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Chroniques d'Irydaë
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 [Terminé] Visage familier et parfaits inconnus

Eylohr Lothar
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Lun 26 Fév - 21:17
Irys : 920180
Profession : (Officielle) : Forgeron et Armurier (Officieuse) : Corsaire/Pirate
Pérégrins -2

  • Eylohr n’était pas facile à vivre. Doté d’un terrible problème caractériel, il avait maintes fois déjà provoqué la mort de personnes coupables d’avoir simplement titillé l’orgueil de la bête. Une phrase mal placée, un mot mal utilisé, une attitude exaspérante, un rien suffisait à Eylohr pour justifier d’abreuver sa hache du sang des victimes imprudentes. Ainsi, son obéissance envers le capitaine du vaisseau tenait plus du respect et de l’amitié que de la crainte. Il savait qu’il fallait donner pour recevoir, et que s’il désirait recevoir le respect qu’il prétendait mériter, il fallait qu’il fasse preuve de respect envers celui qui le méritait déjà.

    Mais si la flagornerie n’était absolument pas dans les habitudes du colosse aux pieds glacés, et bien qu’il sût quelle était sa place, le capitaine eut tôt fait de voir les yeux bleutés du colosse se poser sur lui, irradiant de son regard glacial le capitaine galvanisé par son équipage. Il pu aisément comprendre à ce moment-là que la main du géant pourrait décoller ses poumons aussi aisément qu’on écraserait un moustique un peu trop oppressant. Même s’il n’en ferait rien, le géant était dangereux. Et il n’y avait personne de mieux placé que Pedro pour le savoir.

    Mais très vite, autre chose attira l’attention du colosse du Nord. Une dispute, sur fond de tension d’un genre commun pour des aventuriers de mauvaise vie. Une pirate, bien connue de l’équipage, convoitait sans doute possible la nouvelle ingénue. Et si cette attention aurait pu être tout à fait normale sur ce navire, elle ne trouva aucun écho positif de la part de la cible : l’anomalie. Celle-ci avait répondu de son éternelle ton menaçant et détaché.

    La situation pourrait dégénérer d’un seul coup, dés lors que l’une des deux donzelles perdrait patience et déciderait d’attaquer l’autre, de n’importe quelle manière. L’équipage était nombreux, certes, mais le trajet jusqu’à Skingrad était parfois semé d’embuches. Aussi, perdre un ou deux pirates avant même que le bateau ne lève l’ancre était – en tout cas dans l’esprit du colosse qui prenait son rôle à cœur – inconcevable.

    Devant cette débauche d’énergie négative et cette situation qui transpirait l’agressivité dont l’issu pouvait être des plus désagréable, le géant endossa le rôle qu’il affectionnait le plus. Décroisant ses bras d’un geste tout à fait fluide, il passa son regard d’abord sur Ophélia puis sur la pirate, scrutant, analysant, dévisageant de la manière la plus désagréable qui soit les deux protagonistes dopées aux hormones et à l’orgueil incommensurable. Aucune ne prendrait l’initiative d’excuses ou de passer outre et de reprendre le travail. Non. Une autre issue allait être trouvée, et des plus désagréables sans doute, aussi, Eylohr allait décider d’agir.

    Après qu’il eut terminé de dévisager les deux créatures infernales qui se tenaient tête comme deux coqs de bassecours, il passa par la droite de Pedro et dépassa le tonneau en à peine deux foulées gigantesques pour se retrouver auprès des deux protagonistes. De toute sa hauteur, il surplomba la scène, baissant sa tête dans un mouvement circulaire, les regardants encore toutes les deux, imposant sa présence, sa carrure et toute son influence pour s’occuper de la situation.

    Si Ophélia se souvenait du géant comme d’un assassin en puissance qui avait faillit lui ôter la vie dans une élan d’instabilité et d’impulsivité, les autres membres de l’équipage connaissaient la cruauté avec laquelle Eylohr dispensait la justice sur le navire, et la mort lors des combats. Il n’était pas des plus loquaces, mais lorsqu’il se tient devant vous de toute sa hauteur, et qu’il pose son regard glacial sur vous, il est préférable de baisser la tête et d’arrêter là tout ce qui motiva cette réaction, et de rentrer dans le rang sans attendre. Mais pour être sûr d’être compris des deux furies en puissance, il opta pour une deuxième façon de se démarquer.

    Il prit dans sa main la longue lame tranchante qu’il portait à la cheville et qui avait entaillé la gorge de l’anomalie deux jours plus tôt. De cette pointe aiguisée, il menaça les deux donzelles effarouchées l’une après l’autre, ajoutant à la menace de sa lame, l’intensité de son regard aussi froid que les contrées les plus glaciales du Nord de ce monde. Peut-être que cette lame allait raviver chez Ophélia des souvenirs difficiles ou terrifiants, qui détruiraient alors toute velléité inutile. Dans le même temps, cela dissuaderait certainement l’autre forban de continuer sa mascarade inutile. L’expérience des derniers mois en mer avec Eylohr suffirait à la calmer. Sous peine de quoi, elle risquerait sa vie, voir plus.

    Après avoir dévisagé les deux pitbulls et après avoir fait danser sa lame devant leurs nez, il prit la parole de sa voix grave qu’il fit aussi profond que possible :

    - Vous allez vous calmer vous deux ! Gardez vot’ caractère de merde pour les chiens des mers, vous en aurez b’soin ! L’prochaine fois, j’vous arrache vos têtes et j’en fait des reposes pieds !

    Et, comme pour insister sur ses mots et sa menace, il passa sa lame contre sa propre gorge. Le fil aiguisé provoqua chez Eylohr une sensation qui décupla son vice. Il suffirait d’une pression un peu trop forte pour que la lame entaille la peau, comme un couteau qui s’enfoncerait dans du beurre. Mais la gestuelle menée aux propos avaient tôt fait de faire passer le message, et si les donzelles voulaient pouvoir garder leurs têtes sur leurs épaules, il fallait coopérer. Il fallait partir. Hors de question de perdre plus de temps pour une broutille aussi stupide que celle-ci. Encore une fois, seul le capitaine allait pouvoir décider du sort réservé aux furies malicieuses. Eylohr continuait de les dévisager, mais gardait une oreille attentive aux propos qui émaneraient du capitaine.


Let the night come, before the fight's won,
Some might run, against the test.
But those that triumph, embraces the fight's cause,
Their fear then proove that courage exist.
Hope.


Spoiler:
 


Voix d'Eylohr (Ronan l'accusateur):
 
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Ophélia Narcisse
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Lun 26 Fév - 21:53
Irys : 1351961
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Ce n'était pas tant un véritable combat pour l'équipage, c'était un genre de jeu étrange qui consistait sans doute à savoir qui allait aller le plus loin dans les mots les plus tranchants. Aemy en avait en réserve, beaucoup en réserve, et ses mots, s'ils manquaient de répartie étaient bien souvent directs et pour le moins évoquant dans les esprits qui y sont cibles. Ce n'est pas tant qu'elle était intimidante, mais il y avait toujours ce même malaise, cette même ambiguïté qui n'allait pas. Le décalage entre son apparence et sa personnalité était de trop. Elle s'était donc faîte cible d'avances, qu'elle n'avait jamais apprécié dans sa courte existence, et, de surcroît, celle qui les avait émise avait vraiment des airs de salope, pour l'énoncer clairement.

En plus de ma langue, tu voudrais pas goûter à ma lame ? Les chiennes comme toi ça doit aimer se faire trouer, nan ?


Il y eut une troisième esclaffe de l'équipage, accompagné de quelques rires et quelques guimiques atypiques des introductions aux débats des poings. Ophélia était frêle, mais qu'est-ce qu'elle compensait par son manque de restriction humaine et ses instincts meurtriers qui la poussaient aux pires des actes. Ses dents ? Elle les mettrait à profit. Où viserait-elle ? Dans les yeux. Avec quoi ? Les ongles. Comment laisserait-elle son adversaire ? Au bord des larmes et à flot de sang. Est-ce qu'elle adorerait ça ? Absolument. Tout ce qu'elle attendait désormais c'était que l'autre fourreau sur pattes ne vienne à elle, qui anticipait tant l'excitation que cela allait lui procurer. Tuer par devoir, quelle merde ! Tuer par plaisir, ça, c'est la véritable manière de bien faire les choses. Les trois victimes précédentes avaient été d'un ennui à emballer, mais cette larve là, il n'y aurait qu'à la jeter par-dessus bord.

Aemy avait recouvré son aspect psychotique, les yeux larges et les pupilles miniaturisées. Son front était dégagé et son sourire se faisait large dans le coin droit, relevant par la même sa narine juxtaposée. Oh elle allait la tuer, et elle allait bien le faire, pirate ou pas, membre de l'équipage ou pas, cette truie là, elle ne verrait pas le soleil se lever, et ne profitera du crépuscule que la gorge ouverte sur le pont du bâtiment. L'anomalie avait très clairement mal compris les enjeux de la dispute, et le jeu lui était monté à la tête. Elle n'était vraiment pas le genre à faire les choses à demi-mesure, c'était soit la mort, soit la fuite, pour peu que cette dernière ne soit tolérée. Ses lèvres s'ouvrirent, dévoilant son sourire carnassier qui ne demandait qu'à plonger dans la chair de cette insolente fosse à queues. 

Puis ... la fête fut ruinée par un imprévu de 2m15. Saleté. Le gabarit était toujours aussi intimidant pour l'anomalie qui tâcha de faire quelques pas en arrière. Le couteau, par contre, elle n'avait même pas eu la chance de le voir tant il était perché sur sa gorge. Elle n'avait même pas réalisé que c'était celui qui avait servi à lui dessiner sa jolie entaille sur la peau. La jeune fille recroisa les bras sous sa poitrine, sentant des frissons lui parcourir les flancs. Son regard se décalait sur sa gauche, recherchant l'appui du vide pour pouvoir supporter ses oeillades. Elle soupira lentement, jetant une dernière pupille dans celles du géant. S'il avait daigné regarder, il n'y avait pas vu que la crainte, sans pour autant y trouver la rancune, sans doute une forme de gratitude ... mais quelle étrange manière de remercier aussi. Ce n'était jamais qu'une simple expression passive avec un oeil humide. 

La deuxième concernée, elle, s'était rembarrée dans les membres qu'elle connaissait bien. Certains riaient, d'autres regardaient Aemy avec un oeil amusé, et d'autres auraient bien voulu qu'Eylhor achève sa promesse. Les prochains jours en mer allaient s'annoncer bien rudes. Mais rien que l'anomalie ne puisse supporter, elle ne mourrait pas, elle souffrirait peut-être, mais elle avait bien l'habitude. Et puis si les choses devaient partir en sang et en larmes, eh bien elle jouerait le jeu. Elle était douée pour faire couler les deux, après tout. 

Pendant que le, Ô si grand, capitaine prenait la parole, la jeune fille elle, s'amusait à un jeu qui lui plaisait beaucoup. Elle se tenait droit parmi les rangs, essayant de se mugir dans la masse, et elle regardait chaque visage, pour le graver dans son esprit. Elle analysait, sourire mesquin aux lèvres, jetant de furtives oeillades à droite et à gauche, imaginait le caractère de chaque personne sur le navire. C'était un don passif qu'elle s'amusait à utiliser au quotidien, jauger les gens, les juger et les évaluer. Elle repéra qui était les plus appréciés, qui étaient les tire au flancs, qui étaient les abrutis finis, qui étaient ceux qui avaient à tout prix besoin d'un compagnon charnel, qui ne voulait qu'en finir avec ce discours qui ne faisait que trop durer. En quelques instants, elle avait tout l'équipage résumé dans son esprit. Tels étaient le genre de jeu qu'elle s'amusait à s'exercer seule. Plus que de la méthode, c'était de l'instinct, une pression animale qui lui serrait les tripes et lui faisait remonter ses ressentis jusqu'au crâne et elle n'épargnait pas une personne de son regard.


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Ophélia s'exprime en #9966cc
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Pedro de Sousa
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Mar 27 Fév - 12:40
Irys : 1713927
Profession : Pirate
Pérégrins -2
La réplique de l'Anomalie ne se fit pas attendre, à la satisfaction de l'assemblée qui voyait là un intéressant divertissement et une quête de domination de l'une envers l'autre. Recevant de plein fouet cette menace à peine voilée, la pirate adressa à sa comparse de joute un sourire mauvais, force est de constater qu'elle avait a faire à une adversaire qui lui tenait la dragée haute. Cathy, c'était son prénom, s'apprêta alors à siffler une énième pique lorsque le Géant du Froid s'interposa de sa stature imposante et sa voix grave et inquisitrice, promettant une sévère punition qui n'était autre que la mort.

Sur son perchoir, de Sousa observait la scène. Si la rixe l'amusait beaucoup et faisait finalement partie de la routine, il voyait bien que son complice souhaitait que cela cesse immédiatement. Etait-il pressé de quitter le port? Cherchait-il à protéger Aemy? Les motivations était encore flou pour le Vieux Loup, mais en tout cas Eylohr semblait mettre un point d'honneur à recadrer les deux donzelles. La forban l'avisa alors du coin de l'oeil, consciente que le colosse pouvait bel et bien sévir. Grognant, elle décida de ne pas donner suite aux échanges et rejoindre son poste à l'arrière du navire. En passant, elle donna un léger coup d'épaule à Ophélia, lui susurrant :

- Tu parl'ra moins quand tu bouff'ra mon jus. On en a pas fini, c'soir t'as intérêt d'te pointer avant l'repas à l'arrière, si t'as du cran.

