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Chroniques d'Irydaë
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 L'information du bas quartier [Terminé]

Eylohr Lothar
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Lun 5 Fév - 0:41
Irys : 636532
Profession : (Officielle) : Forgeron et Armurier (Officieuse) : Corsaire/Pirate
Pérégrins -1 (homme)

  • Skingrad. Ville portuaire, capitale de la région du Tyorum. Magnifique citée aux rues pavées et aux bâtiments au style unique. Plaque tournante du commerce dans la région et dans le continent, cette ville regorge de commerces, de crieurs de rues et d’une multitude de bonnes âmes qui s’efforcent à faire vivre les lieux. Comme toutes les villes Daënars, Skingrad est entourée de gigantesques remparts qui protègent les habitants des créatures qui vivent en dehors. Eylohr était arrivé dans cette ville avec Pedro et son équipage pour une escale de quelques jours. Au programme, ravitaillement, commerce et troque en tout genre. Et recrutement évidemment. Les pirates perdaient régulièrement des membres d’équipages lors des combats et des abordages en pleine mer, des combats et autres pillages innommables.

    Accosté en journée, le navire avait été lesté de sa cargaison « officielle » qu’il était possible de revendre directement depuis les quais. Une partie de l’équipage avait été désigné pour recruter dans les bars et les pubs plus ou moins bien surveillés par l’armée Daënars, tandis qu’une autre partie avait été réquisitionnée pour décharger les marchandises sur les docks afin qu’elles trouvent acheteur. Ainsi, Eylohr avait passé sa journée sur les docks à décharger, soulever, porter et transporter les tonnes de marchandises saisies au cours des voyages.

    En fin de journée, bien qu’il fût bien las de toute cette activité, il continuait à déambuler sur les quais et les docks, une bouteille à la main – visiblement bien entamée – et cherchant à qui il pourrait bien vendre certaines marchandises, qui possédait des informations, qui pouvait orienter le géant vers son but : Les prothèses et les armes magithèques.

    Au cours de ses pérégrinations ce soir-là, sa carrure de colosse et son regard de bête assoiffée de sang lui avaient permis de collecter sans le vouloir quelques prémices d’informations. Il faut dire qu’en Tyorum, il n’était pas très habituel pour les Daënars de rencontrer un individu dépassant allégrement les deux mètres de haut. Les quelques rares courageux qui osaient lever la tête vers Eylohr se voyaient accueillis par un regard glaçant et un grondement menaçant. Il n’était pas loquace et visiblement, il n’était pas patient non plus.

    Cela faisait maintenant plusieurs heures qu’il déambulait dans le port, aussi, il avait pris le temps de s’assoir sur un tonneau qui servirait d’assise, toujours sa bouteille en main. Caché derrière une petite cabane en bois qui servait certainement à un pêcheur, les lumières de la jetée éclairaient le chemin devant lui, le laissant dans une pénombre accentuée par la nuit qui tombait de plus en plus. Là, dans son coin sombre, où sa masse se distinguait à peine, il attendait. Régulièrement des gens dépassaient la cabane de bois et passaient devant lui sans même se rendre compte qu’il était là. Décidemment, il avait bien choisi son endroit !

    Il se resta là tranquillement pendant plusieurs minutes avant de se décider à reprendre son chemin et trouver enfin des informations croustillantes, où quoi que ce soit d’intéressant. Son chemin l’emmena vers une sorte de petit hangar de bois rongé par le temps. Là étaient rassemblés plusieurs personnes visiblement éméchées et à l’attitude détestable. Ils étaient tellement occupés à parier sur qui gagnerait le duel de bras de fer qu’ils ne virent le géant à aucun moment. Le géant s’amusait à voir ces gringalets jouer aux plus fort. Lorsque finalement l’un d’entre eux gagna, le géant fut gratifié d’un « Au suivant ».

    N’ayant pas fait attention, les péquenauds venaient de faire entrer dans la danse le colosse qui pestait déjà, avant de se résoudre à l’idée d’écraser ces vermisseaux. Les deux se mirent en position, bien que le concurrent d’Eylohr tremblait déjà. Eylohr enveloppa sa main autour de celle de son adversaire qui disparut au creux de ses doigts.

    Puis on lança le départ. Eylohr irradiait du regard ce minuscule moucheron qui tentait de toute sa force de faire basculer le bras du géant. Pour toute réponse, Eylohr décrocha un large sourire qui se mua en un rire cynique et cavalier, après quoi, il plaqua le bras de son « adversaire » contre la table avec une telle force que l’articulation du coude se mit à craquée. Les ligaments, sans doute.

    Le géant toisa ensuite les autres protagonistes. Qui voudrait reprendre le défi ? Personne ? Evidemment. Pour toute récompense, Eylohr prit les bourses d’Irys présentes sur la table et fit demi-tour sans daigner exprimer la moindre émotion. Mais il fut rattrapé par un des ivrognes, mal fagoté.

                    - Eh l’colosse ? C’est ma bourse qu’ta là.

    Eylohr s’arrêta et se retourna vers le vermisseau comme un père se retournerait vers un fils qui doit être puni. Aussitôt, l’ivrogne justifia sa présence en proposant quelque chose qui serait peut-être intéressant. Peut-être.

                     - T’énerve pas l’tueur, j’veux pas d’embrouilles ! Eh, j’t’échange ma bourse contre des infos, t’es partant ?

    Comme à son habitude, Eylohr resta impassible. Sa seule réaction fut de croiser ses bras et se positionner face à son interlocuteur. Se tenant droit comme un ‘i’, le frêle marin ressemblait davantage à un enfant. La scène serait très amusante, pour sûr, si la potentialité d’une issue funeste n’était pas aussi palpable qu’à ce moment-là.

                     - Bon… Hum… Ici c’est mal fréquenté l’soir tu l’sais p’t’être. Y a une nana plus haut dans l’port qui r’fourgue des infos d’qualité y parait. Grand manteau noir avec capuche et visage masqué. J’imagine qu’un bestiaux comme toi doit r’chercher des tuyaux hein ! Va la voir, tu s’ra servi mon gars.

    Eylohr resta stoïque quelques instants, plongeant ses yeux bleus marine dans ceux noisette du frêle moucheron. Finalement, il jugea cette information satisfaisante et il prit une des bourses qu’il avait raflées plus tôt et la rendit à l’ivrogne avant de repartir dans la direction indiquée, fermement résolu à trouver cette femme diseuse d’informations. Et il allait la trouver cette femme, sinon, il serait toujours temps de faire sa fête au moustique.


Let the night come, before the fight's won,
Some might run, against the test.
But those that triumph, embraces the fight's cause,
Their fear then proove that courage exist.
Hope.


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Dernière édition par Eylohr Lothar le Mar 27 Fév - 14:57, édité 1 fois
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Kelmina Dirhaël
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Lun 5 Fév - 17:41
Irys : 482698
Profession : Gérante d'un Pub / Informatrice / Assassine
My'trän +2 ~ Mistral
C'est dans une ruelles, aux abords du canal qui divise par ses flots la grande ville de Skingrad, que se tient un lieu de prédilection pour tout adorateur de beuveries et commérage en tout genre. Les passants de cette rue toujours très fréquentée, attirés par les grandes baies vitrées qui laissent apercevoir un intérieur accueillant malgré l'atmosphère sombre qui y règne, finissent souvent un pied dans ce Pub, au doux nom des vents, L'Alizée. Au grand plaisir de la gérante, les langues s'y délient facilement une fois que le poison favoris de la ville coule dans les verres des clients, des divulgations pour le moins profitables courant aux oreilles de la jolie noiraude qui n'en perdait pas une miette.

Derrière ces longues boucles ébènes se cachait la tenancière, trônant fièrement au delà d'un comptoir au bois sombre, abreuvant les marchands, citoyens ou autres badauds, d'alcools différents accompagné d'un sourire pour leur plus grand plaisir. Elle était dans la ville depuis de nombreuses années et les gens la voyait comme une habitante depuis, s'étant accoutumés aux lieux mais aussi adapté à la population, faisant taire ses origines qui aurait certainement déplu à plus d'un, dans une ville où la chasse à la sorcière était devenue presque banale. Citoyenne respectable, habitante rayonnante ou encore commerçante ancrée, ce qui se disait à son sujet était pour le moins estimable et rien ne pouvait défaire cette image parfaite qu'elle s'était appliqué à donner depuis son arrivée. Mais derrière cette silhouette gracieuse, au regard aux couleurs enchanteresses, se cachaient bien des travers dont nul ne pouvait se douter.

La soirée de la jeune femme touchait à sa fin, la lune ayant gagné les cieux depuis quelques longues heures, berçant la ville de sa lueur apaisante alors que les derniers clients rejoignaient leurs logis, laissant le Pub dans un calme désarmant. Les verres vides jonchaient les tables alors que quelques débris avaient couvert le sol collant, le tout dégageant une odeur âpre d'un mélange d'alcool et de fumée. La jolie noiraude se retrouva seule dans ce cimetière dépourvu de cadavre, si ce n'était les nombreuses bouteilles vides qu'elle commença à rassembler dans un calme angoissant. Son regard aux reflets d'eau, si translucide qu'on pourrait croire qu'un canal s'y est pendu, parcourait la salle avec vivacité, cherchant un moyen d'ordonner le tout après une soirée aussi animée. Les rangements se firent rapidement, elle avait l'habitude, mais plus que cela, une autre activité l'attendait, celle qu'elle avait entreprit maintenant depuis quelques mois et ça ne pouvait attendre.

Les derniers tabourets remit à leurs place, les cadavres de bouteilles bazardées, la verreries décrassée et la salle remit à neuf, elle attrapa une longue cape qu'elle vint poser sur ses épaules, recouvrant alors son corset, ses braies épousant ses formes généreuses ainsi que ses cuissardes pour laisser place à une ombre informe. Comme un masque qu'elle revêtait chaque soir depuis des mois, faisant disparaître la charmante tenancière qu'elle était, sous un mirage mystérieux. Elle couvrit ses longues boucles ébènes d'une capuche, qui venait tomber devant son regard aquatique, remontant une partie interne pour couvrir le reste de son visage. Méconnaissable et presque inquiétante, le fantôme se glissa hors du Pub pour rejoindre les bas quartiers où sa tache l'attendait.

Cela faisant maintenant quelques semaines que la jeune femme enfilait cette longue cape noire, avec pour but d'aller revendre les informations qui lui parvenaient aux oreilles à longueur de journée. Elle avait endossé ce rôle sans aucun scrupule, c'était une façon pour elle de se faire quelques Iris sans avoir à faire grand chose, son Pub étant relativement bien approvisionnée en murmures de tout genre. Elle comprit rapidement que dans cette ville, les rumeurs étaient monnaie courante pour bon nombres de personnes, des soldats, des politiciens, des chasseurs de têtes mais aussi et surtout l'Ordre. Un véritable merdier dans lequel elle s'était mise d'ailleurs, mais elle ne pouvait faire un pas en arrière à présent et donc endossait son rôle comme à son habitude en allant délivrer les quelques phrases importantes qu'elle avait retenu ces derniers jours. Elle devait rejoindre un contact dans les quartiers plus sombre de la cité et avait à présent pour habitude, d'y vendre d'autres informations quand elle croisait la route d'autres intéressés.

La lune se vit obstruer par quelques nuages , alors qu'elle arpentait les rues glauques de la cité, dissimulée sous cette longue cape noire. L'ambiance était plus pesante encore alors qu'elle croisait quelques ombres, évitant de s'y attarder pour rejoindre le point de rendez vous. Elle fini par s'arrêter au coin d'une ruelle, qui lui donnait une vue parfaite sur les passants, s'assurant pour sa sécurité, de ne jamais avoir affaire avec trop de personnes à la fois. Finalement une silhouette masculine la rejoint et c'est dans quelques murmures que ce qui devait être dit s'échangea, une poignée de main accompagnée de quelques Iris pour clore le tout et l'homme repartait déjà, disparaissant dans les méandres des rues obscures.

Elle rencontrait ses sous, les plaçant dans sa poche sans plus tarder, avant de se remettre à marcher d'un pas plus calme, attentive à ce qui l'entourait, au moindre bruit et pas qui résonnait dans ce silence macabre. Cette endroit de la ville dégageait une odeur des plus dérangeante, un relent d'égout nauséabond qui lui fit plisser le nez de dégoût alors que le froid rongeait ses mains avec intensité, se les frictionnant un instant tout en continuant d'avancer. Elle savait qu'elle risquait de croiser quelques rencontres pour le moins dérangeante, mais la furie noiraude avait plus d'une corde à son arc et avait toujours réussi à se sortir de quelques pétrins. Elle était malgré tout aux aguets, d'autant plus qu'il ne lui était par rare de croiser quelques personnes à la recherches d'informations supplémentaire dans les ruelles macabres d'une cité portée par les vices.



Thème de la furie

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Eylohr Lothar
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Mar 6 Fév - 17:37
Irys : 636532
Profession : (Officielle) : Forgeron et Armurier (Officieuse) : Corsaire/Pirate
Pérégrins -1 (homme)

  • Au détour de plusieurs ruelles, d’escaliers qui montaient ou descendaient vers toujours plus de méandres, Eylohr arriva enfin sur un chemin assez dégagé emprunté par une population plus nombreuse que ce qu’il croyait. Après avoir déambulé des heures durant dans les bas-fonds du port, où il lui était arrivé de ne croiser personne sur des miles à la ronde, il faisait face à un chemin, emprunté par plusieurs personnes encapuchonnées pour la plupart, et qui donnait à une vue splendide sur les paysages alentours.

    L’air était vivifiant sans aucun doute, comme souvent lorsque la mer est proche, mais la nuit et les embruns avaient rapidement fait diminuer la température, ce qui rappela au géant sa condition, d’où il venait et qui il était. Pour un Aildorien, ces températures étaient dignes d’un été. Aussi ne s’était-il pas encapuchonné lui aussi.

    Hésitant entre avancer ou patienter, il opta pour une marche lente, prenant le temps de dévisager ceux qui passaient à ses côtés. Ressemblant plus à des badauds en maraude qu’à des informateur, Eylohr commençait à perdre patience lorsque, après plusieurs minutes, il n’était toujours pas parvenu à mettre la main sur la femme en question. Aussi avait-il décidé de prendre les choses en main. Dés lors, toute personne ressemblant de près ou de loin à une femme était arrêté sans ménagement. De part et d’autre, il agrippait les badauds de ses puissantes mains et les retournait vers lui. Mais pas de femme. Que des hommes ou des couples. Pas de femme. Pas de femme seule en tout cas. Et cela l’irritait fortement.

    Puis les minutes qui s’égrènent firent place à un vide dans cette ruelle. Les passants se firent moins nombreux lorsque la nuit était à son plus sombre. Il était désormais certain que les gens qu’Eylohr allait croiser n’étaient plus du tout là pour une balade au clair de lune. Cet état de fait permit au géant de reprendre un peu d’assurance alors qu’il s’était assis depuis longtemps sur un petit muret.

    Reprenant sa route, il passait frénétiquement sa main sur le fusil qu’il avait contre sa hanche, dans un fourreau de cuir, prêt à dégainer. Il avait remarqué qu’un groupe d’individus encapuchonnés et portant des armures de cuir souple suivait de temps en temps des individus seuls. Etais-ce des bandits ? Des tueurs ? Une quelconque guilde ou un groupe de coupe-jarrets ? La question n’allait pas trouver de réponse tout de suite, mais Eylohr pensait qu’il serait plus prudent d’avoir ses individus devant lui plutôt que derrière lui.

    Il freina alors sa marche, s’assurant que ces individus sinistres restaient au-devant de lui, et il scrutait les moindres faits et gestes. Oh, un géant comme Eylohr, il avait certainement été remarqué par cette bande de fripouille, mais bien qu’ils fussent plusieurs, ils ne feraient sans doute pas le poids face au colosse. Aussi ils le laissèrent tranquille. Pour le moment.

