Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Hinaus
Page 2 sur 4
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant


 On pioche, tic tac, tic tac

Gwen Feien
avatar
Ven 23 Fév - 10:39
Irys : 1616843
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Je n’ai franchement rien à redire de la technique de la journaliste pour soutirer des informations à cette femme revêche. En fait, j’y ai même songé, enfin quelque chose de similaire. Je ne me serais pas posée en victime, un peu de fierté en tant que voleuse quand même. J’hoche simplement la tête lorsqu’elle nous informe vouloir éclaircir le « malentendu » plus tard auprès du journal. Il n’y a pas de raison de faire perdre son travail au garçon juste pour assouvir notre curiosité. Même moi je sais ça.

« Visiblement il n’habite pas dans le quartier des mineurs. Je pensais qu’en distribuant le journal là où il était, il devait être du milieu.

- Qui a des préjugés maintenant ? »

Non, parce que c’est bien beau de faire la morale aux gens pour faire exactement ce qu’on leur reproche. Par contre, ça ne nous arrange pas spécialement qu’il ne soit pas du milieu comme il dit. Enfin, tout est relatif, toute la ville doit être un peu du milieu, il n’y a rien d’autre à faire dans ses montagnes quoique soutienne le mineur ! Si les gens ne minent pas, ils vivent du commerce en découlant, c’est évident. Mais je ne souhaite pas relancer le débat la-dessus. C’est juste une petit boutade envers cet impoli qui lave plus propre que les autres. Je le laisse nous guider sans renchérir.

« On n’est pas loin de chez lui. Gwen, gardez les yeux ouverts et faites nous signes si vous le voyez. Je vais demander aux gosses s’ils l’ont croisé.

-Évidemment. »

Comme si garder les yeux ouverts m’empêchait de parler ! Bref, comme il semble y tenir je le laisse se débrouiller avec les gamins. Pour ne pas être trop imposant, je reste en retrait avec Lauren le temps qu’il prenne les informations. En tout cas, à première vu, aucun n’est Willis à la langue bien pendu. Et pour cause, les petits semblent dire indiquer une position plus à l’est.

« Et bien on dirait que cette histoire de pioche commence à se répandre. Si ça se propage trop, on risque d’avoir à démêler le vrai du faux. »

Je hausse les épaules, c’est déjà le cas, c’est le but de cette investigation. Et ça ne change pas le fait qu’on doit parler au vendeur de journaux. Aucun de nous n’a envie de rester dehors par pur plaisir, quoique pour Adam c’est moins sûr, lui qui est natif de la région. C’est sans chercher à discuter plus que je me dirige vers l’endroit indiqué pour arriver à un square semblable en tout point à celui qu’on vient de quitter. La différence majeur est l’âge de ses occupants et leurs activités.

« Hey gamin, viens voir. »

Il n’y a pas de doute à qui je m’adresse, c’est le plus petit de la bande et si tous les regards se tournent vers nous, seul Willis s’approche. Mes pourboires de plus tôt ont dû laisser une bonne image de moi. Si les autres restes en retrait, ils nous lancent quand même des regards curieux, nul doute que le vendeur de journaux se fera interroger dès qu’on aura le dos tourné. Pour l’instant c’est à notre trio de le faire.

« J’aimerais que tu me reparles de cette histoire de pioche, si t’en sais plus ? 

-Pourquoi ? J’ai dit la vérité ! Je raconte pas de bobards. »

Son regard inquiet scrute le visage de mes partenaires. On a déjà dû lui reprocher ses histoires pour qu’il soit ainsi sur la défensive, lui taper sur les doigts pour avoir trop parlé. Va falloir le rassurer avant qu’il nous parle et autant que je le fasse vu que je suis celle qu’il « connaît ».

« Personne ne dit ça. Mes amis ont été intéressés par l’histoire quand je leur en ai parlé et comme je ne veux pas déformer tes mots, j’aimerais que tu leurs racontes de nouveau à eux. »

En plus d’un sourire, je lui offre quelques irys pour lui dénouer la langue. Ces derniers disparaissent bien vite dans un recoin de son manteau tandis que son regard s’illumine. C’est un brave petit, il n’essaye pas de filouter en réclamant plus. C’est aussi pour ça que je lui avais donné des irys la première fois. J’aime pas les magouilleurs, ce n’est pas du vol propre.

« Ben, ça c’est passé il y a trois jours. Le matin les mineurs sont arrivés pour travailler sauf qu’il y avait plus les pioches, ils sont descendus dans la mine pour voir si quelqu’un les avaient laissés en bas ou quoi mais rien. Du coup, ils ont été obligé de fermer la mine et d’acheter de nouvelles pioches. C’est une des seules mines de charbon dans le coin alors les gens sont pas contents...»






x3
Gwen parle en #0033ff
Voir le profil de l'utilisateur

Lauren Hill
avatar
Sam 24 Fév - 22:21
Irys : 829838
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrin 0
Promenons-nous dans Änkar… Avec les deux qui semblaient se mener une petite guéguerre verbale… La naine rebondissant sur les mots du mineur revêche, toutes griffes dehors. À dire vrai, en les regardant agir tout deux, je mourrais d’envie de leur crier : “ Prenez-vous une chambre ! Ca apaisera vos tensions!” Mais bien évidemment, sachant me tenir correctement en société, je me contentais de suivre bien sagement tout en retenant ma verve prisonnière derrière un sourire des plus sarcastiques. Personnellement, je ne m’intéressais pas à leur conversation, si l’on pouvait qualifier cela en ces termes. La gamine semblait un tant soit peu agacée par la façon d’agir de l’homme tandis que je n’en avais franchement que faire. Préjugé ou non… Quelle importance ?

Au bout d’un certain temps, notre petite troupe pas si joyeuse que cela, arriva dans le fameux quartier indiqué sur le bout de papier. Je ne savais d’ailleurs pas trop où regarder. Mes bâtisses semblaient identiques, à quelques détails prés et ne sachant pas à quoi ressemblait le gosse, je me sentais alors d’une utilité plus que modérée. J’écoutais donc d’une oreille attentive tout ce qui se disait entre la bande de gamins et le mineur.

Je le laissais faire, en n’ayant jamais été à mon aise avec ces créatures, ok, ok, les enfants, je préférais à d’autres le soin de communiquer avec eux. Je répétais le manège une fois arrivés au square, apercevant enfin le fameux Willis… Une bonne bouille pour un nain… Bref, il semblait sur de ses affirmations… Le contraire m’aurait étonné, néanmoins, je restais perplexe devant ses dires…

- Une mine de charbon… C’est absurde...murmurai-je comme pour moi-même.

Je ne comprenais pas quelle utilité il y avait de vouloir priver toute une population de moyen de chauffage, en particulier dans une telle région. Soyons logiques, les pioches ne représentaient pas grand chose, si ce n’est un moyen de les empêcher de travailler. Quelques informations supplémentaires obtenues, certes, mais encore bien trop peu. Je m’approchais donc de l’enfant, lui offrant un sourire amical avant de lui parler de ma voix la plus douce :

-C’est drôlement embêtant tout ça, qui t’en a parlé ? Ton papa ?

Bon, au vu du regard qu’il me lança, je n’attirais ni sa confiance, ni sa sympathie… Que voulez-vous, ces machins-là sont capables de sentir la peur à plus d’un kilomètre… Comment ça ce n'est pas des enfants qu’il s’agit? Voyez par vous-même!

« Oui, mais il l’a entendu de Rufus Borpied, lui, il travaille dans cette mine, mais il devait pas le répéter… Maintenant il a plus de travail...»

Tiens donc… Un petit secret pas si bien gardé.

- Je vois… Et où pourrions-nous trouver ce Rufus Bor.. Rufus ?

« Bah, j’sais pas trop parce que papa dit qu’il ne le voit plus au bar. P’têtre parce qu’il a plus de sous maintenant qu’il a plus de travail. Je sais pas trop. Mais papa ne veut plus en parler lui...Et il ne veut pas non plus que j’en parle.»

- Je comprends, affirmai-je en souriant avant de lui ébouriffer les cheveux. Ecoute, c’est très gentil de ta part de nous avoir raconté tout ça, mais fais moi plaisir, écoute ton papa et n’en parle plus d’accord?

Le gamin me lança alors un regard des plus étonné, puis, finalement, il sembla accepter de se taire, comme le confirmait son hochement de tête. Je m’éloignais donc, entrainant la naine avec moi pour rejoindre le mineur.

- Bon… Je ne sais pas pour vous, mais cette histoire ne sent clairement pas bon… Je pense que nous allons devoir fouiller la rubrique nécrologique et chercher un certain Rufus quelque chose… Une idée sinon ?



Lauren s'exprime en #99ccff


Voir le profil de l'utilisateur

Adam Vaughn
avatar
Dim 25 Fév - 15:12
Irys : 563405
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar 0
Une fois arrivé au square, Adam laissa Gwen faire. Avec grand plaisir même, cela lui donna l’occasion de souffler un peu. Il pensait que le voyage et le froid adoucirait la jeune femme dans ses propos. Ce n’était visiblement pas le cas, puisqu’elle continuait de rebondit à ses propos avec verve ou dédain. Il pensait avoir nettoyé la mauvaise impression qu’il avait fait, Gwen n’en avait apparemment rien à faire. Certaines personnes restent sur une première impression.

Ou bien c’était tout simplement son caractère. Il douta de cela quand il la vit parler avec le fameux Willis d’une manière plus douce. Le petit répèta l’histoire et Lauren réussit même à approfondir. Plus ils en savaient, moins ça semblait net. Adam acquiesça lorsque la journaliste conseilla à Willis de se taire. Il ne manquerait plus qu’il ait des problèmes à cause de quelque chose qui concernait « les grandes personnes ».

- Bon… Je ne sais pas pour vous, mais cette histoire ne sent clairement pas bon… Je pense que nous allons devoir fouiller la rubrique nécrologique et chercher un certain Rufus quelque chose… Une idée sinon ?

Voyant que la bande de jeunes les regardaient mais était relativement éloignée, il parla à voix basse.

« Nous pouvons essayer le bar, les mineurs qui vont dans un même bar se connaissent souvent. Nous pourrons commencer par regarder sur le journal si notre gus y apparait et après voir avec les autres gars. Ils auront peut-être peur de parler par contre»

Adam se dit même que c’était une certitude. Ils auraient du mal à obtenir quelque chose, à moins d’être discrets et persuasifs.