Un clin d'oeil à la fois provoquant, menaçant et charmeur, elle s'en alla, traversant le pont pour rapidement disparaître dans les rangs des marins. Aussi vite qu'il ne s'étaient amasser au centre du vaisseau, l'équipage se dispersa, chacun connaissant son rôle alors que le navire prenait le large. L'atmosphère c'était détendu et Pedro était retourner en cabine avec son Quartier Maître pour consulter la carte des cotes d'Unellia. Ils allaient la longer avant de prendre de la distance pour rejoindre le Tyorum. Le Capitaine savait que les premiers jours allaient être les plus dangereux car il pouvait croiser des vaisseaux des autorités Daenastre.

Laissant Ophélia et Eylohr vaquaient à leur tâche, il rejoignit la barre tout du long de la journée et ceux jusqu'au soir, la vigie restant à l’affût muni de sa longue vue. A l'arrière du vaisseau alors que le réfectoire dans les cales commençait à grouiller de bruit, un imperceptible point lumineux fonçait sur eux, seulement la distance était pour le moment bien trop importante pour juger de la nature de la chose. La Mer était pour le moment calme, le vaisseau fendant les écumes avec aise, bref le calme plat avant la Tempête!


info RP:
 



C'est qui l ' Patron, c'est qui !?? AHAH !!

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Eylohr Lothar
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Mar 27 Fév - 22:23
Irys : 920180
Profession : (Officielle) : Forgeron et Armurier (Officieuse) : Corsaire/Pirate
Pérégrins -2

  • Bien que les deux femmes eussent tôt fait de s’envoyer quelques derniers piques bien taillées, tous furent au courant des intentions du colosse et du fait que, qu’ils le veuillent ou non, il faudrait cesser ses velléités inutiles pour le moment. Ce genre d’altercation est bénigne en temps normale, mais lorsque le voyage est déjà suffisamment bien entamé. Ce n’était pas le moment donc.

    Eylohr de nouveau derrière le capitaine prit la direction du pont lorsque celui-ci eut terminé son discours et prit lui aussi le chemin de ses quartiers. Larguer les amarres, relever l’ancre, déployer la voile, affaler le palanquin, la vigie à son poste, les rameurs à leurs rames, les ordres fusaient de la part des quartiers maîtres qui s’assuraient alors que le navire puisse prendre la mer comme il le fallait. Le géant prit alors son rôle de marin.

    Ses mains gigantesques saisissaient les cordages et les tiraient avec force, permettant de déployer la voilure à une grande vitesse. Les grandes amplitudes de ses mouvements faisaient parfois trébucher les marins peu habitués à lui, qui étaient très vite dépassés par tout le mou de cordage que le géant tirait en une brassée. Une tâche terminée, il s’attelait à une autre et lorsque le navire sortit du port et prit la mer, le calme revint sur le pont et les créneaux de travail s’opérèrent.

    Dans un premier temps, Eylohr était de garde à la poupe du navire, derrière le capitaine qui tenait la barre avec une allure typique du forban qu’il était. Derrière, le géant du froid s’attelait à sa tâche, et s’assurait qu’aucun navire ne prenne en chasse celui de Pedro. Et puis, s’il voyait également quelques navires marchands ou de cibles faciles, il s’emploierait à le signaler, juste au cas-où.

    Puis vint son remplaçant, alors Eylohr prit le chemin du pont inférieur pour s’atteler à son travail de forgeron. Les unes après les autres les lames étaient aiguisées. Celles qui avaient besoin d’être renforcées étaient chauffées à blanc et agrémentées de limaille de fer et d’acier afin de rajouter un peu de résistance et de consistance aux lames, qu’elle ne se brisent pas lors des combats. Enfin, il s’attela également à rapiécer les tissus troués, à réparer les armures, les cottes de mailles, les têtes de flèches et une pièce d’artillerie qu’un précédent combat avait endommagé.

    Seul dans sa tâche, il pensait à l’avenir et à ce qu’il allait devoir faire pour accomplir ses projets. Il pensait aussi à cette femme dont avait parlé l’anomalie. Kelmina, la tenancière de l’Alizée et l’informatrice pulpeuse qui avait sut faire chavirer le géant l’espace de plusieurs nuits, et qu’il n’avait plus vu depuis deux mois. S’ils déposaient l’anomalie chez elle, peut-être resterait-il pour la voir un peu ? Il ne voulait pas l’admettre, mais elle avait pris une certaine importance en son esprit cette donzelle, hélas.

    Car il lui sera impossible de réaliser son projet, ses ambitions si son cœur s’affaiblit en pensant à cette femme. Mais elle lui manquait. Son corps pulpeux, ses lèvres charnues, sa taille envoutante et ses hanches enivrantes. Le feu de ses reins, celle qui lui avait fait vivre des nuits de folie. Il se demandait alors si revoir cette femme était une bonne idée. Probablement que non. L’avenir le dira.

    Son travail harassant faisait perler sur son visage des gouttelettes de sueur qui filaient sur sa peau, chutant depuis le saillant de sa mâchoire jusqu’au sol. Certaines coulaient jusqu’au coin de ses lèvres et laissaient en sa bouche un goût de fer et de sel désagréable mais ô combien commun pour ce forgeron aguerri.

    Néanmoins, il se trouva fourbu après plusieurs heures de travail sous le soleil de l’océan, puis dans les soultes chaudes et peu aérées, prêt de la forge du navire, incandescente et étincelante. La chaleur était accablante, et tandis qu’il suait sang et eau, le géant avait une soif grandissante. Il prit alors soin d’éloigner toute source d’ignition de la forge, ne voulant mettre le feu au navire. La forge était d’ailleurs petite, à peine suffisante pour forger une lame, et facile à éteindre. Il comptait continuer son travail avec une courte pause, aussi, il ne s’employa pas à éteindre la forge.

    Le colosse prit alors le chemin du pont du navire afin de se délecter de la brise marine qui saurait rafraichir son corps couvert de sueur. Ses cheveux en étaient imbibés, bien que la plupart de son crâne fût rasé. Sa barbe fournie cachait également quelques perles de liquide résultant du travail harassant qu’il avait effectué. La sensation de cette brise salvatrice fut aussi bénéfique et fraîche que la première pluie après un été caniculaire.

    Dressé de toute sa hauteur, le géant avait dressé sa tête vers le ciel, profitant de cette brise jusqu’au souffle prodigué. La mer était calme, et aucune vague ne vint s’écraser contre la coque et aucune gouttelette ne vint mouiller le visage du géant. Il prit alors une louche posée dans un tonneau d’eau potable et bu trois plusieurs grandes gorgées avant de s’asperger le visage.

    Puis le géant s’abandonna à la mélancolie des voyages maritimes et prit place contre la rambarde en s’assurant une prise sécurisée, pour ne point tomber par-dessus bord. Il ne vit pas l’approche du navire lointain, et savoura ces quelques moments avant de retourner à son travail.


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Voix d'Eylohr (Ronan l'accusateur):
 
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Ophélia Narcisse
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Mar 27 Fév - 23:37
Irys : 1351961
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Aemy avait deux qualités, sa magnifique capacité à cacher ses intentions et instinct meurtriers sous des voiles d'innocence, ainsi que son sens de la courtoisie qui n'avait plus à être prouvé. L'invitation avait été formulée si clairement, rien que le coup d'épaule aussi provocateur qu'aguicheur lui criait que répondre non à cette demande n'aurait été que passé à côté d'un jeu plus amusant que celui des oeillades. Mais avant tout, elle avait un peu de temps pour flâner. L'anomalie était du genre à facilement se laisser emporter dans ses rêveries, ou bien dans des émotions trop vives, et il n'était pas rare de la voir surplomber les fenêtres en train d'imaginer ce qu'il se passait sous la ligne d'horizon. Le beaupré avait d'ailleurs été un formidable point d'appui précédemment, et plus encore de par la vision qu'il offrait. Et c'est pourquoi, et au préalable de toute chose qui pourrait incomber la présence de sang, blessure, injure, membre arrachés, chair dévorée ou yeux crevés. 

Elle aussi avait besoin d'instant où penser, la promesse de son niveau de conscience n'était pas assurée pour autant, elle se remémorait simplement des souvenirs récents, ou bien réfléchissait sur des choses qu'elle pouvait comprendre. Cet horizon qu'elle voyait devant elle, au-dessus d'une mer agitée, il lui rappelait sa mère aujourd'hui, elle était sans doute en train d'attendre son retour, enfin, elle l'espérait. Le soleil avait laissé sa place à la lune, haute dans le ciel, dominant la mer comme la maîtresse céleste qu'elle était. Assise sur le mât frontal, Aemy soupirait. C'était ce genre de lune qu'elle avait vu la première fois, à son tout premier réveil, avant même que l'asile ne lui brise l'esprit. Son visage portait une expression ... lâchée. Ses yeux étaient ronds, et ses pupilles étaient une fois encore minuscules. Son sourire par contre, quelque chose était différent de son ricanement silencieux habituel. Il y avait comme une pointe de nostalgie dans son air, comme si elle avait seulement quelque chose à manquer, exception faite de l'Alizé. 

La rêveuse s'étira et fit craquer sa nuque en battant trois fois des cils pour dégager la brume qui s'était formée devant ses yeux. Elle ne savait pas à quelle heure mangeaient les pirates, elle n'y voyait aucun intérêt à le savoir non plus. Si Cathy voudrait la voir, elle devrait attendre qu'elle puisse trouver son chemin. Pourquoi est-ce qu'elle lui avait seulement donné rendez-vous ? Etait-ce pour les poings ou pour ses lèvres ? Les deux peut-être ? Ophélia ne savait même pas si elle était son genre de femme, non pas qu'elle n'ait la moindre idée de ce qu'était sa typographie idéale de toute manière. Elle fit donc trois fois le tour du bateau, passant par la cabine du capitaine, à la forge du géant, où il s'amusait d'ailleurs à taper sur du fer, étrange hobby. Elle avait même trouvé un balcon sur l'arrière du bâtiment qui offrait une vue plus superbe encore. Il y avait d'ailleurs un point qui brillait à l'horizon, mais rien qui ne fit réagir la dame aux parures souillées. 

Elle ne réalise d'ailleurs que c'était le point de rendez-vous précédemment mentionné que lorsqu'elle s'apprêtait à le quitter. Il y avait une petite figure qui traînait, là, dans un coin de la section en plein air. C'était donc cela qu'elle appelait "l'arrière", elle avait extrêmement bien choisi l'endroit de sa mort. Sortant de sa petite cachette, et seule de surcroît elle vint à l'anomalie. Celle-ci fit craquer sa mâchoire lorsqu'elle reconnut sa prochaine victime, mais hélas les règles étaient bien différentes sur le bateau. La pauvre chose se retrouva donc avec un pistolet pointé sous son menton, la forçant à lever la tête. Elle soupira longuement et ravala un juron, pour ne laisser que le plus poli.

Sérieusement ?


Eh ouais ma jolie, c'comme ça par 'ci. 


C'était désormais officiel, Ophélia abhorrait ces choses à poudre. C'était juste si facile d'en avoir une et de se la jouer comme si rien ne pouvait nous attendre. L'art de tuer s'était bien perdu, en effet ... mais que pouvait-elle y faire de toute manière ? Elle n'avait ni manche, ni arbalète, ni couteau. La seule option était donc, et pour se conformer au thème, le pourparler. 

T'étais v'nue pour jouer, nan ? Gyahahah ! On va jouer ma p'tite ! 


Elle prit l'anomalie par la taille et la ramena contre elle, canon posé sur la hanche de la joueuse forcée. Les yeux de celle-ci s'arrondirent de surprise au vu du geste si brusque. La pirate était bien plus grande qu'elle, dépassant correctement la moyenne de taille que l'on attribue à une femme. Entre ses bras, Aemy ressemblait à un mannequin qu'elle pouvait articuler comme bon lui semblait. De son côté, l'anomalie ne souffrait pas encore, elle n'avait jamais fait que l'étreindre, même si elle puait. Ce qui, en revanche, devint vite perturbant, étaient les doigts qu'elle sentait courir sous son haut. Elle avait rengainé son arme juste pour faire un peu plus mumuse avec sa prise. Et comme si l'effleurer n'était pas assez, elle lui avait aussi subtilisé ses lèvres. 

La jeune fille prise dans l'étreinte ... étrange, voulait vraiment la balancer par-dessus bord, mais il y avait au moins trois bonnes raisons pour lesquelles elle ne le ferait pas. La première, son flingue, la deuxième, la possibilité qu'elle se fasse entendre, la troisième c'est qu'au final, ce n'était pas si désagréable, passée la puanteur et le manque de délicatesse. Pourtant, Cathy n'y avait pas été de main-morte, mais c'était dans la nature de sa cible de coeur que d'apprécier l'inappréciable. Elle lui encercla donc la nuque avec son coude, et se laissa emporter. Les mains de la roublarde montaient cependant de trop, et à maintes reprises Ophélia les avaient-elle descendues. 

