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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Le Tyorum
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 Je vous reviendrai.[Terminé]

Ophélia Narcisse
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Lun 12 Fév - 14:27
Irys : 1517835
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Skingrad n'avait jamais été aussi belle. Elle avait vêtit sa robe d'été qui lui allait à ravir, le soleil était si haut qu'il en dominait la totalité des terres. Les citoyens étaient occupés à vaciller à leurs habituelles occupations de larves, qui, étrangement, n'incommodaient pas Aemy autant qu'avant. Certes, elle leur aurait bien ouvert la gorge avec un grand sourire aux lèvres, mais être de retour au foyer était si bon, même la jeune femme en aurait gagné un coeur. Elle déambulait dans les rues, toujours incapable de retrouver le chemin du foyer. C'est que c'était une grande ville, entre les allées où l'on ne voit pas à deux mètres devant soi et les ruelles sinueuses qui ne dépassaient pas la largeur d'un cheval. Un véritable dédale, mais un dédale ravissant tout de même. Cela changeait tant de Rathram, c'était dépaysant, dans le bon sens du terme.


Pour preuve, le sourire qu'affichait la jeune femme en se baladant dans la ville n'était même pas un artifice. A vrai dire, sa joie était si grande à l'anticipation de revoir sa maîtresse. Cela faisait pourtant à peine une dizaine de jours mais, apparemment, le sort qu'avait jeté la tenancière sur son petit esprit faible était bien trop puissant pour qu'elle puisse y résister. Elle savait désormais que, peu importe l'endroit, elle avait bel et bien un endroit qu'elle pouvait appeler "maison". L'anomalie était plus heureuse encore que cet endroit soit celui dans lequel habitait cette dame qu'elle respectait, admirait, et, que ce soit dit, aimait de tout son coeur. Ce n'était pas une dette, non, cette relation était la seule chose à laquelle Aemy n'aurait su donner une valeur, pas même la plus haute qu'il soit. Ou plutôt ... il y en avait bien une, si l'âme pouvait être considérée comme monnaie d'échange, elle aurait avec plaisir donné la sienne toute entière à sa protectrice révérée. 


Cela lui donna d'ailleurs une idée, sobre, mais tout de même ... Dans son cheminement, qui n'aboutissait d'ailleurs à rien, elle décida de s'arrêter devant une étale. Ou plutôt, l'étale la fit s'arrêter devant. C'était étrange, son oeil avait été attiré par les boites à musique qui ornaient les planches exposées. Ce n'était pourtant pas sublime, mais ... quelque chose lui pinçait la nuque, comme si elle se faisait pousser à en prendre une. C'était plus fort qu'elle, comme un souvenir, comme de la nostalgie, comme si ces choses là, elle n'en avait plus vu depuis maintenant une éternité. Agrandissant son sourire, elle s'approcha du stand, offrant un visage émerveillé au vendeur qui, derrière les étales avait pu voir sa future cliente s'approcher. De ses mains douces, la jeune fille prit l'une des boites et en tourna la manivelle, laissant se déclamer la musique qu'elle renfermait. 





Ceci fait-il l'objet de vos désirs, ma jeune enfant ? dit doucement le propriétaire, avec un accent du sud.


Oui ... oui ... tout à fait. 


Elle ne posa aucune question, ne fit pas de remarque supplémentaire. Cette mélodie qui s'échappait de ce cube à mystères l'avait envoûté, tout ce qu'elle espérait désormais, c'était que sa maîtresse ne l'aime autant qu'elle. Elle paya le prix nécessaire au marchand avant de renfermer la précieuse relique dans le creux de sa main. La jeune obligée la serrait chaudement entre ses doigts, la tenant comme du verre. Elle la referma dans le paquet de bois qui lui avait été remis en supplément, avant de la remettre dans la poche de son haut. 


Et, après quelques heures de recherche, elle vit enfin la pancarte qu'elle avait vu la première fois qu'elle s'était perdue ici. La lumière était allumée, comme l'éclat d'un phare sur la rive si tranquille. Aemy posa le pied devant le pas de la porte. Quelques clients en sortirent, bousculant presque la jeune femme, avant de lui soutirer de cordiales excuses, auxquels elle répondit par un maigre sourire. L'anomalie se tenait les mains devant son ventre, ce n'est pas qu'elle était nerveuse ... elle était simplement si heureuse. Décrire cette sensation, c'était ... simplement du blasphème, donner des mots sur quelque chose d'aussi beau ne pouvait rien amener de bon, ce n'était pas quelque chose à définir, simplement à exprimer. La jeune femme était simplement contente à l'idée de revoir sa dame. Elle lui avait tant manquée. Relevant le visage, affichant sa plus belle courbe enchanteresse de ses lèvres pâles et arrondissant des yeux tendres, elle poussa doucement la porte du bout de ses doigts. De derrière ses verres teintés, la jeune fille balaya la pièce du regard, l'Alizé était bien rangé, étrangement, et, il n'y avait pas tant de monde. C'était pour le mieux. 

Elle s'assit au comptoir, comme si elle n'était qu'une cliente régulière, s'assura qu'il n'y avait personne autour pour la regarder, et posa ses lunettes sur le comptoir. Elle appuya son menton sur ses poignets joints devant elle, cachant son magnifique sourire, et attendait que la gérante ne la remarque. 


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Dernière édition par Ophélia Narcisse le Sam 24 Fév - 0:00, édité 1 fois
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Kelmina Dirhaël
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Mar 13 Fév - 10:48
Irys : 482698
Profession : Gérante d'un Pub / Informatrice / Assassine
My'trän +2 ~ Mistral
Le soleil léchait de ses rayons doux la cité, se faufilant dans les quelques bâtissent en trouvant son chemin à travers quelques vitres. Le Pub paraissait moins sombre alors que ses grandes baies vitrés laissaient entrer ce rayonnant été. Les clients eux aussi paraissait moins ternes, ayant meilleur mine grâce aux bienfaits de ce temps aussi agréable qu'il pouvait être. Les alcoolique semblaient même presque moins ivre et de meilleur humeur, mais c'était surtout cette douce impression que laissait cette odeur d'herbe et de fleur, qui adoucissait les mœurs pour la plupart. Depuis son impérieux comptoir, la noiraude avait passé sa journée à sa tâche, bien que la tête un peu ailleurs. Heureusement pour elle ces jours les clients se faisant plus rare en journée, son mal de crâne dû à la technologie s'était calmé, la laissant un peu souffler après ces derniers jours plutôt agités.

Non pas que son Pub lui avait donné plus de boulot qu'à son habitude, au contraire sa jeune protégé l'avait bien aider à alléger sa charge de travail avant son départ, mais elle en profitait alors pour étendre son influence pour sa seconde activité, un peu plus risquée. Elle avait en effet disparue quelques nuits, partant s'occuper d'un contrat pour l'Ordre ou encore vendre quelques informations à droite à gauche. Cela lui plaisait d'une certaine manière, surtout car c'était le début d'un plan durement réfléchit, qui lui semblait parfait et se déroulait à merveilles pour le moment. Elle avait gagné la confiance de suffisamment de clans pour avoir une certaine diversité dans ses informations, mais aussi s'appliquait à gagner la confiance de l'Ordre jour après jour, étant la partie de son plan la plus intéressante sûrement. Dans tout les cas, elle avait pu prendre le temps de s'assurer que tout se déroulait comme prévu, sans embûches ni failles.

Alors que la noiraude se perdait dans ses pensées digne des plus grands trafiquant d'armes, elle aperçut du coin de l’œil une personne s'installer au comptoir derrière elle. Reposant alors les verres qu'elle nettoyait elle s'approcha, son sourire venant illuminer son visage à la vue de sa protégée, son regard devenant plus doux et maternel à sa simple vue. Elle attrapa de quoi faire un jus de fruit frais à sa pupille et le posa devant ses yeux tout en le faisant glisser d'un geste précis devant elle. Puis elle appuya sa tête sur une de ses mains en s'accoudant au comptoir, la regardant avec sérénité, ravie de la retrouver.


"Bonjour mam'zelle ! Tu sais que tu m'as manqué ? Bon raconte moi tout et surtout, dis moi que tout s'est bien passé..."

Elle regarda un instant les lunettes posées sur le comptoir puis vint les prendre entre ses mains pour les reposer devant le nez de sa pupille. Elle était devenu moins méfiante vis à vis de nombreuses choses depuis quelques temps, mais concernant sa protégée elle se devait d'être des plus attentive. Cette semaine avait été paisible mais il est vrai qu'elle lui avait manqué, un peu comme si une partie d'elle s'en était allé à ce moment là. Elle avait ressentit un grand vide, s'étant habitué à cette présence et surtout à cette personnalité qu'elle affectionnait par dessus tout. C'était à l'heure certainement la personne qu'elle aimait le plus et aurait pu faire n'importe quoi pour ses beaux yeux. Elle savait malheureusement qu'elle ne pourrait la garder indéfiniment à ses côtés, et rien que d'y penser la jeune barmaid en eu la boule au ventre.

Alors que les retrouvailles après cette semaine de séparation commencèrent, les jeunes femmes échangèrent quelques mots des plus banals, mais qui définissait certainement combien l'une avait pu manquer à l'autre. Un homme assis juste à côté, se voyait faire attendre, délaissé par la barmaid qui avait bien mieux à faire en l'instant, retrouver Aemy et connaitre chaque détail de son voyage. Agacé, il se leva et vient taper du poings entre les deux, coupant court aux quelques mots qu'elle échangeait, tout en grommelant, sa main imposante venant alors s'écraser sur l'un des verres qui étaient posé sur le comptoir, broyant la monture fragile.


"Elle va bouger son cul la catin derrière son comptoir !? J'attends encore mon putain de verre !"

La noiraude en question s'était redressé et haussait un sourcil tout en observant le grossier personnage qui venait de la couper dans une phrase. Son regard définissait à merveilles l'état dans lequel il aurait fini si elle avait simplement décidé de l'ouvrir d'un coup de vent impérieux sur son comptoir, mais elle se contenta de croiser les bras, affichant une mine pour le moins perplexe. Elle ne comptait certainement pas le servir d'ailleurs, il avait beau brailler tout ce qu'il voulait, quand on insultait la gérante on ressortait toujours assoiffé. La jeune femme posa son regard sur Aemy et pencha légèrement la tête de côté, prête à contourner son comptoir pour faire sortir l'abrutis, n'ayant pas remarqué qu'il venait de briser les lunettes précieuses de la petite. Sinon il est certain qu'il aurait déjà une dague entre les deux yeux...



