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Chroniques d'Irydaë
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 Sur des traces fumeuses

Ingrid & Sigurd
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Sur des traces fumeuses EmptyJeu 1 Mar - 16:20
Irys : 754856
« Nergüi, parfait ! Regarde ce que je viens de recevoir. »

Le temps est tout relatif quand on travaille aux archives, encore plus lorsque cela fait des années qu’on s’y plonge comme le maître du jeune érudit, Dagor Siegmeyer. Son « viens » pouvait référer aussi bien à quelques heures qu’à plusieurs semaines ou jours. Certes, la nouvelle, si elle était vraie, était très intéressante mais rien n’allait bouger dans l’immédiat. Il faudrait du temps encore plus vu l’artefact concerné qui a traversé les âges ! Les parchemins qu’il tendit à son disciple avaient subi un long voyage et plusieurs lectures. Ils étaient clairement écornés mais rien n’empêchait au jeune homme de les lire, les mots tracés à l’encre noir étaient toujours bien visibles de même que la signature ornant le dernier feuillet.

Un des condisciples de Dagor, Stann Wigferth avait mis la main sur un journal récent, datant d’à peine un siècle, d’un vieux collectionneur. Dedans, d’après l’érudit il serait fait mention de l’amulette d’Ashlan de façon très convaincante. Mais dans le doute l’auteur demandait à son ami qui travaillait dans les archives de bien vérifier tous les faits avant qu’il ne s’aventura sur cette piste. De un : la dernière « location » connu de cet objet le clan nomade Emlékezet, sans aucun doute possible grâce à plusieurs témoignages. De deux, la dernière location connu de ce clan, qui reste assez flou à cause des raisons de sa disparition, la guerre. Et enfin, les diverses mentions à travers les âges pour vérifier que la description pouvait correspondre. Ce ne pouvait être mieux qu’un pouvait. La faute à la verve trop emballée de certains historiens quand cela touchait des sujets qui les passionnaient. Cela agaçait Dagor d’observer ce manque de professionnalisme chez des collègues archivistes. La neutralité et l’absence de jugement étaient fondamentales dans cette branche.

« J’ai déjà fait les recherches mentionnées tu t’en doutes ! Et ça n’a pas été de tout aise de retrouver tous les documents dispatchés dans divers domaines ! »

Il balaya l’espace autour de lui. Pas la peine d’en rajouter plus son interlocuteur connaissait bien les lieux et avait déjà eu à faire à ce problème. Bien sûr il parlait doucement depuis le début, debout à côté de la table où avant de lever les yeux sur Nergüi il parcourait un ouvrage compacte sur la guerre, la faute au pendentif sans nul doute.

« Avec mes vieux os, je ne pourrais pas partir là-bas pour le rejoindre dans son investigation. Mais tu devrais y aller ! Tu n’es jamais allé à Dyen  en plus ? »

Dur de dire si c’était une façon de pousser son disciple à bouger ou si il pensait vraiment pas pouvoir suivre Stann dans cette affaire. Une chose était sûr : il comptait sur son ancien élève pour y aller et dénouer cette histoire, que soit concluant ou non. Ou plutôt, ça le serait dans un cas plus que dans l’autre. Nul doute que la nouvelle du retour de cette relique sur my’trä réjouirait bien des âmes.

« Tu lui porteras ma réponse en plus de ton aide : tout est bon, il peut partir sur les traces de ce Zoch. Je te fais confiance, l’endroit où tu peux le trouver est clairement écrit, je te laisse la missive. »

Ceci dit, l’affaire était conclu, il pouvait retourner à ses occupations. Il eut vite fait d’oublier la présence du jeune érudit et des autres membres présents dans la pièce.

HRP:
 


Dernière édition par Ingrid & Sigurd le Sam 21 Avr - 10:56, édité 4 fois
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Nergüi Alhazred
Nergüi Alhazred
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Sur des traces fumeuses EmptyMar 6 Mar - 14:37
Irys : 214960
Profession : Archiviste
My'trän +1
Bien maître, je partirais dans une semaine, le temps de préparer ce voyage

C'est sur un ton placide que Nerguï répondit à son ancien maître, suivant la coutume avant de s'engouffrer dans les ténèbres des couloirs des archives. L'érudit contenait à peine  son excitation. Cette fougue, elle animait Nerguï depuis son aventure avec cette charmante Kharaalienne, depuis, il ne tenait plus en place, Dagor avait du le comprendre.

Nërguï était tombé à plusieurs reprises sur des mentions de cette fameuse amulette au cours de ces lectures. La position de celle ci était très différente selon les écrits mais comment en vouloir à ses prédécesseurs, ils avaient pour seules sources des comtes et légendes locales et étaient loin de disposer d'archives aussi complètes que celles de Réoni, encore rares dans un continent peuplé à majorité de nomades

Il se gratta le menton comme pour laisser place à la réflexion, si la perspective de cette véritable chasse au trésor était impressionnante, surtout en plein Nislegiin, zone à la faune et à la flore si exotique, il fallait organiser une telle expédition. Il est vrai que l'érudit ne s'était jamais rendu à la cité des dragonniers, à vrai dire, il quittait rarement Khurmag. Si il avait hâte de découvrir cette cité, il avait cru comprendre qu'elle était devenu moins fréquentable depuis les luttes fratricides de la famille Gunnar.

L'érudit partirait seul, il venait tout juste de développer une nouvelle passion. En effet, depuis son voyage dans le nord de Khurmag, Nerguï avait pour projet de créer une grande encyclopédie où  il exposerait méthodiquement les connaissances de nombreux domaines.

Des idées plus sombres lui traversèrent l'esprit, cette chasse au trésor était une occasion unique de faire décoller sa carrière , il imagina tout le prestige que pourrait lui rapporter la découverte d'un objet aussi important que  l’amulette d’Ashlan. Il fallait absolument qu'il trouve un moyen d'éclipser son maître et ce Stann Wigferth de l'affaire.



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Ingrid & Sigurd
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Sur des traces fumeuses EmptySam 21 Avr - 11:29
Irys : 754856
Image de Stann:
 

« Toujours rien pour moi Al ?