Partie privée ...


C'dans ma nature d'franchir l'interdit ma belle ! 


La suite des événements ne nécessite pas de description trop détaillée, sachez seulement que sous la contrainte du pistolet, l'anomalie a concédé la première demande comme une faveur. Mais les choses ne sont pas allées plus loin que quelques doigts trop curieux, qui sont restés au dessus du nombril de l'anomalie. Et ces même ongles vinrent à cogner les cristaux dans son dos. Le recul fit grand, et le canon revint gambader sur le menton de la pauvre fille qui subissait les élans indécis d'une si capricieuse partenaire.

T'es une putain d'anomalie ?!


C'est mal ? elle arborait un ton joueur.


Un peu ma belle ! J'vais t'faire r'joindre les poissons avant qu'ton Régisseur nous baise tous !


Moi qui pensait m'amuser ...


Son attitude changea à nouveau, passant de soumission à séduction. La menace était assez grande pour se permettre des écarts osés, et la conviction serait bien inutile. Non, il fallait prendre par les sentiments, et la pirate n'avait soif que d'une chose. La cible de coeur déposa donc doucement sa main derrière l'os de mâchoire de sa prédatrice, passant son doigt tout le long du dessous de sa bouche. Elle se rapprochait collant son corps frêle à celui si robuste de la fille des mers et arborait une expression évoquant clairement ses intentions. Elle était vraiment à craquer ... lorsqu'elle jouait les objets de désir. Le canon vint à descendre pour ne plus laisser un seul écart entre les deux camarades de jeu. 

Mais il y avait encore et toujours ces lumières qui derrière suivaient. Et entre deux embrassades, enfin Cathy le remarqua-t-elle. 

Putain d'bordel, ç'quoi qu'c'te merdier ...


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Ophélia s'exprime en #9966cc
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Pedro de Sousa
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Mer 28 Fév - 12:47
Irys : 1713927
Profession : Pirate
Pérégrins -2
Quittant finalement son port d'attache, le navire pirate glissait sur l'océan le long des cotes à une vitesse de nœuds marins des plus acceptable. A bord, tout était rentré dans l'ordre et chacun vaquait à ces occupations dans une ambiance qu'on ne pouvait que retrouver chez un équipage de forbans. Pedro avait su créer au fils des années, une cohésion certaine, l'entre-aide semblait manifeste et même si des altercations étaient monnaie courant, généralement cela se terminait bien. Au sein des matelots, il y avait une hiérarchie établi et tout à chacun désirait se faire sa place de fait, une sélection naturelle s'instaurait sous l'oeil vigilant du Capitaine qui était au fait de tous les évènements à bord.

Le contrôle de ces hommes était primordial car un sabordage pouvait causer la perte de tout à chacun. Durant la première journée de navigation, de Sousa passait le clair de son temps entre la barre et sa cabine, mais si l'on pensait qu'il ne s'intéressait pas au reste c'était mal le connaitre, l'oeil alerte, il daignait d'observait mais notait tout dans son esprit, bien conscient d’ailleurs que la forban allait recroisé le chemin de l'Anomalie, mais il n'avait pas l’intention d'intervenir. Il avait également observé l'investissement du Géant du Froid qui redoublait d'effort. Jamais rassasié à la tâche, il fallait bien lui concéder cette qualité de galvaniser l'équipage, jamais a cours d’assiduité ou remonter le moral d'un type.

Le soleil déclinait à l'horizon, le cuistot semblait déjà à l'ouvrage dans sa cuisine où les effluve d'un bon ragoût qui mijotait venait chatouiller les truffes des pirates. Pedro avait prit le temps d'observer l'Anomalie qui se montrait pensif, tout comme l'était Eylohr accoudé à la rambarde. Un sourire satisfait, le Capitaine parti retrouvé ces pénates. Sa quiétude ne fut que brève lorsque finalement, un sifflement se fit entendre puis la voix de sa vigie se faisant entendre.

- NNNNNNNAVIIIRRRRRRRRREEEE A TRIBORD!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Et cela ne semblait pas être un vaisseau marchand! Les hostilités se concrétisant bien vite par un projectile, dû à une arme Daneastre qui heureusement manqua sa cible de peu.

Cathy n'avait eut le temps de profiter de quelques intimes baisés qu'elle avait semblé trouver étrange la lumière provenant de l'horizon. Lâchant Aemy non sans une petite tappe sur les fesses, elle fixa l'océan, plissant les yeux, tout en reportant ces affaires.

- On en à pas fini toutes les deux.


Puis le fameux sifflement entendu jusque dans la cabine du capitaine au même moment, passa à quelques mètres du duo. Un projectile, un tire de canon, mais pas l'un de ces canons standard à boulet, non c'était autre chose! Et de cette distance, de toute façon cela ne pouvait être qu'autre chose. Cathy et Ophélia, tout comme Eylohr d'ailleurs, entendit soudainement la vigie puis quelques seconde après, la voix portante du Capitaine de Sousa.

- BANDE DE BIGORNEAUX, TOUT L'MONDE A SON POSTE!!!! VOUS VOUS REMPLIREZ LA PANSE PLUS TARD! ON A UN INVITE SURPRISE!!! ON VA TROUSSER DU JAUNE!!!

Après tout, il fallait bien différencier les deux camps qui s'affrontait en temps normal non? Les jaunes pour les Daenestrien (ou un truc du genre quoi, allez on va pas chipoter sur les mots) et Les Myt'truc bidule que je me souviens pu le terme tellement c'est à s'arracher les chveux! Bordel vous auriez pu faire plus simple quoi les Fonda! MWOUHAHAHA). Hum bref, en moins de temps qu'on aurait pu dire "ouf", la fourmilière de pirate sortie de toute part, chacun filant à son poste sous les beuglement de De Sousa qui filait vers la barre pour déjà donner des puissants coups, faisant faire plusieurs tours à l'objet imposant en bois.

L'important était de ne pas se trouver ni en position d'être traquer par l'arrière ni sur les flancs. Il opérait donc un virage à 180 degrés traçant une parfaite courbe dans l'eau. Réduisant la distance avec leur assaillant, il souhaitait aussi se mettre hors de porté de tire pour chercher à se rapprocher afin d'opérer un abordage.

- PLEINE PUISSANCE, MARINS D'EAU DOUCE!!!!!!! EYLOHR, PRÉPARE TOUTE NOS PUCELLES POUR L'ABORDAGE!! J'VEUX AUCUN DÉGONFLÉ!!!! ON VA LEUR MONTRER QUI C'EST L'ROI DES OCEANS AHAHAHAHAHAH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Pedro était un fin navigateur, Ophélia et Eylohr pouvait en attestait, vu la trajectoire parfaite et les nombreux ratés de la flotte adverse qui semblait avoir du mal à réagir à l'opportunisme et la folie du capitaine pirate. Si on avait encore des doutes quand à la réputation de Pedro de Sousa, ils allaient bien vite se dissiper!



C'est qui l ' Patron, c'est qui !?? AHAH !!

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Eylohr Lothar
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Mer 28 Fév - 15:29
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Profession : (Officielle) : Forgeron et Armurier (Officieuse) : Corsaire/Pirate
Pérégrins -2

  • Il est des paysages que seuls les aventuriers téméraires pourront connaitre. Le grimpeur gravissant la montagne qui domine le monde aura un point de vue que jamais personne d’autre, ni avant lui, ni après lui, ne pourrait avoir. Le marin explorant les mers et les océans, observant l’aurore du haut de sa vigie qui se pose sur la ligne d’horizon enflammée de couleurs chaudes et exaltantes. L’explorateur du centre du monde visitant des paysages aussi luxuriants que désertiques, à la faune dangereuse et à la végétation unique, qu’il sera le seul à explorer et à contempler.

    Dans cet instant, Eylohr se sentait comme un de ces privilégiés quand il était là, tranquille, appuyé contre la rambarde du navire, le regard planté dans ce spectacle unique que la nature offrait, symbolisant la fin du jour et le début de la nuit. Tout était calme. Le navire était animé des chants des pirates qui veillaient à ce que les voiles restent tendues, tandis que certains péchaient, que d’autres inspectaient les maillons de la chaine de l’encre marine, des mailles des filets de pêches, et la propreté du pont. Si des réparations devaient être réalisées, elles le seraient sur le champ ! Un équipage formé, capable et avec une grande expérience de la navigation.

    Mais cette agréable béatitude baignée de lumière et des dernières chaleurs du jour fut troublée par un cri trahissant un évènement imprévu. Après la vigie, ce fut un sifflement long et strident qui résonna jusqu’aux oreilles du géant, puis le bruit sourd d’une explosion dans l’eau, tout prêt du navire de bois. Une dernière musique se fit entendre enfin : la voix du capitaine.

    L’ordre était donné, chacun à son poste. Sans attendre, Eylohr s’extirpa de sa rêverie pour replonger dans un monde qui s’annoncerait des plus cruel et barbare. Et cette idée animait en lui un sentiment des plus étrange. Il n’était pas apeuré. Il ne craignait pas la mort, ni d’être blessé. En son cœur et en son âme naissait alors une sensation bien connue, qui n’a pourtant pas de nom. L’adrénaline potentialisait cette sensation qui allait s’exprimée bien assez rapidement, c’était certain.

    Eylohr répercuta l’ordre du capitaine dans une voix plus sombre encore. Criant à plein poumon, déployant sa gorge, il hurla les ordres déjà transmis par le capitaine :

    - TOOOOUT L’MONDE A SON POSTE ! TOI, VA CHERCHER LES ARMES ET COMMENCE LA DISTRIBUTION ! TOI, VA CHERCHER TOUT L’MONDE ! C’LUI QUI SE CARAPATE J’LE TUE !

    Les pirates s’exécutèrent si rapidement que presque tous les postes furent occupés en à peine quelques secondes. Les canons de bordée avaient leurs servants, tout comme ceux du pont inférieur et ceux qui se trouvaient sur le pont supérieur, de chaque côté de la barre de navigation. Les armes furent distribuées dans un brouhaha ordonné. Très vite, chacun des pirates avait retrouvé ses deux pistolets, son sabre d’abordage, ses munitions et toute autre arme qu’ils possédaient en montant sur ce navire et qui serait utile à l’attaque à venir.

    Dans le même temps, Eylohr était retourné à sa forge pour l’éteindre et pour s’équiper de ses armes à lui. Il replaça ses revolvers à 6 coup de calibre 44 à sa poitrine, une crosse tournée vers la droite, l’autre vers la gauche. Il plaça son épée à la ceinture et sa gigantesque hache dans le travers de son dos avant de remettre à sa hanche droite son fusil à double canon aux effets dévastateurs. Enfin, il avait toujours sa lame à la cheville, en dernier recours. Mais n’y avait pas que cela.

    Durant son temps libre, Eylohr avait forgé une douzaine de lance pointue et terriblement aiguisée, dont le manche était fait de bois et d’acier. Placées dans un grand panier d’osier, il n’oublia pas de le prendre afin de remonter ses créations sur le pont. Ces armes de jet seraient fortement intéressantes une fois placées entre les mains d’un lanceur aguerri et puissant. Il s’apprêta à sortir lorsqu’il passa prêt du tissu enroulé sur les armes qu’il avait prit à l’anomalie. Il ne manqua pas de s’en saisir afin de les remettre à Aemy, non pas qu’il avait confiance en elle, mais une lame de plus ne serait pas du luxe.

    Il remonta l’ensemble des armes jusqu’au pont du navire où tous les pirates attendaient de recevoir leurs ordres. Eylohr plaça le grand panier en osier contre la rambarde des escaliers qui mènent au pont inférieur, et l’attacha d’un bout de cordage afin d’éviter que les lances ne tombent au sol. Une fois fait, il se mit à chercher Aemy des yeux lorsqu’il manqua de chuter lourdement au moment de la manœuvre à 180° du capitaine. Tout l’équipage s’agrippa alors fermement aux cordages, aux rambardes ou à quoi que ce soit de solide afin d’éviter de rouler sur le pont ou de chuter par-dessus bord. Mais Eylohr ne trouvait pas l’anomalie.

    La voix du capitaine résonna à nouveau de quelques ordres bien placés et annoncés d’une voix forte et grave.

    - EYLOHR, PRÉPARE TOUTE NOS PUCELLES POUR L'ABORDAGE!! J'VEUX AUCUN DÉGONFLÉ!!!! ON VA LEUR MONTRER QUI C'EST L'ROI DES OCEANS AHAHAHAHAHAH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Il ne fallait pas le dire une seconde fois au géant, ça non. A nouveau, Eylohr hurla à plein poumon et de toute sa gorge déployée en direction de l’équipage de sorte que tout le monde l’entende :

    - BANDE DE COUILLES MOLLES, J’VEUX VOIR TOUT L’MONDE A SON POSTE ! ON VA MASSACRER DU DAENAR PAR PAQUET D’DIX C’MOI QUI VOUS L’DIT ! AEEEEEEEMY !  BOUCHE TOI L’CUL VIENS RECUPERER TES PUTAINS D’ARMES, AVANT QUE J’TE BOTTE LE CUL !