Thème de la furie

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Ophélia Narcisse
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Mar 13 Fév - 12:27
Irys : 1517835
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Le simple visage de sa maîtresse était le meilleur accueil qu'il eut été possible de recevoir, peu importe les points de vue. Il y avait de la joie à retrouver le foyer, mais cette satisfaction n'était rien par rapport à la chaleureuse vision d'un visage familier tant chéri. Kelmina était ce faciès non méconnu, elle était la seule personne qu'Aemy n'aurait jamais su appeler moucheronne. Après tout, elle se retrouvait un peu en elle, et, exception faite des bouclettes, toutes deux avaient presque des airs filiaux. Et plus encore, avec ses cheveux bruns, l'anomalie se sentait presque comme si le sang qui courait dans ses veines était le même que celui qui animait sa protectrice. Il y avait aussi bien des manies dans lesquelles elle se reconnaissait en elle, non pas que la pupille ne sache user de la même séduction que sa révérée dame, mais elle savait manipuler via des procédés différents, qui lui furent d'ailleurs très utiles lors de sa petite excursion dans les rues de Rathram. Elle repensait à ces deux forbans qu'elle avait croisé et qui s'étaient bien amusés à la faire chanter, mais au final, l'innocente jeune fille s'en était bien tirée. 

Vous aussi vous m'avez manqué ... et tout s'est superbement déroulé.


Elle passa les détails quant à ses meurtres récidivistes dans les rues de Cerka, son viol évité de justesse et sa petite course poursuite avec un très cher inspecteur dont elle avait retenu le visage. C'est qu'il allait la poursuivre pendant longtemps celui-là. Il ne l'avait heureusement pas traqué jusqu'au Tyorum, ses petits pouvoir de réprouvée lui avaient été bien utiles. C'était donc une semaine pour la moins déroutante, et surtout, très active. Mais elle passa évidemment tous les détails pour ne se focaliser que sur une description de la ville, comme une simple tourisme. Elle n'oubliait évidemment pas de préciser à quel point les habitants étaient des moucherons sans âme aucune, ni même caractère. Ce qu'elle raconta en revanche, c'était à quel point la neige aimait se balader dans l'enceinte des murailles. C'est qu'elle l'avait observée cette neige, elle avait fait couler tant de sang dessus, le contraste s'était imprimé dans son esprit.

... il y avait aussi ce boutiquier, un vieillard qui ...


Elle se fit interrompre par une de ces raclures qui brûlaient leurs sous dans les auberges, et qui étaient simplement trop rustres pour n'espérer ne serait-ce que connaître une vie de famille. Il s'était levé, avait tapé du poing et avait bousculé la pupille, de son épaule large. Son visage fut emporté par l'élan et ses lunettes se brisèrent au sol. Qu'est-ce qu'il voulait ce sac à vin ...? Il osait interrompre les retrouvailles de l'anomalie avec celle pour laquelle elle éprouvait tant d'affection ... et pourquoi ? Pour avoir son putain de verre. Pour qui il se prenait cette amphore vide ? S'il voulait mourir, il n'avait qu'à simplement demander. Mais l'insulte allait accélérer le processus. Au moins, Aemy n'aurait absolument aucun remord le moment où elle plongerait sa lame dans sa gorge pour le vider de toute issue respiratoire. Est-ce que le malin aurait alors tout le plaisir de contempler sa bêtise ? Cela lui  apporterait-il la rédemption ...? Peut-être bien, oui, peut-être ...

Dis-moi, crève-dalle ... ta vie contre ton verre, ça te va comme prix ?


A qui tu causes, gamine ! Je suis de la milice moi !


Elle avait relevé le visage, faciès à découvert, iris exposés. Son expression avait retrouvé ses élans psychotiques, mélange de haine et de folie. Elle pinçait les coins de ses lèvres en un sourire contracté qui ressemblait plus au refoulement d'un crachat qu'un marque de plaisir. Le bout de son nez était relevé, donnant à son visage un angle hautain, comme si elle regardait le primate de haut, alors qu'elle ne lui arrivait qu'au menton. Ses dents intérieurs grinçaient les unes contre les autres, et sa langue s'était réfugiée dans le fond de sa gorge. Son corps entier était braqué et discrètement, sa main droite s'en était allée dans le bas de son dos, à toucher sa miséricorde pour en effleurer le manche. La lame finissait assurément dans la peau de cette ordure, si sa maîtresse ne s'était pas manifestée avant qu'elle ne puisse la dégainer. 

Regagnant conscience, la protégée s'en vint à retourner la tête vers le comptoir, cachant ses iris de par ses cheveux bruns. Elle s'était forcée à se calmer, son esprit s'était refroidi et ses élans meurtriers s'étaient quelques peu apaisés, mais elle n'oubliait pas le visage de ce putois. Cheveux blonds véniciens, petite barbe taillée en bouc, yeux bleu et larges, ornés d'épais sourcils clairs. Une bouche avec un bec de lièvre, des oreilles bien attachées à leur crâne et une coiffure stylisée, éméchée par l'abus d'alcool. Milice ou pas, Aemy avait décidé que c'était le dernier jour que cette raclure vivrait. La tenancière pouvait le voir dans son regard, elle pouvait voir le désir de rétribution pour cet affront commis envers sa maîtresse. Aussi ... lorsque celui-ci vint à sortir du bar, la pupille voulut se lever de son tabouret, pour le suivre et lui faire lâcher son ultime soupir ... 


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Kelmina Dirhaël
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Mer 14 Fév - 0:27
Irys : 482698
Profession : Gérante d'un Pub / Informatrice / Assassine
My'trän +2 ~ Mistral
Détournant son comptoir, la noiraude observait attentivement le comportement de sa pupille, elle bouillonnait intérieurement et reconnu immédiatement ce regard assassin qu'elle portait si bien. Après des semaines à ses côtés elle l'avait découverte sous un autre angle, apprenant à adoucir ses excès de colères qui lui ont, d'après elle, sûrement valu sa situation d'où la jeune femme s'était échappé. La barmaid avait comprit l'importance qu'elle lui avait aussi donné au fil des jours, ce comportement ne ressortant uniquement quand quelqu'un s'approchait trop prêt de sa maîtresse. Elle était touchée par ces réactions, aussi violentes qu'elle puissent paraître, comprenant entièrement combien il était précieux de protéger ses proches, mais plus encore, comprenant qu'on pouvait tuer en ce nom là, aussi sombre que cela puisse paraître, elle en ferait de même pour cette noiraude reconvertis qu'elle aimait tant, peu importe le prix à laisser.

Malgré tout, une main douce et dissuasive vint se poser sur le dos de la machine à tuer, accompagné d'un sourire des plus rassurant, avant que son visage ne se couvre de sérieux quand elle s'approcha du grossier personnage. Un milicien d'après ses dires, trouvant cela encore plus pathétique, son regard se fronça, reflétant sa haine à l'égard de ces soldats qui osaient se permettre plus que leur fonction, au prétexte d'appartenance à un groupement militaire. Ses yeux devinrent alors plus glacial que le givre mordant des plus rudes hiver, sa voix plus profonde et résonnante qu'un mirage impérieux, lui indiquant la porte d'une main.

"Milice ou pas, t'es prié de quitter mon établissement mon gros et de ne plus y mettre les pieds, ne serait ce que pour miroiter une simple bière ici. Et je ne manquerais pas de signaler ce comportement ridicule à tes supérieurs qui affectionnent tant cette endroit si tu hésites à sortir."


La tenancière paraissait des plus calme mais cette sérénité qui semblait à tout épreuve était aussi ce qui la rendait aussi inquiétante. D'autant plus que sa dernière menace était loin d'être des plus légère, et l'abrutis de moucheron le savait pertinemment, comme la plupart des clients d'ailleurs, il avait en effet pu remarqué que la jolie furie s'entendait à merveilles avec certains d'entre eux, ce qui lui était d'ailleurs d'une grande utilité pour son petit commerce d'information qui se répandait peu à peu, ayant bientôt un pied dans chaque camps sans pour autant en faire partis. Son menton se redressa légèrement alors que l'homme la défia du regard un instant comme pour lire en elle ou tenter de la faire changer d'avis, mais il se ravisa et dans un grommellement prit la porte comme demandé, serrant les poings et ravalant sa fierté avec autant peine, qu'il aurait pu s'étouffer avec.

Les quelques habitués laissèrent échapper des sourires amusés, ayant vu plus d'une fois la noiraude remballer plus haut qu'elle. Finalement elle prit place au coin de son comptoir tout en s'allumant une cigarette, dans un secouement de tête et un léger rictus moqueur. Son nuage grisâtre se fondit autour de son visage avant de laisser paraître sa pupille prête à emboîter le pas de l'inconnu moucheron. Son regard se fronça une nouvelle fois mais elle comprit rapidement ce qu'elle comptait entreprendre, s'assurer certainement qu'il ne recommence pas. Elle interpella alors celle qu'elle considérait comme sa fille, sur un ton plus doux qu'inquiet.

"Que comptes tu faire ma belle ?"


La question était rhétorique, elle essayait simplement de l'en dissuader d'une certaine manière, bien que son espoir était aussi faible que sa voix dissuasive. Ses lèvres tirèrent une nouvelle bouffée de grisaille, son regard posée sur Aemy, qu'elle observait avec attention, comme à chaque fois que son regard se posait sur elle d'ailleurs. C'était un peu comme si elle savait qu'un jour elle pourrait disparaître, et qu'elle tentait alors de graver ses traits dans son esprit comme pour en capturer le souvenir, voulant la garder avec elle un peu plus longtemps. Elle posa son bras sur cette dernière, comme pour l’inciter à rester encore un peu, puis se redressa avant de rejoindre à nouveau sa place derrière son comptoir sombre et collant, attendant la réaction de la jeune femme avec une appréhension qui venait lui prendre au ventre.