-Non monsieur, rien dans le courrier, je vous le dirais quand vous aurez des nouvelles. »

Le ton du propriétaire de ce petit hôtel était à peine lassé. Ça faisait pourtant douze jours que son hôte lui posait cette question en revenant de sa journée à l’extérieur. Bien sûr, ce dernier n’avait pas commencé cette petite routine avant d’avoir laissé deux jours s’écouler après avoir envoyé sa missive. Il fallait ça en dos de dragon pour aller à Reoni. Et oui, il avait payé les services d’un jeune dragonnier pour accomplir cette mission et il avait espéré avoir la réponse par retour de dragon. Ce qui n’avait pas été le cas. La monture et son cavalier étaient revenus sans réponse autre que le message était bien reçu. Il aurait certainement dû s’y attendre de la part Dagor. Ce vieux fou avait dû bien vouloir tout vérifier et de là à ce qu’il pense à lui renvoyer la réponse…

À vrai dire, il n’était pas spécialement pressé, juste un poil impatient. Depuis qu’il avait découvert ce journal, il voulait aller au bout de cette histoire. Farfouiller sur le terrain. Une petite aventure, qui malgré son âge, ne se refusait pas. En attendant, il tournait en rond dans la ville. Parce que bon, il ne fallait pas douze jours pour préparer un simple voyage à Zochlom ! Tout le matériel dont il avait besoin était empaqueté dans sa chambre, la carte, les diverses gourdes, les bandages - sait-on jamais – de la nourriture impérissable, la toile de tente pour se protéger du soleil, les bottes, les tenus adaptés au soleil, et tout ce à quoi il avait pu penser. Ce qui avec l’attente était plutôt complet.

L’historien était bien incapable de se concentrer sur autre chose en attendant l’avancement de cette quête. Il avait bien discuté avec les locaux sur leurs coutumes etc mais sans vraiment s’y attacher. Le cœur n’y était pas. Il était totalement improductif. D’ailleurs, maintenant, il se trouvait à la fenêtre du deuxième étage donnant sur la rue en train de scruter les passants au cas où l’un viendrait vers la porte de l’établissement. Mais non, les seuls à entrer étaient le vieux couples logeant dans la chambre en face de la sienne. Des gens adorables venus voir leur neveu et qui habitait à quelques kilomètres de Dyen habituellement. Oui, il avait aussi eu le temps d’apprendre de tels détails !

« Oui, vous pouvez entrer ! »

Il était fébrile ! Ça y était ! Le tout allait pouvoir se mettre en route, il s’était tourné vers la porte regardant avec espoir le battant s’ouvrir sur sa chambre bien simple. Le lit était défait, les paquets étaient empilés dans un coin et à part ça il n’y avait que la table en bazar accolée au même mur que la fenêtre face à la porte, et un coin pour faire sa toilette. Le lit double trônait entre les deux ouvertures et se trouvait entre le nouvel arrivant et le locataire de ces lieux.

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Nergüi Alhazred
Nergüi Alhazred
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Sur des traces fumeuses EmptyMar 29 Mai - 14:40
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Profession : Archiviste
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C'est épuisé après ce long voyage que l'archiviste pénétra dans cet hôtel, toujours accompagné de son lourd havresac de pierre ne contenant que de maigres provision ainsi que le journal faisant mention de l'amulette d'Ashlan ainsi que les notes de Dagor à l'intention de son collègue. Il s'était rednu le plus rapidement possible jusqu’à Dyen, réduisant les pauses. Il s'adressa immédiatement au locataire des lieux. Il lui demanda de l’emmener au plus vite au prés du dénommé "Stann Wigferth".

Une fois entré dans la chambre de l'archiviste, il posa d'abord son paquetage au sol et après une longue recherche, sortit les notes de Dagor qu'il remit à Stann. C'est Seulement après qu'il s'introduit de la manière la plus formelle possible.

« Salutations, je me nomme Nerguï Alhazred, je suis sous le représentant de Dagor Sigmeyer ainsi que son apprenti, d’ailleurs voici son rapport sur l'affaire, veuillez nous excuser du temps perdu, c'est quelqu'un de très méticuleux dans son travail, quand à moi, ma condition physique m'impose parfois des voyages plus longs que prévu. Je suis à votre disposition concernant à la marche à suivre dans cette recherche. »

Spoiler:
 


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Dernière édition par Nergüi Alhazred le Jeu 5 Juil - 14:51, édité 1 fois
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Ingrid & Sigurd
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Sur des traces fumeuses EmptyMer 20 Juin - 9:13
Irys : 754856
La porte s’ouvrit sur le propriétaire et un inconnu. Le premier disparaissant bien vite pour laisser derrière lui l’homme muet. Visiblement un voyageur à voir sa tenue. Peut-être le messager ? Même s’il était hautement irrégulier de ne pas se présenter et de fouiller ses affaires en premier lieu. Mais ça faisait des semaines qu’il attendait et si ça ne lui plaisait pas, il pouvait encore un peu de voir ce qu’il sortirait de son imposant sac. Pas immobile, il ne fallait pas trop en demander. L’archéologue faisait des demi-cercles autour du nouveau venu pour calmer ou tromper son impatience. Il saisit prestement ce qu’on lui tendu pour se plonger dans les notes en hochant la tête et grommelant des « intéressants ».

« Je sais, je sais. C’est aussi pour ça que j’ai fait appel à lui. »

Il balaya l’air pour signifier que ça n’avait pas d’importance. En tout cas, maintenant que l’attente était fini, il ne voulait pas s’attarder sur ce détail. Il y avait des choses plus importantes à établir.

