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Chroniques d'Irydaë
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 Réparer les vivants [PV: Sanaë][Terminé]

Hyperion Radchen
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Mer 21 Fév - 1:38
Irys : 394869
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
-Beaucoup à faire ? Hum... J'aimerai terminer l'assemblage du canon principal, et progresser suffisamment pour qu'il ne reste que la lame à forger, j'ai commandé un marteau pilon pour m'aider un peu. Mais il faudra attendre le nouvel atelier qui sera bien plus spécialisé heureusement la plupart se trouvera en sous sol, car je me vois mal utiliser un marteau pilon à l'exterieur, le bruit serait terrible.

Il pensais déjà à tout ce qu'il allait pouvoir concevoir, les plans étaient prêt et les matériaux étaient déjà au port, cela allait être grand, très grand, même si la plupart de la place serait invisible, accessible par un monte charge. Il avait vraiment hâte de pouvoir se mettre au travail mais en attendant il avait de quoi faire, même pendant les travaux. Le pistolet de Sanaë allait aussi être un belle pièce à travailler, et il comptais également produire ses pièces avant de laisser l'atelier se faire ravaler.
Hypérion pris un morceau de poulet avant de le manger tranquillement, détaillant à la jeune femme ses avancées avec enthousiasme

Quand à la question de l'agent, il n'avait pas vraiment d'idée, a vrai dire il avait toujours eu du mal à penser à l'agent et avait finit par l'oublier. Ce rappel le fit brièvement paniquer avant que l'ancienne horlogère trouve une solution d'elle même en rougissant.
L'idée plut au jeune homme qui se trouva lui à aussi à rougir, et voyant la jeune femme s'éloigner il se leva, s'approchant furtivement dans son dos pour l'enlacer avant de l'embrasser doucement sur la joue.

-Je ne veux plus dormir qu'avec toi.


Le repas se termina ensuite tranquillement et le nouveau petit couple partit vaquer à ses occupations, Hypérion avait la tête à moitié remplie de plans et de créations diverse, l'autre moitié débordant de ses sentiments récemment révélés pour Sana. C'est donc joyeusement qu'il s'installa dans son atelier en sifflotant.
Une semaine passa, et le lancecanon fut presque achevé avant le début des travaux, le jeune homme finissant par s'installer dans le salon pour travailler discrètement sur l'assemblage du cadeau de Sana. Les jours passaient doucement et Hypérion attendait impatiemment le soir pour retrouver les bras de Sana dans lesquels il passait les meilleurs nuit de sa vie bien que ces dernière soient relativement courte
Au bout de la deuxième semaine, le dernier ouvrier quitta le chantier terminé, révélant un atelier impressionnant, mêlant, forge, fonderie, machines outils.... Le jeune homme était aux anges et se remit à travailler dans ce nouveau paradis, inspectant chaque ustensile avec une ferveurs religieuse.
Sa première tache fut de couler un nouveau canon pour le revolver de Sana avant de soigneusement le matifier pour ensuite le percer.
Le revolver Strauss était certes une bonne base, mais il ne voulait pas livrer à la jeune femme un sous produit, et lentement, le nouveau revolver prenait forme, sous les traits d'une arme compacte, relativement allégée et surtout très sobre: Si les créateurs d'aujourd'hui favorisaient les créations dorées et rutilantes, lui voyait plutôt quelque chose de simple pour son amour.
Il fit de son mieux pour en améliorer la praticabilité en offrant un barillet auto basculant plus facile à charger ainsi qu'un mécanisme de double action perfectionné.


Hypérion finit par faire tournoyer l'arme dans ses mains, passant un dernier coup d'huile sur l'engin. C'était une arme élégante et détonante par sa sobriété  ses seuls marquages se trouvant gravés délicatement sur le corps métallique.
Il n'y avait pas de signatures grossière, simplement un petit symbole représentant trois engrenages entourés d'ailes, le tout traversé d'une épée, l'insigne qu'Hypérion avait imaginé pendant ses temps libre.
Satisfait du résultat il glissa l'arme dans une petite boite en bois à l'intérieur de velours moulé pour en épouser la forme. Sans attendre il rabattit le couvercle, révélant le même insigne gravé par un ébéniste local. La boite en elle même était simplement en pin huilé et cette dernière trouva sa place dans un petit sac qu'Hypérion rangea près de lui.
Il n'attendait qu'une chose, que le soir arrive pour offrir son présent à la jeune femme.
Frottant son visage, il découvrit le début d'une barde de quelques jours qui se frayait un chemin sur son visage, lui donnant un air légèrement plus vieux qu'à l'accoutumé, ce petit détail lui arracha un sourire, alors qu'il contemplait l'immense lancecanon suspendu à des chaines au dessus de lui.
Vivement le soir....
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Sanaë Eshfeld
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Mer 21 Fév - 7:47
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Deux semaines complètes écoulées… C’est à la fois beaucoup et bien trop peu. Sanaë, même si elle n’en avait rien dit, par peur de ne pas réussir à aller jusqu’au bout, avait elle aussi trouvé à s’occuper.

Le premier jour, lorsqu’elle se rendit au village, flanquée comme à son habitude de l’agent Neal, c’était uniquement dans le but d’en apprendre plus sur son nouvel environnement. L’ancienne horlogère avait donc prit le temps de parcourir les différentes boutiques, de se présenter convenablement aux commerçants et de passer quelques minutes avec eux pour discuter. La femme du chef l’invita même à déjeuner. Montrant à la jeune femme quelques astuces de cuisine afin de lui permettre de s’améliorer dans une tâche qui l’ennuyait toujours autant.

Cet après-midi-là, Sanaë se rendit à la rivière où quelques femmes faisaient leur lessive tout en discutant, près du moulin à eau. Elle resta un moment avec ses épouses, ses mères, discutant de tout et de rien tandis que Sanaë ne pus s’empêcher d’observer leurs mouvements. Toutes avaient leurs mains abîmées, et toutes souffraient soit du dos, soit de la nuque…

Son regard passa alors à la roue du moulin, tournant au rythme de l’eau… Sanaë ne pus s’empêcher de comparer ces mouvements qui étrangement semblaient bien semblables. Sans un mot, l’ancienne horlogère se leva, péniblement avec une idée en tête. Elle pénétra à l'intérieur de la bâtisse et analysa le mécanisme durant un long moment. Probablement trop long pour l’homme patient qui l’accompagnait depuis le matin et qui deviner ce que la jeune femme pouvait faire.

Même si elle garda le silence, tout du long, le cerveau de la jeune femme fonctionnait à plein régime. Le mécanisme ressemblait à celui d’une horloge simplifiée, l’implication humaine, dans son initialisation était certes moindre, mais toujours présente. Petit à petit, au fil de ses réflexions, une idée germa.

Le lendemain, Sanaë revint à cet endroit, cette fois équipée de papier et de crayons, dessinant quelques plans d’une nouvelle machine qui aiderait, tout du moins elle l’espérait, les femmes du village. Tout devrait être construit, car elle ne pouvait décemment pas modifier le moulin lui-même, sans quoi il perdrait de sa fonction première ce qui serait relativement problématique. Le coût serait important pour une machine qui se voulait imposante.

Elle prit donc le temps de concevoir l’appareil en fonction, calculant tout jusqu’au prix des matériaux, peu désireuse de laisser ne serait-ce qu’un infime détail au hasard. Au bout de ces deux semaines, les plans étaient près et Sanaë se rendit auprès du chef et de sa femme afin de leur exposer ses plans. Évidemment, à ce stade, il s’agissait encore d’une vision un peu flou de la fameuse machine. Probablement, restait-il encore quelques points à régler d’où la nécessité de fabriquer un prototype que Sanaë financerait elle-même avec le reste de ses économies. Restait un problème de taille, car même si concevoir un plan avait été d’une simplicité somme toute enfantine, manier des outils pour réaliser l’objet restait tout bonnement impossible. Mais chaque chose en son temps, il lui fallait d’abord l’accord du chef avant de songer à la fabrication. Pour cela, il organisa une réunion, y invitant tout particulièrement les femmes, car s’étaient elles qui se verraient directement concernées. Toutes semblaient emballées à l’idée de voir leur quotidien un tant soit peu amélioré et Sanaë obtint son accord.