Quand elle retourna vers son comptoir, son pied écrasa dans un bruit de verre les lunettes déjà brisés qui trônaient désespérément au sol, le bourrin les ayant faites tombés dans un mouvement de coude maladroit lorsqu'il s'était levé. La noiraude se pencha pour en ramasser les dégâts puis jeta le tout dans un soupire, plissant le nez un peu agacé par ce petit détail... Détail qui permettait surtout une vie sereine et anonyme depuis des semaines à sa précieuse pupille. Elle se mit alors à chercher dans une boite une nouvelle paire, mais en vain, celle ci ne contenant que quelques écharpes abandonnées ou autres quincaillerie, mais rien de bien utile. Il lui faudra aller lui en racheter et rapidement pensa t elle...



Thème de la furie

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Ophélia Narcisse
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Jeu 15 Fév - 0:25
Irys : 1517835
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Elle s'était pourtant à peine levée ... bon, elle s'était dressée pour aller tuer cette raclure, mais tout de même, sa maîtresse était bien trop préventive. Plus que coléreuse, cette fois, l'anomalie avait une raison de le suivre. Ce n'était pas simplement pour le plaisir de lui arracher la langue, ou alors pour lui faire payer ses ignobles injures faites à sa chère Kelmi. Tout cela cumulé lui aurait valu la plus douloureuse des morts, Aemy en avait tué pour moins que ça. Peu importait le temps de sa mort, elle viendrait bien assez tôt de toute manière, son visage était gravé dans l'esprit de la pupille. Cet homme-ci, était désormais un homme mort. Client ou non, soldat ou non, même s'il était un dieu, son heure viendrait dans la journée, et lorsque le soleil sera déjà dans son linceul noirâtre, lui, connaîtra un lieu de repos bien moins paisible. La jeune femme avait sa manière de faire avec les cadavres, elle avait l'habitude désormais, malgré l'odeur qui continuait de lui faire contracter les narines. 

Il a vu mes yeux ...


L'enfant aux traits de femme avait murmuré entre ses lèvres, toisant la porte de la taverne avec un regard empli de promesses mortuaires. Elle enterrait son corps elle-même si elle le rattrapait. Mais avec la foule et l'heure encore peu tardive ... elle se contenta d'obéir sagement à sa protectrice, retournant auprès d'elle sur le comptoir. La jeune fille reprit le verre de jus de fruit et commençait à le siroter, déposant doucement ses fines lèvres contre la surface vitreuse. Elle avait gagné en assurance depuis son dernier voyage, mais sa maturité, elle, avait au mieux stagné. La vérité était qu'elle s'était laissée allée à Rathram, et que Cerka toute entière avait assisté à une série de meurtres éclairs accomplis par on ne sait quel démon. Et, avec tout ces meurtres, elle avait perdu le goût du sang, mais avait gagné en vivacité émotive. Précisément l'inverse de l'objectif qu'elle s'était fixée pour complaire aux besoins de sa dame. Soupirant légèrement, elle reporta son breuvage à sa bouche, finissant le récipient jusqu'à la dernière goutte.

Un homme n'a jamais autant mérité de mourir.


L'immature avait repris son calme, mais son regard était toujours blessé pour sa maîtresse. Menton posé sur ses poignets joins, elle roulait son visage sur le dos de ses mains, comme si elle essayait d'enfouir sa colère ailleurs que dans ses yeux. Elle grinça ultimement des dents, avant de progressivement reprendre un air calme, et composé. Son regard se déposa sur la tenancière, lui adressant une oeillade infiniment tendre, accompagnant le tout d'un sourire aussi radieux que sa sincérité autorisait. Mais ses sourcils s'inclinèrent vers l'extérieur, alors que son expression s'assombrissait. Pas une lugubre haine, plus un mélange de tristesse et d'inquiétude qui se versaient dans une même pupille.

Il va sans doute revenir ... je devrais monter.


La protégée voulait éviter de se faire remarquer, mais cela ne l'empêcha pas de déposer un furtif bisou sur la joue de Kelmina, alors qu'elle lui redonnait son verre. Elle avait envie de rester, aussi, mais elle devait feindre son départ, si jamais des collègues venaient rappliquer. Abaissant son regard au sol, sa gestuelle s'excusait auprès de sa protectrice avec laquelle elle aurait préféré rester, mais, elle connaissait tout autant que l'anomalie les risques que cela représentait. Celle-ci attendit donc que l'attention de la salle ne se relâche pour traverser la porte qui menait aux appartements de la gérante. Elle grimpa l'escalier avec une particulière fascination, c'était comme rentrer à la maison ... En fait, c'était bel et bien rentrer à la maison. Le sol lui semblait si accueillant, et les murs si solides, comme si le monde extérieur n'avait aucune emprise sur elle, comme si dans l'Alizé, il n'y avait rien qui la menaçait. 

Candide de ce retour, la pupille poussa la porte de sa chambre. Elle était aussi propre qu'elle l'avait laissée. Cependant ... elle leva un sourcil circonspect. L'anomalie connaissait un minimum sa maîtresse, et c'est pour cette raison qu'elle jeta un oeil à sa pièce personnelle avant de s'allonger dans la sienne. Sans surprise, c'était de nouveau un joli désordre. Esquissant un sourire, la servante bienheureuse nettoya les appartements de sa chère hôte avant d'aller se poser sur son lit. Tête levée vers le plafond, elle sortit la boite en bois de sa poche, contemplant les quelques gravures qui l'ornaient. La fille aux cheveux teintés n'avait pas encore offert son cadeau ... elle voulait lui donner quand elles seraient seules, histoire qu'aucun moucheron ne remarque cette marque particulière d'affection. Alors, pour le moment, elle ferma les yeux. 

Dans son sommeil, ses ouïes se mirent à battre, sujettes à une vibration qui hantait le rez-de-chaussée. Il y avait des voix fortes qui, en bas, retentissaient. Par la fenêtre, l'anomalie vit que le ciel était sombre, la nuit était tombée depuis quelques heures déjà. Pourtant ... le pub n'était pas encore fermé. Vérifiant l'heure, Aemy devina qu'il y avait un problème, et, dans la salle de service, les voix étaient beaucoup trop fortes pour que le sujet de conversation ne soit pacifique. Alors, se levant de son matelas, elle se dépêcha au mur qui séparait la partie publique du privé de l'établissement. Et, collant son oreille à la façade, elle comprit deux choses. La première, c'était qu'elle avait eu raison, l'enfoiré était bien revenu, et la deuxième, c'est qu'il n'était pas seul. Se décollant de son poste d'écoute, la pupille s'en retourna à sa chambre aussi rapidement et discrètement que possible. En vitesse, elle refit ses draps, réarrangea ses oreillers et prit son manteau pour que la pièce paraisse inaltérée. 

Sans prendre le temps de tout vérifier, elle ouvrit la fenêtre à coulisse, et passa à l'extérieur du bâtiment par la voie des roublards. La nuit était silencieuse, l'heure tardive s'y prêtait. Agrippée à la bordure de la vitre, elle posa le pied sur une poutre qui soutenait le bâtiment, et, prenant une extension, elle referma la vitre derrière elle. Elle s'exerça alors à atterrir sans se briser les jambes, prenant une fois encore appui de ses bras sur le bois. Ses talons la rattrapèrent, non sans lui épargner une petite douleur, mais, au moins, elle était sortie. L'anomalie prit l'aspect de la pierre, assombrissant son corps en faveur de l'obscurité. Elle contourna le bâtiment pour en arriver à l'entrée, il y avait un garde qui faisait le guet pendant que les autres cherchaient l'intérieur. Alors, la pupille se posta à la sortie d'une des ruelles, derrière un muret d'escalier, épiant la situation. Et surtout, elle avait promis de tuer cette raclure de moucheron, tout ce qu'elle attendait, c'était qu'il ne sorte. Elle espérait juste que sa maîtresse s'en tirait à l'intérieur.


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Ophélia s'exprime en #9966cc
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Kelmina Dirhaël
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Lun 19 Fév - 21:01
Irys : 482698
Profession : Gérante d'un Pub / Informatrice / Assassine
My'trän +2 ~ Mistral
La noiraude avait regardé sa protégé avec douceur, tout en reprenant son service. Elle savait pertinemment que si il avait vu ses yeux, en effet cela sonnerait le glas des problèmes, et certainement un retour armée des moins agréable, sous une avalanche de questions. Rien qui ne plairait ni à la noiraude ni à sa précieuse pupille, qui avait eut la bonne conscience des événements et s'était retirée. Elle vint apposer une bise légère sur la jour de la barmaid, qui esquissa alors un sourire doux, venant un instant masquer son air terriblement inquiet. La suivant du regard alors qu'elle partait en direction des marches pour l'étage, elle lui lança tout en s'allumant une cigarette qui vint embrumer la vision de la belle.


"Et ne touche pas au bordel qu'il y a, profite plutôt de te reposer."