    Habitués à cette situation, les pirates crièrent les uns après les autre un « Aye Aye » puissant qui partait de la proue du navire et du pont du navire jusqu’à la poupe en passant par le pont inférieur. Chaque « Aye Aye » était autant d’indication que les pirates étaient prêts à en découdre. Cette sensation laissait transpirer une unité des plus belle et des plus impressionnante. Ensemble dans le crime et la piraterie. Si cette peinture pouvait effrayer les profanes et les marins qui craignaient déjà les pirates comme le feu craint l’eau, pour des forbans, ce qui se passait là, cette cohésion, cette unité, était des plus grisant.

    Eylohr vit enfin l’anomalie apparaître et sans ménagement, il lui lança le tissu dans lequel étaient enroulés ses armes. Il gratifia Aemy d’un regard glaçant et d’un geste de tête lui intimant l’ordre de se rapprocher de lui. Elle était bel et bien sur le navire, mais elle n’était pas encore une pirate. Il fallait alors agir en conséquence. Peut-être qu’elle se montrerait efficace ? Après tout, elle avait déjà prouvé son efficacité meurtrière quelques jours avant, mais face à des personnes innocentes ou non préparées. Que se passerait-il alors si elle faisait face à un équipage de la marine Daënar, bien équipée, bien formée et qui détestait les pirates autant que les pirates les détestaient eux.

    Tandis que l’anomalie se rapprochait du géant, le bruit des tirs semblait de plus en plus proche, et bientôt les cris des marins Daënars se faisaient entendre, portés par le vent qui venait de leur direction. L’odeur de la poudre brulée arriva aux narines du colosse qui humait à plein nez cette douce sensation. Son regard se transforma alors. Ses yeux s’écarquillèrent alors et le bleu marine de ses iris devint aussi foudroyant et glacial que les déserts arctiques où il avait vu le jour. Son corps se crispa, sa posture devint menaçante et son être transpirait d’une fureur effroyable et d’une cruauté sans égale. De sa main droite, il prit une des lances qu’il s’apprêterait à projeter sur le premier marin adverse qu’il verrait.

    Ses dents crissaient les unes sur les autres dans une grimace affreuse et terrible. Il se préparait à la bataille à venir, et s’il y avait bien quelqu’un sur se navire qui pourrait attester de la cruauté et de la furie du géant, c’était bien le capitaine qui, de là où il était, avait vue sur le pont et donc, sur le géant. Tandis qu’il attendait que les ennemis soient à porté de lame, il se préparait au combat. Il n’allait pas montrer de pitié, pas de quartier, aucune clémence. Il laisserait parler sa véritable nature de bête assoiffée de sang, tandis que l’équipage attendait l’assaut, et que l’anomalie reprenait ses armes.


Let the night come, before the fight's won,
Some might run, against the test.
But those that triumph, embraces the fight's cause,
Their fear then proove that courage exist.
Hope.


Spoiler:
 


Voix d'Eylohr (Ronan l'accusateur):
 
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Ophélia Narcisse
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Mer 28 Fév - 18:31
Irys : 1351961
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Le silence s'était brisé, craquant comme une coquille que l'on écrase du talon. Le premier boulet avait volé sur la gauche du bâtiment naval, sifflant comme l'éclair qui perce les nuages d'une nuit si sombre, une nuit comme celle qui veillaient sur eux. Tournant promptement la tête, Aemy vit les grandes voiles qui se tapissaient dans la lumière, qui paraissait déjà si proche par rapport à son dernier coup d'oeil. Des bras qui la supportaient, elle perdit le maintien, laissant ses fesses tomber sur le bois du navire, après s'être si tendrement faites pincées. De ses deux bras appuyés au sol, elle perçut un second boulet qui vola bien plus près du vaisseau, arrachant presque la surface droite, et par la même, le balcon qui retenait les deux femmes. L'anomalie comprit dès lors que c'était sans doute le pire endroit où il fallait être. 

Elle ne daigna pas poser de questions, elle prit simplement les escaliers et courut dans ce labyrinthe étranger qu'était le navire. Le tour elle en fit, car perdue elle était, et son sens de l'orientation n'était clairement pas son point fort. Circonspecte, malgré les tonnerres qui battaient, elle s'arrêta dans une pièce qui rassemblait beaucoup, beaucoup d'armes. Penchant la tête, esquissant un sourire mesquin, elle se saisit de la première qu'elle vit, juste une lance au style pour le moins étrange. Les courbures étaient toutes finies en pointes et les accroches se faisaient à deux clous. Ce n'était définitivement pas le genre de choses qu'Aemy connaissait de toute manière, ce qui comptait en revanche, c'est qu'elle avait l'air bien acérée. Les petits bras de la pauvre fille ne sauraient jamais travailler avec de l'acier émoussé. Elle fit battre un instant le bois contre sa paume, appréciant l'équilibre, enfin, la vérité était qu'elle aimait beaucoup la sensation de tenir une arme plus grande qu'un scalpel. 

C'est à ce même moment qu'elle entendit une charmante voix fluette lui instruire de rejoindre le pont, sous peine que son derrière n'en soit affligé. Résister à tant de charisme, combiné à une politesse sans faille, le coeur de la jeune fille n'aurait su décliner, et évidemment ces quelques derniers mots recèlent plus de sarcasme que l'océan n'a de sel. Toujours était-il qu'elle avait finalement trouvé la cage de marches qui menaient à l'extérieur, les gravissant, le séjour martial s'offrit à elle. Eylhor se tenait là,  prêt à se battre alors même que le bateau n'avait toujours pas fait face. Alors, Aemy courut à lui, non sans tomber au sol lorsque le bâtiment commença à tourner, s'accrochant à la rambarde pour éviter de rouler dans l'eau. Et le revirement fut plus violent encore, à tel point qu'elle fut cette fois projetée vers le géant, se retrouvant à genou à son côté.

Elle reçut cependant le drap qui contenait ses outils bien aimés, même si elle doutait clairement de leur utilité dans une bataille de masse. L'ancienne internée savait tuer, mais elle ne savait en aucun cas combattre, et ces armes là étaient tout sauf des outils de joute. La lance allait être plus que bienvenue, pour le peu qu'elle réussirait à l'utiliser. A son gant gauche, elle remit en place son mécanisme, qui n'avait cependant pas de couverture pour le cacher. Son fourreau revint s'accrocher à sa ceinture, manche dépassant de la fente. Elle vit également le signe du géant qui lui intimait de venir plus près encore, et à cette brave proposition martiale, emplie d'entrain, de désir de protection et de virilité assumée à son paroxysme, il n'y avait qu'une réponse possible.

Tu t'fous de moi ?


Elle serrait son arme contre elle, ce n'était pas tant qu'elle avait peur de tuer, ni de souffrir, mais la mort, elle préférait grandement l'éviter. Alors elle pensait, elle pourrait facilement se faire passer pour une prisonnière, mais l'armée ne fouillerait pas le bateau s'ils l'avaient coulé, et puis si jamais l'équipage de De Sousa devait gagner et qu'elle s'était maquillée dans son rôle de détenue, les conséquences seraient sévères. Elle opta donc pour le choix du bouclier humain et vint se réfugier derrière l'égide de deux mètres de haut. Quelque chose n'allait pas avec celui-là, est-ce qu'il remarquait seulement la bave qui coulait de sa lèvre basse ? Et puis son regard psychotique était bien plus prononcé que l'était celui d'Aemy, elle l'aurait presque jalousé si jamais il n'était pas aussi ... différent. Drôle de jugement d'ailleurs, provenant d'une anomalie qui aimait faire couler le sang. Mais il y avait bien trop de choses autour, l'équipage qui hurlait, les canons qui tonnaient, les voiles qui se déchiraient dans le vent, les fragments de bois qui volaient. L'espace d'une inspiration, la jeune femme voyait tout au ralenti, le regard perdu sur ce qui l'entourait. 

Et puis vint l'impact. La proue du navire pirate frotta contre la partie arrière du bâtiment alors que le cours d'un instant, les deux bâtiments étaient parallèles. Tout partit comme un coup de foudre, les cris retentirent plus encore alors que les pas résonnaient sur l'écume. Ophélia, elle, s'était retrouvée dos au sol dès que la friction s'était effectuée, voyant que son égide humaine n'allait pas rester pour la couvrir, elle se réfugia derrière une caisse et regardait tout autour. L'équipage de De Sousa semblait avoir décidé que l'assaut se déroulerait sur sol adverse, mais l'anomalie, elle, elle resterait bel et bien, ici, même si cela impliquait ne rien devoir faire. En tout cas, elle n'irait pas là-bas, pas avec la mort qui volait dans tous les sens. Ci et là, des rats des mers de Pedro riaient et poussaient sur les gâchettes de leurs armes, laissant la poudre humecter l'air marin de son amère odeur. Risquant un oeil vers la mêlée, la supposée visiteuse constatait qu'il y avait une complète différence entre bataille et meurtre, c'était la quantité. Hors de question qu'elle ne se joigne à ce genre de choses si le duel n'était pas assuré, et encore ! 

Elle rétracta son visage lorsqu'elle vit un fusil se pointer sur sa position, et quelques secondes après, ce fut un pirate près de sa position qui en subit les représailles. Le tir ne se fit pas entendre, noyé dans la masse de sons qui déchireraient sans doute les oreilles les plus solides. Le corps du maraud fut propulsé en arrière, et le tireur devait désormais effectuer la recharge. Le macchabée avait lui aussi sa propre arme à feu, un genre de mousquet basse facture qui avait cependant un canon bien taillé. Alors, la jeune fille fit glisser l'arme jusqu'à elle. Bon sang, elle détestait ces choses, mais si il y avait une chance qu'ils s'en sortent parce qu'elle maniait ce truc, alors elle le ferait. Le fusil était chargé, et tout ce qu'elle avait à faire était appuyer sur la gâchette. Alors, elle encercla le manche de ses doigts et visa à travers le cercle prévu à cet effet. C'était sans aucun doute la pire position de tir jamais prise. Agenouillée sur le sol, manche battant dans l'air sous son aisselle, paume déposée sur le côté du canon et les deux yeux ouverts. Etait-il utile de préciser qu'en tirant elle n'avait pas atteint sa cible ? En plus de ça, le recul lui avait arraché l'arme des mains et ses bras en subirent les déboires. 

Alors qu'elle se tenait l'épaule, un pistolet vint glisser jusqu'à ses pieds. La jeune fille le reconnaissait bien, elle en avait senti le canon quelques minutes auparavant. Là-bas, la truande esquissa un sourire carnassier alors qu'elle sorti un sabre bien trop courbé pour rejoindre le combat au contact, après lui avoir balancé sa ceinture qui contenait les munitions. Aemy fit également attention de relever le clin d'oeil furtif qui lui fut adressé. Circonspecte, une fois encore, elle ramassa l'étrange chose et le porta à sa paume. Le secouant pour entendre les balles ricocher à l'intérieur, elle fut soulagée de ne pas avoir à tout remettre dedans avant de tirer. Et, prenant cette fois compte du recul, elle s'essaya de viser au travers de la brume martiale qui se formait entre les deux navires. 


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Ophélia s'exprime en #9966cc
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Ingrid & Sigurd
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Mar 6 Mar - 14:25
Irys : 689869
« Là, mon capitaine ! On les a en vue ! 

-Ah ! Ils n’iront pas plus loin. Préparez le canon, et les armes, ne tirez pas avant le signal ! »

Ses ordres furent répétés par le second et transmis à chaque marin. Après une journée passée à les chercher, les poursuivre les marins étaient fébriles d’en découdre. De bon marin mais la capitaine aurait aimé avoir la Légion avec eux. Certes, ils n’étaient pas censés entrer en affrontement ouvert, le but premier était d’ouvrir la discussion. Leur Chnaleur était fait pour ça et Asara comptait bien que cette mission soit un succès, elle désirait ardemment être mutée sur une embarcation plus importante. Oh, bien sûr, elle voulait aussi arrêter les forbans responsables du massacre découvert dans le magasin du Bras d’Argent et au Mille et une Nuit. Le lien entre ces deux là était clair. Celui avec la Fiole Teintée moins. Mais quatre meurtres la même journée ce ne pouvait être une coïncidence.

La milice n’avait pas eu besoin de longtemps pour rassembler les faits pour ce dernier : la fermeture étrange en milieu de journée observée par les marchands voisins et le passage d’un colosse juste à ce moment là. Certains disaient qu’il était accompagné d’un homme à la démarche chaloupé et d’une jeune femme, mais tous ne le mentionnaient pas. Il fallait dire qu’avec sa stature il pouvait bien caché deux personnes ! Dans l’autre magasin, il y avait aussi eu une fermeture prématurée bien que moins marquée. Par contre, personne n’avait pu dire qu’elle avait été le dernier client. Et le massacre avait été sans nom, du moins de ce qu’on avait dit à Asara. Elle était bien contente de n’avoir eu à le voir.

