Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Zolios
Page 1 sur 1


 Le couronnement d'une Idylle...

Mary E. Burrowes
avatar
Mer 7 Fév - 4:46
Irys : 798823
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères


The peace the evening brings the world,
for once, in perfect harmony with all its living things


Le retour de Zochlom. Tant de choses s'étaient passées que j'en avais presque le tournis quand j'y repensais. Bonnes, mauvaises, surprises, sentiments violents, nous arrachant le cœur ou nous le réchauffant. Comme Möchlog devait rire lui de nous voir nous débattre ainsi. Comme les architectes devaient être déchirés eux aussi. Entre la colère de Süns, le désespoir de Khugatsaa. Cette douleur qui avait plongé un continent entier dans la terreur. Et puis le calme, le tremblement de tout ceux qui s'en étaient sortis. Le chaos qui avait régné sur le lieu de l'exposition, puis la culpabilité, le compte, la consternation de tout le monde. Tout cela suivi par la nouvelle qui m'avait le plus touchée de toute ma vie. Comme si les architectes souhaitaient nous redonner l'espoir. Une façon de nous inciter à continuer tout les deux, après l'horrible cauchemar qui nous avait faire croire être séparés.

J'avais tellement réfléchis à tout ça que j'en avais aussi mal à la tête. Dans les bras de mon fiancé que je quittais le moins possible. La décision de nous marier semblait encore plus à propos qu'avant, plus qu'une suite logique c'était devenue un besoin évident. Je n'aurais jamais remis cela en question. Ce lien était si indispensable que c'en était presque douloureux de ne pas l'avoir fait auparavant. Je sentais parfois le fruit de cet amour au creux de mon ventre, maintenant que je savais qu'il y était. Peut être étai-ce mon imagination, mais chaque fois, je souriais en touchant cette promesse si précieuse. Mais je devais aussi travailler sur moi. Si je ne connaissais pas si bien la magie du griffon blanc, en discuter avec Meylan m'avait permis de comprendre d'où venait la douleur qui m'avait ceinturée la poitrine ce soir là, à m'empêcher simplement de respirer. Cette peur, fantôme qui sommeille en chacun de nous, attendant son heure pour nous asphyxier et nous entrainer avec elle dans des ténèbres où nous n'avions pas été conçu pour survivre...

Il m'avait paru tout à fait impossible de rester dedans. Je n'étais pas une guerrière, c'était un fait. Mais je ne pouvais pas non plus espérer ne rien faire. Je refusais, et refuserai toujours d'être à la merci des évènements. Qu'Adramus doive toujours risquer sa vie pour me protéger. Même si je ne pouvais pas me faire d'illusion sur le fait, qu'il tenterait quand même. Mais je ne pouvais pas me permettre d'être toujours la feuille qui ne bat le roc que parce qu'elle l'enveloppe, cachant sa faiblesse. Je voulais grandir, être capable de prendre soin de moi, pour que lui aussi puisse continuer sur sa voix selon son bon vouloir. Ne pas être le poids qui le retiendrait en arrière. Je restais persuadée qu'Orshin dans sa sagesse m'avait façonnée pour cela. Que Möchlog lui même avait tracé ce destin pour moi, pour nous, et que j'allais le remplir absolument. C'était mon choix, ma volonté d'aller vers cette Mary que j'avais attendu trop longtemps, comme si elle allait venir toute seule.

Depuis des mois, j'avais dans l'idée de développer mon don. Cela avançait pas à pas, maintenant que j'étais capable de communiquer avec beaucoup plus d'animaux, de plus en plus loin. Les choses viendraient, quand Orshin m'en sentirait digne. Mais je devais également être capable de me protéger dans le monde des humains. Alors il y a quelques jours, en faisant les préparatifs indispensables à ce grand jour, je n'avais pas seulement acheter ma robe de cérémonie. J'avais également fait l'acquisition d'un arc, de flèches et d'un javelot dans le marché de la ville du delta du Sud de Zolios. Compte tenue de mon corps, de mes pouvoirs et de ce dont je voulais être capable, c'était le meilleur choix à mon avis. J'en avais parlé quelques mois auparavant avec Aurore, une amie qui l'avait confirmé à mes yeux. Certes, il me faudrait de l'entraînement avant de savoir m'en servir aussi sûrement que les chasseurs qui ont l'habitude, mais ce ne serait pas insurmontable. Et l'exemple de discipline et d'entraînement ne serait pas très dur à trouver autour de moi.