« Les investigateurs auront aussi  vent que quelqu’un fouille. Ils n’auront pas laissé un macchabée sans assurer leurs arrières. »

Il n’avait vu qu’un bar en venant, et il avait commencé à se remplir de travailleurs assoiffés. Il pouvait facilement indiquer qu’il était des leurs et attirer leur confiance. Il lui suffirait d’accrocher la montre gousset de son grand père à sa ceinture, montrant ainsi la gravure qu’elle arborait : une pioche et une pelle croisées. Ce ne serait peut-être pas suffisant mais ce serait un bon début

« Sinon on peut essayer la mine de charbon, mais si ce Rufus a eu des ennuis pour avoir juste parlé, la surveillance sera renforcée aussi. »


Les deux solutions étant dans la même direction, Adam se mit de nouveau en marche. Il aurait été dommage que ses compagnes gèlent sur place.

« Si on se fait attraper, on pour toujours dire que Lauren est ici pour un reportage. »


Il se rendit alors compte qu’il ne savait pas pourquoi Gwen était ici, et en profita pour se renseigner. Usant d’un ton qu’il espérait amical, il la questionna donc.

« Votre pensez que la raison de votre venue à Ankar peut aussi nous sortir du pétrin ? »

Adam sentait bien qu’il aurait droit à une réponse du style « c’est pas vos oignons ». Qui ne tente rien n’a rien.


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
x3
Voir le profil de l'utilisateur

Gwen Feien
avatar
Mer 28 Fév - 19:59
Irys : 1616843
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Les questions que posent la journaliste, si elles ont difficilement un ton naturel, nous apportent des éléments intéressants. L’histoire est loin d’être dévoilé mais on a une piste à suivre après celle du vendeur de journaux. Il aurait été un peu triste que l’aventure s’arrête si tôt commencée. Pourtant l’idée du mineur de nous retrouver entourer de mineur du même acabit que lui m’enchante moyennement. Il espère qu’on va juste le regarder parler ? Ça me plaît moyennement et je ne suis pas d’accord avec ses dires. La milice peut être enquiquinante, elle nous virera probablement des lieux s’ils nous prennent à fouiner mais pas de raison que ça aille plus loin. Je hausse les épaules à sa question et je lui réponds. Je sais aussi communiquer « normalement ».

« Nous empêcher de se faire rembarrer ? J’en doute tout comme le statu de journaliste ne nous protégera de rien, au mieux ils nous vireront plus vite. Mais vous pouvez toujours essayer la carte du tourisme ou autre si vous pensez que ça peut aider. » 

Bon, il y a juste une petite pointe de dédain. Mais faut dire que l’impoli cherche un peu aussi. Pour le reste, n’ayant pas de meilleur idée, je ne peut que suivre le plan établi : voir si ce Rufus est mort et essayer d’en apprendre plus en questionnant ses collègues. Encore une fois, c’est le mineur qui nous guide vers notre point de chute.

« Je pense qu’il vaut mieux commencer par le bar. Se lancer sans infos sur la mine c’est le meilleur moyen que ce que vous craignez arrive. »

Nous ne mettons pas longtemps pour y parvenir. À peine la porte franchie qu’en plus de la chaleur, le bruit nous assaille. Rien à voir avec l’ambiance emmitouflé du Au bon mineur. Des rires gras et des voix graves se font entendre bien qu’il n’ait pas que des hommes. C’est juste les plus bruyants. Personne ne prête particulièrement attention à notre entrée. J’en profite pour glisser quelques mots à mes collègues ponctuels.

« On fait groupe à part ? Ce sera plus facile, vous vous mêlerez plus facilement à la foule seul et nous de mêmes. »

Je n’attends pas sa réponse pour me diriger vers le bar et demander le journal. Tous les établissements semblent fournir le même papier. Peu importe, j’ouvre à la page des nécrologies pour parcourir ses colonnes. Les noms d’inconnus défilent et rien. Rufus Borpied est soit toujours vivant soit mort avec son cadavre soigneusement dissimulé. Dans tous les cas il est porté disparu. Je passe le journal à Lauren pour qu’elle vérifie de ses propres yeux.

« Il n’y est pas. »

C’est embêtant, pour nous. Nous n’avons rien « d’officiel » pour recouper les dires que nous allons récolter. Enfin, si les récits ne sont pas trop divergent on pourra leur accorder un peu de foi, je suppose. Je n’aime pas trop empiler les si dans les situations périlleuses même si pour l’instant nous sommes toujours dans la légalité et loin du danger.

« Vous devriez vous intéresser au vivant plutôt qu’au mort, vous êtes bien jeunes pour ça ! »

C’est un quadragénaire au physique modelé par son travail qui vient de nous parler. Un de nos voisins – on en a forcément plusieurs vu le monde- qui n’a pas pu s’empêcher de se mêler de nos affaires. Le premier candidat à l’interview ?




x3
Gwen parle en #0033ff
Voir le profil de l'utilisateur

Lauren Hill
avatar
Jeu 1 Mar - 14:10
Irys : 829838
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrin 0
-Navrée de vous décevoir Adam, mais mon statut de journaliste ne nous sera d’aucuns secours. J’ai besoin d’une autorisation écrite ne serait-ce que pour respirer à côté des mines… Au moindre contrôle, je suis bonne pour un passer un moment fort désagréable avec la milice locale… Et mon patron n’aime pas vraiment cela… Je suis donc de l’avis de Gwen, commençons par le bar. Je réfléchirais à une raison me donnant un passe-droit pour visiter ces galeries si besoin est… Mais j’aimerais mieux éviter.

Sinon mon patron ferait une véritable syncope cette fois...

Un bar… encore… Vous allez finir par me prendre pour une alcoolique à force. Bon d’accord, le choix semble logique, puisque c’est là que la masse ouvrière se rassemble après une journée harassante. Les mineurs en ont peut-être besoin plus que les autres. Pour les besoins de mon article, j’ai eut l’occasion de descendre dans ses galeries sombres et franchement humides. Si vous aviez une image de gentil travailleur aux joues rouges sifflant, chantant gaiement tout en piochant… oubliez la vite fait, bien fait. Ces gens-là, hommes ou femmes qu’importe, ne travaillent pas dans d’agréables conditions, loin de là. On leur en demande beaucoup, souvent même trop pour le salaire de misère qu’ils récoltent en fin de mois. Ces galeries sont effrayantes, bruyantes du tintement du métal sur la pierre, Tic Tac, Tic Tac, constant, imprégnant vos oreilles jusqu’à votre tête, résonnant encore et encore jusqu’à devenir aussi familier que votre propre respiration. Puis, comme cela ne suffit pas, il pénètre votre corps, traversant vos muscles jusque dans vos os qui se mettent alors à trembler au même que ce Tic Tac devenu obsédant. Enfin, vient le tour de votre cœur qui semble alors privé de sa propre volonté, adaptant lui aussi sa course à celles des pioches…

Les mineurs, disai-je, avaient donc besoin de s'aérer, de s’évader de leur grotte, de remplacer cette sombre cacophonie par une symphonie de rire et de tintement de verres. Je ne saurais dire si cette joie est réelle ou illusoire, ce n’est guère important, ça ne l’était pas plus à ce moment-là… Je voulais juste vous éloigner de mon alcoolisme… Ça a marché ?

Bref, après une nouvelle prise de bec entre les deux tourtereaux, nous arrivâmes à ce fameux bar particulièrement bruyant, bien plus que celui que nous avions quitté un peu plus tôt. L’idée de Gwen me surprit, se séparer semblait être une bonne idée, tout du moins, à première vue, mais en avisant la clientèle du coin de l’œil, je n’éprouvais pas vraiment l’envie de m’éloigner du seul mâle de notre trio. Je la laissais pourtant se rendre au comptoir tout en faisant mine de chercher quelqu’un dans la salle sans le trouver. J’observais ensuite Adam, son apparence pouvait aisément le faire passer pour mon adorable petit frère…

Je me dirigeai ensuite vers Gwen, qui m’apprit une nouvelle qui n’avait hélas rien d’étonnant. Soit Rufus gisait quelque part sans que personne ne le sache… Officiellement, s’entend.. Soit, le pauvre homme n’était pas mort, mais détenu quelque part… Dans les deux cas, rien de tout cela ne serait mentionné dans cet horrible torchon. Mais alors que j’allais présenter mon plan à mes deux comparses, voilà que je me fis interrompre par un mineur à la mine légèrement blasée.

Tant pis, les deux allaient donc devoir comprendre mon idée par eux-mêmes. Libre à eux de le suivre ou non.

-Il paraît que les morts peuvent parler à qui sait les écouter ...

« Qu’est ce que c’est supposé vouloir dire ? »

-Pas la moindre idée, avouai-je en haussant négligemment les épaules. Je trouvais simplement que cela sonnait parfaitement bien en réponse à votre introduction.

Il m’observa un instant, écarquillant légèrement les yeux avant de se reporter sur son verre.

« Vous n’êtes pas d’ici vous. »

-Du coin, si. De cette ville, non. Je m’appelle Laure Borpied, voici ma sœur et mon frère. On est venu voir notre oncle Rufus, il nous avait dits dans sa lettre de le retrouver ici, mais je ne le vois nul part.

« Rufus? Vous avez essayé chez lui? Ça fait plusieurs jours qu’il n’est pas venu. »

-Comment ça plusieurs jours ? Sa lettre date de trois ou quatre jours, pas plus. Il est malade ?

« M’étonnerait, Rufus se montre toujours au poste, toujours à l’heure. Un type bien et un bon travailleur... »

Très bien, il semblait bien le connaître, un bon point. Je notais également le ton de sa voix, légèrement tremblante par moment comme s’il hésitait… Nous pourrions en tirer quelque chose, mais pas en ce lieu plein d’oreilles indiscrètes, aussi je lui demandais:

-Vous m’inquiétez monsieur. Nous tenons tous trois à notre oncle. Vous serait-il possible de nous conduire jusqu’à chez lui ? Nous ne connaissons pas la ville et il ne nous a dit de le retrouver ici, nous n’avons donc pas son adresse… S’il vous plaît...



