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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Rathram
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 Un vol minutieux

Laura L. Greyson
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Mer 21 Fév - 7:53
Irys : 469137
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria (homme)
ϑϑϑϑ Un vol minutieux

Le 15 janvier 933, à Cerka

ϑϑϑϑ Elle pose ses couverts sur la table et s'essuie les lèvres avec le bout de tissus disposée à son attention. Laura regarde l'assiette vide de son déjeuner avec une certaine sérénité. Il faut dire que cela fait du bien de manger après avoir passé la matinée à visiter toute la ville. Au demeurant c'était une bonne découverte que la capitale de Rathram. Elle avait refusé de prendre une voiture cette fois, préférant les rues et la marche à laquelle elle ne s'adonnait après tout pas si souvent près de chez elle. On voyait les choses différemment lorsqu'on se déplaçait à pied. La ville paraissait plus grande, plus étendue ainsi. Les points d'attention dont le majordome de miss Kane lui avait parlé avait tenu leur promesse jusqu'à cette auberge où elle avait pu prendre une collation suffisante pour le repas du midi.

ϑϑϑϑ Elle se leva et paya avant de reprendre sa marche. Il y avait dans les beaux quartiers un salon de thé où elle pourrait peut être prendre un gouter et tenter de discuter avec quelques personnes de bonne compagnie de la région. Enfin, au moins était-ce le plan initiale avant qu'une affiche prêt d'un bar n'attire son attention. Un meilleur moyen de rencontrer des personnes et surtout, de tisser des relations dans le milieux des aéronefs, surtout qu'elle était à peu près sûre de pouvoir aider ce capitaine si pressé. Un simple concours de circonstances, qu'elle devait s'empresser de tourner à son avantage.

ϑϑϑϑ Cette fois, hors de question de se balader à la dérive. Elle s'arrêta et emprunta une voiture pour la mener du côté des docks d'aéronefs. Ce n'était pas compliqué de trouver son chemin ensuite, mais l'endroit était plutôt agité, et Laura aurait détesté faire partir de ces gêneurs incapables de voir quand il y avait trop de travail pour répondre à des questions.

ϑϑϑϑ Elle se faufile, prend son mal en patience en voyant les hommes qui ploient sous les caisses qu'ils transportent. Laisse les hommes trop pressés passer, regarde les plans et les registres pour trouver l'homme qu'elle cherche. Au bout de plusieurs dizaines de minutes, elle arrive enfin devant l'aéronef qu'elle cherche. Plutôt en bon état d'ailleurs. Le départ ne semble pas encore être à l'ordre du jour, même s'il ne va surement pas tarder. Il lui faut de l'avance si elle veut aller négocier la place si cher au capitaine de toute façon.
ϑϑϑϑ Excusez-moi vous êtes... Vous n'êtes pas d'ici. conclu-t-elle avec un sourire d'excuse pour sa méprise. Je cherche le capitaine de l'aéronef.
ϑϑϑϑ L'explication est donnée à un homme en uniforme dont la tenue irréprochable l'a d'abord mise en erreur. Elle ose un sourire à la fois amusé et gêné pour espérer qu'il lui pardonne. Lui aussi semble s'intéresser à cet aéronef devant lequel ils se trouvent maintenant ensemble, à quelques mètres à peine de ceux qui semblent être de l'équipage. Pourtant dans un premier temps, l'ingénieur porte toute son attention vers celui qu'elle a interpellé, à tord. Elle le voit dans son oeil que ce bâtiment n'est pas à lui, sans vraiment pouvoir l'expliquer. Mais n'a t elle pas dit qu'elle en profitait pour nouer de nouvelles connaissances?
ϑϑϑϑ Je suis Laura Greyson, je viens d'Alexandria. Et vous monsieur ?