Revoir ces armes, dans un coin de la tente me tira un sourire, peut être plus déterminé encore. Face au miroir qu'on m'avait donné, la jeune femme derrière moi finissait de coiffer mes cheveux en y mettant quelques décorations de plumes de la même couleur que ma tenue. Les femmes du dragon avaient toutes accepté d'aider à me coiffer et me maquiller avec discrétion pour ce grand jour. J'étais presque sûre que ma relation avec Adramus, mais aussi le petit Auke qui ne m'avait pas lâché d'une semelle depuis le bal avait largement aidé à me faire accepter dans cette tribu de Nomade. Mais c'était une confirmation de plus que ma place était à ses côtés. J'aimais en apprendre sur eux. Aussi amoureuse de la culture de ces dresseurs du vent, qu'on pouvait prêter certains sentiments à mon architecte pour sa sœur. J'avais presque soif, dans mon propre esprit. Soif de savoir et de me développer pour laisser tout ce qu'il s'était passé derrière moi. Pour revenir dans la réalité du quotidien. Pour montrer à ceux qui avaient cru pouvoir nous arrêter que ce ne serait pas le cas !

Et voilà... Que les architectes soient fiers, tu es magnifique !
Merci... ce n'est pas à eux que je veux plaire aujourd'hui pourtant... soufflai-je avec émotion et cette gaieté d'enfant qui m'avait toujours habitée.

Depuis ce matin, je n'avais pas quitté cette tente où les femmes seulement de la tribu se succédaient. J'avais l'impression de ne plus m'appartenir. Mais en me redressant, je me vis enfin en entier, ne pouvant que les louer encore plus. Le maquillage discret, différent de celui que je portais d'habitude faisait ressortir la douceur de ma peau, mes lèvres... Ce rose pastel qui s'accordait avec le reste. Et mes yeux plantés comme deux perles noirs, soulignées d'un trait de la même couleur qui appelaient le regard. Je savais qu'on pouvait y lire le torrent d'émotions qui m'habitait, lumineux, noyés comme il ne l'avaient jamais été. Des larmes de bonheur que je ne laisserais pas m'échapper, mais qui leur donnaient un éclat particulier. Je devais me retenir pour ne pas me mordre la lèvre et mettre à mal tout le travail réalisé. Mes cheveux étaient à la fois libres et coincés dans un chignon tombant sur ma nuque. Une seule plume multicolore finalement accrochée, se laissait deviner par dessus mon épaule.

Une fière allure. Le tissus léger et fluide de la robe tombant autour de moi. Après tout, je me donnais du feu de Süns au vents d'Amisgal, comment choisir quelque chose qui les représentaient mieux ? Cette couleur indéterminée, oscillant suivant l'éclairage entre le bleu, le vert et le blanc. Bordé d'un liserais rose ou violet et de fleurs à mon épaule. Ma féminité mieux cachée que le reste par une ceinture ou un dragon était brodé en respect pour ceux qui acceptait de nous accueillir au sein de leur tribu et de mon -très bientôt- époux. Je soupirais de soulagement et d'appréhension à la fois. En cet instant je ne doutais pas de lui plaire. Certainement pas... mais serait-ce assez ?

Auke réclama que je le prenne dans mes bras. S'abstenant pour une fois de me sauter dessus avec autorité, pour ne pas déchirer le tissus qui devait lui semblait bien fragile en comparaison des tenues de voyages. Je souriais, le pris pour le serrer contre moi avant d'embrasser le dessus de sa tête. Lui aussi avait connu l'angoisse d'être abandonné... Mais plus maintenant. Notre famille allait être réellement unie pour toujours. On ne pouvait penser qu'à ça tous ensemble. Je le reposais en entendant les instruments de la tribu à l'extérieur de la tente qui lançait les quelques notes qui servaient de signal. Avec un soupir qui venait du fond de mon ventre tant j'avais du mal à rester calme, je me retourner vers la sortie. Les deux femmes restaient jusqu'au dernier moment m'encouragèrent d'un sourire avant que je ne sorte sur la place du village où mon fiancé pour encore quelques minutes m'attendaient...

