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Chroniques d'Irydaë
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 Quelques minutes pour une interview

Alises Torouciave
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Mer 7 Fév - 20:11
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar +1
Alises avait été invitée pour un colloque. Le thème était d'une généralité extrême tout comme l'intérêt que lui portait la jeune zoologue: La coopération scientifique internationale : une réalité ou une utopie ?

Cette invitation lui avait été remise par son ancien directeur de recherche :

- Vous avez impressionné lors de votre participation à ce grand fiasco de Zochlom. Ah oui ! Vous n'étiez pas au courant mais il y a eu un attentat. Quelle chance que vous soyez rentrée de toute urgence pour vous occuper de vos enfants. Enfin, peut importe. Vous avez là une invitation pour un colloque, on vous demande une participation autour du sujet de la collaboration avec les dresseurs de dragons.

Elle avait été surprise et puis se faisant à l'idée, elle prépara son discours. Elle discuta longuement par un échange frénétique de télégramme et longues lettres auprès des organisateurs. Elle devait faire de multiples intervention dont une très longue le 21 janvier sur comment elle en était arrivée à collaborer avec Mehet. Elle arriva le 17 janvier par une ligne d'aéronef et fut présente pour les discours inauguraux du surlendemain.

Ce jour-là, le 20 janvier, elle prit une robe blanche rayée de bleue. Elle laissa ses cheveux naturellement et porta quelques bijoux. Elle sourit en se voyant dans le miroir. Elle avait perdu tout le poids cumulé par sa grossesse, elle pensa alors à son mari qui devait encore être en mission. Elle se surprit alors à sourire, non de tendresse, mais de soulagement de ne pas avoir une vie familiale qui l'empêcherait de travailler et qui lui imposerait "l'obéissance absolue" envers son époux.

Elle sortit de l'hôtel et se dirigea vers la salle de conférence où elle devait faire une courte allocution. Elle se dirigea vers le pupitre et regarda cette foule avec tendresse et fierté :

- Je suis donc obligée à mon tour de me plier à cette exercice de présentation. Je me nomme Alisthiana Sestriaë Torouciave, zoologue à l'université de Cerka. Je suis une des spécialistes sur les animaux volants. Récemment, mes travaux se sont centrés sur l'apprentissage du vol chez l'animal et entre autre chez les dragons. Pour cela, il me faut souvent collaborer avec les dresseurs my'trans qui ont fait un travail incroyable et qui savent apprécier, dans une certaine mesure, le regard extérieur et neutre que je peux porter sur leur métier et en particulier, sur les dragons.

Elle marqua une pose, réajusta une mèche et reprit :

- A la question qui est posée par ce colloque, je ferais une réponse mixte mais néanmoins positive : la collaboration internationale est possible au delà du simple cadre scientifique mais ce n'est pas encore une réalité mais cela pourrait le devenir très prochainement.

Elle était ravie de pouvoir émettre un avis et de ne pas avoir une horde de cris et d'insulte. Dans son milieu, on savait écouter et réfléchir. Si on était pas d'accord, alors on ne se manifestait que par des murmures.

- Lors de l'exposition universelle, nous avons pu voir les deux côtés de la collaboration entre my'trans et daënars mais aussi ce que la non-collaboration pouvait faire. Je sais combien il est douloureux pour nous tous de penser à cette exposition tellement nous l'associons à sa dernière journée. Mais souvenez-vous de ce que furent les deux premiers. Un bouillon d'échange, de présentation et de curiosité.

Lors de la première journée, je me dirigeais vers le Ciné'ranma. J'ai vu ce que les fidèles de Khugatsaa pouvaient faire avec leurs illusions. Imaginez donc aujourd'hui qu'un de ces hommes ou de ces femmes se tiennent à mes côtés et vous montre un dragon. Imaginez ces applications pédagogiques, les moyens pour nous permettre de faire passer des idées par le biais d'images animés.

Il est plus que temps que nous sortions de nos frontières et que nous dirigions vers My'tra. Ils ont autant à nous apporter que nous avons à leur apporter. Si nous laissons les partisans de la guerre...SI la guerre éclatait, alors nous perdrions toute chances d'accumuler plus de savoirs et nous le regretterions amèrement.

Je vous merci de votre attention.


S'ensuivit plusieurs autres discours, assez longs ou assez courts en fonctions des points de vue. Puis, vint la pose traditionnel pour se restaurer autour d'un buffet. Alises s'installa dans un fauteuil et écrivit un message pour les nourrices à envoyer par télégraphe. Elle héla un serviteur et lui ordonna d'envoyer au plus vite le télégramme. Enfin, elle profita de son thé et des biscuits avec silence. Étrangement, personne ne l'approchait. Était-ce ses opinions qui dérangeaient ou le fait que ce soit une petite scientifique de campagne ?