    Mais le fameux groupe commença à s’agiter. Les murmures se transformèrent en sinistres sifflements qui ne laissaient filtraient que certains mots. Quelque chose allait se produire et Eylohr en serait peut-être un témoin privilégié. Après tout, s’ils mettaient la fin sur un informateur, Eylohr pourrait sans problème tirer parti de cette situation. Enfin, normalement.

    Quelques instants plus tard apparut la raison de tout cet émoi. Loin, marchant lentement sur le bord du chemin comme pour être évitée, marquant de temps en temps des arrêts à proximité des façades des bâtiments, disparaissant de ce fait dans l’allure sombre et grotesque de l’architecture, une forme s’avançait. Plus elle avançait et plus le groupe à l’affut semblait remuer. Au loin, Eylohr pouvait deviner que l’individu en question portait une toge sombre qui ne permettait pas de deviner s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme, ni de juger de la carrure de l’individu. Mais cela ne semblait pas entamer pour autant la détermination des bandits qui, c’était certains, allaient fondre sur cette silhouette dès qu’elle passerait sous l’arche au-dessus duquel un autre chemin de promenade se trouvait. Peu de luminosités, peu de témoins, l’endroit était idéal pour une embuscade.

    Sentant un désastre arriver, et devinant la silhouette qui correspondait à la description que l’autre moustique éméché avait faite, Eylohr s’adossa contre un mur voisin, l’air de rien, attendant le moment propice pour agir. Si la voix de la silhouette était celle d’une femme, ces bandits n’avaient qu’à bien se tenir. Prenant le long couteau à sa cheville entre ses mains, il s’apprêtait à frapper.


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Voix d'Eylohr (Ronan l'accusateur):
 
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Kelmina Dirhaël
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Mer 7 Fév - 20:09
Irys : 482698
Profession : Gérante d'un Pub / Informatrice / Assassine
My'trän +2 ~ Mistral
La mystérieuse silhouette se fondait dans les ombres, comme attirée par celles-ci, avançant dans une démarche à pas feutrée, silencieuse comme si aucun son ne pouvait émaner de la créature, bien que cela ne lui suffisait pas à se faire insaisissable. Le regard cristallin de cette dernière avait reporté son attention sur l'assemblée de coupe-jarrets qui venait à sa rencontre, dans quelques murmures ils avaient changé d'ailleurs de formation, se dispersant sur la largeur de la ruelle pour ne pas laisser leur proie passer entre les mailles du filet. Dans une ruelles sombres, qui se voyait plus ténébreuse encore alors que les nuages ne laissaient bientôt plus passer un seul faisceau lunaire lécher la cité de Skingrad, les pas de chaque être présents dans celle ci pour seul mélodie, alors que les vautours avaient trouvé une cible à dévorer, mais surtout à lester du moindre Iris qu'elle pouvait avoir sur elle, quitte à user en médisance pour y parvenir. La quintaine informe l'avait bien compris, alors que malgré sa cape, on pouvait peu à peu lui décrire une allure féminine, ce qui éveilla un nouvel intérêt aux brutes prêtes à agir.

Le pont au dessus de la tête de la jolie noiraude s'approchait à chaque pas qu'elle faisait, tout comme les assaillants, mais elle ne se laissa pas déstabilisé pour autant. Elle avait observer chaque détail autour d'elle, ayant comprit avec aisance ce qui l'attendait et de ce fait, avait aussi bridé quelques stratégies dans sa caboche. Il était évident à ses yeux qu'elle devrait se défendre mais quelque chose la gêna alors qu'elle voulu disparaitre d'un coup de vent, une autre ombre l'observait, visiblement séparée du groupe. Elle plissa le nez sous son tissus noir, largement contrarié par cette petite circonstance, qui était de taille d'ailleurs, il s'apparentait plus à un ours qu'autre chose. Elle attrapa sans laisser percevoir le moindre mouvement, sa dague plaquée dans sa cuissarde d'une main, la tenant à bras le corps tout en continuant sa démarche digne des plus grandes naïves. Il allait falloir être discrète, se défendre sans en faire trop... Mais la furie noiraude savait pertinemment qui si les choses se gâterait, elle n'hésiterait plus: être retrouvée dans le caniveau ainsi aurait été un véritable affront pour elle. Une légère brise se leva dans la ruelle, donnant à la scène qui allait venir une pointe de charme ou de drame au choix, un léger sourire se dessinait sur les lèvres de la jeune femme, sentant les quelques vents déjà accompagner ses mouvements pour la rendre plus furtive, vive mais aussi agile. Pourtant rien n'était perceptible...

Le lieu de rencontre fini par être franchis par les principaux intéressés, le temps semblant se figer alors que trois hommes avancèrent mine de rien en dépassant la cape noire, tandis que les autres lui firent face, l'encerclant en un instant à peine. La jeune My'träne disparue alors derrière ses nouveaux "amis", ayant malgré sa grande confiance en elle et son arrogance omis un détail des plus désappointant... Ils étaient tous armés et jusqu'aux dents. On ne discernait pas grand chose sous ce pont qui offrait à la scène un rideau d'ombre, ne laissant percevoir qu'un moineaux qui a disparue dans une horde de corbeaux, comme si ils venaient de le dévorer. Pourtant au centre de ce jolie cercle cela ne s'était pas exactement passé comme prévu pour les maudits piafs. La jeune femme aurait adoré en placer une avant de se voir menacer par des lames, pour tenter de les faire fuir ou du moins les décourager un peu, les avertissant du danger, mais sa bienveillance avait été prise de court.

Une des ombres du groupe formé, s'effondra en arrière alors que les autres avaient cessé tous mouvement l'espace de quelques secondes avant que le calme ne se transforme en véritable festival de grognement et d'insultes, les animaux, toute arme dehors semblaient ne plus vouloir tenter de laisser survivre la créature prise au piège. Et pour ce ! Elle venait tout bonnement d'en égorger un avant que la première lame ne parviennent à la menacer, ayant fait preuve d'une rapidité déconcertante, ne laissant pas le temps au pauvre homme de dire quoi que ce soit qu'il avait déjà le nez face contre terre, s'étouffant dans son propre sang. Bien qu'elle avait durant l'espace d'un instant, fait hésité un ou deux malfrats, ils étaient en surnombre et comptaient en profiter, la jeune femme savait que ça allait être compliqué pour elle. Alors qu'elle réfléchissait à un moyen de sortir de ce pétrin très rapidement, un peu surmenée par le surplus de marauds, l'un d'eux lui saisit le poignet avec force, la faisant presque quitter le sol alors qu'il lança d'une voix grave et hérissé:
"On est tombé sur le gros lot ! T'as pas idée de te promener seule et encore moins de t'en prendre aux notres... On voulait juste te débarrasser de tes Iris nous mais je t'assure que là tu vas passer un mauvais quart d'heure !"

S'en suivirent alors des rires gras qui émanaient de chaque bouffe autour de cette femme, qui se contenta de lever les yeux au ciel, gardant son bras levé presque comme pour montrer à quel point ils ne l'effrayait pas. Son visage toujours couvert elle croisant le regard de certains, qui avaient visiblement un besoin avide de se charger d'elle, ce qui la fit frissonner de dégoût, mais rien n'était plus sûre pour elle, qu'aucun d'eux non seulement ne la toucherait mais aussi, ne sortirait vivant de cette ruelle. Elle en avait vu assez, puis sur un ton des plus calmes, qui ne se fit pas entendre très haut elle ajouta, comme pour leur laisser une chance d'en aller.
"Si vous me laissez partir maintenant, je vous assure que je ne tuerai que celui qui me tiens encore par le poignet."

Son regard étrange, définissant au mieux sa mise en garde, se posa sur l'homme en question qui s'éclaffa davantage, qui aurait prit une femme seule au sérieux après tout, dans une situation pareil, rien ne semblait à son avantage et les lames ne mirent pas long à fondre sur la silhouette féminine...



Thème de la furie

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Eylohr Lothar
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Mer 7 Fév - 21:57
Irys : 636532
Profession : (Officielle) : Forgeron et Armurier (Officieuse) : Corsaire/Pirate
Pérégrins -1 (homme)

  • Eylohr avait vu juste. Tandis qu’inlassablement cette forme grossière encapuchonnée et emmitouflée sous une capote sombre s’approchait du pont, le groupe de malfrat s’engageait lui aussi dans un acte visiblement criminel. Ils étaient encore de part et d’autre du pont, certains cachés par le mur tandis que d’autres étaient bel et bien visibles. Mais autre chose devenait également visible aux yeux du géant qui, de loin assistait à toute la scène sans détourner une seule fois son regard. La silhouette était une femme. Certaines formes ne trompent personne, et celle de cette silhouette étaient encore bien discernables malgré la couche de vêtements informes, eux. C’était une femme, qui se cachait, et qui déambulait dans les quartiers sombres et malfamés de Skingrad. Combien y avait-il de chance pour qu’une telle femme ne soit pas celle qu’Eylohr recherchait depuis bientôt une heure, depuis que l’autre moustique alcoolique et pathétique lui avait parlé d’elle.

    Le piège savamment préparé, et certainement exécuté plus d’une fois par ces lâches se refermait lentement mais surement sur cette femme qui, soit connaissait l’issu du jeu et était prête à en découdre, soit continuait d’avancer par mégarde et naïveté absolue. Toujours est-il que lorsqu’elle fit ses premiers pas sous le pont, trois malabars la dépassèrent et, une fois derrière elle, firent demi-tour, toute lame dehors, avant d’être rejoins par 6 autres lâches. Les murmures s’étaient changés en ricanements glauques et sinistres et trahissaient alors une ambiance des plus fâcheuses. Mais il y eut un évènement que personne, et apparemment, surtout pas eux, n’avait prédit.

    De toute sa hauteur et de toute sa lourdeur, aussi bien de corps que d’esprit, un des salops s’écroula au sol dans une gestuelle pathétique. Sans bruits, si ce n’est les renâclements de gorge suivis par les bulles de sang et les gargarismes ineptes, la vie quittait le bonhomme au fur et à mesure que le sang quittait ses veines. Images sinistres mais on-ne-peut-plus vraie de la mise à mort d’un lâche qui pensait s’en prendre à une femme sans défense. Cet évènement surpris Eylohr qui compris aussitôt que rien ne serait épargnée à la jeune femme dont le bras avait été levé vers le toit du pont, comme un signe d’une soumission à venir ou d’actes odieux.

    Les ricanements firent places à l’effroi qui à son tour fit place aux respirations profondes et aux gloussements. En plus d’être dépouillée, cette femme allait subir les foudres d’hommes en ruts excités par le sang et la mort et par la présence dans leurs filets d’une femme apparemment aussi sauvage que prise au piège. Eylohr n’était pas à proprement parler un sauveur, il avait vu tellement de personnes mourir sous ses yeux – et pas forcément de son fait – sans daigner les aider, il aurait pu faire de même ici. Mais il y avait quelque chose qui gênait cette idée. C’était sans doute la femme qu’il recherchait. Et c’était une femme. Et bien que le géant du froid eût un cœur aussi gelé que les glaces éternelles des plus hauts sommets des monts de Khashin, il était arrivé dans le passé un évènement crucial qui avait brisé en lui cette froideur lorsqu’il s’agissait de la vie d’une femme. Oh, non pas qu’il n’en avait jamais tué, ou qu’il n’avait jamais projeté de le faire. Mais une femme sans défense, ou du moins, visiblement, il avait toutes les peines du monde à laisser passer cela.

    Sans attendre plus d’évènements, Eylohr avait quitté son mur pour s’avancer vers le groupe. Sa taille était masquée par la présence rapprochée – un peu trop peut-être aux goûts de la prisonnière – des silhouettes menaçantes de ces hommes. Enfin, si l’ont pu les appeler « hommes ». Il essayer de couvrir son approche en sautillant sur la pointe des pieds, mais son équipement, sa taille et son poids serait un frein colossal, c’est le mot.

    Il fut à seulement deux ou trois mètres de distance lorsque l’un des salopards se retourna pour entrevoir ce qui faisait tout ce bruit. Voyant cela, Eylohr crut que son plan tomberait à l’eau. Mais comme seul agissement, l’individu fit un pas en avant – ce qui le mit à porter du géant – et tenta de l’interpeller :

                  - Eh malabar, qu’est-ce…

    Il n’eut pas le temps de terminer sa tirade véhémente que la lame aiguisée et crantée du géant se planta sans résistance dans sa gorge. Transperçant sa gorge, sa trachée et son larynx, aucun son ne put en sortir si ce n’est un sifflement glauque lorsque la respiration du condamné parvenait à se faire. Les autres, eux, s’étaient retournés pour voir ce qui se passait et pourquoi leur camarade ne bougeait ni ne parlait plus.

    Oh, ils avaient largement vu les épaules et la taille de l’interlocuteur, qui dépassait en hauteur et en largeur par rapport à celui qui était au bout de sa lame. Mais ils ne connaissaient rien de la nature de l’évènement. Quelle ne fut pas leur surprise lorsque, pour la seconde fois, ils virent un camarade tomber au sol en se vidant de son sang. Pour toute réactions, ils ne firent que suivre la chute inlassable du cadavre sanguinolant. Et sans attendre son reste, Eylohr reprit son œuvre.

    D’un mouvement de grande amplitude, il planta son poignard dans le front d’une seconde cible qui n’avait rien fait pour l’éviter. Ne prenant pas le temps de reprendre son arme, Eylohr dégaina alors sa hache qu’il gardait dans son dos. Le temps qu’il eût fallut pour cette action permis aux agresseurs – maintenant victimes – de rediriger leurs lames vers le géant déchainé. L’un d’eux porta un coup en direction du bras droit d’Eylohr et le taillada. C’est qu’elles étaient affutées leurs lames.  
    Pour toute réponse, le géant entama un mouvement transversal de haut en bras qui transperça le malheureux à hauteur de poitrine jusqu’en bas du diaphragme, emportant un bras par la même occasion. La douleur était horrible, certes, et la vue de cette mutilation l’était tout autour. Non content du coup porté, le géant reprit bénéficia de la vitesse qu’il avait usé pour faire tournoyer sa hache autour de sa taille, reprendre le manche à gauche de lui, et d’assener un nouveau coup juste dans la colonne vertébrale d’un troisième assaillant. Celui-ci tomba sans demander son dû, mais n’était pas mort pour autant. Il faudrait l’achever. Enfin, ils n’étaient plus que 5. Deux devant Eylohr, et trois derrière la femme encapuchonnée. Dans une tentative d’extraire la femme de ce danger, voyant que les voyous se préparaient à frapper dans son dos, Eylohr la poussa sans ménagement en plaçant le manche de sa hache derrière elle et en le ramenant de sorte que cette gracieuse demoiselle puisse se trouver derrière le géant. La force qu’il avait mit à l’ouvrage lui permis de réussir cette manœuvre, mais il ne regarda pas si la demoiselle avait été projetée au sol, ou si elle avait sut rester sur ses pieds.

    Une fois cette manœuvre réalisée, et ayant à coup sur surpris la demoiselle, Eylohr assena un violent coup du plat de la lame dans le visage de sa cible la plus proche qui fit chanceler ce dernier. Plan parfait, les cinq derniers bonhommes étaient tous alignés comme des moutons à l’abattoir. Eylohr, arborant un large sourire satisfait, trahissant aussi son petit plaisir quant à sa tâche glauque, décrivit à sa hache un grand mouvement de balancier qui, une fois terminé, faucha les quatre têtes à la base du cou, les faisant voler en l’air, et tranchant une cinquième du bas de la mâchoire jusqu’en haut de l’oreille opposée, témoignant de la fin du mouvement de balancier entamé par le géant. Les cinq corps tombèrent lourdement au sol, délestés de ce qui fut autrefois leurs têtes qui roulèrent au sol grâce à la légère déclivité du chemin.

