce monde, elle est pourtant réputée pour ses températures particulièrement extrêmes, pour ne pas dire polaires, ainsi que pour l’esclandre politique qu’elle abrite en son sein. Tout bon habitant de la capitale de Daënastre a d’ores et déjà entendu parler du scandale de Klumpen !


Topographie

Carte de Vereist:
 

Vereist a attiré très tôt la cupidité des Exilés du fait de la diversité remarquable de ses biomes. De nos jours cette région est une forme développée de nature originellement hostile peu à peu apprivoisée par l’Homme. Oh, elle lui révèle toujours sa part quotidienne de dangers, mais ceux-ci demeurent connus de l’être humain qui a su fermement ancrer ses racines dans la terre glacée. Placée à l’extrémité nord de Daënastre, elle en est le dernier bastion avant la chute dans un néant insondable.

Le premier biome le plus au sud est en grande partie constitué d’une forêt de conifères tout d’abord relativement dense, puis de plus en plus clairsemée lorsque vous vous rapprochez du nord. On y trouve de très beaux spécimens de sapins, de pins ou encore de mélèzes, qui bien que prenant racine à basse altitude, ont su prospérer dans ce terreau gelé. Bon nombre d’espèces animales y ont trouvé refuge, souvent chassées du nord où le climat et la topographie des lieux sont devenus trop difficiles au fil des siècles. Soyez donc vigilants lorsque vous arpentez ces terres, car les loups demeureront la plupart du temps le cadet de vos soucis face à des prédateurs plus entraînés. Toutefois quelques petits hameaux sont parvenus à s’installer dans des clairières plus clairsemées. Des cabanes de bucheron ou de chasseurs majoritairement ainsi que de quoi loger leur famille, sont distillées dans cette forêt dans le but de constituer des lieux clés pour l’acheminement du bois et la régulation de la faune locale.

Au nord de cette zone végétale d’anciennes perturbations terrestres ont provoqué l’apparition d’une série de grands lacs figés par le climat. Depuis que l’Homme y habite, ces eaux dormantes ont toujours été recouvertes d’une très épaisse couche de glace qui ankylose toute vie alentour. Cette surface comprend un total de sept plans d’eau. Cinq ont davantage figure d’étang de moindre envergure, et deux grignotent pratiquement tout l’espace restant et portent fièrement leur statut de lac. Les habitants de Vereist ont coutume de les appeler les Jumeaux Dormants, car ils sont la source d’une bizarrerie aquatique que les cinq autres ne possèdent pas. En effet, aussi loin que les recherches ont pu porter, aucune espèce vivante ne semble vivre sous leur couche de glace. Le fond sur les rives est dénué de toute plante, et il s’enfonce dans l’obscurité des profondeurs avec cette même aridité. En revanche la qualité de l’eau atteint un niveau rarement constaté, tel que celui des sources hivernales qui siègent au plus haut des chaînes montagneuses. Outre l’exploitation de glace, une règle tacite a été instaurée pour ne pas déranger le sommeil des lieux, et marcher sur la banquise de ces deux lacs a tendance à rendre profondément mal à l’aise. Le premier et dernier baigneur –un jeune fou visiblement atteint d’une maladie mentale- à avoir jamais tenté l’expérience aurait raconté entre autres propos fébriles qu’un fort courant très chaud sévirait dans les profondeurs de l’un des Jumeaux. La plupart des gens s’accordent à dire que la nature de ces deux lacs est fortement influencée par la proximité des magilithes. Les cinq autres étangs, eux, sont tout à fait normaux et abritent de nombreuses espèces de poissons et d’algues, en plus de constituer de ravissantes patinoires.

Au nord-est de Vereist s’étend un inébranlable glacier qui règne en maître jusqu’au néant. Attention, il est à noter qu’il ne s’agit nullement d’une région montagneuse, mais plutôt d’une sorte de toundra verglacé aux dénivelés existants, mais très peu contrastés. A peine quelques collines ici et là formées par des blocs de glace empilés, guère plus. Tout y est très plat, et d’une luminosité coupante et insoutenable pour les voyageurs non équipés. Très peu d’animaux vivent sur cette surface trop exposée, toutefois on y trouve encore de grands troupeaux d’Erch qui migrent progressivement des forêts plus au sud jusqu’à cette étendue glacière lorsque les températures se font trop chaudes. On ignore la taille des couches de glace et de neige qui sépare la terre ferme du néant en contre-bas. Les habitants le nomment toutefois le glacier des murmures car la glace craque et enfle en continu, un grondement permanent qui filtre sous vos pieds comme un animal vivant, sans doute dû à la pression terrible engendrée par la gravité.