« Je suppose que Stann vous a parlé de moi, je suis Stann Wigferth. Je ne m’attendais pas à ce qu’il envoie quelqu’un par contre. Vous êtes là pour vous rendre utile ?! Une paire de bras en plus ne fera pas de mal, surtout une paire d’yeux. Je vous préviens tout de suite le voyage ne sera pas de tout repos ! Première destination : le désert de Zochlom. Il faut trouver la famille Alam c’est eux qui sont les derniers possesseurs de ce bien d’après le journal. C’est des nomades apparemment. Et je ne compte pas fouiller tout Zochlom à l’aveugle donc premier arrêt à Yeronkhii pour se trouver un guide compétent. Je vous laisse prendre une chambre, on part demain matin à dos de griffon. Le bateau serait trop long. Je devrais avoir assez dans mes paquetages pour deux, on complétera là-bas. »

Il avait pas mal parlé, agitant ses bras en même temps que les mots dévalaient de sa bouche. Il s’essuya le front perlé de sueur avant de terminé sur les derniers mots :

« Allez vous reposer vous avez une mine terrible ! Al devrait pouvoir te donner une chambre. »

Quand la porte se referma sur Nerguï, il s’empressa de s’installer sur le lit pour parcourir toutes les notes de son ami. Comme l’avait dit son apprenti, ça s’annonçait prometteur. Il avait trouvé une bonne piste ! Tel un gamin, il rêva d’aventure toute la nuit. La partie où il arriva à fermer les yeux du moins. Ça ne l’empêcha pas d’être debout à sept heure tapante, d’aller voir le grifonnier pour réserver trois montures puis de revenir à l’auberge pour déjeuner et récupérer le jeune assistant prêté par Dagor. C’était les seuls dans la salle commune, à part le propriétaire qui s’occupait du service. Le vieil érudit fut relativement silencieux durant le repas, plongé dans ses pensées. Mais il s’anima de nouveau au moment de partir.

« J’espère que tu es prêt pour le voyage à venir ! On ne peut pas y aller d’une traite : on vole d’abord jusqu’à la pointe du continent, où on dormira, puis on faire le trajet jusqu’à Yeronkhii. Nous y serons demain et là, les vraies recherches pourront commencer ! »

Cela étant dit, ils pouvaient se mettre en route, décoller et se laisser porter jusqu’à leur premier arrêt. Évidement, ils ne le firent pas d’une traite. Les griffons s’ils sont résistants ont aussi besoin de pause et même si Stann voulait aller le plus vite possible et économiser du temps sur les temps d’arrêt, les bêtes ne le laissaient pas faire. Un voyage comme ça ne laisse pas assez d’énergie pour papoter le soir. Juste assez pour monter le camp et s’effondrer dans le lit de fortune. Il avait beau être un homme énergique, il n’était pas de première jeunesse.

Le déjeuner le lendemain fut bien plus sommaire que la veille et personne n’était là pour les servir. Un feu de camp allumé à la magilithe était la seule chose qui égaillait ce coin à l’orée de la forêt. À cette heure, il faisait encore assez frais pour que sa présence soit bienvenue.

« Alors jeune homme, c’est votre première expédition? Vous pensez tenir le coup ? Ce n’est que le tout début. Une fois sur place, il faudra se trouver un bon guide. Il faut faire attention de ce que j’ai entendu à Dyen, il y a beaucoup de truand là bas. Le monde humain est plus compliqué que les parchemins…. »

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Nergüi Alhazred
Nergüi Alhazred
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Sur des traces fumeuses EmptyJeu 5 Juil - 15:31
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« A vrai dire, cette première expérience à dos de griffon s'est avéré fort épuisante, monsieur, mais je pense pouvoir tenir le coup, c'est plutôt moi qui devrais m’interroger sur la vigueur d'un homme de votre âge. »

Nerguï se délectait du peu qui était contenu dans son bol, pendant ce temps, il regardait de plus prés ces forêts si grandes qu'il avait survolé la veille, cette expérience avait été ardue mais fascinante, à cet instant il semblait plus absorbé par ce désir ambitieux d'encyclopédier chaque arbre, chaque rocher, chaque animal de ces vastes étendues, plutôt que de discutailler avec son cher contemporain.

Aprés ce maigre repas, il se leva et fis le tour de son camp muni d'un carnet et d'une plume qu'il avait au préalable retiré de cette énorme coquille qui retenait tout son paquetage. Il y notait ça et la quelque maigres observations, étudier une forêt à partir d'une clairière serait comme étudier un océan à partir d'une goute d'eau. " Je repasserais par la " se dit il simplement.

Alors qu'ils préparaient les griffons au second envol, Il reprit la discussion avec son interlocuteur :
« En effet, comme vous l'avez précédemment mentionné, le monde des hommes est plus compliqué que dans les parchemins, justement, cela fait un moment que je m'interroge sur cette guerre qui pourrait opposait les deux continents, alors que nous partons pour une passionnante chasse au trésor, je ne puis m’empêcher de me sentir oppressé par ce conflit que semble se rapprocher chaque jour, qu'en pensez vous ? »

Il écouta attentivement sa réponse puis, grimpant sur la scelle de son griffon lui répondit :

« Désolé de vous déranger avec ces sinistres pensée, notre prochaine destination est Yeronkhii , n'est ce pas ? Je vous en pris, menez le pas, ou les ailes dans le cas présent »


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Ingrid & Sigurd
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Sur des traces fumeuses EmptySam 1 Sep - 19:50
Irys : 754856
Il hocha la tête avec un sourire amusé aux lèvres, ce jeune homme avait un peu de répartie. Un bon point, surtout pour là où ils allaient. Et le voyage en serait moins ennuyant. Stann n’était pas de ceux qui aimait les gens sans opinion, qui ne faisait que « oui oui ». Comment apprendre ou tester des idées de cette façon ? Rien de mieux qu’un bon débat ! D’ailleurs son compagnon devait être du même avis puisqu’il aborda un sujet épineux. Le timing pour le faire était discutable, en vol il n’était pas aisé de discuter, mais l’intention était là. À défaut de débattre, il pouvait donner un début de réponse.

« Que bien des choses nous échappent. Essayer d’influencer les sociétés à l’échelle de continent est plus du domaine des Architectes que d’humble humain tel que nous. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire. Agir dans son domaine de compétence est une bonne chose. Qui sait, notre découverte, si nous parvenons à nos fins, pourrait avoir un impact non négligeable. Et sinon, et bien, nous devrons faire face à la situation dans tous les cas. »

Parler ne l’avait pas empêché à l’instar de son acolyte de s’approcher de sa monture. Par contre, il s’était arrêté avant de monter pour bien regarder son interlocuteur. Il ne prit son envol qu’après lui avoir répondu une dernière fois.