    Dans un soupir de satisfaction, Eylohr afficha un léger sourire et l’attitude d’un athlète après un gros effort. Ne tenant plus sa hache qu’à une seule main, respirant aussi profondément que possible pour récupérer, il scruta le monceau de cadavre et aperçut le survivant paralysé par le coup de hache dans le dos.

    Toujours d’une attitude nonchalante et souple, réalisant des mouvements d’étirement des épaules et des bras, il s’approcha de manière à terminer son travail, ne faisant absolument pas attention à la femme qu’il venait de sauver. Allait-elle regarder ? S’exclamerait-elle devant ce massacre ? Allait-elle lui demander d’épargner ce survivant condamner à l’infirmité ? Il ne le savait pas. Toujours est-il qu’il se préparait à achever ce vermisseau d’un grand coup de hache.


Let the night come, before the fight's won,
Some might run, against the test.
But those that triumph, embraces the fight's cause,
Their fear then proove that courage exist.
Hope.


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Kelmina Dirhaël
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Jeu 8 Fév - 19:21
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C'est dans un vacarme certain que les assaillants avaient fondu sur leur proie, avec pour premier but de l'immobiliser, heureusement pour elle d'ailleurs, car esquiver autant de lames en un si court instant aurait été fastidieux, même portée par les vents d'Amisgal, elle aurait sûrement goûté à quelques plaies. Mais alors qu'ils s'efforçaient tous à tenter de l'attraper, elle se dérobait de leurs mains avec une aisance surhumaine, une vivacité digne d'un serpent, ne leur laissant pas le temps de s'approcher d'elle, malheureusement l'étau se refermait, elle ne voyait bientôt plus un seul moyen de s'en échapper. Son regard devenait plus vif, alors qu'elle s'apprêtait à intervenir de manière plus drastique, voulant user de sa magie pour les trancher d'un coup d'air impérieux, se disant que sa couverture de simple habitante allait devoir être brisé en cette nuit sombre, mais survivre était devenu sa priorité. Le vent autour du groupe se fit plus intense crescendo, bien trop occupé à vouloir se saisir de la furie noire, il n'avait rien perçu si ce n'est un froid plus intense qui aurait pu éventuellement calmer leurs ardeur.

Mais alors que la mystérieuse cape se voyait déjà abandonner son Pub ainsi que sa vie paisible à Skingrad, suite à ce qu'elle allait provoquer, un miracle s'opéra, un miracle loin de toute attente et des aussi surprenant que colossale. L'assemblée se calma en détournant leur concentration sur le nouvel arrivant, l'un d'eux tombant au sol alors qu'elle n'avait encore rien provoqué. Elle haussa un sourcil sous la surprise en apercevant la montagne venait de retirer sa lame de la gorge d'un des marauds, qui , comme le précédant, s'effondra en un sifflement glauque et mortel. Un soupire de soulagement s'échappa des lèvres de la jeune femme, son regard s'allumant d'une étincelle de malice alors qu'elle s'apprêtait à contre attaquer avec pour seule arme, sa dague, l'aide précieuse de l'inconnu venait de lui éviter bien des désagréments.

Les évènements s'enchaînèrent rapidement, alors que l'altercation se changea en véritable massacre autour d'elle, elle vit cette fois les lames se tourner vers sa personne, ils avaient visiblement abandonné l'idée de l'atteindre en vie, ou tentaient dans tous les cas de survivre au mastodonte qui les faisait tomber un à un, comme des moucherons qu'ils étaient. D'ailleurs, quand il sortis sa hache, la jeune femme pu enfin en profiter pour se libérer des dernières emprises que certains avaient sur elle, la tenant par les bras leurs poignes s'étaient dégonflé, c'était dissuasif pour sûr. Sa dague s'apprêtait à être envoyer entre les deux yeux d'un des brigand, mais à son grand étonnement, un poignard lui subtilisa sa place en quelques instant, la victime ayant dans tout les cas, connu le même sort qu'elle lui avait prévu. Elle se ravisa alors pour l'envoyer vers une autre cible, mais le second se vit atteint par un sort bien moins gracieux, se faisant trancher en deux par l'imposante arme du costaud. Elle s'évertua alors à esquiver les assauts aiguisé des survivants, tout en gardant sa dague dans sa main presque bêtement. Le temps s'arrêta alors qu'il ne restait plus que quelques coupe-jarret, la jeune femme leur faisant face presque vaillamment, prête à en découdre mais surtout à se venger de la moindre idée qu'ils avaient eu à son égard. Elle s'apprêtait à bondir à la gorge de l'un d'eux, tel un chat toute griffe dehors mais encore une fois, ce n'est pas ce qu'il se passa.

La mystérieuse femme sentit quelque chose l'atteindre dans le dos, ne s'y attendant pas elle se vit expulser hors de son air de jeux par une bousculade puissante, se retrouvant alors derrière la montagne. Elle se rattrapa de justesse, sous la surprise elle avait presque tenté d'esquiver le coup et quand elle se vit à l'écart, elle se rattrapa avec agilité bien aidée par les vents qui la portaient presque. Une moue se dessina sous son tissus, contrariée d'être ainsi mise à l'écart elle croisa les bras sur sa poitrine, significatif de son côté capricieux, puis elle alla simplement s'adosser à un mur, laissant alors la brute terminer le travail qu'il voulait faire seul. Relevant une jambe pour prendre appuie contre le mur, elle observa la scène d'un œil, s'allumant une cigarette à travers son masque noire pour ne pas avoir à le rabaisser et ne pas laisser entrevoir son visage. Une bouffée de fumée blanchâtre obstrua sa vision quelques instants, puis une fois dissipée, les quelques survivants avaient perdu leurs tête, non pas qu'ils soient devenus fou, mais elles roulaient littéralement au sol. Un juron s'échappa des lèvres de la belle qui reprit une nouvelle tiré sur son poison favoris "Bordel de merde...".

Le regard cristallin se posa alors sur le responsable de cette boucherie, le détaillant avec précaution, savourant les quelques muscles qui se laissaient lire à travers les vêtements, se qui dérocha un sourire narquois aux lèvres de la noiraude. Cette dernière pinça sa cigarette entre ses lèvres, du moins derrière le bout de tissus qui les couvraient, puis, sa dague toujours en main qu'elle n'avait eu l'occasion de lâcher, se vit envoyée entre les yeux du survivant qui agonisait, retirant le plaisir à la montagne de l'achever. La lame transperça l'air à grande vitesse, pourtant à quelques mètre de sa cible, elle ne semblait pas avoir perdu en vitesse durant son parcours, se qui dans un craquement d'os morbide, acheva le plaintif. Bien qu'elle s'était aidé des vents pour parvenir à un résultat aussi fin, rien n'avait pu être perçu et son regard prit une étincelle de satisfaction.

Elle reprit entre ses longs doigts sa cigarette, laissant échapper une nouvelle griserie avant de recroiser ses bras sur sa poitrine. Elle remonta une de ses cuissardes qui avaient été déplacé durant ce festival de lames, avant de reporter son attention sur le derniers survivant de cette ruelle, son sauveur. La cape noire avait prit une toute autre allure, laissant échapper sa jambe longiligne remontée contre le mur, ainsi que ses doigts émaciés, bien que le visage encore couvert, sa capuche s'étant relevé un peu elle laissait maintenant percevoir ce regard bien particulier qui éclairait son visage, d'un bleu si pâle qu'on y percevrait un mirage. La jeune femme pencha la tête de côté et sa voix, à la fois profonde et douce, brisa le silence qui s'était installé alors que sa lame venait de clore le spectacle.


"C'était pas mauvais... J'imagine qu'un merci est de vigueur."

Elle toisa le chevalier servant du regard, qui avait tout autant peu de point commun avec ce terme, qu'elle n'en avait avec l'expression "demoiselle en détresse, lui parlant d'un ton léger et taquin comme à son habitude en toute circonstance. Ce qui contrastait clairement avec la situation qui aurait pu lui être fatale si elle avait été une simple humaine, sans l'intervention de la montagne. Son ton ironique remplaçait chez elle sa sympathie, mais derrière ces mots elle lui étaient sincèrement reconnaissante, en revanche elle s'abstiendra sûrement de le dire, son arrogance n'avait pas de limites décidément. Malgré cela elle lui était redevable, et se sentait le besoin de le montrer, reprenant donc sur le même ton léger, lâchant un petit rire tout en levant légèrement le menton en direction du tas de cadavres qui jonchait le sol, tapissé de sang chaud dont l'odeur se rependait lentement.

"Je peux faire quelque chose pour vous remercier ou vous vous contenterez de la jouissance que vous avez eu à les massacrer comme des bêtes ?"



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Eylohr Lothar
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Jeu 8 Fév - 22:06
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  • Quelle ne fut pas la surprise du géant lorsque sans bruit et sans heurt, alors qu’il venait de replacer derrière lui ses longues tresses rassemblées derrière son dos, alors qu’il venait de reprendre fermement sa hache à deux mains et qu’il s’apprêtait à la soulever au-dessus de sa tête avant de l’abattre, tel un glas insatiable, sur le crâne du pauvre bougre, il vit une frêle lame terminer sa course dans le front du condamné. Quelques secondes durant, Eylohr resta stoïque. Sa mine grimaçante, ses yeux accusateurs, sa hache au-dessus de sa tête, il se demandait s’il venait d’halluciner ou non. Finalement il baissa sa hache lentement, la reprenant des deux mains espacées sur tout le manche et, s’appuyant sur sa hanche gauche, scruta le résultat de ses actes. Du sang jusque sur les murs, de la cervelle et des tripes sur les pavés et des cadavres au large. Une soirée sympathique en somme.

    Il haussa ses épaules en quelques mouvements d’étirements puis rangea sa hache dans son fourreau, sur son dos. Regardant un dernier instant ce carnage, il fit soudainement volteface dans un mouvement sec et rapide et dirigea son regard acéré vers celle qui, d’un mouvement subtil, avait achevé un mourant paralysé. Toujours emmitouflée sous sa cape, sa capuche et son masque, elle avait pris une posture inhabituelle mais pour le moins intéressante. Le plaisir des yeux n’était pas ignoré du géant qui y avait gouté plus qu’à son tour. En appuie sur la façade du bâtiment derrière elle, jambe apparente et cape entrouverte laissant apercevoir juste ce qu’il faut de ses formes pour deviner qu’il s’agit d’une femme, et d’une belle femme.

    Un merci de rigueur ? Croyait-elle qu’il avait sauvé sa peau pour le seul plaisir de pouvoir l’effleurer un peu plus que juste du regard ? Oh non pas que l’idée ne lui avait pas traversé l’esprit, après tout, il restait un homme. Son ton ironique était irritant pour le géant du froid qui voyait dans cette attitude un profond irrespect et, surtout, de mauvais souvenirs. Il détestait cette impression d’être jugé et sa façon qu’elle avait de se prendre pour plus importante qu’elle n’était. Mais il était vrai qu’il était à sa recherche. Donc quelque part, elle avait une certaine importance pour lui.

    Alors qu’il prit la direction de cette femme, le balancement de son bras droit lui rappela le coup qu’il avait reçu quelques minutes plus tôt et qui lui avait infligé une balafre de plusieurs centimètres de long et d’une profondeur allant parfois jusqu’à la chaire et le muscle. Le long de son bras coulait le précieux liquide rouge et chaud qui fuyait de la plaie pour se rassembler en un mince flux qui, une fois arrivé au niveau de l’index et du majeur du géant, goutait au sol à un rythme régulier. Il planta son regard sur cette plaie béante qu’il avait oublié depuis, regardant alors le sang qui s’en écoulait avec un tel dédain que s’en était presque intriguant. Il leva le bras jusqu’à fléchir son coude à angle droit et son épaule également, tout en tournant dans un sens et dans l’autre ce membre sanguinolent comme pour regarder le résultat de cet unique coup de lame.

    Finalement, il fit tomber son bras, n’ayant pas de quoi réaliser un bandage sur lui, ni de quoi nettoyer cette plaie. Il reprit alors sa route vers la demoiselle étrange en faisant attention cette fois-ci de ne pas éloigner son regard de l’intrigante, juste au cas où…

    Elle demanda d’un ton aussi arrogant qu’ironique si elle pouvait faire quoi que ce soit pour remercier le colosse. L’espace d’un instant l’idée de clouer le bec de cette peste arrogante en la plaquant face contre le mur lui vint à l’esprit, mais il abandonna, conscient que cette pratique n’était pas digne de cet instant ni de l’endroit. Avec un tel amoncellement de cadavre, cette plaie saignante et sa hache encore souillée, il serait facile pour n’importe quelle patrouille de faire le rapprochement entre ces corps et la présence du géant. Alors, le plus naturellement du monde, il répondit de sa voix grave :

            - Un bandage s’rait pas du luxe.

    Il sollicitait ainsi implicitement son aide afin de stopper ce saignement qui, bien qu’il ne l’envoie pas six pieds sous terre, risquerait de tarder à s’arrêter étant donné la profondeur de celle-ci. Il présenta son bras à l’évocation d’un bandage de fortune, essayant d’obtenir une réponse rapide de la charmante demoiselle dont la moitié du visage était toujours couvert. En revanche, ses yeux bleus étaient électriques. En plus d’être apparemment une femme dans toute sa splendeur, elle était dotée d’un regard de braise et d’iris hypnotisant. L’espace de quelques instants, le géant ensanglanté se perdit dans les tréfonds bleutés de ce regard angélique, mais il fallait se ressaisir, et vite, car la demoiselle était aussi à l’aise avec une lame qu’avec son corps.

               - J’cherche des infos, on m’a r’filé ta description. C’est toi qu’je cherche ou j’perds mon temps ?


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Kelmina Dirhaël
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Ven 9 Fév - 18:32
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Quand la montagne s'approcha, la jeune femme l'observa avec attention, ses yeux aux couleurs enchanteresses suivant le moindre de ses mouvement, le dépeçant du regard. Le sérénité qui avait gagné la ruelle, laissait le temps aux deux inconnus de faire connaissance d'une certaine manière, bien que le décor était loin d'être des plus attrayant, quoique que la furie noire se demanda un instant si ce n'était pas une ambiance habituelle pour le géant fana des massacres à la hache. L'attention qu'elle lui portait se cibla sur le bras en question, qu'elle jugea du regard pour dénoter avec précision l'état. La silhouette noire se redressa alors de son mur, s'approchant de l'homme pour mieux apercevoir la plaie, n'ayant visiblement aucune méfiance à son égard. Elle aurait sûrement dû, mais la soirée lui valu un besoin de se détendre qui se traduisait par un certain relâchement quand à ses méfiances, ayant assez donné pour le moment. L'homme pouvait alors certainement comprendre dans ces manières que c'était plus de l'inconscience que de la véritable arrogance.

Les doigts de Kelmina effleurèrent les pourtours de la blessure avec délicatesse avant que cette dernière n'enjambe les cadavres en direction du dernier défunt, avec une grâce féline et dans un silence des plus appréciable. Son pied vint alors se poser sur le crâne du cadavre, attrapant d'une main la dague qui y était plantée, pour la retirer en sentant les craquements du crâne qui retentèrent. Elle l'essuya sur l'épaule du malheureux avant de retourner vers le blessé, faisant preuve d'un calme des plus inquiétant, la jeune femme ne pipa mot. Il aurait pu prendre cela pour du désintérêt, un manque de respect ou encore une menace à son encontre, mais les projets de la jeune femme étaient bien moins malveillants en réalité. Son silence décrivait simplement qu'elle était perdu dans ses pensés et son regard aquatique le définissait à merveille.