C’est donc pleine de fierté et d’une volonté nouvellement retrouvée que la jeune femme se rendit auprès d’Hypérion. Son avis serait important, tout comme ses idées même s’ils étaient là bien loin des armes ou de Centurion sur lesquels il était habitué à travailler. Elle lui tendit d’abord les plans, le laissant analyser de lui-même les différentes lignes et mécanismes entièrement imaginés par l’ancienne horlogère. Rien n’existait encore, tout devait être entièrement fabriqué, ce que le nouvel atelier, par son équipement, devrait permettre aisément.

Puis elle lui expliqua l’utilité de la machine mélangeant le système du moulin à eau à celui des horloges. Le mouvement produit par l’eau restait trop lent, beaucoup plus que les gestes frénétiques des femmes sur leur planche de lavage. Aussi, il fallait adapter le système du ressort, donnant à la roue du moulin la fonction de remontoir, car elle voulait limiter au maximum l’implication humaine dans celle-ci. Un balancier de taille conséquente devrait également être fabriqué, tout comme un mécanisme permettant de contrôler l’intensité du mouvement dans la cuve qui accueillerait le linge.

Une fois tout cela expliqué, Sanaë lui laissant donc le temps de réfléchir un instant, afin de lui permettre de visualiser ce qu’elle-même avait en tête.

- Penses-tu que c’est réalisable ? demanda-t-elle timidement en attendant sa réponse.Je vais avoir besoin de ton aide Hype, peux-tu me prêter tes mains pour fabriquer ceci ?


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Hyperion Radchen
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Mer 21 Fév - 20:49
Irys : 394869
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Le nouvel atelier était une merveille, et grâce à lui les possibilités de productions devenaient presque infinie, ce ne fut donc guère étonnant que le mécanicien y passe une bonne partie de son temps. L’ambiance y était surchauffée à cause du four qui tournait sans cesse, et légèrement humide à cause de la vapeur qui se dégageait parfois des mécanismes.
Penché, sur sa table, il observait distraitement le lourd morceau d’acier brut sous ses yeux, tachant de deviner la forme que le métal voulait prendre, sa main parcouru les fibres du métal, devinant leurs directions privilégiée avant de le noter soigneusement. Cette pièce allait être la touche finale, la lame du lancecanon, elle se devait donc d’être plus solide qu’un roc et travailler le métal de cette dernière allait nécessiter du temps.
De tout temps, deux philosophies de lame c’étaient opposés, celle de l’acier replié, et celle de l’acier durcit. En effet il était commun que les forgerons disposant d’un matériau brut de mauvaise qualité plient le métal sur lui-même pour lui donner une meilleure solidité, chose que ceux possédant du fer de qualité trouvaient inutile et complexe. Mais dans le cas présent, Hypérion considérait que le temps n’était pas un facteur important tant l’importance de la lame était vitale.
Alors que le jeune homme commençait à voir ou placer les premiers coups de marteaux, il fut tiré de sa concentration par le cliquètement des chaines du monte-charge.
Les rouages de l’engin firent descendre la plateforme présentant doucement la jeune femme à l’atelier souterrain.
Hypérion se leva de son siège, contournant Centurion qui était suspendu au plafond de la salle, certaines parties ouverte pour son entretien.
Le technicien accueillit l’ancienne horlogère en lui faisant une place près de lui prenant son plan en main sans rien dire.
Finalement il finit par prendre la jeune femme par la main l’attirant dans un petit bureau à mi-hauteur, ce dernier était bien plus silencieux, et équipé d’une belle table à dessin ainsi que d’un bureau sur lequel il posa le plan, s’accordant un peu réflexion au calme.

-Tout est réalisable… et ce système….


Le mécanicien observa l’engin imaginant les premières pièces qui allait devoir être conçues, c’était difficile mais pas impossible surtout en considérant le nouvel atelier, il t aurait beaucoup de travail et beaucoup de précisions à apporter sur l'ensemble, notamment au niveau de la définition, il reconnaissait bien la patte de Sanaë, mais il lui faudrait un schéma de chaque pièces. Sans compter qu'il avait encore un peu de travail à abattre ces derniers temps mais rien d’insurmontable il reprit donc avec le sourire

-Ce système est plus que faisable, il faudra du temps et pas mal de travail mais nous pouvons y arriver sans problèmes !


« Nous » car le jeune homme n’envisageait pas de produire une machine pareille seule, car si les travaux de production allaient être son rôle il allait avoir besoin de plans et si le projet voulait être mené à temps la jeune femme allait devoir l’y aider.

-J’espère que tu es prête à faire les plans nécessaire pour ! Cette salle est faite pour ça, il y a du papier dans cette armoire la bas, et de quoi tracer pendant quelques années !



Hypérion était heureux de savoir que la jeune femme voulait reprendre la mécanique, en un sens la voir refaire des plans laissait au jeune homme une lueur d’espoir quant à un potentiel recouvrement de ses capacités. Et enfin, ils allaient pouvoir travailler ensemble à nouveau… cela faisait bien trop longtemps. Même s’ils ne seraient pas dans la même pièce, cette dernière étant bien moins bruyante que l’atelier, au moins étaient-ils dans le même bâtiment pour faire les mêmes choses. Il n’espérait plus la revoir exactement comme avant, mais cette surprise lui faisait réellement plaisir.
Il sortit une liasse de plan vide étalant cette dernière sur la table avant de sursauter en se rappelant qu’il avait quelque chose pour Sana. Il s’absenta quelques minutes, partant dans son atelier pour aller y chercher la boite qu’il avait fermé plus tôt.
Rapidement il revint vers la jeune femme, lui offrant un grand sourire avant de tendre la boite qui renfermait l’arme nouvellement crée, la lumière se reflétant timidement sur la gravure du bois.

-J’ai cru remarquer que tu les avais regardé la dernière fois au marché, je t’en ai donc fabriqué une pour toi…. J’espère qu’elle te plaira…


Dit-il timidement alors que la boite quittait ses mains.

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Sanaë Eshfeld
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Jeu 22 Fév - 7:40
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Sanaë n’était plus entrée dans l’atelier après son échec et le voir détruit durant un temps ne l'avait guère gêné. Au contraire, la jeune femme s’en était presque sentie soulagée de voir ce lieu, empreint d’un souvenir des plus désagréable, disparaître totalement du décor. Elle ne s’était d’ailleurs nullement intéressée aux travaux, fuyant la maison aussi souvent que possible pour passer ses journées dans le village à travailler sur son projet, peaufiner son idée…

Hypérion avait bien essayé de la tenir informé, de lui montrer les plans de son futur repaire… Mais chaque fois, l’horlogère fuyait la discussion, se disant que dans tous les cas, elle n’y serait pas à sa place. Le jeune homme n’avait d’ailleurs pas insisté, malgré qu’elle lui ai elle-même demandé de ne pas la tenir éloigner. Bien hypocrite et incertaine Sanaë…

Aussi, quand elle se retrouva devant la nouvelle bâtisse… Flambant neuve et sortie de terre en un temps record, Sanaë hésita… Encore… Et de cette affreuse manie, la jeune femme en avait assez. Un pas en avant, deux pas en arrière, cela en devenait lassant, même pour elle. Finalement, rassemblant son courage, elle pénétra à l’intérieur.

Surprise par tant de changement, l’ancienne horlogère ne savait plus où poser les yeux. Hypérion avait décidément vu les choses en grand, si bien qu’elle regretta aussitôt de ne pas s’être plus intéressée à une œuvre qui devait représenter pour lui, une immense fierté.

Sanaë pensa à tout cela pendant que le jeune homme observait ses plans avec une attention toute particulière. Puis elle l’observa lui, son regard concentré qu’elle aimait tant. Lorsqu’il réfléchissait, Hypérion avait tendance à froncer légèrement les sourcils ce qui faisait apparaître une légère fossette entre les deux. Une vision qui lui avait toujours plut… et qui la rassurait car cela signifiait également qu’il prenait très au sérieux sa demande, ce qui représentait beaucoup pour elle. En un sens, Sanaë eut l’impression de faire un petit bond dans le passé, même si ce qu’il tenait entre les mains n’avait absolument rien à voir avec un énième plan pour une énième montre. Lorsqu’elle vit enfin un sourire se dessiner sur son visage délicat à présent rehaussé d’une petite barbe qu’elle trouvait des plus séduisantes, Sanaë se sentit rassurée.

-Nous pouvons prendre le temps nécessaire, il ne s’agit pas d’une commande, mais seulement d’une idée que j’ai eut. Ton travail passe donc en priorité.