Enfin, le littoral qui borde Vereist tout à l’ouest, est connu pour être plus accueillant que le cœur de la région du fait de la proximité de l’océan. C’est ici que se trouve la grande majorité des constructions humaines, ainsi qu’une végétation rase en partie recouverte par la neige.


Climat

Globalement très froid, le climat change cependant énormément entre la frontière sud et la frontière nord de Vereist. La région étant l’une des plus grande du continent, une telle différence de température n’est pas insolite. Tout au sud une bonne partie de la forêt parvient même à connaître un automne tout relatif durant quelques mois par an. La neige fond et laisse deviner un timide tapis d’herbe qui attire pas mal de gibiers. Cela ne dure néanmoins que très peu de temps et l’hiver reprend rapidement ses droits. Les températures ne descendent pas en-dessous des -20° jusqu’à l’apparition des grands lacs. Les conifères n’auraient guère pu se développer sans un climat relativement clément, et si leur présence bloque une grande partie du soleil, ils servent également d’abri conséquent face à toute éventuelle tempête. Il fait donc à peu près bon vivre tant que l’on reste dans les environs proches de la forêt.

Les lacs, pour leur part, sont en prise avec un froid déjà plus terrible. Il est connu qu’un bloc de glace découpé là-bas et extrait aura tôt fait de se reconstituer en totalité en une poignée d’heures seulement, ce qui n’est pas sans contenter l’exploitation glacière qui y sévit. Tout au nord est, en revanche, la vie est considérablement plus difficile, voire pratiquement impossible sans plusieurs mois de préparations et de solides infrastructures… La température peut dégringoler jusqu’à -50 degrés, si ce n’est plus en plein cœur de l’hiver ! Inutile de préciser qu’il fait très en-dessous de zéro toute l’année dans tous les cas.

Le littoral, quant à lui, possède un climat beaucoup plus clément. Il se refroidit malgré tout du sud au nord, bien sûr, mais n’atteint jamais les températures extrêmes qui règnent sur la pointe est de la région. Ce qui est très intéressant à présent est que malgré son apparence de région glacière, Vereist ne subit pratiquement jamais aucune intempérie. Il y fait grand soleil 90% de l’année, mais il ne s’agit pas du tout d’un soleil chaud. Celui-ci est réverbéré par toute la glace alentour, se contentant d’installer une visibilité atroce pour ses habitants, sans daigner réchauffer quoi que ce soit. Il arrive donc que des tempêtes de neige et de grêlons frappent, mais elles sont très rares et n’arrivent que vers les mois originellement dédiés à l’été. Autrement, du fait de l’absence de chaîne montagneuse à des milles à la ronde, un vent fort balaye en permanence la région avant de se heurter à la barrière des conifères plus au sud. Il n’est pas assez violent pour empêcher les traversées, mais est assez gênant pour déplacer progressivement des mètres de neige d’un bout à l’autre de Vereist et pour enfoncer dans vos prunelles déjà blessées par le soleil, d’infimes pics de glace.


Villes, villages

Zuhause est la capitale de Vereist. C’est la plus grande ville de la région, et celle par laquelle s’acheminent toutes les denrées et la communication entre les autres villages. Cela, pour une raison très simple : elle est le centre névralgique des lignes de chemin de fer qui parcourt ces terres. Ces dernières s’étendent en une sorte de T dont la barre horizontale droite forme un croché pour desservir en partie la pointe est de la région. Elle ne s’aventure cependant pas jusqu’au bout car les conditions de vie se font trop difficiles pour installer toute cette machinerie sans que le métal ne s’altère. Il faut voir ces lignes de chemin de fer comme la ligne vitale des habitants : les principaux villages qui existent seront tous à proximité de celle-ci. Zuhause, donc, se trouve à l’exact carrefour de ce T, stratégiquement placée entre les deux Jumeaux Dormants sur lesquels elle empiète légèrement par des pontons adroitement placés pour la récupération de la glace. Elle fut la première ville construite à Vereist lorsque les populations en prirent possession. Elle demeure un symbole de protection où il fait bon vivre lorsque l’extérieur se montre si hostile à l’établissement de toute vie.