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Tristan von Richter
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Mar 27 Fév - 14:01
Irys : 144973
Profession : Capitaine de l'Allégeance
Daënar +2 ~ Skingrad (homme)

Il parcourt de son oeil valide l'aeronef dans l'ombre duquel il se trouve. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est dubitatif. La rivalité entre l’aéronaval et la marine n'est pas nouvelle, il ne fait que la perpétuer. Comme il se doit! Le fait est que Tristan n'a que peu d'estime pour ceux qui se cachent parmi les nuages au lieu d'affronter la fureur des flots. Un constat qui vaut principalement pour les bâtiments militaires mais que le borgne élargi volontiers à la flotte civile. Il n'est pas question de jalousie. Simplement de dédain. Ceux qui servent à bord de ces engins volants sont, au mieux, des marins ratés...

Il glisse une clope entre ses lèvres et l'allume presque aussitôt d'un mouvement devenu machinal. Il se fige ensuite un instant après la première bouffée, guettant la réaction de son corps. Le traitement de la sorcière semble encore porter ses fruits. La douleur reviendra, il le sait. Mais pour l'instant elle est désarmée par la magie de la noiraude. D'une certaine façon, il espère presque qu'elle reviendra au plus vite. Ne serait-ce que pour revoir celle qui a impacté sa vie et repousser sa mort? Il n'avouerait jamais une telle chose. Même pas à lui-même. Surtout pas à lui-même?

Une voix le dérange alors dans sa contemplation silencieuse mais chargée de critiques qu'il fait de vaisseau volant. Il tourne alors son œil vers une femme qui ne lui évoque rien sinon une curiosité polie. Il la détaille de haut en bas. Une civile... De la haute, visiblement. Que fait une aristocrate ici? La question, finalement, pourrait s'étendre au capitaine. Mais il sent pourtant nettement plus à sa place dans cet environnement dédié à l'aéronavale que cette inconnue. Inconnue qui, au passage, lui fait remarquer qu'il n'est pas du coin. Est-ce si évident?
"Et bien nous sommes deux..." répond-t-il simplement lorsqu'elle lui indique être à la recherche du capitaine. "Connaissant ces gens-là je suppose qu'il doit être en train de cuver dans la cale ou dans un bordel!"
Oui, ça l'irrite! L'idée d'apporter son aide à un capitaine concurrent - il ne peut s'empêcher de considérer ainsi ceux qui possèdent leurs propres vaisseaux - est déjà assez désagréable. Lui courir après, davantage encore. Mais le borgne est en permission. Et s'il souhaite pouvoir profiter de la quiétude de ses appartements et s'acheter les drogues lui permettant d'atteindre un paradis imaginaire, il lui faut de l'argent. Beaucoup d'argent. Et il est hors de question qu'il utilise les irys versé par l'Union. Cet argent ne sera pas sali par sa débauche! Toujours est-il que malgré ses réticences, la somme offerte pour ce contrat particulièrement simple est trop importante pour être ignorée!

