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Chroniques d'Irydaë
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 Le hasard fait bien les choses [terminé]

Aurore Seraphon
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Ven 16 Mar - 10:52
Irys : 1194113
Profession : Agriculture/Chasse
My'trän +2 ~ Khurmag


Gwen ne donne pas plus d’information à Aurore, le métier elle le connaissait déjà. La rouquine se contente d’hausser les épaules, si elle ne voulait rien dire, la my’tränne ne pouvait pas la forcer. Elle questionnera Ludwig sur le sujet, qui sait, peut-être qu’il y aura un élément à découvrir. Le groupe avait continué à avancer sagement, dans un silence brisé de temps en temps par quelques paroles. Allys semblait encore être désolée pour le train, alors que pour la jeune femme c’est déjà du passé. Elle ne tenait aucunement son amie responsable, après tout ne pouvait-elle pas imaginer les conséquences désastreuses que cela avait pu avoir sur elle. La prochaine fois, elle s’arrangerait pour dormir tout le long du trajet, comme ça plus de problèmes. Quoi qu’il en soit la conversation avait fini par reprendre le plus naturellement du monde, les sujets de conversation s’étaient poursuivis tranquillement. Les lieux à visiter, les endroits intéressants que la rouquine notait mentalement. Allys avait l’air d’avoir des connaissances sur la ville, ce qui fit sourire la my’tränne qui se fit la promesse de voyager un peu avec elle, de prendre le temps de prolonger cette amitié, de la confirmer. Gwen montra une partie de son atèle et l’élément fit stopper la rouquine dans ses mouvements, dans son rythme de marche. Elle aussi elle avait été blessée, comment ? Est-ce qu’un groupe c’est acharné sur elle aussi ? Les gens étaient fous ici. Après cette très légère pause, la my’tränne avait repris doucement sa marche, avisant à son tour le plâtre sur son bras droit.

- «  Un accident. » Fit-elle simplement « Un achat de fleur qui tourne mal… Je crois que suite à l’événement tragique du bal, tout le monde est un peu sur les dents » rajouta-t-elle tout aussi naturellement, sans aucune rancune dans sa voix.

Aure avait simplement haussé les épaules, comme pour indiquer que tout ceci n’avait plus la moindre importance. Elle allait très prochaine retrouver Ludwig et c’est un véritable petit vent d’angoisse qui agitait la rouquine. Que devait-elle lui dire, qu’allait-il penser, était-il encore en mesure de l’apprécier comme il avait semblé le faire ou bien… Tout ceci n’avait été que le fantasme de son imagination, un lien unique a duré limité le temps de sortir de cette histoire sordide d’enlèvement et de torture ? Sa moue avait dû se renfermer, pensive, elle ne savait plus réellement si tout ceci était une bonne idée, mais il était bien trop tard pour reculer maintenant. Ses deux perles émeraude avaient fini par abandonner la contemplation du sol pour observer les alentours et les quartiers à présent plus bourgeois. C’était d’ailleurs déstabilisant pour elle, légèrement déroutant, chez elle, il n’y avait pas se déséquilibre de richesse ou bien ne l’avait simplement jamais remarqué, trop habitué à le voir. Ici, s’était un peu comme-ci il y avait une ligne imaginaire sur le sol, là vous êtes riches, là vous êtes pauvres. L’idée n’était pas agréable, vraiment pas.

- «  Ca a toujours été comme ça ? » questionna-t-elle finalement «  Cette différence vis-à-vis de l’argent je veux dire, c’est toujours aussi visible ? »

C’était perturbant, pour celle qui avait l’habitude de troquer, de proposer des échanges équilibrés. Les Irys n’avaient absolument pas de valeur à ses yeux, ou pas autant que ce que ça semblait être ici. Cela signifiait que bien plus que découvrir les choses, elle allait devoir faire preuve d’une capacité d’adaptation digne des plus grands survivants d’Irydaë.

- «  Nous sommes bientôt arrivés ? » rajouta-t-elle rapidement une pointe d’impatience dans la voix « Allys, tu restes encore longtemps dans la ville, ou tu comptes repartir rapidement ? »

Maintenant qu’elle avait trouvé sa sœur, peut-être voudrait-elle rester encore un peu ? Mais où allait-elle loger ? Et si tout ne se passait pas bien, Aurore pourrait-elle la retrouver pour la prévenir qu’elle repartait chez elle, en my’trä.




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Aurore s'exprime en #ff9999
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Allys Terasu
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Ven 16 Mar - 15:31
Irys : 946406
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Les affaires concernant Ludwig Strass n'intéressaient pas vraiment Allys. Bien qu'elle eut travaillé pour lui, hors aspect professionnel, elle se moquait pas mal d'en savoir plus. Que Aurore ait un bon mot au sujet de la blonde platine pourrait lui ouvrir d'autre projets forcements rémunérés et sans doute quelques portes ouvertes de plus à sa renommée grandissante, mais Allys se moquait pas mal de tout cela. Elle ne courrait pas spécialement pour l'argent ou la reconnaissance. Elle était connue parce qu'elle obtenu le diplôme haut la main et très jeune et qu'elle était d'ailleurs très douée. A vrai dire, la mécanique était une passion, pas vraiment un gagne pain dans l'esprit de l'ingénieuse capable d'inventer un objet lui permettant de créer des irys à faire pâlir d'envie et de jalousie n'importe qui en Daënastre.