« En effet, nous allons tous droit, ça ne devrait pas être trop difficile. Nous devrions croiser que des îles et des oiseaux si tout va bien ! »

Il n’y eu presque pas d’incident sur le trajet jusqu’à Yeronkhii. L’événement le plus grave consistant à la distraction de son griffon face à un oiseau embêtant. Rien de bien grave, plus contrariant sur le moment qu’autre chose. Tout cela était bien futile comparé à la vue que leur offrit la cité. Rien à voir avec Dyen ou même les villes de my’tra. C’était un îlot dans un désert. Un concentré d’humain dans un lieux d’apparence si hostile. N’aurait-il pas été si pressé de toucher de nouveau le sol, peut-être qu’il aurait pris plus le temps pour admirer la vue. Mais il avait eu sa dose et était près à voir la ville de plus près. Ne connaissant pas les coutumes, ou du moins rien d’attesté, il préféra atterrir à l’extérieur pour ensuite entrer dans la ville. Étant le chef d’expédition de leur petit groupe, il se chargea de discuter avec les gardes. Pas spécialement loquace, ces derniers lui donnèrent quand même la direction vers une auberge pouvant les accueillir, seulement après avoir vérifier la raison de leur présence. Sans une grande réussite, le doyen du groupe prétendu venir rendre visite à un vieil ami, Zoch. Une vérité juste un peu détournée, il cherchait bien ce type. Mais il ne l’avait jamais rencontré. Eusse était juste après les événements de l’Exposition peut-être que les gardes auraient plus pinaillé, cependant bien des mois s’étaient écoulés depuis et si la ville avait durement subie l’attentat, elle vivait toujours du passage des gens.

« Je crois qu’on ne fera rien de mieux aujourd’hui. Nous partons à la recherche d’un guide à la première heure demain ! Je compte sur toi…. »

Un braillement vint interrompre la fin de sa phrase. Le voyage avait été plus dur que prévu pour son corps. Enfin, rien qu’un repos bien mérité ne guérirait. Le ventre bien plein grâce au ration généreuse servie dans l’établissement, il quitta le jeune homme pour se rendre dans la chambre louée. La vraie aventure était sur le point de commencer.

« Je n’en sais rien monsieur, je tiens une auberge pas une station de guide ou que sais-je !

-Mais vous devriez bien savoir où trouver quelqu’un qui connaît la région ! Avec tous les voyageurs qui passent ici, enfin ! »

Dans la salle commune déserte de bonne heure ne raisonnaient que les voix de ces deux là. L’aubergiste de mauvaise humeur devant ce client enquiquinant ne lâchait rien. Soit qu’elle ne savait rien soit qu’elle ne voulait pas aider cet étranger pour une raison ou une autre. L’historien quant à lui ne comprenait pas son refus et insistait. Un vrai dialogue de sourd.

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Nergüi Alhazred
Nergüi Alhazred
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Sur des traces fumeuses EmptyDim 16 Sep - 21:27
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La nuit à l'auberge fût courte pour l'apprenti, troublé par les paroles de Stann, il s'en allât pour une ballade nocturne dans la ville, une idée idiote qui lui aurait couté très chère si il était tombé sur un quelconque coupe-gorge mais il faut croire qu'il était guidé par une bonne étoile, il en aurait besoin pour la suite. Les étoiles, Nerguï les contemplait autant que cette fascinante et exotique ville, si il prenait des notes sur l'architecture des bâtiments, il demeurait également rêveur devant ce spectacle. Ses pensées alternaient ainsi entre les mots de son guide, particulièrement ceux concernant le rôle des hommes, des architectes et entre les étoiles, les constellations. Il se remémorait ainsi tout ce qu'il avait lu sur l'astronomie et l'astrologie. Nerguï croyait profondément en cette seconde science, encore crédible en Mytra.

C'est en se baignant dans les premières lueurs du soleil, bercé par une mélodie de volets et ds portes qui s'ouvraient régie par le rythme des cris d'animaux exotiques que Nerguï fût retiré de ces songes, il s'était à moitié endormi au pied d'un arbre aux couleurs si chatoyantes. En essayant difficilement de retracer ses pas, il notait ainsi, irrégulièrement les actions de cette peuplade sortant à peine du sommeil, certains ouvraient leur étales tandis que d'autres plumaient de grotesques galliformes. C'est donc épuisé qu'il surprit la conversation opposant un aubergiste à bout de patience et ce cher Stann.

« Nous n'avons pas de temps à perdre, monsieur, nous devrions partir à la recherche d'un guide et de ce Zoch, la ville est grande et propose surement des endroits dédiés à ce genre de service, surtout dans un environnement aussi hostile.»


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Ingrid & Sigurd
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Sur des traces fumeuses EmptyVen 19 Oct - 18:31
Irys : 754856
« Hmph, oui, sans doute. Tu as raison. Tout en soufflant et en secouant la tête, le doyen se tourna vers son acolyte. Enfin, ça serait bien plus simple si ce monsieur était un peu plus coopératif ! »

Bien sûr, il avait parlé ainsi en étant toujours à proximité du propriétaire. Il n’entraîna qu’après Nerguï dehors avec lui. La ville encore à moitié endormie ne lui lançait aucun signe clair. Il était bien en peine de savoir où aller dans l’immédiat. Ce n’était pas une cité my’trane, il ne pouvait pas s’appuyer sur les repères habituels. Ça prendrait forcément plus de temps. Si seulement cet aubergiste n’était pas aussi entêté et s’il n’avait eu à attendre aussi longtemps à Dyen, il profiterait bien mieux de ce nouvel endroit ! Il prendrait le temps d’observer mieux ces murs, ces habitants. Là, sa frustration récente cumulée à sa patience bien érodée faisait qu’il ne remarqua même pas les traits tirés de son compagnon.

