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Chroniques d'Irydaë
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 Marnaka

Bolgokh
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Lun 24 Oct - 17:44
Irys : 100027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Marnaka

Passage obligé pour accéder à Als’kholyn, Marnaka est une région très peu modifiée par l’être humain. Moins hostile que Kashin, elle recèle pourtant de nombreux dangers et surtout de mystères restés entiers depuis des millénaires. Il ne vaut mieux pas y errer sans préparation, où vous aurez de grandes chances de finir votre glorieuse vie entre les mâchoires du premier prédateur venu. Oui, l’Homme en fait aussi partie.


Topographie

Carte de Marnaka:
 

Marnaka est un entre-deux méticuleux entre sa région consœur Kashin et sa lointaine extrémité sud. Elle contribue à faire du continent d’Als’kholyn un endroit un tantinet plus accueillant que ce qu’il n’y paraît de prime abord, vaste rempart de montagnes et de pics enneigés fourbus de pièges innombrables. La particularité topographique de Marnaka réside dans le fait qu’elle est en grande partie constituée de plaines absolument plates, à hauteur de l’océan et dépourvue sur une très grande superficie du moindre sursaut de terre. Mais commençons par le commencement, c’est-à-dire la parcelle de son territoire qui s’étend vers le centre du monde.

Cette pointe distordue et sinueuse est appelée « le Dédale » par la population locale. Elle reflète en bonne partie la topographie de mise à Kashin puisqu’il s’agit en grande majorité de montagnes et de falaises abruptes donnant sur l’océan et tout à fait invivables. On n’y trouve quasiment aucun plateau et la plupart des sommets ne sont pas assez larges pour que plusieurs Hommes y tiennent debout. Ils ne sont utilisés tout au plus que par les espèces volantes qui désirent y nidifier à l’abri des dangers terrestres. En contrepartie, les fosses et précipices qui longent ces escarpements sont d’une grande profondeur et certains s’aventurent même bien au-delà sous la terre, dans des tunnels qu’il ne vaut mieux pas explorer et dont la naissance reste fortement suspecte. Il est tout à fait probable qu’une créature monstrueuse soit à l’origine de telles constructions souterraines, tout comme un rien semble pouvoir les faire s’effondrer sur de malheureux aventuriers… Non, cela reste une très mauvaise idée que d’accepter un tel pari, même un soir de beuverie.

Cette étrange topographie montagneuse prend brusquement fin à l’endroit où cette parcelle de territoire sinueuse s’achève et se relie au reste du continent. Tout escarpement est effacé au profit d’une platitude absolument ennuyante et effrayante. Vous n’apercevrez pas la moindre colline à l’horizon, pas plus que de digues naturelles terrestres ou maritimes, et globalement tout ce qui pourrait ressembler à un dénivelé. En revanche, la terre paraît s’être pliée à une pression formidable en de très nombreux endroits, parcourue de rainures et de veinures très fines inexpliquées. C’est presque indécelable à l’œil nu –surtout sous plusieurs centimètres de neige-, mais ces sillons sont parfois l’objet de spéculations lorsque des personnalités curieuses et scientifiques s’aventurent jusqu’ici. D’autant plus que cette totale platitude s’étend jusqu’à la frontière de Kashin, d’ailleurs arbitrairement décidée par l’Homme : c’est à cet endroit exact que la topographie reprend un dénivelé tout d’abord normal, parcouru de collines, avant de très vite devenir les montagnes que nous connaissons. L’une des hypothèses favorites de la population locale et des visiteurs consiste à penser qu’à l’origine du monde l’entièreté d’Als’kholyn était constituée de ces mêmes montagnes mais que Delkhii aurait un jour marché par erreur de toute sa masse sur l’extrémité sud du continent : une immense empreinte de pas en aurait résulté, écrasant et réduisant tout à cette platitude que nous connaissons. La pointe sinueuse s’achèverait sur son talon tandis que les collines de Kashin reprendraient après ses doigts de pieds. On dit même que chaque sillon tiendrait aux détails de la peau de l’Architecte. Si ces spéculations restent à prouver, elles n’en font pas moins leur petit effet auprès des touristes facilement impressionnables.