En revanche, la suite était bien peu plus digne d'intérêt même si encore une fois Gwen cherchait à en dire le moins possible. Cependant, elle mit en avance son poignet blessé. Le mode de vie de casse-cou était visiblement de famille, ou la malchance, au choix. Allys arborait elle aussi quelques cicatrices peu enviables. Ses prothèses étaient toutefois masquées sous ses vêtements et elle portait de longs gants pour épargner son amie mage, mais on pouvait deviner que l'une de ses jambes était particulière à sa démarche légèrement boiteuse bien qu'assurée. Une large cicatrice lui barrait la joue depuis le drame en Zochlom, c'était bien peu cher payé pour avoir faillis y passer à cause de ces illusions bien trop réelles... Quant au reste, elle avait quelques bleus et griffures récoltées lors de son sauvetage récent. Le reste de son corps était un vaste puzzle recomposé depuis quelques années mais les marques qu'elle en avait gardées depuis étaient visibles que de près et à part Hex, personne ne risquait de les voir.


« Eh bien, on dirait qu'on a tous pris du repos forcé ces derniers temps. »

Se contenta de constater Allys. Elle voyait bien que sa demi-sœur faisait déjà de gros efforts, inutile de l’embarrasser davantage. Le sujet changeait d'ailleurs en faveur des deux amies.

« Qu’avez vous fait à Rathram qui vous vaille autant d’ennui ? »
«  Un accident. Un achat de fleur qui tourne mal… Je crois que suite à l’événement tragique du bal, tout le monde est un peu sur les dents »

Allys hocha doucement la tête. Les terroristes avaient très bien œuvré. Depuis le drame tout le monde était à cran. Les tensions entre les peuples s'étaient élargies au lieu de s'apaiser comme ils avaient osé espérer avec cet événement grandiose. Ce n'était pas vraiment étonnant... Mais Allys aurait préférer épargner à son amie un tel traitement. Mais soit, on ne peut pas changer le passer.

Aurore paraissait perturbée, troublée même et cela n'avait rien à voir avec ce quel qualifiait accident. Plus elle avançait vers Ludwig, plus elle était nerveuse. Allys connaissait ce genre de sentiment. Avançant un peu plus rapidement, elle se plaça aux côtés de son amie et lui serra doucement la main, plongeant son regard dans le sien, qui se voulait le plus rassurant possible. A défaut de ne pouvoir influer sur ses pensées négatives et le fait qu'elle se sente perdue, Allys pouvait au moins lui témoigner son soutien.


«  Ça a toujours été comme ça ? Cette différence vis-à-vis de l’argent je veux dire, c’est toujours aussi visible ? »

Allys haussa les épaules mais elle prit le temps de réfléchir à la question. Avec ses nombreux voyages un peu partout sur le continent, elle avait pu voir de tout. Des villes florissantes de richesses, d'autres plus modestes mais pleines de vies ou encore celles comme ici possédant des limites dérangeantes. La campagne avait, elle, des côtés plus plaisant. On y était plus sujets aux risques de la nature, mais la vie était plus simple, un peu plus comme celle qu'elle pensait être à My'tra.

« Non. Ce n'est pas pareil partout. A Cerka, les différences sont moins visibles par exemple. C'est un peu comme partout je pense, ça dépend du nombre d'habitants, les coutumes des régions, leur histoire... C'est vrai que l'on accorde plus d'importance à l'argent que chez toi mais c'est notre manière de faire du troc. Après, je vois les choses sous un angle différents, quand je vivais en Zochlom tout avait de l'importance, autant l'argent que le troc... Mais sachant que le commerce humain avait sa place... Ce n'est peut être pas plus mal de se cantonner à l'argent finalement. »

Aussi cruel que la différence entre les riches et pauvres puisse être aux yeux de son amie mage, le commerce d'humain était le travers le plus abjecte selon Allys. Elle préférait mille fois vivre difficilement dans les rues et gagner son pain à la dure ou malhonnêtement plutôt qu'une vie d'esclave. Rien que d'y penser, le visage de la jeune femme s’assombrit.

Heureusement, elle fut tirée de ses mauvaises pensées par son amie. Celle-ci se demandait ce que la blonde avait prévu, maintenant qu'elle avait trouver la personne qu'elle cherchait. La question n'était pas idiote. Allys avait prévu des affaires pour quelques jours au moins, le temps de retrouver la trace ou au moins un indice sur sa famille manquante, mais puisqu'elle l'avait déjà sous ses yeux, il fallait voir plus loin.