Tenue de Mary:
 

/!\ IMPORTANT - A LIRE AVANT DE POSTER /!\:
 



Couleur de Mary: #33ccff
Couleur de Auke : #ff9933, Couleur de Pom: #33ccdd, Couleur de Pilm: #3399ff
Les paroles en italique sont les discussions de Mary utilisant le don d'Orshin avec les animaux.

x 2

Voir le profil de l'utilisateur

Adramus
avatar
Jeu 8 Fév - 0:51
Irys : 579650
Profession : Aventurier, maître d'armes
My'trän +2 ~ Mistral
Il est d’autorité commune que, en ce jour si précieux, il faille avoir auprès de soi tous les êtres qui nous sont les plus chers. On essaye d’attirer qui le veut, de ressusciter de vieilles amitiés, d’enterrer de stupides griefs. On pouvait donc être étonnés que, auprès d’Adramus aujourd’hui, il n’y ait personne qu’il connaisse vraiment. Sa famille, celle dans laquelle il naquit il y a de cela trente-trois ans, avait disparu il y a longtemps maintenant. Et pourtant, il n’était pas seul pour autant, loin de là. Les yeux levés vers un ciel moucheté de tâches blanches, sur le sable rafraîchi par la nuit hivernale, ils étaient une dizaine, non, une vingtaine d’hommes à demi-nus, à prier leur bien-aimée déesse Amisgal. Tous en cercle autour d’un signe ésotérique gravé le matin-même dans la roche. Il représentait une créature ailée, aux contours circulaires, et aux ailes déployées. Les nomades d’Amisgal l’appelaient en ce jour de félicité.

Qui étaient donc ces hommes ? Comment Adramus les connaissait-il ? Ils ne les connaissaient pas. Du moins, la plupart d’entre eux. Lorsque l’on voyage à différents endroits à chaque nouvelle lune, il peut arriver que l’on fasse des rencontres fortunées. C’était le cas d’Adramus, il y a plusieurs années. Pendant un long moment il avait erré seul sur les plateaux des Tsagaan Oï, sans trouver la moindre compagnie ni secours. Puis il les rencontra. Une autre tribu de nomades, originaires de Zolios, mais eux aussi de fidèles serviteurs de la déesse dragonne. Ils acceptèrent de recueillir avec eux ce frère solitaire qui les aida du mieux qu’il put. Il voyagea avec sa nouvelle famille un temps, quelques mois tout au plus, avant de les quitter, car sa destinée se trouvait à l’écart de ce monde, de la terre qui l’avait vu naître, dans les montagnes de Nislegiin. Mais cet épisode, vous ne le connaissez que trop bien.

Toujours est-il que, de cette époque, ne reste que le Gharyn et le Khorog de la tribu Welstamir qu'Adramus connaisse vraiment. Des hommes sages, sans âges, mais qui répondirent à l’appel de leur ancien fils adoptif. Ils étaient devenus les chefs d’une tribu immense, très puissante et pourtant ils vinrent sans hésitation. En apprenant leur réponse, Adramus en eut le souffle coupé. Ils viendraient tous, plus de trois-cent femmes, enfants et guerriers. Ce matin, à l’aube, Adramus et le cercle rapproché du Gharyn, les vingt plus puissants guerriers de la tribu, étaient présents pour honorer la grande Amisgal, lui demander de bénir l’union de ces deux êtres. L’émotion se lisait sur le visage du voyageur, qui ne put s’empêcher de ressasser dans son esprit dévot toute la reconnaissance qu’il avait pour ces gens. Au même moment, Mary, qu’ils connaissaient encore moins qu’Adramus, était en train d’être préparée comme n’importe quelle femme du clan au moment de se marier. L’affabilité des nomades n’était pas qu’une chimère, loin de là.

Au bout de plusieurs heures de prière, à laisser le soleil à peine éveillé caresser leur peau, les adeptes d’Amisgal se levèrent tous dans un même mouvement et le Gharyn approcha. Vrolo Welstamir, le visage souriant et le visage creusé de multiples sillons, eut un large sourire face à Adramus, qui lui rendit avec humilité.

- Mon enfant, aujourd’hui tu vas t’unir à une autre âme pour le restant de vos jours. Votre union sera l’embryon de la tribu que vous allez fonder.


Adramus ne cacha pas sa surprise, de quoi donc parlait-il ? Qui avait imaginé fonder un clan ici ? L’homme l’attrapa par les épaules avec un mélange de chaleur et de solennité.