Climat

Le climat de Marnaka suit un dégradé logique et naturel. Son extrémité la plus au sud possède les températures les plus douces du continent. Si la plupart des sommets montagneux disposent de leurs propres neiges éternelles, une fois redescendu à une certaine altitude le sol se recouvre très rarement de neige. En réalité, la terre y est aride et très sèche à cause du gel qui l’envahit les trois quarts de l’année. Les températures y sont froides, souvent en-dessous de zéro, mais ne s’en éloignent pas non plus beaucoup et restent relativement agréables. Dommage que la présence d’escarpements rende toute vie humaine impossible dans ces environs… En revanche, ces jeux souterrains et aériens sont un véritable paradis pour la faune locale. Des griffons jusqu’aux aracnobions, il vaut mieux faire attention d’où vous décidez de mettre les pieds !

Plus au nord, une fois passée la barrière naturelle que constitue cette petite chaîne montagneuse, les plaines offrent un décor tout à fait différent. Ici, la neige est présente absolument toute l’année et la fonte des glaces est un conte de fée que l’on se raconte le soir au coin du feu. Néanmoins, s’il neige très régulièrement pour ne pas dire un jour sur deux, les tempêtes et les vents forts y sont rares, surtout vers le sud. Plus l’on se rapproche du nord, moins la protection des montagnes se fait sentir et l’absence de barrière rocheuse près des littoraux accentue le phénomène. Les vents venus tout droit des océans frappent les côtes sans discontinue, et c’est probablement ce qui a provoqué ce climat si atrocement désagréable à Kashin. A Marnaka les effets n’en sont qu’encore amoindris, aux prémices de ce qu’ils peuvent accomplir en terme de dégâts. Il fait par conséquent très froid à longueur de temps dans ces plaines, un climat étrange entre soleil coupant et bruine neigeuse éternelle. En d’autres termes, il est rare d’y voir quoi que ce soit… En général, soit vous finissez aveuglé par la réverbération de la lumière, soit la neige découpe dans le paysage un manteau imperméable de grisaille. Rassurez-vous, à part du plat, peu de grandes surprises vous attendent…

… Tant que vous restez dans cette parcelle de la région qui laisse encore quelques plantes survivre. Un peu plus au nord, l’influence du cœur du monde se fait beaucoup moins présente et la température chute de nombreux degrés. Ici, ce n’est pas quelques centimètres de neige qui feront crisser vos pas, mais bien d’énormes congères, culminant parfois à deux ou trois mètres de haut. Le vent y est déjà un tantinet plus omniprésent et pèse sur les épaules par le biais de fortes rafales saccadées. Des poignées de neige sont projetées en tous sens et les voyageurs doivent se méfier des quelques minuscules plans d’eau qui parsèment l’endroit. Parfois, il arrive qu’une tempête parvienne à se faire assez violente pour que toute vie devienne difficilement possible. Sauf celle des matars. Eux raffolent de cette partie du territoire et pullulent au petit bonheur la chance au grand malheur de tous les êtres vivants de Marnaka. De nombreux avertissements au sortir des zones habitées préviennent les voyageurs de ce fléaux plus grand que n’importe quel climat, mais peu y prêtent attention… La sélection naturelle, dirons-nous.


Villes, villages

Als’kholyn est l’un des rares continents qui n’est pas encore affilié à l’idéologie My’trän ou à la politique Daënastre. De fait, Marnaka est une région neutre et indépendante qui a été appréhendée et explorée par des pionniers aux intérêts particuliers. Très… Particuliers. Parfois trop. La seule et unique ville de cette région réunit la quintessence de cette mentalité d’esprit, et même si sa praticité n’est plus à prouver, il est rare de pénétrer innocemment ses murs. Aildor est ainsi la capitale auto-proclamée de la région puisqu’il est aisé de réclamer un titre lorsqu’il n’y a aucun concurrent potentiel. Elle s’est fondée sur le tout premier port de débarquement du continent, l’exact endroit où ont amarré les premiers explorateurs lors de la découverte d’Als’kholyn. Kashin étant beaucoup plus reculée, la région de Marnaka fut donc la première dont les limites ont été déterminées. Et puisqu’il fallait un bastion de ravitaillement, les fondations d’Aildor furent posées.

La ville a rapidement échappé à tout contrôle par un concours de circonstances désastreux. En fait d’autorité gestionnaire, Aildor est désormais un véritable repaire de malfrats en tout genre. La cité est réputée dans le monde entier pour abriter le cœur du marché noir et ses branches les plus actives : on y trouve des denrées rarissimes à des prix exorbitants comme des ressources naturelles banales au possible. Contrebandiers, pirates, proxénètes et autres barons de la pègre y ont leurs entrées et sont considérés comme les personnalités influentes de l’endroit. Il est donc normal que les lois qui régissent ses quartiers soient très différentes de ce que l’on peut trouver dans une cité lambda… Il est fortement conseillé de se renseigner avant d’y mettre les pieds, sous peine de vexer on-ne-sait quel Robert, deux mètres de haut pour 120 kilos de muscles, à propos du travail de sa chère maman. Il se pourrait bien que personne ne vienne vous défendre, pire encore, vous ferez peut-être l’objet de paris onéreux sur la manière dont vous allez être dévoré au quatre heures.

