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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Suhury
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 Hello Nurse!

Arianna Torricelli
avatar
Dim 4 Fév - 19:13
Irys : 74990
Profession : Zélote, Soldat, Chasseuse
My'trän +1
-Deux semaines, lâcha Torricelli.
-Deux à trois semaines, corrigea l'un de ses partenaires.
-...

Ils étaient à Darga, capitale de Suhury, capitale de Mytra toute entière... aussi artificiel que cela puisse paraitre, pour cette nomade pure et dure. Il y avait beaucoup de choses qui la dérangeait dans les grandes zones urbaines. Elle ne comprenait pas que des gens fassent payer aussi cher pour une place dans une auberge qui n'avait rien de spécial, par exemple. Ça n'était pas hors de portée pour sa bourse, mais restait indécemment supérieur aux prix qu'elle rencontrait habituellement au hasard de ses pérégrinations - elle avait l'impression de gaspiller des ressources, ce qui était insupportable. Pourtant, les propriétaires de l'auberge n'avaient pas l'air d'être riches, loin de là.

De même, elle ne comprenait pas que des Mytrans puissent connaître la pauvreté et la mendicité dans les murs de cette ville. Précisément parce qu'ils étaient Mytrans. Ils ne pouvaient pas manquer d'eau, de nourriture, de quoi se chauffer, se vêtir et se loger quand tout ce qu'il leur fallait pour ça était à leur disposition dans la nature. S'ils ne savaient rien faire au point de ne pas pouvoir troquer des ressources ou se rendre utile dans un groupe, il y avait un problème.

Mais bon, sa vie de nomade et ses missions tombant à l'improviste ne constituaient plus le moindre défi à son quotidien. Le fait de se confronter à la vie urbaine pour un temps pourrait peut-être...

-Bon, eh bien... amusez-vous sans moi, s'était-elle résignée.
-Tu... vas faire quoi du coup?
-Aucune idée. Est-ce qu'on a des caches de provisions dans le coin qui auraient besoin d'être remplies?
-Le lac de Mergen ouest?
-Le groupe de Harleigh l'a fait récemment.
-La crique blanche?
-C'est loin. Cinq jours de marche aller?
-Euh...
-Je trouverai quoi faire. Quitte à voir s'ils n'ont pas des missions dans le coin. Vous partez quand?
-Demain? J'me prendrai bien des bières.
-Pareil, surenchérit un autre.
-Ça me convient très bien.

____________________________


-Alors, il va me falloir...

Des herbes médicinales. Des miels de fleurs Suhuriennes. Des sels et poudres calcaires de Zolios, d'autres racines de plantes qui ne poussaient que dans le Kharaal (les Zagashiens ne rechignaient pas à s'en servir, même s'ils étaient très rares à prendre sur eux d'aller les chercher sous le soleil de plomb et la poussière de leur pays favori), et d'autres denrées que les Nerassa ne rencontraient que rarement dans leurs voyages usuels. Même pour les nomades, le fait de commercer avait du bon. Quitte à se trouver dans le plus grand carrefour marchand du continent, autant en faire quelque chose d'utile.

-Nous n'avons plus de ces fleurs, lui objecta l'apothicaire. Beaucoup de fièvres ces derniers temps.
-Pareil pour nous, répondit la chasseuse. Vous auriez une idée d'où je pourrais en trouver?
-Si vous pouvez attendre cinq jours, on sera tous réapprovisionnés. Et sinon... vous trouverez des boutiques tous les trois cent mètres, à deux trois carrefours près. Essayez pour voir.

____________________________


-Euh... vous recrutez, ici?
-Heiiin?

Un dispensaire. Arianna avait fait le tour de beaucoup trop de pharmacies et d'herboristeries pour trouver son bonheur - en vain. On avait toutefois fini par la rediriger vers cet endroit, qui pouvait prodiguer des remèdes à qui en avait besoin. Mais plus pour en faire un usage immédiat que pour venir faire ses courses, avait-elle deviné. Elle ne se serait pas donnée la peine de s'y rendre si le lieu n'avait pas été aussi proche de son auberge ; en l'état, c'aurait été idiot de ne pas le faire. L'endroit avait d'ailleurs une excellente réputation, les soigneurs officiant en son sein étant tous compétents et humains.

Le problème, c'était que la personne qui l'avait accueillie relevait plus du mort-vivant que l'humain. Elle grossissait le trait, bien sûr. Mais ce n'était pas la première fois que la nomade constatait que les centres de soins installés dans de grandes villes étaient incroyablement sollicités, et son personnel complètement exténué. Alors, régulièrement, elle y proposait ses services, en partie pour garder la main sur toutes les pratiques de premiers soins qu'elle avait pu apprendre, en partie pour gagner assez d'argent pour pouvoir vivre en ville.