Le noiraud espère un instant que la demoiselle va s'éloigner et qu'il échappera à une discussion qu'il juge déjà stérile. Et pourtant elle insiste et se présente comme les normes sociales l'exigent. Le rapport que Tristan entretient avec les autres se limite à un seul mot: autorité. Il ordonne, on lui obéit. Du moins est-ce ainsi à bord de l'Allégeance. Ici, dans le monde civil, tout le monde semble avoir la même importance. Tout le monde s'extirpe de la chaîne bien huilée du commandement et du rapport dominant-dominé. Ce concept est l'ennemi même de la discipline...
"Capitaine Tristan von Richter!" grommelle-t-il. "De Fort Feslberg!"
Il évoque son port d'attache avec une fierté évidente. Là-bas, les hommes et les femmes sont dignes de respect. Le borgne tire une nouvelle bouffée sur sa cigarette et reporte un instant son attention sur l'aéronef, cherchant davantage à fuir une conversation qu'à admirer un vaisseau qui lui évoque beaucoup de choses mais certainement pas du respect. Le fait est qu'il ne peut ignorer une possibilité qui commence sérieusement à le déranger.
"Pourquoi souhaitez-vous voir le capitaine?" lui demande-t-il finalement, suspicieux. "Est-ce que cela a un quelconque rapport avec ce fameux contrat?"
L'idée de partager la prime ne lui plaît guère. Et puis il imagine mal en quoi cette femme pourrait être d'une quelconque aide pour le capitaine de l'aeronef. S'agit-il d'une aristocrate qui s'ennuie? Est-elle à la recherche d'un événement susceptible de fuir le luxe de sa vie? Toujours est-il que Tristan ne peut s'empêcher d'envisager la possibilité qu'elle le devance. C'est que ces gens-là ont des relations. Même s'ils n'ont rien fait pour les mériter...
"Si c'est le cas alors soyez rassurée, Mademoiselle Greyson: je suis déjà sur le coup!" explique-t-il. "Et puis sans vouloir être impoli... cette mission n'est pas digne d'une personne comme vous! Dois-je faire venir une voiture pour vous raccompagner?"
Un compliment destiné à l'éloigner. Car au final il pense surtout que cette personne n'est pas digne de remplir une telle mission. S'il a bien quelque chose que Tristan déteste davantage que ces planqués de l'aéronavale, c'est la faune qui hante les salons de thé et se félicite de dominer le monde grâce à une richesse souvent bien mal acquise...
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Laura L. Greyson
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Jeu 12 Avr - 6:52
Irys : 469137
Profession : Ingénieure aéronautique
Daënar +2 ~ Alexandria (homme)
ϑϑϑϑ Est-ce qu'elle avait conscience d'à quel point elle allait déranger sa contemplation méprisante ? Laura ne pouvait pas le dire. Pire, elle ne s'en préoccupait pas réellement. L'inconfort qu'une simple phrase des plus polie pouvait provoquer était totalement incontrôlable. Et les choses incontrôlables étaient simplement à accepter aussi purement et simplement que les lois immuables de la mécanique ou les définitions mathématiques. Aussi passa-t-elle totalement outre la remarque de l'homme sur les habitudes de ces "gens-là" qu'elle prit tout d'abord pour de la mauvaise humeur. Elle s'était présentée, le forçant plus ou moins à faire de même. Refusant de se faire une idée complète du personnage sur une seule phrase, mais le couperet pourrait tombée bien plus vite que le capitaine n'allait s'y attendre.
ϑϑϑϑ Capitaine Tristan von Richter! De Fort Feslberg!
ϑϑϑϑ Enchantée, capitaine.
ϑϑϑϑ Militaire, marin et fier de l'être. Pas besoin d'être un expert en comportement humain pour le remarquer. Le sourire de l'ingénieure se tinte légèrement d'une ombre amusée alors qu'elle comprend toute la rivalité qui ressort dans les pensées de son interlocuteur. A Alexandria aussi se côtoie les marins des mers et de l'air. Dans les rues ou les cercles de jeu, il n'y a pas besoin de faire partie d'un monde ou de l'autre pour savoir à quel point, la fierté des uns rencontre toujours le mépris des autres. Il est tellement facile de gagné une partie de carte quand les deux parties sont en présence, elle s'en ait servi tellement de fois... elle ne les compte plus. Mais du coup, la présence de ce capitaine l'intrigue. Souhaite-t-il vraiment se mélanger de lui même à ce monde des airs qu'il rejette si visiblement ?