Dessiner les pièces ? Cela ne lui posait pas de problème. Elle savait après tout comment faire puisque l’exercice n’avait rien d’inédit. L’horlogère d’antan, cherchant désespérément l’innovation, avait pour habitude de faire fabriquer ses pièces… Et pour cela, il fallait bien les imaginer, les dessiner afin que l’artisan puisse les mouler par la suite.

-Je suis prête,annonça-t-elle en souriant.

La jeune femme observa enfin la pièce dans laquelle elle se trouvait. Elle s’était laissée entraînée par Hypérion, mais ne s’était concentrée que sur lui, oubliant tout jusqu'à son environnement… Il avait décidément pensé à tout… Là où elle se voyait très bien travailler sur la table de la cuisine tant elle s’était habituée à son petit établi d’avant, lui voulait confort et utilité. Le bureau aux cloisons vitrées donnait sur l’atelier et de là où elle se trouvait Sanaë pouvait tout voir de ce qu’il s’y passait. La fameuse table de dessin, au plan inclinable, laissait supposer que le travail s’y ferait dans le confort et la préserverait des douleurs classique à la nuque ou aux épaules…

-Hype… Tout ça c’est… merveilleux, murmura-t-elle en lui offrant un sourire exprimant toute son admiration.

Puis sans comprendre pourquoi, celui-ci disparu un instant, à travers la cloison vitrée, Sanaë le suivit des yeux… Hypérion revint rapidement, les mains chargées d’une boîte en bois qu’il lui tendit. Sans un mot, la jeune femme la déposa sur la table, observant un moment la gravure délicate sur le couvercle. Enfin, elle l’ouvrit.


La jeune femme resta interdite devant ce cadeau des plus inattendu. “Inattendu, c’était bien le mot, car si elle s’y était effectivement intéressée durant un temps, elle s’était aussi laissée convaincre par les paroles du milicien et n’y avait plus jamais songé depuis. Mais lui s’en était souvenu… Sanaë caressa alors doucement la crosse, parcourant du bout des doigts chacun des reliefs de l’arme, la sienne, fabriquée expressément pour elle par les mains de son aimé. Simple, sans fioritures entièrement noire, avec pour seul ornement une délicate gravure sur le corps… Elle était parfaite… Toutefois, Sanaë n'osa pas la sortir de son écrin de bois, ne sachant même pas comment tenir pareil engin, même si ce n’était pas la première fois qu’elle en tenait une… Un souvenir lui apparut… Si lointain à présent, alors qu’elle-même en avait modifié une pour un jeune militaire. Mais cette fois-là n’avait rien à voir avec cette scène du passé, Sanaë n’ayant jamais eut pour intention d’utiliser l’arme sur laquelle elle avait tant travaillé…

Pendant un long un moment, elle ne dit rien, se contentant d’observer l’arme dans sa boîte… Sa seule vision remua de nombreuse émotions, peut-être trop nombreuse pour que l’ancienne horlogère ne réussisse à y faire un tri afin de comprendre ce qu’elle ressentait réellement. Ses doigts effleurèrent à nouveau cet étrange symbole encore bien mystérieux.

Se tournant vers Hypérion, Sanaë comprit qu’elle ne pouvait pas garder le silence plus longtemps. Elle le connaissait et savait que ce mutisme le mettrait mal à l’aise. Elle lui sourit donc, sincèrement. L’arme était une splendeur sur laquelle il s’était attardée tout en pensant à elle, à ses goûts… Elle était parfaite…

- Merci Hype, dit-elle finalement avant de se blottir dans ses bras.

Elle y resta un long moment, savourant ce tendre contact dont elle ne se laisserait pas. Jamais. Finalement, Sanaë s’écarta, légèrement, juste assez pour plonger son regard dans le siens. Elle déposa une main douce sur son visage, caressant ses joues avant de l’entraîner vers elle pour l’embrasser tendrement. Son moyen à elle de lui exprimer tout son amour, débordant à n’en pas douter, peut-être trop pour un simple mot qui paraissait bien fade à côté.

Au bout de quelques secondes, minutes… Sanaë s’écarta à nouveau, la question du symbole l’intriguait…

- Il est joli, quel est sa signification ?


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Hyperion Radchen
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Jeu 22 Fév - 23:12
Irys : 394869
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Hypérion se surprit à avoir un petit rire, posant un doigt sur la bouche de la jeune femme avec un sourire joyeux. Ces dernières semaines l'avaient poussé à travailler comme jamais, et sans doute cela se voyait-il à la barbe de trois jours qui était maintenant bien présente, toujours est-il que la simple idée de délayer une demande de l'ancienne horlogère le faisait quelque peu rire.
Il fallait à cela compter qu'il voyait la reprise de service comme un événement important, il avait été stupide de la forcer à se remettre à travailler comme cela, et dessiner des plans ferait très bien l'affaire.

-Allons ma Sana, tu sais bien que même si j'ai du travail, tu passeras en priorité.

Enfin son travail passerait en priorité, Sana elle... N'aurait tout simplement pas à attendre si elle avait besoin de lui, et le jeune homme n'était de toute façon pas capable de lui demander d'attendre. Et alors qu'elle exprimait son admiration devant leurs refuges souterrains, il retenu un sourire pour aller chercher la boite.
La réaction de la jeune femme était très attendue, et le mécanicien fixa la jeune femme dans la recherche de la moindre critique qu'elle pourrait faire, et alors que le silence commençait à régner, elle finit par le briser, se lovant dans ses bras avant de l'embrasser dans un contact duquel il ne se lasserait jamais.
Au bout des longues secondes, Sana rompit cette symbiose pour lui montrer le symbole, lui demandant sa signification.
Il y réfléchit de longues secondes, au-delà de l'esthétique, il y avait bien sur une petite signification.


-Les engrenages représentent les mécanismes que nous affectionnons tant, je trouvais important de les placer sur chaque engin, ne serait-ce que par respect, les deux ailes représentent les deux personnes qui ont crée ces engrenages

Il caressa à ces mots le visage de Sana, dérayant le contour de son menton avant de l'embrasser doucement, reprenant son explication avec un air rêveur.

-Enfin, l'épée est avant tout pour signifier que ces armes sont avant tout produites pour protéger les gens, c'est un peu romancé, mais jusque-là, j'ai toujours créé des armes pour protéger ceux que j'aimais, le village et ses habitants et surtout.... Toi.


Il prit l'arme dans sa boite la déposant doucement dans ses mains pour la faire jouer avec les mécanismes parlant pendant plusieurs minutes de son mode de fonctionnement lui montrant plusieurs fois la position de tir et comment la charger et la nettoyer.
Contrairement à beaucoup d'autre armes du même genre, il avait choisi d'utiliser les gaz d’échappement de l'arme pour alimenter les rayures du canon afin d'en chasser la poudre excédentaire permettant au système de se nettoyer en grande partie à chaque tir, le revolver était donc une pièce unique et très fiable. Hypérion promit à la jeune femme de lui apprendre à tirer quand l'occasion s'en présenterait.
L'arme fut replacée dans son coffret puis déposée sur la table, la jeune femme aurait le temps de l'observer autant de temps qu'elle le souhaiterait. Le mécanicien eut un petit soupire de frustration en regardant l'heure sur la montre que Sana lui avait offerte, la nuit était encore lointaine, et les baisers de la jeune femme lui manquaient cruellement...Le technicien finit par observer la pièce et ses alentours. Tout était si calme.... Et l'agent était hors de portée. L'endroit avait été isolé pour que personne ne vienne perturber la concentration des travailleurs, et voilà que privé de son agitation mécanique, l'atelier était devenu une sorte de cocon pour le couple ou personne ne risquait de les déranger.