Elle savait pertinemment que si elle constatait l'état de sa chambre, la jeune femme allait s'arracher des cheveux et ne pourrait s'empêcher de nettoyer un brin. L'idée la fit sourire, combien de fois elle l'avait taquiner à ce sujet, la barmaid était bordélique et sa pupille le savait, s'en riant parfois. Tandis que les mots de d'Aemy résonnaient dans sa caboche, la furie s'attardait à trouver une solution, mais surtout, des réponses aux diverses questions qui pourraient se voir poser. Le milicien aurait certainement du lâcher son dernier souffle ici, si elle n'avait pas voulu qu'il ne revienne, mais il était inconcevable de tuer qui que ce soit en pleine journée, au sein de son Pub. Puis si il ne passent pas, elle savait qu'elle irait sûrement elle même s'assurer qu'il ne parle pas au sujet des beaux rubis qu'il aurait pu apercevoir.
Alors que le pub reprenait ses habitudes après le départ du blondinet qui avait laissé échappé quelques insultes sur le chemin du retour, dans un petit bureau de la milice le bougre préparait quelque chose pour se venger, la noiraude avait vu juste et les problèmes allaient arriver sous peu.
Personne ne l'avait jamais insulté de la sorte, personne, Valentin Buisard ! Lui ! Il n'était pas quelqu'un d'important, un petit milicien sans prétention, mais qui avait l'étrange idée de se croire au dessus de la norme. C'était un inspecteur de seconde zone, n'ayant même pas le droit d'appartenir aux unités d'intervention. Un gratte papier en somme. Mais même les personnages les plus insignifiant peuvent se montrer particulièrement tenace. Il avait remué ciel et terre pour trouver de quoi emmerder la noiraude, consulté les livres de comptes du département, vérifié les accréditations, mais il n'avait rien trouvé, pas la moindre infraction, pas la moindre plainte. Cette barman était en règle mais le petit homme n'avait pas finit de chercher. Il resta un long moment à ruminer sa vengeance mesquine et finit par se rappeler du visage de la jeune femme qui avait discuté avec la catin derrière son comptoir et le visage dont il se rappela lui sauta aux yeux quand il vit les affiches d'avis de recherches qui traînaient dans le poste de police. Il ne croyait pas une seconde que la personne qu'il recherchait était également celle du bar, mais... cela donnait une occasion en or pour aller faire une petit inspection, une inspection bien entendue désagréable. Il ressorti de son bureau en trombe sifflant ses deux molosses, deux miliciens qui se voulaient impressionnant par leurs gabarits sculptés pour de l’esthétisme plus que par efficacité, l'inspecteur Buisard avait donc son propre petit ordre de roquet avec lui et partis dans la ville avec un sourire mauvais sur le visage. Il sortis sont manteau pour l'occasion, un vieux pardessus trop utilisés qui lui donnait une fausse impression de mystère, cachant surtout son manque de confiance en lui. Le petit groupe de milicien parcouru la ville au pas de course se retrouvant rapidement devant l'Alizé, et sans attendre il poussa la porte, entrant avec toute la fierté d'un homme qui n'en avait pas, un homme suivit par deux asperges musclés. Valentin s'assit devant le comptoir, tenant l'affichette sous les yeux de de la barman avec un sourire qu'il voulait mystérieux mais qui se révéla au final surtout très ridicule.


"Je t'avais dit que je reviendrais, catin de comptoir, tu reconnais la personne sur l'affiche ? Et bien moi aussi figure toi !"


Le milicien se frotta les mains, lui donnant l'apparence d'un rongeur avant de s'éponger le front avec un mouchoir en tissus hors d'age.


"Maintenant, tu vas me faire le plaisir de fermer ce bar le temps que nous inspections ton tripot. Et pas la peine de te plaindre aux supérieur, j'ai le droit de faire ça."


Il imita un claquement de doigt pour appeler les deux gorilles anorexiques qui au bout de trois fois finirent par reconnaître l'appel de leurs maître


"Et j'aurai des questions à te poser après ça, pas la peine de mentir, je devinerai tout tes secrets ma jolie."


L'ignoble homme rat rigolait déjà intérieurement, peu préparé à la riposte et bien trop sur de ses talent. Quand la noiraude les aperçu, son envie de meurtre était des plus grande, surtout à l'égard de ce blondinet qui se pavanait fièrement aux côtés de ses camarades d'arme. Alors qu'elle posa alors un verre dans une sérénité des plus significative, la noiraude adressa un sourire des plus ravissant à l'égard de la bande, visiblement aux aguets. Malheureusement pour elle, les miliciens qu'elle avait à la botte, ne faisaient pas partie du groupe, cela lui aurait certainement retiré rapidement une épine du pied. Intérieurement, ses émotions se bousculaient, alors qu'elle voulait hurler d'une part à sa pupille de fuir, elle ne pouvait rien faire, si ce n'est espérer qu'elle ne les entendent et juge bon de filer, de l'autre part elle tentait d'imaginer quelques stratagème pour éviter qu'ils ne montent à l'étage. Son plan était prêt depuis des mois concernant la recherche de sa protégée, bien qu'elle savait exactement ce qu'elle raconterait si elle était découvert, elle ne s'attendait pas à les voir arriver aussi rapidement... De plus le comportement du rat lui fit hérisser les poils, une chasse à l'homme allait avoir lieu cette nuit, c'était certain.

Alors que les deux maigrichons s'appliquait à vider le pub de tout client pour y mettre un véritable bazar, la jeune femme lança d'un air détaché tout en s'allumant une cigarette après avoir observé vaguement l'affiche tendue, ayant laissé tombé l'idée de les déconseiller de toucher à quoi que ce soit.


"Vous devriez porter des lunettes mon cher, votre description est plus qu’approximative. La jeune fille que vous avez vu est une de mes employée depuis déjà bien des mois. Elle a du rentrer chez elle à présent et autant vous dire que je me fiche pas mal d'où habite mes employées."



Alors que le pub avait atteint une atmosphère des plus glauque avec l'arrivé des miliciens, les maigrichons ouvrirent la porte qui menait à l'étage, s'y rendant par la même occasion, alors que le noiraude retenait presque son souffle en espérant que sa pupille saurait ne pas se faire attraper... Un léger sourire mesquin vint alors éclairer son visage, quand les deux abrutis redescendèrent vers le comptoir, l'un d'eux s'exclamant le plus simplement du monde.


"Y'a personne chef ! Elle dit vrai la donzelle !"



S'en suivirent alors un florilège de questions toutes plus absurdes les unes que les autres, auxquelles la barmaid répondait en tentant de ne pas montrer la moquerie intérieur qui l'habitait en l'instant. Après une bonne heure passé à se coltiner le moucheron déguisé en milicien, celui ci repartis, pour le moins ravi du temps perdu et du bazar laissé pour la pauvre femme qui n'avait rien à se reprocher d'après lui, si ce n'était son manque de respect en le faisant sortir de son pub comme un chien qu'il était. La lourde porte du Pub se referma derrière alors que la jeune femme monta à l'étage rapidement, pour elle aussi constater que l'appartement était vide. Elle regarda un instant par la fenêtre dans un soupire de soulagement, un léger sourire aux lèvres en murmurant à l'attention de sa pupille, comme si elle pouvait l'entendre.


"Tu es la plus maligne et fourbe des personnes que j'aime le plus sur cette fichu terre pleine de tarés..."



Bien que la situation fut résolu plus tôt que prévu, elle avait encore un détail à régler, trouver ce chien et lui faire la peau. Elle attrapa son artillerie qu'elle s'était procuré après son arrivé dans l'ordre, enfilant une armure de cuir ainsi que sa longue cape noir et couvrant son doux visage d'un masque alors qu'elle rangeait ses dagues le long de ses cuisses dans de petits fourreaux de cuir noirs. Ayant enfilé son rôle d'assassine, elle comptait cette fois ci effectuer son premier contrat personnelle, l'Ordre ne lui en voudrait sûrement pas.C'est ainsi, qu'une fois la lune au plus haut, l'ombre se faufila dans les ruelles en direction du bureau de milice, se fondant dans la noirceur des ruelles engloutis pas les ténèbres d'une nuit sanglante...



Thème de la furie

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Ophélia Narcisse
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Lun 19 Fév - 22:10
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Il est dit que la nuit porte conseil, et même lorsqu'on ne dort pas. Car sous le crépuscule dominé par les faibles rayons de la Lune, un seul mot d'ordre surgissait. Tuer cette raclure, lui renvoyer la rétribution de ses actes au visage en l'incarnation d'une lame aiguisée. La chair défaillit si facilement, le sang coule avec tant d'abondance lorsque les nerfs s'avivent, et dans les entrailles de la pupille, il n'y avait qu'un seul remède à cette furie. Peu importait le grade du rat d'égout, sa mort approchait. Et les deux abrutis qui l'avaient accompagné auraient eux aussi droit à leur sentence, une punition qui ne saurait jamais trouver le pardon. Les pauvres bougres pensaient pouvoir dormir sur leurs deux oreilles, ce soir. Ce repos leur serait garanti, cependant, il n'était pas sûr qu'il leur reste seulement assez de peau sur le visage. Leurs yeux, leur langue, tout leur serait délié, tout leur serait arraché. Rien ne restera sur les corps, seules les coupures, les plaies, compilées sur des amas sanguinolents de chair que personne ne pourrait reconnaître. 

Lorsque les trois camarades sortirent enfin de la demeure de l'anomalie, elle commença à les traquer, ciblant quel salopard parmi ces enflures avait osé insulter sa maîtresse. Et elle le vit bien, ce fils de chien de blondinet qui pensait avoir seulement l'espoir de nuire à sa famille. Mais le jeu n'allait pas pencher en sa faveur, non. Les dés allaient bel et bien sceller le destin de ce cadavre sur pattes, et rien ne serait laissé au hasard. Sa mort était primordiale, sa mort était nécessaire. Ce n'était que justice et faveur envers ce monde de le débarrasser d'une vermine aussi abjecte. La minuscule cohorte s'en était allée vers l'Ouest de Skingrad, leur service allait bientôt se terminer. Il ne restait plus qu'à exterminer les rats une fois qu'ils seraient démunis d'armes et armures, si la patience autoriserait l'anomalie à attendre. Mais non, le désir de se venger prédominait sur le sens de la raison, il n'y avait qu'un objectif immédiat, qui s'était clairement énoncé. 

Frôlant les murs, gardant contact avec eux pour ne pas interrompre son déguisement de pierres, Aemy marchait dans les traces des moucherons. Ils se dandinaient, pavanaient comme les grandes âmes qu'ils se pensaient être. Ils parlaient lourdement, crachant des injures sur la propriétaire de l'Alizé qui ne faisaient que nourrir plus encore la furie de l'anomalie.

J'te jure ! Mais quelle salope ! Elle a du lui dire de rentrer en hâte à cette putain d'employée. Si j'la retrouve je lui arrache les yeux.

C'est un privilège que je te réserve ... 


La serveuse en question avait murmuré ces mots entre ses dents, pour ne pas se faire entendre, mais elle avait tant de rancoeur à exprimer qu'elle avait du mal à en contenir le flot. Elle voyait les autres engeances de catin acquiescer avec leur "ami", sans doute liés par une stupidité solidaire. Quand on est con, il faut le partager, sinon, on ne peut pas s'en vanter. Cette flegme artificielle qu'ils renvoyaient l'un à l'autre dans le noir de la nuit, c'était une si belle illusion qui dissimulait un bien hideux comportement. L'arrogance est un des défauts qu'Aemy ne pouvait supporter, peu importe à quel point elle se contenait, la finition était toujours la même. Du sang sur le visage, et des vêtements bien trop tâchés. Il était d'ailleurs hors de question que cette histoire ne se finisse avec des carreaux, non, c'était bien trop bref. Ces bâtards devraient sentir leur mort passer, avec toute la douleur que la meurtrière leur réservait. 