Lauren s'exprime en #99ccff


Voir le profil de l'utilisateur

Adam Vaughn
avatar
Sam 3 Mar - 20:57
Irys : 563405
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar 0
Bien entendu, les efforts d’Adam pour paraître avenant tombèrent à l’eau. Peu importe, il n’avait qu’à laisser couler comme il le faisait souvent dans ces cas-là. S’énerver quand on s’en prenait gratuitement à sa communauté, oui, perdre ses moyens parce qu’une gamine était mal luné, non.  Il la laissa donc s’éloigner une fois arrivé au bar, mais garda un œil sur elle. Il ne savait que trop bien ce que pouvait donner un homme avec un verre dans le nez qui voit une jeune et jolie fille.

Il suivit Lauren qui s’avançait vers elle et apprit en même temps qu’il n’y avait aucune trace de Rufus dans le journal. Soit. Ils allaient devoir fouiner. Mais vu que le sujet semblait être sensible, ils allaient devoir prendre des pincettes. Bref pas vraiment son fort. Ils n’eurent cependant pas longtemps à attendre, que quelqu’un accosta la blondinette et Adam se félicita de s’être approché. Il laissa de nouveau les dames diriger la conversation, écoutant attentivement et laissant trainer son regard aux alentours, l’air de rien.

Il aperçut certains hommes parler en les regardant. Le plan de se faire passer pour la famille de Rufus paraissait bon au premier abord, mais le mineur savait très bien que c’était à double tranchant. Comme il avait dit à ses compagnes plus tôt, les investigateurs du problème n’allaient pas être ravis d’avoir des fouines dans les pieds, surtout de la famille. D’ailleurs l’homme qui leur parlait était loin d’être serein. Adam comprit bien qu’avoir une conversation délicate entouré des autres mineurs, aussi peu enclins à parler de l’affaire que lui, était un frein pour délier sa langue.

La supplique de Lauren avait déjà ébréché l’homme, il ne restait plus qu’à le cuisiner dans un coin tranquille. Etre direct et persuasif. Ca il savait faire. Il était peu enclin à laisser les dames, cependant il devait avouer que tirer les vers du nez de quelqu’un le détendrait un peu.

« Peut-être pourriez-vous commencer par me montrer les toilettes. Le voyage a été long… »

Si leur proie avait été dupe 5 secondes, cela ne dura pas. Les yeux d’Adam lançaient un regard transperçant, certains diraient menaçant en ajoutant ses cheveux sombres et son physique imposant. Ses bras croisés et ses muscles bandés ne pouvaient laisser aucun doute quant au choix qui était laissé à l’homme.

Ce dernier lui montra donc le chemin. Il était sûr que certains autres hommes trouvaient ça louche et cuisinerait le pauvre gars, mais ils ne pourraient rien prouver. La pièce était heureusement vide et le mineur poussa son guide dans une cabine. Il baissa sa voix, la rendant plus rauque et aussi inquiétante que le reste de sa personne.

« Craches ce que tu sais, nous savons tous les deux qu’il y a quelque chose de pas net dans cette histoire. »

« Je sais pas ce qui lui est arrivé. Tout le monde est sur les dents depuis quelques jours. Vaut mieux pas en parler et fouiner mon gars »

Voyant que le soi-disant neveu de Rufus n’en démordait pas, il soupira et lui indiqua son adresse.

« Si il est pas chez lui, tu peux essayer au syndicat. Ils sont dignes de confiance. »

Comprenant qu’il n’obtiendrait rien de plus, il laissa le bougre s’enfuir après avoir vérifié qu’aucun bruit ne les entourait. Il ne sortit lui-même qu’une ou deux minutes plus tard. Il voulait faire confiance à l’homme quand il lui dit que le syndicat était digne de confiance. En général, les gars qui en faisaient partie prenaient mal les affaires puantes et cherchaient à les faire éclater au grand jour. Ils en sauraient certainement beaucoup plus sur toute l’affaire et se fustigeât de ne pas y avoir pensé plus tôt. Restait à savoir comment les approcher. Tout ça bien sûr dans l’hypothèse très probable que Rufus ne serait pas simplement terré chez lui.

Il signala d’un bref coup de tête un coin un peu plus tranquille à ses nouvelles « sœurs ». Avant d’avoir droit une quelconque remontrance de leur part pour être parti en solo dans les toilettes et les avoir laissé seules entourées de brutes, il leur raconta mot pour mot son entrevue. Toujours à voix basse pour ne pas que d’autres les entende. Il leur indiqua aussi ses pensées sur le syndicat des mineurs. Ne restait plus qu’à aller chez Rufus pour vérifier ce qu’ils pouvaient tirer de son chez-lui.


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
x3
Voir le profil de l'utilisateur

Gwen Feien
avatar
Mer 7 Mar - 23:59
Irys : 1616843
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Encore une fois Lauren montre son ingéniosité avec un mensonge parfait. Décidément cette journaliste a des astuces digne d’une bonne voleuse ! C’est une excellente chose de l’avoir abordée plus tôt. Bien sûr, j’appuie son histoire avec un petit hochement de tête quand elle nous mentionne tour à tour prenant un air un peu inquiet alors que je jubile intérieurement. Le type semble vouloir nous aider, il lui manque juste un petit coup de pouce que la proposition de Lauren de nous guider jusqu’à notre « oncle » semble être. Bien sûr, c’est sans compter notre bon mineur qui décide de tout court-circuité en emmenant le bonhomme au toilette. Il avait vraiment besoin de faire une démonstration de force, là, tout de suite ?! Ça m’exaspère mais je ne peux rien faire, le mal est fait, autant le laisser faire son coq maintenant en espérant que ce soit productif.

Son absence dure quoi, cinq minutes ? Entre temps personne ne nous approche, il faut croire que le sujet tabou abordé est un bon répulsif. J’en profite pour me commander un café, un entre chaque sorti dans ce froid glacial n’est pas de trop et sans un mot je bois ma tasse. Les conversations des autres sont envahissantes et celle qu’on pourrait avoir avec la journaliste n’est pas pour leurs oreilles. Autant se taire.

On voit d’abord revenir le vieux qui décide de ne pas rester, il sort sans regarder personne, bonjour la discrétion, suivi après quelques minutes par Adam. Alors qu’on le rejoint à une table en coin de pièce, il nous apprend le résultat de son petit numéro. Tout ça pour pas grand-chose. Ou du moins autant qu’on aurait eu avec la façon de la journaliste. Et qu’est-ce qu’on fait encore là ? À part subir le regard de quelques individus ?

« Dans ce cas allons-y, inutile de traîner ici. »

Encore une fois c’est le mineur qui nous sert de guide. C’est bien la seule chose qu’il sait bien faire ! On change de nouveau de quartier. Il aurait été étonnant que le mineur, Rufus, logea ici. Ce n’est pas le plus huppé mais les habitations ici sont visiblement trop chères pour le salaire d’un simple mineur. Retour dans le quartier qui « craint » donc, et ce en début de soirée. C’est qu’on en perd du temps à aller à droite à gauche ! Surtout qu’on ne se déplace qu’à pied. Ça ne me dérangerait pas s’il ne faisait pas si froid…

« De toute façon, le syndicat n’est pas ouvert de nuit si ? »

J’avoue être totalement ignorante dans ce domaine. S’ils n’ont pas une sorte de permanence, on sera forcé d’attendre le lendemain. Je n’avais pas spécialement prévu, ni sérieusement réfléchi à vrai dire, que ça puisse durer aussi longtemps. Pas que ce soit une gêne, je n’ai rien d’autre à faire de toute façon. Et les deux autres non plus probablement.

Les rues défilent et se ressemblent toutes. Il y un peu plus de monde dans les rues. Il y en a même qui semblent rester dehors, quelle folie ! Des revendeurs à la sauvette sûrement, d’un produit illégal ou d’un autre. Nous ne repassons pas devant Au Bon Mineur, impossible de savoir si l’alcoolo croisé plus tôt est mort de la boisson depuis, mais ce n’est pas vraiment important. Non ce qui importe c’est la maison de ce Rufus. Ou plutôt son logement situé au milieu d’une ribambelle d’immeubles vétustes tous semblables. Seul les numéros permettent de bien les différencier. Pas de gardien à l’entrée ici. On peut entrer et aller directement au troisième étage sans que personne ne nous arrête. Arrivée devant sa porte, je toque. C’est le meilleur moyen de voir s’il y a quelqu’un. À ce moment là, plusieurs choses se produisent : on entend très distinctement quelque chose se casser ou cogner dans l’appartement et une porte voisine s’ouvre.

HRP:
 




x3
Gwen parle en #0033ff
Voir le profil de l'utilisateur

Lauren Hill
avatar
Jeu 8 Mar - 20:13
Irys : 829838
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrin 0
Ces deux-là étaient franchement désespérant… J’avoue ne pas avoir réellement compris la manœuvre du mineur revêche, mais alors vraiment pas. Pourquoi l’avoir pris à part de cette manière au milieu d’un bar grouillant de ses collègues aux regards et aux oreilles indiscrets au possible ? Surtout pour le voir détaler ensuite devant nous sans demander son reste.

Je ne pus retenir un soupir d’agacement, désolée, c’était plus fort que moi. Sans l’adresse de Rufus, comment pourrions-nous aller fouiller chez lui ? Comment ! Mineur revêche serait donc renommé en “gros bras”... Je ne sais pas vous, mais je trouve ce surnom plutôt évocateur. Je ne travaillais pas comme ça, jamais. Mieux valait faire croire aux personnes interrogées que le fait de livrer une information relevait de leur choix personnel… Et non parce qu’ils craignent le mouiller leur pantalon! Comment ça de la manipulation ? Cela n’a rien à voir, il s’agirait plutôt d’une attitude tout à fait professionnelle utilisé par tous les journalistes intelligents qui tiennent à la vie… Et que je n’avais d’ailleurs jamais autant utilisé que ce jour-là…

Bref, Gros bras nous rapporte donc ce que le vieux mineur lui avait appris. Pas grand chose, malheureusement, mais comme il s’agissait là de la seule piste que nous avions, je ne pouvais me permettre de me montrer trop regardante. Je me laissais donc guider, une fois encore à travers les rues de la capitale régionale du froid et des embrouilles sur fond d’exploitation minière.

-Non, ils doivent être soumis aux horaires de bureaux,répondis-je à Gwen en observant ma montre. Je pense, puisque nous n’avons rien de mieux à nous mettre sous la dent à ce niveau-là, autant poursuivre...