ϑϑϑϑ Pourquoi souhaitez-vous voir le capitaine? Est-ce que cela a un quelconque rapport avec ce fameux contrat? Si c'est le cas alors soyez rassurée, Mademoiselle Greyson: je suis déjà sur le coup.
ϑϑϑϑ Rassurée ? Le sourcil de l'ingénieure se soulève avec autant de doute que si on lui avait annoncé qu'Irydae allait se mettre à tombée à travers l'espace. Non, il n'y avait rien de rassurant là dedans Capitaine Richter. D'un côté, le fait que vous soyez marin avait suffisamment d'ignorances sous entendu et de supposés préjugés pour faire tourner trois fois le sang du capitaine pour lequel vous alliez remplir ladite mission. Deuxièmement, et cela passait peut être le plus mal auprès de Laura, insinué aussi maladroitement qu'elle était incapable et inutile parce qu'elle avait une poitrine et une robe plutôt qu'une paire et un pantalon. Et troisièmement, pourquoi est-ce qu'un homme bien sous tout rapport, Capitaine d'un bateau de l'armée avait besoin de cet argent exactement ? Soit c'était un homme vertueux qui s’apprêtait à faire quelque chose de vicieux, soit un homme vicieux sous des apparences respectables... dans les deux cas, c'était extrêmement intéressant.
ϑϑϑϑ Et puis sans vouloir être impoli... cette mission n'est pas digne d'une personne comme vous! Dois-je faire venir une voiture pour vous raccompagner?
ϑϑϑϑ Ne soyez pas ridicule, Capitaine. Si je suis venue jusqu'ici toute seule, ce n'est certainement pas pour qu'on m'appelle une voiture. C'est bien en relation avec le contrat cependant.
ϑϑϑϑ La réponse est faite sur un air presque frivole mais e regard bien ancré dans celui du Capitaine ne laisse pas vraiment de doute sur le fait qu'elle est tout à fait déterminée à continuer sur l'objectif qu'elle s'était lancée. Et toute autre tentative de l'en détourner serait de bien mauvais augure pour son vis à vis à l'oeil unique. Laura fait mine de réflchéir quelques instants en détournant le regard vers le navire à son tour puis revient à Tristan avec un sourire plus calme et énigmatique.
ϑϑϑϑ Mais... admettons que vous n'avez pas tord. Les personnes comme moi ne font pas souvent ce genre de contrat et je ne suis pas après la prime qu'il peut rapporter. Alors j'ai une proposition. Elle pesait ses mots comme elle aborderait une nouvelle idée avant d'être plus directe. M'est avis que vous n'avez aucune idée du temps dont cet aéronef a besoin pour être décharger, pas plus que de la quantité d'aéromagitlithe, d'huile dont il aura besoin d'être ravitaillé ou de simplement de l'impact d'une gouverne sur le tangage le roulis ou le lacet d'un de ces bâtiment. Mais votre présence donnerait il est vrai quelque légitimité à une entrée dans un port sans que j'ai besoin de prouver que je sais mieux que vous de quoi je parle. Alors pourquoi ne pas simplement rencontrer le capitaine ensemble ?
ϑϑϑϑ La provocation est flagrante, et dans les parole et dans l'intonation de la voix de Laura. Pourtant tout ceux qui observerait le couple ne pourrait rien voir dans les gestes ou la stature de la jeune femme. Elle ne voit pas pourquoi elle donnerait au capitaine ou à son équipage une raison trop simple de briser l'alliance qu'elle est en train de mettre sur pied. Et elle ne compte pas vraiment laisser le choix au Capitaine non plus. Elle lui tend donc ensuite la main avec un sourire en ajoutant quelques mots d'une voix plus douce et tentatrice.
ϑϑϑϑ Et vous pouvez même garder votre précieuse prime...