Sur le visage de celle-ci s'était brandi un air martial, vengeur. Sa colère ne s'exprimait pas souvent, ou alors, seulement en présence de sa maîtresse. C'est qu'elle voulait tout le bien du monde pour elle. Cela lui rappelait qu'elle avait encore son présent dans sa poche ... elle lui ramènerait une jolie tête en prime. Enfin, "jolie". Non, définitivement, le sac à merde n'avait aucune qualité rédemptrice. Ses pupilles s'étaient rétrécis à cause de la noirceur des ruelles, donnant à ses iris des airs de prédatrice. Elle mirait les trois compagnons avec une meurtrière attention qui se déverserait bien assez tôt sur leurs âmes déjà damnées. Ils arrivèrent alors devant le poste de milice, où l'un des camarades se distingua du reste.

Bien, je retourne chez moi, les gars. J'ai fini mon service, ici. 


Eh ! Pourquoi tu te presses tant, sale ordure, y a personne qui t'attend de toute manière ! Il jubilait, un mélange entre moquerie et boutade.


M'en fous, j'veux juste dormir. La journée a été longue, et t'as pas aidé avec ta recherche bidon ! Bon courage pour le reste de la nuit, les gars.


Et il prit le passage à gauche après avoir balancé son fusil au main du blondinet, qui rentra dans la bâtisse en compagnie de son second ami. La première victime avait donc été désignée par le destin, et Aemy suivrait le protocole qui s'imposait à elle. Les deux autres abrutis ne bougeraient pas de là, c'était l'occasion rêvée d'éliminer le premier membre de la patrouille. Toujours sous ses attraits de pierres, la pupille s'était détachée du mur pour mieux pouvoir appréhender son offrande toute désignée. Abandonnant la discrétion elle se dressa sur ses jambes pour rattraper le gaillard, et, lorsqu'elle fut à portée, la main sur le manche de sa miséricorde, tout ce qu'elle fit ne fut qu'esquissait son petit sourire innocemment malsain, tout en décorant sa voix d'un ton mielleux et doux.

Excusez-moi ...


Hum ?


Et, dès que le milicien se retourna pour voir la jeune fille à qui il parlait, son regard entra dans celui de l'évadée d'asile que l'affiche mettait tant en évidence. La lame vola d'abord dans la gorge du rat de gouttière pour dessiner un fin arc sanguinolent qui faisait la taille de sa nuque. Alors que ses yeux s'étaient relevés au ciel pour admirer sa prochaine destination, l'anomalie lui enfonça son couteau dans le fond de la bouche, accompagnant d'un glissement sanglant les gargouillis de la plaie ouverte du soldats agonisant. Et, alors que sa chaire redevenait beige, elle écarta d'elle le corps presque vidé de vie du misérable déchet avec un geste médisant de la main. Ses dents apparurent entre ses lèvres, soulevant les cornées de sa bouche vers les cieux en un sourire sadique. Oui, le sang n'avait jamais eu un goût aussi succulent, et l'avenir semblait promettre que cette saveur n'allait que devenir plus sublime encore. Il restait encore deux plats à dévorer, après tout. Pour être sûre que la faucheuse viendrait emporter le gisant, Aemy écrasa son pied sur la joue de ce dernier, forçant de tout son poids jusqu'à ce qu'un craquement ne se fasse entendre.

Pauvre bestiole ... on dirait que ta maison va t'attendre bien longtemps encore.


Et, s'assurant que plus un souffle ne sorte de la bouche du rat crevé, la protégée retourna son attention vers le poste de milice. Les deux autres vermines étaient là-dedans, il ne restait plus qu'à les cueillir. Mais eux, étaient armés, les précautions prévaudraient si la mort devait les toucher du doigt. Alors, se refondant dans la nuit par la grâce de sa bénédiction, elle fit le tour du bâtiment, pour y trouver une issue.


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Kelmina Dirhaël
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Mer 21 Fév - 20:08
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Le jeune barmaid, vêtue de sa tenue d'assassin, la couvrant comme une ombre informe, se glissait dans les ruelles sombres en direction du bureau de milice où se terrait le chien à abattre. La nuit avait engloutit la cité de Skingrad, son Pub ayant fermé ses portes plus tôt qu'à son habitude suite à l'intervention pour le moins ridicule d'un groupe armé sensé représenter l'ordre, mais qui s'appliquait plutôt à mettre un désordre certain où ils pouvaient et surtout à ceux qui les froissaient. Elle en avait payé les frais, sa rage ravalée derrière le soulagement qu'elle avait eu quand elle sut sa pupille à l'abri de ce qu'elle avait cru être en premier lieu une véritable recherche, mais visiblement qui s'apparentait simplement à rien de plus qu'une emmerde, sans aucun fondement.

Alors qu'elle arpentait les ruelles avec un objectif précis en tête, réfléchissant à la manière dont elle allait exécuter ce rat qui avait fait intrusion dans sa petite tranquillité, loin d'être rancunière, elle avait prit malgré cela le goût de nettoyer cette ville des raclures qui importunaient inutilement les citoyens, puis ôter une vie au nom d'une fierté froissée ne valait rien non plus à ses yeux, en revanche un point sur lequel il avait poser son doigt maigrichon et qui pourrait certainement ressortir si il faisait preuve d'un peu de jugeote, les yeux rouges de sa protégée étaient reconnaissables et le faire alors taire définitivement était une nécessité.

Alors qu'elle approchait la bâtisse, ou plutôt le terrier où se planquait le lapin qui allait simplement être égorgé avant de ne pouvoir retourner ne serait ce que gambader, les rues entièrement vide, elle grimpa légèrement en hauteur, afin d'avoir une visibilité entière sur la porte principale. Elle s'installa en tailleur, sa capuche tombant alors devant son regard ce soir glacial, qui reflétait la lune pour y dessiner des cristaux étrange, scrutant l'obscurité alentours. Elle ne comptait pas entrer, ce serait certainement trop risquer, mais le suivre quand il quitterait son dernier lieu de vie, qu'il profite pleinement de ce lieu, aussi pitoyable qu'il puisse être, car tout ce qu'il connait se perdra bientôt dans une noirceur éternelle provoqué par une lame des plus affutée.

Observant les alentours, le silence pour seul compagnon de nuit qui rôdait autour d'elle, la furie noiraude attendait le moment opportun pour frapper, fixant cette porte qui ne tarderait pas à s'ouvrir certainement. Cependant son regard fût attiré par une ombre féminine non loin d'elle qui avait glissé tel un serpent le long du muret qui entourait la bâtisse de brique lugubre, éclairée de l'intérieur par quelques lueurs de lampes pâles. Un contre temps pour le moins fâcheux aux yeux de la My'träne qui n'avait ce soir que trop vu ses plans tomber à l'eau, d'un bond agile elle se décida à rejoindre cette personne, afin de la dissuader de rester dans les parages et ce peu importe les moyens dont elle devrait user. Sautant d'une hauteur plus que respectable, elle s'aida des vents d'Amisgal pour la porter, la faisant atterrir plus bas dans une souplesse et une douceur surprenante, se redressant avec une grâce féline en direction de son contre temps qui dessinait peu à peu une forme féminine.

Elle s'était glissée juste derrière sa cible, cible qu'elle comptait simplement faire fuir d'une menace certainement. Aucun son ne s'était échapper d'un seul de ses pas, alors qu'elle usait de sa magie en permanence lorsqu'elle souhait être des plus furtive. Sa main se posa sur l'épaule de l'inconnue, dos à elle, alors qu'une dague vint se placer sous sa gorge rapidement, dans un geste précis et aussi silencieux qu'une simple brise. La lame froide posée sur la peau tendre de la jeune femme, elle susurra à son oreille d'un ton des plus austère, sa voix profonde enfuit derrière un murmure:


"Je ne sais pas ce que tu cherches ici gamine mais je te laisse une seule chance pour filer d'ici rapidement..."


Son visage toujours couvert, elle maintenait sa victime fermement, n'ayant pas vu encore qu'il s'agissait simplement de sa protégée, présente ici dans le même but qu'elle... La mage n'avait aucune intention de lui faire du mal, cherchant simplement à se débarrasser des regards trop curieux, voulant sa place de jeux entièrement libre de tout mouvement pour un massacre sanguinolent qu'elle attendait avec hâte. Portées par les lueur d'une lune éclatante, les deux femmes se tenaient dans cette ruelle, ne sachant certainement pas à quoi s'attendre l'une de l'autre.




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Ophélia Narcisse
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Mer 21 Fév - 21:53
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Le silence de la nuit était beau à contempler, mais l'issue vers le bâtiment de la milice était d'un ennui à chercher. Il n'y avait pas de fenêtre à portée, et aucune n'était ouverte. La seule entrée était la porte principale, ça, ou bien, il fallait faire sortir les rats de leurs cloisons. Le meilleur moyen était le feu, le feu était toujours un bon ami lorsqu'il était utilisé avec justesse, que ce soit en cuisine, ou bien en meurtre. Dans cette dernière fonction il avait une double utilité, faire disparaître les preuves, ou bien faire décamper. Tout ce qu'il fallait désormais c'était un peu d'huile et une torche, ou bien un briquet. L'anomalie aurait été bien contente de trouver les deux sur une simple lampe, mais, apparemment, ce fait n'allait aucunement se produire. 

