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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Suhury
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 Les bons contes font les bons amis

Zora Viz'Herei
avatar
Jeu 1 Fév - 15:49
Irys : 1012685
Profession : Purificatrice fanatique
My'trän -2

Quoi que l'on puisse en dire, Zora n'est pas imperméable aux arts lyriques ou poétiques. Et s'il est vrai qu'elle ne porte pas particulièrement les ménestrels dans son coeur, elle mentirait en affirmant qu'elle n'apprécie pas écouter les chants et récits dont ils gratifient ceux qui veulent bien y prêter attention. Déjà parce qu'il s'agit d'un excellent moyen de se tenir informée des différentes rumeurs qui circulent en My'trä. Mais aussi parce que la musique a l'étrange faculté de faire voyager l'esprit quand votre corps, lui, reste bien ancré dans la réalité.

Elle glisse un morceau de viande entre ses lèvres et en savoure les tons épicés. Ses yeux se ferment comme pour mieux capturer les notes gustatives qui caressent ses papilles. Puis elle sublime le tout d'une gorgée de cidre frais qui trompe quelque peu la chaleur de ce mois de juin. Le choix de cette auberge n'est pas un hasard. Outre la qualité des repas qu'on y sert, elle est également réputée pour le choix des artistes qui s'y produisent. Il fallait bien de solides arguments pour que la rouquine accepte de rejoindre une zone située si proche de Darga.

Darga... Cette capitale qui s'est offerte le droit de la répudier. Qui lui a tourné le dos dès les premières années de sa quête divine visant à nettoyer le continent de l'impureté qui le ronge. Elle ne peut pourtant s'empêcher de considérer Suhury comme sa patrie, son chez-soi. Elle aime cette région peut-être autant que cette dernière la méprise. Et personne ne pourra briser ce lien sacré, apprivoisé dès l'enfance, qu'elle entretient avec ces plaines et ces forêts. Oui, elle est ici chez elle. Et personne - pas même le Conseil de la Convergence - ne pourra changer cet état de fait...

L'adepte de Möchlog termine son repas et applaudit négligemment la noiraude qui vient de terminer sa prestation. Elle possède cette voix claire et assurée qui sépare les vrais artistes de ceux qui se contentent de les imiter. Cela fait maintenant plusieurs minutes que Zora a jeté son dévolu sur elle. De tous les bardes qui se sont produits ce soir, c'est incontestablement celle qui recueille ses faveurs. La rouquine repousse son assiette à présent terminée et s'approche de la noiraude, chopine en main et capuche judicieusement rabattue sur le visage.
"Vous nous avez gratifiés d'une bien agréable prestation ce soir!" lâche-t-elle à la ménestrelle. "Et vous pouvez me croire quand je vous dis que je ne suis pas de celles qui ont le compliment facile!"
C'est le moins que l'on puisse dire. La disciple de la Chouette n'est pas spécialement douée lorsqu'il s'agit de reconnaître le mérite des autres. Comment le pourrait-elle alors que Möchlog l'a naturellement destinée à s'élever au-dessus de la masse formée par ses congénères? La fanatique adresse finalement un léger sourire à celle qui a ainsi ravi les oreilles des quelques clients présents.
"Meylan Lyrétoile, n'est-ce pas?" s'enquit-elle. "Je m'appelle Zora Viz'Herei. M'accorderiez-vous un peu de votre temps? J'aimerais vous conter à mon tour une histoire qui, j'en suis sûre, ferait une délicieuse ballade. Une histoire que vous seriez d'ailleurs la première à entendre! Mon histoire!"
La curiosité a toujours été une puissante motivation. Que ce soit pour les explorateurs, les intellectuels ou, dans le cas présent, les ménestrels. N'est-ce pas elle qui les pousse à étoffer leurs répertoires? N'est-ce pas la curiosité, justement, qui motive les badauds à s'arrêter pour les écouter? Sans la curiosité, le monde serait sans doute bien plus terne qu'il ne l'est aujourd'hui.
"Alors? Intéressée?"
Ou devra-t-elle trouver une personne plus réceptive?