Hypérion finit par laisser l'envie qu'il avait depuis le matin reprendre le dessus. Le petit couple dormait exclusivement ensemble et passait une bonne partie de la nuit à s'embrasser fougueusement, profitant de ces périodes pour se découvrir l'un l'autre.
Il la prit donc dans ses bras, la poussant doucement contre la table à dessin avant de se remettre à l'embrasser. Comme chaque nuit, quelque chose en lui s'embrasa, et sans plus réfléchir, il s'abandonna au baiser partagé caressant les cheveux d'or de son amour avec une infinie délicatesse.
Légèrement inclinée, la table le laissait libre de la prendre dans ses bras, et alors que comme à leur habitude, ils se laissaient quelques secondes de répit en s'éloignant, le jeune homme finit par reprendre ses folles embrassades, dérivant non pas sur sa bouche, mais bien sur sa nuque.
C'était quelque chose de nouveau et ses lèvres parcoururent le cou de la jeune femme, l'embrassant timidement au début, puis de façon plus insistante alors que son esprit logique finissait par abandonner pour faire place à un instinct qui s'éveillait chaque jour un peu plus.
Certaines choses n'avaient jamais été faites encore, et pour la première fois, ses mains tremblantes montèrent le long du ventre de la jeune. Un baiser passionnant plus tard, une main timide se posa sur la poitrine de Sanaë, une main encore bien incertaine de ce qu'il fallait faire.
L'articulation de la table mal fixée finit par faire pivoter l'espace de dessin projetant le couple à la presque horizontal révélant une scène encore inconnue des deux.
La main d'Hypérion caressa doucement le pan de vêtement cachant la poitrine de la jeune alors qu'ils s'embrassaient de plus en plus fougueusement
Un regard encore incertain sur la suite des événements fixa la jeune femme alors que tout les sens d'Hypérion semblaient s'être allumé au même moment, faisant tambouriner son cœur dans sa poitrine comme une machine affolée. Un regard incertain dans lequel couvait un désir encore inconnu, celui qui apparaissait chaque soir en présence de la jeune femme, un instinct refoulé autant par pudeur que par ignorance.
Mais y avait-il la moindre raison de cacher quoi que ce soit à l'amour de sa vie ? Et à peine cette réflexion fut, elle faite qu'elle lui fut arrachée par un nouveau baisé.
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Sanaë Eshfeld
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Ven 23 Fév - 14:06
Irys : 625446
Profession : Ancienne horlogère touche à tout.
Daënar +2 ~ Skingrad (femme)
Sanaë l’écouta avec une attention emplie de curiosité tandis que le jeune homme lui expliqua comment entretenir l’arme… La sienne… La jeune femme peinait encore à le croire. Hypérion semblait, une nouvelle fois, avoir pensé à tout, l’entretien parut d’une simplicité somme tout enfantine à l’ancienne horlogère qui n’y connaissait pas grand chose. Elle aimait ce cadeau, probablement bien étrange aux yeux d’autres femmes bien plus matérialistes qu’elle. Mais au-delà de l’objet, c’était bien l’homme qui l’avait façonné pour elle avec tout son amour, en pensant seulement à elle qui l'émouvait réellement. Au diable des bijoux et autres babioles lorsque l’on a la chance d’être aimée par cet homme-là.

Ses attentions, sa tendresse… Elle n’en méritait probablement pas tant, tout du moins, c’était ce que Sanaë semblait penser. Hypérion lui offrait tout...En comparaison, la jeune femme se sentait petite et égoïste. Pourtant, elle l’aimait, plus que tout, au point de souffrir lorsqu’elle se retrouver éloigner de lui, même pour quelques heures. Une bien étrange dépendance que voilà, puisque s’en était bien une. Le cœur froid de la jeune femme ne s’animent qu’en présence d’Hypérion, s’emballant frénétiquement à chaque contact…

Comme cette fois-ci… Sanaë observait son amour avec inquiétude, il semblait contrarié pour une raison qui lui échappait totalement. Elle allait lui demander ce qui pouvait bien le tracasser autant lorsqu'elle se retrouva contre la table, les lèvres du jeune homme pressées contre les siennes. Le cœur de la jeune femme reprit sa course folle, comme à chaque baiser empressé d’Hypérion, faisant ainsi disparaître tout esprit logique, toute pensée parasite l’empêchant de se concentrer sur tout autre que Lui… Seulement et uniquement Lui.  

Sans plus se poser de question, bien inutile, Sanaë s’abandonna totalement à ses baisers se faisant de plus en plus pressant, passionné, avide de nouveauté brûlant d’un désir qui s'éveillait un peu plus, chaque soir. .. Cette avidité, ce besoin de le sentir tout contre elle… Sanaë le ressentait comme une brûlure profonde et douloureuse ne pouvant être apaisée que par lui… Son amour, son monde, son tout.

Son instinct, bien primaire celui-ci, la poussa à se laisser aller, guidant ses mains sur la peau du jeune homme jusqu’à se débarrasser totalement d’une chemise devenu bien superflus. Sanaë lui rendit ses baisers, les intensifiant par son désir à elle… Désirant par-dessus tout faire tomber les dernières barrières qui se dressaient entre eux.

Peau contre peau, chair contre chair… Elle lui offrit tout ce qu’il ne possédait pas encore, devenant sienne par-delà les mots, par-delà les convenances dont ils n’avaient que faire. Mais alors qu’elle venait de pourtant de perdre quelque chose qu’elle préservait depuis bien longtemps, trop, selon les dires de certains, Sanaë venait pourtant de gagner bien plus… Tout.

La jeune femme caressait doucement les cheveux de son amour couché tout contre elle. Un bonheur bien simple, il ne lui en fallait finalement pas plus, Hypérion représentait la moitié de son âme, de son être. Il la complétait tout à fait… Elle déposa un tendre baiser sur son front, recouvert d’une fine pellicule de sueur avant de le pousser à la regarder. Sanaë lui offrit un sourire, particulièrement doux, attendrie par son regard vairon.

- Les mots ne suffiront jamais à décrire ce que je ressens pour toi, c’est injuste... murmura-t-elle doucement. Je t’aime.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Hyperion Radchen
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Sam 24 Fév - 1:47
Irys : 394869
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Durant l'heure qu'ils passèrent dans la plus stricte intimité, Hypérion se découvrit autant lui même qu'il redécouvrit Sanaë, partageant un instant qu'il n'avait encore jamais vécu. Mais là ou certaines personnes auraient décrit cela comme violent ou bestial, tout se fit dans la plus grande douceur et ce ne fut que bien après qu'il finit par lever une tête encore surchauffée, répondant aux paroles de la jeune femme par un sourire et un baiser langoureux.
Épuisé, c'était le bon terme, et chaque partie se son corps semblait douloureuse tant cette découverte avait été intense. Il caressa doucement les cheveux de la jeune avant d'ajouter doucement.

-Il n'y a pas d'injustice ma chérie tu n'as pas besoin de dire plus que ce que tu exprime déjà.... je ne veux plus te quitter une seule seconde.

Le temps passa encore, et même malgré les longues minutes passés près de la jeune femme ne suffirent pas à le combler et le simple fait de décoller son corps du siens suffit à lui fendre un peu le cœur. Il allait falloir remonter à la surface, hors de cette pièce, hors de ce souterrain qui c'était révélé être un paradis aussi bien intellectuel que charnel. Il pris les vêtement de la jeune femme en premier, la rhabillant avec grand regret non sans couvrir tout son corps de baiser, finissant par lui même récupérer les vêtements qui c'étaient retrouvés éparpillés dans toute la pièce rattachant maladroitement les vêtements avec une mains tremblante.
Il pris finalement la jeune femme par la taille l'attirant une nouvelle fois à lui pour que le petit couple sortent de l'atelier. Le jeune homme prit place avec l'ancienne horlogère sur la plate-forme, actionnant le levier qui les fit remonter au niveau du sol pour découvrir un jour déjà déclinant.

-Je n'ai pas vu le temps passer avec toi ma chérie....


Il n'eus pas le temps de finir la phrase qu'il entendit l'agent de police tousser bruyamment pour signifier sa présence, présence à laquelle il répondit par un bonjour avant d'emmener Sana dans leurs chambre pour une vraie nuit de repos qui ne se passa pas exactement comme prévu car leurs instincts reprirent le dessus.
Ce n'est qu'au bout d'une journée et une nuit complète qu'ils finirent par sortir de la chambre, les cheveux en bataille, et des traces de baisers sur tout le corps.
Le quotidien était redevenu comme avant, si on oubliait qu'il n'avait plus rien à voir depuis leur premier jour ici.
Hypérion avait découvert Sanaë une nouvelle fois, et les deux êtres c'étaient mutuellement donnés un bien précieux, un sacrifice qui avait fait germer un nouvel amour basé sur une dépendance mutuelle.... Mais voilà, le monde continuait à avancer, même sans eux, et l'ordre des choses allait devoir reprendre, le travail du jeune n'attendant pas.
Il finit son arme durant cette même journée annonçant le soir à la jeune entre deux tendre baisers.

-J'ai un contrat demain... probablement pas des plus dangereux, mais je tenais à te prévenir maintenant, certains habitants se plaignent de saccage de leurs chemins, et on parle de bétails disparut pendant la nuit.... Ce ne sont probablement que des loups mais j'ai été embauché pour m'occuper de ce cas.

