Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Rathram
Page 2 sur 2
Aller à la page : Précédent  1, 2


 [Terminé] Bienvenue en milieu hostile [Hex & Allys]

Hex Hekmatyar
avatar
Dim 4 Mar - 22:27
Irys : 116595
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Allys était sous le choc, le choc de quoi je ne saurais trop le dire sur le moment, mais lorsqu'elle expliqua tout, je ne pus m'empêcher d'avoir un geste d'incompréhension. Il était question qu'elle ai un demi-frère, ou une demi-sœur, mais je n'arrivais pas à saisir pourquoi une telle nouvelle l'affligeait à ce point.
N'était-ce pas censé être une bonne nouvelle d'habitude, et si oui pourquoi avait-elle une réaction aussi violente. Avec Aurore nous nous saisirent d'elle pour l'installer dans un fauteuil, et j'eus un regard emplis d'incompréhension vers la jeune mage, et ce d'autant plus que lorsqu'elle se mit à insulter plutôt violemment l'homme qu'avait été son père.
Connaissant la jeune femme je savais pertinemment que peu de chose pourraient la faire revenir à la raison.
M'asseyant plus profondément dans le fauteuil en fasse d'elle je poussais un long soupire.

-Tordu ? Je ne comprend pas.... n'a t-il pas été un père que tu respectais ?



L'incompréhension était totale... en quoi cet homme avait-il fauté ? Et en quoi une série de lettre pouvait-elle remettre en cause une vie entière ? C'était à croire que cet homme avait soudainement trahi Allys, elle qui le regrettait il y avait si peu de temps.
Non décidément ce n'était pas le genre de chose que je pouvais accepter aussi facilement, choc ou pas.

-Des lettres lus, il n'a privé rien de personne, car c'est la mère de l'enfant qui ne voulait pas de son aide... bordel Allys ça reste ton père... Tu ne peux pas lui mettre tout le malheur du monde sur le dos au profit d'une erreur.


A vrai dire c'était des paroles plutôt téméraire, et même si je ne connaissais pas l'homme en question, je trouvais cela injuste que son souvenir soit salit aussi facilement, surtout maintenant que ce dernier ne pouvait répondre.

Caché ? Oui, mais avait-il eu le choix ? De ce que j'avais lu, alors que la jeune femme jetais à terre les lettres, il n'avait pas été de la volonté de son père d'abandonner l'enfant, mais parfois les gens sont trop fier pour simplement avouer leurs erreurs.
Je ne voyais pas vraiment cela comme une trahison, ce coffre était ses souvenirs après tout, et derrière cette histoire se cachait peut être autre chose qu'une simple tromperie.

-Au lieu d'insulter la mémoire d'un proche disparut... tu ne veux pas plutôt savoir ce qu'il se cachait derrière cette histoire ?


Je jetais un coup d’œil à Aurore, cherchant à défaut de son soutien le signe qu'elle comprenait ce que je voulais dire.
Il y avait un point sur lequel la mage et moi pouvions être d'accord, un point du à nos conditions respectives qu'Allys ne devait pas ignorer au contraire.

-Ne laisse pas le souvenir de quelqu'un être terni par cela, tu as la chance d'avoir des souvenirs de tes proches, ne gâche pas cette chance.

Je ne comptais pas vraiment lui faire la moral, ça aurait été très malvenu de ma part et détestant cela, ça n'aurait eu qu'un effet encore pire. C'était certes sa famille, mais que savait-elle de cette histoire au final. On m'avait toujours dit qu'on ne cachait rien sans bonne raison.
Je finis par interroger Aurore du regard tachant de deviner ce qu'elle pouvait bien penser de cela




Rose x 12
Voir le profil de l'utilisateur

Aurore Seraphon
avatar
Lun 5 Mar - 14:01
Irys : 938007
Profession : Agriculture/Chasse
My'trän +2 ~ Khurmag


Aurore écoutait attentivement, sans forcément comprendre les éléments qui étaient en train de se jouer sous ses yeux. La my’tränne n’avait pas pour habitude de ressentir autant de choses, quoi que récemment avec sa progression dans sa magie de l’illusion, elle se souvenait des morts, des proches disparus. Du moins, ceux qui avaient disparu depuis sa progression. Cependant, c’était quelque chose de nouveau pour elle, jusqu’à présent, elle avait oublié, le lien qui l’unissait à ses proches, donc par conséquent sa souffrance. Alors… Avisant Allys, observant cette amie se retrouvant dans un état discutable, visiblement profondément touché, elle ne put s’empêcher d’avoir envie de la réconforter, de lui murmurer que ce n’était pas grand-chose, ou tout du moins, juste un instant du passé qu’il était mieux d’oublier. Le cycle était ainsi fait, quand la mort venait frapper, elle devait en théorie emporter avec elle ses secrets. Muette, la rouquine avisa Hex, fronçant les sourcils devant cette argumentation, fronçant davantage devant les phrases sonnant presque comme des reproches. Qu’avait-il pour ne pas comprendre la douleur de sa comprendre de découvrir que la personne qu’elle avait profondément aimée avait mené finalement une double vie. Aurore avait finalement levé les yeux au ciel, perplexe, les hommes n’avaient définitivement pas la même façon d’aborder les choses, notamment lorsqu’il s’agissait de la tromperie. Bien qu’elle soit démunie, ou plutôt qu’elle était démunie de tout sentiment de rancœur ou de tristesse suite à un décès d’un proche, la my’tränne pensa comprendra la réaction excessive d’Allys.