En fait elle et son petit équipage ne constituaient que l’aboutissement de deux jours d’enquêtes bien chargés. La milice avait mené une importante investigation, envoyant de nombreux agents partout pour faire du porte à porte et questionner le voisinage, puis le voisinage élargi. Si la stature exceptionnelle du principal suspect le rendait reconnaissable et atypique, la ville était assez grande pour qu’il y ait plusieurs pistes. Celle concernant le port arriva trop tard et fut en plus insatisfaisante. L’officier du port était soit un corrompu soit un incapable, il n’avait pu donner des détails sur le navire où le suspect était monté, il avait « perdu » la feuille de route du navire…

Enfin, ça n’avait qu’à peine retardé la mise à l’eau de la Libellule avec les informations nécessaires : la taille de la frégate et le nombre approximatif de son équipage. Bien sûr, s’il n’avait pas ces couleurs de pirates à quai, personne ne fut surpris de voir un drapeau pirate sur le navire.

Si l’approche se passa bien, après tout alla trop vite : un coup de boulet parti sans que les ordres furent donnés, et une décision fut à prendre. Poursuivre ou non les hostilités. Faisant face à des pirates, la prise de décision fut grandement facilité : personne ne saurait qu’ils avaient tiré en premier, elle écrirait que les criminels se sentant acculés avaient fait feu. Une arrestation spectaculaire, lui vaudrait bien un des rares navires plus grand que la milice avait ! Après quelques secondes à peine, elle donna l’ordre de recharger et de tirer. Le coupable s'il survivait serait châtié, il y avait quand même une hiérarchie à respecter.

Concentrée sur l’optimisation de leur position pour tirer au canon, elle ne prêta attention que trop tard l’habile manœuvre ennemi qui leur permirent de les aborder. Au moins, un des boulets fit mouche. Ce n’était pas suffisant pour les mettre à mal ou les couler, mais c’était bon pour le moral.

« Préparez-vous à recevoir cette racaille et pas de pitié, leur peau avant la votre ! Et le capitaine avant les autres ! »

Les flingues en main ils canardaient déjà les pirates prêts à sauter de leur côté. Malheureusement, ils ne pouvaient être plus de cinq de front sans se gêner. Les membres sous son commandement n’étaient pas de mauvais tireurs, en temps normal, mais il fallait dire que l’arrivée sur soit d’un colosse de plus de deux mètres accompagné de cris féroces de toutes parts, ça déstabilisait. Ils touèrent les planches, les voiles et qu’une seule peau avec cette première slave ! Un autre fut mis à terre mais ce n’était pas de leur fait, un tir allié dans le dos envoya plonger un des pirates sur le point de rejoindre les miliciens. De leur côté un fut mis définitivement hors jeu par une lance le clouant au navire, bien vivant et vrillant les oreilles de tous.

Les coques s’entrechoquaient, ils étaient quatre contre quatre à se faire face avec des sabres d’abordages ou autres armes en leur possession. Les insultes des forbans étaient renvoyés avec la même vigueur par les hommes et les femmes servant la justice.

HRP:
 


Dernière édition par Ingrid & Sigurd le Ven 9 Mar - 21:53, édité 1 fois
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Pedro de Sousa
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Mer 7 Mar - 7:02
Irys : 1713927
Profession : Pirate
Pérégrins -2
A la barre, le  Capitaine de Sousa jouait des bras. Si vous pensiez que diriger un navire n'était pas physique, c'est que vous n'avez jamais tenue une barre. Pedro avait l'oeil en alerte  autant en direction du vaisseau ennemi que sur ces membres d'équipage et sur la force des vagues. Il y avait de nombreux paramètres à retenir, pour sûre !

Sachant ses gaillards prêt à l'abordage, sous les directives d'un Géant du Froid qui savait galvaniser les foules, la coque ennemi se faisait à mesure des minutes de plus en plus important à son regard jusqu'à ce qu'après un dernier moulinet, le Capitaine ne décide de percuter le Chnaleur. Là les forbans se lancèrent dans la mêlé, bien qu'évidemment le premier fut abbatu comme une mouche et... que cette stupide Anomalie avait eu la mauvaise idée d'utiliser un pistolet pour malencontreusement dézinguer l'un de ces gars!

- Mais quelle conne ! Putain si j'la r'vois m'en éliminer un aut', j'te jure que c'soir j'lui casse les pattes, j'la fait couiner et j'la balance pieds et poings liés par dessus bord!

Marmona-t-il dans sa barbe avant de lancer différents ordre à des gars qui s'executèrent a grimper au cordage avant de se lancer dans le vide (à la Tarzan mes aïeux ^^) pour se réceptionner sur les cordages ennemi. Ainsi, les pirates prenaient les miliciens sur deux fronts. Il était à présent temps pour le légendaire pirate de rentrer dans la mêlée, son objectif n'étant que trop clair, dénicher le capitaine adverse ! Scrutant le pont ennemi à sa recherche, il se tint un instant au bastingage, harangant lui aussi ces hommes, alors que les deux structures fait de bois tanguaient et se frottant nerveuses dans un bruit sourd de craquement.

- PAS D'QUARTIER !!!!!

Des hauteurs descendaient ces louveteaux pour venir suprendre la première ligne ennemi mais aussi saboter déjà le vaisseau, coupant les attaches des voiles afin qu'elle ne s'écrasent et aveugle une parti des effectifs ennemis. Quand à Pedro, à la vu de la femme qui tenait le vaisseau adversaire, sans attendre, il se faufila entre ces hommes, bien décider à croiser le fer avec l'imprudente. Si les pertes étaient plus nombreuse, cela n'entachait en rien la motivation et le soif de sangs des pirates. Et puis le Geant allait en imposer et faire des ravages sur le pont adverse! Prions seulement que l'idiote Anomalie ne l'abatte pas dans son dos! Ce serait un comble, Ahahah!



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Eylohr Lothar
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Mer 7 Mar - 17:00
Irys : 920180
Profession : (Officielle) : Forgeron et Armurier (Officieuse) : Corsaire/Pirate
Pérégrins -2

  • Eylohr ne prêta aucune attention à la remarque aussi piquante que cinglante de l’anomalie lorsqu’elle le gratifia d’un « Tu t’fous de moi ? », et c’était heureux. Car si les évènements qui arrivaient à ce moment-là n’avaient pas été suffisants pour capter l’attention du géant, l’anomalie aurait eu à souffrir d’une lame profondément enfoncée dans son gosier, d’un coup magistral ou d’une visite imprévue dans le fond des océans.

    Mais ce n’est pas ce qui advint, non. Au lieu de remettre la peste en place, le géant s’éloigna à mesure que les deux navires se rapprochaient sur le flanc. Il s’éloigna avec son sac de lance dans une main et celle qu’il avait déjà dans l’autre. De toute sa hauteur, il cherche une cible et, lorsqu’il choisit sa victime, il porta son bras et la lance en arrière, arqua son corps comme un ressort et, lorsqu’il fut sûr de lui, fit une fente vers l’avant et lança la lance dans un mouvement si ample, si fort et si rapide qu’il fut obligé de reprendre son équilibre pour ne pas tomber. Mais il avait réussi son office.

    La lance fila droit vers l’individu ciblé qui allait recevoir le dernier cadeau de sa vie. Et lorsqu’elle eut terminée de fendre l’air, elle pourfendit le poitrail du condamné, ressortant alors de l’autre côté du corps et la force avec laquelle il fut transpercé cloua la pique d’acier dans le bois du navire de la milice. Le condamné devint supplicié puisqu’il était toujours en vie, cloué au navire, une lance en travers du poitrail lui affligeant une douleur des plus cuisantes. Le pauvre s’agitait de tous ses membres tandis que le sang perlait bientôt de la plaie et de sa bouche.

    Cette mort rendait le géant heureux, si heureux. Il vivait un combat comme il n’en avait plus vécu depuis plusieurs semaines, et cela lui manquait affreusement. Il était né pour combattre. Et il ne se sentait aussi vivant que lorsqu’il semait la mort, la destruction et le feu autour de lui.

    Tandis qu’autour de lui sifflaient les balles, fusaient les cris et sonnaient les ordres, le géant entreprit de répercuter l’ordre du capitaine, ordre qui fut si attendu et désiré.


    - Bande d’limace, PAS DE QUARTIEEEEEEEEEEER !

    Sa voix était aussi grave que la situation. Il avait déployé sa gorge, puisé jusqu’au fond de ses poumons le moindre souffle d’air pour hurler aux pirates les ordres du capitaine. Mais pas que. Ce cri, ces hurlements avaient pour but de monter à l’ennemi que s’ils devaient craindre les pirates, ils devraient encore plus craindre la fureur, la cruauté et la malveillance du géant du Nord. Et, bien que le géant ne fût pas connu en Daënastre, il s’assurerait de l’être tôt ou tard. Et ils allaient le craindre, oh oui.

    Alors, reprenant une grande inspiration, il pointa l’ennemi à l’aide d’une seconde lance et hurla de toute sa puissance et de toute sa furie :

    - PREPAREZ VOUS A MOURIR ! HAAAAAAAAAAAAAA !

    Et il lança de nouveau sa lance de toute sa force en direction d’un groupe de fusiller en espérant pour en toucher un, il n’avait pas réellement pris le temps de viser cette fois-ci. Il espérait simplement que ce groupe de bouge pas trop, et que sa densité soit suffisante pour qu’il puisse tuer quelqu’un ou, au moins, blesser gravement.

    Puis il sortit son épée de son fourreau, et avisa de nouveau l’esquif milicien de sa main droite, tandis que de sa main gauche libre de toute arme, il fit signe de ralliement en la levant haut dans le ciel.


    - A L’ABORDAAAAAAAAAAAAAAAAAAGE !

    Et sans plus attendre, il s’élança avec les autres, parcourant la largeur du navire en quelques foulées avant d’attraper un cordage pour se rendre sur le pont ennemi et y semer la mort. Lorsqu’il aurait mis un pied sur le pont du navire milicien, il embrocherait les adversaires trop proches, après quoi, il se délestera probablement de l’épée pour saisir sa hache, aussi imposante que lui, et massacrer ces miliciens les uns après les autres. C’était là son plan, mais les assauts et les abordages sont souvent mis à mal par une balle chanceuse, une lame foudroyante ou un mouvement raté.

    Mais le géant avait très bien remarqué l’épouvante qu’il inspirait dans le cœur des miliciens. Il avait pu voir les yeux écarquillés, les visages blêmes, les nombreux tirs ratés et les actions désordonnées lorsqu’il était apparu au grand jour, de toute sa taille, de toute sa taille, de toute sa fureur. Il utiliserait cela à coup sûr, et lorsqu’il courut en direction de ses ennemis, et qu’il s’apprêtait à se lancer à l’abordage, c’était avec un regard empli de fureur et une résolution à toute épreuve. Il allait tous les tuer, et s’il y avait des blessés ou des survivants, points de prisonnier, points de pitié, point de faveur. Il trancherait la gorge de tous ces chiens.


Let the night come, before the fight's won,
Some might run, against the test.
But those that triumph, embraces the fight's cause,
Their fear then proove that courage exist.
Hope.


Spoiler:
 


Voix d'Eylohr (Ronan l'accusateur):
 
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Ophélia Narcisse
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Mer 7 Mar - 18:12
Irys : 1351961
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Derrière sa caisse, pistolet en main, canon serré contre son poitrail, Aemy commençait à se poser des questions quant à son utilité dans cette bataille. Si elle restait ici, elle ne serait qu'un fardeau, si elle allait là-bas, elle se ferait sans doute tuer et mourir ne faisait pas parti de ses plans, pas pour un pirate. Toutefois, si l'abordage échouait et que les militaires devaient l'emporter, elle ne serait pas épargnée, et il est probable qu'elle soit reconnue. Cela la renverrait inéluctablement vers l'asile, et loin de sa protectrice. Elle n'avait pas le droit de rester ici à ne rien faire, mais elle ne voulait surtout pas perdre tout espoir de revoir un jour l'Alizé. Mais il y avait tant de bruits, tant de balles qui partout volaient, tant de cris qui se perdaient en des échos, résonnant contre les planches et faisant vibrer le sol sous les pieds de l'anomalie. Sa petite arme n'arrangeait pas son état de panique, elle savait à peine comment elle fonctionnait. Le bout était court et la structure du pistolet ressemblait à celle d'un fusil, pourtant, il semblait qu'elle n'était destinée qu'à un usage d'une seule main. L'anomalie prit donc le manche entre ses deux mitaines, elle avait vu le choc que faisaient ces choses, l'erreur ne serait plus acceptée. Et pour qu'il n'y ait plus d'erreur, il faut de la connaissance.

Elle tendit le canon vers l'avant, là où il n'y avait que l'océan à viser, et, fermant son oeil droit, elle tira sur la gâchette. En lieu et place d'une balle unique, ce furent une saupoudrée d'étincelles qui en jaillirent, et le recul fit cogner son dos sur la caisse qui la cachait. C'était sans doute l'idée la plus stupide que d'avoir donné ce pistolet-ci à une si frêle jeune femme. Mais c'était tout ce qu'elle avait et il était bien trop tard pour s'en plaindre. Aemy vit alors glisser la ceinture de munitions vers la gauche, là où il n'y avait ni le couvert d'une caisse, ni l'abri d'une rampe d'escalier. Elle s'empressa de la reprendre mais, ce faisant, elle s'exposa à la vue des tireurs qui, en face, miraient le navire de De Sousa. Avec hâte, elle se retrancha derrière les boites en bois. 