Devançant la crainte de la jeune femme, il lui offrit un sourire de réconfort avant de lui passer une main dans les cheveux.

-Ne t'en fais pas, avec Centurion à mes côtés il ne peut rien m'arriver !
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Sanaë Eshfeld
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Sam 24 Fév - 10:10
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Le temps est un bien cruel farceur, Sanaë. Ne l’oublie jamais.

Sans en comprendre la raison, la jeune femme se réveilla avec cette phrase en tête. Une citation tirée d’un roman au nom depuis bien longtemps oublié, mais qui avait énormément plu à son père. Son prénom était d’ailleurs tiré de celui-ci, Sanaë étant l’un des personnages. Le père Eshfeld s’amusait donc à répéter ses paroles à sa fille lorsque celle-ci se montrait trop empressée. Une autre vie, un autre rythme, à l’époque où elle n’était qu’une enfant rêveuse, courant partout, posant toute sorte de questions… Ce temps-là paraissait si loin, tant et si bien que Sanaë ne se reconnaissait plus dans cette enfant…

Des paroles bien obsédantes… En particulier pour une personne n’en saisissant pas la portée. Hypérion dormait encore, allongé sur le ventre, la tête reposant sur ses bras croisés. Sanaë se redressa, repoussa une mêche de cheveux barrant le visage de son aimé, l’empêchant de pouvoir en admirer les traits. Finalement, elle déposa un tendre baiser sur sa joue avant de se lever complément. Elle enfila sa chemise de nuit , avant descendre à la salle de bain.

En attendant que l’eau chauffe, trop lentement pour elle, l’esprit de Sana s’occupait en imaginant un tout nouveau système. Car si les bains pouvaient être agréables, ils étaient bien trop longs à préparer et constituaient donc une réelle perte de temps. En particulier, lorsqu’une toilette pouvait être bien plus rapide tout en étant parfaitement efficace, sinon mieux…

Privée de ses mains, son cerveau avait visiblement décidé de compenser cette perte en la poussant à imaginer tout un tas de création ou amélioration différente. Il fonctionnait ainsi en permanence, à plein régime, ne se mettant en pause que lorsqu'elle s’abandonnait dans les bras d’Hypérion. Une pause bien méritée, aussi salvatrice qu'agréable comme pouvait en témoigner les multiples marques de baiser disposées çà et là de son corps.

Son père la disait douée, une surdouée de l’horlogerie, car elle apprenait vite, imaginait des mécanismes toujours plus complexes seulement pour s’amuser. Et même si elle dérivait parfois vers d’autres créations, comme ces petits objets qui peuplaient autrefois l’armoire de son atelier, Sanaë n’avait jamais poussé la chose. Se contentant parfaitement de ces rouages familier, tant familier d’ailleurs qu’ils ne représentaient plus aucun défis. A la fin de sa précédente vie, Sana était capable de réaliser une montre les yeux fermés. Elle se satisfaisait parfaitement de la chose, car simplement, le fait de créer de ses mains la rendait heureuse. Ce n’était plus le cas à présent.

Cette soif d’apprendre, ce désir d’imaginer sans cesse, de créer tout simplement, la jeune femme le procédait toujours. C’était un besoin viscéral, tout comme celui de se perdre dans les baisers de son aimé. En réfléchissant à tout cela, au tournant qu’avait prit sa vie, l’ancienne horlogère se mit à sourire. Elle se plongea ensuite dans la baignoire, savourant sa toilette tout en contribuant à réfléchir.

La journée reprit ensuite son cours. Après un bon petit déjeuner, premier repas depuis l’épisode langoureux, Sanaë se rendit à l’atelier, s’installant à la table de dessin où elle passa la journée. Elle ne relevait les yeux denses planches que pour observer Hypérion travailler. Une façon de reprendre de l’énergie avant de se replonger dans son propre travail. Lorsque de nouvelles idées lui venaient, tout naturellement alors qu’elle réfléchissait à tout autre chose, la jeune femme les notait dans un carnet, se promettant de revoir ça plus tard afin de ne pas s’éparpiller.

Sanaë avait toujours imaginé l’amour comme une fausse idée, une réalité illusoire ne pouvant que brider les personnes concernées. Un carcan invisible qui ne les centrait que sur eux-mêmes au point d’en oublier le reste. En cela, lorsqu’ils se retrouvaient tout deux, c’était un peu le cas, se perdant l’un dans l’autre à chaque moment intime pour mieux se retrouver après. Néanmoins, Sanaë ne s’était jamais senti aussi libre que depuis qu’elle était amoureuse. Hypérion l’inspirait, l’encourageait que ce soit de façon volontaire ou non, puisque sa simple présence suffisait à éveiller son imagination. Il était sa muse, son amour, son tout. Une fois, cela comprit, Sanaë eut l’impression que plus rien ne pouvait l’arrêter, si ce ne sont ses mains toujours tremblantes et inutiles. Il ne lui manquait que cela pour se sentir réellement complète finalement, récupérer l’usage de ses mains, pouvoir à nouveau façonner elle-même ce que son esprit imaginait.

La journée passa ainsi, chacun vacant à ses occupations de leur côté pour ne se retrouver qu’à la nuit tombée.

-J'ai un contrat demain... probablement pas des plus dangereux, mais je tenais à te prévenir maintenant, certains habitants se plaignent de saccage de leurs chemins, et on parle de bétails disparu pendant la nuit.... Ce ne sont probablement que des loups, mais j'ai été embauché pour m'occuper de ce cas.

Même si elle n’en montra rien, Sanaë n’apprécia pas la nouvelle. Elle respectait le choix d’Hypérion et ne se permettrait jamais aucune remarque sur le sujet, mais son activité l’inquiétait. Chaque fois, elle repensait à l’imposante griffure qui avait orné le plastron de centurion jusqu’à ce que le jeune homme ne le change… De telles créatures, capables d’ainsi défigurer le compagnon de son aimé n’auraient aucune difficulté à le blesser lui…

-Ne t'en fais pas, avec Centurion à mes côtés, il ne peut rien m'arriver ! tenta-t-il de la rassurer.

Sans un mot, Sanaë se lova contre lui, la simple idée qu’il lui arrive quelque chose était insoutenable. Toutefois, elle garda le silence, de peur de l’inquiéter lui et de lui donner des tracas supplémentaires capables de le déconcentrer durant sa mission… Et de provoquer une catastrophe.

Elle le laissa partir le lendemain, regardant Centurion s’éloigner sur le chemin qui reliait leur havre de paix au village. Tout en soupirant, Sanaë regagna l’atelier, s’asseyant de nouveau à sa table dans l’optique d’avancer sur son propre travail… Impossible… La jeune femme ne parvenait tout simplement pas à se concentrer sur ses planches, ses pensées inquiètes allant sans cesse vers Hypérion… Finalement, elle décida d’abandonner, plutôt que de devoir reprendre ses schémas plus tard parce que son manque de concentration l’aurait poussé à commettre des erreurs.

Elle se releva donc, se rendant dans l’atelier avant de se placer devant l’établi. Ses doigts parcoururent lentement le bois, légèrement rugueux par endroit. Comme elle aurait aimé fabriquer quelque chose, n’importe quoi, mais qui l’aurait poussé à se concentrer sur quelque chose… Afin d’éloigner l’inquiétude qui lui rongeait les sangs. Elle se saisit d’une vis, minuscule bien que plus grande que celles utilisées en horlogerie. De sa main droite, déjà tremblante à l’idée de tenir un outil, Sanaë attrapa un tournevis. Les tremblements redoublèrent, au point même de rendre sa prise presqu’impossible. Toutefois, tout en serrant les dents, Sanaë entreprit de visser le petit objet, le faisant régulièrement tomber, car sa poigne n’était ni assez franche, ni assez forte… Impossible… Ce simple geste restait hors de sa portée et la frustration de l’échec se changea en colère, vive, brutale. Tenant fermement l’outil, malgré ses tremblements, Sanaë l’observa un instant tout en serrant les dents, avant de le lancer violemment à travers la pièce et de se laisser tomber les yeux emplis de larmes.

Elle resta ainsi un long moment, pestant contre sa faiblesse tout en serrant ses mains, bien misérables, contre son cœur déchiré. Perdre cette fonction-là, était comme se perdre elle-même, ou tout du moins, une bonne partie de ce qu'elle était. Finalement, au bout d'un certain temps dont elle avait bien évidemment perdue toute notion, Sanaë quitta l'atelier sous les yeux bien étonnés de l'agent Neal, auquel la jeune femme ne prêta aucune attention. D'ordinaire, Sanaë serait allée se promener, mais ne voulant pas de l'agent dans ses pattes, elle se rendit dans la maison afin de s'enfermer dans sa chambre en attendant le retour du jeune homme.