Avant d’effrayer le pauvre mineur, ou pilier de comptoir, c’est vous qui voyez, celui-ci lui avait heureusement fournis une adresse… Située dans une sorte de clapier géant où les travailleurs semblaient vivre entasser les uns sur les autres, le genre d’endroit qui ne me mettait pas franchement à l’aise. Je laisse passer mes compagnons devant moi, peu encline à rentrer dans ce… cet endroit. A croire qu’il m’arrive de souffrir d’une forme rare de claustrophobie…

C’est Gwen qui prit l’initiative de frapper à la porte tandis que je me concentrais sur ce qui se passait à l’intérieur. Quelque chose venait clairement de se briser, quelqu’un se trouvait dans l’appartement à n’en pas douter.


-Vous v’nez faire quoi ici vous ?gronda l’homme qui venait d’ouvrir la porte de l’appartement voisin et qui ne semblait pas particulièrement ravi de nous trouver là.

-Euh...


D’accord, je ne m’étais certainement pas attendu à ça, celui-ci me parut tout aussi imposant que notre cher “petit frère” et pas franchement commode. Pourtant, ce n’était pas réellement ce qui me préoccupait, car c’était à présent un vrai remue-ménage qui se produisait chez Rufus. Un nouvel éclat de verre… Mince!

J’appuyais sur la poignée, mais la porte semblait verrouillée.

-Adam, s’il te plait!criai-je dans la précipitation.



Lauren s'exprime en #99ccff


Voir le profil de l'utilisateur

Adam Vaughn
avatar
Sam 10 Mar - 14:20
Irys : 563405
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar 0
Une fois arrivé à l’immeuble abritant l’appartement de Rufus, Adam resta sur ses gardes. Le quartier n’était déjà pas accueillant, mais en plus il savait qu’ils trouveraient probablement des ennuis. De toute façon ils n’avaient pas vraiment le choix si ils voulaient avancer dans leur enquête. Comme l’avait souligné les filles, le syndicat était fermé la nuit.

Le raffut qu’il entendit chez Rufus lorsque Gwen frappa à la porte lui confirma ses craintes, et le voisin qui sortait d’autant plus. Il semblait plus qu’en colère et Adam aurait parié sa chemise qu’il trempait dans tout ça. Heureusement qu’il était resté derrière ses protégées, faisant ainsi barrière. Il entendit la supplique de Lauren et sorti son poignard, le montrant clairement au bonhomme. Il fit deux pas vers la porte de Rufus.

Il prit son air le plus renfrogné et son regard le plus noir de son répertoire pour s’adresser au Brutus. Impressionner son adversaire faisait partie de la baston. Ca pouvait même l’éviter. Ici il espérait bien que ça suffirait à éloigner l’importun.

« Je te conseille de rentrer bien gentiment chez toi si tu veux pas rester alité quelques jours. »

Sans attendre, il prit un peu d’élan et mit un grand coup de pied dans la porte, au niveau de la serrure. Dans ces vieux immeubles, il n’était pas difficile de forcer le pêne avec un coup ou deux. Le bois de la porte était souvent abimé par le froid et l’humidité, rendant l’encadrement fragilisé et cassant. La porte ne fermerait plus mais pour l’instant il fallait qu’il mette à l’abri les jeunes femmes.

Il les laissa entrer en gardant Brutus à distance, visiblement mécontent et prêt à l’attaquer. Une fois qu’elles furent rentrées, il s’engouffra à son tour et se cala derrière la porte pour la garder fermée, en attendant que leur agresseur s’en aille ou qu’ils trouvent quelque chose pour bloquer. Il n’avait plus pensé au danger à l’intérieur. En face de lui, il y avait une table en bois, dont les chaises étaient à la renverse. De l’autre côté, il voyait au sol de la vaisselle et des verres brisés, provenant probablement du meuble au fond de la pièce. Il remarqua aussi une paire de jambes attachées se débattant. Probablement leur fameux oncle ! D’ailleurs il entendit des gémissements étouffés.

Ses agresseurs l’avaient donc attaché et bâillonné, mais aucune trace d’eux si ce n’est une fenêtre ouverte et une corde attachée au pied du meuble proche. Ils avaient dû s’enfuir en entendant des voix proches. Il ne comprenait pas pourquoi, à leur place il serait resté pour les accueillir, surtout avec le renfort extérieur de Brutus. D’ailleurs celui-ci s’était éloigné à pas rapides après avoir mis trois coups dans la porte. Il n’était pas rentré dans son appartement, il avait dû aller prévenir que des fouineurs étaient présents. La présence de la corde et la rapidité avec laquelle était sorti le voisin laissait pensé qu’ils avaient prévu un plan à l’avance au cas où ils étaient dérangés.

Adam comprit donc que le temps était compté. Ne sachant pas si il était le seul armé, il proposa son poignard à Gwen pour qu’elle puisse détacher Rufus. Il réfléchit en même temps où ils pourraient amener Rufus pour le sortir de la circulation quelques temps.

« Nous pourrions louer une chambre pour la nuit dans une auberge plus loin. Il suffira de cacher le visage de Rufus et d’entrer séparément pour ne pas éveiller les soupçons. Dans tous les cas on ne peut pas rester ici trop longtemps. »

Etant donné qu’à l’intérieur il ne semblait pas y avoir d’autre danger pour l’instant, il resta contre la porte pour éviter un nouveau problème venant du couloir.


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
x3
Voir le profil de l'utilisateur

Gwen Feien
avatar
Mer 14 Mar - 15:09
Irys : 1616843
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Ça y est, il se la jouait encore les gros bras. Si pour le voisin c’est efficace, voir intéressant, pour la porte j’aurais très bien pu m’en charger sans tout détruire ! Bon, certes, ces deux là l’ignoraient. Je rentre à la suite d’Adam dans la pièce pour découvrir la fenêtre brisée, c’est de là que venait le bruit probablement, et un homme attaché en piteux états, Rufus sans nul doute. Pas le temps de traîner, j’ignore le poignard tendu et je cours à la fenêtre tout en mettant mes lunettes de machiniste.  Le mineur a à peine le temps de finir ses mots que je leur donne un point de rendez-vous alors en équilibre sur le bordure de fenêtre.

« On se retrouve Au Bon Mineur ! »

Puis, je me laisse glisser en regardant en bas. Ces loustiques ne me sèmeront pas aussi facilement ! Je les vois s’enfoncer dans une ruelle comme si c’était le jour. J’atterris sur mes deux pieds et les suis à la trace. Pas très rapide en plus de ça, je dois faire attention à ne pas trop me rapprocher d’eux même si la neige étouffe mes pas. Le but est de savoir où ils vont, pas de les affronter. Foncer dans un combat au corps à corps, c’est bien la dernière chose que je souhaite. Après quatre ou cinq embranchements, ils arrêtent de courir et reprennent une allure modérée. On a croisé personne sur le chemin et je ne pense pas que ce soit un hasard.

Ils s’arrêtent, je les vois se disputer, ou en tout cas les signes vigoureux de mains le suggère. Et ils finissent par se séparer, évidemment. Ne pouvant pas me dédoubler, je dois faire un choix. Comme souvent dans ces cas je me montre pragmatique et me fit au hasard. J’emboîte le pas au plus petit des deux, les distinguer par leur accoutrement noir et de même facture était impossible, quand ce dernier ce met en mouvement. Le chef du duo, du moins je le pense, il a regardé l’autre partir avant de se mettre en mouvement. Il ne va pas loin. Deux immeubles de là où on était. Sans toquer, il entre. C’est le numéro 10 de je ne sais quelle rue pour l’instant.

Après avoir attendu un laps de temps suffisant, je m’engouffre également dans le bâtiment prenant bien soin à ne pas faire claquer la porte. J’entends encore le bruit de ses pas contre les marches, il doit être au dernier étage. Encore une fois, je préfère attendre avant de prendre sa suite. Autant essayer de trouver l’appartement. Deux sur les quatre portes ne laissent deviner aucune lumière. Je colle ensuite mon oreille sur chacun des battant en  bois pour ne rien déceler de pertinent. Aucune notation sur les portes ne me permet non plus de deviner qui habite là. Dommage. Je redescend silencieusement et vais me poster dans une embrasure de porte à l’opposé de l’immeuble et je fais le guet. Voyons voir si sa visite enclenche du mouvement.

Un quart d’heure, une demi-heure, une heure et toujours rien. Soit j’ai parié sur le mauvais cheval soit rien ne se fera ce soir, dans tous les cas inutile d’attendre dehors plus longtemps. Le but n’est certainement pas de se transformer en statue. Je range mes lunettes, pas besoin d'elle pour simplement retrouver mon chemin, les rues sont assez éclairées, même ici.

En faisant le chemin inverse, je note le nom de la rue : « Hector Chablet », un mineur quelconque sûrement. Et après, je m’égare, je tourne en rond, plus personne n’est là pour me servir de guide et je n’ai pas été assez attentive dans ma course. Une heure, peut-être même deux heures après, je me retrouve devant une boisson chaude, et tant pis pour les gros yeux du propriétaire, au même café où a débuté ma journée ou presque. Je n’ai vu ni Adam ni Lauren mais je n’ai aucun doute sur le fait qu’ils me rejoindront.




x3
Gwen parle en #0033ff
Voir le profil de l'utilisateur

Lauren Hill
avatar
Jeu 15 Mar - 13:15
Irys : 829838
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrin 0
Bon, récapitulons. Nous avions, un voisin vexé, une porte défoncée… Avec le fracas qui allait de paire, évidemment… Bonjour la discrétion. Un homme, facilement identifiable comme Rufus Machintruc, une naine qui joue les voltigeuses et gros bras qui voulait prendre une chambre. D’accord… Que faisais-je là moi déjà ? Ah oui!

Tandis que Gwen partait seule à la poursuite de je-ne-sais-qui, laissant gros bras la main tendue avec son gros couteau dedans, je décidais de m’en saisir… Bah oui, “il y en a qui sont morts comme ça, quand même”... Pour détacher ce pauvre bougre qui se débattait lamentablement sur le sol. Rufus, semblait aller bien, si ce n’est un joli œil au beurre noir et quelques contusions probablement douloureuses, mais rien qui ne mettrait sa vie en danger.

- Rufus, je présume, dis-je en ôtant son bâillon. Il semblerait que vous en ayez énervé quelques-uns.