Le massacre qui venait de se produire avait été nécessaire, valant à la jeune femme de se sortir d'un pétrin certain, mais elle sentait au fond d'elle comme une pointe de remord, qui la rongeait de l'intérieur. Son attitude avait beau être confiante, ne laissant rien paraître, elle cachait un cœur bien plus souvent touché par ce qui l'entourait qu'elle ne veuille le faire croire. Ce n'est certainement pas du dégout qui se lisait sur son visage et encore moins de la tristesse, simplement une sérénité qui se voulait peut être respectueuse pour les macchabés, certains n'ayant pas vraiment voulu de mal finalement ? Dans tous les cas, elle gardait aux lèvres ce sourire étrange, qui lui donnait un petit air moqueur en permanence, mais qui cachait ses véritables états d'âmes. Son visage encore couvert, tous ceci était encore moins perceptible et seul un regard scintillant s'apercevait, mais qui était si indescriptible qu'il était compliqué d'y lire quoi que ce soit.

Et puis elle se demanda alors pourquoi cet homme était venu l'aider... Sa carrure imposante et son attitude bestiale était loin d'être associé à un chevalier servant. Les muscles qu'elle avait aperçu étaient des plus impressionnant et sa force n'avait d'égal que sa maîtrise au combat, des plus impressionnant. La jeune femme n'en avait fait le commentaire, l'ayant dévoré un instant du regard par curiosité certainement, cela aurait pu suffire à faire comprendre à la brute que la belle était impressionnée. Quand elle revint à ses côtés, elle attrapa sa propre cape noire qui tombait derrière elle et y planta sa dague avant de finalement la remettre à l'intérieur de sa cuissarde. Puis la réponse à sa question lui vint aux oreilles, lui faisant plisser le nez.

"J’cherche des infos, on m’a r’filé ta description. C’est toi qu’je cherche ou j’perds mon temps ?"

La noiraude n'avait toujours pas dis un mot quand à ce qu'elle faisait, mais sa remarque la fit sortir de son silence serein. Alors qu'elle venait de déchirer un morceau de sa cape, elle fit passer la bande noire derrière le bras du blessée. Sur ses chemins, elle avait eu affaire à ce genre de soucis plus d'une fois et visiblement, savait s'y prendre, ce qui lui donna un petit air très sérieux soudainement. Puis la manière dont elle venait de ruiner sa cape, qui laissait une ouverture le long de sa hanche, signifiait à quel point elle n'était pas matérialiste, contrairement à ce que nombreux pensait. Il était pour elle tout à fait imaginable de favoriser l'Homme plutôt que le superflu.

"Cela dépend de ce que tu as besoin comme information. Bouge pas surtout."

Elle vint alors fermer un nœud délicatement, faisant glisser ses doigts le long du tissus avant de le brider avec force, pour y faire une nouvelle boucle, terminant ainsi le garrot de fortune qui permettait au moins de ralentir le saignement. Sa poigne avait largement suffit à calmer les coulés sanglantes qui perlaient au sol, puis elle vint couvrir la plaie d'un autre morceaux noire, plus légèrement pour ne pas aggraver la plaie béante. Elle remonta son regard vers l'homme et un sourire sincère pu se lire dans ses yeux translucide, avant qu'ils ne s'éteignent sous l'ombre de sa capuche quand elle se recula.

"Il faudra recoudre et désinfecter si tu veux pas te retrouver avec un moignon. Viens avec moi je vais m'occuper de finir le travail, je te dois bien ça..."

Elle avait hésité avant de proposer son aide, la raison pour laquelle il la cherchait en était la cause. Elle ne voulait dévoiler son identité ainsi mais le bougre était dans un sal état et sa gentillesses, bien que camouflée sous une tonne d'arrogance, prenait toujours le pas sur ses décisions, même les plus risqués. Donc ses informations avaient commencés à prendre de l'importance dans la cité, pour qu'un parfait inconnu, visiblement pas du coin, soit à sa recherche. Une certaine satisfaction s'installa dans la caboche de la belle noiraude, très vite suivit par une inquiétude et un besoin urgent de penser à des stratégies plus poussées, notamment ce qui concernait l'Ordre, pour ne pas tomber bêtement de son piédestal qu'elle avait prit peine à créer de toute pièce.  Alors qu'elle vint lâcher son mégots dont les dernières rougeurs s'éteignirent au contact du sang frais, elle avisa l'inconnu du regard, attendant simplement sa réponse.



Thème de la furie

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Eylohr Lothar
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Dim 11 Fév - 15:26
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  • La demoiselle scrutait la plaie avec une certaine attention. Tandis qu’elle quittait son mur sur lequel elle était adossée depuis plusieurs minutes déjà dans une attention tout à fait féminine, elle s’approchait du géant avec cette impression, non plus arrogante, mais presque bienveillante. Oh, la bienveillance est affaire de perspective. Une petite attention pour quelqu’un pouvait être en réalité une manœuvre, une distraction, une manipulation pour quelqu’un d’autre. Ainsi, s’assurer du comportement de quelqu’un, de ses intentions, de ses pensées, étaient impossible, à moins de pouvoir lire dans les pensées. Eylohr voyait en la jeune femme et en son comportement comme un sentiment d’insouciance, comme si, après cette horrible furie, cette effusion de sang et l’amoncellement de cadavres mutilés, le temps était dorénavant à l’apaisement, l’insouciance et au calme.

    Pour toute réaction, la jeune femme passa ses doigts sur les coins et recoins de la plaie avant de s’occuper de ceux qui avaient perdus la vie quelques minutes plus tôt. Son regard se posa sur la lame plantée dans le crâne d’une victime que la belle avait achevée depuis son perchoir. Après avoir récupéré son dût, elle flâna quelques temps dans ce méli-mélo de cadavres encore chauds. Son comportement quelque peu désinvolte trahissait une certaine perplexité, tant dans la gestuelle que dans le regard. Oh, malheureusement, Eylohr ne pouvait scruter les yeux de la femme encapuchonnée que dans de brefs moments, le manque de lumière sous le pont empêchant de discerner les iris cachées entre la capuche et le masque. Mais les gestes, eux, sont plus expressifs.

    Durant ce temps, le géant s’était occupé à scruter les alentours, soucieux de voir apparaître une patrouille au loin, ou un autre groupe de bandit. Il balaya son regard aussi loin que possible des deux côtés du chemin, tendant l’oreille pour essayer d’entendre les bruits de pas d’individus en armure. Puis il reporta son regard sur le charnier derrière lui. Le manque de lumière sous le pont et celles éclairant les rues sous forme de contre-jour, ne permettaient pas d’entrevoir les détails du cimetière à ciel ouvert, mais plutôt de voir un amas grossier de formes ineptes au-dessus desquelles trônait l’ombre de cette femme mystérieuse qui n’avait pas encore prononcé un seul mot contrairement au géant. Eylohr s’employait à chercher un tissu à arracher afin de l’appliquer sur la plaie comme un garrot. Mais il fut surpris lorsqu’il entendit le bruit caractéristique du tissu arraché qui vint se plaquer sur la plaie sanguinolente. L’intrigant oiseau de nuit venait d’arracher un pan de sa cape qu’elle avait décidée d’appliquer sur le bras entaillé, dénudant sa hanche d’une façon tout à fait particulière.

    Elle lui indiqua de ne pas bouger, de ne surtout pas bouger. Pourquoi ? La zone était suffisamment endolorie, il ne sentait presque plus rien. Il comprit très vite qu’elle lui demandait cela afin de pouvoir réaliser le bandage, terminer le garrot, et stopper l’écoulement du liquide rougeâtre, sur lequel elle plaça un autre morceau de tissu afin de couvrir le premier et l’ensemble de la zone blessée. Puis, tout simplement, Eylohr discerna un sourire sous ce masque lorsqu’il vit les yeux translucides de la belle se plisser légèrement dans une grimace typique que celle causée par un sourire sincère. Puis elle s’éloigna tout aussi vite, un rideau d’ombre tombant sur les yeux bleus de l’ingénue. D’un air indifférent, elle indiqua la nécessité d’un acte chirurgical afin d’éviter au géant de voir un de ses bras tomber.

    Ne s’attendant pas à une telle annonce, Eylohr resta stoïque pendant quelques secondes. Il était persuadé que la discussion qui s’en suivrait serait axée sur le pourquoi de cette rencontre, sur les informations disponibles et le moyen de les obtenir. Finalement, il acquiesça d’un mouvement de bascule de la tête, après quoi, un petit rictus fit se soulever sa lèvre supérieure et bouger sa barbe fournie. Regardant de nouveau son bras cette fois-ci emmitouflé dans ce bandage sombre légèrement taché de sang, la nécessité d’obtenir une aide de cette femme lui semblait de plus en plus évidente. D’une action sèche et puissante, il contracta les muscles de son bras afin de s’assurer de son état physique. La douleur lui indiqua que, si la plaie n’était pas grave, elle était suffisamment encombrante pour gêner les actions de force du géant du Froid.

    Tandis que la demoiselle éteignait sa cigarette dans le flot encore du sang des victimes inutiles de cette soirée, Eylohr, lui, prit dans une de ses poches une petite flasque d’acier contenant un alcool fort qui lui permit de revigorer légèrement son corps. Puis il vérifia son matériel, que tout était présent et en bon état, avant de s’enquérir de la jeune femme. S’approchant de nouveau d’elle, il lui indiqua sa coopération en écartant légèrement ses bras avant d’indiquer :

              - J’vous suis !

    Le géant emboita le pas de la jeune femme sans savoir vers où elle l'emmènerait, sans la certitude des ses intentions. Il se tenait prêt à n'importe quelle possibilité. La blessure qu'il avait subit au bras l'handicaperait certainement si un combat arrivait maintenant, qu'importe le nombre et la force de l'adversaire potentiel. Prudence est mère de sureté comme dit le dicton.


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Kelmina Dirhaël
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Mar 13 Fév - 0:07
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La nuit était à son calme habituel, dans les ruelles étroites se glissaient deux ombres, en direction du canal, jusqu'aux abords d'un petit Pub clos. La plus petite silhouette vint ouvrir l'entrée en s'assurant que personne n'ait pu les suivre ou même les apercevoir et invita le géant à entrer plutôt rapidement, ne voulant traîner devant son antre et attirer quelconque regards trop indiscrets. Elle referma alors la porte, y passant une dernière fois la tête tel une petite fouine se terrant, les laissant tout deux dans une pièce sombre où trônait quelques tables, des tabourets de bois foncés, une table de billard mais surtout un certain nombre de bouteilles posées derrière le comptoir impérieux. Quelques lumières furent allumés pour permettre d'y voir plus clair, l'odeur âpre de fumée et d'alcool chatouillait le nez de la belle, qui se dirigeait vers sa réserve, tout en laissant l'inconnu prendre connaissance des lieux.

Elle ne disparue pas longtemps, juste assez pour s'en aller quérir bandages, fil, aguille ainsi que du désinfectant mais surtout un petit remontant, posant le tout sur l'imposant comptoir. Visiblement elle savait ce qu'elle faisait, ayant tout l'attirail nécessaire pour soigner le colosse, à croire qu'elle avait l'habitude de se dévouer infirmière, ce qui n'était pas totalement faux ni même dénué de sens. En effet, lors de ses jeunes années et avant de rejoindre les vent d'Amisgal, la jeune femme avait grandit chez les mages de l'eau, réputés pour leurs soins, sa curiosité lui avait valu d'en retenir bien assez, ayant aujourd'hui encore de bonnes connaissances de la médecine, si ce n'est, sans la magie aquatique. Le rituel commença pour la noiraude par un bon verre de whisky, remplissant alors deux verres généreusement en manipulant ces derniers avec agilité, dénotant à merveilles de ses compétences de barmaid depuis de nombreuses années. Du bout d'un doigt elle poussa le verre en direction de l'inconnu, puis d'un léger bond elle vint poser son fessier sur le bois surélevé tout en attrapant le sien.

La furie était restait bien calme durant le trajet, préoccupé en premier lieu par la discrétion qu'elle s'est appliqué à garder jusqu'à rejoindre son Pub, mais aussi par la suite des évènements, concernant sa revente d'informations. Elle avait noté quelques failles des plus dérangeante dans sa petite affaire et cela la contrariait, d'autant plus qu'elle ramenait avec elle une personne qui en saurait trop à son sujet, elle espérait ne pas avoir à faire à plus curieux qu'elle. Silencieuse, mystérieuse et trop sereine, elle l'avait invité à entrer sans lui adresser la parole, sûrement car elle redoutait d'une certaine manière les informations dont il avait besoin. Mais une fois installé sur son comptoir, elle reposa son attention sur lui, son regard envoutant le détaillant un instant avant que de sa voix profonde elle ne brise ce silence si agréable.


-Prend place sur le tabouret, ton bras blessé de face à moi et essaie de ne pas bouger, en espérant que cette masse de muscle ne soit pas trop douillette.

Son ton était taquin, mais aussi des plus doux, comme si elle tentait de détendre l'atmosphère ou de fuir le sujet principal. Dans tout les cas, elle lui assigna le tabouret qui se tenait juste devant elle, ayant appuyé ses pieds sur les tabouret voisins, pour qu'il viennent s'intercaler entre ses jambe, afin qu'elle soit à la bonne hauteur vu la taille de la montagne. C'était un peu comme si un nain tentait de soigner un géant, ayant presque besoin d'une échelle. La cape de la jeune femme qui était d'ailleurs en sale état se vit enfin retiré, elle n'avait plus de raison de cacher son visage devant l'inconnu, il savait maintenant où la trouver, cela n'était plus d'aucune nécessité.
Le voile noir qui couvrait l'ombre féline atterrie d'un geste ample un peu plus loin sur le bords du comptoir, libérant une longue chevelure ébènes aux grosses boucles qui venaient tomber sur les épaules d'une silhouette des plus pulpeuse et élégante, vêtue d'un corset noire ainsi que d'un bas qui épousait ses forme surmonté de longues cuissardes grisâtre, qui venait couvrir ses jambes longilignes. Ses yeux d'un bleu effacé se virent enfin découvert du rideau qui s'amusait à les noyer sous un sombre mirage, laissant alors apparaitre ces deux pupilles noirs encadrés d'une couleur encore plus translucide à la lumière des quelques lampes allumés. Sa main vint alors retiré le tissus qui couvrait le bas de son visage, pour enfin libérer les charmes de la belle mais aussi mettre une identité à cette ombre informe qui avait déambulé dans les ruelles. Quand le dernier tissus de camouflage tomba, elle porta son verre à ses lèvres, le buvant entièrement dans une longue gorgée désaltérante puis reposa son regard malicieux sur l'homme, son sourire à la commissures de ses lèvres lui donnant un air des plus énigmatique.

Sa tête se pencha légèrement sur le côté alors qu'elle attendait sagement que prenne place le grand bonhomme, continuant de l'analyser. Elle vint se resservir un verre des plus généreux tout en s'allumant une cigarette de l'autre main, laissant alors l'étui à côté d'elle. Quand la fumée vint embrumer sa vu, elle baissa les yeux en direction du nécessaire de soin, se demandant un instant si elle ne devrait pas se reconvertir infirmière, c'était après tout le deuxième infirme qu'elle accueillait ici avec bienveillance et sûrement inconscience d'une autre part. Sa gentillesse la perdra sûrement mais en attendait elle savait se défendre. Puis elle brisa aussi l'attente concernant les informations, pour enfin connaitre le sujet principal qui aurait fait que la montagne ne l'interpelle.


-Tu cherches qui ? Ou quoi ? Et comment tu as eu mon contact surtout... ?