Restait à voir comment c'était, ici.
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Benedict O'enhärt
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Lun 5 Fév - 17:13
Irys : 166728
Profession : Historien - Homme de Science - Ecrivain
My'trän +2 ~ Suhury
Au fil du temps qui était passé depuis qu’il avait commencé à travailler au dispensaire de Darga, Benedict avait appris à connaître ceux qui y officiaient à ses côtés. Il y avait de bons médecins, comme de moins bons, mais dans la globalité le dispensaire avait une bonne réputation hérité de médecins et soigneurs compétentes en son sein. Il leur arrivait parfois de prendre des assistants, car dans les jours les plus malheureux il arrivait souvent que le nombre de soigneurs soient déjà insuffisant et dans ces cas là il fallait mieux faire son possible pour leur éviter des tâches pour celles d’aller chercher diverses plantes et remèdes à l’entrepôt derrière. Pour cette raison était présent les assistants, qu’on appelait ironiquement les “convoyeurs”. Certains étaient des “professionels” si l’on peut dire, il y avait par exemple plusieurs étudiants qui profitaient de leur temps libre pour aider. Au fil du temps ceux qui prennaient régulièrement un tel poste avaient appris à se faire rapide et agile pour ne jamais être dans le chemin d’un soigneur en remplissant leur tâche avec efficacité. Mais ces derniers jours avaient vu l’apparition d’un “convoyeur” volontaire qui n’avait clairement pas eu le temps de se faire à son travail, cette inexpérience était encore empiétée par une curiositée maladive double d’une maladresse exaspérante. Comme si ce ne fût pas suffisante, la période était dite “creuse” au niveau du personnel, ce qui signifiait qu’il y avait peu de soignants pour un nombre de patients qui lui restait le même. Et pire encore ! Tout le soigneurs du dispensaire avaient pour la plupart passés la nuit sur place à soigner une arrivée de patient durant la nuit suite à des bagarres de rues ayant éclatées un peu partout dans le quartier de Möchlög. Comme pour souligner cette nuit de violence, Benedict ne pu que remarquer l’absence du Protecteur habituellement à coté de l’entrée.

Enfin, après avoir essuyé plusieurs remarques amères de soignants épuisés par leur travail nocturne, le jeune convoyeur maladroit avait été relégué à l’accueil et bien sûr lui non plus n’avait pas dormi ce qui le rendait encore plus inssuportable qu’on ne pourraît l’imaginer. Benedict n’avait pas dormie depuis exactement 26 heures, et les effets du manque de sommeil se faisaient peu à peu ressentir dans ses muscles qui refusaient parfois de se décontractés. Lui qui était habitué à dormir un nombre d’heures trés raisonnable par nuit, c’était une sorte de coup dur, mais il ne s’arrêterait pas à si peu. Après avoir finit un bandage, il renvoya un patient de la main. Au fil du temps qui passe, les Soigneurs avaient finis par ne plus ouvrir la bouche, au risque de faire preuve d’impolitesse ils préféraient économiser leur force car la moindre once pourraît s’avérer importante.

Alors qu’il sortant de la petite chambre, il tomba nez à nez avec le “responsable” des lieux, un vieil homme à la mine indulgente dont les traits semblaient s’affaisser de jour en jour. Benedict ne pu s’empêcher d’éprouver une certaine admiration pour cet homme qui passait chaque jour au service des autres, et ce jusqu’à ce que son état l’en empêche. Il soupira longuement avant de lui adresser un salut du chef

- Depuis combien de temps n’as-tu pas dormi, Benedict ? Demanda le vieil homme en fronçant les sourcils.

- Mes cernes me trahissent. Quand arrive la relève.. ?

- Tu peux t’en aller dés maintenant, si tu le souhaites. Tu as fais du bon travail et tu es rester bien plus longtemps que tu ne le devrais. Merci à toi.

Benedict observa l’homme s’éloigner vers la partie destinée aux soins important, et poussa un soupire. Le vieil homme avait raison, il n’aurait pas du rester si longtemps. Déjà parce qu’il était déconseillé aux soignants de rester plus de douze heures consécutives sous peine de commettre des erreurs dû à la fatigue, mais également parce que Benedict n’était pas un soignant “confirmé” si l’on puit dire. Il officiait depuis des années et était accepté par ses paires mais restait un soignant à temps partiel et non un soignant de métier. Auparavant, le vieil homme l’aurait sans doute fait sortir du dispensaire et aurait prévenu le reste du personnel de ne pas le laisser entrer avant le lendemain, mais malheureusement le dispensaire manquait cruellement de main d’oeuvre. C’était uen chose assez rare il fallait le dire. Dans ces cas là cette disposition du réglement n’était pas réellement observée et le vieil homme prennait la responsabilité de toute faute.

Benedict prit une grande inspiration, avant de se diriger vers une autre chambre, de sorte à recommencer un énième soin. Il allait entrer dans la chambre lorsqu’une voix lui parvient depuis le comptoir.

-Euh... vous recrutez, ici ? demanda une voix inconnue

-Heiiin? lança la voix éteinte de Gil pleine de confusion, visiblement tiré hors de sa somnolence

Benedict ouvrit de grand yeux avant de repartir à grand pas vers le comptoir, à peine le convoyeur à l’air endormi en vu, il haussa la voix.