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Hyperion Radchen
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Sam 24 Fév - 18:06
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Centurion pénétra dans l'épaisse forêt son imposante taille lui frayant un chemin dans la végétation sans trop de soucis, les branchages se brisaient sur son passage alors que ses pieds marquaient profondément la terre. Le colosse avançait sans se soucier de la discrétion car il n'était pas la proie du jour, mais bien le chasseur. Il fallait être fou pour s'aventurer dans la forêt seul. C'était un fait qui était souvent répété au village, fou ou être un chasseur.
Et Centurion était l'un des plus robuste que l'on puisse trouver sur le continent, le paysage changeait très peu ici, et les rayons du soleil était filtrés par l'épaisse canopée. C'était un terrain de chasse, son terrain de chasse et les animaux avaient tendance à éviter de se retrouver face au géant de fer.
Il n'était pas à sa place, une sorte d'anomalie mécanique dans une nature biologique, mais de par sa stature, il bravait les lois naturelle, déplaçant cette masse d'acier blindée parmi les arbre.
Il cherchait les prédateurs du lieu, et son heaume de fer parcourait l'espace avec une précision inhumaine, scannant les environs à la recherche de trace ou de signes de ses proies.

La première il la trouva sous la forme d'une empreinte de griffe dans un arbre, une empreinte bien plus grosse que celle d'un loup, il n'y avait pas à douter ce n'en était pas un... Le colosse posa un doigt métallique sur l'arbre, enfonçant le métal dans le bois observer la sève de se dernier encore liquide couler du métal....
La proie était proche... cela pouvait se dire à la consistance de la sève qui n'avait pas encore séchée. Quand à savoir si c'était bien la proie en question, il n'y avait pas de doute d'après la proximité de la trace. Une heure plus tard à peine il entendis des cris d'animaux, des cris rauque et désespérés, sans attendre le géant augmenta sa cadence pour passer à la course, faisant trembler le sol aux alentours pour découvrir un énorme ours aux prises avec trois ombres félines gigantesques.
Hypérion entendait les feulement des animaux et le claquement de leurs mâchoires, et ce fut lors de son arrivée même que la mise à mort se terminait alors que l'alpha du groupe refermait sa mâchoire sur l'ursidé, venant à bout du géant après ce qui avait semblé être une folle bataille au vu des griffures et des marques de dents.
En guise de défit le colosse fit sonner sa trompe de guerre et le rugissement mécanique se fit entendre à des lieux à la ronde alors que la corne de brume faisait son office, captant l'attention des Aimshgiin monstrueux qui fixèrent le colosse de leurs regard froid.

Ces créatures étaient intelligentes et se mirent à tourner autour de lui, l'analysant pour trouver une faille. Le géant peinait à les garder toutes dans son champ de vision, et alors même qu'une d'elle faisait mine de s'approcher, une autre accélérait pour le frôler. Les monstres finirent bien vite par comprendre que le chasseur était lent, et seul et l'assimilèrent à un humain démesuré, sans réel menace. Et sans attendre une seconde de plus ils se jetèrent sur lui.
La première créature se jeta sous le heaume de l'armure, tachant de planter ses crocs dans une partie molle, une vulnérabilité que le pilote avait fait soin de gommer, et c'est presque avec négligence que le gigantesque géant se saisit du félin pour lui broyer le corps d'une simple pression de sa main, lançant le cadavre plus loin.
Conscient de la menace Hyperion finit par tirer le lancecanon de son dos déployant l'imposante arme de chasse. L'arme était aussi grande que Centurion, atteignant presque les trois mètre maintenant que ce dernier avait été équipé pour supporter le recul colossal de son arme.
La lame fixée au bout de l'arme faisait la taille d'un tronc humain et promettait la mort à quiconque approcherai...

Les Aimshgiin ne tinrent pas compte de la menace et chargèrent à l'unisson percutant pour le premier le pavois géant dans un choc sourd qui fit à peine trembler le bras de la machine, ses griffes laissant de profond sillons dans le métal avant qu'un pied démesuré ne le repousse.
La deuxième créature tenta de contourna le géant mais fut accueilli par un mouvement tournoyant de l'arme, et la lame géante coupa en deux le félin, le séparant en deux parties qui allèrent voler plus loin dans la forêt au plus grand plaisir des charognard.
Se rendant compte de la menace, le troisième animal pris la fuite mais anticipant l'action l'arme colossal c'était abaissée dans sa direction et d'une simple pression de la détente géante, le canon tira un projectile monstrueux qui vint faucher l'animal, le cueillant par l'arrière pour éclater quand l'obus rencontra la chaire.
L'écho de la détonation se répercuta dans la forêt et plusieurs groupe d'oiseaux s'envolèrent, peu habitués à ce genre de bruit.

Le colosse pris un trophée pour chaque monstre abattu, afin de prouver la réussite de sa chasse, mais finis par s'approcher de l'ursidé mort, attiré par un petit bruit qui provenait de sous la carcasse. Soulevant la dernière comme une plume, il aperçue que l'ours gardait autre chose que sa propre vie...

Le retour au village se fit rapidement, bien plus rapidement que l'allée, et au pas de course alors que le colosse sprintais à travers la forêt, arrivant aux portes du village fortifié ou il fut accueilli par la sonnerie d'un cors. Les immenses portent s'ouvrirent pour le laisser entrer et sans attendre, il fit son rapport, recevant la généreuse récompense et une tape dans le dos de la part du chef de la garde.
Mais il ne s'attarda pas, se contentant d'aller au plus vite à la maison. Il appela Sana, lui demandant de se rendre avec lui dans l'atelier.
L'ascenseur descendit lentement alors que le jeune homme maintenait contre lui un objet étrange, si petit dans sa main de fer.
Ce n'est qu'après avoir quitté l'armure qu'il courut vers la main mécanique n'embrassant pas Sana pour se dépêcher.
Puis bien vite il actionna l'ouverture de la main, adressant à la jeune femme un regard désolé. Hypérion se pencha avec inquiétude avant de pousser un soupire de soulagement. Là alors il prit Sana dans ses bras, l'embrassant avant de dire.

-Tu vois ma chérie, tout c'est bien passé, Centurion est fort !


Quittant doucement la jeune femme il se pencha dans la paume géante.

-J'ai trouvé quelque chose la bas.... On dit souvent qu'il faut vivre et laisser mourir... mais je n'ai pas réussi...


Précautionneusement, le jeune homme sortis un bébé ourson de la main de fer, un nouveau né qui devait daté de moins de vingt quatre heure, dont les yeux n'étaient même pas encore ouvert. Avec un regard gêné le technicien déclara.

-C'est une petite femelle, j'ai trouvé sa mère morte la bas... c'était la dernière de sa portée, je n'ai pas pu me résoudre à l'abandonner la bas...



Il la pris comme un enfant, le petit animal poussant de petit cris, signe qu'il était en bonne santé, après plusieurs minutes il finit par s'approcher de Sanaë, lui demandant

-Veux-tu la porter ?
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Sanaë Eshfeld
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Sam 24 Fév - 20:55
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Sanaë resta donc un long moment à ruminer dans sa chambre. Allongée sur le lit, s'agrippant fermement à son oreiller de ses mains toujours tremblantes, la jeune femme essayait de se calmer, en vain. Et plus elle essayait, plus elle tremblait, ce qui l'agaçait d’autant plus. Pourtant, Sanaë ne se mettait jamais en colère. Posée et rationnelle, par nature, l’ancienne horlogère savait relativiser, voir le bon en toute chose… Tout du moins, habituellement... Seulement, à ce moment-là, sa sérénité coutumière semblait l’avoir abandonné. De plus en plus agacée, c’est l’oreiller qu’elle envoya valser plus loin, celui-ci traversa la pièce avant d’atterrir sur la commode renversant par la même occasion quelques bocaux en verre. Devant le constat de sa bêtise, la jeune femme grogna, se laissant retomber sur le dos observant le plafond qui prenait peu à peu quelques teintes orangées. Épuisée, elle ferma les yeux, soupirant avant d’adapter sa respiration au calme de la pièce. Pas un son ne perçait, tout était silencieux, et peu à peu, sa colère s’apaisa.