Thème de la furie

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Eylohr Lothar
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Mer 14 Fév - 20:37
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  • Tandis qu’il suivait l’ombre furtive qui se glissait dans les ruelles sans un bruit, comme si elle planait au-dessus du sol sans qu’à aucun moment ses pieds ne touchent le sol, le géant essayait de repérer son chemin afin de pouvoir savoir comment retourner jusqu’au port, juste au cas-où. Il ne s’attendait pas à ce que l’endroit où ils allaient atterrir était, selon toute vraisemblance, un pub plutôt chic dont les relents d’alcool trahissaient une activité terminée il y a peu. Les quelques lumières allumées purent permettre de voir où il était. Bizarrement, cela ne l’inquiéta à aucun moment de se retrouver dans un bâtiment inconnu, en terrain inconnu, aux côtés d’une inconnue. Mais l’instant était apaisant, même reposant. Lumières douces, ambiance tamisée et neutre, mis à part les résidus de fumée et d’alcool, tout était fait pour inspirer la confiance et la paix.

    Tandis que l’inconnue toujours emmitouflée avait apportée le nécessaire de premier secours ainsi que le matériel utile à la réalisation d’actes chirurgicaux basiques – enfin pour elle, Eylohr étant plus habitué à engager un médecin pour ce genre besognes, ou à attendre que le temps fasse son œuvre – Eylohr fut invité à se désaltérer et à prendre place sur un tabouret devant l’imposant comptoir du pub. Le géant scruta le verre un instant, comme pour chercher les traces d’un éventuel poison, un contaminant quelconque qui pourrait mettre à mal le colosse et ainsi le rendre vulnérable aux assauts de la curieuse demoiselle toujours couverte de son masque. Finalement, il opta pour la confiance. Après tout, elle avait prodigué un pensement suffisamment solide et bien fait pour qu’il stoppe le saignement. Alors, il prit le petit verre au creux de sa main gigantesque – en comparaison – le porta à la bouche, et avala le contenu ambré à l’odeur d’alcool fort en une seule traite, garant quelques gouttes du liquide en bouche afin d’en garder un peu plus les saveurs. Il posa le verre sur le comptoir comme le font les piliers de bar, à l’envers, dans un bruit sourd du verre contre le bois. Puis il passa sa main dans sa longue barbe sombre, traduisant les restes de ses inquiétudes et sa perplexité à propos de ce moment.

    Le ton taquin qu’elle avait employée pour lui signifier de se placer là en tant que patient irrita légèrement le géant peu habitué à se laisser dicter sa conduite, préférant de loin imposer sa loi ou, le cas échéant, défier celles qui lui sont imposées quitte à y laisser un peu de lui-même à chaque fois. Mais la douceur de sa voix calmait presque instantanément les ardeurs belliqueuses du colosse blessé. Elle était si calme et si douce malgré les évènements de la soirée et malgré la différence apparente de taille et donc l’inégalité qui en découle. Elle devrait se sentir gênée par le regard bleu océan du géant inquisiteur. Elle devrait se sentir toute petite à côté de ce colosse aux épaules aussi larges qu’une armoire à glace. Elle devrait avoir peur pour elle, son intégrité et sa vie face à cette montagne de muscles, de testostérone et de cruauté. Mais au lieu de ça, elle semblait calme et douce. On dirait même qu’elle désirait surtout détendre l’atmosphère de ce lieu. Etrange comportement pour une femme qui s’emploie tant à dissimuler qui elle est. Mais la situation était déjà suffisamment étrange et unique en soit, alors une singularité supplémentaire n’étant pas forcément mal venue.

    Puis le voile tomba. Sa cape dévoila les formes pulpeuses et attractive d’une femme qui prend soin d’elle et qui fut gâtée par la vie. Le regard bleuté du géant se balada sans discrétion sur le corps qui se dévoilait à lui. Du haut des épaules jusqu’à sa taille qu’il apercevait grâce à sa hauteur impressionnante, il put profiter de la vue et du physique avantageux de celle qui était maintenant son infirmière et sa soignante. Puis il posa son regard sur le visage maintenant apparent de la femme. Ses cheveux sombres tombant en cascade de boucles et entourant l’ovale de son visage était tout bonnement magnifique. Le géant se perdait volontiers dans le regard doux et profond de la belle demoiselle qui, l’espace d’un instant, n’était plus ni l’informatrice qu’il cherchait, ni l’inquiétante créature emmitouflée. Elle était une femme attirante aux courbes affriolantes et au regard enivrant.

    Le temps que la belle prépare le matériel et ne s’occupe de la plaie, Eylohr se resservit un verre sans en demander l’autorisation et l’avala d’un trait. Il recommença l’opération une seconde fois, puis une troisième fois avant de se stopper lorsqu’il ressentait enfin le réconfort de l’alcool dans les moments difficiles. Il présenta à nouveau son bras dans l’attente des soins préparés puis fut interpelé par la belle et sa question inquisitrice.

    - J’tai trouvée grâce à un péquenaud alcoolisé sur les quais qu’avait trop peur pour sa vie. Parait qu’ta des infos en béton. J’cherche le moyen d’mettre la main sur des armes et des prothèses magithèques. J’veux pouvoir en fabriquer moi-même. T’es la bonne personne ?


    Le géant répondit le plus simplement du monde, mais planta fermement son regard dans celui de la belle aux cheveux noirs. Oh, il voulait évidemment l’impressionner, mais il voulait également deviner si elle tenterait de mentir, de minimiser ses infos, ou de contourner les questions. Comme à chaque fois, il se tenait prêt à agir et à mettre éventuellement un terme à cette mascarade, même si, au fond de son cœur, il en avait de moins en moins envie. Le charme de la belle était indéniable, et lui n’était qu’un homme. Bien qu’il ne fît pas confiance aux gens, il ne demeurait pas moins un être humain avec ses forces et ses faiblesses. Finalement, il opta pour une position surplomba la demoiselle. Le bras blessé toujours tendu vers l’infirmière amatrice, il mit son bras en travers pour s’appuyer dessus et surplomber de toute sa hauteur et de toute sa masse la frêle demoiselle, ses muscles rendus saillants par la lumière tremblante des torches, sa barbe trônant fièrement le long de sa mâchoire et ses longues tresses rassemblées tombant sur son épaule droite. Son crâne rasé sur les côtés et sur l’arrière était éclairé par les torches et reflétait les lumières chaudes et tremblantes tandis que sur le sommet de son crâne débutaient ses tresses qui tombaient à partir du sommet de son crâne jusqu’au-dessus de ses lombaires. L’imposant colosse attendait de voir si cette blessure en valait la peine.


Let the night come, before the fight's won,
Some might run, against the test.
But those that triumph, embraces the fight's cause,
Their fear then proove that courage exist.
Hope.


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Kelmina Dirhaël
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Mer 14 Fév - 23:39
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Dans une ambiance presque chaleureuse, la pièce bercée d'une douce lueur dont la clarté de la lune agrémentait par sa quiétude lumineuse les quelques lampes déjà éveillées, se déroulait une scène pour le moins incongrue. Placé du haut de son comptoir, la belle noiraude se vit accueillir un géant pour infirme, entourés alors tout deux de quelques bouteilles, de bandages et d'autres nécessaires de soin. Si le décor ne se prêtait aucunement à un cabinet médical, c'est ce qu'il allait dégagé une fois la bouteille d'alcool désinfectante ouverte, laissant échapper une odeur âpre qui se mêlait à celle de la cigarette et du liquide ambré qui ne restait pas longtemps dans les verres. La soirée avait été mouvementée et les deux protagonistes avaient prit le temps de se requinquer autour de quelques verreries vidées, échangeant enfin quelques politesses.

La carrure de la montagne avait de quoi en faire frémir de peur plus d'un, mais la jeune femme qui s'était dévouée infirmière pour l'espace d'un instant, l'observait avec placidité, laissant courir ses yeux translucides sur sa musculature à quelques moment, trouvant cela plus affriolant qu'effrayant en réalité. Son calme, qui pourrait aussi bien être de l'inconscience à l'état pure, se ressentait dans ses geste mais surtout dans l'invitation qu'elle lui avait proposé en lui indiquant le tabouret posé entre ses jambes. Elle croisa le regard azure de l'homme, s'y perdant quelques instant avec une certaine curiosité, puis détourna le regard pour attraper les premiers bandages, ne voulant pas paraître trop indiscrète ou simplement pour ne pas s'y égarer trop de temps...

Quand l'imposant vint alors prendre place sur le tabouret, la furie ne put que remarquer d’avantage la largeur d'épaule de ce dernier, laissant tomber son idée de caler son bras entre ses cuisses trop courtes. Elle passa ses jambes d'un côté de l'homme les calant sans aucune gêne contre son flanc et vint attraper son bras blessé avec délicatesse, pour l’apposer sur ses genoux, ainsi elle pouvait au mieux prodiguer ses soins en évitant tout mouvement brusque. La femme aux cheveux de jais ne montrait visiblement aucun malaise à être soudainement aussi proche de l'homme, cela était à ses yeux nécessaire pour le soigner avec facilité, sans avoir à grimper sur une chaise pour accéder à ses bras trop imposant. Le bandeau noire de fortune se vit retiré par ses doigts fins, d'une grâce naturelle, elle reposa alors son regard sur la blessure, qui avait continué de laisser échapper quelques liquide sanglant, en imbibant le pauvre morceau de tissus.

Ses oreilles attentives écoutaient les dires de l'homme, alors que ses mains commencèrent à attraper un chiffon qu'elle trempa dans l'alcool fort avant de le presser à plusieurs reprises sur la plaie, tenant le poignet du géant de son autre main, qui se renfermait à peine dessus. Les murmures concernant ses informations s'étaient donc répendue et visiblement on la recherchait déjà pour cela, son nez se retroussa légèrement dans une légère contrariété, qui lui donnait un petit air des plus charmant, à croire qu'elle ne pourrait mordre avec un visage au traits aussi doux. Pourtant elle imaginait déjà égorger le premier qui oserait la dénoncer, bien que ses traits faciaux, à l'heure, n'étaient pas encore connu, si ce n'est de son nouvel invité. Quand elle eut terminé de torturer l'homme sous les brûlures désinfectante elle attrapa un fil ainsi qu'une aiguille et sans lâcher son poignet, lui conseilla d'un geste du menton d'attraper le morceau de cuir laissé sur le comptoir, ajoutant d'un ton taquin et léger.


"Va pas te mordre la langue tu risques d'y laisser des marques... Et ce serait compliqué à soigner ça."

Elle releva son regard vers lui, un sourire au coin des lèvres avant de commencer son oeuvre lentement, continuant alors de parler pour répondre à la montagne mais surtout pour lui changer les idées, sachant que cela risquerait d'être douloureux. Elle se doutait bien, qu'un homme de cette carrure avait besoin de plus que cela pour lâcher une larme de douleur, mais elle préférait ne pas s'avancer, au risque d'entendre le malheureux lâcher un cri. Cette idée la fit sourire d'un air plus naturel, alors que ses doigts se glissaient de parts et d'autres de la blessure, la refermant au rythme du fil qui venait réparer les dégâts petit à petit. Elle avait lâché son poignet pour tenir la plaie refermée un minimum tout en travaillant de l'autre sa couture médicale. Ses doigtés étaient précises et la brûlure alcoolisé avait du être plus dur à encaisser que les quelques coups d'aiguilles.

"En voilà qui mériterait que sa langue soit coupée. C'est bien moi cette fouine que tu cherches. Tout dépend, tu souhaites mettre la main sur une petite cargaison ou sur des plans précis ? Mais dis moi, pourquoi un molosse de ta taille aurait besoin d'armes de ce genre ? "

Ses yeux rivés sur son oeuvre qu'elle terminait avec agilité, son visage semblait ne rien pouvoir laisser prédire, aussi bien un mensonge qu'autre chose. Son regard mystérieux brouillait bien des têtes et bien qu'elle était sincère, ayant largement les informations que l'inconnu recherchait, elle se contenta de répondre avec simplicité, son éternelle sourire à la commissure de ses lèvre, comme encré. Quand elle eut terminé, elle relâcha enfin le bras imposant après avoir rebandé la plaie, laissant un tissus immaculée pour seul cicatrice, en cachant une bien plus impressionnante mais qui devrait rapidement s'améliorer. Elle resta dans sa position tout en en écrasant le mégot qui avait pendu à ses lèvres tout au long de l'opération et se resservit un verre tout en observant l'homme du regard. Il avait loin l'apparence d'un espion, du moins peu discret si s'en était un, aussi se demanda t elle ce qui lui valait de chercher des informations de ce calibre, il avait capté son attention et elle se retenait de le submerger de questions...



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Eylohr Lothar
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Jeu 15 Fév - 17:11
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  • Lorsque l’infirmière aux cheveux sombres s’appliqua à désinfecter la plaie béante, Eylohr s’employa à passer la douleur en prenant un autre verre de ce précieux liquide ambrer et fort en odeur d’alcool que beaucoup d’hommes aiment plus que n’importe quel autre plaisir dans la vie. Le passage de la gaze imbibée de désinfectant ravivait la douleur de cette blessure causée par une lame bien trop aiguisée que le géant n’avait pas su éviter. Chaque pique de douleur rappelait au géant qu’il était vivant et bien vivant. Si le commun des mortels voyait la douleur comme un signal de danger du corps humains, les personnes de la trempe d’Eylohr voyaient la douleur comme un sentiment galvanisant, le symbole de la vie triomphante sur les évènements morbides qui déclenchèrent ladite douleur.

    Alors que le passage du désinfectant sur la plaie se terminait, le géant se remit en place sur le tabouret trop petit pour son fessier et sa masse musculaire. Le regard d’Eylohr quitta temporairement la plaie pour se porter sur le matériel chirurgical que les doigts de fée de la tenancière agitaient avec une grâce élégante. Intrigué par ce spectacle de douceur et de naïveté candide, le géant semblait baisser sa garde un peu plus à chaque instant. Il remonta son regard sur la main gracile de la demoiselle, puis remonta son bras, ses épaules féminines, son cou fin et doux pour remonter enfin jusqu’aux lèvres de la belle. Ses lèvres pulpeuses entrouvertes dévoilant des dents d’un blanc nacré allaient parfaitement avec le regard concentré de la belle. Ses yeux doux, son profil de biche et ses cheveux couleur de jais tombant en cascade autour de l’ovale de son visage étaient autant de raison qui permettraient à n’importe quel homme de fondre et de succomber aux charmes de la femme. Et elle devait s’en douter.

    Finalement le moment de l’acte chirurgical devait arriver et deux autres verres de ce whisky délicieux ne seraient pas de trop. La belle demoiselle gratifia le géant d’une petite pique humoristique qui ne manqua pas d’effleurer la fierté du géant. Oh, il avait été habitué à bien pire dans le passé. Des coups d’épées et de haches en passant par des blessures par balles et des membres cassés, il avait déjà eu bien plus de souffrances que ce que la belle pouvait deviner. Alors, il reporta son regard en direction de la plaie. La belle passait l’aiguille d’un bout à l’autre de la plaie avec le fil préalablement noué. Entrant d’un côté de la plaie et ressortant de l’autre, la belle tirait sur le fil qui soulevait la peau lésée comme une vulgaire tranche de chaire, après quoi, elle repassait le fil comme on ferait des lacets. La belle relâchait le poignet du géant pour se concentrer sur la fermeture de cette plaie et s’assurer ainsi d’un travail bien fait. L’aiguille transperçait la peau avec facilité et en une piqure aigue qui tranchait avec la douleur lancinante provoquée par la précédente désinfection.

    L’évocation du pourquoi du comment il avait eu son signalement avait apparemment surpris la donzelle et, si l’idée que sa réputation grandissante lui faisait plaisir, le fait qu’il sache maintenant où la trouver et qu’il ai sut aussi rapidement comment la chercher avait l’air de l’inquiéter plus que de raison. Pourquoi est-ce qu’un géant aurait besoin d’armes de ce genre ? Tout simplement parce que ce genre de ressources est extrêmement couteuse et rentable, que la puissance de certaines prothèses est affolante et qu’un marché est à conquérir là où il vit. Peut-être que cela serait également un moyen pour lui d’augmenter sa puissance, qui sait.