« Je vais rester. Je n'ai pas fait tout ce chemin pour juste dire bonjour. Ça serait absurde.  » Elle jeta un regard vers Gwen. « Je ne te forcerai à rien, mais si jamais tu veux qu'on fasse plus ample connaissance, je resterai ici quelques temps. Quelques semaines, au moins. Si l'envie vous viens à l'une de vous de me voir, je pense prendre une chambre à l'auberge qui se trouve à quelques rues d'ici. Et pour le travail, ne t'en fais pas Aure, j'ai toujours largement à faire. »

Après une entrée fracassante en la matière, Allys prenait la décision de se montrer présente sans pour autant s'imposer. Elle avait fait un pas vers sa sœur, ma foi fort gigantesque, trop même, et ce n'était plus à la jeune femme d'aller plus loin pour l'instant. A Gwen de décider si oui ou non elle estimait qu'avoir une sœur n'était pas de trop.



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Gwen Feien
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Sam 17 Mar - 15:48
Irys : 1491867
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Je ne peux pas lui en vouloir de ne pas entrer dans les détails, je n’ai fait que ça jusqu’à présent. Et je n’ai aucun mal à imaginer les tensions dont elle parle, j’ai été bien trop souvent à mon goût confrontée à elles et bien avant ce coup retentissant de l’exposition universelle. Allys aussi, au moins pour celui de Zuhause. On fait une belle bande de bras cassé ! Façon de parler.

Le sujet de conversation dérive une nouvelle fois comme cela arrive souvent quand on discute assez longtemps avec des gens. Ce qui ne m’arrive pas forcément tous les jours. Encore une fois, je laisse ma demi-sœur répondre à ma place. C’est vrai qu’on voit clairement la différence entre le quartier pauvre et riche mais c’est moins pire qu’à Ankar. Du moins je trouve, bien que pour être honnête je n’aime pas du tout cette ville ni cette région.

Hmm, je ne peux qu’être d’accord avec les derniers propos de la mécanicienne. Voler la liberté aux gens, quelque soit la taille de la prison, est la pire chose qui puisse être faite à un être vivant et conscient. Un larcin que je ne m’amuserais jamais à faire. Quant aux inégalités pauvres, riches, je n’ai rien à ajouter. Ce n’est pas toujours ces derniers qui sont le plus heureux. Il n’y a qu’à aller à un bal de bonne société pour s’en rendre compte.

« Une bonne vingtaine de minute encore je pense. »

Je fais fi de son impatience. Nous n’irons pas plus vite que nos pieds à moins de prendre une voiture. Et on avance déjà à bonne allure, j’y peux rien si M.Strauss a sa maison en bordure de ville. C’est sûrement plus agréable d’avoir les champs dans le voisinage et surtout moins indiscret que d’autres voisins.

« Je ne te forcerai à rien, mais si jamais tu veux qu'on fasse plus ample connaissance, je resterai ici quelques temps. Quelques semaines, au moins. Si l'envie vous viens à l'une de vous de me voir, je pense prendre une chambre à l'auberge qui se trouve à quelques rues d'ici. Et pour le travail, ne t'en fais pas Aure, j'ai toujours largement à faire. »

C’est gentil ? Je suppose. Je peux difficilement nier qu’elle fait des efforts pour ne pas s’imposer, maintenant. J’avoue ne pas trop savoir quoi faire. Je n’ai rien de prévu non plus pour l’instant et je compte rester dans le coin pour éventuellement récolter mon service ou une mission de M.Strauss, selon comment se déroule leur retrouvaille. Il faut au moins que je leur donne un point de contact. Le hasard n’a pas poussé la blague jusqu’à nous faire loger au même endroit.

« Je vais rester dans le coin probablement aussi. À l’auberge du Dock à Dais, c’est à l’est juste sur la rive. »

L’établissement n’est ni huppé ni une ruine, ça va parfaitement pour mon budget et mon confort. Et la sécurité de mon équipement, je ne me promène pas toute la journée avec mon attirail. C’est qu’il commence à être lourd et encombrant, entre mon deltaplane, mes grappins, les petites créations de Sanaë etc.… Des objets utiles mais pas en toutes circonstances.

Voilà, je ne sais pas trop quoi dire d’autre. Je ne suis pas du genre à flâner dans les rues pour rien ou s’asseoir et papoter dans un salon de thé. Avec Edward et Lucy je n’ai pas besoin de réfléchir mais il faut dire que je les ai vu grandir, je les connais. J’en reviens toujours au fait que ce n’est qu’une inconnue pour moi.




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Gwen parle en #0033ff
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Aurore Seraphon
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Sam 17 Mar - 16:30
Irys : 1194113
Profession : Agriculture/Chasse
My'trän +2 ~ Khurmag


Vingt minutes encore, ça devait paraître une éternité pour la rouquine qui sentait son cœur louper des battements, se décrocher pour reprendre le plus normalement du monde. La main d’Allys était venue la rassurée, était-ce si visiblement que ça ? Paraissait-elle si apeurée si fatigué de tout ça, de cette idée saugrenue de venir rencontrer un homme qu’elle ne connaissait finalement pas ? La spontanéité n’était pas toujours bonne à prendre, en y réfléchissant bien, elle devait même ne pas l’être très souvent. Quoi qu’il en soit, personne ne creusa mon ressenti vis-à-vis de l’agression, vis-à-vis de mon bras plâtré, ou encore de la main non humaine que possédait mon amie. Nous n’avions de toute façon visiblement pas très envie de détailler le tout. Gwen non plus finalement, elle était restée tout aussi vague, signe que finalement, ce n’était pas évident de s’exprimer sur un élément qui nous touche personnellement. Les deux sœurs restaient silencieuses, ou tout du moins ne semblaient pas encore prêtes à communiquer. Il était difficile de le reprocher à l’une ou à l’autre, venait-elle à peine de se découvrir.