Grenze est l’un des principaux hameaux de chasseurs et de bûcherons dont nous parlions plus haut. Tout au sud, quasiment positionné sur la frontière et entourant la ligne de chemin de fer, il constitue un premier bastion pour l’arrivée de voyageurs ou de commerçants –et par extension leurs marchandises- avant l’entrée au cœur des terres. Inversement, il est aussi le dernier village qui traite et achemine les marchandises vers les régions voisines. On pourrait le voir comme une porte d’accueil ou un point de renseignements primordial avant le grand départ pour la capitale. Cet hameau reste toutefois dans des proportions mineures, puisqu’il ne se constitue guère plus que d’une dizaine d’habitations, et autres hangars de stockage provisoire. Outre les professionnels de la forêt, très peu de gens y vivent toute l’année. Tout cela donne un aspect très gare industrielle à ce village pourtant charmant par ses températures assez tempérées au regard du reste de Vereist.

Le littoral abrite pour sa part toute une série de villages côtiers qui ont figure de villages portuaires. Rattachés à l’océan qui les maintient en vie, le plus loin possible du cœur des terres beaucoup plus froid, il s’agit essentiellement de rassemblement de pêcheurs. Tous les métiers là-bas sont en lien, de près ou de loin, avec ce que peut offrir l’océan dont les habitants tâchent d’extraire le maximum afin d’entretenir et de nourrir toutes les autres villes de la région. Trois siègent parmi les plus gros villages, autrement nommés les trois W : Wal, Weisse, et Widerstand. Wal se trouve le plus au sud, et bénéficie de fait du climat le plus tolérant. La pêche y est florissante, et bon nombre de gens y ont trouvé refuge pour mener une vie à peu près paisible. Selon ses habitants, la spécialité de ce village n’est autre que la chasse à la baleine, ce qui n’arrive qu’une fois tous les six ans mais est toujours source de grandes festivités et d’une économie destinée à prospérer. Weisse se trouve à peine quelques kilomètres plus loin, pour sa part recouverte de neige toute l’année. Elle se spécialise davantage dans la pêche de poissons standards, voire l’exploitation de coquillages en bord de mer. Elle fournit à l’ensemble du continent quelques colliers et autres bijoux en nacre de très bon goût, mais qui valent leur pesant d’or. Elle est plus petite en terme de taille que sa cousine. Enfin, Widerstand signifiant « résistance », illustre parfaitement le nom dont les premiers habitants l’ont affublée : elle se situe à l’exacte extrémité du coude que forme le littoral tout au nord, au-dessus des grands lacs gelés. Bizarrement, c’est aussi le plus grand village des trois en termes de taille, même si cela ne signifie pas qu’elle possède le plus d’habitants. Les pêcheurs de Widerstand n’officient pas uniquement sur l’océan, mais œuvrent également beaucoup sur les nombreux étangs qui parsèment leur voisinage. Tout le reste du littoral est parcouru de micro-village qui servent davantage de points relais aux trois principaux.