    -J’cherche des plans, des livres qu’expliquent comment sa marche, et p’têtre une cargaison. J’me rends à Rathram dans quelques s’maines. Si j’te disais pourquoi j’veux mettre la main là-d’ssus j’devrais m’assurer d’ton silence ensuite Répondit le géant avec une voix grave et sourde tandis qu’il passait son autre main dans sa barbe sans quitter des yeux la plaie qui se refermait de plus en plus.

    La belle termina son œuvre chirurgicale par un nouveau bandage immaculé autour de la plaie soignée afin de la protéger des éléments extérieurs. Elle jeta son mégot dont un mince filet de fumée s’échappait toujours, et resta dans la position qu’elle avait adoptée depuis le début, assise sur le comptoir surplombant le géant. Elle se resservit un verre tout en plantant son regard dans celui du géant qui, en réponse, lui rendit la politesse.

    Luttant pour ne pas se perdre dans le flot enivrant des yeux de la belle aux cheveux de jais, le géant scrutait ses iris ainsi que les reliefs qui l’entourait. Dans son esprit se manifestait de plus en plus l’idée que cette inconnue n’en était plus réellement une. Sa gentillesse et les soins qu’elle avait prodiguée… Etait-ce un moyen d’attendrir le géant pour mieux le manipuler ensuite ? Allait-elle lui jouer un mauvais tour ? Sa quête d’informations avait-elle menée le géant jusque dans la gueule d’un danger sans émule ?

    Son intense réflexion devait être visible au travers de son regard couleur océan tandis qu’il continuait de scruter le regard de la demoiselle aux cheveux sombres. La proximité du géant avec le corps de la femme était intimidante pour lui qui n’était pas habitué à cette forme de… Jeu ? Si l’ont pu appeler ce qui se passait là un jeu. Son bras toujours posé sur la cuisse de la femme, il n’osait plus le bouger, ne sachant pas si elle prendrait cela pour une tentative mesquine, ou s’il regretterait de porter son bras loin d’elle. Un géant intimidé par une magnifique femme. Il y avait de quoi rire.

    Puis finalement il dévia son regard des pupilles de la belle pour le porter sur le verre vide à ses côtés. Il avait maintenant l’usage de ses deux bras, mais il se demandait toujours s’il avait envie que son bras quitte les cuisses de la belle. Finalement, il décida de se servir. De son bras gauche il remplissait son verre avant de le prendre de sa main gauche. Ainsi, son bras blessé n’avait pas quitté sa douce infirmière, et cela lui allait bien comme ça. Allait-elle répondre ? Ou poserait-elle encore des questions ?


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Kelmina Dirhaël
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Lun 19 Fév - 15:59
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Tandis que les regards des deux protagonistes ne cessaient de se perdre l'un dans l'autre, la jeune femme n'avait pas bougé de son piédestal qu'elle appréciait tout particulièrement, ainsi surplombant la montagne de peu, mais surtout gardant une certaine proximité qui était des plus plaisante. Les verres se vidaient au rythme de la discussion, écoutant alors la réponse de ce dernier avec un intérêt piqué à vif, qui n'en fut d'ailleurs pas comblé de la pauvre réponse. Alors qu'elle reposait son verre contre ses lèvres pour en boire le contenu ambré qui venait à chaque gorgée réchauffer sa gorge, elle détaillait attentivement la carrure de l'homme, ainsi que son visage une fois qu'il réussit à se détacher de son regard envoutant. Un sourire malin se dessina subitement au coin des lèvres de la belle, sa mémoire ne lui faisait que rarement défaut, mais les quelques verres lui avait permis de se remettre les idées en place, du moins suffisamment pour replacer le géant dans un contexte plutôt récent mais bien précis. Cela avait du être les derniers évènements qui avaient bousculé la tête de la noiraude, pour qu'elle ne le replace pas immédiatement dans son contexte.

L'inconnu n'était plus si inconnu que cela, bien au contraire, non seulement elle l'avait déjà vu, mais la furie avait un tour d'avance à son sujet, connaissant son visage mais aussi son nom, alors que lui ne pouvait ne serait-ce, que la connaitre de prêt ou de loin.  Il accompagnait ce gras mais non moins célèbre Pirate "De Sousa" un peu partout, un véritable garde du corps et pas des moindres ! Elle avait enquêté et déniché des informations croustillantes à leurs sujets, voulant toucher le clan des pirates afin d'avoir une corde de plus à son arc. Elle avait alors observé ce géant et son capitaine depuis quelques mois déjà...Ce physique des plus plaisant à son goût était encore plus attirant quand elle pouvait détailler son visage, ce qu'elle n'avait pas eu l'occasion de faire durant ses fourberies, l'homme étant resté dans l'ombre de son pirate, dont il assurait la garde. Son sourire malin se jouait de ce souvenir revenu, alors qu'elle avait sûrement répondu elle même aux questions qu'elle se posait quand à qui il était, elle ne pouvait se contentait de cela et reprit alors sur un ton mesquin, un de ses doigts venant glisser doucement sur le bras de l'homme posé sur ses cuisses, y dessinant des formes géométrique imaginaire, tout en plantant son regard dans le sien.


"Cette réponse est un peu légère je trouve. Des plans je peux t'en procurer d'ici trois jours, pour les armes, il faudra t'en emparer de manière subtile lors d'une livraison militaire dans 1 semaine. Je te donnerai les détails si tu réponds donc à ma question, que je vais peut être réitérer. Pourquoi un pirate aurait besoin d'armes de ce genre ? "

Son doigt continuait de parcourir la peau chaude du nordique, alors qu'elle l'observait attentivement, se délectant de sa réaction, mais surtout utilisant un ton des plus doux alors que sa voix profonde résonnait doucement, malgré le petit jeu, peut être dangereux, auquel s'adonnait elle.  Sa tête se pencha légèrement de côté, fixant l'homme sans en détourner une seconde le regard, pouvant presque alors s'apparenter à de la provocation, la tigresse n'avait visiblement peur de rien. Elle attrapa son verre qu'elle termina avant de le reposer sur le comptoir, puis se pencha légèrement en avant, son bustier laissant paraître son décolleté d'avantage, pour venir souffler au creux de l'oreille du géant, d'un murmure des plus malicieux.

"Tu t'imagines bien que mes réponses aussi bien que mon identité doivent être gardés sous silence, pourtant je suis juste devant toi. Donc ta réponse m'est nécessaire si tu souhaites en savoir plus, Eylohr."

Son prénom presque susurré à son oreille, elle détourna le regard, levant légèrement le menton, sa main s'étant posé sur le poignet du forban, alors qu'elle vint prendre appuie légèrement en arrière de son autre bras en se redressant lentement. Depuis qu'elle avait endossé son rôle d'informatrice des bas quartiers, elle connaissait l'identité de nombreux de ses clients, voir leurs secrets les mieux gardés pour certain et cette connaissance fourbe lui plaisait toujours autant. Le femme au regard cristallin appréciait tous savoir, en apprendre chaque jour sur les individus qui passaient dans sa ville, mais au delà de ça, elle avait prit goût au danger, d'une certaine manière cette petite provocation à l'égard de la montagne n'était rien de plus qu'un jeu à ses yeux. Toujours aussi proche de lui, elle ne bougea pas d'un cil, si n'était pour resservir les verres vidées, mine de rien, le regardant du coin de l'oeil.



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Dernière édition par Kelmina Dirhaël le Jeu 22 Fév - 19:12, édité 1 fois
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Eylohr Lothar
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Mar 20 Fév - 18:18
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  • La demoiselle posait beaucoup de questions pour une informatrice qui mettait tant de volonté à cacher son identité lors de son activité… Nocturne. Elle qui œuvrait dans le secret devait bien connaître la valeur d’une information, c’était donc peut-être logique qu’elle pose autant de questions ? Une informatrice cherchant des informations. Après tout, cela est logique. Mais elle était tout de même insistante ce qui titillait le géant dont la patience était aussi mince qu’une feuille à papier. Tandis qu’elle agrémentait sa question posée pour la seconde fois en quelques minutes de caresses réalisées par la pulpe de son doigt, le géant se demandait ce qu’il allait pouvoir faire pour pouvoir tirer les informations qu’il était venu chercher ici.

    Les poils du bras du Nordique s’hérissaient à mesure que la belle baladait son doigt sur sa peau. Tandis qu’il posait son regard sur le doigt de la belle inquisitrice qui se baladait sur lui, il leva la tête vers la demoiselle qui avait penchée sa tête sur le côté sans jamais détourner son regard de celui du colosse, dans une provocation à peine voilée.

    L’orgueil du géant lui intimait l’ordre de se saisir de cette femme et de lui montrer que s’il est chez elle, et qu’il doit lui être reconnaissant pour cet acte chirurgical, il n’en reste pas moins un individu dangereux. Les gigantesques mains du colosse pouvaient se saisir de la frêle nuque de la noiraude et lui briser les vertèbres cervicales sans le moindre problème. Ou alors, sa force pourrait faire d’elle une poupée qu’il utiliserait à sa volonté, à des fins… Bien moins sympathique que les caresses tourbillonnantes de la donzelle. Mais cet orgueil allait être doublé d’une surprise et d’une colère aussi surprenante que puissante.

    Eylohr. Elle connaissait son nom. Comment ? Est-ce que cette rencontre n’était finalement pas le fruit du hasard mais une manipulation de la noiraude ? Comment connaissait-elle son nom ?

    Tandis qu’il était tout à sa réflexion, l’évocation de son nom à son oreille, murmuré par la belle aux cheveux noirs de jais le fit sortir de sa torpeur. Ses yeux s’écarquillèrent alors qu’elle s’était redressée de toute sa hauteur sur le comptoir du bar. La belle le charmait s’était évident. Ses yeux pétillants, ses formes galbées et enivrante, sa façon de dévoiler le haut de sa poitrine en se penchant juste avant de lui susurrer son nom. Elle suscitait chez le géant l’éveil de sens qu’elle ne voudrait en aucun cas découvrir. Enfin, peut-être pas.

    Soudainement, une étrange sensation prit possession du géant. Il l’avait prévenue. S’il lui disait le but de tout cela, il devrait s’assurer de son silence, de toutes les manières possibles et imaginables. L’idée commençait à lui déplaire. Après tout, ce petit jeu était des plus grisant. Il prit un des verres qu’il bu d’une traite.

    - J’veux additionner les armes et les prothèses à mon business Dit Eylohr d’une voix sombre tandis qu’il planta ses yeux océans droit dans le regard de la demoiselle. J’veux monter mon propre groupe, m’faire des couilles en or et pouvoir monter une vrai p’tite armée bien d’chez nous, dans l’Nord.

    Il avait dit la vérité. Il avait des objectifs bien particuliers. Il savait combien le continent de Marnaka était fragile. Bien que protégé par des reliefs montagneux instables et d’autres pics vertigineux, ceinturé de criques sombres et étroites et bercé par des vents violents, des tempêtes de neiges et un climat aussi difficile que son peuple, le continent dépendait des exportations et des importations de marchandises. Pratiquement tout le continent était hostile à la culture et aux bétails. Aildor, la capitale, avait même dût être construite sous terre pour pouvoir protéger ses habitants du climat et mener une vie à peu près normale. Il savait que Marnaka et le marché noir d’Aildor était toujours en vie grâce à la magnanimité de l’UNE et des My’träns. Si les My’träns ignoraient ce continent comme ils ignoraient tous les continents pérégrins, ce n’était pas le cas des Daënars. Personne ne pleurerait la disparition de cette ville, mais il était né là-bas, et il ne laisserait pas tomber son continent. La seule ressource dont il pouvait disposer était la cruauté, les formidables guerriers, trafiquants, contrebandiers et gangsters qui peuplaient la ville et le continent et qui pourraient former, une fois unifiés, une incroyable force de frappe. Mais unifier ce continent relèverait de l’impossible, à moins qu’un individu ne puisse leur promettre prospérité, richesse et puissance. Et cela prendrait du temps.

    Mais comme il lui avait indiqué, s’il disait la vérité, il fallait qu’il s’assure de son silence. Son regard s’assombrit soudainement, ses yeux écarquillés devinrent plissés et scrutèrent la demoiselle dans son intégralité. Un grondement sourd se fit entendre et tandis que le gonflement du muscle de sa mâchoire trahissait la colère qui grondait, il ne laissa aucune chance à sa cible.

    Ni une ni deux, il se releva, plaça ses deux mains sous les aisselles de la donzelle et la souleva aussi facilement qu’un vulgaire fœtus de paille. De toute sa force, il décolla la demoiselle du comptoir, la fit vriller au-dessus de lui et la lança contre une table qui se trouvait tout près. La table ne cassa pas sous le léger poids de la donzelle, mais celle-ci s’étala de tout son long sur celle-ci. La surprise était la clé. Et pour maintenir cet effet de surprise, le géant se jeta de nouveau sur elle, se plaça au-dessus d’elle et appuya de son poids en plaçant un avant-bras sur sa gorge tandis qu’il plaça la lame de son gigantesque couteau sur entre ses sains, la pointe prête à transpercer le poitrail offert au géant.

    Puis il avança son visage vers celui de la demoiselle, irradia de son regard bleuté le corps pulpeux de la demoiselle remontant de sa taille jusqu’à ses yeux à ellen s’approcha ensuite de son visage lentement tout en passant délicatement sa peau contre celle de la noiraude et lui susurra à l’oreille d’une voix rauque et grave :

    - J’t’avais dis que j’devais m’assurer d’ton silence si j’te racontais. Maint’nant, c’est à toi d’parler.



Let the night come, before the fight's won,
Some might run, against the test.
But those that triumph, embraces the fight's cause,
Their fear then proove that courage exist.
Hope.


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Kelmina Dirhaël
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Mer 21 Fév - 20:51
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La noiraude toisait le géant d'un regard mesquin des plus provocateur, se jouant de la réponse qu'il venait de lui offrir comme elle l'espérait, mais surtout de ce visage qui se métamorphosa devant elle, se gravant alors d'une haine des plus bestiale. Ses sens du danger étaient en alerte, sachant pertinemment qu'elle venait de provoquer quelque chose, mais une petite voix sadique dans sa tête avait l'impatience de voir ce qu'elle venait de provoquer. Alors qu'elle s'apprêtait à prendre une cigarette dans l'étui bien entamé posé à coté de ses cuisses, feintant l'inconscience de représailles certaines, elle sentit son corps quitter le comptoir dans un mouvement brusque, se voyant envoyer valser contre une table plus loin. Le seul reflexe qu'elle ait eu le temps d'adopter était le plus courant qu'elle possédait, usant d'une magie légère, imperceptible à l'oeil, pour amortir sa chute sur la table, y atterrissant dans un souffle de surprise à demi allongée dessus. Si la table n'avait pas brisés sous le poids léger de la demoiselle, elle n'aurait pas lâché pour un poids plus considérable, la mage ayant freiné sa chute. Elle s'apprêta alors à se redresser, alors que la bête lui sauta à la gorge, pesant de tout son poids pour empêcher la jolie noiraude de bouger, lui coupant presque une respiration précieuse.

Son regard se planta sur la montagne qui la dévorait du regard avec une haine naissante, sentant alors la pointe d'une lame sur son buste qui caressait son corset noué. Il ne fallut pas long à la jeune femme pour trouver un moyen de s'extirper de cette situation, mais ne voulant user de sa magie devant l'homme, elle se contenta en premier temps d'esquisser un sourire au coin des lèvres, son souffle court. Un frisson vint parcourir son échine alors qu'il avait approché son visage du sien, murmurant d'une voix caverneuse à son oreille. La caboche de la noiraude se tourna légèrement en direction du son, son regard se posant sur lui dans un calme improbable alors qu'il aurait pu l'achever en un coup d'arme bien placé.