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Lauren Hill
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Ven 9 Fév - 21:18
Irys : 859832
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
- J’espère que tu plaisantes ! m’offusquai-je en manquant de m’étouffer avec ma gorgée de café trop chaude. Tu ne veux pas m’envoyer couvrir une conférence sur les piafs et les chatons tout de même ?

- Ce n’est pas réellement le thème de la conférence Ren, j’espère que tu le sais...

Bien sûr que je le savais, mais il n’empêche que je n’avais pas la moindre envie d’y aller. Ce genre d’événements n’était qu’ennui pompeux, où divers professeur vieillissant défilaient derrière un pupitre qui semblait être là simplement pour éviter que ces derniers ne finissent leur présentation sur le sol. Vous l’avez compris… Je détestais cela.

- Vraiment Wislow, tu n’as personne d’autre ? l’implorai-je à présent.

- Bien sûr que si, seulement, je te connais assez pour pouvoir affirmer que le sujet t’intéressera. Fais moi confiance.

Bah voyons, je lui lançais un regard noir qui a lui seul exprimait à merveille mon mécontentement. Il eut l’effet escompté, puisque je le vis déglutir péniblement. Une bien maigre consolation toutefois, puisque pour moi, il m’envoyait à l’abattoir, me condamnant à une mort par excès d’ennui et de compagnies désagréable. Je ne serai certainement pas la seule journaliste, et parmi mes collègues, seule une petite poignée d’entre eux avait mon respect. Quant aux autres, je les méprisais purement et simplement. Oh n’y voyez pas quelques caprices de fille de bourgeois, ce n’était pas le cas, seulement, ces hommes-là, parce que oui, il s’agissait d’hommes, représentaient autant de vendus à mes yeux. “Vendus” étant le terme communément utilisé pour qualifier ceux dont le travail était contrôlé par le gouvernement, rapportant donc les divers idéaux de nos chers “grands” et ne représentait donc qu’une sorte de propagande éhontée que je ne supportais tout simplement pas. Ces hommes-là ne cherchaient donc que gloire et bourses pleines, ce qui n’était évidemment pas mon cas.

N’ayant pas le choix, je me rendis donc à cette fameuse conférence. Inutile de vous dire que je traînais des pieds, espérant presque qu’un attentat ne s’y produise afin de rendre l’affaire intéressante. Hey, oh, j’ai dit “presque”, pas la peine de me regarder comme ça, je ne suis pas un monstre non plus. Arrivée sur les lieux, je me rendis rapidement compte que le thème annoncé par cet idiot de Wislow n’était pas le bon en lisant sur le tableau à l’entrée de l’auditorium La coopération scientifique internationale : une réalité ou une utopie ?

Évidemment que le sujet m’intéressait nettement plus. Mais bon sang quel idiot, quel manque de professionnalisme… Puis je compris qu’il s’était tout bonnement fichu de moi. Était-ce si plaisant de me faire pareille blague? Oh, il en entendrait parler plus tard dans la journée, et s’en soutiendrait longtemps. Enfin, j’étais là, autant me lancer.

J’entrais donc dans l’immense pièce, montrant ma carte de pièce à l’homme aux allures de montagne à l’entrée avant que celui-ci ne me désigne les sièges attribués aux journalistes. Je m’y dirigeai, évitant les regards des collègues afin de ne pas avoir à les saluer. Non, je n’étais pas réellement appréciée dans le métier, mais devinez quoi? Je n’en avais strictement rien à faire.

Je m’installais à mon siège, retirant mon manteau avec la ferme intention de le garder près de moi, tout comme mon sac contenant tout mon matériel d’écriture… Et quand je dis près de moi… C’est sur le siège d’à côté.

-Ça alors, Hill, tu t’es perdue ?

Pitié pas lui…

-Ce n’est certainement pas ici que je pensais te retrouver.

- Retrouver est un bien grand mot Stuart. Je t’en prie, fais comme si je n’étais pas là.

Et je pourrais en faire de même…

- Impossible, je te vois très bien.


- Tu as une bien belle imagination pour écrire tes articles, fais donc comme si j’étais une hallucination.

-Mais nous te voyons tous, railla-t-il apparemment fier de lui.

- Une hallucination collective dans ce cas. Pour ma part, tu cesseras d’exister sitôt ma phrase terminée.

C’est-à-dire maintenant, songeai-je en me munissant de mon matériel. La conférence débuta quelques secondes plus tard. Armée de mon crayon, j’annotais méticuleusement chaque information recueillis tout en veillant à ne prêter aucune attention à mon ex-fiancé assis à ma gauche. Sans réellement me passionner, le sujet m’intéressait toutefois, même si les intervenant manquaient clairement de vivacité. Tout du moins jusqu’à l’apparition d’un petit brin de femme, jeune, jolie et au discours qui eut le mérite de me tenir en haleine. J’avais entendu parlé de cette mademoiselle Torouciave, une zoologue passionnée ayant publié quelques travaux reconnus dans le milieu scientifique. Néanmoins, dans ce cas présent, c’est bien le terme “collaboration internationale” qui m’intéressait, tout comme son point de vue résonnant avec le mien.