Vint alors un sifflement qui perça l'air depuis le bateau militaire, tête dirigée vers la position de la jeune fille. La caisse derrière elle se brisa, alors qu'elle entendit la balle tirée passer juste par-dessus son épaule droite. Mais ... il y avait quelque chose d'autre. Elle passa la main derrière sa nuque et la descendit le long de son échine, jusqu'à rencontrer un fragment de la caisse qui s'était accroché à sa peau, planté sec, mais en peu de profondeur. Encerclant l'immense écharde de ses doigts, elle la retira en un éclair. C'était ... son sang. Ils avaient osé ... faire couler ... son sang. Dénudé de son abri, l'anomalie était toute exposée aux regards des fusiliers daenars. Et eux. Eux ... eux, elle les voyait très clairement. Il était temps d'arrêter de pleurer et d'écraser des moucherons. Se remettant sur pieds, elle exposa tous les éclats de bois qui  étaient plantés dans son dos, mais qu'elle ne sentait pas à cause de ses cristaux. 

Elle se mit alors à courir vers l'entrée de la cabine de Pedro, là où elle avait vu cette lanterne. La jeune fille fissura la glace avec le manche de son arme et fit tomber la décoration en quelques larges morceaux de verres. Prenant le plus gros entre ses doigts, elle le fixait avec une expression que l'asile lui avait légué, un visage de folie, un visage qui ne craignait pas de souffrir et un visage déterminé à vivre, peu importe les coûts. Elle réfléchit ... ses jambes lui seraient essentielles, son dos était bien trop inaccessible et viser le ventre signifiait risquer la mort. La bouche fut également considéré mais si les choses tournaient mal, alors elle risquerait de se percer la mâchoire. Il n'y avait donc qu'une seule issue.

De sa main droite, elle leva l'éclat de verre et le fiche dans la partie musclée de l'avant-bras, celle qui précédait le coude. Serrant les dents, secouant la tête, tremblant à cause de la douleur, elle sentit la transparence grimper sur sa peau alors qu'elle prenait la texture du verre, planté dans sa chair. Elle bougea les doigts, constatant à quel point ses mouvements s'étaient engourdis à cause de sa blessure auto-infligée, mais elle avait besoin de ses deux mains, quitte à ce que l'une d'entre elles ne soit qu'à moitié valide, au moins, son poignet lui répondait et c'était tout ce qui importait. Elle attendit que la transparence ne soit complète, favorisée par l'obscurité ambiante avant de tenter d'approcher le bâtiment adverse. Tous étaient si occupés à combattre et ils bouchaient l'accès au vaisseau. Mais le géant semblait peu mauvais à enfoncer les lignes ennemies, et Aemy l'utilisa à son avantage, dès qu'elle vit qu'il forçait sur les rangs adverses, elle prit sa suite et dériva sur la gauche du navire, longeant la rampe, passant sur le côté des premiers escaliers pour emprunter ceux du fond. 

Montant sur la partie surmontée du navire, où logeaient quelques tireurs, la roue s'était arrêtée de tourner, bloquée par le poids du bateau pirate. Accroupie derrière les soldats, appuyée sur la rampe qui faisait face à l'océan, elle ouvrit le barillet à double encoche du pistolet. La munition déjà en place lui sauta presque au visage, alors qu'elle fouillait déjà dans la ceinture pour en trouver une seconde. Cartouche en main, elle retint la première avec sa paume droite avant de les loger toutes deux convenablement. Fermant le canon, elle forçait grandement sur sa main intacte pour maintenir le manche, alors que l'esquintée servait à soutenir la première. Se campant sur ses positions, préparée à ce que le choc ne la fasse reculer, elle visa de très près le tireur qui lui avait planté tous ces éclats dans le dos. 

Elle poussa la gâchette une première fois, titubant en arrière à cause du recul. Toutefois, ses fesses n'atteignirent pas le sol, elle se rattrapa tant bien que mal, serrant les dents et fronçant les paupières alors que le choc avait résonné dans son avant-bras blessé. Mais il y avait une autre personne autour, et dès que l'équilibre le lui permit, elle le mira et poussa à nouveau la gâchette pour libérer la deuxième cartouche qui déferla sa pluie d'étincelles devant elle, alors que l'anomalie tomba définitivement au sol de ce dernier choc, se tenant l'avant bras comme s'il pouvait se détacher à tout instant.


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Ingrid & Sigurd
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Ven 9 Mar - 23:24
Irys : 689869
Tout se déroulait très vite et de nombreux événements se passaient peu ou prou simultanément. Avant que Pedro, Eylohr, ou encore Aemy, n’aient abordé, les tirs s’échangeaient de part et d’autre faisant immanquablement des victimes. Parmi ceux qui s’élançaient depuis les hauteurs pour aller préparer le terrain, seul trois sur six parvinrent à un atterrissage leur permettant de décrocher ensuite une voile. L’un d’eux fit un plongeon dans l’eau après avoir été touché par un des fusiliers vigilant de la Libellule, un autre alla se coincer dans le cordage déboîtant son épaule et accessoirement le rendant inutile tant que personne ne pourrait le déloger de là ou qu’il ait réussi à se dégager et le troisième foira également son atterrissage, en moins pire, si on veut, s’assommant juste à moitié et noyant sa vision avec son propre sang. L’arcade sourcilière avait été touchée.  

Les trois autres firent un boulot efficace, aveuglant et entravant le mouvement de quatre miliciens, déjà en sous-nombre. Voyant cela la capitaine laissa la poupe et la barre à la timonière qui ne pouvait de toute façon rien faire et emmena avec elle un des trois fusiliers pour aider à dégager tout ce monde. À peine avait-elle fait un pas qu’elle entendit crier derrière elle. Mais elle ne pouvait pas se retourner et s’occuper d’eux, elle n’avait pas le temps. Une autre lance jetée par le géant avait fait mouche, ne tuant pas cette fois mais handicapant son adversaire. La timonière, Astride, le tira en arrière pour s’occuper de lui. Ils n'étaient donc plus que deux de ce côté pour faire feux sur l’ennemi.

Revenons maintenant au pont du navire où se tenait Eylohr, l’intrépide Cathy, ainsi que trois autres forbans. Pedro quant à lui s’était glissé vers le tribord profitant que les miliciens soient trop occupés avec son équipage. Tandis qu’Aemy invisible filait vers la poupe. Il restait du monde sur le navire du capitaine De Sousa. N’oublions pas que les forces de l’ordre n’avait qu’un Chnaler, il n’était certainement pas capable de supporter cinquante personnes, et un mort pèse autant qu’un vivant.

Le pirate encastré dans les filets, Ned’, se décrocha mais ce ne fut malheureusement pas une bonne chose pour ses camarades et tout particulièrement Isenla, hors de course avant d’avoir pu sérieusement blesser qui que ce soit. Eylohr ne se trouvait donc maintenant qu’avec Cathy et un autre mal en point pour tenir tête aux quatre miliciens. Deux se concentraient maintenant sur le géant, une avait presque achevé le blond au côté de Cathy et une autre se battait avec cette dernière. Rien ne semblait décisif d’un côté ou de l’autre pour ces deux là. Les lames s’entrechoquaient sans que le sang ne coula. Leur pieds s’ajustant naturellement au roulement du navire. Quant au géant, malgré le désavantage apparent, il se débrouillait bien. Les deux hommes face à lui n’avait réussi qu’à le piquer. Du moins, c’était l’impression que la ridicule égratignure sur son torse laissait.

La capitaine accueillit son homologue, si tant est qu’on puisse appeler ainsi un tel personnage, de pied ferme. Cette mission était un fiasco mais elle pouvait au moins acheter du temps pour que les quatre miliciens encore sous la toile aient une chance raisonnable de s’en sortir. Haussant la voix pour se faire entendre avec le vacarme ambiant, elle tenta une pique pour retarder l’affrontement inévitable. Elle tenait tout de même sa rapière pointée vers Pedro.

« Tu comptes me décapiter comme les marchands pour m’ajouter à tes trophées ?! »

Aurait-elle été une pirate qu’elle lui aurait sûrement craché dessus pour accentuer son mépris. Là, il devrait se contenter de son regard brûlant. Elle comptait défendre chèrement sa peau, son équipage et son navire.

« Quoi ?! Merde ! »

Ce fut ses seules exclamations après avoir vu son collègue mourir avec une balle venue du néant et l’éclaboussant au passage, elle se tenait juste à côté de lui. Un mage, ça devait être un mage. Sur le moment elle ne voyait pas l’incohérence de sa conclusion, ce n’était pas le moment de réfléchir. Elle détourna ses tirs pour canarder en direction d’où la balle provenait. Enfin, c’était son intention mais une autre balle vint couper court à son action la touchant à l’épaule. La timonière toujours là put observer la scène irréelle et essayer de toucher la personne responsable de ces tirs. Elle visa approximativement vers là où devait se trouver l’assaillant, trois coups, trois hauteurs différentes. L’anomalie eut de la chance, une seule alla se loger dans son épaule.

Du côté de la proue, il y avait aussi eu des morts. De façon plus ordinaire, par les tirs de ceux perchés dans les mâts. Un seul avait survécu à ces tirs dans le dos. Bien que pour ça, il avait dû abandonner sa position : il se cachait derrière un mât autant des ennemis présents sur leur bateau que celui des adversaires. Pour l’instant bien trop apeuré pour faire quoique ce soit. L’idée de fuir cet enfer bien présente dans son esprit. Seule l’obscurité naissante l’empêchait de se jeter d’ores et déjà à l’eau.

HRP:
 
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Pedro de Sousa
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Sam 10 Mar - 7:05
Irys : 1713927
Profession : Pirate
Pérégrins -2


Il fallait bien l'avouer, une chance pou le vaisseau pirate d'avoir été prit en grippe par un Chnaler, car face à un bâtiment plus volumineux, peut être même que le Capitaine n'aurait pas forcé l'affrontement et aurait tenter de prendre ces jambes à son coup ! Bah oui, comme partout sur Irydae, l'héroïsme avait ces limites que l'instinct de survie prédominait sur tout, en tout lieu et à tout moment de l'existence. Mais voilà une rapide étude avait pousser de Sousa à ce frotter à cette bande de miliciens.

Si biensure des pertes conséquentes en début d'abordage étaient à prévoir, il fallait maintenant déborder l'ennemi et ces ordres avait fait mouche au niveau des cordages mais ne restait plus qu'a achever les fusilliers coincé sur la voile avant qu'il ne s'en dégagent et réduise à néant ces efforts.

- BORDEL ÉCRASEZ MOI CES ASTICOTS SOUS LA TOILE ! VAMOOOOOOSSSES!

Arrivé sur le pont à tribord, le face à face avec la Capitaine du Chnaler était le point culminant d'un abordage et de Sousa ne manqua pas de gratifier la femme d'un espiègle sourire en coin suite à sa déclaration. Seulement ce qui devait rester une réunion à deux fut parasité par un imbécile de Daenastre cherchant à protéger son responsable, mais aussi rapidement qu'il apparut, il disparut étendu sur le point, le crâne fumant du coup de feu que venait de lui asséner de Sousa.

Alors, rangeant son pistolet à son flanc, il s'approcha du Capitaine Daenastre, prêt à tirer son coutelas.

-T'fais fausse route ma jolie! T'auras soit la chance d'goutter à la planche, soit si t'es la dernière survivante sur ton rafio, j'te laiss'rais la vie sauve pour qu't'aille faire entret'nir ma réputation,  MWOUHAHA!

Il l'a pointa du doigts avant de se toucher les paquets et l'avertir d'un petit complément d'information.

- Biensure ma jolie dans cette deuxième optique, faudra payer ton tribu !  Ton cul quoi si tu vois c'que j'veux dire ! Prépare toi à couiner comme une truie jusqu'là mal baisé, Héhé ! Mais j't'en prie si tu pense d'ja perdre la bataille, passons tout d'suite à ma cabine !

Arrogant, provocateur, Pedro se tenait à présent en position de dégainer ou une arme à feu ou sa lame, d'un geste de l'autre bras, il conviait la Capitaine à se rendre sur son vaisseau, dans sa cabine, comme le ferait tout gentleman. Qu'allait décider la Capitaine ? Faire acte de bravoure et croiser le fer? Ou penser uniquement à sa survie et acceptet la terrible et dégradante invitation alors que les événements semblaient ne pas jouer en faveur de son équipage? Tic... tac... tic... tac... il était temps de faire un choix!




C'est qui l ' Patron, c'est qui !?? AHAH !!

×18
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Eylohr Lothar
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Sam 10 Mar - 13:12
Irys : 920180
Profession : (Officielle) : Forgeron et Armurier (Officieuse) : Corsaire/Pirate
Pérégrins -2

  • Eylohr était déchainé. L’odeur de la poudre mêlée à celle du sang qui jaillissait des plaies éveillait chez lui une attirance bestiale, une furie meurtrière, un abandon total de la raison. S’il était un être humain, à ce moment-là, il ressemblait plus à un ours qu’autre chose.

    L’ours avait déjà commencé à assouvir ses envies sanguinaires en clouant au bastingage un milicien malchanceux à l’aide d’une de ses lances. Il en avait blessé un autre, le rendant inapte au combat, avant de se jeter sur les miliciens. Ils étaient plusieurs à charger avec lui, mais très rapidement, Eylohr perdit deux de ses hommes et se retrouva avec Cathy, vaillante mais trop occupée visiblement avec un milicien chevronné. Les autres étaient également occupés, ou blessés.