- Ne sois pas étonné, nos coutumes sont claires. Tu es un miraculé, Adramus, seul survivant de tout un clan et un des plus respectables et vertueux qu’Amisgal n’ait jamais béni. Tu ne dois pas laisser cet héritage s’éteindre avec toi. Tu as ma bénédiction et celle de mon khorog. Toi, Adramus Godmerek, tu deviendras le gharyn de ta propre tribu, car tu as le cœur brûlant d’amour pour tes semblables et suffisamment brave pour te battre contre tout ce qui se dressera en travers de ta route.


L’incompréhension avait envahi le guerrier de la tête jusqu’aux pieds. Tout son corps demeurait immobile, attendant une réponse, une raison à ce discours si… soudain, si puissant, si étrange. Le regard fuyant, cherchant du secours auprès des autres combattants présents autour d’eux et silencieux, il ne trouva que leur assentiment envers la parole de leur Gharyn.

- Tu n’es plus seul, Adramus. Tu as erré toutes ces années, sans jamais cesser de te battre contre ce que tu estimais injuste. Aujourd’hui, tu épouses cette magnifique jeune femme, elle attend ton enfant, Adramus. N’est-ce pas un signe ? N’est-ce pas là un message que t’envoie Amisgal pour te pousser à réunir toujours plus de gens autour de toi ? Moi je crois que si. Nous croyons tous en toi, ici. Tu ne connais pas mes guerriers, mais eux te connaissent. Ils ont entendu le récit de ce géant tatoué qui a stoppé l’exploitation de ses frères par les Daënars sans la moindre effusion de sang inutile. Ton destin est de fonder ton clan et je suis certain que tes exploits le feront rayonner dans tout le continent.

Ils échangèrent une étreinte silencieuse, Adramus n’ayant la force que de chuchoter un « Merci… » au creux de l’oreille de celui qui avait instantanément décidé de l’accueillir en ce jour de l’an 924. Ses paroles étaient si profondes, si belles que le guerrier ne pouvait les contester, mais il n’estimait toujours pas que son mentor faisait là une prophétie, simplement un vœu. Et les vœux ne se réalisent pas toujours. Les combattants du clan Welstamir demeurèrent calmes durant cet échange affectif auquel ils avaient peu l’habitude d’assister. Mais maintenant, il était l’heure de préparer le futur marié.

Toujours sur le lieu de prière, perchés sur un monticule de roche rouge, trois hommes se chargèrent de cette tâche qui ne fut pas des plus simples. La tenue, choisie spécialement par la famille de Vrolo, ne manquait pas de difficultés pour être enfilée. Il s’agissait d’un ensemble blanc et mauve, avec des touches dorées, qui ne manquait pas d’élégance, mais comportait bon nombre d’attaches et de ceintures qui rendait le tout assez serré, mais, miracle, elle permettait de conserver une allure légère et volatile, ce qui semblait essentiel pour garder la déesse dragonne à l’esprit durant cette cérémonie.

Une fois qu’il fut apprêté, on emmena Adramus là où la tribu avait organisé la cérémonie. Bon nombre de volontaires avaient participés avec enthousiasme pour ce grand évènement. Les plus doués en cuisine se chargèrent de dresser un buffet que l’on attaquerait après la cérémonie, ceux à l’âme tisserande se chargèrent de trouver de grands drapés blancs à dresser dans le décor, sur lesquels seraient bien évidemment peints des symboles de bénédiction. Au final, tout fut prêt avant même que les mariés n’eurent à décider du moindre élément, peut-être à leurs risques et périls d’ailleurs.

Mais tous les doutes d’Adramus furent balayés à l’instant où lui et les autres hommes entrèrent dans le campement du clan. D’innombrables tentes dressées dans une petite vallée, à l’ombre de falaises abruptes. Ici, il y avait un peu plus d’ombre, de végétation, d’eau, et au milieu des herbes jaunissantes se dressait le décor du mariage. Un long tapis avait été déroulé, formant un chemin depuis un des « quartiers » du campement jusqu’à son centre exacte, d’habitude fourmillant de vie, mais aujourd’hui déserté pour mettre en place l’autel. Une estrade de bois simple, drapée de blanc et décoré de peintures, encadré des bannières de la tribu. On y montait via quelques marches et on pouvait alors admirer un des chefs d’œuvres des tisserandes du clan Welstamir : une tapisserie de plus de cinq mètres sur deux mètres cinquante représentant des dragons en train de voler à travers les nuages. L’ensemble était tout simplement sublime. La douce lumière du soleil levant, se frayant un chemin à travers le serpent que formait la vallée, et qui se reflétait sur chaque surface blanche -et il y en avait en grand nombre- donnait un côté féérique au tableau.