J’attendis donc la fin de cette conférence ou colloque, comme vous le voulait, avec impatience. Il me tardait d’aller lui parler, ce qui tombait bien, puisque “La Tribune” avait réservé un entretien. Parfait! Une fois terminée, je rangeai mes affaires avec empressement avant de me diriger vers cette demoiselle.

- Mademoiselle Torouciave? l’interpelai-je en lui tendant la main droite pour la saluer. Je suis Lauren Hill, journaliste à “La Tribune” , m'accorderiez-vous quelques instants pour une rapide interview ?



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Alises Torouciave
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Dim 18 Fév - 11:55
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
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- Mademoiselle Torouciave? M'accorderiez-vous quelques instants pour une rapide interview ?

La jeune zoologue serra la main avant de poser son regard sur la personne derrière. Elle nota le dynamisme et la fermeté que dégageaient cette jeune femme qui ne paraissait pas sortir du lot. Néanmoins, elle nota le regard perçant et sûre d'elle. Alises apprécia cette femme qui semblait être de son monde, elle pourrait la comprendre. Cela rassura la jeune zoologue qui allait faire sa première interview.

- Bien sure. Je vous en prie installez-vous.

Elle leva la main vers un domestique pour qu'il vienne en leur direction et donne de quoi manger et boire pour la demoiselle qui l'interviewer. On leur apporta bien vite des gâteaux supplémentaires ainsi que du thé.

Elle but une gorgée avant de se diriger vers la journaliste :

- Excusez-moi, mais je ne crois pas que vous vous soyez présenter. A qui ai-je l'affaire ?

Alises n'était pas dans sa plus grande aise, elle s'était redressée et se tenait avec une certaine dignité.Elle n'avait jamais imaginé qu'un jour elle devrait faire face aux journalistes, que ses travaux intéresseraient un jour assez le grand public pour que cela lui arrive.

Assez vite, elle se rappela la thématique. Il est vrai que son avis était plus tranché que celui de la majorité. Que devait-elle faire ? Rester sur ses positions ou alors être plus neutre ? Elle regrettait de ne pas avoir pensé à la question, elle n'aimait pas jouer avec son impulsivité. Son cerveau cherchait donc un solution à ce problème majeur et essayait de le résoudre et si possible avant qu'on ne lui posa la moindre question.



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Lauren Hill
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Ven 23 Fév - 7:14
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Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Je notais le ballet orchestré par ses domestiques. Un geste de sa part et voilà la table qui nous séparait garnis de mets et de boissons auxquelles je ne touchais pas. Le travail avant tout, je n’étais pas venue pour me restaurer, mais pour mener mon interview à bien… Je jetais rapidement un coup d’œil à mes notes, avisant d’un regard mauvais les questions d’une banalité affligeante que Wislow avait eut le malheur de m’imposer.

Une interview peut paraître simple, après tout, il ne s’agit là que d’un ensemble de questions posées… Seulement, celle-ci doit être correctement préparée. Que ce soit par professionnalisme, afin de ne pas faire passer un quotidien réputé pour un banal canard issu d’une quelconque province reculée... Mais aussi, surtout, par respect pour le travail de la personne qui allait devoir s’y soumettre… Et là, je ne reconnaissais rien de tel dans les lignes absurdes dessiner sur cette feuille. Je soupirais donc, particulièrement bruyamment en barrant plusieurs d’entre elles.

La question de la demoiselle m’arracha un sourire. L’on dit que les scientifiques sont dotés d’un esprit particulièrement volatile, ne se fixant que pour se concentrer sur la tâche ou les sujets qui les passionne. Peut-être était-ce donc le cas cette fois-ci car...

- Je l’ai pourtant fait, mademoiselle, comme l’exige la politesse qui m’a été enseignée durant mes jeunes années. Mais je vais le répéter : Lauren Hill, journaliste pour “La Tribune”, raillai-je gentiment tout en m’installant plus confortablement.

Je m’admonestais à prendre cela pour un manque de concentration, malgré mon instinct légèrement paranoïaque chargée d’une certaine susceptibilité parfaitement assumée qui me poussait à y voir un manque de respect et surtout une sorte d’égocentrisme des plus désolant. Bref, je balayais tout ceci, car je ne pouvais me permettre de me sentir vexée pour si peu. Je côtoyais généralement des hommes de lettres, ou de lois, bien loin du monde scientifique, en somme. Je ne connaissais rien à leur mode de fonctionnement, de raisonnement, etc. Par conséquent, je mis la maladresse de la jeune femme sur ce compte-là, afin de ne pas me mettre à la détester inutilement, piquée au vif ou non… Ceci aussi pour museler ma verve habituelle que ne serait certainement pas appréciée ici.