- « Ne l’écouta pas » souffla Aurore qui déposa un regard réprobateur sur Hex « Personne n’est en mesure de comprendre ce que tu ressens actuellement. » Débuta-t-elle « ça doit être dure d’imaginer que la personne en qui tu avais entièrement confiance avait une double vie, et que toi qui pensait être son unique, avec une personne dans sa vie, qu’il aurait voulu partager sa vie avec d’autres personnes que toi et ta mère. » Elle déposa une main amicale sur l’épaule de son amie « Respire un coup, pleure si tu en as le besoin… Je vais te chercher un verre d’eau. »

Se relevant lentement, la my’tränne ne put s’empêcher de relancer un regard sombre à Hex, hors de question qu’il profite de son absence pour enfoncer de nouveau Allys et si l’idée lui prenait, elle n’aurait aucun scrupule à le faire manquer d’air quelques secondes pour lui faire fermer son clapet bien trop ouvert, d’après elle. Dans la cuisine, elle attrapa un verre, s’appliquant à le remplir d’eau avant de revenir pour le tendre à la jeune femme blonde. Elle lui offrit un regard réconfortant, roulant une nouvelle fois des yeux vis-à-vis de la réflexion de Hex qu’elle prit comme un pique vis-à-vis de son peuple et sa capacité à oublier. Aurore ne put s’empêcher de réajuster avec justesse, sans chercher à offenser qui que ce soit.

- « Ce n’est pas une chance de se souvenir. Du moins, pas pour tout le monde. Que choisir entre se souvenir et souffrir et oublier simplement pour continuer à vivre sans n’avoir jamais fait qu’effleurer du bout des doigts la tristesse de la perte d’un proche, la rancune, la colère. Il n’y a pas d’étape de déni chez nous… Et pour beaucoup, ça rend les choses beaucoup plus simples. » Fit-elle d’une voix calme, plutôt douce « Enfin, peu importe, je suppose. Si tu nous expliquais ce qui te met en colère Allys ? La liaison alors que vous étiez encore une famille ? La colère que tu ressentais vers ta mère alors que celle-ci avait peut-être des raisons d’en vouloir à ton père ? Ou simplement le sentiment d’avoir vécu avec quelqu’un qui n’était pas complètement honnête ? »

Coulant un regard vers son amie, puis sur Hex elle ajouta :

- « Je crois que ton compagnon voulait juste dire que, peu importe les agissements tolérables ou non de ton père, il n’aurait pas dû le cacher. Il ne faut jamais rien cacher, sans quoi, là, il y a une véritable trahison. Cependant, cela ne change pas l’affection que ton père te portait, ni même la peine que tu peux ressentir de sa perte. L’humain fait des erreurs, le tout c’est de savoir l’admettre et non le glisser sous le tapis en espérant que le secret ne soit jamais découvert. C’est encore pire dans ce cas là… »




x5
Aurore s'exprime en #ff9999
Voir le profil de l'utilisateur

Allys Terasu
avatar
Mar 6 Mar - 11:20
Irys : 992998
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Les yeux toujours fermés comme si cela pouvait chasser la présence de ces lettres de malheur, Allys avait enfoui son visage entre ses mains. Elle leur faisait tellement confiance qu'elle laissait son cœur à nu, à vif même devant leurs yeux. Si cela n'avait pas été eux, elle aurait rangé les papiers et enfoui tout au fond d'elle ses sentiments pour faire comme si de rien n'était. Mais ils étaient spéciaux à ses yeux et s'ils ne la comprenaient pas qui le ferait ? La jeune femme leur avait tout dévoilé, les grosses lignes tout du moins. Son esprit n'avait jamais été aussi embrumé qu'à présent mais de tous les sentiments qui en étaient ressortis, celui de la douleur était le plus fort. Il étreignait son cœur à telle point que cela lui était insupportable.

Hex se mit alors à soupirer. Un soupire d'incompréhension ou peut être d'exaspération, elle n'aurait su le dire précisément. Le flot de paroles qui suivit n'en était que le résultat. Il ne parvenait pas à comprendre en quoi cela pouvait remettre en question son respect envers lui. Mais bien sûr que non il ne le pouvait pas.

Anar avait toujours été un homme d'une droiture exemplaire, un bourreau de travail qui ne désirait que l'excellence, prêt à tout pour atteindre ses objectifs et se moquant bien de l'avis des autres. Allys avait toujours subit ses remontrances et jamais n'avait été à la hauteur de ses espérances. Mais elle avait toujours tenu bon car elle savait qu'un jour elle pourrait l'égaler et de ce fait enfin recevoir cette même marque de respect qu'elle lui témoignait depuis toujours. Il avait pourtant été injuste, extrêmement. Jamais il n'avait été parfait lui non plus d'autant plus maintenant.

Comment pouvait-il lui avoir donné tant de leçon alors qu'il ne respectait même pas l'amour inconditionnel de sa femme ? Elle lui avait juré fidélité et accepté cette vie d'une dureté folle pour lui. Sans Mélëna il n'aurait jamais été à la hauteur lui non plus. Il suffisait de se rappeler de leur passé en Zochlom. Sa mère avait toujours pensé avant tout au bien-être de son enfant et la décision irréfléchie de vivre dans ce continent hostile n'avait pas été la sienne. A leur arrivée, ils ont rapidement constaté que ce qui faisait loi n'était autre que le trafic d'être humain. Il s'y trouvait des hommes au pouvoir indétrônable, qui, si l'on ne leur versait une somme importante pour être en droit de vivre sur leurs terres prenaient simplement un membre de votre famille comme dû pour le revendre en esclave. Allys avait en faire les frais jeune enfant. Elle se souvenait de ce récit car c'était la raison pour laquelle son père s'était fait absent de nombreuses fois. Que Anar soit à la hauteur était la condition de Mélëna pour ne pas rentrer en My'trä avec leur bébé pour la protégée. Là bas la famille de cette dernière les auraient accueillis en fermant les yeux sur les origines daënars de son père. Mais il n'en avait fait qu'à sa tête. Et il n'avait pas été capable d'en assumé la responsabilité jusqu'au bout ? Au lieu de rester fidèle à son épouse il avait trouvé l'excuse de s'en éloigner pour la tromper ?

