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Chroniques d'Irydaë
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 On pioche, tic tac, tic tac

Gwen Feien
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Sam 3 Fév - 11:12
Irys : 1571852
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Mon séjour sur ces terres gelées devrait bientôt finir. Mais je ne peux partir sans être passé à la capitale ou sans mes lunettes. Depuis que j’en ai entendu parler au détour d’une conversation, je sais qu’il m’en faut. J’ai déjà une longue vue, mais ça, c’est le niveau au-dessus. D’une ça me libérera les mains et de deux, ce sera plus performant que ce que j’ai déjà. C’est donc la première chose que je fais en arrivant en ville, en milieu de journée. Ça a beau me coûter un bras et épuiser toutes mes économies ou presque, ça vaut quand même le coup. Évidemment, je ne pourrais pas rester dans le quartier aisé, là où j’ai acheté ces petites merveilles et je vais être obligé d’aller dans le quartier « qui craint ». J’entendrais sûrement des choses plus intéressantes qu’en restant ici de toute façon.

Après avoir trouvé un logement pour la semaine et caché soigneusement mes affaires avant de fermer ma chambre, je sors pour faire un tour avec mon sac presque vide et quelques irys. Le plan n’est pas de rester dehors, je ne compte pas me transformer en statue. Avant d’entrer où que ce soit, j’achète un journal à un gamin des rues. Comme je me sens de bonne humeur, je lui laisse même deux irys de plus. À ce prix là, j’ai même le droit à une histoire qui n’est pas dans le journal.

« M’dame, vous devriez faire attention. Parait qu’un groupe du quartier a volé toutes les pioches, ça a vachement ralenti les mineurs. Ils ont pas aimé la blague, il y a que ceux avec les machines qui pouvaient travailler. Puis il paraît aussi qu’il y en a un autre, ou les mêmes, qui ont piqué une cargaison de pierre mais ça a encore moins de sens... »

Je le remercie en me fendant d’un autre irys. Il est temps de se mettre au chaud. J’entre dans le premier café, bar, restaurant. Le choc thermique se fait ressentir telle une claque. Il n’y a clairement pas besoin de garder mon manteau épais. Un petit cocon de chaleur bienvenu après avoir affronté l’extérieur. L’établissement ne comporte pour l’instant que des habitués, ou du moins je le suppose au peu de monde présent. Les mineurs ne doivent pas encore avoir fini leur journée. C’est pas plus mal. J’ai toute la place qu’il me faut au comptoir pour lire mon journal avec une tasse fumante de café. L’ambiance paisible de fin d’après midi et l’atmosphère emmitouflée de ce lieu sont parfaits. Et si la propreté laisse à désirer, ce n’est pas bien grave. Cette journée est parfaite.




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Gwen parle en #0033ff
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Lauren Hill
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Sam 3 Fév - 20:51
Irys : 699864
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrin 0
- C’est que ça caille aujourd’hui, vous ne trouvez pas mademoiselle ? me lança le contremaître en mimant exagérément un frisson.



Bon, à l’évidence, il se moquait de moi. Cela faisait des heures que je le suivais partout, tremblante comme une feuille, essayant vainement de pondre quelques lignes visibles. Donc oui, il faisait froid et pas qu’un peu… Sa remarque sonnait donc faux et m’agaçait fortement, comme son comportement globale depuis mon arrivée dans son atelier. Le bon point, c’est que j’en avais fini avec lui, comme avec cette partie-là de mon article sur “les minerais”. Et croyez moi, malgré le thème, le sujet en lui-même ne pesait pas bien lourd… À dire vrai, il ne m’intéressait nullement, je n’étais là uniquement pour rendre service à un ami qui avait eut la merveilleuse idée de se casser une jambe… Je commençais d’ailleurs à me demander s’il ne l’avait pas fait exprès.

- Très bien, lançai-je en refermant bruyamment mon carnet. C’est bon pour moi, merci de m’avoir reçu monsieur... je pris une pause le temps de me souvenir de son nom imprononçable, Kieselsteine.

Je terminais avec les remerciements pompeux et salutations d’usages imposés par mon cher rédacteur qui m’estimait souvent trop froide. Question de point de vue, je suppose. Je fis tout de même l’effort de lui offrir un sourire avant de m’esquiver rapidement… Probablement trop pour être polie, je dois bien l’avouer.

N’allez pas m’en tenir rigueur non plus, j’avais froid, j’étais exténuée et j’avais très froid. Oui, je l’ai déjà dit, je sais, mais bon sang, j’avais vraiment froid ! Une bonne boisson chaude, voilà tout ce dont j’avais besoin pour me réchauffer, un thé, un café, le mélange des deux pourquoi pas, soyons fous… Tout pourvu que ce soit chaud !

Sans me préoccuper du quartier dans lequel je me trouvais, j’entrais dans le premier café que je rencontrais. Et bon sang, juste le fait d’y entrer, de sentir cette chaleur douce accueillante me fit le plus grand bien. J’ôtais mon manteau, le repliant sur mon avant bras tout en avisant la clientèle. Elle était parfaite, comme je l’aime : calme et peu nombreuse. Rien d’étonnant en tenant compte de l’heure, nous n’étions qu’en fin d’après-midi, il restait quelques heures avant de voir ce petit paradis se transformer en antre de travailleurs éreintés et imbibés de boissons nettement plus alcoolisées que celle que je m’apprêtais à commander.

Comme à mon habitude, je me dirigeai vers le comptoir légèrement étroit… Bon, il faut dire que l’endroit n’était pas bien grand non plus. Je pris donc place aux côtés d’une jeune femme visiblement occupée à lire son journal, sirotant un café dont le parfum, des plus agréable, me fit envie. Je m’en commandais donc un avant de sortir mes notes afin de pouvoir les revoir à chaud… et au chaud. Comme je le pensais, certaines parties étaient complètement illisibles, la faute à mes tremblements intempestifs et mon empressement à en finir au plus vite.

Je soupirais en déchirant la feuille dans le but de tout réécrire au propre… Et donc de revivre l’un des moments les plus ennuyeux de ma vie. Si seulement il s’était passé une chose intéressante, n’importe quoi… Sans parler d’éboulement dans les mines évidemment, je ne souhaitais pas de mal à ces pauvres âmes enfermées en ces lieux sombres à longueur de journée… Même si cela était nettement plus vendeur.


-C’est moi qui aurai du me casser une jambe tien... marmonnai-je pour moi-même.

Un dernier soupir, celui de la condamnée à l’ennui, avant de m'atteler à me relire.




Lauren s'exprime en #99ccff


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Gwen Feien
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Mar 6 Fév - 10:37
Irys : 1571852
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Enfin, tout dépend pour qui. Ma nouvelle voisine ne semble pas satisfaite de la sienne. Avec ses soupirs et ses commentaires pessimistes, elle vient gâcher le tableau. Mais je me sens magnanime et je ne lui dis pas de dégager pour aller broyer du noir ailleurs. Je vais même jusqu’à lui parler ! Bon, il faut dire que ce que je lis n’est pas très intéressant et que je me sens d’humeur à discuter, mais ce sont des détails.

« Il y a des façons plus intéressantes de pimenter sa journée ! Regardez le jeune qui raconte des histoires de pioches et de roches volés. Ou bien les plaisantins qui ont effectué le larcin, si il est réel. »

J’ai des doutes à ce sujet mais rien n’est impossible. Je dirais même que ça m’étonnerait pas que ça soit véridique. Je serais prête à voler n’importe quoi après avoir passé plus d’un mois à ne rien faire à part m’ennuyer. Le pique de ma convalescence a été une promenade si ce n’est pas tout dire ! Et mon achat. Bien que ça, ça ne compte pas vraiment. Je suis toute excitée à l’idée de pouvoir l’utiliser, mais ce n’est pas à proprement parlé une aventure.

« Rester enfermée toute la journée à rien faire en attendant d’être guérie n’a vraiment rien de passionnant ! Après vous auriez tout le temps d’écrire... »

Un brin de moquerie se glisse dans mon dernier commentaire. C’est juste une façon de jouer pour moi, de rendre encore plus intéressante ma journée. À voir, si elle mord ou pas. Je peux toujours me rabattre sur mon journal à moitié lu au pire et la laisser moisir dans son ennui et sa frustration.

