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Chroniques d'Irydaë
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 On pioche, tic tac, tic tac

Adam Vaughn
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Mar 5 Juin - 13:11
Irys : 563405
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar 0
Le carnet était une preuve supplémentaire qu’il y avait du trafic dans tout ça. Il n’avait d’abords pas comprit le contenu du livret, mais les explications des deux jeunes femmes l’avaient renseigné. Et les chiffres, qu’il s’agisse de magilithe ou d’Irys, étaient colossales. Bien plus que ce qu’il pourrait rêver de jamais posséder. Pas étonnant qu’ils n’hésitent pas à soudoyer les autorités et bâillonner la populace.

« J’irai voir Béatrice demain matin »


Ils ne pouvaient rien faire de plus ce soir, et de toute façon le sommeil gagnait le jeune homme. Les intrigues avaient eu raison de lui autant que le travail physique. Il était temps de laisser leurs corps récupérer. Comme le disait Gwen, le lendemain s’avèrerait tout aussi chargé et ils devraient être en pleine possession de leurs moyens.

Au petit matin, les rayons du soleil réveillèrent Adam. Ses deux sœurs étaient encore en train de dormir alors qu’il quitta leur chambre, se dirigeant vers le syndicat. Lorsqu’il arriva devant le bâtiment et aperçu des membres de la milice y entrer, il se précipita dans le café proche pour s’y cacher. Il se commanda un petit noir et s’assit à une table donnant sur le bâtiment. Il ne se passa rien pendant plusieurs minutes, le bruit ambiant des conversations le renseignant sur les derniers potins. A cette heure-ci, il n’y avait que peu de monde, la plupart des clients étant des anciens. Peu de paroles furent échangées à propos de l’histoire des pioches si ce qui était déjà connu publiquement la veille.

Le jeune homme dû attendre environ dix minutes pour revoir les miliciens se faire sortir du syndicat par une Béatrice en furie. Son visage indiquait bien la colère qui l’habitait alors que les soldats avaient l’air penaud. Ils ne mirent pas bien longtemps avant de faire demi-tour, ce qui donna le signal à Adam pour quitter sa cachette. En le voyant, le visage de la femme s’éclaira et elle vint le prendre dans ses bras avant de l’entrainer rapidement dans le même bureau que la veille.

« Les miliciens sont à la recherche de Rufus. Je leur ai dit que je m’inquiétais aussi de ne pas avoir de ses nouvelles et que si ils faisaient mieux leur travail ils l’auraient déjà trouvé. »

Bien entendu le contenu exact de ce qu’elle avait crié aux gardes devait être plus fleuri. Une femme en colère pouvait être terrible et il avait bien vu le visage défait des hommes d’armes.

« Je l’ai envoyé en sécurité dans le Sud. Ils ne pourront plus l’atteindre. On est en train de s’occuper d’Albert et sa famille aussi. Alors tu as découvert des choses ?

_Oui mais pas assez. Il nous manque quelques éléments. Est-ce tu sais comment rentrer dans le bureau du contremaître ? »


Béatrice s’assit et toisa l’ancien mineur, avant de soupirer et de prendre un papier.

« _D’habitude il finit la paperasse vers seize heure et rentre chez lui. Son second va très peu dans le bureau. Ils doivent bien garder les mêmes habitudes puisque personne n’a rien remarqué à ce propos. »

Pendant qu’elle lui parlait, elle s’activait sur sa petite feuille et la lui tendit le plan des bureaux de la mine.

« _Soyez très prudent. Si la milice commence à s’activer, c’est que leurs supérieurs sont sur les dents. J’aimerai avoir d’autre choix que de t’impliquer là-dedans Adam.

_Ne t’inquiètes pas Béa, tout ira bien. »

Après une nouvelle accolade, le jeune homme retourna vers l’hôtel, vérifiant régulièrement de ne pas être suivit. Les rues se remplissaient de plus en plus, rendant la tâche difficile mais lui assurant un certain anonymat. Un vendeur de journaux criait pour vendre ses journaux :

« Une mine toujours fermée après un vol de pioches. Réaction des autorités »

Les dernières paroles retinrent l’attention de grand gaillard, qui s’arrêta pour prendre le quotidien. Il le lirait une fois tranquillement assit pour faire passer le temps d’ici leur nouvelle action. Il en profita aussi pour ramener une tourte qu’ils pourraient partager. Lui-même était affamé, et ses deux sœurs le seraient probablement aussi.

En rentrant dans son habitat provisoire, Adam posa ses trouvailles sur la table et préféra commencer par remplir son ventre, laissant tout loisir aux jeunes femmes de lire par elles-mêmes le plan et le journal, ou de le questionner. Il laissa seulement échapper un « on peut attaquer à partir de seize heures » avant d’engouffrer sa première bouchée.