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Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

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Meylan Lyrétoile
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Jeu 1 Fév - 21:56
Irys : 369437
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
Depuis la nuit des temps, les My’träns avaient été un peuple nomade par excellence, ne fondant des villes qu’avec parcimonie, villes comptant d’ailleurs assez peu d’habitants permanents.  Meylan était une exception à la règle, ce qui rendait sa présence dans cette auberge à quelques heures de marche de Darga assez hors du commun.  Elle avait cependant une excellente raison de s’y trouver: sa profession.  Qui voulait percer en tant que ménestrel et se maintenir à un bon niveau devait sans cesse renouveler non seulement son répertoire, mais aussi son public.  Plus on marquait les esprits, plus les retombées positives étaient nombreuses.  Et cette auberge, un peu excentrée de la capitale, était une référence que de nombreux artistes rêvaient d’ajouter à leur palmarès.  Une telle récompense valait bien quelques heures de trajet.  Le repas et la nuit offerts par l’établissement étaient un bénéfice non négligeable aussi.

Arrivée dans des vêtements de marche, elle s’était changée avant de monter sur scène et portait désormais son éternelle cape bleue et argent sur une chemise blanche, un pantalon bleu marine et des bottes hautes.  Un large chapeau à plumes complétait sa tenue, ainsi que bien sûr sa compagne de chaque instant, sa lyre.

Dans cet établissement où les artistes se succédaient, tous rivalisaient d’audace et de virtuosité pour régaler leur public, et Meylan n’était pas une exception.  Elle remplit le créneau qui lui avait été accordé de morceaux très divers tout en gardant un enchainement fluide.  Quelques illusions subtiles rehaussaient les passages les plus poignants, mais la plupart du temps elle se reposait entièrement sur sa voix et celle de sa lyre pour transporter son public.  Les applaudissements qui suivirent son salut final lui confirmèrent qu’elle avait bien fait.

Une fois descendue de la scène, la ménestrelle se serait probablement assise à une table pour faire honneur au repas offert par la maison, mais quelque chose (ou plutôt quelqu’un) s’immisça entre elle et ledit repas.  Qu’importe, elle était loin d’être affamée, et elle mettait son point d’honneur à poursuivre à entretenir sa relation avec son public hors de ses représentations.  Question de principe…et de réputation.  Elle adressa donc un sourire à la silhouette encapuchonnée qui l’avait abordée, ouverte à ce qui suivrait.

La suite des événements élargirent le sourire de Meylan (elle n’était pas vaine, mais des compliments faisaient toujours plaisir), même si ses sentiments à l’égard de cette nouvelle rencontre étaient assez mélangés.  Elle était flattée, bien sûr, comme toujours quand quelqu’un louait son art.  Amusée aussi, que son interlocutrice se sente obligée de préciser qu’elle était avare de compliments.  Et pour la dernière partie de ses sentiments…très honnêtement, elle n’en était pas sûre.  La proposition (ou était-ce une requête?) face à laquelle elle se trouvait était une première.  Jamais personne ne lui avait commandé une composition originale, et certainement pas en se proposant comme sujet d’une telle composition.  Clairement, la jeune femme dont elle ne pouvait que deviner les traits à cause de sa capuche avait une haute opinion d’elle-même.  En même temps…elle avait une assurance, une certitude d’être une digne matière de légende qui piquait la curiosité de la ménestrelle.  Sous son expression avenante qui ne trahissait pas ses pensées, l’irritation et la curiosité se livrèrent une brève bataille, avant que la curiosité ne vainque, assez prévisiblement.

"Un bon public et des sources prometteuses sont ce qui donne vie à une ménestrelle comme moi.  Je serais folle de passer à côté d’une personne incarnant ces deux extrémités."

Pour faire bonne mesure, elle accompagna sa réponse d’un salut chapeau en main rappelant celui qu’elle avait fait en fin de spectacle.  Elle ne se départait toujours pas de son sourire, décidée à ne pas juger trop durement son interlocutrice malgré ce qui ressemblait fort à une certaine arrogance.  Personne n’était parfait, peut-être était-elle juste un peu trop sûre d’elle-même.  Ou peut-être avait-elle vu juste et son histoire était-elle en effet faite de la même matière que les légendes, et dans ce cas-là Meylan ne pouvait décemment se permettre de passer à côté.  Le nom que la jeune femme avait annoncé avait aussi piqué sa curiosité.  Zora Viz’Herei…  Elle était sûre de l’avoir déjà entendu quelque part, sans pour autant que les détails lui reviennent.  Raison de plus pour écouter ce que l’autre avait à dire: peut-être que cela produirait un déclic bienvenu.