« Enfin, vous ne voyagez pas pour rester enfermée si ? »

Je me trompe peut-être mais elle n’a pas l’air d’ici. Et elle ne fait clairement pas partie des habitués, son allure, son âge, son activité au bar, rien ne colle. Je suis trop loin pour voir ce que sont ses notes mais je ne peux m’empêcher d’y jeter un œil. Serait-elle une scientifique comme Alisthiana ? C’est la seule que j’ai vu avec ce genre de manie. Une scientifique frustrée ? En même temps, je la comprends, il n’y a rien à faire dans ses montagnes. Ce que je ne comprends pas, c'est : comment il peut y avoir autant de monde dans cette région. Sûr que t'es au calme si tu as besoin de te reposer, mais c'est tout...




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Lauren Hill
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Mer 7 Fév - 11:44
Irys : 699864
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrin 0
Quoi? Mince, j’avais parlé à voix haute, sans m’en rendre compte… Et voilà que la gamine m’interpellait. Bon d’accord, c’était ma faute aussi, en râlant de la sorte, je ne pouvais qu’attirer son attention, elle se trouvait juste à coté de moi. Fort heureusement, il ne s’agissait pas d’un homme, une chance. Je n’étais certainement pas d’humeur à supporter un idiot dans l’immédiat… Et idiote, j’étais certaine que cette gamine ne l’était pas. Oh non, en aucun cas. Je n’eus aucun mal à discerner cet éclat de malice dans ses jolies petites prunelles vertes. Jeune, seule… Indépendante donc.

Je l’écoutais, tout à l’observant comme à mon habitude, cherchant à comprendre de quoi celle-ci me parlait, et surtout si elle ne se fichait pas de moi...

- C’est une blague ? Qui aurait l’idée stupide d’aller voler des pioches? Et pour en faire quoi?

Là, je ne voyais pas, peut-être disait-elle simplement cela pour ouvrir la conversation sur un sujet plus intéressant que mon hypothétique fracture… Oh, oui, je comprenais, elle rebondissait simplement sur cette fichue remarque lancée bêtement. Je l’avais pensé tellement fort que les mots avaient décidé de bondir hors de ma bouche… Ennuie quand tu nous tiens et visiblement, je n’étais pas la seule dans ce cas.

- Et vous, vous prenez donc ce temps pour lire? Que lisez-vous à ce propos?

Qui a répondu le journal? Je ne suis ni aveugle, ni idiote, merci bien. Je m’intéressais surtout au nom de quotidien. Dans la région, je n’en connaissais que deux, bien sûr, il y en avait bien d’autres, mais je ne m’y étais jamais intéressé.   Le Petit Mineur, veillez à noter son nom des plus original, il est vrai, que je n’appréciais guère. Leurs articles reposaient généralement sur des “on dit” sans aucun fondement. Leurs journalistes n’avaient aucune qualité d’écriture et ne se destinaient ni à la politique, ni au métier d’écrivain, comme c’était généralement le cas. Il n’y aurait donc rien d’étonnant à ce qu’une histoire pareille y paraisse.

Toutefois, je me rendis rapidement compte que je n’étais pas la seule à analyser l’autre. Intéressant… La gamine me testait, cherchait à provoquer mes réactions… Étonnant…

- Rester enfermée, pitié non, très peu pour moi. Bien que ça me laisserai effectivement plus de temps pour écrire et peut-être sur des sujets plus intéressants que sur l’extraction des minerais...

Et bon sang ce que cela pouvait être ennuyeux. Je détestais cette région, trop froide, trop vide… de la neige et des cailloux voilà tout. Elle visait donc juste la gamine et il me parut évident qu’elle-même ne venait dans d’ici.

- Généralement, ce n’est pas le but. Mais si je dois être franche, j’aurait tout de même préféré, l’endroit est atrocement ennuyeux, tout comme ce sujet pour lequel je me suis idiotement proposée. Et vous, que venez-vous faire dans la région. Vous ne me semblez pas taillée pour les mines, et bien trop maline pour cela.



Lauren s'exprime en #99ccff


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Adam Vaughn
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Jeu 8 Fév - 17:53
Irys : 503760
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar 0
Adam avait débarqué à la gare d’Ankar quelques heures plus tôt. Il devait rester en ville quelques jours, avant de prendre le train qui l’amènerait à Alexandria et sa nouvelle vie. Connaissant son rêve d’entrer dans l’armée, certains de ses amis s’étaient cotisés depuis la mort de son grand-père pour lui offrir le billet d’Ankar à Alexandria. Il avait décidé de partir plus tôt et faire escale à la capitale d’Hinaus, sa ville natale, mais qu’il ne connaissait pas.

Il devait loger chez le cousin d’un de ses amis, tous deux mineurs. La communauté n’était certes pas riche, mais chacun avait un grand cœur. Ainsi il n’était pas rare d’arriver à se loger dans la famille d’un ami, n’importe où dans le pays. Il ne fallait cependant pas s’attendre à habiter dans les beaux quartiers. Ainsi, en gardant le même train de vie qu’à Roceas, ses quelques économies lui permettraient de vivre un bon mois

Le voyage n’avait pas été de tout repos. Le wagon de troisième classe était bondé, et il avait passé le voyage debout. Visiblement la compagnie de train avait vendu quelques billets en plus…Une fois à quai, il n’avait rêvé que d’une chaise et une boisson chaude.
Le jeune homme décida donc de se rendre dans le quartier où il devait loger, et attendre l’heure de la débauche dans un café. L’endroit était encore calme, mais il savait que bientôt ce ne serait plus le cas. Il attendrait avec impatience ce moment où tous passent se retrouvent pour boire un coup, manger un morceau et chanter ensemble. Bien entendu, les disputes et bagarres faisaient aussi parti du lot. Tout cela formait une atmosphère indescriptible, dans laquelle Adam se sentirait chez lui, où qu’il soit. Il espérait bien qu’une fois soldat, il pourrait toujours y trouver refuge.

Il se commanda un grand café et, une fois servit, alla s’asseoir à une table proche du comptoir. Il s’assit dos à celui-ci, faisant face à la salle afin d’avoir une vue d’ensemble au moment opportun.

La chaleur de sa tasse, et l’odeur de la boisson noire lui avait embrumé l’esprit quelques instants. Cependant, la conversation de deux femmes derrière lui le fit tiquer. Elles n’étaient visiblement pas du coin pour s’étonner des faits divers liés aux mines, même si celui-ci paraissait en effet un peu gros. De plus, il fallait ne pas connaitre la région pour la trouver ennuyeuse et sa population idiote.

Encore des citadins jamais sortis de leurs trous


Adam n’aimait pas vraiment que l’on s’en prenne sans raison aux autres. La réplique l’avait légèrement énervé et comme d’habitude, il se sentit obligé de protéger ses compatriotes. Il se força à avoir un ton neutre pour faire passer son message, on lui avait bien assez souvent reproché de s’énerver trop vite dans ces situations


« Si vous vous intéressiez vraiment aux mineurs, et non aux beaux quartiers d’Ankar, vous verriez que Hinaus n’est pas si « ennuyeux ». Cela nécessite bien sûr de se salir un peu les mains. »


Il se tourna d’un quart, et posa son avant-bras sur le dossier de la chaise, avant de regarder les deux femmes tour à tour


« Un vol de pioche n’est pas une simple anecdote, ou une blague, ici. Il y a des enjeux et des conséquences importants, pendant que vous vous en moquez. Ça peut être une question de vie ou de mort ! Bien sûr, ça, les citadins s’en fichent tant qu’ils ont leurs cailloux ! »


En sentant son front plissé, et sa main crispé sur la chaise, Adam se dit qu’il n’avait finalement pas réussit à rester si calme qu’il l’avait souhaité au départ. Penser aux enjeux en même temps qu’il parlait avait fait bouillir son sang, et ses pupilles étaient probablement en train de se contracter sous la colère latente.


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
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Gwen Feien
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Ven 9 Fév - 10:16
Irys : 1571852
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Ma phrase d’entrée touche juste, je laisse glisser l’interrogation de mon interlocutrice. La véracité ou non des dires du gamin ne sont pas importantes. Ça donne matière à discuter pas plus. Je suis plutôt contente de la répartie de la dame, même si je n’en suis que très peu responsable. C’est parfait pour avoir une discussion intéressante. Enfin, si tant est que nous ne soyons pas interrompu par un rude montagnard !