Elle avait donc laissé le pauvre rat moisir au centre de l'allée, et serpentait dès lors contre les murs de pierre dont elle empruntait l'aspect, portant un camouflage si subtil. Seules les maigres lumières des maisons éclairaient parfois sa forme, difficile à distinguer, si le point de vue pris n'était pas excellent. Et pourtant, peu après, elle sentit une lame se glisser sous sa gorge. Un frisson lui parcourut le dos, comme un pressentiment qui arrivait bien trop tard pour la prévenir. Son corps entier se raidit, elle avait eu de très mauvaises expériences avec sa gorge ces derniers temps, et le fil qui se déposait sur sa peau ne lui fit que trop bien lui rappeler cette désagréable mémoire, encore bien récente. Mais elle avait encore son arbalète dans la manche, et sa miséricorde à la taille. Il ne suffirait que d'un instant d'écart pour que le carreau ne vole dans la chair de l'insolent qui avait posé sa main sur elle. Cette personne interrompait une traque d'une importance capitale pour Aemy, aussi, il était décidé qu'elle rejoindrait ses victimes.

Et, entendant la voix qu'elle attendait, distinguant les mots qu'elle ne faisait qu'anticiper, elle fut coupée court dans son action assassine. Le ton était grave, la mélodie de la voix était sobre, le tout était étouffé par quelque chose, sans doute un masque, ou juste un bandeau. C'était une autorité acouphène qu'elle s'était habituée à suivre qui vint lui donner un avertissement. Evidemment qu'elle avait reconnu sa voix, c'était la seule à laquelle elle avait accommodé ses oreilles. Ne pas reconnaître sa propre maîtresse aurait été bien pire qu'une offense, cela aurait relevé même du manque d'attention. Alors, elle ne déroula pas son arbalète, n'empoigna pas son couteau, elle se retourna simplement, attendant que sa peau ne redevienne de chair, avant de se serrer contre la stature qu'elle avait tout aussi bien identifié. Elle ferma ses paupières, frottant sa joue contre le buste rassurant de sa protectrice, joignant ses mains dans son dos. 

J'ai cru qu'ils vous avaient fait du mal ... huh ...?


Le regard de la pupille dériva sur le masque, alors qu'elle ne s'écartait que légèrement de sa responsable. Celle-ci portait un étrange masque .... accompagné d'un déguisement tout aussi étrange. Et surtout, une arme ? Cela expliquait grandement pourquoi elle avait fait preuve d'empathie envers elle, une tueuse confirmée. Dubitative, la jeune fille arqua un sourcil, attendant comme une genre d'explication de la part de sa bien-aimée matriarche. Elle se secoua alors la tête, passant sur ce détail ... C'est qu'il y avait une priorité qui primait, ce soir. Les vérités pourraient attendre. Sans lâcher son emprise, Aemy désignait le bâtiment du regard.

Ils sont entrés tous les deux, là-dedans. Le troisième, je lui ai ouvert la gorge. Tu viens avec moi ...?


Elle fixait sa protectrice avec des yeux si doux, si brillants, sans doute le regard qui laissait le moins sous-entendre une réplique comme la précédente. Sous ses apparats de mépris et de froideur, elle n'était vraiment qu'une enfant qui n'avait pas réalisé que le meurtre était une chose irréparable. Pour elle, ce n'avait jamais été qu'un loisir. L'asile lui avait tant enseigné sur la cruauté naturelle des êtres humains, des gens pensants. Tuer, ou être tué, souffrir, ou faire souffrir, vivre ou mourir, tout était aussi bête que cela dans son esprit. Les gardes à l'intérieur du bâtiment étaient de ceux qui allaient devoir subir le châtiment que la providence a imposé, pour le plus grand ravissement de l'anomalie. Mais, ne désirant pas laisser place au doute dans l'esprit de sa maîtresse, elle insista pour la mettre en confiance, resserrant par la même son étreinte autour d'elle. 

Je sais tuer ! Vous le savez, non ? Je ne veux pas que vous preniez trop de risques ... surtout que je sais que vous avez beaucoup de migraines autour des miliciens. Si ça devait empirer au mauvais moment, ça pourrait mal tourner ...


D'instinct, elle avait rapprocha sa propre lame de son buste, plaquant le dos de son couteau contre sa peau recouverte d'un fin vêtement. Les battements de son coeur résonnaient contre l'acier aiguisé. Elle avait aussi son arbalète, et la précision était son point fort, viser le front était une chose bien aisée. Et, elle se permit de rajouter un détail, sobre, mais qui avait son importance. C'est qu'elle avait tant appris à Rathram, tant appris sur ce qu'elle était avant de perdre la mémoire. 

J'aurais aussi des choses à vous dire quand on sera rentrées ... beaucoup de choses.


Et tout ce qu'elle fit, ce n'était qu'esquisser un maigre sourire, qui se voulait rassurant. Elle avait encore son cadeau dans sa poche, elle espérait juste qu'elle ne l'avait pas senti ... la surprise pourrait être gâchée sinon.


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Kelmina Dirhaël
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Jeu 22 Fév - 19:01
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La lame froide appuyait encore sur la chair tendre de la jeune femme, alors que cette dernière eut une réaction des plus surprenante pour une menacée, se retourner pour enlacer son bourreau. La jeune mage n'avait pas tenté de se débattre, ayant surtout été surprise de cette réaction étrange, mais dès que son regard se baissa, posant alors ses yeux sur le vissage enfantin de l'inconnue, sa lame tomba au sol alors que ses bras se refermèrent sur elle, une de ses mains se posant sur l'arrière de sa tête pour l'appuyer un peu plus à elle. Elle ferma les yeux dans un soupire, un soupire qui définissait en l'instant bien trop d'émotion enchevêtrée entre elles, de la surprise, de la joie, de la crainte, de l'incompréhension mais surtout un soulagement infinie de la revoir saine et sauve. Elle posa son menton contre son front après y avoir déposé un baiser à travers le tissus qui la couvrait puis tourna le visage en direction de la bâtisse en question, qu'elle avait eut le temps d'observer attentivement avant de la remarquer.

"Ils ne m'ont rien fait... Mais ont vu tes yeux et semblent d'humeur à me chercher des ennuis, plus vite on s'en débarrasse mieux ce sera."


Son regard se posa vers sa pupille qu'elle tenait encore contre elle, croisant alors son interrogation au sein de ses yeux vermeilles, qui semblaient légèrement perdus de croiser la barmaid dans un rôle tout autre. Les yeux de cette dernière se plissèrent, signifiant un sourire rassurant en dessous de son tissus qui couvrait le bas de son visage, alors que sa capuche ombrait son regard à l'habitude si cristalline, ne voulant répondre tout de suite, autre chose pressait. Puis vint la phrase anodine de la bouche d'une évadée d'asile mais qui surprit tout de même la furie noiraude, un de ses sourcils s'haussant, non pas sous de la crainte ou du dégout mais sous un simple étonnement, qui la laissa sans voix l'espace d'un instant mais qui ne la fit en aucun craindre sa protégée. Elle posa une main sur sa hanche après avoir lâché l'anomalie puis l'observa avant de réfléchir à quelque un plan précis, ce qu'elle avait pour habitude de faire depuis bien des mois à chacun de ses contrats.

"Non il n'y a aucun accès et je me tenterais pas à y entrer, je ne sais pas combien ils sont. Je pense que le mieux et la patience, suis moi. On va les attendre à côté avec un joli point de vu et tu auras tout l'occasion de me raconter ce que tu veux... Je te donnerais aussi mes explications quand à cette tenue..."

Elle parlait avec assurance, se dirigeant alors déjà en direction de son point d'observation qu'elle venait de quitter il y a quelques instants, tirant avec Aemy qui n'avait même pas eu le temps de lui répondre. Elle la fit grimper quelques échelles avant de prendre place accroupis, sur une toiture en auteur qui surplombait l'entrée mais surtout les ruelles alentours afin de s'assurer qu'aucun visiteur incongru n'ose venir mettre pied sur le terrain de jeux des demoiselles. Elle lui expliqua alors son idée, ou plutôt le début du plan, avant de remarquer un amas informe un peu plus loin levant le menton pour le détailler. Ce n'était rien de plus que le cadavre laissé par sa pupille, la discrétion n'allait pas être nécessaire visiblement ce soir.. Du moins concernant les morts qui seront semés sur le chemin.

"Quand ils sortent je saute sur la droite et toi sur la gauche, ils ne pourront pas fuir."


Elle avait dit cela de manière totalement naturel, étant à plusieurs mètres de hauteur, les deux se seraient cassés les jambes certainement à l'atterrissage. Elle avait alors omis le détail de son don qu'elle utiliserait afin d'amortir leurs chutes, les faisant atterrir en douceur presque, bien qu'il fallait une certaine agilité pour ne pas retomber sur les fesses, mais elle avait foi en sa pupille. Alors que son regard translucide scrutait la porte, plus exactement la poignée avec attention, elle parlait doucement en reprenant après avoir remarqué la tête étrange de l'anomalie qui ne comprenait pas ce plan qui semblait à un simple suicide collectif.

"On en a des choses à se raconter ma jolie... Mais fait moi confiance ce soir, tu te souviens les Mages dont je t'ai parlé, j'ai moi même un de ces dons, car entièrement dévouée à Amisgal. Tu as du tomber sur mes livres... C'est pour cela que je te disais comprendre ce que tu vivais, n'ayant moi aussi pas ma place ici."


Alors que ses mots laissèrent à la barmaid un sentiment de libération, se dévoilant entièrement à sa protégée en qui elle avait entièrement confiance, elle souriait paisiblement sous son masque. Cette soirée était des plus étrange, un mélange de vengeance, de protection et d'aveux, tous cela sans une goute d'alcool. Elle avait attrapé au creux de ses mains une dague de chaque côtés, n'attendant plus que le moment idéal pour bondir sur les lièvres à chasser. Alors que la éclairait faiblement les deux femmes, la poignet bougea enfin, s'assurant alors que ce soit bien leurs cibles, la noiraude plissa son regard en constatant qu'elles pouvaient enfin passer à l'assaut quand elle aperçut les deux silhouettes tant attendues.

Ni une ni deux, la jeune femme s'appuya d'une main, la dague laissant résonner un léger bruit métallique a contact des briques, avant de se laisser basculer devant l'un des nouveaux arrivant, bloquant un accès en atterrissant avec souplesse, sa jambe droite tendue sur le côté avant de se redresser. Les vents vinrent alors porter sa pupille dans sa chute afin que celle ci s'occupe alors du second côté de la ruelle, faisant alors face au rat blondinet. Le jeu pouvait commencer...


"La ville ne se portera que mieux sans vous..."