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Evénements:
 


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Zora Viz'Herei
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Lun 12 Fév - 17:59
Irys : 1012685
Profession : Purificatrice fanatique
My'trän -2

Zora réplique à la révérence de la noiraude par un léger signe de tête. Un acte de politesse moins évident que celui de la ménestrelle mais qui a l'avantage de ne pas être empreint de fioritures inutiles. Le fait est qu'elle est satisfaite par la réponse de son interlocutrice. Bien qu'elle soit largement prévisible. Quel artiste cracherait décemment sur un récit susceptible de le départager de la masse de ses confrère? Se faire remarquer... N'est-ce pas la raison d'être de cette profession quelque peu étrange?

La rouquine invite la jeune femme à la suivre jusqu'à la table qu'elle vient de quitter. Elle attrape ensuite le pichet de terre cuite et le soulève en évidence pour attirer l'attention du tenancier. Sa commande désormais prise en compte, elle reporte son attention sur la ménestrelle et l'observe un bref instant. Cette situation est tout à fait nouvelle pour l'adepte de Möchlog. Des deux, c'est bien elle la novice dans l'art de conter des récits...

Dans les premiers temps de la large inquisition qu'elle a lancée au nom de son Architecte, la rouquine prenait soin de se justifier lorsque ses victimes lui demandaient des comptes. Avec le temps, elle a appris à les ignorer et à n'y prêter qu'une attention relative. Mais maintenant les circonstances sont différentes. Elle doit simplement raconter une histoire. Son histoire. Et de manière objective.

Un exercice qui peut peut-être sembler simple à nombre de gens mais qui revêt un aspect particulièrement compliqué pour elle. Notamment parce que l'Oubli est omniprésent dans son existence. Elle a oublié nombres de personnes. Ils ne sont plus que des ombres hantant des lieux gravés dans sa mémoire. Comment donner une vision d'ensemble à la noiraude alors qu'elle est incapable de se souvenir correctement? A-t-elle été trop ambitieuse? Ou, peut-être, trop confiante?
"Je dois bien avouer que c'est la première fois que je me plie à un tel exercice!" reconnaît-elle, un sourire contrit sur les lèvres. "Et pour être honnête, je ne sais pas vraiment par où commencer..."
Par le début? Cela semble logique, certes. Mais cela ne serait probablement qu'une perte de temps. Le message qu'elle souhaite adresser aux gens à travers cette balade n'a pas vocation à traiter de son existence. Plutôt à mettre en évidence certains détails qui sont - volontairement? - ignorés par ceux qui propagent les rumeurs. On parle de ses actes. Non de ce qui les motive. Et c'est suffisamment dérangeant pour expliquer la présence de Zora dans cette auberge et celle de la ménestrelle en face d'elle.
"Je souhaite avant tout à rétablir la vérité en ce qui me concerne. Que l'on se comprenne bien: je me fiche pas mal de l'opinion des gens à mon sujet ou des rumeurs qui me concernent." explique-t-elle. "Néanmoins le message que je cherche à délivrer est obstinément ignoré. On se concentre sur la forme et non sur le fond. Et ça, voyez-vous, ça ne me laisse pas indifférente..."
Comment peut-on la juger sans avoir toutes les cartes en main? Quelque part, Zora caresse la possibilité qu'elle puisse être comprise. Peut-être même épaulée. Si les gens savaient exactement pourquoi elle répand la mort alors peut-être qu'on la traiterait en héroïne. Car après tout, que peut-on lui reprocher? Elle ne fait rien de plus qu'oeuvrer en faveur de ce peuple qui la rejette. Pour Möchlog, par Möchlog!
"Vous savez qui je suis, n'est-ce pas?" s'enquit-elle finalement. "Alors peut-être que vous pourriez me dire ce que vous avez entendu à mon sujet? J'imagine que cela serait un bon point de départ, non?"
L'amorce de son récit se fera sur les rumeurs qui circulent à son sujet. Ou comment bâtir un monument de vérité sur des fondations pourries... Le pichet de vin arrive finalement à leur table et Zora en hume le parfum avant d'en vider une partie dans sa coupe, le tendant ensuite en direction de la noiraude pour l'inviter à lui tendre la sienne si le coeur lui en dit...


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Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

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