"Je savais bien que je réveillerai la bête... Aussi penses tu vraiment que je ne t'aurais provoqué sans avoir la certitude de sortir indemne de tes mains ? Si tu décide réellement à mettre un terme à ce petit jeu aussi plaisant qu'il soit, je t'emporterai avec moi."

Sa peau frôlait la sienne dans un frémissement, alors qu'elle baissa un instant le regard sur la lame appliqué sur son poitrail  pour appuyer ses dires, la jeune femme avait utilisé un ton des plus serein, favorisant en premier lieu la logique de la situation pour tenter de le dissuader de tout geste meurtrier à son égard. Il avait pu comprendre qu'elle avait alors plus d'une corde à son arc, la jeune femme, paraissant souvent insouciante, cachait une réelle furie aux plans précis et sombrement calculé pour faire face à toute situation dangereuse, qu'elle provoquait elle même souvent. Si elle n'avait encore rien montré quand à son moyen de défense, elle savait que si la main du géant appuierait sur le métal froid pour la transpercer, il lui suffirait d'un geste pour l'envoyer valser contre un mur dans un torrent d'air impérieux, mais aussi, ses mains toujours libres, elle pouvait transpercer la chair de n'importe qu'elle homme d'un coup de vent tranchant, peu importe sa taille.

Les idées de secours étaient présentes, mais elle appréciait bien trop découvrir cette montagne sous un autre angle, pour le moins intime... Elle se mordit la lèvre un instant, tout en redressant l'égerment sa poitrine sous l'homme, rien de bien incroyable vu le poids qu'il mettait sur elle, mais suffisamment pour y flaire glisser un ruban de son corset le long du poignard tendu, qui se détacha après avoir été finement tranché, laissant alors son décolleté s'ouvrir d'avantage. Quand le géant détourna le regard qu'un bref instant pour admirer le résultat, elle en profita pour d'un mouvement des plus vif, attraper une lame attaché dans sa cuissarde, juste à bonne hauteur pour qu'elle n'ait que peu de geste à faire, s'aidant une nouvelle fois de son don afin d'accélérer sa prise.

La seconde de déconcentration qu'elle avait provoqué lui suffit alors à placer la lame contre la gorge de l'homme face à elle, qui n'eut rien le temps de voir venir, si ce n'est un sifflement qui fendit l'air tant le geste fut rapide et précis. Si elle avait voulu détourner son regard, d'une part pour le petit jeu auquel elle s'adonnait, c'était aussi afin d'éviter qu'il ne remarque ses mouvement hors normes, qui auraient pu lui donner la puce à l'oreille quand l'utilisation d'une magie. La jeune femme relâcha sa lèvre qu'elle se mordillait sous la concentration dans un léger soupire de soulagement tout en reposant son regard sur le visage de l'homme, voulant simplement appuyer ses dires d'un geste afin de le convaincre. Il aurait été dur de ne pas la prendre au sérieux sans un minimum de réaction de sa part, ne voulant pas qu'il tente quoi que ce soit qui l'aurait poussée à l'utilisation d'une magie puissante sous peine d'être découverte. D'autant plus qu'il venait de l'aider à cacher cette identité il y de cela à peine quelques heures, cela aurait été une mauvaise blague que de devoir se dévoiler à son sauveur, du moins de cette manière.


"Je ne compte pas te faire de mal chéri, juste te prouver que c'est une mauvaise idée de me menacer. Mon silence tu l'auras sans avoir à me refroidir rassure toi. Que veux tu savoir ? Tu en sais déjà bien trop à mon sujet je trouve...Et puis toute bonne informatrice se doit de connaître nombreuses personnes dans la ville. Nos chemins se sont croisés déjà mais je ne peux t'en dire plus."


Elle tenait avant tout à ne pas briser son intégration au sein de l'ordre, mais aussi de donner son identité aux pirates avec qui elle comptait avoir affaire aussi à de nombreuses reprises, étant les meilleurs oreilles qu'elle pourrait avoir sur bien des continents. Ce risque qu'elle avait prit en le menant jusqu'ici pour le soigner lui avait déjà coûter de briser une couverture dont personne n'avait le secret. A présent il fallait sauver les meubles. Alors que ses yeux attrapèrent le regard du géant contre elle, sa voix se faisant des plus calme, attendant de voir alors si elle avait réussit à calmer la bête, bien qu'au fond d'elle sa réaction l'avait certainement plu, s'y attendant avec une impatience toute particulière. Si elle appréciait pousser à bout les personnes qu'elle rencontrait pour les observer sous leur véritable visage, elle avait un plaisir tout particulier à découvrir celui du nordique qu'elle trouvait à chaque instant plus attirant encore. Les deux se regardaient fixement, tandis que les lames aux destins funestes attendaient à voir ce qui pourrait se passer...



Thème de la furie

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Eylohr Lothar
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Jeu 22 Fév - 16:59
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Profession : (Officielle) : Forgeron et Armurier (Officieuse) : Corsaire/Pirate
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  • Elle l’emporterait avec elle hein ? Eh bien, cette demoiselle avait plus d’un tour dans son sac, tout comme elle avait su le prouver quelques heures plus tôt en tranchant la gorge d’un de ses agresseurs. Cet état de fait avait provoqué chez le géant une certaine attirance qu’il ne voulait pas encore voir. En plus d’être une magnifique femme, elle était aussi enivrante que le plus puissant des alcools. Le passage gracile de son nez pointu contre sa joue avait fait frissonner le géant qui n’avait plus connu une telle sensation depuis bien des années.

    Toute velléité meurtrière avait été effacée dans le cœur du géant lorsqu’il vit les mouvements du corps de la donzelle qui avaient finis par provoquer l’éclatement de sa poitrine sauvage sur la lame crantée qui menaçait son thorax. Instinctivement, il descendit ses yeux bleu océan le long du visage de la noiraude, passant tour à tour sur la crête de son nez, sur ses lèvres pulpeuses, sur sa nuque gracile avant de dévorer du regard cette poitrine galbée qu’une lame aiguisée avait su libérer. Il se plaisait à l’envie de pouvoir observer cette peau dévoilée frémir des frissons qui parcouraient le corps de la tenancière impétueuse, trahissant l’influence qu’avait le géant sur elle. La respiration profonde de la femme permettait un soulèvement de la poitrine de façon régulier, permettant d’en dévoiler un peu plus avant de cacher à nouveau ce surplus de spectacle sous le corset qui restait encore en place. L’espace d’un instant, il se demandait ce qui se passerait si elle se remettait debout. Peut-être que l’ensemble tomberait et dévoilerait alors les formes affriolantes qu’elle s’évertue à cacher sous ce corset serré et cette tunique noire. L’idée lui plaisait, tandis qu’il observait les formes de sa cible.

    Puis un sifflement strident parvint à ses oreilles, provoquant un plissement de ses yeux tant le bruit fut désagréable et menaçant. Et en moins de temps qu’il ne lui avait fallut pour comprendre, il se retrouva avec une lame contre sa gorge, le regard de la demoiselle vissé dans ses yeux, mordillant ses lèvres dans une attitude tout à fait féminine et ô combien attirante. Il ignorait la lame, se concentrant d’autant plus sur le visage et la beauté de la donzelle qui avait relâché ses lèvres et planté à nouveau son regard dans celui du géant.

    Elle ne comptait donc pas lui faire de mal. Peut-être avait-elle apprécié son implication lors de l’altercation de tout à l’heure ? Inutile de la refroidir donc. Tant mieux, il n’en avait pas l’envie. C’est qu’elle commençait à lui plaire au géant. Mais encore une fois, une nouvelle information fit changer l’attitude du géant. Ils s’étaient déjà croisés, mais elle refusait d’en dire plus. Oh, jouer avec une bête sans scrupule, très, très mauvaise idée.

    Tout comme tout à l’heure, les yeux océans du géant s’illuminèrent d’une sombre fureur, une fureur discrète mais non moins présente qu’elle pouvait aisément voire tandis qu’elle plantait son regard dans celui du géant. Il ne voulait pas la tuer, mais sa fierté et son orgueil le poussèrent à agir contre elle, au moins suffisamment pour lui montrer qu’elle n’avait pas toutes les cartes en main. Eylohr n’était pas de ces individus qui courraient après la vie, luttant pour survivre à tout prix. Non. Si la mort arrivait, il l’accueillerait alors fièrement, du moment qu’il pouvait emporter suffisamment d’ennemis avec lui.

    Il appuya alors un peu plus de son poids sur la noiraude, irradiant du regard les yeux qui s’offraient à lui dans une technique ultime de l’impressionner et de prendre un peu le dessus sur elle, une dernière fois. Il fit attention qu’elle ne manque pas d’air, aussi avait-il enlever sa lame et placé son imposant bras de l’autre côté de la table, encerclant la femme dans un semblant d’étreinte. Il approcha sa poitrine de celle de la donzelle, rapprochant ainsi son visage du sien tandis qu’elle s’employait à laisser la lame sur la gorge du géant. Les deux forces opposées créèrent un fin sillon dans la gorge du colosse qui allait en s’élargissant. Plus le monstre forçait à approcher son visage de celle de l’informatrice, plus la lame s’enfonçait dans sa peau.

    Un mince filet de sang carmin coula alors de la plaie dans laquelle la lame continuait à s’enfoncer millimètres par millimètres. Puis un deuxième. Puis un autre, coulant alors jusqu’au creux de son torse penché sur la poitrine voluptueuse de la jeune femme qui gonflait au rythme de ses respirations, touchant parfois, lors d’inspirations profondes, la peau du géant du bout des seins.

    Sentant alors une mince source de chaleur liquide couler le long de sa gorge, Eylohr comprit que la lame commençait son œuvre, et la douleur piquante infligée par le tranchant de la lame écorchant la peau provoquait de petits rictus aux coins des yeux du colosse. Il approcha encore son visage jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’à quelques centimètres de la femme allongée sous lui. Puis un léger sourire en coin de profila. Ses yeux se baladèrent sur l’ovale du visage de l’informatrice et, tandis qu’il s’employait à avancer au-dessus d’elle en déplaçant ses gros bras, il écarta légèrement la bouche afin de laisser s’échapper de sa voix rauque et sombre :

    - Donne-moi des noms, des lieux où j’pourrais trouver des spécialistes et en apprendre plus sur les armes et les prothèses. J’t’écoute.

    Puis il resta là, appuyant encore un peu plus son poids sur elle tout en faisant descendre son bras droit – placé initialement prêt de l’épaule gauche de Kelmina – jusqu’à atteindre la taille de la femme, sans la toucher pour autant. Mais de cette façon, il n’avait plus d’armes contre elle, mais il enveloppait tout le haut du corps de la donzelle, couchée sur la table. Sa gorge était toujours sous la menace de la lame qui avait déjà commencée à œuvrer sous la poussée du colosse.


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Kelmina Dirhaël
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Jeu 22 Fév - 19:55
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Profession : Gérante d'un Pub / Informatrice / Assassine
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Elle connaissait les faiblesses des hommes, s'en servant à plusieurs reprises pour mieux les écraser, connaissant ses atouts et dans un manipulation qui avait atteint des sommet, savait les mettre en avant, mais cette fois si c'était différent aux yeux de la fourbe créature envoutante. Bien que le regard dévoreur de la montagne à son égard l'avait pour ainsi dire déshabillé, et qu'elle en avait profité pour montrer ne pas avoir totalement perdu l'avantage, elle en avait surtout envie d'une certaine manière, envie de se dévoiler à cette inconnu qu'elle trouvait à chaque instant plus bestial et attirant encore. Son corps contre le sien, faisait naitre en elle plus de désir encore à son égard, alors que sans s'y attendre, elle sentit la pointe menaçante quitter son corset. La noiraude soutenait le regard du géant, le sien étant devenu d'un bleu vieillis fiévreux sous l'effet qu'il avait sur elle, alors que la lame se tenait immobile sur sa gorge chaude, lâchant un souffle de soulagement qui vint rouler contre le cou de l'homme. Pourtant elle avait lu dans son regard quelque chose d'étrange, sa menace n'avait rien de bien impressionnant et ce n'était pas cela qui avait fait abandonner le nordique dans son idée de lui ouvrir le cœur, il avait certainement autre chose en tête. Perdue dans sa réflexion, la jeune femme détaillait les épaules imposantes au dessus d'elle, contournant son visage avec attention avant de poser un regard sur ses lèvres, remontant alors se perdre dans l'azur de son regard.

De puissants bras vinrent se refermer autour de la jeune femme, son corps se pressant alors contre le sien mais presque avec douceur, comme si il avait peur de briser une verrerie de cristal sur laquelle il avait eu l'idée de s'assoir de tout son poids de colosse. La femme en avait oublié la dague qu'elle tenait contre sa gorge, qui perçait la peau tendre de l'homme alors qu'il approchait son visage du sien lentement, obnubilé par ses gestes alors qu'elle ne pouvait le quitter du regard. Elle sentit son torse contre elle, son cœur battant au sein du poitrail de la jeune mage qui venait certainement de perdre le peu de contrôle qu'elle s'était appliqué à garder jusqu'à présent. Aucune armes ne la menaçait, mais il aurait aussi bien pu la briser à main nu, cependant elle ne semblait pas consciente de cette idée, en ayant des plus torrides en tête.

Puis vint alors couler doucement sur son décolleté le sang chaud qui s'échappait en fin filet d'une plaie provoqué par une arme oublié, ne remarquant alors que trop tard sa gade levé. La femme baissa lentement son arme, s'assurant de ne pas blesser d'avantage le géant qu'elle avait prit peine à soigner puis sans quitter son regard redressa légèrement le menton pour venir effleurer ses lèvres des siennes dans un sourire mesquin. La lame tomba au sol dans un bruit métallique, signifiant clairement que la belle avait perdu tout contrôle et point de pression sur l'inconnu. La jeune femme reposa alors sa tête contre le bois froid où elle était clouée, non sans un certain plaisir puis, à quelques centimètres de ses lèvres elle murmura simplement, savourant le contact chaud du corps imposant qui la tenait en otage.

"J'ai entendu parler de deux spécialistes qui viennent de prendre voile pour un petit village non loin d'ici. Un géant d'acier et une blondinette à canne. Le nom de la donzelle doit être Eshfeld si je dis pas de connerie. Sont doués crois moi, il parait qu'ils auraient livrés une horloge particulièrement ingénieuse au gouverneur... des pointures quoi. Tu pourras pas mieux trouver dans la région."





Ses mots avaient été offert au  bon vouloir de la noiraude, qui faisait payer cher le prix de ce genre d'information, mais ce soir là elle avait trouvé butin bien plus intéressant et enivrant que bon nombres de bouteilles qu'elle aurait pu s'offrir avec la somme d'Iris à laquelle elle l'aurait vendue. Un sourire vint se dessiner au coin des lèvres de la furie qui n'avait pas osé bougé d'un cil, comme si elle ne souhaitait s'extirper de cette étreinte imposante, l'empêchant presque tout mouvement. Sa tête se redressa une seconde fois pour venir effleurer dans un souffles les lèvres du géant avant de s'en dévier, rejoignant le creux de son oreille pour y murmurer, malicieusement.


"Les informations te conviennent... ? "

Evidemment qu'elle ne parlais pas seulement des dires, alors que sa peau vint frôler celle de l'homme elle reposa une nouvelle fois sa tête contre le bois pour faire face à ce regard qu'elle se surprenait à apprécier courir le long de son visage doux et de son corps pulpeux. Ses boucles ébènes entouraient la caboche de la noiraude, lui donnant un air sauvage alors qu'une de ses mains vint se glisser délicatement le long du flanc offert à elle, la pulpe des ses doigts venant caresser à même sa peau en passant par dessous le vêtement du pirate qui lui aussi avait fini par baisser sa garde.