L’homme m’observa, un instant, sans doute surprit de voir intervenir trois illustres inconnus. Ce n’était pourtant ni le lieu, ni le moment de se lancer dans une grande discussion à cœur ouvert. Tout ce fracas, cette agitation particulière, avait probablement dû attirer l’attention des curieux… Tout comme le voisin énervé qui s’était empressé de détaler dans les escaliers pour aller prévenir quelqu’un… Et je doutais fortement que ce soit la milice. Sans quoi, il l’aurait fait avant cela. Vu l’état de l’appartement, leur petite intervention n’avait pu passer inaperçu, par conséquent, le voisin devait être au courant… Et donc, n’être là que dans le but de nous ralentir… Ce qu’il avait royalement réussi à faire, puisque les agresseurs du mineur avaient eut le temps de fuir.  

-J’ai une chambre dans un hôtel du centre-ville, elle est au premier étage et un escalier donne directement sur ma fenêtre.

Chose qui m’avait évidemment déplu en découvrant celle-ci, mais qui pouvait s’avérer utile dans ce cas précis.

-Vous pourriez monter par là Rufus et toi. L’hôtel est relativement sûr et loin du quartier des mineurs, qu’en dis-tu?

Et il ne fallait pas oublier de retrouver Gwen par la suite… En espérant qu’elle aille bien. Bon sang, mais quelle idée de poursuivre seule des gens sans savoir qui ils sont, s’ils possèdent une arme ou non… Et qui venaient d’agresser un homme seul dans son appartement en plus de ça….

-Une chose m’inquiète toutefois, lançai-je en plaçant une main sur mon menton.Si nous avons été vus, rien ne les empêche de nous suivre. Et même si nous cachons son visage, ils ont très bien pu voir les nôtres...

Et trois personnes se promenant en ville avec le visage caché… Bref, il n’y a rien de plus voyant que celui qui essaie de se cacher… D’accord, nous étions dans une région à la température franchement glaciale et donc il n’y avait rien d’étonnant à se couvrir afin de se protéger du froid… Néanmoins, quelque chose me gênait dans l’histoire et il m’était impossible de mettre le doigt dessus. Pourtant, nous n’avions pas le temps de trouver mieux, il ne fallait pas traîner. J’attrapais donc le manteau épais accroché sur la patère dans l’entrée, l’emmitouflant comme je pus dans une écharpe et un bonnet à la couleur bien trop voyante à mon goût… Mais qui porterait un bonnet rouge vif, franchement ? Je veux bien ne pas m’intéresser à la mode, mais tout de même ! Autant se balader avec un phare allumé dans les rues…

-Allons-y, déclarai-je finalement en aidant le bonhomme à marcher.



Lauren s'exprime en #99ccff


Voir le profil de l'utilisateur

Adam Vaughn
avatar
Ven 16 Mar - 12:52
Irys : 563405
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar 0
Adam resta soufflé quelques secondes, le temps de comprendre ce que Gwen faisait. Avait-elle réellement poursuivit les agresseurs en passant par la fenêtre ?! Il semblerait bien que oui. D’un côté, le jeune homme était agréablement surpris de voir qu’une fille de son âge ait ce culot, d’un autre côté il était mécontent qu’elle aille seule à leur poursuite. Il pouvait lui arriver n’importe quoi ! Surtout dans ce quartier. Mais le mal était fait, il ne restait donc plus qu’à s’occuper de Rufus.

-Une chose m’inquiète toutefois .Si nous avons été vus, rien ne les empêche de nous suivre. Et même si nous cachons son visage, ils ont très bien pu voir les nôtres...

"C’est trop tard pour s’inquiéter de ça. Si nous nous dépêchons, on sera assez loin avant qu’ils ne reviennent. Je vais nous faire passer par les petites rues, on aura moins de chance de se faire voir"


Lauren s’était chargée de le relever et de l’habiller, Adam aillant acquiescé à son plan. Par contre, le bonnet rouge sur la tête de Rufus, c’était une très mauvaise idée. A voir la mimique de la journaliste, elle était tout aussi enchantée que lui d’avoir quelque chose d’aussi voyant près d’eux, mais ils n’avaient pas le choix, le gars semblait en assez mauvais état et risquait de prendre froid sans ça. Il n’avait lui-même pas prit de bonnet qu’il aurait pu lui mettre sur la tête en remplacement.

Après avoir demandé l’adresse de la chambre de Lauren, ils se mirent en route. Rufus pouvant marcher seul au bout de quelques minutes malgré une allure réduite, cela leur facilita la tâche. Au bout d’une trentaine de minutes, l’ancien mineur indiqua à Lauren que c’était le moment de leur séparation.

« On t’attend dans la ruelle, tu nous feras signe quand tu es dans ta chambre »

Il avança donc avec Rufus jusqu’à la fameuse ruelle, et attendit patiemment. Un fois le signal donné, il prêta attention à ce que personne ne les voit avant de monter. Il ne fit pas plus attention que ça à la décoration de la pièce, étant plus préoccupé par leur cargaison. Il le fit s’asseoir sur une chaise, n’étant pas sûr que Lauren soit ravie qu’il se mette sur le lit, et lui expliqua le plus calmement possible la situation : la découverte du vol de pioche, d’où venait la rumeur, la peur des autres mineurs suite à sa disparition, et pour finir comment ils l’avaient retrouvé. Il demanda à Lauren de rapporter un verre d’eau. Etant donné que ce n’était pas sa chambre, il se voyait mal farfouiller !

Rufus semblait reprendre peu à peu ses esprits, bien qu’encore sonné de se retrouver dans cette situation. Pourtant, Adam allait devoir lui tirer les vers du nez visiblement. Il s’agenouilla devant lui et lui mit une main sur l’épaule. Il le regarda droit dans les yeux, en essayant d’avoir l’air le plus détendu possible, comme si il parlait à un enfant blessé.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé Rufus ? On peut pas vous aider sans savoir »

L’homme n’avait pas l’air à l’aise, se demandant sûrement si il pouvait faire confiance à des inconnus. Le plus jeune se sentit donc obligé de le rassurer de nouveau

« Si on avait voulu vous faire du mal on l’aurait déjà fait. »

L’homme souffla et ferma les yeux, son mental avait été mis à mal par toute cette aventure. Il se mit finalement à parler, la voix chevrotante.

_J’étais seul assigné à creuser à une galerie annexe, y’avait qu’un aut’ gars qui était au chariot. Et j’ai trouvé quequ’ chose qui était pas du charbon. J’dirais que ça ressemblait à du diamant mais j’y connais rien. Alors j’suis allé voir l’contremaître pour lui montrer. D’un coup y m’dit de m’la fermer sur ça et m’a renvoyé chez moi direct et de pas en sortir avant qu’y m’le dise. J’étais pas trop d’accord avec ça mais il m’a dit que si j’l’écoutait pas j’finirais dans un fossé.

Bien, ils avaient enfin un début de piste. Apparemment le contremaître voulait garder la découverte du gisement précieux pour lui. Normalement lorsque la découverte d’un filon était faite, la compagnie devait être mise au courant, puisqu’elle payait le droit d’exploiter les terres et les montagnes. Certaines achetaient même la terre si cela valait le coup. Quelqu’un avait donc envie de se faire de l’argent sur le dos de ses supérieurs. Si jamais c’était découvert, le gars en question risquait gros, la mort pouvait paraitre bien douce à côté des représailles des compagnies quand on essayait de les flouer. Rufus reprit son souffle et eut un regard malheureux

-J’ai fait c’qu’il m’as dit et y’a quand même ces gars qui ont débarqué chez moi pour s’assurer que j’parle pas. J’sais pas pourquoi il a fait ça, j’lai bien écouté, j’suis resté chez moi


Quelques larmes commencèrent à perler au coin de ses yeux et Adam lui fit une accolade chaleureuse pour le rassurer. Il regarda ensuite Loren.

« Il se fait tard, on devrait rejoindre Gwen, ou demander à quelqu’un d’aller la chercher pour nous. Je n’aime pas trop savoir qu’on laisse Rufus ici tout seul »

Il n’était absolument pas sûr que personne ne les avait suivi, il était donc hors de question de laisser Rufus seul, et ce dernier ne semblait pas vraiment en forme pour une autre marche. Il était même plutôt sur le point de s’écrouler sous les pleurs qu’autre chose.


HRP:
 


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
x3
Voir le profil de l'utilisateur

Lauren Hill
avatar
Sam 17 Mar - 17:30
Irys : 829838
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrin 0
Je ne pris pas part à l’interrogatoire mené par Adam, je n’en avais nullement besoin, le jeune homme se débrouillait comme un chef. De ce fait, je me contentais de prendre des notes, posant réellement à plat tout ce que nous avions pu découvrir au cours de la journée. Des pioches, nous en arrivions à des diamants… voilà qui était bien curieux. Donc, si l’on suivait ce raisonnement, le vol de pioche servait à empêcher les ouvriers de travailler, purement et simplement. Et surtout de ne pas mettre la main sur ce fameux gisement. Tout du moins, c’était ce qu’il me semblait le plus logique, néanmoins, rien n’était moins sûr. La logique, justement, était affaire personnelle, c’est que des années à fouiner dans les petites affaires des autres m’avaient enseigné. Ce qui vous semble le crédible, ne l’est pas nécessairement, ce qui peut pousser une vulgaire enquête en apparence des plus banale à durer longtemps, très longtemps. J’espérais que ce n’était pas le cas cette fois-là, sincèrement… Je n’en n’avais malheureusement pas le temps, même s’il me tenait à cœur de comprendre…

-Très bien, lançai-je en me relevant. Reste donc avec lui, je vais chercher Gwen. Je ne serais pas particulièrement utile en cas de visite.

Je me tournais vers Rufus, visiblement épuisé, ce qui pouvait aisément se comprendre. Les derniers jours n’avaient pas été de tout repos pour lui… Chargés d’angoisse permanente le menant jusqu’à se faire agresser chez lui, lieu soit disant sécuritaire pour chacun. Bravant, souillant son intimité pour… Pourquoi ? Pour s’assurer qu’il ne parle pas ? Mais pourquoi l’avoir ligoté dans ce cas ? Pourquoi ne pas l’avoir simplement tué, faire disparaître quelqu’un, dans une région pareille, semblait pourtant simple… Quelque chose ne collait pas...

- Vous avez emporté une preuve de ce minerai, n’est-ce pas ? demandai-je à l’intéressé. Vous l’avez caché quelque part… Vous en avez parlé… À qui ?