Naturellement, la parole avait été reprise d’abord par Allys qui répondait à cette différence vis-à-vis de l’argent. Aurore ne le comprenait pas forcément et visiblement les deux jeunes femmes non plus. Alors à qui cela pouvait bien profiter de maintenir ce système de pauvre et de riche ? Ce n’était pas quelque chose de commun à ses yeux, presque de dérangeant. Cependant tout le monde ne pouvait pas fonctionner de la même manière alors, fallait-il, du moins elle essayait de s’en convaincre, accepter simplement la chose. Ses yeux s’étaient écarquillés quand son amie avait évoqué le commerce humain, sa mémoire lui rappelant un souvenir douloureux. La première fois qu’elle avait fait couler le sang, chez elle, en my’trä, quand elle avait découvert des non-mages exploiter les siens… pour quoi ? Pour qui ? Il avait fallu agir… C’était ainsi qu’Aure s’était convaincue d’être devenue un monstre. Peu importe, elle avait fini par rouler des épaules, se renfrognant un peu. La my’tränne n’avait semble-t-il plus réellement envie de discuter de tout ça. Aurore nota cependant mentalement les noms des villes, peut-être devrait-elle visiter davantage le continent ?

La conversation avait ensuite de nouveau changé de sujet, pour se concentrer sur les deux sœurs. C’était très étrange pour l’ancienne chasseuse de se retrouver au milieu de tout ça. Elle ne put d’ailleurs pas s’empêcher de se questionner à son tour sur le possible fait d’avoir elle aussi, quelque part des frères ou des sœurs. Après tout, elle ne connaissait pas ses parents biologiques, n’avait d’ailleurs jamais fait de recherche ou mener d’enquête et cela lui semblait parfaitement bien comme ça. Hausse les épaules, elle s’autorisa à faire de nouveau la conversation.


- « Alors Gwen, vous avez des sœurs et des frères ? Autre que celle que vous venez de découvrir ? »

C’était intime, un peu étrange, mais autant mettre les pieds dans le plat. Quitte à obtenir des réponses, autant que les questions viennent d’Aurore qui dans le pire des cas paraîtrait horriblement maladroite. La marche c’était poursuivi dans un silence tout relatif, ponctué par quelques phrases ici et là, jusqu’à que la nouvelle venue s’arrête pour annoncer que le groupe était arrivé à destination. Les yeux de la my’tränne s’étaient écarquillés devant l’énorme demeure qui était un peu isolée et visiblement très bien entretenue. Son cœur s’arrêta presque instinctivement. Impossible, elle allait enfin le revoir. Non… Impossible de renoncer maintenant. Grimaçant tout le visage de la rousse montrait son inquiétude, sa crainte, son désarroi et très certainement cette envie de fuir aussi soudainement qu’elle était enfin arrivée. Sentant les regards se poser sur elle, la jeune femme avait repris la parole doucement, elle devait être seule pour le faire :

- « Merci pour votre aide… Je crois que c’est à moi maintenant… Toute seule d’affronter tout ça. »

Aurore s’était approchée d’Allys pour la prendre dans ses bras, elle avait fait tellement pour elle. La rousse lui souhaita du courage et lui murmura un merci à l’oreille avant de la relâcher. Elle fit de même pour Gwen et aussi surprenant que cela pouvait paraître cela ne la déstabilisa pas particulièrement. Les deux sœurs avaient du travail pour rattraper le temps perdu et c’était loin d’être évident.

- « Bon, j’y vais ! Tâchez de profiter du chemin du retour pour discuter… Encore merci ! »

La rousse avait ensuite disparu s’engouffrant dans une ruelle. Le reste des décisions lui appartenait et si elle décidait de renoncer elle ne serait que l’unique coupable de cet échec, personne d’autre.


~ ~ Terminé pour moi o/ merci beaucoup les filles ♥ ~ ~





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Aurore s'exprime en #ff9999
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Allys Terasu
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Sam 17 Mar - 18:16
Irys : 946406
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Vingts minutes. C'est à la fois immensément long que trop court. Pour le moment, Aurore était là pour poser les questions qui fâchent, offrant une sorte de bouclier à l'ingénieure. Cependant, même s'il était agréable d'avoir une personne extérieure entre les deux sœurs inconnues, cela ne pourrait pas durer. Non seulement il était hors de question de retarder les retrouvailles de la mage mais en plus cette situation ne pouvait être que temporaire. Allys et Gwen allaient bien devoir se confronter seules si elles voulaient donner un sens à leur lien familial.