« Et vous pensez que les voleurs ont été grassement payés pour ce vol de pioche peut-être ? »

Mon ton est clairement sardonique. Si j’y connais rien en mineur, je suis une spécialiste en subtilisation ! Et j’ai du mal à voir un adulte se donner du mal pour une chose aussi insignifiante qu'une blague. Je veux dire, rien qu’en y réfléchissant deux secondes on remarque le nombre improbable de difficultés qui s’opposent à cette entreprise : les pioches c’est encombrant, je ne sais pas combien il y a de mineur mais je suppose plus qu’une dizaine , c’est lourd – certes, je ne me souviens pas en avoir déjà eu en main, mais il ne peut en être autrement – et ne peut-être fait seul même avec un chariot. Ne parlons pas de la discrétion ! Après, il peut y avoir d'autres motivations, pécuniaires par exemple, même si je ne vois pas qui irait payer pour ça.

« Ce salir les mains pour des pioches que ce soit honnêtement ou non, j’en vois peu l’intérêt ! »

Bon, il y a l’or bien sûr mais je préfère le voler en bout de chaîne à des gens qui ont payé d’autres pour le travailler qui ont eux-mêmes payé pour le faire extraire du sol. Ce salir les mains à ce moment là comme ce jeune impudent le dit n’est pas un problème !

« Et vous que faites-vous là à cette heure si vous êtes un noble mineur ? »

Je me moque ouvertement de ce type qui se prend trop au sérieux avec ses grands airs. Je jette un coup d’œil vers la scientifique – ou la journaliste ?- pour voir sa réaction. Elle doit être contente de voir une autre personne venir pimenter sa journée bien morne. Je poursuis sur ma lancée, toujours d’excellente humeur. Ma tasse de café dans la main, je l’ai récupérée plus tôt et je la lève vers ma voisine pour marquer mon propos.

« Vous pourriez retranscrire l’ambiance dans les cafés pour mineurs, la vie après une dur journée de labeur. »

Ce ne serait sans doute pas moins intéressant que les frasques de la haute société, sans description de leurs biens, ou des cancans de qui dit quoi étalés dans l’hebdomadaire, « Hey ho Hey ho ! », derrière moi.

HRP:
 




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Gwen parle en #0033ff
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Lauren Hill
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Ven 9 Fév - 15:35
Irys : 699864
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrin 0
Je ne pus retenir un soupir, un rien exaspéré, lorsque l’homme derrière nous, nous interrompit brusquement. J’avais horreur de ce genre de manies qu’avait certain de se sentir obligé de venir, si odieusement, s’incruster dans les conversations des autres...Et surtout avec des accusations pleins la bouche, comme il semblait être le cas. Personnellement, je ne perdais pas mon temps à ce genre de jeu, voilà pourquoi je laissais ma voisine de comptoir lui répondre, tandis que je me contentais de vider, lentement, le contenu de ma tasse.

A dire vrai, je ne comprenais pas pourquoi elle se sentait obligée de se justifier. De mon point de vue, tout à fait journalistique, je savais que chacun avait une opinion différente, peu importe le sujet, cela se vérifiait à chaque fois. Nous “gens de lettres”, terme pompeux donné aux journaliste pour ne pas faire une répétition dans mon texte...Ce que je viens de faire quand même, mais bon passons, avons pour but la “neutralité”... Donc, nous ne donnons jamais notre opinion, tout du moins professionnellement parlant. Notre but est de rapporter des faits, point. C’est donc cette attitude neutre que je choisis d’adopter… Tout du moins au début. Il faut dire que je n’étais pas de très bonne humeur, et même si la jeune femme juste à côté avait commencé à m’offrir une distraction amusante, l’intervention de cet individu fichait tout par terre…

- Et que devrions-nous faire pour montrer notre “réel” interret pour les mineurs selon-vous ?lançai-je brusquement en me retournant vers l’intrus. Pendant que vous y êtes, puisque vous semblez lancé, donnez-nous également la bonne réponse.La vôtre évidemment, celle que vous voulez entendre.

Mon visage n’exprimait aucune animosité, après tout même agacée, je pouvais très bien réussir à paraître agréable. D’ailleurs, je le gratifiais même d’un sourire, légèrement narquois, il est vrai, mais un sourire étant un sourire, prenez cela comme une marque de gentillesse de ma part.

-J’aimerais comprendre, où avez-vous vu une agression, un dénigrement de la condition des mineurs et autres moqueries ? Ce n’était là qu’un échange de point de vue personnel. Donc, oui, l’une comme l’autre trouvons peut-être cette région ennuyeuse, mais pour des raisons différentes visiblement. Et alors? Peut-être seriez-vous dans le même cas de figure dans un autre coin d’Irydaë ou simplement au milieu d’une conversation littéraire, ou sur les techniques différentes de Passaro et de Moulley, vous savez, les peintres. Ne vous sentez pas agressés par nos propos, nous sommes simplement des personnes différentes avec des origines différentes et ayant des opinions différentes sur le sujet.

Je pris une pause, le temps de boire une nouvelle gorgée de mon café et aussi pour laisser le temps au jeune homme de digérer mes propos. Je n’ai jamais réussi à faire dans la dentelle, je savais broder, littérairement parlant, mais rien de plus. A l’oral, les mots sortaient de ma bouche comme les cailloux de leur mines, bruts, tranchant et cassant. Un franc parlé souvent reprochés, toutefois, je n’allais certainement pas changer pour une jolie paire de prunelle noisette.

-Voyez-vous, si je suis dans cette région précis, monsieur, c’est uniquement pour écrire un article sur les mineurs, leurs conditions de vie, de travail, les minerais qu’ils transportent toute la journée, acheminent, taillent, vendent. Veuillez donc pardonner mon manque d’intérêt pour le tourisme, je n’en ai hélas guère le temps, je ne suis pas payée pour cela. En revanche, si vous avez quelque chose à ajouter, que vous pensez utile pour ces gens qui lirons cet article, enfin cette série d’articles dans “La Tribune” chaque matin pendant plusieurs jours en buvant leur café avant de commencer leur journée de travail, allez-y, je vous en prie, donnez moi vos impressions. Je suis toute ouïe.

Je m’empressais de prendre mon calepin et mon crayon. Ne voyez là aucune moquerie, j’étais parfaitement sérieuse. Je notais toutefois les remarques de ma voisine, toutes aussi piquantes que les miennes, sinon plus… Et particulièrement amusantes. Plusieurs fois, tandis qu’elle évoquait ce fameux vol de pioches, véridique ou non, j’eu beaucoup de difficulté à retenir un rictus…

- Oh, mais pourquoi pas, répondis-je à sa remarque en levant ma propre tasse encore fumante. Dites- moi, quelles sont vos impressions sur le café, le trouvez vous plus amer avant ou après une journée passée dans les mines à pousser des chariots lourds de plusieurs centaines de kilos sur des rails, le tout en sifflotant gaiement?



Lauren s'exprime en #99ccff


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Adam Vaughn
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Ven 9 Fév - 18:00
Irys : 503760
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar 0
Visiblement il passait pour un rustre. Voire un idiot. Mais il sentit surtout qu’il avait froissé les deux belles plantes en face de lui, et coupé leur conversation. Dès qu’il avait haussé la voix, le barman avait posé son torchon et lui avait lancé un regard d’avertissement. Il devait avoir l’habitude de mettre les trouble-fête à la porte.

Le ton de la plus jeune de ses interlocutrices lui montra clairement que son intervention avait eu l’inverse de l’effet escompté. Elle le prenait de haut, se foutant complètement de lui. Comme il le pensait, celle-là était probablement une petite citadine. Il ne compta donc plus sur un changement d’attitude de sa part. C’est malheureusement le cas de certaines personnes, trop bornés pour changer leur point de vue.

La seconde femme semblait cependant le prendre un peu plus au sérieux. Quand il comprit l’objet de sa venue à Ankar, il se traita de tous les noms. Cette journaliste pouvait faire ouvrir les yeux à beaucoup de monde, et lui il l’avait agacé. Il se devait absolument de rattraper la mise.

Il ferma donc les yeux un instant et prit une profonde inspiration afin de refouler un minimum son emportement. C’était un exercice difficile pour lui, heureusement qu’il n’avait pas trop laissé exploser sa colère. Lorsqu’il était enragé, difficile de le ramener à la raison. Lorsqu’il expira, il rouvrit les yeux et ses muscles se détendirent. Il apparaissait ainsi plus calme, et inspirait plus de confiance. Tout du moins il l’espérait.

« Excusez-moi mes dames. Je suis allé un peu loin. Je n’aime pas qu’on s’en prenne à ma communauté. »

Son regard s’appuya ensuite sur la jeune fille blonde. Il avait tout de même une chose en particulier à mettre au clair.

« Je ne suis pas noble, loin de là demoiselle, mais il ne faut pas prendre les mineurs pour des idiots non plus. Comme la plupart des gens le croient… »

Ses yeux revinrent sur la journaliste, et un petit sourire fleurit au coin de ses lèvres.