C’est la voix d’Hypérion, l’appelant à l’extérieur qui la tira de son moment de relaxation. Inquiète, car jamais le jeune homme ne l’appelait de cette façon, Sanaë se releva brutalement, descendant rapidement les escaliers en boitant parce que trop empressée pour penser à prendre sa canne. Chose qu’elle regretterait évidemment plus tard. Pour l’heure, son cœur battait à tout rompre tant la peur la saisissait, la tenant presque par les entrailles. Sans réfléchir outre mesure, la jeune femme pressée et effrayée courait presque dans l’allée conduisant à l’atelier… Arrivée devant la cage du monte-charge, Sanaë trépignait, pestant contre l’appareil qui ne remontait pas assez vite.

Finalement, au bout d’un temps interminable, le cœur bordé d’angoisse et à bout de souffle, Sanaë retrouva enfin son amour. Elle l’observa quitter son armure en silence, n’osant pas lui sauter dans les bras tant ses traits reflétaient une certaine inquiétude qu’elle ne comprit pas sur le moment. Elle resta donc debout, le genou flagellant, tressautant légèrement pour avoir été brutalisé un peu plus tôt, se contentant donc de l’observer, avisant ses mouvements, cherchant du regard la moindre trace de sang ou autre blessure… Mais il semblait aller bien tout du moins physiquement. Un regard, un bref coup d’œil dans la main de la machine et un soupir… Sanaë ne comprenait rien de ce qu’il se passait.

Elle répondit au baiser de son amour, se permettant enfin de respirer. Toutefois, contrairement à son habitude, Hypérion ne s’attarda pas dans cette étreinte, s’éloignant au contraire pour s’en retourner vers centurion.

-Que… que ce passe-t-il Hype? J’ai cru mourir d’inquiétude !

Il prononça quelques paroles bien mystérieuses, presque insaisissable pour l’ancienne horlogère qui ne demandait qu’à comprendre. Finalement, il tira quelque chose de l’immense main de Centurion, tenant le petit être encore fragile dans ses bras… Tout du moins… Pour l’instant.

-Mais...mais...c’est un ours Hype...Encore bébé, certes, mais un ours tout de même.

Sanaë observa longuement l’animal lové dans les bras de son amour, les yeux encore fermés, la peau recouverte d’un duvet sombre qui semblait si doux. Néanmoins, malgré cette histoire déchirante, cet animal restait un prédateur, sauvage… Dangereux… Petite peluche délicate et adorable deviendra grande…

Lorsqu'il lui proposa de la prendre dans ses bras, la jeune femme eut un mouvement de recul. Un réflexe en réalité, les animaux l’ayant toujours détesté pour une raison inconnue… Le dernier petit animal qu’elle eut croisé lui avait grièvement brûlé la main et sans l’intervention d’une aide providentielle et d’un mage guérisseur, Sanaë l’aurait tout simplement perdue…

Pourtant, elle ne parvenait pas à détacher son regard de la petite créature. Privée de sa mère, celle-ci devait rechercher de la chaleur… et avoir faim. Lentement, Sanaë approcha une main encore hésitante, puis entreprit de caresser avec des gestes d’une extrême douceur, la tête de l’animal qui semblait endormi. Son pelage était encore plus doux que ce qu’elle ne l’avait imaginé… Puis, au bout de quelques secondes à apprécier ses tendres caresses, l’ourson ouvrit les yeux, deux petites billes sombres se posèrent sur la jeune femme qui ne put retenir un sourire attendri.

- Je veux bien, murmura-t-elle en tendant les bras tandis que le jeune homme y plaça délicatement la créature qui grommela gentiment tout en s’agitant légèrement. Elle était peut-être mieux avec toi...

Hypérion dégageait quelque chose qu’elle n’avait pas. Une sorte d’énergie rassurante, ressentie par une douce chaleur apaisante. Sanaë à côté, doutait, tremblait sur sa jambe qui commençait à s’éveiller, se rappelant à elle, lui envoyant quelques décharges douloureuse. La jeune femme se sentait désolée pour cet animal, si jeune, abandonné à la merci des prédateurs qui n’hésiteraient pas à se repaître de sa chair juvénile… Le jeune homme avait encore sauvé une vie.

-Que comptes-tu en faire? demanda-t-elle finalement, sans pour autant quitter des yeux la petite créature à présent bien éveillée. On pourrait la garder, tu crois? Je sais que ce n'est pas raisonnable...


Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Hyperion Radchen
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Sam 24 Fév - 21:21
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Presque étonné, Hypérion répondit avec un sourire optimiste:


-Oui c'est un ours, mais elle ne sait encore rien de la vie, et s'ils sont des prédateurs dans la nature, ils ne sont pas tous agressifs envers l'homme, comme beaucoup d'animaux, ils ne deviennent agressifs que par peur


C'est avec un plaisir non dissimulé qu'il déposa l'animal dans les bras de son aimé, le faisant avec une infinie précaution pour ne pas l'effrayer.
La petite oursonne avait ouvert les yeux alors que Sanaë la portait, poussant de petits cris plutôt sympathique. Hypérion resta prêt de la jeune femme, regardant le petit ours s'ouvrir à la vie une nouvelle fois, cela se voyait, le nouveau-né voyait Sana comme une personne sympathique, et quand la main de la jeune femme se posa sur le pelage naissant, la créature se frotta doucement contre elle. Néanmoins, il se permit de hocher négativement la tête quand il l'entendit parler d'être mieux avec lui.
Il s'approcha doucement, collant le corps de Sana contre le sien, le nouveau-né entre les deux amoureux. Là il colla son front contre celui de sa chérie, la fixant de ses yeux bicolore.

-Elle est mieux avec nous ma chérie... tu es l'une des premières à la tenir comme ça et puis tu es aussi la première personne qu'elle à vu.

Il remarqua alors la faiblesse de la jambe de Sana et sans lui demander son avis passa la tête sous un des ses bras pour la soutenir, lui servant de canne de remplacement pour le moment. Ses yeux passèrent de la jeune femme au petit animal, et même s'il s'attarda plus longtemps sur la jeune femme, il ne put s'empêcher d'avoir un regard perdu quand elle lui demanda ce qu'il comptait en faire.

-A vrai dire je n'y ai pas réfléchi je....

Non il avait simplement voulu sauver un petit être abandonné au monde. Le jeune homme avait trouvé trop cruel de laisser un animal à la merci des autres. Il était chasseur certes, mais même si Centurion avait un cœur de fer, celui d'Hypérion avait recommencé à battre grâce à Sanaë
Et lorsqu'elle proposa de le garder, il ne put s'empêcher de déposer un nouveau baiser sur ses lèvres tant il appréciait l'idée.

-Rien ne nous empêche de la garder, il faudra juste l'éduquer de telle sorte à ce qu'elle soit sage, et même si ce n'est pas raisonnable... Disons que l'amour que j'ai pour toi n'est pas non plus raisonnable alors je n'en suis pas à ça près.

Il constata l'état de la jeune femme et avec un grand sourire il la prit dans ses bras, non pas pour la caliner mais bien pour la porter, se retrouvant comme dans un roman avec son amoureuse allongée dans ses bras, le petit ours sur son ventre.
Il n'aurait pas pu faire cela avant, mais le travail avait finit par le rendre plus robuste et plus apte à ce genre de tour de force.
Le mécanicien ramena donc la femme de sa vie dans la maison, montant jusqu'à la chambre pour déposer la jeune femme sur le lit. Lentement il prit le bébé pour le déposer sur la couverture face à eux et s'allongea près de Sana.

-Je n'aurai peut-être pas du mais c'était une créature si frêle... Elle méritait d'avoir une seconde chance...

Cela faisait écho à lui-même, à la seconde chance que lui avait donné Sana pour devenir ce qu'il était maintenant. Jamais il ne pourrait la remercier assez, il la prit à nouveau dans ses bras avant de lui demander.

-Comment comptes tu l'appeler ?

Le petit ourson ne tenait même pas encore sur ses pattes, et toute son éducation serait à faire de A à Z, mais il avait entendu parler de dressage de dragon, un ours était bien moins dangereux, et les femelles réputées bien plus affectueuses que les mâles.
Ce petit ours pourrait surement vivre avec eux, et si bien éduqués serait la plus gentille des créature bien que peut être impressionnante. Mais entre Centurion et elle, il n'était plus question de sobriété dans leurs couples.
Retournant son attention sur Sana, il lui caressa les cheveux, avouant à voix basse.