La tête encapuchonnée se pencha sur le côté avant qu'une de ses dague ne s'échappe de ses doigts dans un geste vif, venant alors se planter entre les yeux du maigrichon, laissant le blondinet dans une incompréhension totale. Le bruit d'os qui venait de se briser sous le lancé porté en puissance par quelques vents, s'était enfoncé si profondément, que seul une partie du manche en ressortait, alors que le sang coulait lentement sur le regard déjà livide de sa victime, qui tomba face contre terre après quelques secondes, tel un pantin dont on venait de couper les fils. Le rat avait dégainé son épée, encerclé entre les donzelles il tenta de transpercer Aemy à plusieurs reprises, dans des gestes plus paniqués que précis. Alors que de l'autre côté, la furie avançait lentement après avoir récupéré sa dague qu'elle essuyait dans un coin de cape, son regard trop serein en disait long sur ce qu'elle voulait faire subir au dernier, au plus important des chien.



Thème de la furie

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Ophélia Narcisse
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Jeu 22 Fév - 20:19
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Profession : Cible mouvante pour Régisseur
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Après une brève initiation au plan d'approche, Aemy s'était retrouvée à se faire emmener sur une hauteur. Si le plan était de sauter, il laissait la pupille aussi circonspecte que choquée. Non pas qu'elle avait cru que sa maîtresse voulait l'envoyer au suicide ... mais la bâtisse s'allongeait sans doute dans les huit mètres de hauteur, si sa nuque ne se briserait pas, alors, ce serait ses chevilles qui en auraient le privilège. Tout ce qu'elle fit fut de rediriger son regard grand ouvert vers sa protectrice en déguisement. Ses yeux s'arrondirent plus encore lorsqu'elle lui avoua enfin qu'elle était une enfant des Architectes. Même si elle avait prit soin de lui préciser que la magie existait, c'était comme un conte qui devenait réel pour la jeune fille aux yeux vairons. Cela levait pour de bon le voile sur la magnanimité improbable de la tenancière envers elle. Et aussi, même si cela avait moins d'importance, la manière dont elle s'était sentie soulever à sa première entrée dans l'Alizé. Alors, docilement et sans poser de questions, elle attendait, accroupie sur la toiture, que sorte le chacal. 

Et l'heure vint plus tôt que prévu. L'enflure sortit du bâtiment, son camarade à sa suite. Alors, et avec un peu d'hésitation, prenant en considération sa grande peur de mourir, l'anomalie suivit sa maîtresse dans sa chute. Elle abandonna son pas au vide, laissant son corps choir avec les yeux refermés. Mais elle était si légère, c'était comme si le vent la faisait planer sur ses échos, ses chuchotis. Même dans la nuit noire, elle pouvait presque distinguer les traits argentés qui venaient encercler ses membres, virevoltant comme des volutes pour la maintenir en l'air. La pupille se sentait voler, tombant doucement sur le sol, elle eut de la peine à se rattraper. Lorsqu'elle s'était remise sur pieds, le camarade du blondinet était déjà à terre, dague fichée dans son front. Sa mère était bien efficace pour une simple dame de comptoir, la démonstration révélait clairement quel métier entre barmaid et assassine était le substitut de l'autre. Exceller à la séduction et au meurtre peut s'avérer bien pratique. La pupille s'était amusée à exploiter les deux durant son séjour à Cerka. 

Cependant, lorsqu'elle reprit son équilibre, elle vit également le blondinet qui s'était approchée, épée en main. Ce badaud avait laissé son fusil à l'intérieur, son service devait s'être terminé. Toujours était-il qu'Aemy n'avait aucune idée de comment se battre, tout ce qu'elle faisait était reculer devant la lame qui sifflait trop près de sa peau. Il avait beau être arrogant, il maniait mieux l'art martial qu'elle. La pupille n'avait jamais échangé de passes, ni même eu à esquiver, elle avait toujours tué par surprise, ne révélant sa personnalité meurtrière qu'au moment fatidique où sa miséricorde devait trancher la peau. Elle courait donc, essayant de s'échapper aux entailles du milicien qui se faisaient bien trop proches. Eventuellement, sa fuite pris son terme. Un coup latéral dans la cheville lui fit perdre l'équilibre et l'emmena au sol, alors que le moucheron s'approchait.

T'es finie, gamine !


La vision de la mort revint la frapper, et, dans un réflexe tenant plus de l'instinct de survie que la maîtrise martiale, elle tendit son poignet et en déroula vite le mécanisme. Le carreau s'envola avant que son sang ne coule, l'arme acérée tomba au sol en un lourd fracas alors que la munition s'était plantée juste en dessous du nez, dans le bec du putois. Avec des reniflements évoquant ceux d'un goret, celui-ci s'écroula sur le côté, un filet de sang coulant du bois incrustée dans la chair. Se relevant à quatre pattes, Aemy vint délester le macchabé de sa recharge, la réincrustant dans la fente de son arme à poing. Elle sortit ensuite sa miséricorde et commença à la planter à plusieurs reprises dans le torse du salopard, déjà mort. 

Mais, dans le bout de la ruelle, des pas se faisaient retentir. Si ces deux troufions avaient fini leur service, c'est que la relève se devait d'arriver. Et c'est ce qu'elle fit. Les échos des conversations étaient encore lointaines, mais il n'y avait que peu de temps, le cadavre le moins frais se trouvait dans leur direction. L'obscurité rendait le tout difficile à distinguer, mais cette vision se révélerait à eux bien assez tôt. La pupille se releva donc en vitesse avant de courir vers sa maîtresse, l'attrapant soudainement par les épaules.

Il y en a plus qui arrive ! Vous devez vous en aller, madame !


Elle gardait sa voix aussi basse que possible, pour ne pas que ses vibrations ne se fassent écho dans les ruelles. Dans son ton, bien que gardé aussi bas que possible, se reflétait d'aigus suppliques qui ne faisaient qu'appuyer la nécessité du départ de Kelmina. Elle avait l'habitude des miliciens de Daenastre, désormais, elle connaissait les risques qu'il y avait à rester trop longtemps au même endroit. Sans mentionner le Régisseur. Elle se résolut donc à tout dire en vitesse à sa bien aimée protectrice.

Ce qu'on a fait va se faire remarquer, et les maisons proches vont être fouillées. Si jamais l'Alizé aussi se trouve sur leur liste, ils me trouveront plus rapidement que prévu, et en plein jour cette fois ! Je ne veux pas que vous vous mettiez en danger pour moi, et je ne veux pas être un fardeau pour vous. 


Elle allait continuer, mais pris une brève halte, se mordant le côté gauche de sa lange avec ses gencives. La jeune fille avait envie de pleurer, rien qu'en s'apprêtant à dire ces prochains mots. Mais elle savait ce qui devait être fait pour que sa maîtresse soit en sécurité pour un temps. Elle ravala sa tristesse, plongeant un regard humide dans celui de Kelmina.

Je veux vous dire que je m'en vais, j'ai découvert des choses sur moi, plein de choses. Mais j'ai tant d'autres à faire d'abord ... c'est ... c'est ... essentiel, pour moi, comme pour vous. Juste le temps que je me fasse oublier. 


Elle plongea la main dans sa poche, dénichant la boite en bois qui renfermait son présent. Aemy le lui glissa entre les doigts, au milieu d'une affectueuse étreinte. 

C'est pour vous ... mais ne l'utilisez pas trop souvent, sinon vous aurez des migraines. Utilisez la lorsque ... je vous manquerai. D'accord ?


Et elle pencha la tête sur son épaule, dessinant un doux sourire sur ses lèvres, fermant avec délicatesse ses paupières l'une sur l'autre, faisant tomber au passage une larme d'entre ses cils. Ce ne fut que d'une voix tremblante qu'elle donna son premier ordre à sa maîtresse.

Allez vous-en, maintenant ... ils se rapprochent !


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Kelmina Dirhaël
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Ven 23 Fév - 21:35
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Profession : Gérante d'un Pub / Informatrice / Assassine
My'trän +2 ~ Mistral
La scène pour les deux cadavres qui jonchaient à présent le sol terreux d'une ruelle plus sombre encore par ses évènements, avait été rapide et surprenante, voyant alors atterrir les deux silhouettes féminines de part et d'autres, tel des anges vengeresses aux lames aiguisées et aux regards aussi glacial qu'un lac endormi. L'une d'elle n'avait d'ailleurs pas laissé beaucoup de temps au plus petit des deux énergumènes avant de plonger sa vision dans une noirceur éternel, d'un coup mortel porté entre les deux yeux. Le second avait vu  une lueur d'espoir alors que son adversaire semblait moins à l'aise à esquiver les coups de lame,  forte heureusement d'ailleurs qu'il n'eut pas une de ces armes à feu démoniaque qui aurait pu ôter la vie précieuse de l'enfant qui n'en était pas, en une fraction de seconde. Finalement il avait perris au même titre que le précédant, face contre le sol après avoir étouffer un gargouillis sanglant alors qu'une flèche s'était enfoncé dans sa trachée directement par l'entrée. Son regard se leva et avant que ses genoux ne touchèrent le sol, il s'éffondra en lâchant son arme.

La barmaid venait de tendre sa main en direction du nouveau achevé, avec pour but de lui envoyer la dague se planter dans son crâne d'oeuf, surtout quand elle le vit s'en prendre à sa fille, qui avait eu visiblement de la peine à se défendre. Mais son coup portée fût efficace, bien que tardif aux yeux de l'assassine expérimentée, qui s'appliquait à ne jamais laisser sa proie s'approcher de trop près. Dans tout les cas, la sombre tâche venait d'être bouclée, alors se résigna à ranger sa dague dans l'une des sangles qui se tenait dans son bas du dos, couverte par sa grande cape noire. Son regard cristallin se posa sur Aemy, s'assurant que tout aille bien avant de laisser paraitre un fin sourire, dans de petites rides qui venaient poindre au coin de ses yeux.