Rufus me lança un regard surpris, hébété… J’avais donc marqué un point… A vrai dire, il s’agissait de bluff, un coup dans l’eau, simplement pour savoir ce qu’il reviendrait par mouvements. Le mineur baissa alors la tête sur ses mains tremblantes, à présent.

- C’est que… Vous savez… On gagne pas bien not’ vie nous aut’. Et on sait que s’qui brille, ça vaut cher. Le chef voulait pas qu’on l’garde… Mais y’en avait d’aut’ alors Albert et moi, on s'est servit. Ils savent pas pour lui… Et j’leur ai rien dit, c’qu’il a des mioches, et pas beaucoup d’argent pour élever la marmaille. Le plus grand est obligé d’bosser, il vend des journaux… Pauv' gosses. Du coup, j’ai préféré tout prend’ sur moi, vous voyez… J’lui veux pas d’problème.

Intéressant…

Je me retournais vers Adam, avant de soupirer.

- Je te laisse prendre soin de notre invité. Je vais chercher notre amie, déclarai-je en enfilant mon manteau. Le bar n’est pas très loin, si je ne suis pas revenue dans quinze minutes, partez.

D’accord, y aller seule n’était probablement pas une bonne idée, je n’avais pas d’arme, ne savais pas me défendre, mais mieux valait laisser Rufus avec quelqu’un capable de le protéger. Aussi, je n’attendis pas son avis et quitter promptement la chambre, laissant les deux hommes seuls.

Je marchais vite en direction du fameux bar, d’une part parce que j’étais bien évidemment pressée de retrouver la jeune fille, mais aussi pour chasser ce maudit froid qui prenait un malin plaisir à venir vous percer les os. Quelques minutes plus tard, j’arrivais au lieu du rendez-vous, retrouvant la naine tranquillement assise au comptoir. N’ayant guère le temps de traîner, même s’il était tentant de profiter de la chaleur du bar, je me contentais d’un bref :

-Il faut y aller. Adam nous attend.

Je la laisser se couvrir avant de l’escorter à l’extérieur. Ce n’est donc qu’une fois dehors que je lui rapportais les confessions de Rufus, parlant le plus bas possible pour ne pas être attendue par quelques oreilles indiscrètes… Oreilles invisibles s’il en est, car nous étions seules… Tout du moins en apparence, puisque c’est au détour d’une rue, à deux pas de mon hôtel, que nous rencontrâmes deux hommes à l’allure fort peu sympathique.

Et merde…



Lauren s'exprime en #99ccff


Voir le profil de l'utilisateur

Gwen Feien
avatar
Lun 19 Mar - 23:22
Irys : 1616843
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Je n’ai pas longtemps à attendre avant de voir la journaliste arriver, seule. Je suppose que le mineur a voulu attendre avec Rufus. D’un trait je finis ma tasse et suis Lauren dans le froid, encore. Au moins, là m’apprend elle des choses intéressantes, leur temps à peut-être était mieux employé que le mien. Quoique, ça reste à vérifier. Une chose est sûre, cette affaire devient de plus en plus sérieuse. Tout ne pouvait se limiter à un vol de pioche, même pour une plaisanterie c’est trop gros.

De même que la présence de ces deux hommes louches au pied de l’hôtel, celui où nous allons évidement, ne peut être une coïncidence ! Ils ont dû les suivre eux, moi je ne connaissais même pas cet endroit avant maintenant. D’ailleurs leur têtes ne me disent rien, ce n’est aucun des deux bonhommes que j’ai suivi. Combien sont impliqués dans cette affaire ?!

Pas le temps de vraiment y réfléchir, je sors ma dague du bras gauche et je vise alors qu’ils commencent à peine à venir vers nous. L’un d'eux est obligé de s’arrêter à peine commencé à bouger : ma dague s’est fichée dans sa jambe. Maintenant, on peut filer. J’agrippe la journaliste en lui demandant s’il y a une entrée à l’arrière. J’ignore totalement leur cris et insultes derrières nous. Qui s’est jamais arrêté dans ce genre de situation ? Et si eux sont de la milice, moi je suis une simple citoyenne ! Inutile de regarder en arrière j’entends ses pas lourds nous suivre. Une autre preuve, s’il en ait besoin, qu’ils sont soit des menteurs soit sacrément corrompus.

« On y est presque ! »

J’encourage la journaliste alors que j’ignore exactement où est sa chambre. Mais dans tous les cas, il faut qu’on y entre vite. Le « milicien » nous tire dessus. Enfin, une fois. C’est amplement suffisant pour me voir à la fois inquiète et soulagée d’entrer dans l’immeuble au premier étage. Pas le temps de discuter et de toute façon, ils ont dû entendre la détonation.

« Pas le temps de traîner ! Attrapez vos manteaux, on sort par devant ! »

Rufus n’était pas au bout de ses peines, et nous non plus. Alors qu’ils se mettent en mouvement, je bloque la porte avec une chaise. Ça ne tiendra pas longtemps mais assez pour qu’on se tire d’ici. Du moins en théorie, mieux vaut ne pas traîner pour voir le résultat. Je laisse Adam mener l’autre mineur et Lauren ouvrir le chemin. Ce n’est pas le moment de se tromper de porte ou de couloir, même si l’hôtel n’a franchement pas l’air d’être un dédale. Il nous faut pas longtemps pour être de nouveau dehors, accompagné cette fois des deux hommes. Le type que j’ai touché est toujours là mais a perdu conscience. Parfait. J’aimerais aller récupérer mon arme, c’est très tentant et pas du tout raisonnable.

« Vous pouvez nous mener à la Joyeuse Mine ? »

Pas terrible le nom et l’endroit est beaucoup moins classe que celui que l’on vient de quitter. Je loge dans le quartier venteux, défavorisé, là où la majorité des mineurs sont. Je lui donne la rue, je suppose qu'il connait pas tous les boui-boui de la ville. C'est déjà bien qu'il ait pu autant nous guider.

Bref, pas de temps à perdre. On ne peut pas prendre de pause et s'arrêter, même si j’ai l’impression que Rufus ne tiendra pas le coup. Adam pourra-t-il le porter ? Je suppose qu’il ne voudra pas l’abandonner et peut-être que Lauren non plus…




x3
Gwen parle en #0033ff
Voir le profil de l'utilisateur

Adam Vaughn
avatar
Ven 23 Mar - 11:51
Irys : 563405
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar 0
En attendant ses nouvelles amies, Adam prit soin du blessé. Il lui donna à boire et commença à regarder ses blessures. Il n’était pas médecin mais il avait participé et arrêté assez de bagarres pour savoir comment soigner grossièrement ce genre de blessures. N’aillant pas de matériel à sa disposition, il se contenta de le tâter pour voir si rien n’était cassé. A la grimace de douleur que fit Rufus, il avait au moins une côte abîmée.

Avant d’avoir pu terminer son diagnostic, il vit les deux femmes entrer par la fenêtre, les pressant de sortir. Adam ne se le fit pas dire deux fois et attrapa son manteau pendant que Rufus enfila difficilement le sien ainsi que son bonnet. Le garçon tira son aîné à sa suite, celui-ci commençait malheureusement à boiter. Une fois que Gwen lui eut donné la rue de la Joyeuse mine, il comprit qu’il n’aurait d’autre choix que de porter Rufus.

Il sorti son poignard et le prêta à Gwen. Ayant vu l’homme à terre, il se doutait bien que ce n’était pas l’œuvre de Lauren puisqu’elle ne s’était jamais mise en situation de combat. Par contre l’autre jeune femme n’avait pas hésité à poursuivre seule deux malfrats. De plus l’air hésitant qu’elle prit en voyant l’arme logée dans un de leur agresseur finit de lui indiquer qu’elle pouvait les défendre.

« Prends ça Gwen, je vais porter Rufus mais je ne peux pas nous défendre pendant ce temps. »

Il s’agenouilla et laissa un Rufus bougonnant monter sur son dos. Lui faisant signe de s’accrocher, il se releva. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas porté quelqu’un, mais ce n’était pas une première. Une fois qu’il sentit que son fardeau était en place, il fit signe aux filles et s’élança vers leur destination. Grâce à sa bonne musculature, il put heureusement courir, même si c’était à une allure réduite.

A l’aide des indications de Rufus, ils réussirent à semer leur assaillant dans les petites rues du quartier. Malheureusement, un problème en amenant un autre, ils tombèrent sur une patrouille de la réelle milice locale. Adam se figea lorsque les deux hommes en uniforme arrivèrent par une rue perpendiculaire. Etant le plus à l’ombre, le mineur fit glisser Rufus de son dos pour le cacher derrière lui. Il ne savait pas si les autorités étaient mouillées dans cette histoire, ou si certains soldats aux fins de mois difficiles aussi.

Au cas où, il voulut préciser au blessé de se faire tout petit. Il lui chuchota donc quelques instructions

« Pas un mot, fond toi dans l’obscurité, ils ne devraient pas te voir. Si jamais ça arrive, on est tes neveux et nièces. »

Autant continuer sur leur lien familial fictif. Dans le cas où quelqu’un les suivrait depuis le début, ils restaient sur la même ligne conductrice. Les deux gardes s’arrêtèrent devant eux, et les regardèrent de manière suspicieuse.

_Que font deux demoiselles et un grand gaillard à cette heure dans ces rues ?

Adam ne répondit pas, il voulait à tout prix éviter de porter l’attention sur lui et surtout derrière lui. Il pria pour que le bonnet rouge de Rufus ne finisse pas par se voir, et se redressa au maximum à cet effet, laissant aux filles le soin de détourner l’attention des autorités.


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
x3
Voir le profil de l'utilisateur

Lauren Hill
avatar
Sam 24 Mar - 19:07
Irys : 829838
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrin 0
C’est fou comme les événements ont tendance à s’enchaîner rapidement, vous ne trouvez pas ? En tout cas, le moins, que l’on puisse dire, c’est que cet enchaînement rapide d’action ne m’avait guère laissé le temps de réfléchir. Je m’étais totalement laissée emporter, suivant le rythme avant en regardant droit devant moi sans prêter attention à nos poursuivants… Pour émerger dans une ruelle sombre, face à deux miliciens à l’allure peu commode… C’est dans le contrat la mine patibulaire ou bien ? songeai-je en les observant tour à tour.