    - GRRRRR, QUELLE BANDE DE BUSE ! Pensait-il en marmonnant dans sa barbe lorsqu’il vit tomber certains de ceux qui avaient chargés avec lui.

    Mais le fait de se préoccuper de ceux avec lesquels il se battait offrit une opportunité aux deux miliciens que la peur avait quitté. A deux contre un, Eylohr manqua immanquablement de rapidité et, alors que les lames s’entrechoquaient et qu’il regardait du coin de l’œil le déroulement des opérations, il reçut un coup de lame par le tranchant sur la poitrine. La lame avait glissé contre sa poitrine en lacérant la peau du colosse sur quelques centimètres. Le danger était faible mais les picotements provoqués par la plaie sortirent Eylohr de sa torpeur.

    Les yeux écarquillés, reportant le regard sur la plaie visible à travers la chemise blanchâtre, son esprit occulta alors tout ce qu’il y avait autour de lui. Les balles n’existaient plus, les bruits, les explosions, les détonations, les hurlements étaient une musique apocalyptique qui termina de faire vriller l’esprit dérangé du colosse du Nord. Son épée dans la main droite, sa main serrant le manche avec force, son visage se crispa alors d’une grimace typique de son état d’esprit. La haine, le mal, à l’état pur. Alors, avisant les deux miliciens devant lui dont le destin était dorénavant scellé, il laissa éclater toute sa colère.

    Un hurlement ténébreux et grave emplit alors les airs tandis qu’il écartait ses bras comme pour se faire plus impressionnant qu’il n’était déjà. Le hurlement était tel qu’il manqua de se rompre les cordes vocales. Toute cette haine, toute cette colère, exprimée en un cri si fort et si grave qu’il tremblerait encore longtemps dans l’esprit des condamnés et des survivants.

    Cette lourde fureur fit place à un premier coup magistral qu’Eylohr dirigea en direction de l’adversaire à sa droite. Il plaça la lame de telle sorte qu’elle s’enfonce dans le cou de sa victime, du dessous de l’angle de la mâchoire d’un côté pour ressortir juste au-dessus de la clavicule opposée, sectionnant, détruisant, arrachant la trachée, les cartilages et tous les vaisseaux carotidiens. Le pauvre n’était pas décapité et vivait encore, mais très vite on entendit un sifflement mêlé de gargouillis. C’était l’air qui s’insinuait dans la trachée sectionnée par la plaie, tandis que le sang jaillissait des artères carotidiennes, et s’écoulait des veines du même nom. Un flot de sang ininterrompu et une plaie si profonde et si horrible que, lorsque le pauvre milicien pencha la tête en arrière, celle-ci manqua de se décrocher totalement. La question maintenant était la suivant : Allait-il mourir par manque d’oxygène ? Par hémorragie ? Ou noyé dans son sang ?

    Mais Eylohr n’en avait pas fini de ce massacre naissant. Les deux miliciens étaient suffisamment éloignés pour qu’un seul coup ne puissent pas les blesser ou les tuer tous les deux. Il fallait s’intéresser à l’un puis à l’autre. Le sang de la première victime avait jailli si abondamment, si loin et si subitement que le second milicien fut souillé sans s’y être préparé. Eylohr n’avait pas été épargné par cette effusion, et son visage, sa barbe et ses vêtements furent éclaboussés par près d’un litre de sang, couvrant même la blessure qu’il portait à la poitrine.

    Saisissant ce nouvel effet démoniaque, il avisa le second milicien de ses yeux bleu océan que la couleur carmin du sang maculant l’intégralité de son visage faisait ressembler à deux Kyalite incandescents. Sa furie le poussa à se lancer sur le second milicien sans perdre une minute. Il se jeta sur lui de tout son poids, de toute sa force, de toute sa fureur et lui assena un violent coup de son poing vengeur, que le pommeau de l’épée avait renforcé en solidité et en impact. Profitant de l’effet de surprise, il plaqua le milicien au sol, et laissa libre cours à sa folie meurtrière.

    Au-dessus de lui, un genou sur son abdomen pour le plaquer au sol, il assena un second coup de poing au visage, puis un autre, puis un autre, jusqu’à-ce qu’une pluie de coup d’abattent violemment sur le visage déjà meurtri du milicien. Aux coups de poings s’ajoutèrent les coups de tête, enfonçant le crâne du milicien un peu plus à chaque impact tandis qu’une nouvelle fois s’élevait la voix hurlante du colosse que la folie avait totalement noyé. Ce n’est que la sensation d’un os détruit que le tranchant avait tapé dans la tête du géant, lorsque celui-ci cognait avec son crâne, qui fit stopper la montagne dans sa débauche de coups de tête. Alors, reprenant l’épée, il entreprit de poignarder le supplicié une fois, deux fois, trois fois, avant de se relever et de faire face au reste des adversaires.

    Son visage était suintant de sang, dégoulinant de ce flux carmin poisseux et gras qui perlait depuis sa longue barbe en filets réguliers jusqu’au sol, ses épaules, son cou et sa poitrine étant également imbibées de sang.

    Laissant tomber son épée poisseuse au sol, il dégaina son premier revolver calibre 44mm, et le pointa en direction de l’adversaire de Cathy, et tira à plusieurs reprises en visant l’arrière du crâne et de la poitrine. Le recul de l’arme était tel qu’il y avait toujours une chance pour que la trajectoire soit ratée, et que Cathy soit tuée ou blessée. La puissance de l’arme pouvait également faire ressortir la balle de l’autre côté du crâne, ou de la poitrine, et venir blesser la pauvre Cathy, met Eylohr n’y pensa pas, il ne pensait qu’à tuer.

    Une fois son acte fait, et ne regardant pas s’il avait tué sa cible, s’il l’avait seulement blessé ou s’il l’avait raté, il se retourna en direction du navire, faisant dos à Cathy, sans connaître son état, et hurla de nouveau aux pirates :

    - TUEZ SES SALOPARDS ! MASSACREZ LEEEEEEEEES !

    Et il rengaina son revolver qui ne comptait plus que 4 balles, au-dessus du second toujours plein, et dégaina sa gigantesque hache à deux lames de son dos pour la prendre de ses deux mains poisseuses, et reprendre son carnage.


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Ophélia Narcisse
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Dim 11 Mar - 14:19
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Profession : Cible mouvante pour Régisseur
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Rouvrant les yeux après s'être faite balancée en arrière par le recul de son jouet, Aemy put constater que ses deux tirs avaient fait mouche, mais que seul l'une de ses cibles en avaient subi les conséquences escomptées. Elle espérait désormais que c'était celui qui lui avait planté ces bouts de bois dans le dos. Ils s'étaient renfoncés entre ses cristaux après que ses fesses ne heurtent le sol, mais elle ne les sentait toujours pas plus. Mais, malgré son invisibilité, l'attention des deux autres personnes présentes, et, pour peu que la précision ne soit utile, encore vivantes, s'était portée sur sa présence qu'ils ne faisaient que supposer. Mais la conception et l'instinct dépasse la conscience dans ces moments, l'anomalie aurait du le savoir, elle-même s'était le temps de quelques courtes minutes retrouvée comme elle était avant. L'espace d'un instant, mais le plus court possible, elle était redevenue Nima. 

Mais les ardeurs de l'âme se refroidissent aussi vite que le corps se meurtri, et une simple balle logée dans l'épaule gauche de la jeune fille acheva de la faire se revenir à elle. Allongée contre la rambarde, elle avait senti sa chair se déchirer, faisant chemin pour le bout de plomb. Le bois, le verre et maintenant le métal, sa palette matérielle avait été richement décorée, et le tout accompagné sur un fond de rouge sanguin. Aussi, lorsqu'elle retrouva ses sens et sa maigre conscience, elle lâcha un hurlement de douleur. Son épiderme avait appris à tolérer les coupures et les entailles, mais pas le travail de boucher. La cicatrice qu'elle portait sur l'épaule gauche, elle la renouvelait désormais. Rampant contre la rambarde du fond, l'anomalie réalisa bien vite qu'elle ne pourrait plus utiliser que son bras droit aujourd'hui, quant à l'autre, l'engourdissement commençait à s'aggraver, conduisant presque à l'incapacité. Elle ne pouvait pas traîner ici. 

S'appuyant un instant sur ses deux membres dont l'un mutilé, Aemy retomba bien vite sur ses fesses, forcer sur son biceps était désormais devenu une tâche bien trop ardue. Se penchant en avant, elle se laissa tomber sur ses genoux et se releva doucement avec ses jambes seules. Elle passa une oeillade devant elle, la timonière se tenait encore là, cette même salope qui lui avait creusé un trou dans le bras. Il y avait encore quelque chose qu'elle pouvait faire. Bougeant son pouce avec des tremblements incertains, elle déplia sa petite arbalète, carreau armé. Appuyée sur la rambarde de sa main droite, la gauche, elle, se levait lentement et visait la militaire, mais bien vite, elle dut ramener son second membre pour se faire aider. Il était hors de question qu'un châtiment ne soit pas administré, alors, elle abaissa l'index, libérant le projectile, alors qu'elle visait la gorge. Mais elle ne prit pas le temps d'observer le résultat, dévalant les marches dès que sa munition avait été tirée, emportant l'arme à feu avec elle.

Maintenant, elle était inutile. Inutile et blessée. Le combat faisait rage au milieu du pont et il n'y avait plus moyen pour elle de se battre. Même en tirant un coup de feu, elle n'avait que sa main droite pour cela et elle se disloquerait l'épaule. Si seulement il y avait quelqu'un d'isolé, elle aurait pu essayer, quitte à rester à terre, mais il n'y avait pas de cible facile en vue. Fatiguée de ses blessures, elle marchait, invisible au travers des rangs, tentant de se frayer son chemin jusqu'au navire du capitaine. Se trainant jusqu'à l'étage inférieur du bâtiment, elle retira le bout de verre de sa chair que lorsqu'elle n'était complètement à l'abri. 

Pour elle, la fin du combat était ici. 

Ils se débrouilleront bien tout seuls.


Posée sur le sol, elle laissa flancher sa tête contre une poutre du coin et s'endormit presque instantanément, épuisée par la douleur qui lui parcourait le bras. 


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Ingrid & Sigurd
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Mer 14 Mar - 9:20
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Avant d’écraser quoi que ce soit les hommes dans le mât tirèrent des balles pour se faciliter la tache. Ou du moins, c’était l’idée. Le seul soucis, c’est que la voile si elle empêtrait bien les quatre miliciens dessous, elle les dissimulait aussi à leur vue. Le seul bien visible dehors, était le fusilier qui accompagnait la capitaine et qui se fit froidement descendre par Pedro. Ses hommes furent bien moins efficace, il y eu bien un cri imperceptible avec le fracas des armes mais pas de mort. Et le pont était bien trop encombré en son centre, à tribord comme à bâbord. Un décida de descendre vers la proue et les deux autres vers la poupe.

-T'fais fausse route ma jolie! T'auras soit la chance d'goutter à la planche, soit si t'es la dernière survivante sur ton rafio, j'te laiss'rais la vie sauve pour qu't'aille faire entret'nir ma réputation,  MWOUHAHA!

Elle était loin de sourire face à ces perspectives ignobles, le sang de Vic’ encore chaud sur sa peau. Sa hargne oscillait alors qu’elle voyait son équipage être éliminé irrémédiablement. Mais elle ne pouvait pas abandonné alors que le combat faisait encore rage non loin d'elle.

- Biensure ma jolie dans cette deuxième optique, faudra payer ton tribu !  Ton cul quoi si tu vois c'que j'veux dire ! Prépare toi à couiner comme une truie jusqu'là mal baisé, Héhé ! Mais j't'en prie si tu pense d'ja perdre la bataille, passons tout d'suite à ma cabine !

Elle ne voyait que trop bien la déchéance qu’il lui offrait. Survivre pour ne plus pouvoir se supporter et vouloir être morte à chaque instant n’était pas un avenir qu’elle voulait souffrir. Mieux valait mourir par la main de cet être infâme que de vivre dans le tourment. Ou alors gagner ce duel et vivre ! Sans leur capitaine, ils devraient se retirer. C’était sa seule lueur d’espoir. Sa main se raffermit sur la poignée de sa rapière et sans un avertissement elle attaqua le pirate. Avant qu’il ait pu sortir tout à fait son coutelas ou autre, elle avait percé son bras « naturel », sans exosquelette. L’idéal aurait été de le tuer sur le champ, mais réduire son nombre de main pouvant tenir une arme était déjà pas mal. Un avantage indéniable et elle ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin !

Au moment où Eylohr sorti la tête de son massacre pour voir ce qui se passait à côté de lui et y apporter sa petit touche, les choses avaient évolué. Le pirate les accompagnants lui et Cathy avait été mis hors jeu par son adversaire de son côté la pirate avait fini par prendre le dessus sur la milicienne et à lui assener assez de coup dans l’abdomen pour la tuer. Elle se retrouvait donc à combattre un autre adversaire lorsque le second fit feu. Une des deux balles toucha bien sa cible déjà amochée, la mettant à terre.