Hex enchaîna, affirmant qu'il n'avait rien privé de personne, que ce n'était la faute que de la mère de l'enfant et que la jeune femme se montrait injuste envers son père pour une erreur, une seule. Allys serra les poings, son corps se mit alors à trembler d'un sentiment qu'elle peinait à contrôler à mesure qu'il la sermonnait sans savoir. Anar n'avait pas commis qu'une seule erreur. Il avait non seulement trompé sa femme, à plusieurs reprises même, mis enceinte cette même femme et n'avait encore une fois pas assumé ses actes. Mais là où se trouvait une incompréhension pour la jeune femme était ses raisons de ne pas avoir insisté et accepté sans rechigner aux conditions imposées. Pourquoi avoir décidé pour une femme et pas l'autre ? En quoi un enfant pouvait-il être plus important qu'un autre ? Lui-même avait été un enfant rejeté de son propre père, quant à sa mère et le reste de sa famille ils l'avaient reniés lorsqu'il avait choisi une mage. Pourquoi n'avait-il pas assumé jusqu'au bout son choix de vie ? Et pourquoi après l'avoir enfreint avait-il fait la même chose que ce qui l'avait blessé lui-même ? Ce n'était ni logique ni juste. Et il n'avait pas eu le droit de passer son temps à juger Allys alors qu'il n'était pas capable de montrer l'exemple en réalité.

Soudain, Allys enleva les mains de son visage, tirée de son mutisme par un mot. Depuis le début, elle tentait de ne pas montrer à quel point les mots de son compagnon la blessaient mais elle ne pouvait plus le cacher à présent. Une larme unique vint rouler sur sa joue.


« Insulter ?... Comment peux-tu... Tu ne sais pas... »

Ce n'était que ses balbutiements à mi-mot, à peine soufflés, coincés dans sa gorge nouée. Il était même possible que personne ne l'entendit tant elle les avait prononcés difficilement.

Aurore intervint alors au moment opportun, avant que l'ingénieure ne sorte de sa torpeur pour éclater. Elle l'aurait fait, sans aucun doute, avec une violence sans pareille si caractéristique d'une femme blessée. Mais elle n'eut pas à la faire puisque son amie eut la bonne idée de mettre son grain de seul en sermonnant le soldat avant d'offrir un soutient à la jeune femme. Bien qu'elle n'avait aucune idée de la portée du trouble de la mécanicienne, elle tentait malgré tout de comprendre. Déposant une main amicale sur l'épaule d'Allys, ce qui eut l'effet immédiat de relâcher la tension qui l’étreignait, Aurore lui proposa un verre d'eau. Allys hocha la tête doucement.

Malgré le regard désapprobateur de la rouquine, Hex enchaînait, persuadé que se souvenir était une chance et qu'il ne fallait rien laisser ternir ceux-ci. Mais Allys avait commencé à penser le contraire depuis sa rencontre avec Aurore et leur discussion sur le sujet. Elles en étaient alors venues à la conclusion qu'il était impossible de savoir si se souvenir ou non était le mieux à faire, que la solution parfaite devait se trouver entre les deux. C'était parfaitement ça. Allys était heureuse de ne pas l'oublier ainsi que les bons souvenirs mais elle était hantée par tout ce qui accompagnait la mort. La douleur, les regrets, la colère, la rancœur et ces mauvais souvenirs... Accentués par cette découverte affligeante.

Le silence fut pesant le temps de la pourtant courte absence de la rousse. Allys osait à peine croiser le regard de son amant car lorsqu'elle captait son regard bleu-gris perçant elle sentait monter monter à ses yeux des larmes et elle ne daignait pas y répondre. C'est avec soulagement qu'elle vit la mage revenir. Elle la remercia pour le verre, qu'elle porta doucement à ses lèvres, écoutant ce que son amie avait à dire. Aurore avait résumé le dilemme du souvenir, remettant à sa place Hex visiblement mais ce n'était pas ce qui interpella le plus Allys. Le fait est qu'il était difficile pour elle de mesurer ce qui lui causait le plus de souffrance dans toute cette histoire. Elle se pinça la lèvre inférieure, laissant Aurore poser ses dernières conclusions avant de rassembler ses esprits.


« Je ne suis pas juste en colère Aure, je suis blessée... La tristesse, le regret, je pouvais le gérer, le temps guéri le cœur mais comme tu l'as dis si justement cela n'a rien à voir avec notre relation. Si de son vivant il me l'avait avoué, je lui en aurait voulu je le sais mais j'aurais pu lui pardonner, ou le comprendre un tant soit peu s'il m'avait expliqué ses raison... Mais jamais il n'a eut suffisamment confiance en moi ou sa femme pour le faire et c'est comme s'il nous avait trahis... Deux fois et... Je ne pensais pas que cela faisait si mal. »

Elle baissa le regard vers ses mains qui tenaient toujours le verre, cramponnées dessus comme à une ancre.

« Je ne sais pas ce qui me blesse le plus. Je... Je me sens tellement coupable d'avoir été dure envers ma mère alors que... Ma colère n'était pas dirigée sur la bonne personne. Elle, ce n'est pas de sa faute... Elle l'a oublié et, sans doute, était-elle aussi dans le déni après avoir appris avant moi ce secret. Elle était en droit de vouloir échapper à la douleur. Elle a tant sacrifié pour lui et il a piétiné son amour, c'est... Je crois que moi aussi à sa place je l'aurais effacé de mes souvenirs. »

Allys releva finalement le regard pour le poser sur Hex, mais cette fois-ci elle parvint à soutenir son regard malgré l'éclat douloureux qui se lisait dans ses prunelles. Elle ne pouvait pas le laisser dire des choses aussi blessantes à son égard. Pensait-il bien faire peut être, le fait est qu'il était dans l'erreur.

« Tu ignore tout de ce qui a été ma vie Hex, et d'autant plus de qui était mon père. Tu ne peux pas savoir ce que je ressens à cet instant et je t'interdit de piétiner la légitimité de mes sentiments. Tu as grandi différemment, je n'ai jamais remis en question ce que tu pouvait ressentir à l'égard de ta section que tu estime comme une famille et même si ta vie à été complètement différente de la mienne, à commencé par le rapport entre la vie et la mort, tu n'es pas dénué d'émotions et tu as très certainement traversé des moments difficiles toi aussi. Alors ne te permet pas de décider que ça ne doit rien me faire. »

La jeune femme posa le verre sur la table basse et croisa les bras, signe qu'elle se mettait en position défensive, se sentant obligée de se justifiée après les critiques de son cher et tendre.