- Maintenant que nous sommes suffisamment bien installées pour nous prêter à quelques confidences, pouvons nous commencer ? lançai-je avec un sourire amusé, cette fois.

Je commençais donc à déblatérer les questions de bases écrites sur ma fiche. Toutes portaient sur son travail, ses études, ses recherches… Bref, autant le dire, je lui sortais le grand classique des interviews, tout en me demandant clairement ce que les lecteurs du journal pourraient y trouver d’intéressant… Toutefois, la demoiselle se prêta au jeu, répondant avec sérieux à toutes ces questions d’une banalité ennuyeuses et affligeante… Je me promis d’ailleurs de faire gentiment avaler le papier à celui qui m’avait imposé ces lignes absurdes.

- C’est bon pour moi, merci d’avoir répondu à ses questions, je les trouve moi-même barbantes au possible, je vous prie de m’excuser pour cela, dis-je doucement sans pour autant ranger mon carnet. Dite, je suis curieuse, vous me semblez bien jeune pour une scientifique aussi reconnue dans votre milieu. Le bruit court que vous avez des enfants, des nourrissons, il me semble. N’est-ce pas trop difficile d’allier maternité et recherches ? Comment faites-vous pour gêrer tout ceci?



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Alises Torouciave
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Dim 25 Fév - 20:46
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar +1
- Excusez-moi, ça doit être la surprise. On ne m'avait pas prévenu que je pourrais avoir une interview, davantage avec vous madame. J'ai déjà lu certains de vos articles qui m'ont beaucoup plus. Mais, commençons.

Les premières questions furent très simples et mirent très vite à l'aise la jeune femme. Elle présenta ses études, son travail et ses recherches avec son parler habituel : simple, accessible et efficace. Alises ne comprenait pas l'intérêt de s'étendre davantage sur ce genre de point. Pour elle, elle se présentait à un auditoire néophyte et c'était là le plus important. A sa place de femme parmi des scientifiques, elle répondit :

- La science n'est pas sexiste. Les scientifiques par contre... Il faut de la force de caractère. Ce n'est pas facile tous les jours car il faut qu'une femme soit plus rigoureuse. Je dois prouver davantage que je suis apte à faire mon travail. Mais il y a de l'amélioration, le gouvernement prend conscience de l'importance d'intégrer les femmes dans les sciences, surtout pour tout ce qui est ingénierie. J'ai cru comprendre qu'ils craignaient que nous nous désolidarisions de la UNE et que nous nous tournions vers des ennemis moins sexistes.

Elle expliqua ensuite en détail les divers systèmes de financement des études qu'elle menait.

- La zoologie nécessite d'aller sur le terrain et il faut pouvoir s'y rendre, cela demande des financements assez conséquents. Je recrute très souvent des guides qui connaissent le terrain. C'est nécessaire pour pouvoir observer les animaux et voir leurs comportements dans leurs milieux naturels. Pour cela, j'ai mon salaire mais aussi parfois des bourses de l'université ou alors de Rathram. Cela dépend de l'importance de l'étude.

Elle évoqua avec sérieux sa participation à ce genre d'évènement expliquant l'intérêt scientifique de réfléchir à de telles questions que la coopération ainsi :

- Une scientifique se doit de participer à des conférences pour être connu et apprendre les dernières nouvelles. Mais surtout, ce genre d'évènement nous permet de réfléchir collectivement à une question sur laquelle nous sommes confrontés ou faire un état de la question. Ici, nous réfléchissons à une question simple : la collaboration internationale. Si nous parvenons à nous mettre d'accord, nous pourrions demander au gouvernement my'tran de financer nos recherches, je pense particulièrement à toutes celles qui ont un lien avec les dragons. Certes, ce sont mes recherches mais je connais d'autres collègues que ces travaux intéressent comme pour les aéronefs.

Elle sourit doucement et elle continua ses réponses autour de son opinion sur la collaboration internationale. Elle répondit à la suite des questions, elle ne nota absolument pas l'ennui de la journaliste jusqu'à ce qu'elle déclara :

- C’est bon pour moi, merci d’avoir répondu à ses questions, je les trouve moi-même barbantes au possible, je vous prie de m’excuser pour cela.

Alises l'observa avec curiosité et avala son thé tranquillement. Elle écouta la suite avec grand intérêt :

- Dites, je suis curieuse, vous me semblez bien jeune pour une scientifique aussi reconnue dans votre milieu. Le bruit court que vous avez des enfants, des nourrissons, il me semble. N’est-ce pas trop difficile d’allier maternité et recherches ? Comment faites-vous pour gêrer tout ceci?

- Je ne suis connue dans mon milieu justement parce que j'assume entièrement le fait d'être une mère scientifique. Il était hors de question que je fasse comme ma mère et que je me retire de la profession pour m'occuper de mes deux filles. Je n'ai pas de plan sur ma manière d'allier les deux, je fais cela au quotidien et en fonction de mes besoins.