« Je serais ravi de vous aider comme je peux. Même si je ne suis officiellement plus mineur depuis hier, c’est quelque chose qui ne me quittera jamais. Et je vous parlerais avec plaisir de la vie qui est celle des mineurs.»

Et il décida de commencer par quelque chose qui pouvait appâter ses deux auditrices. En tous cas pour lui ce vol de pioche cachait plus de choses qu’il n’y paraissait. Il ne savait pas si ce serait suffisant pour que ça intéresse les donzelles.

« Commençons par ce vol de pioches. Voyez vous-même, vous le trouvez ridicule. Qui s’en soucie ? Personne. Les mineurs qui n’ont pas de pioches ne travaillent pas. Ça c’est évident. »

Il trouva important de rajouter ce « Ca c’est évident », elles allaient encore le prendre pour l’idiot du village autrement…La partie intéressante venait ensuite. C’est maintenant qu’il fallait ferrer le poisson.

«Par contre, celui ou ceux qui ont commandé ce vol, s’en frottent les mains. Pour savoir le pourquoi d’un vol, il faut se demander à qui profite le crime. Un mineur qui travaille pas c’est une épine dans le pied de la compagnie, qui ne gagne pas d’argent et qui en perd même. Et les contremaitres ne peuvent pas essayer de gagner leur place au chaud. Alors que c’est tout le contraire pour ceux qui continuent de travailler. »

L’ancien mineur prit sa tasse et bu enfin quelques gorgées histoire de se remettre de toutes ces émotions et de ne pas l’avoir payé pour rien. Ensuite, regarda à tour de rôle les deux femmes.

« Je ne dis pas que j’ai raison, je dis juste que ma théorie a du sens pour quelqu’un qui, comme moi, a déjà vu les magouilles autour des minerais, même lorsque ça parait minime.»


Adam parle en #5B8E87  
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Gwen Feien
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Sam 10 Fév - 19:57
Irys : 1571852
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Et lui, nous prendrait pas pour des idiotes par hasard, se sentant obligé de nous sermonner ?! Évidemment dès que ma voisine ouvre la bouche, il m’oublie. C’est bien mieux de faire les yeux doux à une journaliste – puisqu’elle ne dément pas ce doit effectivement en être une – et de s’attirer ses faveurs. Je me sens quelque peu snober dans cette histoire. C’est frustrant alors que j’ai commencé la conversation pour tromper l’ennui. Mais hors de question de me laisser faire ! Je lance donc une proposition semi-sérieuse sur laquelle les deux rebondissent. L’ancien mineur, comme il se présente, arrive même à revenir à notre début de discussion à toutes les deux avec l’histoire que j’ai raconté. J’en profite pour revenir dans la conversation sans me faire prier. Ma tasse de café maintenant vide, j'ai eu le temps de boire pendant qu'ils blablataient, repose derrière moi. J'ai donc les mains libres pour faire des gestes en parlant.

Contrairement à mes autres réponses à son égard, celle-ci est dite plus sérieusement. Même ainsi, un sourire trône toujours sur mes lèvres, je suis de bonne humeur, j’y peux rien. Je ne pense pas que soit spécialement le cas des deux autres, mais ce n’est pas gênant, pas pour moi en tout cas. Et puis, ils se contiennent bien pour des gens en désaccord. Ça en serait presque ennuyeux. Une mise en perspective de ses propos s'impose !

« Certes, mais vous avez pensé au côté pratique ? Ou pécuniaire de la chose si vous préférez ? Je suppose qu’il y a au moins une centaine de pioche dans une petite mine et chaque pioche fait environ cinq kilos non ? Cinq cent kilos à dérober c’est pas une mince affaire, ça se fait pas seul même avec des chariots. Et prendre des risques pour déplacer des pioches si le larcin n’est pas bien payé, je n’y crois pas. Personne n’est assez stupide pour prendre des risques pour rien. Est-il vraiment profitable sur le long terme de dépenser de l’argent pour empêcher d’autres de travailler ? »

Peut-être, qui sait ? J’ai du mal à l’envisager, mais je ne suis pas vraiment du milieu. Me proposerait-on une telle mission que je me méfierais. Y réfléchir posément dans ce café, ça n’a rien avoir. C’est plutôt amusant et ça ne me dérange nullement de discuter sur des sujets à l’apparence fantaisiste. Et c’est bien le seul point sur lequel je suis d’accord avec le malpoli : cette affaire n’est pas forcément aussi anodine qu’il y paraît.  À voir ce que la journaliste en pense, mais au vu de son envie de se casser une jambe tout sujet est mieux que celui qu’elle a déjà. Quoique, peut-être pas tout, elle a l’air bien sérieuse, peut-être pas quelque chose qu’elle considère de farfelu ?




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Gwen parle en #0033ff
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Lauren Hill
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Dim 11 Fév - 11:03
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Tiens donc, la seule évocation de mon métier suffit à calmer l’intrus. Très bien, car même si ma voisine semblait de bonnes humeur, ce n’était nullement mon cas et je n’avais pas la moindre envie de mener un débat sur les opinions diverses et variées du genre humain.

De la coopération, voilà qui était mieux. Même si les deux semblaient intéressés par cette histoire de vol de pioche qui me semblait aussi invraisemblable qu’absurde. La demoiselle marquait un point, il n’était pas aisé de transporter autant de pioches, en particulier au nez et à la barbe des mineurs en plein travail. Ah… Mais attendez…

- Les mines sont à l’arrêt la nuit non ?

La question se posait, après tout, si les galeries se trouvaient vides de toutes âmes humaines le soir venu, transporter le fruit de leur larcin ne semblait pas si compliqué. La seconde question serait “qui”? L’homme semblait penser que le vol n’avait pour but que d’empêcher les mineurs de travailler afin de faire perdre de l’argent à la compagnie minière. Ce serait effectivement une possibilité, mais comme le soulignait ma voisine… C’était aussi prendre des risques pour pas-grand-chose.

- Des histoires rocambolesques, j’en ai lu, écrites certaines. Mais cette fois, j’avoue que l’enjeu me semble faiblard pour autant de risques pris… Toutefois, je suis curieuse et je sais, par expérience, que spéculer autour d’un café n’apporte que peu de réponses… Voir même aucune.

Je me retournais vers la jeune femme, j’aimais sa façon de réfléchir, plutôt mature pour un aussi jeune âge. Parlait-elle également d’expérience ? Elle n’avait rien dit sur les raisons qui l’avaient conduite dans la région… Tout était possible. Mais ce n’était pas l’important.

- Qui vous a parlé de cela ? puis je m’en retournais vers l’ancien mineur, selon ses dires. Et avez-vous entendu quelques rumeurs dans ce genre ?

Mon article avançait, petit à petit, et même s’il constituait une source d’information sur un sujet que peu connaissait, il manquait toutefois de piquant. Une anecdote de ce type ajouterait un petit quelque chose… A moins que ce ne soit un scoop. Ce genre de chose arrivait parfois, tout à fait par hasard. Alors pourquoi pas ? Mais avant tout, il fallait vérifier les sources, recueillir les informations, les trier afin de séparer le fruit d’une imagination fertile et les faits purs et simples.

Je bus une gorgée de mon café, le regard légèrement perdu tandis que je réfléchissais. Un vol de pioches… Pour quoi, pour qui … Il avait évoqué des magouilles, tiens donc…

- Vous parliez de magouilles, comme si cela était chose commune. Pourriez-vous développer ?



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Adam Vaughn
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Lun 12 Fév - 11:17
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Visiblement il avait réussi à capter l’attention des deux dames. Elles émirent des suppositions et des questions plus censées, et surtout de manière plus sérieuse. L’atmosphère s’était détendue, le moment était plus propice à la conversation.

Lorsque la journaliste lui demanda si les mines étaient fermées la nuit, il ne comprit pas de suite où elle voulait en venir

« Je viens de Roceas, et là-bas, certaines mines tournent avec une même équipe qui travaille toute la journée et sont effectivement fermées la nuit. Par contre si c’est rentable, d’autres fonctionnent avec plusieurs équipes pour que ça tourne quasiment tout le temps. Je ne sais pas vraiment comment ça se passe ici. »

Cela lui fit enfin tilt, quand il se dit qu’à certains moments, il n’y avait pas grand monde sur place.