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
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Lauren Hill
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Ven 8 Juin - 15:21
Irys : 829838
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrin 0
Pendant ce qui me sembla être des heures, j’essayais d’imiter ma fratrie et de me laisser aller à m’endormir… Néanmoins, ce fut peine perdue, malgré la fatigue accumulée, je ne parvenais tout bonnement pas à me sortir ces maudits chiffres de la tête. Une information se cachait derrière eux, j’en étais certaine, mais leur apparence me semblait bien trop étrange pour un montant ou un poids… L’un manquant de rondeur, l’autre de virgule et bon sang que tout cela me perturbait.

J’ai toujours eut les mathématiques en horreur. Certains y trouvaient une logique qui visiblement s'évertuait à m’échapper. Je trouvais les chiffres ennuyeux, et me voyais encore enfant, assise devant mon pupitre à observer les nombres face à moi tout en essayant de leur donner un caractère… Le Un était imbu de lui-même, le Deux constamment indécis, le Trois n’avait pas confiance en lui, etc. Bref… Je les ai toujours haïs et j’ai toujours fait en sorte de les fuir… Mais voilà qu’ils m’obsédaient, m’empêchant de trouver le sommeil auquel j’aspirais pourtant.

Finalement, je décidais de me lever afin de tirer cela au clair… Épuisée comme je l’étais, je ne pouvais pas être particulièrement efficace, mais quitte à rester éveiller, autant me montrer utile. Alors, le plus silencieusement possible, j’allais m’installer à la table, me contentant de la lueur apportée par une vieille lampe à huile. Je me plaçais devant le carnet du contremaître, m’emparant de mon propre calepin et de mon crayon avec lequel je rapportais chaque suite au fur et à mesure où je les retrouvais dans le fouillis que constituaient les notes de cet homme. Plusieurs suites se retrouvaient sur la même page bien qu’éloignées les unes des autres… Peut-être avait-il essayé de trouver sa propre méthode de codage… Allez savoir… Toutefois, une fois, quelques suites misent bout à bout, tout me parut beaucoup plus clair...

A.K 209993 /1235/ 1352
H.S 309993 / 0907/ 1016
H.S 409993 / 0813/ 0833
A.K 409993 / 1250/ 1330

Les lettres devaient être des initiales… Mais les chiffres suivant se suivaient d’une façon bien trop particulière pour être de simple montant et puis… Comme je le disais, ils manquaient de rondeur et de virgules… Et… avez-vous remarqué leur façon de se terminer ? Alors, j’appliquais la bonne vieille méthode de la séparation logique en séparant les suites. Regardant de plus près seul le premier nombre changeait… alors en suivant cette logique 209933 devint 2.09.993, et nous obtenons une date… En poursuivant ainsi 1235 / 1352 se transforma en 12h35/13h52… Probablement une heure d’arrivée et une heure de sortie...L’on était bien loin des montants…

Je continuais ainsi jusqu’à la date du 15 septembre 933… date de la fermeture officielle de la mine... Là où les suites commençaient à changer, laissant cette fois apparaître ce genre de chose :

A.K 1109933 / 1.145.678

Cette fois, je pouvais croire à un montant, exorbitant, généreusement offert par ce certain A.K. Toutefois, je commençais à me demander quelles pouvaient être les intentions du contremaître en notant tout cela et surtout, pourquoi toutes ses notes débutaient bien avant la découverte de la pierre par Rufus et Albert…

Des réponses soulevant toujours plus de questions… J’aurais aimé en discuter avec Gwen et Adam, mais je préférais tout de même les laisser dormir… Après tout, cela pouvait bien attendre le lendemain… D’ailleurs, je finis moi-même par m’endormir.

A mon réveil Adam était déjà parti, mais Gwen était bien là et réveillée. Je me doutais bien de l’endroit où notre “frère” s’était rendu et ne voulant pas m’amuser à me répéter, j’attendis patiemment que celui-ci ne rentre. J’en profitais donc pour commander du café, beaucoup de café, car malgré tout, ma nuit fut courte et j’avais bien besoin de me réveiller complètement.

Adam revint peu après, visiblement pressé de manger ce qu’il venait de rapporter. Mon regard fut attiré par le journal qu’il avait amené, enfin surtout par sa Une. L’article évoquait le fameux vol de pioche et… comme par hasard, les noms de Rufus et Albert étaient cités comme suspect principal et activement recherchés par la milice… Évidemment. Ils offraient même une récompense pour pousser les gens à vendre leurs voisins… Charmant.

-Tsss, ça sent l’article commandé à plein nez, c’est tellement plus commode… soufflai-je en jetant négligemment le quotidien sur la table. Où sont-ils maintenant ? Béatrice a réussi à les mettre à l’abri ?

Je pensais surtout à Albert, sa découverte “miraculeuse” avait décidément attiré bien des soucis à sa famille et j’espérais que tout cela allait s’arranger pour eux. M’emparant d’une part de tourte, je m’installais prés d’Adam… Après une bouchée ou deux, je commençais à leur exposer mes découvertes nocturnes tout en m’appuyant sur mes notes.