« Est-ce que tu sais ce que cela fait de n'avoir toujours été qu'une source de déception pour finalement te rendre compte que la personne qui te jugeais constamment n'était finalement pas le modèle à atteindre ? Et quand bien même, je savais qu'il n'était pas parfait. Il a fait de nombreuses erreurs dans sa vie mais je les ai toutes pardonnées parce que je croyais qu'il les avaient commises pour nous, par amour, et que cela l'avait poussé à devenir meilleur. Il passait son temps à me dire que je n'étais pas à la hauteur, que je le décevais, que je devais faire mieux, et j'ai toujours ployé l'échine car j'étais persuadée qu'il le faisait pour mon bien. Oui je l'aimais mais je n'ai en aucun cas insulté sa mémoire.

Il n'a jamais voulu vivre à My'trä et il a même couru le risque qu'on devienne des esclaves et au final à même réussi à nous faire venir à Daënastre. Pour moi ? Ah ! Elle est bien bonne celle-là, tout ça c'était pour pouvoir rester avec cette autre femme. Je n'ai rien contre elle cela dit. On ne choisi pas qui on aime, et elle a eu raison de préserver la vie de son enfant parce que vu la franchise et la droiture de mon père il aurait été capable de juste mener une double vie en cachant à chaque famille la présence de l'autre. Et ça, c'est clairement malsain.

J'estime que ce n'est pas sa faute à elle mais à mon père. Il avait déjà fait un choix, il avait déjà une femme et une fille et cela ne lui a pas suffit. Personne ne l'a forcé à aller voir ailleurs. Résultat j'ai un frère ou une sœur dont on m'a privé pendant dix-neuf ans. Ça, c'est injuste. Et il est hors de question que cela continue... 
»

Sans vraiment sans rendre compte, elle venait de prendre une décision. Il était clair qu'elle n’accompagnerait plus Aurore que pour retrouver ce Ludwig mais également pour rechercher cette personne qui fait si cruellement défaut.




Ma couleur : #9999cc
x11
Voir le profil de l'utilisateur

Hex Hekmatyar
avatar
Mar 6 Mar - 20:35
Irys : 116595
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
C'était une situation délicate, et chaque mot devait être pesé soigneusement, analysé avant d'être dit, et comme à mon habitude je m'étais contenté de lancer ce que je pensais sans penser aux conséquences. Mais voilà le résultat était tout de même là, et je ne me voyais pas changer quoi que ce soit à ce qui avait été dit.
Je devinais aisément aux regards noirs d'Aurore qu'elle n'avait rien saisit de ce que je venais de dire, ce qui me fit hausser les épaules de consternations. Je ne disais pas à la jeune femme de pardonner une quelconque infidélité, pas plus que je ne lui reprochait d'en vouloir à quelqu'un. Il était illusoire et inutile de penser qu'une personne était un monstre surtout après avoir eu une vie entière avec elle pour en juger.
Mais ainsi en allait-il de mes parles, je parlais vite, sans forcément chercher à mesurer leurs effets car dire des demi-vérités n'était pas dans mon tempérament et cacher ce que je pensais était surement pire que ça. Oui il y avait eu tromperie... et si ce terme aurait peut être du s'appliquer à moi, je ne voyais strictement aucun rapport, à chaque situation ses spécificités.
Je pris donc un moment pour réfléchir à tout cela, observant les deux jeunes femme se réconforter, regrettant presque d'avoir dit tout cela. Je finis par soupirer pour moi même, apprendre à mentir... c'était une notion que je n'arrivais pas encore à appliquer...
Mais devant les paroles de la jeune femme, je ne pus vraiment retenir un tic nerveux, manquant presque de repartir. Mais avec quelques bonnes respirations, je réussis à faire passer cette insulte bien plus grave qu'elle ne le pensais. Cela se traduisit par un regard noir qui ne dura qu'un instant.  

Il était vrai qu'elle ne savait rien de tout cela et que le peu que je lui en avait dit se résumait à.... rien.... Mieux valait donc jouer l'apaisement, je me levais donc, m'approchant de la jeune femme avant de m'accroupir près d'elle, cherchant son regard avec un peu d'inquiétude.


-Tu as raison, je ne peux pas savoir ce que tu as traversé, je ne suis pas toi après tout. Je ne piétine pas tes sentiments, pas plus que je te reproche de les avoirs, tu es blessée, déçue, et probablement révoltée. En fait je connais très bien tout ça. A ta place j'ai même voulu détruire toute cette soit disant famille d'emprunt.
Mais pas une fois je ne te demande de ne faire comme si de rien était, au contraire, mais comprend aussi que même lorsqu'un apprend que notre famille n'était pas ce qu'elle prétendait être... elle reste notre famille, nous ne pouvons pas la choisir, et c'est justement parce que je sais ce que tu ressent que je me permet de te dire ça...
Tu as tellement eu du mal à renouer avec ton père.... à ne serait-ce que se rendre sur sa tombe....