-Je ne suis partis qu'une journée... et pourtant tu m'as affreusement manqué....
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Sanaë Eshfeld
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Sam 24 Fév - 23:14
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Sanaë écoutait les paroles rassurantes du jeune homme. Elle n’avait pas le cœur à abandonner cette pauvre chose encore si fragile et délicate. Ses petites pattes aux griffes bien fines, mais déjà présentes semblaient plus acérées que celles d’un chat… Encore bien minuscule en comparaison de ce qu’elles deviendront une fois que l’animal aura atteint sa taille adulte. Alors ces bien petites pattes encore bien trop faibles pour soutenir les quelques grammes de l’animal, se transformeront en arme gigantesque capable d’arracher la tête d’un homme…

Peut-être avait-il raison… Oui, probablement. Mes humains agissaient eux aussi de la sorte, la peur et l’ignorance rendent l’homme dangereux… Pourquoi cela serait-il si différent pour un animal ?

Ses pensées furent troublées par le geste d’Hypérion, la faisant chanceler un instant avant de retrouver un équilibre bien agréable qui la soulagea un peu. Elle déposa alors délicatement sa tête sur le creux de son épaule, une attitude instinctive qui la poussait à se rapprocher toujours de lui.

Garder l’oursonne sonnait comme une évidence. Même si cela ne serait en rien facile, il s’agissait là d’un animal sauvage, doté d’instincts relatifs à son espèce. Ce n’était pas un chien, ou autres compagnons domestiques bien plus classiques. Si à cet âge, il ne pesait pas plus de quelques grammes… Adulte, ce ne serait pas la même histoire… Et puis...que savait-elle des ours? Pas grand chose, une ignorance à évincer donc… Toutefois, si le destin avait mené ces trois âmes à se rencontrer, celui-ci devait avoir ses raisons...

-Rien n’arrive par hasard, n’est-ce pas? murmura-t-elle en caressant la petite patte avant de l’oursonne. Gardons-là, dans ce cas, puisque nous ne sommes en rien raisonnable, hum?

Elle accompagna son dernier mot d’un léger coup de coude doublé d’un grand sourire avant de se lover contre lui tandis qu’il entreprit de la porter jusqu’à leur chambre. Comme il était bon de le retrouver, de le sentir tout près d’elle… Allongés sur le lit, la jeune femme regagna aussitôt sa place dans les bras de son aimé, savourant à nouveau ce contact tout en attrapant sa main dans la sienne.


-Non, tu as très bien fait… Je pense que j’aurais fait la même chose, railla-t-elle avant de déposer tendre baiser sur les lèvres d’Hypérion.

Elle l’aurait effectivement fait, avec crainte et appréhension, probablement, mais Sana n’était pas le genre de femme à simplement passer son chemin en croisant quelqu’un dans le besoin… Ou ne demandant qu’une simple main tendue à un moment délicat.

-Un nom...


Quel nom donner à un ours alors qu’elle n’avait jamais eut à nommer quoique ce soit, pas même un poisson rouge… Sanaë réfléchit, observant l’animal roulé en boule sur le couvre-lit… Un nom… Un nom… Puis, étonnamment, en croisant le regard de l’oursonne, il apparut… Sortit d’on ne sait où…

-Shaïa, lança-t-elle doucement.

L’oursonne leva maladroitement la tête à ce moment-là, comme si elle l’avait elle-même adopté.

Elle ferma les yeux, sous les caresses d’Hypérion, s’imprégnant de ses tendres paroles qui résonnaient à nouveau avec ses propres sentiments. Sanaë s’était sentie bien vide sans lui, incomplète…

-Tu m’as manqué tout autant mon amour. Ce fut une affreuse journée...

C’était peu dire. Une journée entière à se torturer moralement. Il n’avait pas remarqué l’état de ma chambre, une bonne chose, car elle n’en était certainement pas fière. S’être laissée ainsi submerger par la colère ne lui ressemblait pas et elle regrettait de ne pas avoir nettoyé cela… Les bouts de verres parsemaient le plancher… Nul doute qu’il s’en apercevait et qu’une discussion viendrait plus tard. Ou peut-être pas. Ce n’était pas important, pas pour le moment. Elle venait de le retrouver et comptait bien en profiter, savourant chacune des secondes passées près de lui. Sanaë se redressa lentement, plongea son regard empli d’amour dans le siens avant de l’embrasser tendrement.



Sanaë s'exprime en #cc99ff

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Hyperion Radchen
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Lun 26 Fév - 22:15
Irys : 394869
Profession : Chercheur/Mecanicien
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Hypérion regardait le petit être tenter de se lever sur ses pattes encore fragiles... difficile de se dire qu'elle deviendrait un animal redoutable et redouté plus tard, capable de rivaliser avec les plus grands colosse humain sans grande difficultés.Mais voilà elle était pour l'instant bien minuscule, et ne représentait aucuns risque pour le jeune couple. En entendant son nom, le jeune homme eut un sourire satisfait accompagné d'un hochement de tête conquis.

-Shaïa... c'est parfait, on peut donc considérer Shaïa comme la bienvenue dans notre petite famille !


Famille.... le terme était sortit tout seul, et ce même si le jeune homme ne comprenait pas encore un tel concept, le terme paraissait approprié et c'était la le plus important. l'oursonne semblait même aimer son nouveau prénom, et leva les yeux vers le petit couple avant de tomber mollement dans les draps. Et au lieu de se relever, elle se pelotonna dans un coin et s'endormis doucement.
Et alors que la jeune femme se relevait doucement pour lui accorder une baiser, Hypérion commença calmement à lui rendre cette preuve d'amour, ses mains commençant à la dénuder pour recommencer leurs petits jeux de la veille.
Les jours qui suivirent furent consacrés à l’installation de Shaïa, il fallait concevoir un lit pour cette dernière, et un lit assez pratique pour que le couple s'occupe de son enfant adoptés. Mais le plus urgent fut de lui trouver des biberons, et la solution fut finalement trouvée lorsque Sana trouva un pot de miel qu'elle adapta pour servir de biberon.
Lentement les jours passèrent, comme ceux trop heureux que l'ont finit à un moment de sa vie par regretter, pas d'inconnu pour briser le paradis, pas d’événements hors du commun, juste une vie faite de joie simple.
Hypérion finissait par trouver sa place, aussi bien avec Sana que dans la vie de tout les jours. Il était le chasseur du village, et réparait également les objets du quotidiens. Mais le plus gros projet fut tout de même l'invention de Sana qui prenait doucement forme alors que les pièces sortaient à la chaîne du petit atelier.
Et ce fut au terme de semaines d'effort que l'ensemble fut terminé.

L'invention de Sana fut montée en bonne et du forme, sous la forme d'un petit bâtiment ouvert ou les laveuses pouvaient déposer leurs linges. L'invention fut soumise à un franc succès et la jeune femme fut longtemps acclamée, surtout par celles allaient en bénéficier.
Mais le couple eut cette innovation très modeste et la seule marque de leur travail fut une petit plaque de métal gravée, déposée sur l'un des murs. Il n'y avait que leurs deux prénoms. Pas de noms, car ils n'y tenaient pas. C'était un acte désintéressé de la jeune femme que le technicien avait suivit.
Et bientôt le bâtiment devint un incontournable du village. La maison auparavant abandonnée fut vite considérée comme celle des bienfaiteurs du village.

Le jeune homme s'étira dans l'atelier et, tournant la tête, aperçu Sana penché sur ses plans, l'air appliqué sur quelque nouveau projet. Il se leva lentement, admirant les nouveaux modules de Centurions conçu pour l'aider à supporter son canon portable. Il avait encore pris en taille... trois mètres de hauts... simplement pour l'empêcher de basculer... Ce n'était pas forcément la plus belle pièce de la machine, mais comme toutes les autres elle avait été faite avec amour.
Finalement, il passa dans le bureau, observant Shaia dans un panier auprès de la jeune et attendit un moment d’accalmie dans le dessin de l'ancienne horlogère pour passer ses deux bras sous les siens, posant ses mains sur son ventre et posant sa tête contre son cou, lui donnant un petit baiser sur la nuque avant de soupirer de joie.

-Tu es encore sur un autre projet ma chérie ? Quel genre de merveille vas-tu encore nous créer ?



Si elle ne pouvait toujours pas tenir d'outils, au moins prenait-elle du plaisir à imaginer un tas de nouvelle machine, et de la voir heureuse... cela suffisait amplement au bonheur d'Hypérion
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