A ce propos d'ailleurs, les deux sœurs faisaient un effort considérable. Toutes deux restaient ici pour l'instant, dans cette ville qu'aucune n'affectionnait particulièrement. Gwen eut même la gentillesse de donner le nom de l'auberge où elle logerait. Comme soulagée, Allys sentit ses épaules s'alléger d'un poids. C'était une bonne chose. Malgré tout, que feraient-elles de ce temps accordé ? Ni l'une ni l'autre ne semblait douée pour nouer une relation. Enfin, quand Allys y était parvenue c'était uniquement en se confrontant à quelqu'un auparavant. Là c'était plutôt un échec cuisant tant cette méthode était à jeter dans une poubelle.

Le silence avait décidément l'envie furieuse de s'insinuer dans le groupe. Aucune n'en menait large. Aurore blêmissait à mesure que ses pas s'accéléraient pourtant vers cette destination tant attendue. Allys sentait monter en elle une nervosité encombrante à l'idée de bientôt se retrouver en face à face avec cette sœur si renfermée. Quant à Gwen, elle n'était pas à son aise depuis le début soyons honnêtes. Et puis, la mage eut a nouveau la bonne idée de rompre ce silence pesant.


«  Alors Gwen, vous avez des sœurs et des frères ? Autre que celle que vous venez de découvrir ? »

Allys sentit ses joues rosir légèrement, repensant à nouveau à la manière brutale dont elle avait livré la chose. Mais, elle était curieuse de savoir malgré tout. Même s'il était certain qu'elle n'avait de liens qu'avec Gwen, elle se demandait dans quelle famille sa cadette avait grandit.

Mais... Il arriva ce qu'il devait. S'arrêtant devant le portail d'une grande bâtisse, il fut certain que c'était le moment de se quitter. Aurore tenta de rassembler son courage mais sa voix vacilla alors qu'elle réalisait avoir enfin atteint son but. Se tournant vers les deux sœurs, la jeune femme s'avança vers Allys afin de la serrer dans ses bras. L'ingénieure en profita pour lui chuchoter quelques mots.


« Quoi qu'il se passe là-bas garde la foi. »

Ce n'était que quelques mots à peine mais Allys lui signifiait à sa manière qu'elle était persuadée que si son architecte avait veillé sur elle jusqu'ici, il le l'abandonnerait certainement pas à cet instant. L'ingénieure n'avait pas un tout puissant comme allié, seulement les conséquences de ses propres actions et un hasard bien heureux avec elle, mais cela ne pouvait pas l'empêcher de croire que tout était possible.

« Bon, j’y vais ! Tâchez de profiter du chemin du retour pour discuter… Encore merci ! »
« Reviens me donner de bonnes nouvelles ! » Lança-t-elle alors que la rouquine se dérobait à leur vision.

Bien. Il ne restait plus que sa jeune sœur et elle. Se passant la main nerveusement dans les cheveux, Allys se retourna. Ne restait plus qu'à savoir ce que donnerait le chemin de retour. Il allait avoir son lot de moments gênants et de silence tout aussi perturbants.  Les premiers pas se firent d'ailleurs dans une ambiance lourde de non-dits. Ce fut toutefois à la plus courageuse des deux d'ouvrir le bal.


« J'y pense, je ne t'ai toujours pas expliquer comment j'ai eu cette lettre. »

Simple constatation. Gwen n'avait pas non plus insisté pour le savoir, se concentrant plutôt sur le motif de sa venue plutôt que le cheminement qui l'y avait conduite. Mais il fallait bien crever l'abcès. Sa sœur n'avait aucune idée de ce qui avait déclenché cette envie subite de la retrouver après toutes ces années. Impossible de savoir ce qui pouvait bien lui passer par la tête comme explications plausibles.

« Tu étais le trésors secret de notre père qu'il avait bien envie d'emporter dans sa tombe. Je ne l'ai jamais su jusqu'à le découvrir il y a quelques jours à peine. »

Elle se passa la main sur le front, l'abaissant à son regard avant de secouer la tête comme pour chasser de mauvaises pensées. Malgré les bonnes intentions d'Hex, la jeune femme gardait toujours une rancœur palpable envers lui. Mais cela n'avait pas lieu d'être ici, pas avec sa jeune sœur qui ne le connaissait même pas lui non plus très probablement.

« Il y avait un coffre entier de lettres d'amours à ta mère et... Dont celle qui parlait de toi. »



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Gwen Feien
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Mar 20 Mar - 10:36
Irys : 1491867
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Encore une fois, c’est Aurore qui me pose les questions les plus personnelles. J’y réponds naturellement, si je n’en parle pas d’ordinaire, ce n’est pas non plus un secret. Disons juste que ça vient rarement dans la discussion avec des étrangers, sauf quand l’un deux s’avère être votre demi-sœur.

« J’en ai deux plus jeune que moi. Un frère et une sœur, Edward et Lucy. Ils ont onze de moins que moi. »

Je serais bien incapable de dire s’ils ont le même père que moi et Allys. J’ai toujours supposé que ce n’était pas le même que le mien même si j’en ai jamais vraiment parlé à ma mère. Ça n’avait pas d’importance à mes yeux, ça en n’a toujours pas. Ils sont de ma famille. Peut-être le sait-elle mais je ne veux pas demander.