-Ces dates me paraissent étranges...Je me demande donc s’ils savaient bien avant cette découverte que la mine renfermait autre chose que du charbon… Je ne vois pas comment en tout cas… A moins que cela n’a strictement rien à voir, franchement… je suis perdue… Peut-être trouverons nous ces réponses dans le bureau...




Lauren s'exprime en #99ccff


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Gwen Feien
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Jeu 14 Juin - 23:01
Irys : 1616843
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Les mouvements dans la chambre du mineur me réveillent mais je décide de ne pas le montrer ni de me lever. Pas la peine d’ouvrir les yeux pour savoir qu’il est bien trop tôt pour une voleuse. Le vrai lever ne se fait que bien plus tard, plus ou moins en même temps que Lauren et me joignait à elle pour engloutir du café. Même en ayant dormi plus qu’elle, je vois bien à ses traits que cette nuit n’a pas dû être bien mieux que la précédente, un tonifiant pour la suite ne me fait pas de mal. La discussion est inexistante, mais qui va s’en plaindre de bon matin ?

L’animation arrive avec notre lève tôt. Comme il n’a pris qu’un journal je suis forcée de lire par dessus l’épaule de la journaliste. Un ramassis de bêtises tellement énormes que s’en est flagrant. Ça n’empêchera pas le mensonge de fonctionner : il suffira d’un gus en manque d’argent, ou un peu avide, pour dénoncer un des deux mineurs ou du moins essayer. Dans ces cas là, les problèmes d’éthique ne se posent pas. Bref, inutile de s’attarder ou de renchérir sur les mots de ma pseudo sœur. Je regarde le plan alors qu’ils parlent de la sécurité des deux types et de leurs familles. En soit, rien de bien compliquer à mémoriser et c'est tant mieux. Surtout qu’on doit agir dans quelques heures à peine juste sur la base de ça.

Le bureau à une fenêtre mais je doute qu’on puisse passer par là discrètement. Et si ce n’est pas la première pièce du bâtiment à laquelle on peut accéder après avoir passé l’entrée, il n’y a pas une grande distance à parcourir. Le nombre de pièce n’est pas immense en même temps : une sorte de débarras, pièce de stockage, une grande salle qui sert de cuisine/salle à manger, le bureau en question, un autre bureau, des toilettes et encore un débarras. Rien de bien compliqué en perspective. Je pose le plan pour manger moi aussi et écouter ce qu’a à dire Lauren.

Des dates, bien sûr. Impossible de savoir pourquoi j’ai écarté cette idée hier. Mais maintenant qu’elle le dit, il n’y a pas de doute possible. Un élément en plus qu’on a en autre possession. Ce n’est pas suffisant, pas encore. Je ne peux qu’être d’accord avec ses derniers mots : ce n’est pas ici dans cette chambre qu’on en saura plus. Heureusement. Autant ça ne me gêne pas d’attendre en observant, autant attendre dans une pièce avec rien à faire c’est une autre histoire ! Cela se sent peut-être dans mon ton...

« D’ailleurs, tu as dit qu’on pouvait y aller à seize heures en entrant. C’est à l’heure où ils partent ou ils le font avant ? Remarque, on ferait aussi bien d’y aller plus tard, dix huit heure ou plus. Habillées comme on est je doute qu’on nous prenne pour des mineurs non ? Et ils risquent de rester du monde peu après leur sortie. Je suppose qu’il n’y a pas de maison ou d’habitation autour du bâtiment à l’entrée de la mine ? »

Je suis bien obligée de m’en remettre à lui dans ce domaine, ne m’en déplaise. Debout, les mains vides, j’ai eu le temps de manger pendant le discours de ma sœur, je le toise. Est-ce vraiment une bonne idée ? Il serait moins voyant seul – je ne parle pas de discrétion – mais que ferait-il fasse à une serrure ? Le but ce n’est pas que la première personne qui passe dans le bureau voit qu’il a été visité. La moindre action retardant la découverte nous sera utile même si les suspicions dues à notre autre « visite » aura forcément des conséquences sur cette découverte. À moins qu’il n’y ait rien à voir là-bas. Cette idée ne me plaît pas trop et je décide de l’écarter. Ce n’est pas le moment d’être pessimiste. Et il y a d’autres détails à discuter.

« Que fait-on une fois les documents en main ? On te les laisse et on se dispatche ? »

Je n’aime pas vraiment cette option même si c’est la plus logique. Bizarrement, je ne la connais pas depuis longtemps mais je l’aime bien et j’aimerais voir le bout de l’histoire. D’un autre côté, que ferais-je de telles informations ? Je pourrais peut-être les vendre à M.Strauss et c’est tout, ce qui me fait qu’une seule possibilité. C’est trop peu. La milice ne compte pas, aucune chance que je m’en approche et au vu de la corruption dans cette affaire, ce serait inutile. Il y a le syndicat aussi je suppose, bien que le problème doit les dépasser…

« Parce que je vois qu’une personne qui pourrait en faire quelque chose. »

Je regarde Lauren, inutile de poser la question au mineur. Son utilité est limitée. Surtout pour la planification.




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Gwen parle en #0033ff
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