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Lauren Hill
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Mer 7 Mar - 16:43
Irys : 859832
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Tiens donc, voilà une réponse intéressante, une de plus. Personnellement, j’étais bien loin de pouvoir imaginer avec objectivité une quelconque maternité. Peut-être par pur égoïsme ou même par égocentrisme, mais j’aimais ma vie telle qu’elle était et n’envisageais pas le moindre changement dans celle-ci… Ce qui entraînait généralement quelques divergences d’opinions avec les quelques hommes qui ont partagé ma vie à un moment ou à un autre… Entraînant également ma fuite, par la même occasion.

De mon point de vue, et ne le dites surtout pas à ma sœur, les enfants ne sont que des boulets enchaînés aux pieds de leur mère nourricière… Cela vaut également pour certains hommes, ou certaines femmes, c’est selon le goût de la personne. Je me demandais donc comment cette très jeune femme, vingt ans d’après ma fiche, pouvait réussir là où toutes les autres avaient échoués. Carrière ambitieuse et maternité épanouie par les deux parties ne pouvaient coexister… Demandez donc à Denise, ma mère ce qu’elle en pense, elle qui a également élevé des jumelles aux caractères diamétralement opposés.

-Je vois, dis-je en lui adressant un sourire amusé.

Non, décidément, je n’étais pas la seule égocentrique, sauf que moi, je ne me mentais pas. Enfin, chacun fait ce qu’il veut, loin de moi l’idée de la juger. J’aimais mon métier plus que tout et je tiendrais volontairement à l’écart tout ce qui pourrait m’en détourner.

-Et quels sont vos futurs projets? Je doute en vous voyant que vous allez vous contenter de rester sur vos acquis, demandai-je sincèrement intéressée.

En tout cas, moi, je ne le ferais pas. Les acquis n’étaient que victoires nous préparant à la suivante. Un pas de plus qui nous permet d’avancer dans les objectifs, les buts que nous nous sommes fixés. Ainsi, va l’ambition, une leçon tirée de mes parents qui continuaient d’avancer coûte que coûte en nous entraînant avec eux. Si ma sœur avait choisi la vie que nombre de femme avant elle avaient préféré en devenant épouse, puis mère par la suite, ce n’était pas mon cas. J’avais un objectif, le mien et toute ma vie s’articulait autour.

-Comptez-vous initier vos filles à la science, ou au contraire préférez-vous les éduquer en fonction de ce que la société exige d’elles ?

Ma question n’était, en aucun cas, anodine, je prenais d’ailleurs ma mère pour exemple. La maternité et les responsabilités qui allaient de pair, passaient bien après sa carrière, même si elle avait installé nos berceaux dans son bureau, et plus tard un tapis de jeux où ma sœur jouait sagement à la poupée tandis que j’escaladais les divers étagères contenant ses livres et autres bibelots. Néanmoins, étrangement, Denise avait pourtant veillé à nous éduquer comme n’importe quelle jeune fille de bonne famille… Une réussite pour Gale qui était absolument parfaite dans ce rôle et un échec cuisant avec moi qui fuyait les hommes et les engagements comme la peste. J’étais donc curieuse d’entendre son point de vue sur le sujet… Et savoir aussi, à quel moment elle se rendrait compte qu’elle devrait inévitablement faire un choix.



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Alises Torouciave
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Jeu 29 Mar - 14:19
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar +1
Elle se demanda si l'enchainement des questions faisaient toujours partie ou non de l'interview.

- Et quels sont vos futurs projets? Je doute en vous voyant que vous allez vous contenter de rester sur vos acquis

Ces projets futurs....Voilà une large question à laquelle elle n'avait aucune réponse. Elle avait envisagé de multiples projets dont celui de retrouver Hex pour une croisière avec les petites mais elle ne se sentait pas l'envie de partir. Elle avait juste envie de vivre une petite vie de famille à Cerka près de ses enfants et de son travail. Les expéditions reprendraient plus tard, quand elle pourrait faire confiance à une nourrice assez longtemps pour laisser ses filles plus de deux jours seules.

- Honnêtement, je cherche encore mon équilibre et je suis encore dans la vie de famille. Une fois mes émotions maternelles un peu plus stable, quand j'arrêterais de m'inquiéter du moindre écoulement de nez, j'envisagerais le futur et mes prochains projets. Pour le moment, j'écris beaucoup et je prépare un certains nombres d'articles. Je m'adapte principalement à l'emploi du temps scientifique qui a voulu que je sois aujourd'hui à Alexandria et me voudra demain matin à Cerka.

Elle écouta la question suivante avec intérêt et y réfléchit profondément, elle n'avait jamais réfléchi à l'éducation de ses filles.