"Et comme je veux que tu gardes le silence quand à l'origine de mes infos, je tiendrai ma langue concernant ce que tu m'as dit... L'arrangement te convient ?"



Pour la belle c'était tout vu, cela lui convenait parfaitement, mais en l'instant elle ajouta une pensée qui lui traversa l'esprit, parlant à voix haute alors que ces quelques mots s’échappèrent de ses lèvres dans un soupir des malice, alors que son regard brillait d'une étincelle à l'égard du nordique qui la toisant de toute sa puissante masse, tout deux laissant dans ce Pub au doux nom d'un vent, une atmosphère particulière en cette soirée qui avait été pour le moins surprenante à chaque instant, des plus intéressante pour la noiraude aussi.

"Mais pour le moment je ne te demande qu'une chose... Ne me lâche pas."




Elle lui demanda cela d'une voix presque suppliante alors que son regard était toujours aussi déterminé. Une lueur vint alors percer dans sa petite tête concernant ses plans futurs avec les pirates, bien qu'elle aurait en tout temps utilisé l'homme pour enfin rencontrer celui qu'elle cherchait depuis des mois, sa tête était ailleurs et surtout elle ne voyait pas l'envie de manipuler le géant, bien au contraire. Elle tue alors son plan, se reperdant bien rapidement dans la bleuté d'un regard dur, laissant ses affaires de commerce pour plus tard. Si elle ne comptait pas se servir d'Eylohr pour parvenir à ses fins, il venait de confirmer une rumeur qu'elle avait tout de même entendu, ils avaient amarrés à Skingrad. Elle rendrai sûrement visite au Loup de mer sans invitation, puis cela lui donnera une bonne raison de venir croiser le géant à nouveau surtout...



Thème de la furie

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Eylohr Lothar
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Jeu 22 Fév - 21:38
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  • Les informations que la demoiselle avait laissé échapper doucement à l’oreille du géant, dans un soupir aussi torride que le corps galbé qu’elle offrait à l’envie, étaient aussi satisfaisante que ce qu’Eylohr espérait. Enfin, il avait un nom, et une localisation. Il connaissait dorénavant sa prochaine étape, et ce qu’il avait à faire pour avancer dans sa quête. Il commençait déjà à s’imaginer la suite des évènements, le chemin qu’il allait devoir prendre pour rejoindre ladite localité. Il espérait que cette quête n’entravait en rien les projets du capitaine De Sousa, et qu’ils s’entendraient suffisamment pour qu’Eylohr puisse réaliser son voyage. Mais il fut extirpé de ses pensées par le rapprochement aussi subtil qu’inopiné de la donzelle. Son visage s’approcha alors de celui d’Eylohr, ses lèvres pulpeuses entamant une course qui les rapprochèrent de celles du géant, inlassablement. Tandis qu’il gardait ses yeux rivés sur ceux de l’informatrice, il ne put s’empêcher d’entrouvrir très légèrement les siennes. Mais la donzelle passa outre et finalement, elle s’approcha de l’oreille du géant.

    Oh oui, si les informations lui convenaient, la vue qu’il avait sur la donzelle offerte en sacrifice et sa poitrine lui plaisait assurément. Dans son esprit, il commençait à se demander ce qu’il allait faire maintenant. Lui qui, d’habitude, savait quoi faire face à chaque évènement qui lui arrivait, ne savait plus quoi faire dorénavant. En son esprit, l’idée de découvrir totalement cette ingénue lui vint. Si sa poitrine était aussi passionnante, qu’en était-il de son fessier ? Oh, les hommes se complaisent dans les décolletés des femmes, mais ils éprouvent bien plus de plaisir lorsque la féminité se dévoile encore plus. Et quoi de plus affriolant que la taille, le bassin et les cuisses d’une femme ?

    Tandis qu’il était toujours à sa réflexion, il fut encore stoppé par le visage de la femme qui s’éloignait pour revenir contre la table. Cette table qu’il surplombait de tout son poids et de toute sa taille. Il sentit soudain une caresse semblable à celle d’une douce brise marine, se baladant sur son flanc. Puis cette douce caresse devint un toucher enivrant lorsque la pulpe des doigts de la donzelle toucha la peau jadis cachée sous la chemise du géant. L’accord fut alors scellé. Elle ne parlerait pas de son objectif, il ne parlerait pas de la provenance de ses informations. Et cela lui allait parfaitement bien. Une autre brise plus sucrée lui parvint alors. Celle qui s’était échappée des lèvres de la belle dans une phrase aussi gourmande que la pulpe d’où elle était sortie : Ne me lâche pas.

    Qu’est-ce qu’elle cherchait ? Etait-ce là sa méthode pour obtenir les informations du pays ? Hypnotiser les hommes, jouer de ses charmes et faire frémir un désir qui, peut-être, ne serait jamais assouvit ?

    Le colosse irradia la belle de son regard bleu marine. Un bleu hors du commun tant il convient parfaitement à sa définition de « bleu marine ». La plupart des yeux bleus étant plus clairs que les siens, en général. D’un geste, il détacha sa main droite et la fit passer contre sa gorge toujours maculée du flux carmin qui s’était échappé de la fine plaie causée par la lame fourbe de la femme, qui avait fini par tomber au sol dans un bruit métallique des plus caractéristique. Il recueillit quelques gouttes de sang au passage de ses gros doigts, mais la plaie ne saignait plus. Machinalement, il porta son regard sur le résultat et pu apercevoir le sang presque caillé. Puis, il porta de nouveau son regard dans les yeux de la donzelle, tout en portant ses deux doigts souillés de sang à sa bouche. Enfin, il posa de nouveau sa main là où elle était avant, à proximité de l’épaule gauche de la tenancière allongée et enivrante.

    Il sentait toujours la caresse des doigts de la belle allongée sur la peau de son flanc, et se perdait encore dans son regard tandis que, par moment, son souffle sucré de perdait dans le cou du géant, chatouillant ses lèvres et ses sens. Il ne la lâcherait pas, pas tout de suite. Oh, il n’était pas familier des arts de la séduction, préférant souvent les services des catins des quartiers d’Aildor. Mais la magie de l’instant faisait son œuvre.

    Le colosse se trouvait sur le côté droit de Kelmina, tandis qu'elle, était allongée sur la table. Il l'a surplombait, évidemment, mais, courbé sur elle, il s'employait à se rapprocher doucement d'elle.
    Doucement, il plaça sa main droite sur la taille de la donzelle, remontant jusqu’à son flanc gauche du bout des ongles dans une caresse à faire se dresser la peau de la donzelle. Puis il appuya sa main fermement, dans une forte étreinte virile. De cette même main, il releva la donzelle par la taille afin de la rapprochée du bord de la table où lui se trouvait. De son autre main il caressa ses cheveux pour dégager l’ovale de son visage, avant de passer le dos de cette même main sur le cou de la femme, descendant jusqu’à son torse et s’arrêtant sur la naissance de la poitrine voluptueuse. Maintenant qu’elle était proche de lui, sa main droite abandonna le flanc qu'il avait saisit jusque là, et la descendit jusqu’au creux du genoux gauche de la femme dont le souffle continuait de bercer le cou du colosse.
    Doucement, il plia la jambe gauche de la donzelle, son genou remontant alors jusqu’à ce que la jambe soit totalement fléchie, après quoi, il pencha la jambe vers lui, orientant le corps de l'informatrice vers le bord de la table où se trouvait Eylohr, comme s'il voulait la mettre couchée sur son côté droit. Il s’offrait ainsi la cuisse habillée de cuir de cette femme ingénieuse. Il passa alors sa main le long de la cuisse, du haut du genoux jusqu’à la naissance de la fesse. Quelques allers et retour continuèrent de chauffer l’ambiance tamisée du pub coquet.

    Non content de l’effet produit, il descendit à son tour son visage afin de rencontrer celui de la jeune femme de plus prêt. Entrouvrant ses lèvres, il s’approcha encore et toujours jusqu’à se détourner des lèvres pulpeuses de la douce, pour finir au creux de sa nuque. Là, il laissa trainer ses lèvres sur sa peau, soufflant une légère brise chaude s’engouffrant dans le cou et les cheveux de la noiraude. Il remonta ensuite jusqu’à l’oreille de la demoiselle qu’il effleura de sa lèvre inférieure.

    - Les informations sont satisfaisante, mam’zelle féline. J’garde sa pour moi t’en fait pas. Et pour s’qui est d’pas t’lâcher… Sa peut s’négocier, féline. Susurra-t-il de sa voix rauque.

    A ses mots, il dénoua l'étreinte de sa main sur la cuisse, et éloigna sa main des cheveux sombres de l'informatrice toujours offerte à lui, et il entreprit de s'éloigner doucement, tandis qu'il relevait son visage et qu'il s'apprêtait à se redresser devant elle.


Let the night come, before the fight's won,
Some might run, against the test.
But those that triumph, embraces the fight's cause,
Their fear then proove that courage exist.
Hope.


Spoiler:
 


Voix d'Eylohr (Ronan l'accusateur):
 
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Kelmina Dirhaël
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Ven 23 Fév - 22:52
Irys : 482698
Profession : Gérante d'un Pub / Informatrice / Assassine
My'trän +2 ~ Mistral
Le Pub avait prit une ambiance particulière en cette soirée qui avait du être au début qu'un simple échange d'informations accompagné de quelques verres et de soins prodigués. Les deux inconnus se découvraient peu à peu, ayant tombé les armes qui n'avaient plus leur place dans cette situation. Le cœur de la belle se sentait faiblir à chaque fois qu'elle se perdait dans le regard aux couleurs de la mer du séduisant mais néanmoins imposant pirate. Elle n'avait pas laissé un homme l'approcher de si près depuis bien des années, ayant toujours apprécié jouer de ses charmes, elle les gardaient souvent à distance pour éviter de rencontrer celui qui la ferait chavirer, pensant que les sentiments n'étaient rien d'autre que faiblesse. Pourtant, en cette nuit à la lune aussi éclatante que son regard, elle découvrait une étrange sensation qui venait fondre cette glace au creux de son poitrail, la fissurant ne serait-ce que légèrement, mais suffisamment pour en ressentir les vagues d'émotions qui la consumaient.

Les doigts fins de la furie se glissaient sur cette peau qu'elle souhaitait goûter de chaque centimètre, faisant courir avec délicatesse et curiosité sa main en direction du dos imposant, le faisant frémir à chaque avancé. Son regard s'était posé un instant sur la blessure qu'elle avait causé sans réelles intentions, qui heureusement n'avait pas donné d'effusions de sang, puis elle parcourra son cou du regard pour remonter sur sa bouche qu'elle ne désirait qu'un peu plus à chaque instant.

Le corps voluptueux de la belle se vit emporté dans une danse sensuelle, les mains du nordique s'y promenant alors sans plus aucunes frontières alors qu'elle frissonnait de le sentir la découvrir peu à peu. Ces paumes qui caressaient les courbes généreuses ne firent que provoquer plus d'envie encore, un soupire d'aise s'échappant de ses lèvres alors qu'elle ferma un instant les yeux dans un frisson enivrant qui la posséda. Elle souhaitait que ses mains en découvrent plus encore, qu'elles atteignent sa peau chaude qui ne demandaient qu'à être découverte à nu, alors qu'elle se laissa entièrement guidé par les gestes du barbares, ses pensées se perdirent un instant dans des idées plus torride encore.

Plus la soirée avançait, plus la noiraude se surprenait à se perdre dans son propre jeu, alors qu'elle usait de ses charmes la plupart du temps avec une idée bien précise en tête, se délectant de faire tourner la tête de plus d'un, ce soir elle n'avait d'yeux que pour le barbare, qui la fit languir en venant esquiver un baiser des plus attendu, entrant à son tour dans ce jeu dont les règles se brisaient au fur et mesure. Ses mots avaient visiblement satisfait le géant, alors qu'il ne la quittait pas du regard, le sien se promenait de son visage à ses épaules puis ses muscles saillants. Au baiser esquivé, elle entrouvrit la bouche dans un soupire de frustration qui la fit se mordre une nouvelle fois la peau pulpeuse de sa lèvre inférieur tandis qu'elle se tenait devant lui, entièrement offerte et sans plus aucune barrière de méfiance. Sa tête bascula légèrement en arrière quand elle offrit son cou aux lèvres qui venaient effleurer sa peau, y laissant un chaud souffle courir jusqu'au creux de son oreille. Elle tourna légèrement le visage vers lui pour accueillir sa réponse d'un regard malin, ses yeux aux reflets bleus tellement effacés, qu'on y croirait lire dans une glace, brillaient d'une lueur plus pâle encore.


"Il faudra négocier cela alors..."


Un sourire se dessina au coin de ses lèvres alors que le géant se redressait lentement devant elle, lâchant alors le corps pulpeux de ses bras virils, laissant un sentiment de caprice naitre dans le regard de la furie. Elle le suivait du regard attentivement, alors qu'il venait de briser cette étreinte dont elle aurait pu ne jamais se lasser, puis se redressa à son tour en lançant un regard éloquant au géant. Elle ne comptait pas le laisser filer ainsi, ne souhaitait pas le voir filer aussi vite, alors qu'elle s'assit lentement sur le bord de la table, son corset glissa un peu plus bas encore, dévoilant presque entièrement sa poitrine qui ne tenait plus qu'à quelques rubans, s'étirant légèrement alors que son corps se courba un instant avant de poser pied à terre. Elle lança d'un ton détaché, mais avec une idée bien précise en tête.

"Je pourrais t'accompagner si tu le désirs, j'ai moi même quelques documents à récupérer sur place... et puis ainsi je te montrerai le chemin."


Si elle comptait en effet tenter de récupérer quelques plans, quelque chose lui disait de profiter de l'occasion pour passer un peu plus de temps encore avec le géant qu'elle ne lâchait pas du regard. Elle vint alors faire face à l'homme qui ne s'était pas encore entièrement relevé, faisant glisser ses doigts le long de la fine plaie tout en observant cette gorge puis murmura d'un ton presque envoûtant.

"Je pensais que tu ne devais me lâcher... je vais devoir me venger."


Son regard croisa le sien l'espace d'une seconde avant que la bouche de la belle ne vienne se déposer sur la blessure refermer, remontant alors en effleurant par la suite sa mâchoire pour parvenir à ses lèvres. Son souffle contre le sien quelques instants, elle fini par déposer le baiser tant désiré dans une passion langoureuse, une main venant se poser sur sa nuque alors que son corps se pressait contre celui de la montagne, partageant un baiser aussi voluptueux que bestial, tandis qu'elle vint lui mordiller la lèvre inférieur dans l'ardeur du moment échangé avant de s'abandonner à ses bras. Elle se détacha de lui alors lentement, se dirigeant en direction d'une porte qui menait à son appartement, tout en lui tournant soudainement le dos. Dans une démarche chaloupée, faisant danser ses hanches à chaque pas félin elle détacha les derniers rubans qui recouvraient son corps, le laissant glisser au sol tel une invitation espiègle, tandis qu'elle l'enjamba en continuant son chemin avant de tourner son visage à demi vers l'homme, offrant alors à ses yeux un semblant de poitrine dénudé avant de disparaître à nouveau derrière son dos finement gravé, habillé de sa longue chevelure bouclée qui tombait sur ses épaules. Elle se ferma un instant les yeux alors que son cœur battait dans sa poitrine qui frissonnait sous l'air frais qui glissait le long de sa peau, tandis qu'elle espérait sentir rapidement l'homme contre elle...



Thème de la furie

x2x12

Elle s'exprime en #6699ff
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