"Il serait dommage que tout tes efforts aient été vain" Voilà ce que j'aurai voulu dire mais  que je retint pour cette fois, fermant les yeux pour  à défaut de lui mentir, ne pas dire entièrement ce que je pensais. C'était difficile mais il semblait que les intentions d'Aurore n'était désormais plus si pacifique que ça. Et je lui rendis brièvement son regard, elle était certes l'amie d'Allys, certes une personne que je finissais par apprécier, mais au final ce petit écart de conduite aurait été aussi improductif qu'inutile, car menacer quelqu'un à ce moment précis ou faire usage de la moindre violence qu'elle soit physique ou magique aurait simplement rendu la situation encore plus intenable. Je me ressaisit donc esquissant un geste apaisant aussi bien vers elle que vers Allys.
Finalement elle reprit la parole et infirma ce que je pensais alors. Elle avait compris une partie de ce que je voulais dire, ce qui compte tenu de la situation me rassurait quelque peu. J'avais certes le rôle du méchant pour beaucoup de choses, mais pas avec Allys, contrairement à ce qu'on pouvait penser, mon objectif n'était pas de l'enfoncer ou de la rabrouer. Non... bien au contraire, voir la jeune femme dans cet état m'affectait bien plus que je ne le montrait vraiment, mais je la connaissais tellement forte, tellement sure d'elle que de la voir s'effondrer aussi soudainement me mettait quelque peu mal à l'aise.
Bien sur elle avait raison d'être ainsi mais je tenais vraiment à ce qu'elle ne voit pas le négatif dans la moindre action de son père comme elle le faisait maintenant, si j'avais bien appris quelque chose au cours de ma carrière c'était que les individus n'étaient que rarement blanc ou noirs.
Je ne connaissait pas le père d'Allys, ni même sa mère. A vrai dire son enfance était quelque chose que j'ignorais totalement, sous couvert d'un tableau d'une famille heureuse se trouvait peut être plus de secret, mais là n'était pas le point car elle commençait doucement à glisser vers ce qu'il ne fallait pas.
Je ne comptais pas répondre à ses questions, mon parcours étant trop différent du sien pour que je puisse comparer le fait de grandir avec pour seul modèle des gens froids qui ne cessaient d'en demander toujours plus à des enfants soldats peinant à marcher. Non il n'était de toute façon pas temps de jouer à qui avait eu la pire enfance, il fallait avant tout que la jeune femme se remette de cette trahison.
Lentement, très lentement, ma main se posa sur son genoux, et prenant une grande respiration je finis par dire.

-Allys.... je ne connais pas ton père, pas ta famille, ni même ce que tu as vécu, mais tu devrais peut être éviter de réécrire l'histoire en fonction de ce que tu as découvert.... Peut être que tu as raison, mais peut être que tu as faux sur toute la ligne. Il a du tort c'est vrai, mais nous ne pouvons pas savoir ce que tes parents ont eux même traversés. La vie n'est pas faite de blanc ou de noir, il doit exister une bonne centaine, ou un millier de nuances entre elle. Si il était aussi distant que cela... peut-être avait-il ses raisons, des raisons que des morceaux de papiers ne sauraient décrire. Je ne te demande pas de le pardonner, ou de ne pas lui en vouloir, mais les figures parentales sont souvent vues comme des monuments inébranlables... alors qu'ils sont parfois aussi fragiles que leurs enfants...
La question n'est pas de pardonner ou d'oublier, mais tu l'as dit toi même, ton père t'a aimé... c'est peut être ce qu'il y a de plus important à retenir non ?


La encore il était risqué de dire cela, mais je ne voyais pas en quoi la conforter dans le fait que son père soit la pire des ordures aidait en quoi que ce soit, mais s'il y avait bien une chose dont j'étais sur, c'est qu'il ne l'avait pas caché sans raison. Cette raison, il l'avait emporté dans sa tombe. Peut être avait-il voulu lui en parler avant sa mort, mais peut être n'avait-il pas trouvé sa fille présente.
Les hommes mourraient souvent avec des regrets et j'imagine que les derniers mots d'un père pour sa fille aurait mérités autre chose que des lettres ainsi rangées.

-Je ne te reproche pas d'être triste, ni même d'être blessée, tu peux pleurer, hurler, me frapper si ça peux te soulager, car je serais plus qu'heureux d’alléger ta peine. Si je pouvais faire en sorte que tu aille mieux par n'importe quel moyen je le ferais, mais si ces lettres ton blessées, elles t'ont tout de même données quelque chose à quoi te raccrocher tu ne penses pas ?
Tu as un espoir, une sœur ou un frère caché, tu en as certes été privé pendant longtemps, mais retrouver ce membre perdu.... c'est une chance que beaucoup n'auront pas.




Qui n'aurait pas donné tout ce qu'il avait pour apprendre que malgré la perte d'un être cher, il avait quelqu'un d'autre qu'il pouvait appeler "frère" ou "sœur". Bien sur je ne lui demandais pas d'oublier le reste les trahisons étaient difficile à encaisser surtout quand la foule de question que l'on se posait n'avait que pour seul réponse le silence d'un mort. J'avais connu mon lot d'être cher tombés, brisant des promesses faites de longues dates et ne laissant que pour réponse des lettres bien trop brèves et des questions qui n'auraient jamais de réponse.
Ce qui m'attristait en quelque sorte était de la voir d'avantage pleurer son malheur plutôt que de la mort de quelqu'un qu'elle aimait. Je ne pouvais pas lui en vouloir pour autant, c'était un signe de force de se révolter contre son destin... mais c'était difficile de concevoir cela.

-Je suis désolé si mes premiers mots t'on parut dur ma chérie, ce n'était pas mon intention, mais peut être qu'un point de vue extérieur t'aurait permis de voir plus clair, désolé de m'être fourvoyé à ce point. Je sais que d'ici peut tu sera de nouveau sur pied, et que tu parcourra le pays comme avant, tu es forte mais même si je peux te paraître injuste, je ne ferais rien pour te blesser de la sorte intentionnellement.

Faire du mal à la jeune femme était comme tenter de se planter un poignard en plein cœur pour l'être ambivalent que j'étais, je l'aimais comme je n'avais jamais pu aimer personne, car il fallait bien parler de possibilité car dans un monde ou s'attacher était un gage de malheur, Allys était en quelques sorte le seul trou dans l'armure que je m'étais forgé au fil des années.
Ma main serra doucement le genoux de la jeune femme alors que mes yeux plongeaient dans les siens, tentant maladroitement de communiquer le plus d'amour possible. Il était évident que je ne le prenait pas en pitié, au contraire même... Voir son amour dans la souffrance ne vous forçait pas à le prendre en pitié.
Je ne comptais pas la laisser là au milieu de ses doutes, mais là ou un réconfort systématique était de mise entre les deux femmes, j’essayais plutôt d'apporter une approche que je jugeais plus constructive. Car quitte à tout détruire, mieux valait reconstruire quelque chose de solide derrière tout cela.
Ainsi, même si je n'avais aucune idée de qui elle trouverait au bout du chemin, je misais grandement sur ce frère ou cette sœur disparut pour qu'elle se reconstruise. Peut être ce membre perdu aurait-il des réponses à lui fournir.
Et si le début de cette conversation m'avait poussé sur la défensive, je ne pouvais physiquement pas faire autrement que d'essayer de la réconforter, et mes yeux ne pouvaient pas vraiment rester froid comme auparavant, pas avec elle, pas dans cette vie ni même dans une autre...