- Gil, va te reposer, tu as assez travailler tu tiens à peine debout mon garçon.

Sur ces paroles qui firent mouche, le jeune homme détala sans même demander son reste, allant même jusqu’à bondir par dessus le comptoir. Benedict vient lentement se glisser derrière le comptoir de façon plus traditionnelle, avant de lentement poser ses mains à plat sur le bois, plongeant alors son regard sur la personne qui venait à son encontre, il mima une grimace d’excuse avant de venir se masser les paupières brièvement. Sa mine fatiguée et ses cernes trahissait forcémment son état d’épuisement, mais il espérait que son air sûr de lui limiterait la casse de sorte à lui donner un semblant de crédibilité.

- Bonjour, vous pouvez m’appeler Benedict, que puis-je pour vous.. ?

Benedict poussa un léger soupire à la fin de sa phrase, comme si cette dernière lui avaient coûté bon nombre de force, il laissa son regard détailla la personne face à lui et son étrange démarche. Troublé par sa fatigue, il ne se sentit même pas capable d’en penser quelque chose, il se contenta d’apprécier se fait sans plus y réfléchir. L’air était saturé d’un mélange d’une herbe médicinale particulièrement forte et de sang, et pour accompagner ce fait, la tenue pourtant habillée de Benedict laissait apparaître des tâches sanglantes ça et là. Autant le dire, le dispensaire était bien un dispensaire, pas de doute.


Couleur de parole : #ff6600
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Arianna Torricelli
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Mer 14 Fév - 0:36
Irys : 74990
Profession : Zélote, Soldat, Chasseuse
My'trän +1
-Ah, bonjour. Désolée de débarquer sans crier gare, mais je n'ai pas vu d'indications concernant un bureau d'administration ou quoi que ce soit à l'accueil. Je voulais savoir si vous aviez besoin de bras, ici.

Une question qui ne demandait pas à ce qu'on lui apprenne quelque chose, comme toujours. Les yeux de la zagashienne virevoltèrent dans la salle, depuis les rangs d'attente des patients hétéroclites -encore que clairement pas des citadins les plus aisés- qui s'entassaient, aux soigneurs débordés qui s'affairaient en allers-retours impérieux, en passant par les traits fatigués de chacun d'eux... dont son interlocuteur qui présentait déjà des signes de faiblesse notable. Mais pas de problème, elle avait l'habitude. Elle connaissait l'enfer qu'elle s'apprêtait à rejoindre. Et parla très lentement en articulant bien.

-Jeeeeee... m'explique. Je suis plutôt du genre nomade, mais je vais devoir rester en ville pendant quelques semaines, dans le sens deux ou trois. Mes compagnons ont dû partir sans moi, ils repasseront me prendre avant qu'on ne rattrape notre tribu. Je cherche du travail pour gagner un peu d'argent en attendant, le temps de vivre ici sans trop ponctionner mes irys. Et comme j'ai l'habitude de travailler dans des infirmeries dans ce genre de cas -j'ai été formée aux premiers soins et à sensiblement plus que ça depuis le temps- je venais voir ici. On m'a redirigé chez vous, plutôt. Je loge à trois cent mètres, donc ça m'a l'air très bien. Et vous avez l'air d'avoir assez de charge pour pouvoir vous servir d'une personne de plus.

Et c'est à ce moment qu'un chiard en très bas âge décida de piquer une crise, s'attirant les reproches de sa mère et des regards et des soupirs complètement excédés en provenance de toute l'assemblée. Arianna vit une veine palpiter dangereusement sur la tempe d'un des soignants de passage, mais l'homme su rester maître de lui - et rester serein devant le couple qu'il allait prendre en charge incessamment sous peu. Il valait mieux, parce que la femme était en larmes malgré le soutien de son compagnon, et que son visage tuméfié ne suggérait rien de bon.

-D'une ou de deux trois quatre personnes de plus, selon. Maaaiiis une est toujours mieux que rien.

Un autre champ de bataille, tout le monde au charbon, pas un seul épargné, en d'autres termes : la même chose qu'à chaque fois. Il fallait au moins ça, pour qu'elle soit sûre qu'elle ne s'ennuierait pas.

Mochlog, très saint patron des guérisseurs, songea-t-elle. Bonjour, c'est encore moi. Oui, la dernière fois m'a pas suffit, je suis de retour pour soulager vos ouailles d'une partie de leur charge, j'ai toujours les épaules. Tout ce que je demande, c'est de ne plus avoir à aider des ado' à... c'était vraiment de trop, juste pas ça pour cette session, merci beaucoup d'avance. Le reste, je prends sans sourciller. Deux à trois semaines, c'est juste le temps de me rappeler que ma vie est excellente. Et comme toujours, ça ne me fera pas de mal de réviser mes bases.

-Du coup... je ne suis pas médecin, mais je peux vous aider. C'est par où pour voir ça?
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