La grande majorité de la tribu était disposée autour de cet autel provisoire. Formant une foule joyeuse qui commentait déjà la tenue sophistiquée du marié, mais qui ne lui allait pas si mal selon les commentaires plus ou moins chuchotés de l’assistance. Le visage souriant, mais sereins, Adramus passa le regard sur l’homme à ses côtés. Le Gharyn avait tenu à être là lorsque Mary sortirait de la tente juste à côté d’eux, l’un des premiers qui verrait la mariée durant ce jour si spécial. D’un instant à l’autre, des musiciens se mirent à jouer une douce mélodie de flûtes mêlées. Ils se trouvaient près de l’autel, mais le guerrier ne les avaient même pas remarqués tant il avait l’esprit ailleurs.

Et enfin, les pans de l’ouverture furent écartées par deux femmes, laissant sortir la reine de la journée et, dans quelques instants, reine d’Adramus pour le reste de sa vie. Son fiancé l’accueilli les yeux amplis de tendresse. Les cheveux libres, tombant sur ses épaules, et la barbe taillée, il semblait presque de noble naissance dans cette précieuse tenue. Pourtant, c’est avec l’humilité qui lui était coutumière qu’il tendit une main aimante vers la magnifique femme qu’il avait sous les yeux. La beauté de sa tenue, sa simplicité, sa légèreté sublimaient les formes de sa future épouse, mais rien n’attiraient plus son regard que les cheveux sombres de Mary. Ils avaient été lissés et Adramus prit conscience que c’était la première fois qu’il les voyait ainsi, dépourvus de ces ondulations légères, mais si familières maintenant. Habillée ainsi, avec plus de splendeur que jamais, elle dégageait vraiment la beauté des reines de légende.

- Mon amour… Tu es magnifique. Ne pu-t-il retenir, la main prête à recevoir celle à qui il serait lié par la bénédiction d’Amisgal très bientôt.

tenue d'Adramus (sans l'éventail et les griffes sur la main gauche):
 
En ligne Voir le profil de l'utilisateur

Meylan Lyrétoile
avatar
Jeu 8 Fév - 14:13
Irys : 369437
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
Moins d’un mois s’était écoulé depuis l’exposition universelle, et parfois Meylan avait encore du mal à se convaincre qu’elle avait bel et bien vécu ces fameux événements.  Que tout cela n’avait pas été une colossale et impressionnante illusion, une hallucination collective.  Parfois seulement, car le reste du temps, l’expérience lui collait à la peau, s’infiltrait dans les moindres recoins de son esprit et jouait et rejouait chaque étape de cette soirée fatidique.  La rumeur allait bon train, bien sûr, et chaque fois qu’elle entendait parler du bal, des souvenirs resurgissaient, aussi vivaces que la véritable scène l’avait été.  Chaque fois qu’elle s’assoupissait, son esprit replongeait dans le passé pour tourner et retourner les événements du bal.  La musique, la danse, le discours, l’explosion, les Architectes, la fuite hors de la salle, ce qu’elle avait fait et, surtout, ce qu’elle n’avait pas fait.  Maintenant que l’urgence avait disparu, elle voyait les actions qui auraient été à sa portée, qui auraient aidé…tant de possibilités gâchées!  Mais il était trop tard, maintenant.  Trop tard pour les regrets et trop tard pour aider les victimes du drame.  Elle devait passer outre, laisser le passé où il était et se tourner vers l’avenir.  Toujours l’avenir.

Elle devait tourner la page, rebondir, et Mary lui offrait l’occasion parfaite de le faire.  Une nouvelle fête, et quelle fête!  Son mariage, rien de moins.  Cette perspective réjouissante avait très efficacement chassé une bonne partie des démons qui hantaient la ménestrelle.  C’était officiel: son amie allait fonder une famille avec son fiancé.  Enfin, "allait"…ils avaient déjà commencé, d’après ce que Meylan avait compris.  Pour être honnête, ce mariage coulait de source, était le débouchement logique d’une relation qui s’était développée jusqu’à ce que l’officialiser soit une simple formalité, plutôt qu’une surprise.  Mais une formalité qui aurait lieu en grande pompe et avec de nombreuses réjouissances: cette tribu ne faisait clairement pas les choses à moitié!