« Allons par là, nous trouverons bien quelqu’un pour nous renseigner ! »

Par là désignait le cœur de la ville, là où les bâtiments allaient en grandissant sous le joug de l’immense statue trônant en son centre. Même si Stann n’y prêta aucunement attention, ils croisèrent quelques personnes sur leur chemin aventurier, malade, médecin, gens de passage. Ils ne parlèrent à aucun puisqu’ils trouvèrent plus rapidement que le pensait l’archéologue un Bureau d’Information. Quoique pour être honnête, ce n’était pas tout à fait ça qu’il cherchait, il n’en avait jamais vu de sa vie. Il y avait bien un point d’accueil à Dyen pour ceux ayant besoin des services des Dragonniers, mais ce n’était pas tout à fait pareil.  

« Voilà, qu’est-ce que je disais ! »

Un grand sourire ornait son visage alors qu’il poussait la porte en bois pour entrer dans l’édifice avec cinq bons étages. Le lieu qui les intéressait était au rez-de-chaussée. Même à cette heure matinale il y avait des gens pour accueillir. On voyait bien pour au temps que l’espace était fait pour recevoir bien plus de monde. Entre la superficie, les traces de passages et d’usure, tout indiquait une activité plus foisonnante en journée. Le duo devait se contenter de la demoiselle à demi-affalé sur le bureau du fond. Pas de bonjour ou de regard avant qu’il ne se fut avancé vers elle.

« Bonjour jeune demoiselle, nous aurions besoin d’aide pour trouver quelqu’un ?

-Oui ?

-Est-ce que vous pourriez nous fournir un guide ou nous indiquer où en trouver un pour nous aider à chercher ?

-Yup, vous en avez une devant vous ! »

Leur interlocutrice semblait s’être enfin réveillée et avoir trouvée un élan de motivation. Elle ne se découragea pas sous l’oeil sceptique du client. Là elle était sans son attirail pour aller dans le désert ou même dans des zones à problèmes de la ville, mais elle savait s’équiper et faire face aux situations dangereuses.

« Vous serez pas les premiers dont je me charge, vous inquiétez pas ! Et j’ai mes contacts. De toute façon, il y a une pénurie de guide en ce moment. Entre ceux qui sont occupés à Ekhlen, et il y a pas mal de passage croyez-moi, et les autres… Vous cherchez qui et à quel tarif ? »

Après une mauvaise négociation, ce n’était pas le fort de l’historien qui s’y prit tout sauf comme il s’y fallait pour économiser des irys, et la passation du nom, uniquement le nom, de la personne recherchée, ils purent sortir d’ici avec leur guide fraîchement trouvée. Elle posa simplement un panneau fermé sur son bureau et laissa une note. D’après elle, quelqu’un devait arriver d’ici peu et prendrait la relève. Après avoir récupéré sa veste ample et son sac qui était dissimulé sous son bureau, elle les enjoignit donc à la suivre. En peu de mots, elle leur expliqua que la famille du type était connu à Fayrouz une cité moins connu que sa grande sœur Tsav avec son lot d’arènes et d’esclaves. La route pour y aller n’est évidemment pas une sinécure, la ville se trouvant aussi dans cette immense canyon faisant partie du continent. Il fallait dans tous les cas passait à travers le désert. Le chameau étant ainsi la bête la plus indiqué pour faire le chemin, avec les Salkhi ; encore fallait-il en trouver de ces derniers. Sans oublier, que les deux hommes avaient déjà deux montures : les griffons. Changer de monture maintenant signifiait investir encore plus d’irys à cette expédition. Un prix que Stann était prêt à payer mais pas sans grincer des dents. Le duo se sépara de leur guide une fois les bêtes choisies pour se retrouver quelques heures plus tard à la porte sud de la ville.

HRP:
 
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Nergüi Alhazred
Nergüi Alhazred
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Sur des traces fumeuses EmptyMer 24 Oct - 18:08
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Des collines enneigées de Khurmag aux dunes de sable de Tsav en passant par les jungles luxuriantes de Dyen, décidément, l'érudit avait l'impression d'avoir fait le tour du monde en quelques semaines, ce choc climatique brutal commençait à sérieusement l'affecter. Les simples nausées qui l'assaillirent durant le voyage vers Yeronkhii se transformèrent en suées et vomissements morbides. Ce désert ardent lui flambait le corps et l'esprit, encore quelques jours et il le dévorerait. L'odeur fétide émanant de ce maudit camélidé ne facilitait pas l'affaire, au moins n'étaient il pas des lieues au dessus des terres, il en venait presque à regretter le service de ces grotesques et chaotiques créatures qu'étaient les griffons.

Inutile de dire qu'il n'était pas d'humeur ni même vraiment apte à discuter, il avait déjà du mal à cacher son mal et à rester assis sur son chameau... N'étant pas du genre à se plaindre publiquement, il se réfugier dans ses pensées, mais même elles, corrompues par la fièvre, ne purent lui offraient le repos, quel supplice...

" Cette amulette en vaut la peine ! " se répétait il encore et encore. Il avait besoin plus que jamais de cette motivation. Il ne s'attendait pas à trouver une relique magique d'une puissance incommensurable ou une source si riche qu'elle nous ferait réécrire toute notre histoire mais le statut quasi légendaire de cette simple amulette lui offrirait enfin la réputation dont il avait besoin pour accomplir sa mission et l'intérêt historique de cet artefact restait grand, Nerguï demeurait historien avant tout. La nécromancienne devait s'impatienter, voila des mois qu'il ne s'était attelé à la tâche. Enfin bon, elle devait être occupée par d'autres aventures, pour l'heure il devait se contenter de survivre.

" Sommes nous encore loin de Fayrouz ? "

Demanda t'il d'un ton faiblard tandis que se dresse devant eux l'ombre rafraîchissante d'un canyon plus que bienvenue. Les voyageurs plongent ainsi dans la gueule de ce gigantesque python de pierre et de sable, parait il un des derniers obstacles avant les portes de Fayrouz. Cet endroit était parfait pour un guet-apens, on aurait dit une de ces histoires qui se racontait aux enfants. Malheureusement les histoires bien souvent sont basés sur des faits et alors qu'il se faisait cette réflexion, D'inquiétantes silhouettes vinrent se dresser des deux côtés du canyon.