Paradoxalement Aildor est très animé et une grande partie de sa réputation se fonde également sur les fêtes prodigieuses qui sont organisées entre ses murs. Facile, lorsqu’aucune loi ne vous oblige à vous restreindre ! Il est donc tout à fait commun d’y voir d’immenses orgies de nourriture et… Autres transactions qui ne sont pas vos affaires. Les températures étant souvent extrêmes, la population locale a cherché de son mieux à se réchauffer. Malgré tout, il subsiste une petite partie des habitants qui n’est en rien liée au marché noir ou qui en dépit de cela mène une vie tout à fait normale et pure. Il faut bien qu’Aildor survive face au froid et aux prédateurs, que de la nourriture soit fournie, les bâtisses construites… etc. C’est le lot quotidien de ces petites gens qui fournissent à eux seuls tout le confort des autres. A la grande surprise de tous, même les plus terribles bandits se montrent respectueux envers eux entre les murs d’Aildor. C’est une loi tacite qui a été établie afin que la ville puisse prospérer et se maintenir à un niveau décent face à l’hostilité de Marnaka et de Kashin. Il est par conséquent moins rare que cela de voir quelques preux touristes traverser la ville pour rejoindre les contrées plus reculées d’Als’kholyn, et profiter un dernier petit instant de sources chaudes et du confort relatif d’une auberge. Toute une pléthore de curieux viennent également à Aildor pour l’aspect épique d’un tel voyage : imaginez, entrer dans les recoins sombres d’une ville sans foi ni loi, et en revenir vivant… Cela a animé toute une génération de jeunes en manque d’adrénaline.


Architecture

Les maisons sont étroites et construites quasiment les unes sur les autres à Aildor. Dans le but évident de préserver un maximum la chaleur entre les cloisons, il est rare qu’une bâtisse possède beaucoup d’étages en dehors du sol. Les toits sont tous construits en pente pour évacuer un maximum les chutes de neige fréquentes et le tout est assez coloré. A vrai dire, chacun fait construire sa maison dans le style qu’il désire, puisqu’il n’existe aucune loi particulière ni ligne directrice à ce titre. Au début la ville subissait ainsi une débâcle totale d’architectures loufoques et totalement exagérées, pas du tout adaptées au climat quotidien de Marnaka. Très vite donc ces maisons se sont retrouvées obsolètes car parfaitement invivables, et après plusieurs morts, il fut implicitement décidé de suivre quelques conseils des travailleurs pour résister à l’hiver éternel : des murs épais, isolés, peu de hauteur et de largeur, des pièces remplies. Le reste est à l’entière appréciation du propriétaire ! Attendez-vous à quelques surprises locales, entre les murs doublés d’or, les portiques en pierre massive, des sculptures de jeunes filles nues en guise de fenêtres…

De toute façon, quasiment personne n’évolue dans les rues. Ces dernières ne sont par conséquent pratiquement jamais déblayées et rien n’y a été aménagé. C’est un vaste dédale de ruelles désertes et abandonnées. Cause en est la double vie de la ville qui a fait bâtir un immense sous-sol sous la terre. Tout y est plus chaud, plus isolé, et les habitants n’ont ainsi jamais à supporter les affres des intempéries ! Des bouches d’entrée sont disposées ça-et-là dans Aildor, et la grande majorité des habitants, pour peu qu’ils aient quelques économies, font directement construire une seconde entrée à leur demeure, dans les souterrains qui relient toute la cité en forme de toile. Une fois atteint cet envers du décor, c’est le chaos le plus total… Les tunnels sont bondés de monde, extrêmement animés, ça crie au commerce d’esclaves, de prostituées, ça propose des prix à qui mieux mieux sur tel ou tel artefact rarissime, jusqu’à la taille des melons importés à Marnaka. De nombreux passages couverts recèlent de tissus brodés et de voiles tendancieux, cachant à vos regards les formes de délicieuses créatures prêtes à vous entraîner au septième ciel. Des beuveries sans fin s’organisent dans toutes les auberges de la ville, des paris, des combats de rue au poing, au sang, et à la sueur. Ces tunnels souterrains sont pourtant, pour peu que l’on y prenne garde, une véritable prouesse architecturale : les my’träns et les daënars se sont alliés pour donner le meilleur de leurs civilisations, et le résultat est époustouflant. Des cascades souterraines, des sources chaudes en passant par les sculptures de carrefour entre deux rues passantes dévoilent tout leur potentiel. Le tout est constamment éclairé d’une lumière tamisée qui encourage les affaires sous le manteau et masque en partie les visages : ici, vous êtes libres d’être qui vous voulez. Espérez simplement que l’effondrement malencontreux d’un passage ne vous entraîne pas par le fond.