« P’tain, regarde où tu vises ! Par tous les bordels ! »

Elle se tenait le bras, l’arme en main, là où son « coéquipier » l’avait touchée. Elle se baissa, arracha du tissu à un mort, n’importe qu’il soit de leur équipage ou non, il n’en avait plus besoin et se fit un bandage de fortune en attendant mieux. Le seul combat qui faisait encore rage était celui des deux capitaines. S’il restait des miliciens, ils étaient bien cachés. La voile étendue proche des capitaines ne remuait plus, impossible de savoir s’ils étaient sortis et avaient plongé dans l’eau ou s’ils avaient tenté une autre manœuvre.

Pour celui de la proue, il n’y a pas de doute possible dès qu’il vu le pirate se balancer parmi les cordage pour arriver jusqu’à lui, il abandonna le navire. L’obscurité naissante devenait tout de suite plus accueillante. Le pirate n’eut le temps de tirer que trois coups avant de ne plus rien distinguer et que sa cible fut hors de porter. Il transperça la jambe du fuyard mais ne le tua pas. De l’autre côté la timonière avait fait de même, abandonnant le fusilier blessé aux deux pirates qui arrivaient de leur côté. En lui laissant son arme quand même. Il put ainsi essayer de défendre sa position. Et avec succès, ils faisaient des cibles de choix. Un claqua et l’autre tomba sur le navire, pas en bonne forme. Le fusilier avait le temps de l’achever avant qu’il n’arriva sur lui.

Quant à l’anomalie, si elle avait réussi à retourner sur le navire en passant inaperçue, son succès se retourna contre elle. Personne ne remarqua les traces de sang qu’elle laissa derrière elle pour parvenir au pont inférieur. Tous les yeux étaient rivés sur le Chnaler ennemi. Il faudrait attendre que la victoire soit complète avant qu’un membre de l’équipage descende et la trouve. Pour l’instant, elle gisait donc seule et inconsciente.

HRP:
 


Dernière édition par Ingrid & Sigurd le Lun 19 Mar - 19:45, édité 1 fois
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Pedro de Sousa
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Mer 14 Mar - 10:59
Irys : 1713927
Profession : Pirate
Pérégrins -2


Un avantage certain semblait être prit par l'équipage du Capitaine de Sousa qui avait su percer par la force du nombre les défenses miliciennes, Pedro n'avait réellement besoin de passer d'autres consignes, préférant se focaliser sur la capitaine. Seulement à trop parler il s'était exposé à l'offensive de la bougresse qui avait eut l'opportunité de dégainer sa lame la première, venant mordre la chair de son assaillant au niveau de son bras dépourvu de son exosquelette. Grimaçant, le Vieux Loup prit acte de la réponse que lui avait offerte l'intrépide femme qui faisait semble t il passer son honneur avant sa propre survie. Prit de vitesse, la réaction du barbue ne se fit pourtant pas attendre et le forban se décida à envoyer au tapis la garce en lui adressant de son puissant bras muni de la technologie Daenare un violent coup au visage.

Mais voilà que sa contre offensive manqua sa cible ou plutot, offrit au pirate la preuve qu'il avait à faire à une capitaine qui avait les ressources pour esquiver les coups de ces adversaire. Dans le feu de l'action, cette dernière n'avait semblé trembler et visa à nouveau de Sousa de sa rapière. Seulement, on ne l'y reprenait pas, une fois surpris, la seconde fois n'allait pas se déroulé de la même façon, ainsi utilisant son exosquelette comme bouclier, il para le tranchant de la lame qui ripa sur sur sa protection que lui avait confectionné la talentueuse Laura L. Greyson quelques mois auparavant. Fort de sa parade, Pedro reprenait donc l'avantage alors que son attention n'était plus que porté sur son adversaire, faisant fie de l'environnement qui l'entourait.

- P'tite Salope!

Lui cracha-t-il au visage avant de choisir cette fois-ci de concentrer son attaque au niveau de l'abdomen de la femme avec qui il joutait pour sa survie. Serait-ce suffisant pour lui couper le souffle et la faire chanceler voir la mettre au tapis et lui faire lacher sa rapière?!




C'est qui l ' Patron, c'est qui !?? AHAH !!

×18
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Eylohr Lothar
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Mer 14 Mar - 20:57
Irys : 920180
Profession : (Officielle) : Forgeron et Armurier (Officieuse) : Corsaire/Pirate
Pérégrins -2

  • Eylohr n’eut aucune réaction lorsqu’il vit Cathy tomber au sol, le bras transpercé de la balle destructrice libérée du canon de son calibre 44. Il ne tressaillit pas. Il n’a aucun remord. Ses yeux, semblables à deux pierres précieuses d’un bleu profond, semblent sortir de leurs orbites tant le sang macule son visage. Du sang frais, qui coule en de nombreux filets gras et poisseux depuis sa moustache. On dirait qu’il sort d’une douche carmine. Sa barbe, aussi trempée qu’après une averse. Sa seule attention pour la courageuse blessée fut le canon de son arme pointé sur elle, un regard aussi glacial qu’effrayant, et des paroles véhémentes.


    - L’prochaine fois, tue les plus vite !


    Mais elle était débrouillarde. Oh oui. Un garrot de fortune, une pression suffisante, et elle repartait à l’assaut. Elle était couillue d’avoir parlé comme elle venait de le faire. Dans des états comme celui-là, Eylohr n’était absolument pas du genre à faire des concessions. Il aurait tué par simple habitude mécanique.

    Ce regard en arrière permit à Eylohr d’ouvrir les yeux sur ce qu’il se passait autour de lui. Sur le navire, 19 forbans attendaient. Ils en avaient marre de juste tirer depuis le bastingage, le nid de pied, ou le pont supérieur. Ils voulaient en découdre. Levant sa hache au-dessus de lui, haranguant les pirates sur le pied de guerre, il fit signe d’attention.


    - HE ! J’VEUX TROIS SALOPARDS SUR L’RAFIOT D’CES BATARDS ! CAPTUREZ LES VIVANTS ! ALLEEEEEEEER !


    Vivant ? Pourquoi vivant ? Parce qu’il fallait au moins un survivant pour raconter ce qu’il s’était passé ici. Une réputation était à entretenir. Plus les pirates feraient parler d’eux, et plus leur influence, la crainte qu’ils inspirent, et leur pouvoir grandiraient. C’était une sorte de jeux. Enfin, si tant est que la mort était un jeu. Et puis aussi, il y avait un petit rituel qu’Eylohr affectionnait tout particulièrement. Alors que les survivants et les blessés étaient faits prisonniers, lui et le capitaine De Sousa organisaient toute une cérémonie théâtrale. Tandis que les hommes scandaient insultes en tout genre, et se soumettaient à leur capitaine, celui-ci se pavanait de sa démarche chaloupée tout en discourant sur sa magnanimité, sa clairvoyance et sa propre légende. Les survivants apeurés, pétrifiés, horrifiés écoutent avec une extrême attention. Et tandis qu’il parle, il parsème son discours d’ordres tranchants, qu’Eylohr s’empresse d’exécuter. Ainsi, selon son envie et les ordres du capitaine, il tranche la gorge, poignarde, transperce, décapite ou éventre le condamné que le capitaine a désigné. Ultime vision pour des survivants damnés. Vision qu’ils s’empresseront de raconter à leurs chefs, leurs familles, leurs collègues, qui craindrons les noms de ces maudits pirates.

    Alors, fort de l’arrivée d’autres pirates frais et dispos, Eylohr balade son regard autour de lui afin de déterminer sa prochaine cible. Il pouvait voir à quel point la destruction, la mort et le carnage avaient frappés le théâtre des opérations. Il désigna 2 pirates pour investir le pont inférieur du petit navire milicien, et garda le troisième pour lui.

    Sur le pont, la principale attraction était donc le duel opposant les deux capitaines de navires. Les deux se battaient comme de beaux diables, tant et si bien que le sang avait déjà coulé. Et tandis qu'à leurs côtés se débattaient d'autres miliciens sous une voilure, comme de vulgaires mouches tombées dans une toile d'araignée gluante, il n'y avait plus aucune autre trace de vie sur le navire.

    Sa gigantesque hache entre les mains, son corps souillé du sang de ses victimes reposants en pièces sur le pont du navire, le colosse s’avance. Derrière son dos, sa longue tresse suintante de sang trône au milieu d’une veste tâchée par les la tresse, tandis qu’il s'avance vers les deux capitaines. Ses bruits de pas sonnant comme autant de glas sourds que le l’acier de ses bottes amplifiait sur le bois des marches, il dévoilait toute sa monstruosité. De ses cheveux, jusqu’à la moitié de son abdomen, en passant par ses épaules, ses mains, sa barbe et l’entièreté de son visage et de son crâne, le sang recouvrait sa peau et sa chemise. Du sang encore frais de ses victimes, perlant en minces filets ou en gouttelettes régulières, ou déjà caillé et sec par endroit.

    En voyant le combat en duel et les miliciens qui se débattaient sous la voilure, il ordonna d’un geste rapide à Cathy et à l’autre pirate de prendre en joug la voile animée, tout en s'occupant de neutraliser les moucherons emprisonnés. Lui, se réservait le duel de capitaines. Après que Pedro eu assené un coup magistral dans l’abdomen de la capitaine revêche, Eylohr se mit en position. Il se mit sur ses appuis, prêt à asséner un coup de hache aussi monstrueux que lui en direction du pont du navire. Le but n'était pas de tuer la capitaine milicienne, mais de séparer suffisamment les deux protagoniste afin que les miliciens n'aient d'autres choix que de se rendre, ou de mourir. Lorsque le coup fut porté, Eylohr en profita pour montrer sa présence en hurlant à gorge déployée, de sa voix la plus grave et la plus impressionnante possible :


    - C’EST FINI CAP’TAINE, VOS GARS Y SONT TOUS MORTS ! RENDEZ-VOUS !


    Il n’oubliait évidemment pas de garder les miliciens prisonniers de la voilure à l’œil, ainsi que son propre capitaine. Si une balle était tirée en sa direction, si un coup de lame était porté, il détruirait le coup autant qu’il le pourrait, ou, il se mettrait entre Pedro et la menace, comme tout bon garde du corps devrait le faire.


Let the night come, before the fight's won,
Some might run, against the test.
But those that triumph, embraces the fight's cause,
Their fear then proove that courage exist.
Hope.


Spoiler:
 


Voix d'Eylohr (Ronan l'accusateur):
 
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Ingrid & Sigurd
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Lun 19 Mar - 19:43
Irys : 689869
- L’prochaine fois, tue les plus vite !

Tchhh

Rien ne sortit de sa bouche, si ça avait été un autre matelot, il aurait eu le droit mais là en plus d’être le second, il avait une stature et une apparence qui n’appelaient pas aux récriminations. D’autres prendraient sa frustration. Elle avait été efficace, nom d’un chien ! Et elle allait bien lui montrer. Si elle pouvait mettre la main sur un milicien…

- HE ! J’VEUX TROIS SALOPARDS SUR L’RAFIOT D’CES BATARDS ! CAPTUREZ LES, VIVANTS ! ALLEEEEEEEER !

Les pirates ne se le firent pas dire deux fois, ils n’attendaient que ça, de pouvoir faire quelque chose. Pas plus qu’ils ne discutèrent leur affectation. Deux disparurent très rapidement à la vue des personnes sur le pont tandis que Cathy et un autre pirate, l’arme à la main, se dirigèrent vers la voile immobile. Aucun des deux ne voulaient être celui qui soulèveraient le tissu pour voir. Chacun se donnant des regards insistants ainsi que des piques. Le cri du second derrière eux mis fin à leur chamaillerie et Simon se lança. Le soleil apportait assez de lumière pour que l’homme tapit sous la toile vit les jambes du pirate et lui tira dessus touchant ce qu’il avait en vu : les jambes. Cathy tenta bien de viser là où le milicien devait se terrer mais ne parvient à rien. Ce dernier poursuivi ses tirs, même dans le noir retrouvé et parvint à achever sa cible. Tout comme la pirate, même si elle dut vider son chargeur pour ça.

Juste à côté le combat se déroulait toujours à l’arme blanche, ou à « main nue ». Malheureusement pour la capitaine, elle ne réussit pas à esquiver le coup suivant, pas totalement. Juste assez pour ne pas être envoyée comme une poupée au sol. Elle avait le souffle coupée, elle ne pouvait que reculer encore plus. Attaquer, courir, se rendre, tout ça n’était pas envisageable. De même qu’elle ne put rien faire d’autre que regarder le géant abattre sa hache entre eux deux et lui vriller les tympans. Elle n’eut pas le temps de tenter une autre attaque, désespérée, qu’un autre coup de feu retentit de plus loin. Un des membres de son équipage toujours là et toujours vivant tentait de lui venir en aide. Bien mal lui en pris puisqu’il toucha sa capitaine à la jambe et l’envoya au sol. Même si elle le voulait, elle ne pouvait plus rien faire contre les pirates. Pourtant elle ne lâcha pas sa rapière, son seul rempart contre ces brutes.

« Y avait rien dessous ! »

Si ce n’est des balles qui traversaient le plafond. Les deux pirates envoyés en exploration revenaient à point nommé. Ils allaient peut-être pouvoir se rendre utile.

HRP:
 
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