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Ingrid & Sigurd
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Sur des traces fumeuses EmptyVen 15 Mar - 8:57
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Rien d’amical chez ces nouveaux venus, eux aussi à dos de chameaux. Un simple coup d’œil permettait de se rendre compte qu’ils étaient encerclés par une dizaine d'entre eux et clairement ce n’était pas des êtres bienveillants. D’aucun ayant des flèches encochées d’autres une boule de feu planant au-dessus la main – pour le spectacle à n’en pas douter – un seul était apparemment dépourvu de moyen offensif. Il se tenait face à eux, pas en retrait, plutôt aligné avec ses camarades. Tout d’abord silencieux comme observant leurs proies, il ne prit la parole qu’après un long instant, le sourire aux lèvres. Invisible derrière le foulard qui lui barrait le visage. Tous portaient le même, rouge à point noir.  

Leur guide était mutique et n’avait laissé échapper qu’une exclamation devant cette apparition soudaine. Ils n’étaient vraiment pas loin de la ville. Quant à Stann, il bouillonnait intérieurement face à cet obstacle sans savoir quoi en faire, ce n’était pas un guerrier. Face à un agresseur il pouvait se débrouiller pour arriver à prendre la fuite et revenir plus tard, mais là il avait beau faire le tour du canyon des yeux il ne voyait pas d’échappatoire. Il essaya de capter le regard de la jeune femme et de son collègue dans le vain espoir d’échanger de la sorte un plan miraculeux.

« Je pense que vous avez compris la situation. Vous allez donner tout vos bien de valeur à la fille, ainsi que vos chameaux, inutile de tenter quoi que ce soit. Ou sinon, et bien, je prends également vos vies sans valeur. Et la fille reste avec nous bien sûr. 

-Ne les laissez pas faire ça, ce sont des esclavagistes ! Ne me laissez pas avec eux. »

Elle avait parlé très vite en murmurant à l’intention de ses deux compagnons tout faisant mine de faire ce qu’on lui demandait. Son chameaux se tenait entre ceux de Stann et Nerguï. La main tendue vers le doyen pour qu’il lui remit ses irys. Après ce serait le tour de Nerguï puis des chameaux et après il n’y aurait vraiment plus le temps de faire quoi que ce soit pour elle.


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Nergüi Alhazred
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Sur des traces fumeuses EmptyDim 17 Mar - 23:52
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Quelle journée, ce voyage avait été calme, jusqu'ici, pourquoi donc les soucis apparaissaient si près du but, quelle en était la cause ? Pas le temps de s’interroger sur le pourquoi du comment, l'érudit frissonnait d'exaspération devant l'immobilité de ses camarades qui laissaient bêtement tomber leur bourse dans la main du doyen sans faire quoi que ce soit. Stan pensait il vraiment qu'ils allait les laissait repartir aussi facilement ? Les deux historiens feraient un bon menu d'entrée pour le festin de mort des arènes à esclave de Feyrouz...

C'est de cette exaspération que l'érudit trouva la force de se tenir face à leur chef lorsque ce fut son tour d'abandonner ses irys. Si ses camarades n'étaient pas capable de se défendre, lui, tenterait de se sortir de cette situation avec le moins de pertes possibles. Il n y croyait pas mais y mettrait toute son âme, il allait enfin pouvoir mettre à profit ces années d'étude de rhétorique. Sa nature timide se dissipa face à l'urgence de la situation. Il leva sa capuche et d'un sourire, s'adressa au doyen après lui avoir remis ses irys.

" Comme vous pouvez le voir, nous n'avons pas grand chose d'intérêt pour vous, nous sommes de simples pèlerins ne transportant que quelques sous et textes sans valeurs. "

Il fît alors tomber à terre son énorme carapace de pierre qui laissa apparaître dans le sable de grandes quantités de papiers et d'encre, le soulagement que lui procurait cette perte de poids lui fît lâcher un soupir puis il poursuivit.

" C'est une belle armée que vous avez levé, seigneur de ces dunes. Vous savez, j'ai toujours pensé que les hommes capables de réunir leur semblables autour de leur personnes étaient promis à un destin exceptionnel, une quête qui resterait dans les mémoires car si les architectes font disparaître les hommes après la mort, leur actes, eux, toujours demeurent. "

" Je vais vous partager la mienne, je suis en quête d'un artefact, un objet d'une importance capitale dans l'histoire de notre peuple, une simple amulette qui pourrait changer le monde pour peu qu'un homme comme moi arrive à en déchiffrer les secrets. Nos indices nous ont amené vers votre cité de Feyrouz. "


" Je le vois dans vos yeux, vous êtes plus qu'un simple esclavagiste contrairement à ce que pense ma camarade. Vous auriez juste pu vous tuer mais vous avez préferé nous demander de nous rendre, cette sage décision vous rapportera bien plus que vous l'espérez. Si c'est des esclaves que vous voulez, prenez donc ces deux la, ils offriront un bien meilleur spectacle à vos arènes que ma pitoyable carcasse. En revanche ce que je peux vous offrir, c'est l'or et la réputation. Tout ce que je désire, c'est le savoir que peux procurer cette amulette. Si vous m'aidez à l'obtenir et à la ramener en Khurmag, on se souviendra de vous comme ce chef qui a restauré l'histoire Mytranne. Le prestige et les irys couleront à flot pour vous et peut être pourrions nous continuer cette collaboration vers d'autres trésors de notre histoire."

" Vous avez tout à y gagner, croyez moi, si j'essaie de vous fausser compagnie, vous pourrez toujours en finir avec moi et vendre cette amulette à quelques collectionneurs, mais ce serait gâcher sa véritable valeur. Une valeur dont je suis la clé et qui pourrait être votre si vous me faîtes confiance. "



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Ingrid & Sigurd
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Sur des traces fumeuses EmptyDim 31 Mar - 16:51
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La scène se figea comme arrêtée par les paroles osées de l’historien. Chacun percevait, recevait, ses mots d’une façon différente mais tous furent touchés. De la simple surprise devant tant de bagou et d’insouciance à répondre ainsi au chef des Déchaînés, à la colère mêlée d’inquiétude de le voir ainsi les vendre, eux, ses compagnons de voyage ; ou encore l’étonnement teinté de respect devant cette bravade. Tous attendaient, voir espéraient, un rejet de l’interpellé. Il ne pouvait accéder à cette folie. Accepter le marché d’un simple voyageur avec pour simple assurance des paroles aussi consistantes que le vent. Pourtant avant qu’il n’ouvrit la bouche, la guide désespérée devant cet acte de trahison insultait déjà Nerguï.