Habitants

La population de Marnaka, et plus précisément d’Aildor est très diversifiée. Si l’on se concentre uniquement sur la cité, on trouve davantage de malfrats que de gens honnêtes. Toutefois, s’ils ne répondent à aucune règle extérieure, ils sont toujours très attentifs à respecter scrupuleusement les rares lois tacites de la ville. C’est pour cette raison qu’il est primordial de les connaître par cœur, cela peut clairement sauver votre vie. Ce sont par extension de joyeux lurons qui n’hésitent pas à se jeter dans n’importe quelle aventure ou à faire part d’histoires rocambolesques pour peu qu’on leur prête une oreille attentive. S’ils ont traversé le monde pour venir commercer jusqu’ici, ce n’est pas pour rien, et ils espèrent bien qu’on les laisse tranquille avec cette foutue hostilité inter-camp : l’argent n’a pas de couleur, ni d’odeur. Rien ne vaut le bruit d’une irys sonnante et trébuchante pour se faire apprécier des habitants !

Outre cette population particulière, on trouve parfois quelques voyageurs dans les contrées désertes et inhospitalières de Marnaka. La région attire beaucoup plus de scientifiques et de curieux qu’il n’y paraît, cherchant à percer les mystères du continent. Car Marnaka n’est souvent que le point de départ de grosses expéditions qui ont pour destination Kashin : elle est la région de ravitaillement de tous ces gens qui se lancent en milieu dangereux et qui s’équipent pour la dernière fois. Passées ses frontières, il n’y a plus rien à part la sauvagerie de la terre elle-même.


Commerce

Marnaka profite de l’engouement provoqué par Kashin pour voir s’écouler à travers ses frontières une grande quantité de magilithes dont elle retire de véritables fortunes. Si vous ne cachez pas assez bien vos découvertes, il est probable qu’un parrain de la pègre vous demande une petite taxe de passage au sortir d’Aildor pour rejoindre les autres continents… Rien de bien onéreux, puisque votre seul autre choix sera de vous faire trucider d’une manière ou d’une autre. Le vol est ainsi quotidien, à l’image des tribus d’indigènes qui vivent plus au nord et avec lesquels Marnaka fait parfois commerce de denrées diverses et variées. C’est beaucoup plus simple que de se rendre soit même là-bas où l’on risque sa vie tous les jours. De même, Marnaka finance de nombreuses expéditions et proposent tous les jours toutes sortes d’équipements et de guides pour vous accompagner en territoire hostile. Soyez prudents, les arnaques sont nombreuses et vous vous retrouverez une fois sur deux égorgé au milieu de nulle part durant la nuit et/ou dépossédé de toutes vos affaires… Ce qui reviendra également à une mort lente et douloureuse.

Aildor est bien sûr doté d’un port qui tourne à plein régime. Il est l’unique point de contact du continent avec le reste du monde et alimente la région en toutes sortes de ressources qu’elle ne fournit pas forcément. Tout voyageur est presque obligé d’en passer par Marnaka pour atteindre les potentielles richesses de Kashin, et la région a appris à en tirer profit jusqu’à l’usure. L’alcool, les épices, les fruits exotiques, les légumes, la viande délicate y sont des mets rares et très appréciés. On les voit circuler par caisses entières qui s’arrachent en une poignée de minutes à l’acheteur le plus offrant. Le commerce d’animaux rares, d’êtres humains et d’artefacts illégaux sont eux aussi omniprésents sur les littoraux de Marnaka. Le proxénétisme, tout particulièrement, y siège avec efficacité et remporte la palme d’or du commerce le plus rentable de la zone : on dit que des filles splendides des quatre coins du monde sont importées pour être proposées dans les souterrains. Les maisons closes y sont légions et il est tout à fait possible d’y faire fortune quand on est une fille de joie. … Ou un homme de joie. La bourgeoisie a ses petits plaisirs qu’on ne peut lui refuser !
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