- Je n'ai pas encore de plan à ce niveau là. Elles sont encore trop jeunes pour ne savoir faire autre chose que dormir et manger. Je suppose que je les éduquerais selon ce qu'on attend de la part de filles de la bonne société mais elles auront également des connaissances dans les sciences. Les deux éducations ne sont pas forcément opposées.

Elle s'interrompit quelques secondes avant de reprendre :

- J'aimerais vous poser une question. Je connais l'opinion du monde scientifique, par ma profession, de la haute société cerkane, là où je vis et du monde militaire, par ma famille mais je n'ai pas vraiment de contact avec le monde journalistique si ce n'est des articles que je peux lire de ci et de là mais qui ne me permette pas de connaitre l'opinion réel. J'ai appris que l'exposition universelle s'est terminée par un attentat. Qu'en penses les journalistes ? Que voudraient-ils comme réponses du gouvernement de la UNE ?

La question montrait son réel intérêt pour l'opinion d'autrui. Elle voulait comprendre le monde dans lequel elle vivait et surtout à quel point elle devait se battre pour montrer que l'union était la seule solution.



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Lauren Hill
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Jeu 12 Avr - 16:58
Irys : 859832
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Hum… C’est qu’elle risquerait presque de me vendre la maternité, cette jeune fille… Bien sûr que non, je plaisante. Rien que l’idée de tenir un de ces machins dans les bras suffirait à me provoquer quelques frissons d’effroi. Bref, je la laissais parler, évoquer ses projets plus ou moins concret que j’eu bien du mal à imaginer. Ce fut d’ailleurs tout bonnement impossible. Enfin, il fallait bien que l’humanité se pérennise et pour cela, certaines devaient engendrer des humains miniatures, sans quoi… Bah, on serait fichu, tout simplement.

À vrai dire, je m’étais déjà lassé du sujet… Que j’avais moi-même lancé, certes. Néanmoins, sa vie privée ne m’intéressait pas vraiment, en aucune façon même. J’essayais simplement de savoir vers où se dirigerait sa curiosité maintenant qu’elle avait pondu ses créatures, pardon… Qu’elle avait mis au monde ses adorables petits bébés. Je voulais savoir si ses ambitions existaient toujours, mais visiblement, elle en était encore à s’inquiéter pour leurs couches remplies et leur écoulement de nez. Dommage, un esprit brillant endormi au milieu des langes et des hurlements nocturnes. Certains diraient qu’il s’agit de l’avenir de toute femme puisque telle était leur nature procréatrice, toutefois, personnellement, je ne pouvais que constater d’un gâchis désolant… Tant pis.

Sa question suivante, se portant, enfin, sur un tout autre sujet, me surprit. Je ne m’étais pas rendue à cette exposition, puisque j’étais retenue ailleurs, plus au nord avec un homme bien étrange… Une toute autre histoire, en somme… Ne vous imaginez pas des galipettes dans la neige surtout, nous étions alors bien loin de ce genre d’ambiance. Bref. C’est à mon retour à Alexandria que j’avais appris l’attentat du bal, mes collègues allaient tous de leur avis personnels si peu professionnel…

- Je ne saurai dire. J’ai lu les faits dans les journaux, les théories abondent sur le sujet, en particulier sur l’éventualité d’une guerre prochaine. Les tensions montent au sommet, les politiciens, les militaires n’attendent probablement que ça… Et cela ne date pas d’hier, si vous voulez mon avis.

Malgré tous les articles publiés sur le sujet, les informations ne pleuvaient pas. Des théories, rien de plus, ou des idées fournies par les hauts placés… De ce fait, je n’avais malheureusement pas grand-chose à en dire… Toutefois, après m’être assurée de l’absence d’oreille indiscrète, je lui murmurais sur le ton de la confidence.

- Que pourrais-je vous dire ? Je ne sais pas. Je ne suis pas devin non plus, même si un tel talent me serait fort utile. Sachez juste que la presse n’est certainement pas une source fiable, voilà pourquoi je ne me mêle jamais des histoires liées, même de loin à la politique.

Paradoxal comme paroles pour une journaliste, n’est-ce pas ? Mais ne soyez pas étonné, je sais comment fonctionne les choses, je sais que certains articles apparaissent comme par magie dans le bureau même du rédacteur en chef alors que personne n’a été positionné sur le sujet. Il suffit d’ouvrir les yeux pour comprendre le monde et la société daënare ne manquait pas de pourriture stratégiquement bien placée… Venant gentiment fournir une nouvelle source de peur et de haine aux lecteurs… Et comme c'était vendeur. Évidemment, il ne s'agissait pas là d’un secret qui pouvait être divulgué ainsi, et certainement pas à une inconnue. Je tenais tout de même à la vie…

- Un conseil madame, concentrez-vous sur votre carrière. Même si je suis de votre avis concernant le rapprochement entre daënar et my’trän, sachez que cela ne se fera pas. Du moins pas facilement. Aucun des deux partis n’est prêt à cela, ce serait renoncer à des principes, certes absurdes, mais qui sont profondément ancrés dans les mœurs parce que trop ancien pour être oubliés. Cet attentat en est tout simplement la preuve. La guerre madame, fait vendre, elle rapporte énormément… Et selon vous… qui se soucie le plus de voir son portefeuille se remplir ? My’trän ou daënar ? Qui se soucie le plus de leur peuple ?