Rose x 12
Voir le profil de l'utilisateur

Aurore Seraphon
avatar
Mer 7 Mar - 10:09
Irys : 938007
Profession : Agriculture/Chasse
My'trän +2 ~ Khurmag


Un soupir, s’était tout ce que Aurore était parvenue à extirper de ses lèvres en avisant Hex. Installée sur un fauteuil, elle avisait tour à tour le couple, en notant mentalement tout ce qu’elle ne souhaitait pas qu’il se passe dans sa propre relation. Aure, était certes, une femme douce, patiente, peu accès vers la violence –même si en y regardant bien, elle avait eu quelques petits écarts de conduite-, alors regarder ainsi celui qui est censé être son tout piétiner le cœur de l’aimer, cela la dépassait quelque peu. N’aurait-elle sans doute pas répondu avec autant de calme et de tristesse dans la voix. Quoi qu’il en soit, elle n’était là pour juger l’un ou l’autre, ou le couple, elle était là pour retrouver Ludwig et partager quelque bon moment avec son amie, Allys. La tristesse et le trouble de la jeune femme l’atteignaient quelque peu, sans qu’elle ne trouve quoi faire, quoi dire pour la soulager ne serait-ce qu’un peu. N’y avait-il simplement rien à faire, qu’être là, écouter ? Haussement mollement les épaules, abandonnant toute noirceur dans son regard vis-à-vis d’Hex, Aurore fit ce qui lui semblait le plus logique, écouter.

La blessure venait donc de la confiance, du non-aveu, de la cachotterie et non de l’action en elle-même, quoi que, quand même un peu. C’était complexe à comprendre, pour celle, qui jusqu’à très peu, oubliait les morts. Évidemment, la culpabilité vis-à-vis de sa mère n’y était pas pour rien non plus, les deux femmes ayant eu une altercation qui avait poussé Allys à l’abandonner, à partir en faisant une croix sur cette femme. Plissant le nez, la rouquine n’eut qu’une seule idée en tête, tout n’était pas perdu de ce côté-là. Avisant Hex dont les paroles n’avaient toujours pas le moindre, mais qui semblait s’être adouci pour adopter un comportement plus convenable, Aure opina, simplement, sans avoir réellement suivi le fil de la réflexion d’un de ses interlocuteurs.

La conversation tourna ensuite de manière beaucoup plus gênante pour la my’tränne, presque un règlement de compte entre Hex et Allys, sur le passé, la manière de se comporter, difficile pour elle de se positionner pour l’un ou pour l’autre ou même pour comprendre un semblant de quoi que ce soit. Aurore n’avait jamais eu de relation, il y avait bien eu se presque mariage, mais c’était plus de l’ordre de l’arrangement et puis le jour J elle ne s’était jamais présentée alors, dans le fond, du moins à ses yeux cela ne comptait pas. Avisant tour à tour les deux amants, la jeune femme eut soudainement un doute… Si Ludwig pensait comme Hex, le tolérerait-elle ? S’ils se disputaient, est-ce qu’elle parviendrait à rester calme ? Est-ce qu’aimer une personne signifiait lui donner un certain pouvoir sur notre propre personne ?

Non, non… Aurore n’était pas prête pour ça ni pour ce genre de réflexion qui risquait de la faire fuir aussi rapidement qu’un soupir. Offrant un sourire à Allys, qui semblait conclure pour elle-même qu’elle allait partir à la recherche de sa sœur, la rouquine se releva, dépoussiéra un peu nerveusement son pantalon.


- « Écoutez, ce n’est pas que je ne veux pas participer à ce genre de conversation, mais là… Je me sens un peu de trop et très honnêtement, j’ai bien peur qu’une dispute me pousse dans le sens contraire du pourquoi je suis venue » souffla-t-elle un peu maladroitement, honnête. « Alors… Allys, je serais ravie que tu m’accompagnes, sans toi, je doute parvenir à quoi que ce soit de toute manière. Je pense que c’est une bonne idée, on peut largement essayer de retrouver ta sœur ou ton frère par la même occasion. Les architectes seront peut-être avec nous. » Elle offrit un sourire, gênée «  Je vous laisse terminer de discuter… Enfin de manière privée, je ne veux pas être le témoin de votre dispute ou désaccord et donner mon opinion me donne l’impression d’être celle de trop. Un couple, c’est deux personnes, pas trois. »

Enfin dans sa vision des choses, après le nombre pouvait varier en fonction des affinités que chacun avait avec les chiffres pairs ou impairs. Haussant doucement les épaules, elle poursuivit :

- « Néanmoins, si ta dispute avec ta mère te fait culpabiliser, avec elle, ce n’est pas trop tard…. Même si j’admets que les derniers événements risquent de rendre ta visite plus délicate, tu peux toujours essayer de la retrouver. Je suis certaine que Hex t’accompagnera dans cette démarche. »

Elle laissa ses doigts de sa main libre jouer sur son plâtre, perplexe, troublé par la situation, perdu et surtout avec la sensation d’être véritablement de trop dans cette maison, le départ lui ferait du bien, c’était une évidence que ce soit pour elle ou pour le couple. Surtout un jeune couple. Du moins le pensait-elle  sans n’en avoir aucune idée particulièrement fondée.