Pour finir, vient la fameuse ville de Klumpen. Celle qui portait une sérieuse concurrence à la capitale Zuhause avant qu’elle ne dégénère. Située à l’extrémité de la pointe nord est de Vereist, elle est un trésor d’innovations humaines et de déchéance industrielle. Les Daënastres ont en effet découvert très tôt la profusion de magilithes dans ces sols protégés par des températures polaires. A l’orée de la fin du monde, une ville d’exploitation est pourtant parvenue à s’instaurer. Cela donna lieu à une effervescence telle que la ruée vers l’or, et les habitants creusèrent avec fièvre des galeries interminables, cherchèrent même à avancer la ville au-dessus du néant pour en explorer les falaises. Klumpen dispose donc de pontons rudimentaires auxquels les mineurs attachaient des cordes pour descendre en rappel au-dessus du vide insondable de l’espace. Le nombre d’accidents n’a pourtant pas su ralentir cette exploitation avant qu’elle ne fasse changer toute la ville. Car l’influence des magilithes a progressivement transformé les habitants en monstre de cristal dégénérés, jusqu’à limiter puis annihiler toute activité normale entre ses murs. Le gouvernement de Daënastre a bien entendu soigneusement fermé les yeux sur ces pertes humaines et a tâché d’envoyer toujours plus de monde à Klumpen dans l’espoir de ramener ces richesses perdues. Pour le reste du continent et surtout pour les habitants de la région, Klumpen est maudite et tous ses habitants avec. Évoquer son nom et ce qu’il s’y est passé porte malheur, et les rares aventuriers qui s’y sont avancés décrivent de scènes terribles et sanguinaires. Personne ne veut toutefois intervenir et la ville est en statut quo : le gouvernement de Daënastre refuse pour le moment toute intervention extérieure par peur de perdre une source de revenue considérable en magilithes, et va même jusqu’à apporter son soutien à la ville. Les Régisseurs quant à eux ne parviennent pas encore à l’heure actuelle à atteindre les déviants qui se défendent comme des bêtes enragées à l’aide du climat et du gouvernement. Des négociations sont en cours, mais la polémique n’est pas prête de se résoudre tant que les magilites existeront, même si leur qualité laisse à désirer du fait de leur trop forte exploitation…


Architecture

Il est tout d’abord primordial de comprendre que les villes et villages de Vereist, Klumpen mise à part, sont toutes dotées d’une propreté exemplaire et d’un très bon état de construction. Toutes les infrastructures sont vérifiées tous les deux ans et consolidées voire refaites en cas de besoin car le froid et le soleil peuvent les éroder très vite. Les rues sont propres, entretenues, et il en va de même du chemin de fer qui bénéficie d’un traitement très particulier à cause de son statut vital pour la région : sans lui, les habitants seraient isolés et leurs marchandises ne pourraient plus s’expatrier. Zuhause soulève donc chaque année un budget colossal pour la surveillance et l’entretien méticuleux de ses chemins de fer.

L’architecture elle-même se compose de matériaux colorés, idéalement dans des teintes chaudes et visibles de loin. Ce qui n’est pas très difficile compte tenu de l’omniprésence de la blancheur de la neige, tout s’y découpe avec un contraste saisissant. Afin d’apporter un peu de chaleur dans le cœur des habitants, donc, et surtout pour capter les rayons du soleil à leur maximum, il n’est pas rare de croiser des bâtisses dans des tons rouges, marrons, si ce n’est presque noirs. Les toits sont extrêmement pentus et dépassent largement des murs afin d’empêcher la neige de s’y entasser et de faire tout effondrer. Il ne faut jamais rester à la limite des ceux-ci : beaucoup d’accidents se produisent lorsque les surplus de neige s’effondrent dans la rue sur des badauds malchanceux. Outre cela les maisons sont serrées les unes contre les autres, non seulement car les risques d’incendie sont improbables, mais également parce que la chaleur s’entretient ainsi et se propage mieux entre chaque mur mitoyen construit un peu plus fin que les autres. La pierre et le bois sont des matériaux communs, et chaque demeure possède une ou plusieurs cheminées, et sont de la plus petite taille possible : trop d’espace apporterait le froid de l’extérieur et rendrait plus difficile le chauffage par la cheminée. Tout a été par conséquent réduit à sa taille de fonctionnement minimale pour que chacun ne se marche pas dessus. Les grandes constructions sont vues comme un gâchis inestimable par les habitants, qui ont parfois du mal à concevoir la logique des Daënastres vivant dans les régions tout au sud.