« Ça suffit. Tais-toi ! »

Un aboiement qui n’attendait pas de réponse, juste une réaction. Il n’avait que faire des jérémiades de la femme. Les esclaves apprenaient vite à ravaler leurs mots. Elle apprendrait encore plus vite si besoin. Les mots du my’tran n’étaient pas tombé dans une sourde oreille. Une renommé de ce genre pourrait lui être utile. Il pourrait même envisager de retourner sur ses terres sans que personne ne s’avisa de l’en chasser ! Intéressant et relativement peu risqué. Qu’y perdrait-il si ce n’était du temps ? Dans le pire des cas, il devrait s’occuper de vendre l’érudit plutôt que de simplement le transformer en tas de cendre. Ce n’était pas son domaine de vente, mais il pourrait se débrouiller. Ce n’était pas sans prendre aucun risque qu’on se retrouvait à la tête d’une bande renommée dans le coin. Les actions de ce genre, si elles n’étaient pas punies par la loi de Zochlom, attiraient immanquablement des ennemis : des survivant, des humanistes, ou d’autres bandes rivales.

« Par les Architectes, pourquoi dire non à un brin d’aventure ! Bien sûr, je te prends au mot. On embarque tes compagnons, tu peux leur dire adieu, vous ne vous reverrez pas. »

Stann abasourdi par la tournure des événements tenta bien de raisonner l’élève de son ami. Mais rien ne semblait y faire, l’appât de la reconnaissance était trop grande chez son benjamin. Ni ses accusations ni ses supplications ne le touchèrent.

Après que le meneur eut donné ses consignes aux membres de la troupe à ses côtés, les choses se mirent en mouvement : deux d’entre eux descendirent et s’occupèrent de faire taire les futures marchandises. Ils furent ainsi bâillonnés et saucissonnés puis posés sur les chameaux pour ensuite disparaître par deux chemins différents. Le tout se passant sous l’œil vigilant des malfrats. Aucun d’eux n’aurait d’hésitation à frapper.

« Alors maintenant que nous sommes entre nous. dis-m’en plus ! »

Le comité s’était largement réduit, ils n’étaient plus que trois à faire face au voyageur. Le meneur, sa seconde et un des types avec une boule de feu. Tous les trois dardaient leurs yeux sur l’homme isolé. D’un commun accord, ils s’étaient rapprochés, resserrant l’étau et la pression. S’il y en avait un qui souriait, le bandana le cachait bien.

« Je ferais un bien meilleur guide ! Vous devriez mieux choisir vos compagnons. Votre histoire devrait vite être vérifiée. Et je vous conseille de ne pas ouvrir la bouche avant d’en recevoir l’autorisation. »

Le voyage de Nerguï pouvait ainsi se poursuivre jusqu’à la ville, jusqu’à cet famille Alam tant recherchée. Pénétrer dans cette ville des plus vivante, bruyante, malgré l’environnement si peu propice à la vie, ne posa aucun problème au groupe. Pas plus que de se faufiler dans ce fourmillement qu’était les rues pour arriver jusqu’au magasin d’antiquaire Aux Mille Merveilles du Désert. Si le propriétaire bedonnant se formalisa de la présence d’esclavagistes connus et reconnaissables dans sa boutique, il ne le laissa pas paraître. Il les accueillit comme tous les autres clients, avec bonhommie et sourire.

« Que puis-je pour vous ? »

Derrière lui s’étendait du bric-à-brac en tout genre : des vases, des chaises, des masques, des bijoux, des miroirs… Tous usés, polis, patinés par le temps. Des piles invraisemblables tenaient en équilibre en dehors des étagères et, au milieu de tout ça, il y avait des clients ; deux seulement : un vieux monsieur grisonnant et une jeune femme menue. L’un comme l’autre ignoraient le nouveau groupe. L’un perdu dans un livre et l’autre en admiration devant un miroir.

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Nergüi Alhazred
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Sur des traces fumeuses EmptyMer 10 Avr - 15:14
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Il n'arrivait pas à le croire, ils le prenait au mot, il ne sentait aucun sarcasme dans la réponse du doyen et pourtant il était persuadé qu'ils l'emmenaient au billot. Il ne pût s’empêcher de rétorquer un sourire comme seul abris au déluge d'insulte de ces anciens camarades s'éloignant. "Bonne chance dans les arènes" pensait il. Avait il réussi à retourner la situation à son avantage, il était encore trop tôt pour le dire. Au moins, il avait réussi à se débarrasser de Stan, temporairement du moins. Espérons qu'il y passe dans les arènes. Sa mort rendra le retour de Nerguï plus triomphant encore.

Il fît donc connaissance avec ce nouveau groupe s dans lequel il était clairement l'intrus. Un bibliothécaire au milieu d'un groupe de pillards, si physiquement, le contraste était notable, il se demandait si moralement, ils étaient si différent. Il essayait de répondre le plus clairement et le plus honnêtement possible à la requête du doyen, tenter le mensonge serait aussi inutile que risqué, la franchise l'avait tiré d'un mauvais pas, il resterait sur cette lignée.

" Vous connaissez surement l'amulette d'Ashlan, Les recherches conjointes de mon maître nous ont permis de retracer l'artefacte vers une famille habitant cette ville, les Alam, voici toutes les preuves dont je dispose."