« Par contre le matériel est gardé dans une même pièce. C’est assez facile d’y accéder une fois que les gars sont descendus, ou que la mine est à l’arrêt. Et toutes les mines n’ont pas le même nombre de mineurs, il y a certaines descentes qui comptent moins de cinquante hommes, et tous ne creusent pas. Je ne sais pas quelle est l’ampleur du vol. Mais vous avez bien raison, ici, on ne peut que faire des suppositions.»

Il répondit ensuite à la plus jeune, cela faisait deux fois qu’elle mentionnait le paiement des voleurs. Il se dit qu’elle avait l’air d’avoir une tête bien remplie pour une fille de son âge après avoir entendu son raisonnement. Ce n’était pas une chose à laquelle il était habitué. Pas que les filles étaient bêtes, mais leur préoccupation était surtout de l’ordre de la vie quotidienne. Son changement d’attitude le conforta pour être lui-même le plus aimable possible.

« On ne gagne pas grand-chose quand on est au bas de l’échelle. Il suffit que quelques larrons aient besoin d’un petit extra pour se laisser convaincre. Certains sont prêts à se faire mettre au trou quelques jours ou quelques mois si ça leur permet de payer la note du médecin pour un proche malade. Ou si ça leur permet de manger un peu mieux pendant quelques temps. Certains voudraient même pouvoir envoyer un de leurs enfants à l’université. »

Il eut un sourire jaune aux lèvres quand la plus âgée le questionna à propos des magouilles.

« Je ne dirais pas qu’il y a tout le temps des magouilles, mais ça arrive. C’est pas toujours intelligent, mais les juges ne sont pas toujours sévères, alors ceux qui prennent des risques ne sont pas vraiment inquiétés. Je vais vous parler de celle que je connais le mieux. »

Adam finit son café pour se donner contenance. Ce fut inutile cependant, son regard se perdit quelque part dans la salle.

« C’était il y a dix-huit ans, un contremaître qui en avait marre d’être à la mine voulait faire accélérer la production pour recevoir les félicitations de ses supérieurs et peut-être une promotion. Il avait faire augmenter la dose de terra-magilithe qui avait été utilisée pour agrandir une galerie. Il avait eu les yeux bien trop gros et la galerie s’est effondrée, faisant une dizaine de morts. Tout le monde savait ce qu’il s’était passé, les juges aussi. Sauf que le gars a écopé de trois mois de trou seulement. Il a repris son poste après, et il a continué à être un salaud. La compagnie lui a même donné une augmentation au bout d’un certain temps, il avait une très bonne productivité. Les accidents qui pouvaient se passer sous ses ordres n’étaient pas important pour la compagnie, tant que ça ne mêlait pas la justice. »

L’ancien mineur avait préféré ne pas indiquer à quel point cette histoire le touchait de près, ses parents ayant été dans l’effondrement de la galerie. Il avait essayé de lui-même s’en détacher, ne laissant apparaitre qu’une légère crispation dans sa mâchoire en parlant.

« Je ne sais pas exactement ce qu’il se passe dans la tête des dirigeants. Mais avec tout ce qu’ils laissent passer, tout le monde se dit que ça doit bien les arranger quelque part. Et moi j’en suis plus que convaincu. »

Il préféra les laisser digérer l'histoire avant d'aller plus loin. Il ne savait même pas si il était prêt à en raconter plus pour l'instant, après avoir déballé un épisode aussi personnel.


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Gwen Feien
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Mar 13 Fév - 9:43
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Autant la journaliste a tout de suite enchaînée sur l’histoire spéculant sur le moment opportun pour un tel méfait autant le mineur semble avoir plus de mal. Pourtant c’est lui qui est reparti sur cette histoire et la femme qui est plus sceptique au sujet de ce vol. Trop honnête ou un peu benêt ? Ou même les deux… Ça ne m’étonnerait guère vu la manière avec laquelle il s’est immiscé dans notre conversation. Ou de ses propos totalement farfelu sur la vertu des voleurs ! Je fais une mine clairement dubitative alors qu’il raconte ses sonnettes. Ça, ça ne s’appelle pas un voleur professionnelle mais un simple amateur pitoyable qui risque plus de se faire prendre que de sauver la veuve et l’orphelin ! Tant de niaiserie me fait lever les yeux au ciel, à ce stade ce n’est même plus amusant. Heureusement que ma voisine est plus réaliste.

« Le gamin qui vend les journaux, lui-même a dû l’entendre ailleurs. S’il est toujours dehors, il sera facile de savoir de qui il l’a appris. De sa famille ou ailleurs... »

Je balaye l’air de la main pour représenter toutes les possibilités à notre portée. Une piste qui ne devrait pas disparaître de sitôt pourtant j’y serais bien allée tout de suite, j’ai fini mon café et j’ai eu le temps de m’imprégner de la chaleur des lieux. Mais ce n’est pas le cas de mes deux comparses de café. On eut même le droit à une longue histoire larmoyante de la part de l’impoli. Les patrons c’est des pourritures, blablabla… Rien de neuf sous le ciel, ou sous terre, quoi ! Des histoires comme ça - bon, certes, pas avec des mineurs- j'en ai entendu à la pelle. Ce doit être encore pire pour la journaliste. À moins que ce ne soit pas son domaine ? Difficile à dire étant donné le sujet pour lequel elle dit être là.

« Je dirais pas grand-chose à part l’argent et le pouvoir ! Mais n’allons pas parler de gens ennuyeux et restons sur les gens intéressants que sont les voleurs de pioches ! »

Ceci étant dit, je descends de mon tabouret. Il est temps de se remuer ! Aucun intérêt de parler de gens riches, ou de politique, si ce n’est pas en prévision d’un coup ou si par grand miracle, ils font quelque choses d’intéressant et pas juste d’intéressé. J’ai eu ma dose avec le journal insipide derrière moi. Et comme l’a dit la journaliste inutile de spéculer plus longtemps autour de nos cafés. Il est temps de bouger nos fesses.

« Si vous êtes prêts à braver de nouveau le froid ! »

J’adresse un clin d’œil joueur au défendeur d’Hinaus et des petites gens. Il doit y être habitué lui, venant de cette région. Pour ma part non, je trouve le froid toujours aussi mordant que ce soit au Vereist ou ici. Je m’emmitoufle dans mon manteau pour continuer de lancer le mouvement. Toute cette histoire s’avère une bien meilleure distraction que je n’aurais cru. Je pourrais peut-être même mettre mes lunettes à contribution ! Ce serait top, même si là tout de suite, je vois mal comment. Ou plutôt si, j'ai des idées, mais je doute que mes deux compagnons souhaitent pousser trop loin cette petit enquête.




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Dernière édition par Gwen Feien le Mer 28 Fév - 20:00, édité 1 fois
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Lauren Hill
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Mar 13 Fév - 20:58
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Profession : Journaliste / Reporter
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J’écoutais les réponses du jeune homme tout en prenant quelques notes afin de ne surtout rien oublier. Beaucoup d’informations en peu de temps, même pour moi, il devenait difficile de ne pas se laisser distraire. Je notais également l’anecdote, visiblement bien personnelle. C’est en tout cas ce que son regard perdu et son intonation changeante laissaient à présager. Je n'insisterais pas, ne montrerais également rien de mon intérêt sur le sujet, ce n’était pas le moment et cela ne me semblait pas utile pour le moment.

Plus j’avançais dans mes réflexions et plus il devenait évident que tergiverser sur la question devant nos tasses, à présent vidées de leur contenu, ne nous mènerait à rien. Nous n’avions aucune information fiable, non, rectification nous n’avions rien, si ce n'est les dires d’un vendeur de journaux à la criée…Un gamin donc, payé au lance-pierre pour un travail ingrat dans le froid d’Änkar… Ce qui ne me rassurait en aucune façon. Par expérience, je pouvais affirmer que ces chères têtes blondes, grâce à la merveilleuse fertilité de leur imagination, avaient le don d’inventer des mensonges plus vrais que nature. Le tous dans l’unique but de gagner quelques pièces ou dans l’espoir d’attirer l’attention des autres, celle dont ils manquaient terriblement. La plupart se voyaient dans l’obligation de travailler pour palier aux manques de revenues de la famille, souvent nombreuse. Je ne leur faisais évidemment aucun reproche, il s’agissait là d’une chose malheureusement bien commune. Ses enfants se voyaient privés de leur position d’innocence, devenant ainsi un pion parmi les autres… L’exploitation de l’homme par l’homme disait-on. Ses enfants manquaient d’attention et la recherchaient de bien des manières, quelles soient honnête ou non.

Néanmoins, d’un autre côté, il fallait bien reconnaître qu’il n’existe pas de meilleurs fouineur que les gosses. Toujours là, à épier les conversations des adultes, à l’affût de la moindre nouvelle à divulguer… Mais non, je ne me reconnais pas là-dedans… Vous me croyez ?