Habitants

Les habitants de Vereist sont de véritables nordistes en herbe. Leur caractère s’est forgé au contact permanent du climat qui les assaille jour et nuit, et ils ne sont pas réellement connus pour leur élégance ni même leur douceur de vie. Ils sont de primes abords plutôt rudes si ce n’est maladroits en matière de contacts humains. Ils ne mâchent pas leurs mots et ont coutume de dire ce qu’ils pensent, droit au but, sans s’entourer de palabres inutiles. Ils n’aiment pas du tout le gâchis, et surveillent scrupuleusement la gestion de leurs maigres ressources qu’ils exploitent avec beaucoup de professionnalisme. Il s’agit par conséquent d’un peuple très rigoureux et travailleur, qui ne rechigne jamais même aux tâches les plus extrêmes. Souvent les enfants apprennent à aider d’une façon ou d’une autre leurs parents dès le plus jeune âge, même par le biais de menus tâches réalisées au foyer pendant qu’homme et femme affrontent le froid de l’extérieur. Toute paire de mains est bonne à prendre et il existe très peu de bouches inutiles. Leur rigueur et leur ardeur à survivre a su leur donner certaines aptitudes poussées et une intelligence qui vaut bien celle des génies Daënastres !

Toutefois, sous leurs abords d’ours mal léchés, les habitants de Vereist savent faire preuve d’une immense chaleur et d’une notion d’Humanité rare en ce monde. Ils mettent systématiquement de côté leurs à priori pour accueillir tous les étrangers susceptibles de se montrer sur le pas de leurs portes, et cela, sans aucune réserve : ils sortiront pour vous un véritable buffet ainsi qu’un lit chaud et propre, sans rien vous demander de votre passé ou s’enquérir des raisons de votre présence. Ils partageront avec vous le fruit de leurs maigres ressources quitte à devoir se serrer la ceinture plus tard, lorsque vous ne regarderez plus. La chaleur d’un foyer est une valeur essentielle dans la culture de Vereist et il est signe d’infamie de refuser l’hospitalité à qui que ce soit. Tout cela doit être fait sous des abords naturels, et l’invité ne doit jamais réaliser le sacrifice qu’accomplit pour lui la famille même s’il s’agit d’un hiver particulièrement rude. Montrez votre gratitude, gagnez leur confiance, et vous pourrez tout obtenir d’eux. Faites l’inverse en revanche, et vous découvrirez ce qu’a vraiment d’hostile cette région… Les habitants ne donnent jamais deux fois leur confiance. Et peuvent se montrer plus polaires, plus irrémédiablement dévastateurs que tous les glaciers du monde.


Commerce

Le principal commerce qui permet à Vereist de s’épanouir et de maintenir une qualité de vie très supérieure à la moyenne, est l’exploitation de cube de glace. Aussi étrange que cela puisse paraître, un magnat de l’industrie a su voir le potentiel caché de cette région entièrement sous la neige. Zuhause a ainsi été bâtie entre les deux grands lacs de la région, reliant l’un à l’autre par des pontons solidement construits qui permettent le prélèvement régulier d’immenses cubes. Ceux-ci sont conservés dans des hangars puis acheminés dans les contrées chaudes et riches de Daënastre où ils font le bonheur des plus éminents bourgeois : qui ne savourent pas davantage un cocktail nanti de deux glaçons composés de l’eau la plus pure du monde ? Ce commerce étrange mais viable a su propulser la cité au statut de grande rivale de la capitale du continent, en dépit du ralentissement de ses exploitations de magilithes. Transportés par voie ferroviaire et d’une taille assez conséquente, lesdits cubes de glace ont moins le temps de souffrir de la chaleur. Ils sont conservés par la suite dans des pièces enterrés. Ils restent néanmoins fortement éphémères en région chaude, ce qui ne fait qu’augmenter le coût d’acquisition d’une pareille merveille, et donc sa rareté. Du plus bel effet pour ceux qui désirent montrer combien ils sont puissants !

Outre ce commerce inédit, Vereist diffuse bien sûr énormément de denrées issues de la pêche grâce à ses nombreux villages côtiers. Quelques bijoux s’acheminent également, de même que des peaux de bêtes prélevées sur les Erchs et autres gibiers arpentant les forêts. Généralement toutefois ces marchandises-là restent réservées à la population locale qui doit survivre aux basses températures et se nourrir assez convenablement pour travailler. La culture agricole est très rare, et n’existe que sous la forme de micro-parcelles sur le littoral par le biais de plantes particulièrement résistantes à la neige.
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