Je lançai un coup d’œil à mes comparses comprenant bien que c’était à mon tour de jouer… Car même si je n’étais pas une combattante, je savais au moins me débrouiller avec le genre humain. Je pris alors une mine fortement agacée, veillant à attirer toute l’attention sur moi. Portant mes mains à mes hanches, me tenant bien droite, je leur offris mon regard le plus outré.

- Et bien ? D’après vous, que faisons nous messieurs ? demandai-je d’une voix particulièrement agaçante. Cela me paraît logique ! Nous sommes en visite ici, nous voulions aller prendre un verre et comme nous ne connaissons évidemment pas le coin, nous nous sommes perdu ! Voilà deux heures que nous tournons en rond dans ces rues qui se ressemblent toutes ! Alors quoi ? Il n’y a qu’un seul architecte dans cette fichue ville, qui manque sérieusement d'imagination cela dit en passant ! Nous sommes perdu voilà tout. Donc au lieu de nous regarder comme des suspects de je ne sais quelle mauvaise action, veuillez s’il vous plaît nous indiquer l’hôtel “Charleston” et nous ne traîneront plus dans ces rues glaciale en pleine nuit !

Évidemment, pour qu’un mensonge paraisse vrai, il faut toujours y glisser quelques éléments authentiques. J’avais repéré le fameux hôtel à mon arrivée à Änkar, situé plus prés des quartiers des mineurs, il m’avait été proposé pour sa proximité. Seulement, après une brève visite de l’une de leur chambre, j’avais préféré décliner l’offre. Celle-ci ne contenait pas de table… Comment étais-je supposée rester dans le coin plusieurs semaines sans pouvoir travailler confortablement ? Sans blague…

Il fallait aussi y trouver une certaine logique. Nous étions trois, le corps encore chargé d'adrénaline déclenchée par la poursuite que nous venions de subir ce qui donnait à nos visages un air énervé… Et il faisait froid… Mélangez-le tout et vous aurez un mensonge aux petits oignons… Pour quelqu'un qui ne mentait jamais, je ne m’en tirais pas trop mal.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos miliciens. Ceux-ci échangèrent un regard surpris, tant mieux, cela prouvait que j’avais fait mouche. Ne restait plus qu’à attendre qu’ils ne se décident enfin à réagir.

Youhou, les gars, on est poursuivi en fait, ce serait sympa de vous dépêcher un peu...Juste un peu.

- Dans ce cas, vous n’en êtes plus très loin, répondit enfin l’importun premier du nom. Le “Charleston” se situe à trois rues sur la gauche.


- Oh ! m’exclamais-je avec un ton faussement soulagé. Merci beaucoup messieurs, nous n’en pouvions plus...


- Allez-y et ne traînez pas. Les rues ne sont pas sûres.


Sans blague…


- Rassurez-vous, nous n’en avons pas l’intention. Merci encore !

Après nous avoir lancé un dernier regard, toujours légèrement suspicieux, les deux hommes s’éloignèrent. Une fois ceux-ci hors de notre champ de vision, je m’en retournais vers mes compagnons.

- Vous avez entendu aussi bien que moi, non ? Il ne faut pas traîner par ici, allons-y.

Nous avions assez perdu de temps, notre poursuivant encore valide pouvait être n’importe où. Il pouvait même avoir suivi la scène de loin, attendant le bon moment pour agir. Ce n’est pas que j’étais devenu paranoïaque, mais presque… La force des choses l’oblige après tout. De plus, nous ne savions pas non plus combien étaient-ils en tout, ni à quel genre d’organisation nous avions affaire. Et le moins que l’on puisse dire justement, c’est qu’ils étaient organisés… Ce qui n’était en rien rassurant.

Continuant notre route, toujours en suivant les indications d’un Rufus épuisé, nous avançâmes le plus rapidement possible tout en guettant les hommes de la milice… Qu’ils le soient réellement ou non. Bientôt, nous arrivâmes devant l’hôtel au Gwen disait loger.



Lauren s'exprime en #99ccff


Voir le profil de l'utilisateur

Gwen Feien
avatar
Mar 27 Mar - 23:13
Irys : 1616843
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Encore une fois il tente de me refiler son poignard. Je n’ai pas qu’une dague en réserve quand même ! Et un poignard ce n’est pas un couteau de lancé, ce n’est pas équilibré pour. Pas le temps de chipoter je l’empoigne et le glisse dans l’emplacement vide, un peu trop grand mais ça tient. À la place je prends une autre de lancée. Tout ceci en suivant le mouvement bien sûr. On ne va pas à une allure délirante avec l’autre qui joue la mule. Au moins, c’est à notre avantage lorsqu’on tombe de nouveau sur la « milice ».

« Pas un mot, fond toi dans l’obscurité, ils ne devraient pas te voir. Si jamais ça arrive, on est tes neveux et nièces. »

Bon, pour une fois, je suis d’accord avec lui. C’est bien qu’il ne cherche pas à faire les gros bras comme plutôt. On ne sait pas encore à qui on a à faire, on peut sortir de cette rencontre sans trop d’encombre. Enfin, au cas où je garde quand même ma dague en main collé le long de mon bras légèrement en arrière. De toute façon mon côté droit est à moitié dissimulé par le mineur.

« Que font deux demoiselles et un grand gaillard à cette heure dans ces rues ? »

Qu’est-ce que ça peut leur faire ? Heureusement que Lauren s’occupe de remballer leur curiosité, je ne suis pas sûre que je l’aurais fait aussi bien. Surtout avec la fausse milice, ou le faux milicien, un seul des deux est en état de nous suivre, à notre trousse. Mais un seul, avec un flingue et la rage, est bien plus que suffisant pour nous trouer la peau !

« Vous avez entendu aussi bien que moi, non ? Il ne faut pas traîner par ici, allons-y. »

Évidemment, je pense que nous avions tous bien conscience que les rues ne sont pas sûres. À part importuner les gens dans la rue, ces deux gardes ne me semblent pas bien compétents. Enfin, qui sait, peut-être qu’ils arrêteraient le gars à nos trousses.

Qu’ils soient responsables ou non de notre tranquillité, et de notre fuite relativement sans embûche, ne change rien dans le fond. Alors que j’aperçois l’hôtel semi-miteux où j’ai pris une chambre, je sens le soulagement ainsi que la fatigue m’envahir. Du chaud et du repos pour repartir sur de bonnes bases ! Et surtout, un endroit sûr où rester, au moins pour cette nuit.

« Allons-y. »

Le gardien à moitié endormi sur le comptoir nous regarde entrer l’air blasé. Clairement, il en a vu d’autre. Que je revienne accompagné d’un type à l’air pas bien frais avec un bonnet rouge et de deux jeunes à l’allure disparate ne lui fait ni chaud ni froid. Ni le fait que ce soit de potentiels clients. Tout ce qui semble l’intéresser, c’est de s’enfoncer dans son ennui. Très bien, il y retournera vite et s’y tout se passe bien, y restera.

« Deux chambres en plus dans mon couloir.

-Y’a plus »

Je me retiens de le secouer pour m’enquérir des autres possibilités. Avec une larve comme lui, c’est de l’énergie perdue. Ça ne m’empêche pas de souffler. Après un dialogue laborieux nous arrivons à la conclusion suivante : deux chambres en plus à l’étage au-dessus du mien. Une chambre à côté de l’escalier et l’autre voisine sur le même côté du couloir. On aurait pas mieux. Je ne remercie pas le type et récupère les clefs.

« Adam et Rufus voici votre clef, tiens Lauren. Je pense qu’on a tous besoin de dormir. Il sera encore temps de décider quoi faire demain matin. Les ennuies devraient nous laisser tranquille jusque là. »

Avant de nous séparer au niveau de mon palier, je rends quand même le poignard à Adam, sait-on jamais, mieux vaut être prudent que désolé. Je compte bien dormir avec ma dague à proximité pour ma part. En deux enjambées, je suis dans ma chambre, la porte verrouillée et bloquée, la fenêtre vérifiée. Seulement après, j’envisage de dormir pour me réveiller aux aurores. Inutile de dire que j’ai ouvert les yeux plusieurs fois dans la nuit, j’ai le sommeil léger dans de telle situation. Et les bruits ne sont pas rare dans ce genre de bâtiment. Disons que l'isolation n'est pas au top entre autre.

N’y tenant plus et malgré l’heure encore très matinale, j’allais frapper chez la journaliste pour mettre au point les plans de la journée. Il fallait selon toute évidence se mettre d’accord sur la suite pour ne pas se faire bouffer par le nid de frelon qu’on avait éveillé. Hors de question de juste quitter la région maintenant.




x3
Gwen parle en #0033ff
Voir le profil de l'utilisateur

Adam Vaughn
avatar
Mer 28 Mar - 10:44
Irys : 563405
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar 0
La comédie de Lauren aurait bien fait rire Adam si la situation n’avait pas été aussi sérieuse. Il n’avait pas vraiment tout suivit  toute la discussion, plutôt concentré à garder Rufus caché. Lorsqu’il vit les miliciens partir, Adam laissa un soupir sortir avant de faire remonter Rufus sur son dos. La suite du trajet lui parut longue, la fatigue commençait à se faire sentir : le voyage en train dans un wagon bondé, les diverses déambulations dans Ankar, la rencontre avec les deux femmes et l’enquête qu’ils menaient depuis. Il avait beau être endurant, porter quelqu’un à la fin d’une journée aussi remplie s’avérait éprouvant.

Lorsqu’ils arrivèrent en vue de l’hôtel, Adam laissa son paquet descendre pour paraitre moins suspect, et le soutint tout de même. Un soulagement sans nom se propageât en lui lorsque Gwen lui donna la clé de leur chambre, ainsi que son poignard. Il allait pouvoir dormir comme un bébé.

Il décida de ne pas prendre la chambre proche des escaliers, mais sa voisine. Ainsi, s’il y avait du remue-ménage, ça lui laisserait un peu plus de marge pour sortir Rufus. Il vit qu’il n’y avait qu’un grand lit pour eux deux. Tant pis, il dormirait avec le mineur. Il fit signe à ce dernier de s’assoir pour qu’il puisse voir un peu mieux ses blessures que précédemment. Une fois son manteau enlevé, il s’agenouilla comme plus tôt devant Rufus. Rien de grave à signaler en plus.

Le blessé s’allongeât peu de temps après et s’endormit comme une masse. Ce qui ne fut pas le cas du plus jeune. Une fois bien allongé, il entendit que le lit de la chambre voisine tapait régulièrement contre le mur, et les cris de ses occupants étaient bien assez explicites. Adam rougit et essaya de se tourner dans tous les sens pour ne plus entendre de son, sans succès. Ce ne fut que lorsque les voisins s’arrêtèrent qu’il put enfin prendre du repos.