- « Je pense qu’on devrait partir le plus tôt possible… Enfin, peu importe, je vous laisse discuter, je vais prendre l’air, un peu. »

Elle leva sa main non plâtrée pour indiquer qu’aucune forme de négociation n’était possible. Si pour eux il était anodin de vivre à deux, d’avoir des différends, d’accepter que l’autre puisse avoir une forme d’emprise sur vous-même, pour Aure, c’était différent. Beaucoup trop. Elle prit une légère inspiration, puis sortie par la porte d’entrée, sans trop s’éloigner, sa silhouette était recouverte d’un voile d’illusion lui donnant l’apparence d’une Daënare et sous réserve de ne pas croiser trop de personnes à la fois, la protégeraient de tout incident. Elle avait juste besoin de réfléchir, de poser le pour et le contre, de chercher au fond d’elle-même si elle était capable d’aimer vraiment quelqu’un, si c’était bien de ce sentiment qu’elle était atteinte vis-à-vis de Ludwig. Une fois à l’extérieur, elle prit une grande inspiration, s’appuyant contre la petite clôture du jardin, perplexe et perdue, elle attendrait ne plus percevoir la moindre tension à l’intérieur avant de revenir. Certaine que le couple avait besoin d’échanger un peu à deux.

Spoiler:
 



x5
Aurore s'exprime en #ff9999


Dernière édition par Aurore Seraphon le Jeu 8 Mar - 21:31, édité 1 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Allys Terasu
avatar
Jeu 8 Mar - 17:28
Irys : 992998
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Malgré le fait qu'elle soutenait son regard, appuyant avec autant d'assurance qu'elle le pouvait ses propos, Allys était à la limite de craquer. Il suffisait qu'on balaye ses mots d'un geste pour que son air revêche disparaisse aussitôt. Heureusement pour elle, Hex avait changé de ton avec elle. Il s'était levé pour s'accroupir auprès d'elle, le regard devenu soucieux.

La suite était assez confuse. Il affirmait d'un côté comprendre ses sentiments et en faire de même voir plus si il avait été à sa place mais de l'autre côté il lui demandait de faire l'inverse de cet élan qu'il était humain de ressentir en se rattrapant sur le fait que quoi qu'il arrive, la famille restait la famille et qu'elle avait fait un long chemin pour renouer avec son père. Il est vrai qu'après tout ces efforts, cela lui paraissait vain à présent. La main posée sur le genou de la jeune femme, il poursuivit alors sur sa lancée. C'était un flot de paroles à la fois dure et nuancée. Elle fronça les sourcils lorsqu'il affirma qu'elle recréait l'histoire mais le reste de ses propos amenait plutôt à une autre réflexion. Si Allys restait campée sur ses positions, persuadée du bien fondé de ses souvenirs et des événements qui s'étaient réellement déroulés, elle ne savait pas tout il est vrai. De toute manière Anar avait fichu le camp avant de les révéler.


« La question n'est pas de pardonner ou d'oublier, mais tu l'as dit toi même, ton père t'a aimé... c'est peut être ce qu'il y a de plus important à retenir non ? »
« Je ne sais pas. »

Lâcha-t-elle, honnêtement, ses épaules s'affaissant légèrement, le regard perdu dans le vide. Elle lui lança un regard presque désespéré alors qu'il lui parlait de cette lueur d'espoir que représentait cette nouvelle famille. Hex était positif, assuré que le futur ne serait que meilleur. Mais l'esprit d'Allys n'était encore qu'un bouillon d'incompréhension.

« Et s'il était mort lui aussi avant que je ne le connaisse ? Si au bout de tout ce temps il le voulait pas de moi ? A-t-il eut une vie heureuse ou est-il devenu quelqu'un de méprisable ? »

Il n'y avait pourtant qu'une seule manière de le savoir. Il fallait le ou la retrouver et se confronter avec cette personne. Personne ici ne pourrait être en mesure de répondre à ses interrogations. Allys soupira, ne parvenant décidément pas à trouver du bon dans tout ceci. Mais au moins, son amoureux se montrait doux avec elle cette fois-ci, s'excusant même de l'avoir blessée. Le regard qu'il lui lançait lui redonna au moins une étincelle de vie.

Aurore quant à elle ne savait plus sur quel pied danser dans toute cette histoire. Elle se contenta de quelques paroles avisées avant de quitter la pièce. Malgré le trouble de la jeune femme, ils n'étaient pas prêt ni l'un ni l'autre à la laisser dans un tel état d'esprit. Oui, elle parviendrait probablement à retrouver cet être cher, peut importe ce qu'il se passerait alors et il n'était pas non plus trop tard pour renouer avec sa mère. Allys opina de la tête, la remerciant d'un pâle sourire avant que son amie ne disparaisse.


« C'est vrai que tout n'est pas perdu pour ma mère... »

Souffla-t-elle, se raccrochant au seul fait qui semblait le plus stable, puis soupira.




Ma couleur : #9999cc
x11
Voir le profil de l'utilisateur

Hex Hekmatyar
avatar
Jeu 8 Mar - 20:37
Irys : 116595
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Allys était bouleversée, ce n'était pas vraiment une découverte, mais cela me choquait au fut et à mesure de notre conversation. Cette dernière avait mal débuté, mais je pensais finalement parvenir à expliquer mon point de vue à la jeune femme. Conscient que ce n'était pourtant pas facile je n'insistais pas outre mesure, après une telle révélation, il allait lui falloir du temps, et j'étais disposé à lui accorder tout ce dont elle aurait besoin pour s'en remettre
Et quand elle leva les yeux vers moi, je perçus tout son désespoir et quand elle remit en doute le fait même d'avoir cette lueur d'espoir, je ne pus que me lever pour m'asseoir à côté d'elle prenant sa tête pour la caler contre moi murmurant doucement quelques paroles réconfortantes.