« Je suppose que tu es enfant unique ? »

Dis comme ça, ça sonne presque comme une accusation. Mais c’est plus une constatation qu’autre chose. Je ne pense pas qu’une personne bien entourée aurait entrepris de me retrouver. Je ne sais vraiment pas si je l’aurais fait. Probablement pas. Enfin, qu’importe les si. L’histoire ne s’est pas déroulée ainsi, rien ne la changera maintenant. Le silence reprends ses droits petit à petit jusqu’à notre arrivée. Là des mots d’encouragements sont échangés par les deux autres. Je les regarde faire sans un mot. Je suis légèrement surprise quand la rousse me donne une accolade à moi aussi avant de partir. C’est inhabituel…

« J'y pense, je ne t'ai toujours pas expliquer comment j'ai eu cette lettre. »

Oui, c’est vrai. La question s’était manifestement perdue en chemin. Je la laisse poursuivre, puisque manifestement elle va enchaîner avec la réponse.

« Tu étais le trésors secret de notre père qu'il avait bien envie d'emporter dans sa tombe. Je ne l'ai jamais su jusqu'à le découvrir il y a quelques jours à peine. »

Vraiment ? J’ai du mal à le croire. Comment pourrais-je être un trésor quelconque pour une personne qui ne s’est jamais préoccupé de moi, n’est jamais venu me voir ? Je suis plus que sceptique et de façon étonnante, agacée par cette affirmation. Je n’ai jamais vraiment pensé à mon géniteur toutes années, ou juste fugitivement, je n’avais aucun ressenti à son égard et je vivais très bien son absence. J’avais ma mère, puis mon frère et ma sœur. Et ils sont toujours là.

« Il y avait un coffre entier de lettres d'amours à ta mère et... Dont celle qui parlait de toi. »

C’est bien ce que je pensais, je n’ai jamais été son « trésor ». Ma mère l’a peut-être été, mais pas moi ! Ses mots ne sont qu’inepties. Je ne sais pas pourquoi ça me met tellement en colère. Est-le fait qu’elle prétende que j’ai une place dans cette famille alors que tout ce qu’elle a c’est des lettres d’amour ? Il n’y a aucune raison que ça me touche et pourtant…

« Vraiment ? Un trésor ? Je n’appelle pas ça ainsi une personne dont on s’est jamais occupée de sa vie, à qui on a jamais fait l’effort ne serait-ce que de parler ! Un trésor pour lequel on ne fait aucun effort, n’en ait pas un. »

J’ai accéléré le pas sans m’en rendre compte. J’ai aussi parlé de façon plus forte que je le prévoyais. Le sarcasme est clairement présent dans mes questions, dans la suite de mes mots. Je clos maladroitement en parlant de façon plus douce, bien que ferme. Ce n’est pas une question mais bien une certitude, une conviction.

« Et de toute façon une personne ne peut en être un. »




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Gwen parle en #0033ff
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Allys Terasu
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Mer 21 Mar - 9:53
Irys : 946406
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Quand la question de la fratrie se posa, Allys n'avait pas écarté l'idée que Gwen puisse avoir d'autres frères ou sœurs. Malgré tout, cela lui fit un choc de l'entendre. Edward et Lucy... Eux, qu'étaient-ils pour elle ? Et est-ce que cela avait vraiment de l'importance finalement ? Si ces deux enfants en avaient pour Gwen, qu'ils soient liés ou non à Allys les rendaient spéciaux eux aussi. Alors, peut importe, l'ingénieure se contenta d'assimiler l'information.

Elle fut en revanche agréablement surprise de constater que sa demi-sœur fit l'effort de s'intéresser à elle aussi. C'était une affirmation plus qu'une question en réalité puisqu'elle avait vu juste. Effectivement, Allys n'avait pas eu cette chance. Allys s'était donc contenté d'un « Oui. » hochant doucement la tête. Quant à savoir si elle l'avait recherchée parce qu'elle était en position unique, ça, elle l'ignorait. Il est vrai que la solitude avait été pesante toute son enfance. Enfermée dans un monde trop hostile à l’innocence enfantine, au moins aurait-elle put s'y soustraire un tant soi peu avec une complice de méfaits. Enfin, quoi qu'il en soit, l'idée de retrouver cette sœur avait été une évidence immédiate. Parce qu'elle ne supportait l'injustice d'une telle séparation ou parce qu'elle cherchait à combler un vide ? Impossible de savoir.

Quoi qu'il en soit, les jeunes femmes avait dit au revoir à Aurore et avaient reprit le chemin inverse. Allys avait prit la parole la première, tentant d'expliquer ce qui l'avait menée à sa sœur. Cependant, elle s'attendait à tout sauf à la réaction de colère blessée de Gwen. Visiblement scandalisée, celle-ci reprit les paroles maladroites de l'ingénieur, notamment le « trésors » qu'elle estimait impossible puisqu'il n'avait jamais fait l'effort de la voir. Pressant le pas comme pour éloigner cette idée farfelue de sa tête, elle renchéri que cela devait de toute manière être impossible.

Allys poussa sur sa jambe mécanique afin de se retrouver à nouveau aux côtés de la brune. Elle était partagée entre sa propre colère et l'envie de défendre malgré tout celui qui avait été leur père. Cruel dilemme pour quelqu'un qui n'aime que la franchise. Il fallait pourtant répliquer quelque chose.