-Si je vous demande d’agir selon votre instinct, de réfléchir seulement par lui. Vous pensez qu’il disait vrai cet enfant?demandai-je à la jeune femme.

Si je devais me fier à son regard, je ne pouvais qu’affirmer que cette gamine avait un esprit des plus affûté. Encore jeune, certes, il demandait encore quelques années de maturité, mais nul doute qu’il était déjà bien au-dessus de la moyenne. Son avis m’intéressais donc, puisque je me doutais qu’elle se fût servie de cette histoire, entendue plus tôt, simplement pour entamer la conversation. Peut-être ne s’était-elle pas focalisée sur sa véracité à ce moment-là et que quelques détails pouvaient lui revenir… L’on ne sait jamais après tout. Ce n’est pas le nez collé au mur que l’on en verra l’ensemble…

- Alors soit, si cela vous dit de vous amuser un peu, allons voir ce gamin.

Puis, l’avoir en face de moi me permettrait de plus facilement deviner où chercher ensuite, ou simplement si cela en valait la peine. Les histoires soigneusement dissimulées ne manquaient pas, bien au contraire. Il existait bien plus de vérités habillement cachéees que réellement exposées. La réalité est un iceberg dont le peuple ne voit que la face émergée… Celle que l’on veut bien lui montrer, mais ceci est un détail peu important dans cette histoire-ci.

A la suite de ma voisine, j’attrapais mon manteau avant de l’enfiler. Je n’avais, dans tous les cas, rien de mieux à faire pour le moment. Mes notes pouvaient attendre encore quelques heures et je me trouvais dans la région pour une paire de semaines encore. Autant dire que la série serait vite bouclée… Et je n’étais certainement pas contre le fait d’y rajouter un peu de piquant. De plus, enquêter de cette façon serait une première… Alors pourquoi pas?

- Vous venez jeune homme? Votre point de vue et votre expérience nous seraient grandement utile.



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Adam Vaughn
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Mer 14 Fév - 9:34
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Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
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L’affaire des pioches les intéressaient plus que les éboulements dans les mines. Soit. D’un côté il pouvait comprendre, et c’est ce qu’il avait souhaité en commençant par cette partie de toute façon. Peut-être trouverait-il un peu de temps avec la journaliste plus tard pour plaider sa cause.

Les deux femmes se levaient tour à tour, prêtes à en découdre avec cette histoire, et l’invitèrent à se joindre à elles. Apparemment le fait de fouiner les rendait heureuses. Adam était là pour quelques jours et il avait de toute façon prévu de visiter un peu la ville. L’offre dames venait donc à pic. Enfin de l’action !

« Appelez-moi Adam. Je vous aiderai autant que je peux.»

Le jeune homme enfila lui-même son fidèle manteau, qui le suivait depuis quelques années. Il ne le referma pas complètement car Ankar étant plus à l’Ouest et plus au Sud que Roceas, il ne ressentait pas autant le froid. Visiblement, ce n’était pas le cas des deux enquêtrices. Il devait quand même avouer qu’il ne faisait pas très chaud aujourd’hui. De plus, il devait pouvoir accéder facilement à son poignard. En général son physique servait à tenir à distance les petites frappes. Par contre, les femmes qui l’accompagnaient pouvaient attirer les ennuis, leur accoutrement montrant qu’elles ne venaient pas des bas-fonds de la ville.

Il s’avança vers la porte et leur ouvrit, attendant qu’elles sortent pour les suivre. Certaines femmes n’appréciaient pas du tout ce genre de comportement considéré comme machiste, or Albert avait toujours apprit à son petit-fils à être galant et de bien traiter les femmes. Bien sûr, ça ne l’empêchait pas d’élever la voix comme plus tôt, mais jamais on ne le prendrait à frapper une personne du sexe faible.

Une fois à l’air libre, il zieuta rapidement autour de lui afin de repérer le garnement. Evidemment il n’était pas autour du café, la blondinette avait dû le croiser plus loin.

« Je ne sais pas où vous avez vu le gamin, mais sachez qu’il a peut-être changé d’endroit. C’est assez souvent que les colporteurs de ragots se déplacent dans la journée, ils cherchent toujours l’endroit où y’a le plus de monde. A cette heure-ci, il attends probablement pas loin des habitations des mineurs, ou peut-être bien même pas loin des mines elles-mêmes »

En attendant de savoir ce que choisissaient ces dames, il continua d’observer les alentours d’un air détaché. Adam gardait à l’œil ses deux nouvelles protégées, sans même se préoccuper de savoir si elles avaient vraiment besoin d’un chien de garde. Au moins il pourrait anticiper au mieux les lourdingues comme le vieil alcoolique qui se tenait au coin du café ou les trois loubards qui discutaient tout bas à l’entrée d’une impasse adjacente.


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Gwen Feien
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Sam 17 Fév - 10:58
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Tout le monde suit le mouvement, très bien ! Je n’ai pas pensé à inviter formellement le mineur – y-a-t-il besoin d’être aussi protocolaire ?- mais la journaliste s’en charge donc bon. En parlant de formalité, l’homme en profite pour faire les présentations. Je réponds tout en mettant mon sac sur le dos. C’est vrai que ce sera plus facile de poursuivre cette enquête en pouvant s’appeler par des noms.

« Et moi Gwen. »

Voilà, cela dit je m’avance pour sortir du café. Mais Adam me devance pour ouvrir et tenir la porte. Soit, s’il veut faire portier grand bien lui fasse. C’est pas moi qui lui rendrait la pareille, à la rigueur retenir la porte peut-être… Bref, inutile de le remercier pour un geste qu’il fait sans qu’on lui ait rien demandé.

À peine le pied dehors que le froid se rappelle à moi, toujours aussi mordant. Le moins on traînera dans les rues le mieux ce sera.

Les propos du malpoli sont cohérents. Pourtant, je préfère vérifier là où j’ai vu en dernier le gamin avant de partir à l’aveuglette. Il a beau dire que le vendeur à la sauvette traînera vers les habitation des mineurs, je ne connais pas la disposition du quartier, c’est mon premier passage en ville.

« Commençons par là où je l’ai vu, pour le reste je vous laisserais guider nos pas. »

On est resté immobile bien trop longtemps à mon goût, assez pour que le vieil alcoolique -qui décuvait dehors ?- vienne nous interpeller. Mes pas ont déjà entamés leur marche quand ses premiers mots nous parviennent, inutile de dire que je n’ai aucune envie de m’arrêter. Mon objectif n’est clairement pas de devenir une statue.

« Eh les jeunots ! Vous auriez pas une p’tit’ pièce pour un vieux m’sieur. J’en aurais bien b’soin pour me réchauffer, si vous voyez ce que je veux dire. »

Il fit un clin d’oeil particulièrement ostensible au seul homme de notre groupe tout en souriant en mettant à l’air sa bouche édentée. Je ne vois pas l’intérêt de lui répondre, si je vole ce n’est pas pour redistribuer les richesses et certainement pas à un trou sans fond tel que cet alcoolique. Je pourrais aussi bien rester chez moi si c’était pour entreprendre des actions aussi vaines. Je poursuis donc ma route sans lui prêter plus d’attention, si l’un de mes camarades souhaite se dévouer pour répondre, qu’il le fasse.

Une cinquantaine de pas plus loin, je suis bien obligée de constater qu’Adam a vu juste. Le petit s’est relocalisé. Première étape de notre enquête : retrouver le donneur d’infos. Ça ressemble à s’y méprendre à une préparation de cambriolage sauf que là on cherche les responsables d’un potentiel méfait. Cela veut-il dire que je ferais une aussi bonne enquêtrice que voleuse ? Cette idée incongrue m’amuse.

« Je vous laisse la main pour diriger les recherches. Vous devez mieux vous repérer que moi ici. »




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Lauren Hill
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Sam 17 Fév - 13:49
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Gwen et Adam, je notais cela dans mon esprit, car si ma mémoire était généralement bonne...Elle s’avérait aussi des plus faillibles lorsqu’il s’agissait de retenir un simple prénom. De ce fait, j’usais et abusais, parfois, des surnoms, souvent en rapport avec une caractéristique physique ou en rapport avec le métier de la personne. Néanmoins, cette fois-ci, je fis l’effort de retenir le leur. Je n’allais tout de même pas les appeler par les sobriquets que je leur avais évidemment déjà trouvé : “ La naine” et “Le mineur revêche, pas sûr qu’ils apprécient.