Une fête pareille ne s’improvise pas, bien sûr, et les préparatifs avaient pris plusieurs jours.  Préparatifs pour lesquels Meylan mit la main à la pâte là où elle le pouvait, c’est à dire partout où la tradition n’exigeait pas que seuls des membres de la tribu s’en chargent.  Elle aussi revenait de Zochlom, après tout, et faire l’aller-retour à Darga en si peu de temps aurait eu assez peu de valeur ajoutée.  Véritable citadine, c’était la première fois qu’elle passait vraiment du temps au sein d’une telle tribu.  Elle découvrait un mode de vie qui pourtant était celui de la majorité de son peuple, découvrait une structure basée sur des rapports d’entr’aide et de loyauté, le tout sous l’égide des deux meneurs de cette communauté.  Et, jusqu’ici, elle appréciait énormément l’expérience.  Bon, d’accord, l’accueil qu’elle reçut, elle le dut probablement en bonne partie à son amitié avec la reine du grand jour.  En d’autres circonstances, elle aurait pu être un peu vexée ou gênée de devoir ainsi compter sur une de ses relations pour se faire une place quelque part…mais pour le moment, elle s’en moquait.

Les préparatifs s’accélérèrent encore dans les quelques heures qui précédèrent la cérémonie, et Meylan aussi augmenta la cadence.  Les deux fiancés avaient leurs propres préparatifs à faire, la tribu (et quelques volontaires externes) s’occupait du reste.  Grâce à des merveilles d’organisation, absolument chaque détail de la journée fut prêt dans les temps, laissant la ménestrelle admirative.  Elle était d’ailleurs non moins admirative du faste qui entourerait la fête.  D’après ce qu’elle avait entendu, le gharyn et le khorog de la tribu eux-mêmes s’étaient intéressés au mariage de très près.  Pas étonnant que tant de monde soit mobilisé et qu’elle ait eu l’impression de participer à la mise en place du festival de printemps de Darga.  Il y avait aussi de quoi se demander dans quoi Mary mettait les pieds, mais Meylan ne doutait pas que son amie savait ce qu’elle faisait.  Et même si elle en avait douté, tenter de dissuader la jeune femme aurait été voué à l’échec.

À présent, perdue quelque part dans la foule autour de l’autel, elle attendait que la cérémonie proprement dite commence.  À quoi ressemblait un mariage dans une tribu de disciples d'Amisgal?  Elle n’en avait pas la moindre idée, mais elle le découvrirait bientôt.  À propos de découvrir, voilà Mary qui sortait de la tente.  Habituée à la voir vêtue d’une tenue surtout pratique, Meylan battit des cils de surprise quand elle découvrit la robe de la mariée.  Elle avait été resplendissante au bal de l’exposition, et pourtant son apparence aujourd’hui éclipsait de loin cette autre robe.

Robe de Meylan:
 



x6

Evénements:
 


Personnage avatar par rodmendez sur Deviantart
Voir le profil de l'utilisateur

Mary E. Burrowes
avatar
Mer 14 Fév - 5:22
Irys : 798823
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères
J'étais sortie de la tente de préparation comme d'un rêve, et pourtant à l'extérieur rien ne me rappelait moins la réalité que l'aspect du campement. La masse de gens venue voir la cérémonie était juste.. impressionnante. Peut être qu'égoïstement j'avais pensé que toute la tribu ne s'intéresserait pas à nous. Que nous pourrions être tout les deux. Comme la vie que nous partagions depuis quelques mois. Comme l'avenir qui s'étendait à nos pieds. Mais ce devait être un signe de plus aux yeux des dirigeants de la tribu. A l'heure actuelle je n'avais aucune idée du vœu que le Khorog avait fait auprès d'Adramus, cette tribu renaissante de notre union après s'être éteinte il y a des années de cela. Cette destinée qu'il nous donnait, sans même hésiter une seconde sur le fait de savoir si nous aurions les épaules pour la supporter. Une preuve de confiance qui était à la fois touchante et me dépasserait certainement complètement le jour où il m'en parlerait s'il décidait de le faire. Pas que j'ai peur qu'Adramus n'est pas le caractère d'un Gharyn. Il l'était certainement. Béni par Möchlog pour le devenir, mais je n'avais pas en moi la même certitude.