Il pose alors au sol de nombreux document éparses, des parchemins, cartes, copies et journaux. Les trois esclavagistes se saisirent des documents. Il ne s'attendait pas à ce qu'ils comprennent quoi que ce soit sur le coup mais cela semblait les convaincre. Le doyen leva le doigt en signe de réponse

" Je connais l'homme de la situation "

Sur ce le groupe pénétra les rues agitées de Fayrouz. Marchands, mendiants, joueurs de tours, tous dégageaient du chemin à la vue du doyen. Était-ce crainte ou respect ? peu importe, il suivait quelqu'un de puissant, une situation à double tranchant. Le chemin était long et Nerguï ne put s’empêcher d'essayer de briser la glace avec ses nouveaux employeurs. Expression mal choisie compte tenu de la chaleur, il tenait à peine sur son chameau. Il demanda donc l'autorisation de parler comme on lui avait imposé.

" Je serais ravi de faire l'éloge de ceux qui m'ont tant aidé dans ce périple une fois de retour à Khurmag mais pour cela, j'aurais besoin de vos noms et de vos histoires, je suis aussi intéressé par cette ville et le contrôle que vous semblez avoir dessus, si nous en avons le temps, peut être pourrez vous m'en dire plus ?

Sa visite dans ces dunes chaudes serait de courte durée, autant réunir le plus d'informations possible pour son encyclopédie avant de partir.

Ils arrivèrent finalement devant l'enseigne de ce fameux antiquaire. Aux Mille Merveilles du Désert. Il s'adressa au doyen avant d'entrer.

Une fois l'amulette en notre possession, je rentrerais en Khurmag, il n y a qu'aux archives de Réoni que nous pourrons enfin dévoiler la véritable valeur de l'objet, l'étudier et la conserver. Nul doute que la redécouverte officielle d'un tel objet provoquera des émois dans tout le continent. Je suppose que vous m'accompagnerez la haut ? J'aurais besoin de sécurité si l'affaire s'ébruite et vous n'avez pas envie que je vous fausse compagnie dans cette histoire n'est ce pas ?"

"Tous les irys seront à vous et les journaux du continent entier parlera du seinguer de Feyrouz et de l'érudit ayant retrouvé un des objets les plus symboliques de notre histoire. Je pourrais même écrire votre biographie tant que j'y suis"


Décidément, l'érudit était bien plus enthousiaste de travailler avec ces truands qu'avec les honnêtes hommes qui l'avaient précédemment accompagnés, ceux ci semblaient plus intéressant.

Aux Mille Merveilles du Désert, un nom charmant, un intérieur impressionnant, chaque objet caché derrière ce vieil homme dégageaient une aura malgré leur mauvais état, ils semblaient tous avoir une histoire à raconter. Pendant quelques minutes, il était comme un enfant dans une pâtisserie, il fût très vite rappelé à l'ordre par la simple interrogation du tenancier.

Lisant l'approbation dans le regard du doyen, il prend la parole pour le groupe.

Nous sommes à la recherche d'un objet précis, mes relations m'ont assuré que je pouvais le trouver dans le coin, une amulette, composée d'une simple plaque pour être précis. cela vous évoque quelque chose ?

Il n'aurait pas l'amulette gratuitement mais il était possible que l'antiquaire ne soit pas conscient de la valeur de l'objet, il essayait donc de ne pas trop lui en dire pour l'instant.

Si il avait une certaine admiration pour ce genre de bazars, il savait que ces objets, témoins de l'histoire éparse de My'tra ne seraient probablement jamais remis à des institutions capables de les conserver. Oh, il existait des cabinets de curiosité détenus par certains grands marchands ou seigneurs passionnés mais lui, il rêvait d'un temple ou ils seraient conservés et étudiés à leur juste valeur, à l'abri des simples collectionneurs.


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Ingrid & Sigurd
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Sur des traces fumeuses EmptyMer 8 Mai - 19:36
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Il fallait dire que pour un scribouillard, un penseur, il en avait dans le ventre. Il avait su marchander sans sourciller et osait même demander des renseignements sur eux ! Cette troupe constituée d’hommes et de femmes de tous horizons avec pour seuls points communs l’avidité et le fait de laisser leur passé enseveli. Inutile de venir avec des souvenirs trop encombrants. Un bon mercenaire n’a pas de pitié, pas d’attache. Spécialement lorsqu’on parle d’esclavagiste.

« Peut-être, mais, comme on dit, vends pas l’homme avant de l’avoir attrapé. »

C’était un vrai peut-être. Si jamais tout ce que ce type avait dit était vrai et que ça aboutissait, il pourrait prendre sa retraite définitive. Et alors, parler n’aurait plus de conséquence. Il pourrait se refaire une vie à Réoni, la ville des vices, ou n’importe où ailleurs. Ce n’était pas quelque chose qu’il avait envisagé jusqu’à présent. Il se voyait finir ici comme les autres de son espèce. Éventuellement étendre son réseau à d’autres villes. Mettre tout le monde sous son joug ; même les Scorpions, ces saletés qui lui avaient coûté plus d’un homme. Un avenir très différent, impensable se profilait devant lui. De quoi le perdre dans ses pensées, lui qui ne se projetait pas plus loin que quelques mois. Un chamboulement, même si rien ne se réalisait. Les deux autres, muets aussi mais pour d’autres raisons, se rendaient bien compte qu’ils étaient sur le point de basculer d’une façon ou d’une autre. Le cœur n’y était pas pour les petites discussions. Le silence les accompagnèrent donc jusqu’à la boutique.

« Des amulettes ? Oui oui, j’ai ça. Par contre va falloir me dire plus précisément ce que vous voulez ! »

Tout en parlant, le bonhomme se faufila avec une agilité remarquable pour sa corpulence jusque dans les tréfonds de sa boutique pour revenir avec une caisse pleine d’amulettes, toutes correspondantes à la description donnée par Nerguï. Certaines attachées à une chaîne, d’autres non. Plus ou moins vieilles ou usées par le temps. D’aucunes portaient le nom de leur ancien propriétaire, quand il n’était pas effacé.

« Alors ? Qu’en dites vous ? »

Il avait posé la caisse en équilibre précaire sur une pile de livre pour que le porte-parole du groupe puisse jeter un œil à sa marchandise. En bon commerçant, il prêtait attention aux comportements des membres du groupe : il fallait vendre l’objet au prix qu’ils étaient prêts à débourser ! Pas trop cher pour ne pas perdre des clients et pas trop bas pour ne pas perdre, lui, des irys.

Pour la vente :
 
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