-Lauren, répondis-je simplement à leur présentation.

Je sortis à la suite de la naine, pardon, Gwen, tout en n’oubliant pas de remercier le mi.. Adam pour sa galanterie. Si l’on me demandait quel souvenir, je garderai de Hinaus, je répondrais sans aucune hésitation : le froid ! Et bon sang ce qu’il pouvait piquer. On était si bien au chaud dans ce bar… Aussi, le changement de température fut du plus brutal, je me mis à trembler comme une feuille, gesticulant sur mes pieds dans l’espoir de me réchauffer au plus vite.

Après quelques pas, une interpellation. Un vieil homme, vêtu d’une tenue clairement pas adaptée à la température. Mais sa demande me dérangea, tout du moins sa façon d’agir envers nous. Comprenons-nous bien, je ne suis pas une sainte, je ne l’ai jamais été et ne le serais probablement jamais, néanmoins, je ne refusais rarement de me délester d’une pièce ou deux… A condition que la personne ne m’aborde pas d’une manière aussi grossière… Toutefois, nous étions pressés et je n’avais pas de temps à perdre avec un homme qui ne nous lâcherait probablement pas tant qu’il n’aurait pas obtenu ce qu'il voulait. Je lui laissais donc un irys, mais pas sans ajouter:

-Ce n’est pas en restant assis le postérieur dans la neige que vous allez vous réchauffer, même avec le sang chargé d’alcool. Mis à part quelques engelures vous ne gagnerez pas grand chose. Bougez-vous un peu, vous verrez, ça fonctionne.

Purement gratuit ? Bien sûr que non, cela m’avais coûté un irys et non, je n’en avais pas honte. D’accord, je connaissais la condition des nécessiteux, il m’arrivait même de prêter main forte à la soupe populaire de temps à autre. Mais le respect à la même valeur pour tout le monde, riches ou pauvres, donnant-donnant, point.

L’endroit où la n… Gwen, avait croisé le mioche se trouvait à présent désert. Personnellement, je ne m’en inquiétais pas, j’avais juste besoin d’une information et d’un guide. Je me tournais donc vers le.Adam avant de demander.

- Savez-vous où se trouvent les locaux du journal ? Ils tiennent généralement un registre concernant leurs employés, même les petits vendeurs à la criée. Leurs emplacements de ventes, leur adresse… Au lieu de chercher partout à l’aveuglette, mieux vaut commencer par là. Qu’en dites-vous ?




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Adam Vaughn
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Lun 19 Fév - 14:29
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Lorsque le vieil homme les avait abordés, Adam s’était légèrement tendu, prêt à le ramener dans son coin s’il se montrait trop entreprenant avec les dames. Heureusement celles-ci savaient visiblement comment gérer un malheureux dans son genre, même si la journaliste, avait finalement donné à l’alcoolique ce qu’il avait souhaité. Le mineur savait très bien que cet argent serait utilisé à mauvais escient. Mais pour l’instant il avait d’autres priorités.

Après que les trois comparses virent l’absence du petit vendeur de journaux, deux choix s’offraient donc à eux : chercher là où il l’avait lui-même indiqué et ils pourraient également demander aux mineurs eux-mêmes les faits, ou bien ils pouvaient aller en effet au journal. Bien que jamais venu à Ankar depuis sa naissance, son grand-père avait une carte qu’il avait affiché chez eux et lui avait raconté pas mal d’anecdotes de sa jeunesse. Ainsi, le jeune homme avait une bonne idée de comment se retrouver dans la ville.

Il décida de faire confiance à Lauren, c’était son milieu, elle connaissait sans doutes mieux lui où commencer une enquête.

« On va devoir marcher un peu, je crois en effet savoir où est le siège du journal. Et vous vous doutez bien qu’il n’est pas ici.»

Le jeune homme montra les alentours avec sa main. Il pouvait bien y avoir des vendeurs ici, mais ce n’était décemment pas un quartier où on trouvait les bureaux de n’importe quelle société. Il se mit à marcher, écourtant légèrement ses pas pour permettre aux jeunes femmes de le suivre. Au bout d’un bon quart d’heure, ils commencèrent à voir le changement d’ambiance et au bout de cinq minutes supplémentaires, ils avaient atteint le quartier de pierre.

Adam fut content de voir que sa mémoire ne le trompait pas lorsqu’il vit le début de la place du marché au bout d’une ruelle à sa gauche. Il mena la petite troupe quelques blocs plus loin, et ils furent finalement arrivés. Le bâtiment n’était en soi pas plus impressionnant que le reste des bureaux constituant cette rue, seule une plaque de cuivre indiquait qu’ils étaient bien arrivés à destination.

Le mineur regarda Gwen et Lauren. Il n’avait pas vraiment fait attention à la conversation pendant le trajet, trop occupé à les guider et s’assurer que personne d’autre ne les dérangerait temps qu’ils étaient dans le quartier « pauvre ». Il se doutait par contre que le froid ne leur avait pas laissé le loisir de beaucoup sortir la bouche de l’encolure de leurs manteaux.

« C’est ici que je vous laisse de nouveau la main. Vous êtes visiblement toutes deux plus douées que moi pour ce qui est des mots et des intrigues."


Pour l'instant, Adam n'avait surtout pas vraiment envie de se frotter aux journalistes de ce journal en particulier. Il avait toujours ressentit le caractère pédant de certains articles alors qu'il n'y avait pas de quoi... Il espérait cependant que tous les journalistes présents ne le seraient pas.

"Et je suis sûr que vous pourrez même obtenir un café bien chaud. »

Il sourit à ses derniers mots, persuadé que la promesse d’une boisson chaude leur remonterait le moral.


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Gwen Feien
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Mer 21 Fév - 9:04
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Je hoche la tête à l’idée de la journaliste. Seule j’aurais fait comme l’impoli sûrement. Je n’ai aucune raison de m’approcher de journaliste ni de me faire connaître d’eux. Lauren est juste une exception. Toutefois, la région gelée autant que sa présence penchent fortement pour la solution de facilité. Je suis donc sans broncher notre guide attitré de la ville. Les rues dont l’état s’améliore ne me sont pas familières, j’ai dû faire mon achat dans une autre partie de ce quartier ? En tout cas sans lui, ça nous aurait pris plus de temps pour arriver où que ce soit.

« Vous connaissez des compères ici ? »

Dans ma tête les journalistes sont aussi avares des informations que les voleurs des bon plans. Mais si elle a des amis, des correspondants, dans le coin ça peut faciliter la tâche. Après nous venons pour un truc bénin, ils ne chipoteront peut-être pas trop. Tant qu’ils ne flairent pas l’article sous nos questions…

« C’est ici que je vous laisse de nouveau la main. Vous êtes visiblement toutes deux plus douées que moi pour ce qui est des mots et des intrigues."

Vraiment ? Pourtant il ne m’a pas semblé avoir la langue dans sa poche quand il nous a fait la leçon plus tôt. Et c’est lui qui s’est posé en grand connaisseur des magouilles pour en avoir vu plusieurs dans sa vie. Enfin, inutile de chipoter devant ce qui se voulait un compliment. Ni devant cette mention farfelu de café. Mes espérances ne sont clairement pas aussi haute pour cette visite. Le local où il nous a emmené est celui qui produit le journal que je lisais plus tôt, et que j’ai abandonné dans le bar. Si le ton des articles représente fidèlement leur auteurs et leur façon d’être, l’entrevue n’allait pas être très plaisante.

« Vous nous ouvrez pas la porte cette fois-ci ? »

Je lui rends son sourire puis j’entre dans les locaux surchauffés. Une secrétaire lève des yeux inquisiteurs sur notre groupe une fois le petit sas d'entrée passé. Nous n’irons pas plus loin sans lui avoir parlé. Les cloisons semi-vitrées avec du verre granuleux dans le dos de la femme d’âge moyen permet de deviner la présence  de quelques journalistes. Un petit couloir sur la droite permet d’y accéder et sûrement à d’autres pièces d’aucune utilités pour nous.

« Vous voulez ? »

Clairement, pour l’instant notre allure ni notre arrivée ne semble l’incliner à nous juger comme des gens intéressants pour le journal. Nous sommes de simples inopportuns à ses yeux pour l’instant. Ses doigts continuent de tapoter sur sa machine à écrire. Son attention nous étant clairement pas totalement allouée. Je m’avance pour me mettre juste devant son bureau avant de lui répondre.