Les premiers bruits matinaux de l’hôtel réveillèrent les deux hommes. Adam aperçu un broc d’eau avec un linge et en profita pour se débarbouiller le visage avec délectation, avant d’aider son compagnon à faire de même, ainsi que nettoyer ses mains et le sang qui trainait par-ci par-là sur son corps.

Les  coups frappés à la porte d’à côté mirent ses sens en éveil, il se douta cependant que ce devait être Gwen. Leurs assaillants n’auraient probablement pas prit la peine de frapper avant d’entrer. Au bout de deux ou trois minutes, il frappa trois coups sur la cloison séparant les deux chambres pour signifier qu’ils étaient réveillés. En attendant que les dames les rejoignent, il s’assit sur le lit et tenta de discuter avec Rufus. Pas de l’affaire, le pauvre homme aurait bien assez à en parler ultérieurement. Il le fit parler de sa vie. Visiblement il le pauvre gars lui en était reconnaissant.

Malheureusement, un grand fracas au rez-de-chaussée leur parvint. Un tel boucan ne présageait rien de bon. L’ancien mineur remit son manteau et demanda à Rufus de faire de même. Il prit son arme à la main et se positionna face à la porte pour faire face à un éventuel assaillant.


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
x3
Voir le profil de l'utilisateur

Lauren Hill
avatar
Sam 31 Mar - 19:58
Irys : 829838
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrin 0
Le trajet jusqu’à l’hôtel me parut relativement long. D’une part, parce que la journée avait été atroce, avouons-le, mais aussi, car il ne se fit pas dans la quiétude. Tout le long, je ne pus m’empêcher de lancer quelques regards paranoïaques tout autour de nous, loin de craindre la milice, je m'inquiétais plus particulièrement de l’organisation qui prenait à cœur de nous garder à l’œil … Et dont nous ne savions rien, bien évidemment.

Ce n’est qu’une fois les pieds posés dans le bâtiment que je me permis de réellement respirer. Je n’aspirais plus qu’au repos et au moment de réflexion intensive qui viendrait avec. Je ne pouvais pas dormir avant d’avoir tout noter, une vieille habitude à laquelle je tenais plus particulièrement. Une fois les mots posés sur papier le sommeil ne pouvait être que productif. Tout du moins, je l’espérais, car nous pédalions franchement dans la semoule et cela n’allait pas en s’arrangeant.

La fatigue pesant son poids, je n’étais pas particulièrement d’humeur à parlementer avec un énième larron, celui-ci représenté par le réceptionniste de l’hôtel de Gwen. Néanmoins, heureusement pour nous, la naine se débrouilla à merveille pour nous obtenir deux chambres, un miracle, même si pour moi, une seule aurait suffit. Je supposais donc, vu son insistance, que Gwen ne tenait pas à partager la sienne… Pas grave, j’aimais bien avoir mon intimité après tout, loin de moi l’idée de protester. Je laissais Adam choisir celle qu’il préférait, cela n'avait guère d’importance pour moi, peu importe où je me trouvais, étant dans l’incapacité totale de me défendre, je me retrouverais forcément dans la panade face à un agresseur… Donc que ma chambre soit proche ou non de l’escalier ne changerait pas grand chose.

Bref, une fois dans mon lieu de repos, je me mis au travail. Pas question de dormir avant, malgré la fatigue, je pris le temps de tout noter, apposant noir sur blanc tous les événements de la journée, nos découvertes, nos interrogations et surtout nos galères. Mes notes n’avaient jamais d’ordre, j’écrivais au fur et à mesure que les idées venaient pour faire le tri plus tard, ce n’était pas réellement l’important. Je ne voulais simplement pas oublier un élément essentiel au bon déroulement de l’enquête dans laquelle nous nous étions jetés têtes baissées.

Une fois terminé, je pus enfin m’étendre sur mon lit au matelas sacrément usé. Mais tant pis, j’étais épuisée… Et pas franchement rassurée. De ce fait, j’eu énormément de mal à m’endormir et surtout à le rester. Chaque bruit nocturne me tirait violemment de mon sommeil me laissait chaque fois dans l’expectative d’une agression éventuelle. Je tentais de me rassurer par la présence de mon voisin de chambre, bien plus crédible que moi face à des intrus avec sa taille immense, ses gros bras et surtout son poignard…

En somme… Je passais une nuit bordée d’angoisse et pas du tout reposante, c’est donc avec une joie non dissimulée que j’accueillis la naine. Il était tôt, le soleil se levait à peine, mais tant pis. Il nous fallait agir rapidement, mais certainement pas sans réfléchir, nous ne pouvions nous le permettre. Je l’invitais à entrer pour lui montrer mes notes, deux cerveaux valant toujours mieux qu’un, j’espérais qu’elle puisse avoir des idées, ou au moins un début, une ébauche d’idée. Un bruit provenant de la cloison me fit sursauter, évidemment, je compris rapidement qu’il s’agissait d’Adam… Néanmoins, mon esprit légèrement paranoïaque et mes nerfs à vif ne l’entendaient pas de cette oreille. Je ne pus donc me calmer qu’en me promettant de l'étriper plus tard le gros bras… Non mais oh!

- Espèce de ... grognai-je entre mes dents avant de ramasser les feuilles étalées au sol et de les reposer sur la table. Bon sang, vu ma nervosité ce ne serait pas raisonnable, mais je rêve d’un café. Bref… Je pense que tu seras d’accord pour dire que cette affaire dépasse largement un simple vol de pioche, j’ai bien peur...

Ma phrase resta en suspens, car un fracas infernal nous parvint depuis le rez-de-chaussée. À nouveau je sursautais, pour une bonne raison cette fois-ci. Sans réfléchir, je remballais rapidement mes affaires dans ma besace avec d’enfiler mon manteau. J’avisais Gwen, espérant qu’elle ait une arme sur elle, car mis à part les meubles présents dans la pièce, nous n’avions absolument rien pour nous défendre et cette fois, pas d’escaliers à la fenêtre.

- Ok, on fait quoi ?

Oui et bien désolée, je suis journaliste, pas une guerrière ultra équipée.



Lauren s'exprime en #99ccff


Voir le profil de l'utilisateur

Gwen Feien
avatar
Ven 6 Avr - 9:20
Irys : 1616843
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Apparemment, la journaliste a aussi bien profité de sa nuit que moi, c’est à dire très peu. À défaut de dormir, elle a écrit. Malheureusement je n’ai pas le temps de voir ses notes qu’elles se retrouvent éparpillés par terre. Merci Monsieur le mineur ! Il aurait pas pu lever ses fesses et venir taper à la porte au lieu de tambouriner ainsi sur le mur sans prévenir. Tandis que Lauren ramasse ses feuilles, je décide de retourner la politesse à l’autre avec quelques coups secs dans le mur. Il n'y a pas de raison !

Encore une fois, je n’ai pas la possibilité de répondre, ou de faire quoi que ce soit, qu’un bruit vient nous interrompre. Et Adam ne peut en être la cause… L’hôtel n’est pas au summum de l’isolation mais pour qu’on entende ce vacarme d’ici, il y avait de quoi s’inquiéter… Il était difficile de croire au coïncidence ou que ce n’était qu’un déménagement quelconque. À cause de l’heure prématurée de la journée, de ce qui s’était produit la veille etc…

- Ok, on fait quoi ?

Et c’est à moi de prendre la décision. Il n’y a pas vraiment le temps de réfléchir ou de se concerter. Je suis la seule évidence qui me vienne : il est hors de question que je file d’ici sans mes lunettes ou le reste de mes affaires ! Il faut que je repasse par ma chambre et je peux aussi bien en profiter pour aller jeter un œil, discrètement en bas. Les autres pourront installer la corde pour sortir au besoin. À cette heure personne ne devrait le voir et ma fenêtre ne donne pas sur une rue très passante.

« On récupère les deux autres et on va dans ma chambre, on pourra partir de là. »

Au moment où je finis ma phrase, je suis déjà en train de toquer à la porte voisine. Une façon de m’annoncer pour que le mineur n’essaye pas de me planter et j’ouvre directement la porte.  Encore une fois, je ne cherche pas à discuter.

« Suivez nous. »

Puis je repars immédiatement pour dévaler les escaliers et nous mener à ma chambre. Dans l’escalier on entend clairement des éclats de voix sans comprendre les mots échangés. Nous ne sommes pas les seuls dérangés par le bruit, on voit des têtes à demi éveillée dépasser de l’entrebâillement des portes dans mon couloir. Certains nous lancent des regards interrogatifs, il y en a même une qui questionne notre groupe d’une petite voix comme si on savait quelque chose ! Je ne prends pas la peine de répondre et je m’engouffre dans ma chambre. Heureusement que mes affaires sont prêtes, j’ai juste à sortir ma corde à la mettre entre les mains de l’impoli pour ressortir le sac sur le dos.

« Je reviens »

Deux dagues en main, j’ai relocalisé celle de ma botte dans la manche qui avait perdue la sienne, je sors dans le couloir direction le rez-de-chaussée. Encore une fois j’ignore les curieux. D’ailleurs, bizarrement, plusieurs ferment vivement leur porte quand ils remarquent mes dagues. Pour la discrétion à ce niveau on repassera, des fois il faut la sacrifier un peu. Plus je descends, plus des mots me parviennent : « remboursé », « escroc », « responsable ». Je ralentis l’allure alors que j’arrive sur le dernier escalier. Je vais même jusqu’à ranger mes armes. Sûre à ce moment là que l’histoire qui se joue n’a rien à voir avec nous.Doucement je dévale les dernières marches et je découvre le gardien, bien moins amorphe que la veille, en pleine dispute avec deux gars bien baraqué et dans la continuité de l’escalier un lit quelque peu esquinté. Personne ne remarque ma présence, trop pris dans leur engueulade. Je décide donc de remonter, j’en ai assez vue pour imaginer ce qui c’est passé.

Aussi rapidement que je peux, je retourne dans ma chambre. Peut-être qu’ils seront pas déjà dehors avec de la chance ? Sinon je pourrais toujours les y retrouver en passant par le passage « normal ».




x3
Gwen parle en #0033ff
Voir le profil de l'utilisateur

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
Page 2 sur 4