« Excuse-moi Gwen, c'est ce que j'ai interprété en les lisant. Mon père... Enfin notre père semblait vouloir te connaître mais ta mère n'a pas lâché l'affaire, disant qu'il était hors de question que tu grandisse avec quelqu'un qui mène deux vies en parallèle. »

La jeune femme laissa toutefois entrevoir une expression sombre. Sourcils froncés et poings serrés, elle semblait trouver difficile de plaider la bonne fois d'Anar. Surtout qu'elle n'était pas du même avis sur toute la ligne. Elle avait bien plus de raisons de se placer du côté de Gwen et de sa mère.

« Mais je ne vais pas te mentir, je ne tiens pas à défendre les actes de notre père. Je ne cautionne pas qu'il ait osé prétendre pouvoir mener deux vies au mépris du mal que cela pouvait engendrer aux femmes qui l’avaient aimé et à ses enfants. Enfin, il n'a pas vraiment insisté non plus quand il a essuyé un refus et je ne sais pas si cela l'aurait rendu meilleur à tes yeux s'il avait tenté de te contacter. »

Et quand bien même. De toute manière personne ne pourrait plus savoir ce qui l'avait poussé à agir de la sorte puisqu'il n'était plus là pour se justifier.



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Gwen Feien
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Ven 23 Mar - 10:26
Irys : 1491867
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Ma colère se fait aussi brusque qu’évanescente. Elle ne fait rien pour l’alimenter, bien au contraire. Elle s’excuse même alors qu’au final, elle n’est fautive que de m’avoir retrouvée. S’en est presque frustrant de ne pas pouvoir tout sortir. Même si j’ignore totalement ce qu’est « tout », je sais juste que je suis coupée dans mon élan. Aussi bien physiquement, je ralenti le pas, que figurativement. La tension se relâche et j'ouvre les poings que j'avais fermés sans me rendre compte.

« ...je ne sais pas si cela l'aurait rendu meilleur à tes yeux s'il avait tenté de te contacter. »

Qui sait ? Peut-être difficile à dire ou d’y réfléchir vraiment. Ça n’a plus d’importance, les faits sont là et ne changeront pas. Il s’est peut-être donné bonne conscience avec ses lettres mais c’est tout. « Notre » père. Vraiment ? Peut-on dire ça d’un inconnu… Il n’a aucune existence dans ma vie, aucune importance. Ou alors juste à travers cette rencontre bizarre. Je soupire. Je peux décemment pas ne pas répondre.

« Qu’importe, il ne l’a pas fait. »

Ma mère n’est pas totalement innocente dans cette affaire je suppose, mais c’est elle qui m’a élevée, que je connais et ses travers ne me gênent en rien. Ils ne me concernent pas. Du moins c’est ce que je pensais jusqu’à maintenant. Allys aussi pourrait me faire des reproches, cette discussion n’a pas vraiment de sens. Parler des agissements d’un inconnu avec une inconnue… Le silence entre nous reprends ses droits et il n’y a plus la rousse pour l’en déloger. Ça me va tout aussi bien. Bientôt il n’y aura plus à s’en préoccuper, nos chemins se séparerons, du moins pour aujourd’hui.

« Vous vous êtes rencontrées comment avec Aurore? »

Ce n’est pas un changement de sujet très subtile, loin s’en faut, mais je ne cherche pas à l’être. Entendre cette histoire me semble plus intéressant que tout ce qu’elle pourrait dire sur notre géniteur. Ce n’est pas impossible qu’elles se soient rencontrées lors de l’incartade à Rathram, dans ce cas je suppose que je n’en apprendrais pas davantage. On verra, au pire on fera le reste du chemin en silence ce qui me convient tout autant. Je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler un moulin à parole.




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Gwen parle en #0033ff
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Allys Terasu
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Ven 23 Mar - 18:34
Irys : 946406
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Allys ne pouvait clairement pas rattraper les erreurs de son père et de toute manière ce n'était pas pour exaucer ses volontés qu'elle avait retrouver sa sœur. Aussi, ne pouvait-elle que tenter de comprendre la douleur de sa cadette. Oui, il ne l'avait pas fait. Et c'était bien le problème dans tout cela. Même si les deux adultes avaient été coupables autant l'un que l'autre, la faute revenait surtout à Anar. En tout cas la jeune femme avait parvenu à apaiser la colère de Gwen, c'était déjà ça. Si elle voulait pouvoir espérer avoir de bons rapports avec elle, ce n'était pas en s’attirant ses foudres.

Le silence s'installa à nouveau entre les sœurs. Elles étaient autant douée l'une que l'autre pour faire le premier pas. Que pouvaient-elles se dire sans paraître trop indiscrètes ou maladroites ? En tant qu'inconnues, qu'étaient-elles en droit de savoir ? Pour une première rencontre c'était déjà beaucoup. Gwenb eut alors une bonne idée en parlant de Aurore. En effet, une discussion neutre suffirait amplement.