« Vous parlez ou plutôt acheter un de vos journaux ! Mais nous ne retrouvons plus le vendeur qui nous en a vendu un hier. Celui positionné à côté du café "Au bon mineur". Où peut-on le trouver ? »

J’ai à peine menti et je n’ai pas été sardonique. J’ai fait du mieux que j’ai pu devant son attitude agaçante et avec cette chaleur étouffante.




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Lauren Hill
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Mer 21 Fév - 15:36
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Pérégrin 0
Je ne me fis pas prier pour entrer dans les locaux. Qu’on me tienne la porte ou non, je laissais les disputes aux gamins, moi, j’avais froid et je n’avais pas la moindre intention de finir en glaçon. À vue de nez, le journal en question ne datait pas d’hier… Tout comme la bâtisse qui semblait figée quelque part entre avant l’invention de l’écriture et aujourd'hui. Bref, c’était vieux, mal entretenu, mais ils avaient le chauffage alors oublions le reste pour nous concentrer sur l’affreuse bonne femme assise à l’accueil. Bien sûr, celle-ci n’était pas laide, néanmoins son regard froid et ses lèvres pincées lui donnait un air acariâtre qui me déplut aussitôt. Comme premier contact on avait déjà vu mieux…

Je n’avais pas répondu à la question de la naine un peu plus tôt, mais je connaissais effectivement l’un de leur journaliste. Enfin… Connaître était un bien grand mot, nous avions simplement étudié ensemble… Et ce n’était pas quelqu'un que j'appréciais particulièrement, chose étrangement réciproque... Bon d’accord, lors de l’un de nos travaux pratiques portant sur…. quelque chose que j’ai oublié, j’avais laissé sous-entendre que sa plume n’avait d'égard que celle d’un Ovchin… Autant dire que le jeune d’alors n’avait guère apprécié la comparaison. Bref, voilà pourquoi j’avais préféré taire cette information, craignant que cela nous prête plus préjudice qu’assistance.

Je laissais donc La Gwen, entamer la conversation avec dame revêche tout en observant distraitement les alentours.

« On a d’autres vendeurs partout dans la ville, sinon je peux vous en vendre un si vous le souhaitez. »


Tiens donc, pourquoi cette réponse ne me semblait pas si étonnante ? Ah, bah oui, parce qu’elle ne l’était pas. Dame revêche ne nous aiderait pas, elle n’en avait que faire… Mieux valait donc utiliser d’autres méthodes… Pas très louable, il est vrai. Mais ne dit-on pas que la fin justifie les moyens ? Je soupirais donc bruyamment avant de me placer devant Dame revêche afin de lui offrir mon regard le plus froid, le plus déterminé et surtout, le plus impatient.

-Très bien, mon amie a voulu jouer la carte de la courtoisie, mais ce n’est nullement mon cas. Voyez-vous, il semblerait que votre petit vendeur m’ait dérobé mon porte-feuille. J’aimerais mieux éviter de passer par la milice et donc de faire une très mauvaise pub au journal… Je veux seulement récupérer mon bien, pour cela, j'aimerai savoir où il se trouve. Pourriez-vous m’aider ?

Vilain mensonge, me diriez-vous ? Effectivement. Toutefois, ne me croyez pas garce au point de faire perdre son emploi à ce pauvre gosse, pas simplement pour quelques informations. Sitôt ce dernier trouvé, je m’empresserais de venir avouer m'être honteusement trompée et présenterai même mes excuses… Rassurés ?

« Willis? Un voleur? Ce serait étonnant, madame… Son seul défaut est d’être un peu trop bavard… Il doit y avoir erreur, je vous l’assure. »

-C’est peut-être effectivement le cas, toutefois, je préférerais m’en assurer moi-même. Je n’ai pas l’intention de faire d’esclandre ou de lui causer des problèmes. Comme je vous l’ai dit, je souhaite uniquement récupérer mon bien.

Dame revêche changea d’expression, d’adouci quelque peu puis attrapa un registre rangé sous son bureau. Après l’avoir feuilleté quelques secondes, elle nota quelque chose sur un bout de papier qu’elle me tendit.

« A cette heure-ci, il a terminé sa journée. Il doit être chez lui. Mais je vous l’assure, c’est un bon garçon. »

-Je n’en doute pas, madame.

Je la remerciais en lui offrant un sourire se voulant rassurant, puis m’en retournais vers mes compagnons. Je leur montrais le bout de papier avant de leur faire signe de sortir.

-Voilà l’adresse, dis-je en donnant le fameux papier à Adam. Pouvez-vous nous guider jusque là-bas ?

Ne voulant pas non plus me faire passer sur ce que je ne suis pas, je m’empressais de les rassurer concernant le gamin. Bon sang, je ne suis pas un monstre tout de même...




Lauren s'exprime en #99ccff


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Adam Vaughn
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Mer 21 Fév - 21:58
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Adam avait haussé les épaules lorsque Gwen lui fit part de son manque de galanterie cette fois-ci. Il se nota donc bien de faire le nécessaire la prochaine fois. Son égo n’aimait pas trop qu’on lui indique qu’il avait manqué à un de ses devoirs.

Comme il l’avait si bien indiqué, il laissa les dames parler. En voyant et surtout en entendant la secrétaire, il ne regretta pas le moins du monde sa décision. Il garda une oreille attentive en début de conversation, mais son regard fit le tour des locaux. Ses yeux trainèrent au-delà des vitres, essayant de voir s’ils pouvaient capter éventuellement l’attention d’un journaliste. Ce qui visiblement était peine perdue puisque personne ne les regarda jusqu’à ce qu’ils partent. Il n’aperçut que des têtes hirsutes, ce qui eut le don de l’agacer autant que le chien de garde à l’entrée.

Ils pourraient indiquer sur la porte qu’on va rencontrer des Sesgerins et pas des journalistes

Son oreille tiqua lorsqu’il entendit la manigance de Lauren. Le stratagème marcha, au grand dam du jeune homme, qui écouta attentivement le nom du garçon. Il voulait faire entendre son avis à la journaliste-menteuse mais elle le devança, le rassurant sur son stratagème et lui tendant l’adresse pour qu’il serve à nouveau de guide.

« Visiblement il n’habite pas dans le quartier des mineurs. Je pensais qu’en distribuant le journal là où il était, il devait être du milieu. »

Il se dit que c’est peut-être pour ça que la secrétaire avait dit qu’il était un bon garçon…Il commença à marcher, se dirigeant un peu plus loin dans le quartier.

« Il n’est pas si tard que ça, peut-être le gamin est-il encore dehors avec ses amis. J’en aurais fait autant.»

Il savait d’expérience que les gamins profitaient jusqu’au bout de la journée pour être dehors. Le froid n’était absolument pas un obstacle pour celui qui le côtoyait au quotidien, surtout si les parents du petit n’étaient pas rentrés.

Quelques minutes après leur départ, ils arrivèrent dans une partie plus résidentielle, et le jeune homme s’arrêta un instant sur une petite place où l'on aurait pu rentrer à peine une cinquantaine de personnes collées les unes aux autres.

« On n’est pas loin de chez lui. Gwen, gardez les yeux ouverts et faites nous signes si vous le voyez. Je vais demander aux gosses s’ils l’ont croisé. »

En effet, il y avait à quelques mètres d’eux quatre garçonnets qui jouaient avec une balle. Profitant qu’il n’y ai pas de surveillance, Adam s’approcha d’eux et prit son air le plus bienveillant. Il s’agenouilla même pour paraître moins impressionnant.

« Salut les gars. Je cherche Willis. C’est le journal qui nous a dit qu’on pouvait le trouver ici. Il a peut-être vu qui a dérobé les affaires d’une de mes amies et comme il parait que c’est un bon gars, on s’est dit qu’il va nous aider. »

Adam se servit sans vergogne cette fois de l’excuse qu’avait inventé la journaliste, mais il avait indiqué Gwen de la tête. Etant la plus jeune, et d’un visage qui était beaucoup moins piquant que sa langue, il espérait que les petits tomberaient dans le panneau. L’un d’eux marcha et leva le bras en indiquant l’Est.

« Willis est au square avec les plus grands. Je sais pas si il va vous aider, il fait que parler des pioches.

_ Chuuuuut, mon Papa il a dit qu’il fallait pas parler des pioches à tout le monde »


Les deux garçons commencèrent à se disputer et Adam se releva. Rien de plus à tirer d’eux, ils étaient trop petit. Il s’éloigna de quelques pas. Il ne voulait pas être là quand les adultes viendraient les séparer.

« Et bien on dirait que cette histoire de pioche commence à se répandre. Si ça se propage trop, on risque d’avoir à démêler le vrai du faux. »


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
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