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Tristan von Richter
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Jeu 19 Avr - 12:19
Irys : 144973
Profession : Capitaine de l'Allégeance
Daënar +2 ~ Skingrad (homme)

La jeune emploie de précieux mots clefs qui ont l'avantage de rapidement dérider l'officier. Il observe la demoiselle en se demandant si elle cherche à se jouer de lui. Mais il ne parvient pas à trouver une trace évidente de duperie. Garder la prime? Elle sait lui parler. C'est précisément l'argent qui le mène en ces lieux et non le possible service rendu à la communauté. À ce niveau-là, il en fait bien assez tout au long de l'année. Et puis franchement... La marine aéroportée n'est qu'un vague simulacre de la vraie marine, celle qui navigue sur les indociles océans. Il se fiche pas mal de leurs petits soucis.

Et par conséquent, il est vrai qu'il ne sait que vaguement de quoi les aéronefs sont capables. Lors des grands exercices navales, il a de temps à autre du collaborer avec les capitaines de ces engins. Mais concrètement, il est plutôt inculte sur le sujet. La présence de cette femme serait donc un atout. Et elle permettrait indéniablement de gagner du temps. Ce qui signifie plus de temps libre pour dépenser la prime ou tout simplement pour savourer sa permission.

Et puis si elle se fiche de l'argent c'est qu'elle n'en a pas besoin. Ce qui indique probablement qu'elle appartient à une classe sociale élevée. Perspective déjà corroborée par sa tenue ou ses manières. Tristan n'a pas une grande estime des riches qui se pavanent dans les salons dorés et se contentent d'étaler une richesse dont ils ont souvent hérité. Quel est le mérite dans tout ceci? Toujours est-il que cette Laura est sur le terrain. Et donc, bien loin des lieux tant appréciés par la haute. Un signe évident qu'elle ne saurait être réduite au simple rôle de potiche recouverte d'or mais dénuée de courage...
"Mademoiselle Greyson, je crois que nous avons un accord!" approuve-t-il en serrant la main tendue de la bourge. "L'argent pour moi et les emmerdes pour vous! Ça me convient parfaitement!"
En fait c'est carrément inespéré. Car dans le fond, pendant qu'elle s'occupera de la logistique, il ne sera là qu'en tant que faire valoir. Son uniforme leur ouvrira des portes d'ordinaire fermées aux civils. Et elle, elle se chargera de tout ce qui est parfaitement inintéressant. Carburant, matériel, chargement ou déchargement... Ce que personne n'a envie de gérer, en somme. Finalement c'est une excellente chose que d'avoir rencontré cette étrange femme. Il était temps que la bonne étoile du capitaine se réveille enfin...

Pour changer, une violente quinte de toux vient perturber cet instant solennel et ravive l'image de Plumette au fond de son esprit. Elle est accompagnée d'une lueur d'espoir et d'une irritation profonde, un mélange inhabituel mais diablement efficace. Remarquant la tache de sang qui macule à présent son gant blanc, il se contente simplement de le retirer pour le glisser dans sa poche. La vie est trop courte. Et il ne compte pas finir la sienne dans des entrepôts. Une raison de plus pour s'activer!
"Bon!" reprend-t-il après s'être douloureusement raclé la gorge. "Il nous faut un débarcadère, donc! Suivez-moi!"
Trop habitué à être obéi pour songer une seule seconde que la demoiselle puisse refuser d'obtempérer, il se dirige immédiatement vers la première zone de déchargement et tape sur l'épaule d'un employé penché sur un manifeste. Il le toise alors d'un regard sévère et parfaitement travaillé, bombant le torse à la manière d'une personne qui sait ce qu'elle vaut, avant de daigner lui adresser la parole sur un ton dénué de la plus élémentaire des politesse.
"Toi! Je suis le Capitaine Tristan von Richter, commandant de l'Allégeance et éminent représentant de Fort-Felsberg!" annonce-t-il fièrement, mentant cependant quelque peu sur le dernier point. "Il nous faut un quai! Et il nous le faut maintenant!"
Il décoche un clin d'oeil à sa nouvelle associée-qui-n'a-pas-besoin-d'argent-et-c'est-tant-mieux, lui assurant par ce geste qu'ils sont sur la bonne voie. Il ne remarque ainsi pas l'air perplexe de l'employé qui se demande si c'est une plaisanterie ou si l'officier est sérieux. Ce dernier, quant à lui, se contente de reprendre en désignant du pouce Miss Greyson.
"Mon associée vous expliquera précisément le matériel dont nous aurons besoin et réglera les détails! Veillez à bien suivre ses instructions, je vous prie!"
Enfin, je vous prie... Façon de parler, hein! Mais ce qui est amusant avec le petit peuple, c'est qu'il suffit de le flatter un petit peu pour qu'il devienne tout de suite coopératif. Ils sont tels des chiens espérant la reconnaissance de leurs maîtres. Ce qui n'est pas dérangeant, en soi...
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