Elle s'apprêtait à échanger quelques banalités, mais surtout à l'emporter avec elle dans une soirée des plus calme suite à cette violence nécessaire, mais un bruit résonna au loin, plusieurs même. Au son des pas qui s'approchaient, des voix se faisaient alors entendre, des voix qui se dirigeaient vers leurs ruelles, mais surtout vers les refroidis qui baignaient dans le sang encore chaud de ce massacre. La tête de la noiraude se redressa, tel une biche aux aguets qui avait entendu les premiers chasseurs, puis son visage se tourna vers sa pupille, entendant ses mots, son regard se fronça, se déforma même, dans une peine visible.

Elle s'apprêtait à s'y opposer, mais alors qu'elle allait ouvrir la bouche, dans sa tête tout devint clair et le cheminement à suivre ne pouvait être différent... Les recherches à son égard ne faisaient qu'augmenter, plus un jour ne passait sans que la noiraude n'entende parler de l'évadée d'asile qu'elle cachait, plus un jour ne passait sans que les rumeurs ne se déformaient d'avantages, mais surtout les miliciens se faisaient de plus en plus nombreux. Elle savait pertinemment que ces trois cadavres allaient réveiller quelque chose qui feraient bouger cette ville, tel une ombre qui allait se rependre lentement à la recherche du responsable mais surtout, à trouver un responsable, qui de mieux que la jeune évadée.  Ses poings se serrèrent si fort, que ses ongles vinrent déchirer la peau de sa paume alors que ses dents grincèrent presque tant la colère de voir sa protégée attrapée l'envahissait, faisant bouillonner son sang.


"On aurait pu trouver une solution..."

Elle le voulait, la cacher encore, la garder à ses côtés, s'en était devenu presque égoiste de sa part... Mais la pupille avait des raisons personnelles de s'en aller, aussi ne pouvait elle pas la garder enfermer avec elle éternellement et ce jour devait arriver. Sa tête se baissa alors pour remplacer cette colère par un masque de tristesse, mais de consentement car elle ne pouvait faire autrement. Sa main se vit offert un petit coffret de bois qu'elle ensserra doucement avant d'attirer la jeune fille dans ses bras, les refermant autour d'elle avec autant de tendresse que de force. Son visage se crispa dans une grimace de douleur, mais aucune douleur qui ne pouvait se voir, uniquement un coeur qui se serrait dans sa poitrine, une boule se nouant au sein de son ventre. La gorge sèche, elle articula en attrapant le visage de la jeune femme entre ses mains pour la regarder dans les yeux un instant, ayant rangé précieusement le présent dans une poche arrière.

"Fais attention à toi je t'en supplie... Mais surtout, reviens moi ma jolie, ma fille."

Un fin sourire se dessina sur son visage alors que seul son regard brillant ne pouvait être aperçu, puis elle se détacha d'elle, attrapant le collier qu'elle avait autour du coup pour le lui passer sans lui demander son avis. Ainsi la petite sphère de verre en pendentif, qui enfermait une plume aussi ébène que la chevelure de la mage, seul souvenir de ses parents, changea de propriétaire pour la première fois. C'était un moyen de dire à la jeune femme, de tenir sa promesse mais aussi de s'assurer qu'elle ne l'oublie pas. Alors que les voix s'approchèrent, la barmaid posa un dernier baiser sur le front de sa protégée libérée, ou plutôt lâchée dans l'arène, avant de reculer, sa silhouette se fondant dans l'ombre du bâtiment avant de disparaitre.

D'un bond agile elle avait reprit de la hauteur, disparaissant de la ruelle sans un bruit, alors que son regard se posa une dernière fois sur Aemy qu'elle apercevait plus loin. Un sourire accompagné d'une larme qui vint s'écraser au sol, puis elle s'en alla rejoindre son Pub sans un mot, se cloitrant dans le silence après avoir laissé échappé un murmure qui si vit emporter pas les vents en direction de l'anomalie.

"Que les vents d'Amisgal toujours te protègent... Je t'aime"


C'est alors dans un Pub sans vie, que la noiraude se noya dans ses bouteilles, au rythme d'une mélodie aussi douce que mélancolique, qui tournait en boucle au coin de son comptoir, s'échappant du plus précieux des présent à lui en donner migraine...



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Ophélia Narcisse
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Ven 23 Fév - 23:58
Irys : 1517835
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Lorsque Kelmina l'avait laissé seule comme une idiote au milieu de l'allée, la pupille en avait presque eu des regrets. Elle n'avait vraiment pas envie de la quitter, mais pour une fois que sa raison se manifestait, elle ne devrait pas se montrer ingrate à son égard. Elle garda simplement sa posture immobile de longues secondes durant, pendant lesquelles, elle laissa couler les larmes qu'elle n'avait pas voulu que sa protectrice voit. C'est qu'elle la connaissait, la gérante aurait été capable de s'attendrir de trop, et aurait voulu essayer d'éliminer les miliciens ... hé, étrange chose pour une jeune fille d'ordinaire si impulsive de réfléchir autant à ses actes. A croire que les causes ne font qu'amonceler les vertus de l'âme, et les personnes en font briller les plus beaux traits, pourvu qu'elles en valent la peine. La gorge serrée, et comme une réponse silencieuse qu'elle espérait que les vents ne portent, elle murmura, gratitude et tristesse dans la voix.

Je vous reviendrai ... mère.


C'était la première fois qu'elle l'appelait ainsi. Mais jamais une seconde n'avait elle cessé de la considérer de la sorte, alors, pourquoi devait-elle s'en rendre compte à l'instant où elle ne la reverrait plus ? Tout ce qu'il restait désormais à faire, c'était s'en aller, n'est-ce pas ? Elle était là, se tenait au milieu des pavés, et n'avait jamais eu autant envie de rentrer à l'Alizé. Mais elle ne pouvait pas, surtout pas. C'était plus qu'une résolution, c'était une promesse, le serment de ne revenir à sa mère que lorsqu'elle aurait complètement endossé son manteau d'humanité, et qu'enfin, elle ne pourrait jamais s'en débarrasser. Elle avait besoin de temps, elle aussi, de temps pour réfléchir, du temps pour connaître le sens d'une mort, alors qu'elle surplombait trois cadavres, fraichement découpés. Le goût du sang s'en était vraiment allé, même ce denier meurtre qui aurait du être euphorique pour elle, s'était révélé être plus un fardeau qu'autre chose. 


Aemy en avait marre de tuer, en y réfléchissant, cela ne l'avait amené à rien. Pourtant, elle recommencerait, car elle savait qu'elle serait parfois contrainte à faire des choses qui n'auraient rien à voir avec l'hédonisme. Et pour cette simple raison, elle tuerait à nouveau, et en abondance. Si cela lui permettrait de mieux vivre, de mieux servir, alors, elle massacrerait sans honte, ni plaisir aucun, simplement par sens du devoir, simplement par redevance envers sa mère. Son excursion à my'tran n'avait que cet unique but. Perdre la folie, perdre la faiblesse, endurcir son esprit et gagner en maturité, et lorsqu'elle reviendrait, rien ne pourrait plus faire entrave à sa vie avec la gérante de l'Alizé. Pas même ces quelques gardes qui se redirigeaient maintenant sur elle. 


Ils l'avaient vu désormais, la faible lumière des lanternes leur était favorable. Alors, posant la paume contre une vitre voisine, l'anomalie se laissa prendre par le camouflage transparent qui vint la recouvrir toute entière. Elle était presque invisible, indicible lorsqu'elle s'écartait des sources lumineuses, les soldats ne savaient pas où braquer. Et elle, dans les ombres, elle observait. Elle en avait tué deux, pouvait-elle se permettre un dernier écart avant de partir ? Après tout, c'est l'action de ces moucherons qui a fait que les deux femmes durent se quitter en urgence. Et Aemy détestait que l'on la presse dans de tels moments de sincérité, encore plus lorsqu'il s'agissait de Kelmina. Braquant son bras gauche, alors qu'elle portait encore son apparat de transparence, elle tira un carreau qui vint se ficher dans la pommette d'un des gardes du régiment de trois. Promptement, la meurtrière se redirigea vers un second vitrail pour maintenir son déguisement. 


Le duo restant soulevait leur camarade, essayant de maintenir la vie dans son corps. L'un bougeait son corps inanimé, lui chuchotant de vaines paroles, tandis que l'autre maintenait haut sa lanterne. La pupille longea les murs, effleurant chaque vitre qui se trouvait à sa portée. Elle avait remis un autre carreau en place, cachée derrière une cage d'escalier. Il lui restait une dizaine de secondes avant que son camouflage ne s'affaisse complètement, la vitesse était de rigueur. D'un geste du pouce, elle activa à nouveau le fil de son arbalète qui fit voler le carreau, lui faisant terminer sa course dans la hanche du garde debout. L'autre mira la direction vers laquelle le bruit avait retenti, mais les ténèbres offraient un couvert parfait à la meurtrière. Elle se glissa sur le côté alors que la tête du milicien s'affolait pour trouver cette menace obscure. Il la trouva finalement, lorsqu'elle lui glissa une lame sous la gorge. Le sang coula à flot, alors que l'autre troufion se tordait de douleur avec des hurlements qui devaient avoir réveillé beaucoup de monde aux alentours. 

Les lumières commençaient à s'allumer dans les bâtisses, éclairant maigrement les ombres des rues. Alors, sans plus attendre, la rancunière termina d'achever sa petite vengeance, lui enfonçant son poignard dans le bas menton, avant de balancer sa tête au sol comme l'on balance une ordure. 

Désolée, mère. C'est égoïste de ne pas vous en avoir laissé. 


La plaisanterie était de très mauvais goût, d'autant plus qu'elle avait une fois encore agi par simple caprice. Mais elle ne voulait laisser aucune indication sur le fait qu'elle ne soit une anomalie. Le moins d'indice était le mieux, et il n'y avait désormais plus aucune âme en vie pour raconter quoi que ce soit. Alors, rasant de nouveau les murs, se dirigeant vers la sortie de la ville, elle entendit un sobre murmure dans l'air. Elle esquissa un sourire, ravalant un rire touchant. Sa mère devait devait déjà être en train de traficoter avec sa petite boite à musique, malgré les avertissements donnés. Elle laissa alors sa voix retentir en un murmure, sans espoir qu'elle ne revienne à sa gérante bien aimée, tâtant le précieux médaillon qu'elle lui avait offert.


Je vous aime aussi, mère, aujourd'hui, comme demain.


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