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Alises Torouciave
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Sam 5 Mai - 16:03
Irys : 670200
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar +1
Les réponses de la journaliste furent plus qu'intéressante et Alises s'enfonça dans un profond silence. En tant qu'intellectuelle, elle avait appris à prendre le temps pour réfléchir à une situation nouvelle, surtout quand elle pouvait prendre ce temps.

La fiabilité de la presse n'était pas une nouveauté. Depuis sa formation universitaire, elle avait appris à se méfier des propos de la presse. Cependant, que la phrase vint d'une journaliste la surprit fortement. Elle s'était attendue à plus d'esprit de corporatisme et une absence totale de voix dissonante. Néanmoins, Alises était peut-être en présence du seul membre qui osait affirmer une opinion différente du reste de la population journalistique.

Ces dernières phrases la laissèrent assez perplexe :

- Un conseil madame, concentrez-vous sur votre carrière. Même si je suis de votre avis concernant le rapprochement entre daënar et my’trän, sachez que cela ne se fera pas. Du moins pas facilement. Aucun des deux partis n’est prêt à cela, ce serait renoncer à des principes, certes absurdes, mais qui sont profondément ancrés dans les mœurs parce que trop ancien pour être oubliés. Cet attentat en est tout simplement la preuve. La guerre madame, fait vendre, elle rapporte énormément… Et selon vous… qui se soucie le plus de voir son portefeuille se remplir ? My’trän ou daënar ? Qui se soucie le plus de leur peuple ?

Un débat intérieur débuta pour savoir si Lauren pouvait avoir tort ou raison de lui donner ce conseil. Elle restait silencieuse tout en dégustant sa tasse de thé. Lauren avait tort car de l'inaction des pacifiques, des pro-myträns naîtrait à coup sur la guerre. Il fallait agir à tout prix. Mais elle avait raison. En effet, sa carrière était une priorité. Cependant, quelque chose n'allait pas, son esprit ne trouvait pas le repos. Elle ne pouvait se contenter d'être inactive, elle devait être active. Après ces quelques minutes de silence pendant lesquelles elle termina sa tasse, Alises répondit :

- Je ne connais pas les politiciens de l'un et l'autre bord mais je ne peux partager votre opinion, l'inaction n'est pas une solution et je préfère lutter même si cela implique d'être rejetée par la société.

Elle se tut une minute. Elle reprit en regardant au loin :

- Ne pas lutter, la guerre serait alors garantie. Il faut lutter pour cette paix, pour que tout soit durable. Imaginer le désastre que ce serait pour eux comme pour nous. Nous sommes garanties de notre supériorité technologique mais je n'ose imaginer ce que les my'träns avec leurs magies pourraient nous faire. Ce serait alors un bain de sang dans lequel je ne garantie la sécurité de personne. Imaginez ce que cela serait.

Elle planta alors son regard volontaire dans les yeux de la journaliste :

- Peu importe ce que cela coutera, il faut lutter. Je lutte quoi qu'il en coute et je continuerais de le faire quitte à devoir être vu comme...

Elle s'interrompit et ses lèvres dessinèrent le mot "traîtresse". Elle avait fait attention à parler d'une voix basse pour ne pas être entendue car si elle était courageuse, Alises refusait de mettre sa vie en danger, surtout pour une simple discussion.

- Avez-vous déjà eu l'occasion de vous rendre à My'tra ?



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Lauren Hill
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Dim 6 Mai - 10:43
Irys : 859832
Profession : Journaliste / Reporter
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Un sourire se dessina peu à peu sur mon visage tandis qu’elle parlait, évoquant une lutte indécise, incertaine et hautement irréaliste… Et irréalisable, tout du moins, en l’état. Les utopistes peuplaient les rues, se mêlant aux autres en arborant les mêmes idéaux que leurs concitoyens. Il était d’ailleurs plutôt simple de deviner le pourquoi d’une telle manœuvre, ils étaient si mal perçu par le reste de la société… Mais elle, l’affirmait… Chose que je trouvais plutôt sympathique, même s'il paraissait évident que la jeune aristocrate n’avait absolument pas compris mon conseil. Tant pis.