Seul lui avait le pouvoir d'envoyer voler tous mes doutes au moindre regard. Et si, la foule m'avait impressionnée l'espace d'un regard, poser les yeux sur mon promis raviva le sourire qui n'avait pas eu le temps de quitter mes lèvres. C'était la seule chose qui aurait pu gâché cettte journée, qu'il ne soit pas là. Mais non. Je pouvais profiter maintenant. Amis, enfants d'Amisgal, anciennes connaissances, tout ceux assemblés formeraient les témoins de notre union aujourd'hui. C'était plus, bien plus que je n'aurais espéré en demandé un jour à nos créateurs.

La tendresse de la main qui se tend vers moi. Mes yeux remontent lentement sur la tenue, le visage de l'homme que j'aime. A quoi bon le caché ? Il est beau, moins impressionnant que d'habitude mais avec un charisme qui, j'en suis certaine ferait chavirer n'importe quelle femme d'Irydaë. Je savais déjà que je serai conquise, à part pour faire remonter de mauvais souvenir, je ne me souvenais pas l'avoir vu si élégant. Réservant les vrais vêtements aux grandes occasions, je ne pouvais que plus l'apprécier quand il les enfilait. Montrant alors au monde entier la noblesse qui m'apparaissait dans chacun de ses traits ou de ses gestes.

Mon amour… Tu es magnifique.
C'est pour mieux aller avec mon futur époux...

Je le taquine, je ne sais pas comment défier l'émotion qui m'étreins presque la gorge quand nos mains se touchent enfin. Je m'avance assez près de lui pour poser sa main sur mon ventre. Juste comme un rappel que c'est plus que cette journée qui nous unis aujourd'hui. Pour le reste je sais que je dois attendre la fin de la cérémonie, alors je me tourne vers l'autel préparé à notre attention. Le soleil se réverbère sur les teinture blanche et la grande tapisserie de la tribu. Mais sa lumière n'est même pas agressive, entourant la place d'une lueur et une chaleur légère malgré la période de l'année. Je m'accroche quand même à sa main sans savoir si c'est de l'impatience ou un simple tract qui manque de me couper la respiration. Non, j'en suis sure c'est l'excitation. Ce même sentiment qui m'envoyer traverser les maisons et les remparts de Darga sans jamais écouter les explications ou les réticences de Meylan que j'aperçois dans la foule. Cette excitation qui me tenait éveillée parfois avant un voyage vers une nouvelle contrée. Sauf que cette fois, elle me donne envie de tirer Adramus et de courir vers l'autel pour me proclamer son épouse en moins d'une minute.

Il faut pourtant tenir la face. Je me calque sur le calme du guerrier et avec un nouveau sourire vers lui, je commence à traverser l'allée qui mène jusqu'à l'estrade de bois. Le contact du tapis sous mes pieds, légère résistance à notre avancée m'énerve. Pourtant à chaque pas, je découvre un nouveau détail de la mise en place qui m'émeut ou que j'admire. Tout en passant à travers la foule, je pouvais entendre les commentaires nous complimentant, soit commentaires chuchotés sur les tenues, coiffure pointé du doigt, ou léger cri encourageant la démarche. Des marques d'affection qui me transportait comme sur un tapis volant avant de monter les marches de bois avec calme, tenant toujours la main d'Adramus dans la mienne. A côté de moi, le Khorog de la tribu et à côté d'Adramus, son homologue s'était placé pour nous encadrer devant la magnifique tapisserie représentant l'Architecte ailée à laquelle nous faisions face maintenant. Les tambours résonnèrent encore durant quelques battements, nous ayant accompagné depuis le début alors que les murmures de la foule se taisaient petit à petit.

Cette fois la cérémonie de bénédiction allait commencer. C'était à eux de prononcer les premiers mots qui nous unirait. Une prière faite aux Architectes chaque fois qu'un couple souhaiter s'unir par les liens du mariage. Une prière que chaque enfant my'tran apprenait à ses dix ans pour pouvoir la réciter en même temps que les autres en une telle occasion. Par respect, je baissais légèrement la tête toute en récitant le chant à l'unisson de tout ceux qui nous entouraient. Attendant avec impatience le moment, où je pourrais adresser une prière bien plus personnelle à l'homme de ma vie.



Couleur de Mary: #33ccff
Couleur de Auke : #ff9933, Couleur de Pom: #33ccdd, Couleur de Pilm: #3399ff
Les paroles en italique sont les discussions de Mary utilisant le don d'Orshin avec les animaux.

x 2

Voir le profil de l'utilisateur