« Je l'ai rentrée à My'trä. »

Ce souvenir était à la fois doux et douloureux. Il n'y avait pas eu que du bon dans ce voyage vers l'inconnu. D'autant plus que c'est ce qui l'avait menée jusqu'ici au final. Que pouvait-elle être en mesure de dire à sa jeune sœur ? Qu'elle était du genre à se mettre à dos ses parents au point d'en avoir perdu le contact ? Qu'elle avait mit des mois à retrouver la trace de sa mère et tout autant pour oser aller la voir, morte de peur qu'elle était d'affronter l'autre moitié de ses origines ? Et qu'elle en était ressortie blessée et furieuse de constater que l'oubli des mages avait été la réponse cruel au sujet de la mort de son père ? Que si elle avait découvert l'existence de sa sœur ce n'était que parce qu'elle était rentrer se recueillir sur sa tombe et régler une paperasse qu'elle jugeait superflue ? Oh elle avait hérité de beaucoup mais elle aurait préférer un autre dénouement. Et sa rencontre avec Aurore n'avait été que la conséquence de tout cela.

Au final, elle choisit de survoler l'ensemble. C'était bien trop pour sa sœur. A quoi bon lui expliquer davantage, elle était une inconnue à ses yeux et ses histoires de famille l'ennuieraient tout simplement.


« Je suis partie rendre visite à ma mère il y a quelques mois. J'ai rencontré Aurore sur le retour. Je cherchais un guide... A vrai dire, à l'allée je m'étais un peu perdue, je ne tenais pas vraiment à refaire la même bêtise. Je dois dire que notre relation à mal commencé, elle avait eu le malheur de porter sur elle le badge de mon petit ami et... » Elle eut une mimique embarrassée. « Disons que le tact n'est décidément pas mon fort. Enfin, on a tout de même mit un terme rapidement au malentendu et elle a finalement accepté de m'aider. On a passé un long moment ensemble et cela n'a pas été de tout repos, notamment à cause de bandits qui ont eut le malheur de croiser notre route. Je crois que j'attire les ennuis et m'en sors toujours avec une chance insolente. En tout cas, le chemin à parcourir étant sacrément long, on a eut tout le loisir de faire connaissance et de s'apprécier. Au final, elle a fait plus que me raccompagner à la porte. »

C'était succinct mais au moins cela devait suffire à Gwen. De toute manière il était presque temps de se quitter. Le logement d'Allys se trouvait non loin et elle ne serait pas contre d'y déposer son bagage. Ce serait leurs dernier échange, ensuite elles devraient se quitter. Aujourd'hui, en tout cas. Peut être reprendraient-elles le contact par la suite... C'était l'espoir de la jeune femme en tout cas.



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Gwen Feien
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Lun 26 Mar - 11:57
Irys : 1491867
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
À my’tra ? Ça me surpris sans aucune raison valable. Pourquoi n’y serait-elle jamais allée ? Et puis n’est-ce pas l’endroit le plus probable pour rencontrer une my’tranne ? Peut-être est-ce dû au fait que l’une d’elles a dit qu’elle est mécanicienne, ou quelque chose dans le genre. C’est plutôt atypique pour une telle personne d’aller sur leur continent non ?

La suite de ses explications lève le voile en grande partie. D’autres questions persistent, cependant je n’ai ni la motivation de prolonger plus qu’il ne se doit la conversation ni l’envie, ni vraiment la légitimité. Une autre fois, lors d’une autre rencontre. Puisque j’ai accepté qu’elle se produise. Pas forcément demain ou la semaine suivante. Un peu plus tard, dans un temps indéfini. Ça n’a pas vraiment d’importance dans l’immédiat. Cette rencontre a tué ma journée. Le soleil est loin d’être parti pour se coucher et je ne sais plus quoi faire. L’idée de poursuivre mon petit jeu de plutôt ne dit rien. J’ai envie de m’occuper l’esprit sans vraiment avoir envie de faire quelque chose. C’est désagréable et m’arrive très rarement. En fait, je ne me rappelle même pas la dernière fois que ça m’ait arrivé. À part cet épisode à Hinaus bien sûr.

« Ça m’a l’air d’une suite d’événement tout aussi improbable que notre rencontre d’aujourd’hui. »

À croire que le hasard se moque de nous, je hausse les épaules. Ça aurait pu être pire. Et de toute façon, on ne pouvait rien y faire. La discussion est de nouveau morte mais comme nos chemins se séparent, ce n’est pas trop grave. C’est le moment de se dire en revoir. Contrairement à Aurore, je ne fais pas de câlin. Ce n’est pas mon genre et même si on a un lien de parenté, je ne connais pas Allys.

« Bon, je suppose que nos chemins se séparent ici. Tu sais où me trouver. Bonne journée. »

Même à mes oreilles ça sonne un peu froid. Mais j’aurais été bien incapable de sortir autre chose sans que ça me paraisse déplacé et non naturel. J’ai essayé de ne pas être trop sèche même si ça ne s’entend pas. Après tout, elle ne m’a rien fait. Elle a répondu à mes questions, ne s’est pas énervée ou quoique ce soit. C’est juste cette situation étrange et difficile à assimiler. Que j’aimerais pouvoir voler et me vider la tête…

HRP:
 




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Gwen parle en #0033ff
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