Qui parlait d’inaction ? Certainement pas moi. Je luttais depuis bien longtemps contre tout ceci, à mon niveau, avec mes propres armes. Je n’avais pas relevé son affirmation précédente, celle emplit de courtoisie lorsqu’elle avait déclaré avoir lu quelques-uns de mes précédents articles. En soit, cela pouvait être vrai, néanmoins, jamais elle n’aurait pu faire le lien entre ces derniers et moi. Je ne les signais jamais, pas de mon nom en tout cas, usant et abusant même de divers noms de plumes ou en utilisant quelques abréviations loufoques… Cette interview serait signée de mon nom, simplement parce qu’il ne s’agissait que d’un sujet insignifiant qui ne me vaudrait aucun souci particulier par la suite… Mais je ne pratiquais pas ce genre de journalisme habituellement, j’étais reporter, j’enquêtais sur divers thèmes, souvent délicats sinon dangereux… Néanmoins, cela, Alises ne pouvait pas le savoir, peu de personnes étaient dans la confidence, même parmi mes collègues de longue date. Je ne travaillais d’ailleurs pas officiellement pour le quotidien qui pourtant m’avait envoyé couvrir cet événement… Et poser diverses questions que je trouvais, bien évidemment, grotesques voir totalement inintéressantes.

Je ne pris donc pas la peine de la contredire, ou même de me justifier. Mes intentions, mes pensées et mes idéaux resteraient secrets. Dans tous les cas, mes idées ne l'intéressaient pas plus que cela. La demoiselle semblait surtout vouloir s’affirmer elle-même, sans vraiment savoir dans quel merdier elle allait mettre les pieds. Peut-être même était elle en train de me mépriser…

Mais ce n’était pas à moi de m’en préoccuper, cela n’avait aucune importance. Je ne cherchais pas à prouver quelque chose, je ne me battais pas en mon nom, le but n’étant pas de me faire connaître. Je me fichais totalement de la renommée, de la reconnaissance en particulier venant d’une société que je rejetais en bloc, malgré mes origines et mon rang de naissances qui ne feraient que me desservir. Avoir un nom connu n’aidait en rien en pareille situation, bien au contraire…

-Et comment comptez-vous lutter, madame ? demandai-je, curieuse de connaître ses armes… Tout du moins, de savoir si la belle se trouvait être suffisamment armée.

Il était si facile d’employer des mots dont on ignore le sens, la signification profonde. J’en lisais d’ailleurs chaque jour, lorsqu’ils accompagnaient mon café du matin. Des mots vendeurs, dépourvus de logique posés noir sur blanc… Des informations erronées, des faits relatés, mais dont on oubliait la moitié. Les journalistes étaient très doués pour jouer avec eux, leur donner une direction voulue dans un but évident et souvent malsain… Ceux traitants en particuliers des ennemis héréditaires de Daënastre…

Peu importe ce que cela coûtera, il faut lutter. Je lutte quoi qu'il en coûte et je continuerais de le faire quitte à devoir être vu comme…


N’était-ce pas un bel exemple ? Mon interlocutrice parlait joliment, employant quelques formules volontaires et grandement rêveuses… Le dernier mot ne fut guère difficile à identifier. Nous savons tous comment pensent les daënars… “Traîtres”, “ennemi de la nation” etc.

- Vraiment ? demandai-je, interloquée par ses propos. Même si cela vous coûte votre famille ? Vos filles ? Je ne parle même pas de votre profession ou de votre position au sein du monde scientifique, cela n’est rien… Néanmoins, vous êtes mère… Il me semblait pourtant que cela avait une certaine importance pour vous… Êtes-vous seulement consciente de ce que le gouvernement peut faire pour faire taire ses détracteurs ?

Un rictus sardonique se dessina sur mon visage tandis que je croiser les bras. En réalité, je ne cherchais pas à me moquer d’elle ou de ses idées, simplement de lui faire prendre conscience de la réalité des choses… La vérité au sujet d’un gouvernement capable de tout pour éradiquer un peuple dont il était pourtant issu, comme tous les daënars…

La demoiselle m’interrogea à son tour. Me demandant si je m’étais rendue à My’Trä. Ses intentions étaient claires, elle cherchait simplement à prouver que j’avais tort, que je ne savais pas de quoi j’étais en train de parler. Mon sourire s’élargit à nouveau… Non, concernant nos chers voisins, je ne connaissais pas grand-chose, mais je connaissais parfaitement les daënars, même si la sphère politique ne m’intéressait pas. Je me fiais tout bonnement à mes yeux et mes oreilles pour cela…

-Non madame, pas encore. Le voyage est prévu pour cette année à vrai dire.

J’avais effectivement prévu de m’y rendre pour un reportage. Je préparais l’expédition depuis quelques semaines déjà… Et il me tardait de fouler les terres My’tränne et d’apprendre à connaître ce peuple… Enfin, ces peuples.

Malheureusement, nous n'eûmes guère le temps de poursuivre cette conversation. La jeune scientifique fut appelé ailleurs, probablement l'un de ses confrères ou peut-être même un journaliste que je ne connaissais pas. J'en fus navrée, mais ma tâche ici était terminée, il ne me restait plus qu'à rédiger le papier et de le remettre à mon rédacteur.

Fin



Lauren s'exprime en #99ccff


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