-Rien ne peut te le dire ma chérie, mais que perd tu a le chercher ? Il pourrait être un criminel ou te haïr c'est vrai... Mais peut être que cela sera tout l'inverse, une personne respectable qui t'acceptera comme sa sœur perdue. L'avenir est bien hasardeux je te l'accorde, mais ce serait encore pire de laisser cela te filer entre les doigts.
Et tu ne seras pas seule, je te l'ai promis, peut importe ou tu seras, tu sauras que je t'aime et que je pourrais arriver en moins de temps qu'il faudrait pour te dire "Les militaires sont tous des cons"


Je passais ma main dans ses cheveux caressant doucement la chevelure argentée de la jeune femme avec des gestes protecteurs, regardant Aurore s’éclipser avec un mélange de remerciement et de gêne. La scène précédente avait peut-être été tendue, mais je ne souhaitais pas l'exclure, et je me sentais donc presque coupable de presque la chasser de la pièce bien que cela soit bien plus involontaire qu'autre chose
Mais tant pis, ce qui était fait était fait et je ne pouvais pas, et ne voulais pas abandonner Allys pour lui parler.
Finalement je finis par revenir à la jeune femme qui semblait toujours soupirer.
Il n'y avait malheureusement pas grand chose à faire à part être présent et le seul réel remède à cela allait être le temps. Et malheureusement c'était un facteur bien aléatoire... en fait le seul réel espoir positif était qu'elle retrouve cette personne disparut pour l'aider à faire son deuil une nouvelle fois.

-Écoute Lys.... je ne sais pas trop comment te dire ça mais.... Moins tu tarderas à te mettre à sa recherche, plus vite tu te sentira mieux, avoir un objectif est toujours utile dans ce genre de situation, crois moi.


Cette traque, je n'en ferais pas partis, car ce n'était pas mon rôle, bien sûr, si elle me l'avait demandé, je n'aurai pas hésité une seule seconde. Mais voilà ce n'était pas vraiment mon rôle et je craignais de la freiner en quelque sorte. Cette affaire allait-être quelque chose de sensible qu'il allait falloir régler avec des mots et je n'étais pour le moment pas le plus doué pour ce genre de chose comme cela avait été prouvé plus tôt.
Je pris une grande inspiration, prenant la jeune femme pour la serrer un peu plus contre moi tachant de me montrer rassurant.

-Et tu n'es pas seule, je suis sûr que tu peux compter sur Aurore, elle t'a déjà permis de te réconcilier avec ta mère non ? Même si j'ai eu des problèmes de communication avec elle, c'est une personne qui est vraiment à ton écoute et je suis persuadé qu'elle ne te fera pas faux bond




Rose x 12
Voir le profil de l'utilisateur

Allys Terasu
avatar
Sam 10 Mar - 17:00
Irys : 992998
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Lorsque son amoureux vint s’asseoir à ses côtés, Allys fit la seule chose dont elle avait réellement besoin depuis cette découverte choquante : Se blottir dans ses bras, la tête enfouie contre lui. Malgré toute sa colère, sa révolte ou son désespoir, la seule chose qui pouvait vraiment calmer ses nerfs était ce contact rassurant. Après tout, les gestes avaient bien plus de valeur que les paroles même si son compagnon lui offrait également du réconfort de ce côté-là. Il était vrai qu'elle n'avait pas grand chose à perdre en recherchant ce frère ou cette sœur. De la déception peut être, mais c'était minime face aux possibilités que pourraient offrir cette rencontre.

« Et tu ne seras pas seule, je te l'ai promis, peut importe ou tu seras, tu sauras que je t'aime et que je pourrais arriver en moins de temps qu'il faudrait pour te dire "Les militaires sont tous des cons" »

La réflexion tira malgré tout un rire à la jeune femme.

« Même pas un peu ? »

Lança-t-elle alors avant de se faire ébouriffer les cheveux, geste qui devint ensuite plus doux. Hex faisait tout pour lui remonter le moral, à commencer par lui offrir des conseils. Avoir un objectif... C'est vrai. Cela avait toujours fonctionné pour la jeune femme. Lorsqu'elle s'en fixait, elle faisait tout pour y parvenir et ne laissait rien perturber son avancée. Peut être que cela pourrait l'aider cette fois encore. D'autant plus qu'il avait raison, elle n'irait pas seule. A vrai dire, cela les aiderait toutes les deux de se motiver l'une l'autre. Cependant, Hex avait une information erronée.

« Tu as raison, Aurore est quelqu'un de bien, nous y arriveront probablement. Je vais essayer de me focaliser là-dessus, à défaut de ne savoir sur quoi me raccrocher d'autre pour l'instant. Avec du recul, ça ira mieux, je pense. Mais c'est toujours mieux que rien. En revanche pour ma mère... Non, nous ne sommes pas réconciliées. Enfin, on s'est quittées en très mauvais termes. J'étais loin de me douter de toute cette histoire et malheureusement ça a mal tourné. Mais je compte bien revenir réparer mon erreur. Quand je le pourrai. »

Il fallait au moins qu'elle retrouve ce membre de la famille pour conclure une bonne fois pour toute cette obscure histoire. En tout cas, elle comptait suivre le conseil du soldat et pour se faire, elle se força à se reprendre. Enlaçant une derrière fois son amant et le remerciant, elle se leva finalement pour retrouver son amie. Elles avaient encore une étape à passer avant de franchir la ligne de non-retour.

L'après-midi se déroula assez sommairement, Allys passa tout d'abord à la gare afin de réserver des billets au plus tôt. Il faudrait encore attendre une poignée de jours mais elles partiraient bientôt. Quant au reste, et bien l'ingénieure revint avec des herbes médicinales tout droits venues de l'herboriste du quartier ainsi qu'avec quelques vêtements achetés en magasins pour Aurore. Elle avait prit soin à ne pas déranger son style habituel, prenant simplement des vêtements un peu plus passe-partout sur le continent. Elles purent ainsi préparer leurs valises voir même retourner à la boutique de fleurs le lendemain, mais cette fois-ci sans accros.

Et puis il fut tout simplement temps de partir. Les jeunes femmes firent leurs au revoir à Hex et pénétrèrent dans ce qui sera pendant trois jours durant un enfer.




Ma couleur : #9999cc
x11
Voir le profil de l'utilisateur

Aller à la page : Précédent  1, 2
Page 2 sur 2