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Chroniques d'Irydaë
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 Hasard forcé

Ingrid & Sigurd
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Sam 10 Mar - 12:07
Irys : 669873
Hasard forcé



Nom des pnjs:
 

Leur caravane n’était pas grande mais offrait des spectacles assez variés pour attirer les citadins hors de leur ville. Du moins ça avait été le cas à leur dernier passage à Eoril il y a quelques années. Ils évitaient de faire toujours les mêmes tournées pour ne pas lasser le public, ni pour se lasser eux-mêmes. Cinq d’entre eux préparaient la tente de spectacle pour ce soir tandis que deux étaient partis faire de la réclame en ville, pour faire connaître leur présence. Les mercenaires, si proche de la ville, étaient moins utile, ils étaient donc libre de faire ce qu’ils souhaitaient.

« Léo ! Concentre toi, on va pas y passer des heures ! »

L’interpellé leva les yeux au ciel, Emy était toujours comme ça à l’approche de la première soirée dans un nouvel endroit. Elle aimait que tout soit parfait et là, rien ne l’était clairement. Le soleil avait déjà commencé sa course inverse et elle n’avait pas encore préparé son stand à elle et Simon. Celui qui proposait la nourriture aux visiteurs, autant sucré, ils avaient fait le plein lors de leur dernier passage à Tarluru, que salé, pâtes faites mains, brioches diverses et variées et ainsi que quelques plats chauds de viande. Bien sûr, ils offraient également des boissons.

« Il est temps de manger avant que nos invités arrivent, on ne pourra plus après. »

Il se frottait les mains, ils allaient devoir se changer également. Enfin, lui avec ses illusions, il avait toujours l’air fringant. Mais il aimait bien se sentir propre et concentrer ses illusions sur d’autre chose. Par exemple, l’entrée de leur petite place. Le stand de nourriture, une caravane qui était ouverte à mi-hauteur sur l’extérieur et qui contenait à l’intérieur les différents mets et boissons préparés. Ils avaient installés une dizaine de tables pour qui voudrait manger avant ou après les spectacles de la soirée. Et la grande tente se tenait en fond, l’ouverture ne permettant pas de discerner l’intérieur avec sa petite scène, un voile pour faire l’arrière scène et ses estrades pour accueillir les gens. Pour donner du charme à cela, il aimait laisser des créatures féeriques, aquatiques ou terrestres se balader à travers les convives. Leur caravane d’habitation se trouvaient dissimulées derrière la grande toile. Cinq au total.

« Bonjour et bienvenue parmi nous ! Je vous invite à vous restaurer pour patienter jusqu’à l’ouverture de l’extraordinaire spectacle des jumaux de Suns ! Et de notre magnifique danseuse ! »

Léopold assurait l’ouverture avec Jaira, tout les deux bien habillés pour l’occasion. Ils avaient déjà répétés plusieurs fois leur annonce, invitant les nouveaux venus à aller vers les tables ou vers la caravane de nourriture. Samuel, Anseph et Edwine se préparaient pour le spectacle à venir. Il y avait de l’attente dans l’air mais la tente n’ouvrirait pas les portes avant qu’une bonne quarantaine de personne ne soient présentes.

HRP:
 
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Thorleif Gunnar
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Dim 18 Mar - 22:21
Irys : 235868
Profession : Dragonnier
Pérégrin 0
Depuis le mois de novembre de l'an 932, Thorleif Gunnar voyageait régulièrement entre Khurmag et Zolios, à dos de dragon, coupant même parfois par Suhury. Il avait pris l'habitude de ne pas rester au même endroit trop longtemps, s'installer quelque part ne faisait pas parti de ses projets pour l'instant. D'une manière ou d'une autre, il était persuadé que son frère aîné faisait en sorte de garder un œil sur ses activités. Se déplacer en permanence représentait donc une solution viable pour brouiller sa piste du moment qu'il ne faisait pas entendre parler de lui à l'échelle d'une contrée. Cela faisait désormais cinq mois que le dragonnier avait été radier de son ordre et exiler de son pays d'origine, Dyen. Ses débuts à My'trä avaient été plus que compliquer, en effet, Thorleif avait montré de réels soucis pour s'acclimater et s'adapter aux coutumes étrangères à Dyen. Désormais, il était devenu un voyageur émérite, proposant par-ci par là au gré de ses rencontres ses services. Il partait du principe que là où il se rendait, on devait forcément avoir besoin des services d'un dragonnier. S'il était un noble de Dyen, il était parti de là-bas sans le moindre sous dans sa fuite très précipitée. Des activités par-ci par-là lui permettaient donc de renflouer son coffre au trésor jusqu'au jour où il reprendrait ce qu'il lui appartenait et lui revenait de droit.

En l'état, c'était donc dans une toute nouvelle aventure que s'était engagé Thorleif Gunnar. A proximité de Darga, il fit la rencontre d'une troupe de joyeux lurons à la recherche de mercenaires pour les escorter de villes en villes. Il fut bien difficile pour les nombreux compères d'ignorer Thorleif car ils eurent peut-être plus de yeux pour son dragon que pour lui de prime abord. Un dragon, sérieusement ? Cela leur procurerait une publicité conséquente par rapport à d'autres concurrents ! Le dragonnier comptait de toute manière retourner du côté de Zolios et il avait besoin de travail, ces temps-ci. Pourtant, ce ne fut pas la raison qui l'acheva de se convaincre de se joindre à eux. La raison en question était une personne. Une personne qui portait un nom de famille dont il n'avait pas entendu la prononciation depuis bien longtemps.

...Toen.

Faye Toen... Luka Toen… ?

Luka ?!

Luka Toen !

Était-ce seulement possible… ?!

… Son premier amour ! ...


Non, ils n'avaient jamais entretenu de relation amoureuse. A vrai dire, Luka ne l'avait certainement pas été, bien qu'il n'ait pas vraiment de certitude à ce sujet. Il l'avait rencontrée, près de quinze ans auparavant, après être sorti de sa formation à l'école pour devenir un éminent membre de l'ordre des dragonniers. Thorleif, à plusieurs reprises, était intervenu dans les cours de Luka alors qu'elle était une élève et lorsqu'elle rejoignit à son tour l'ordre, ils travaillèrent quelques mois ensemble dans la même division. Dans son jeune âge, désireux de trouver une femme par lui-même et de ne pas se laisser dicter sa conduite par son paternel, il s'enticha de Luka et espéra en faire son épouse. Seulement, du jour au lendemain, elle disparut et ne lui laissa plus jamais aucune nouvelle.

Évidemment, Thorleif avait développé un certain ressentiment, lié à l'incompréhension de sa disparition mais il était sincèrement soulagé de la savoir en vie, quelque part en ce monde. Toutefois, il n'expliqua pas à Faye les moments qu'ils avaient pu partager et il laissa très soigneusement ses sentiments envers Luka derrière un verrou fermé depuis désormais de longues années. Pendant les quelques jours qui les séparaient de Darga jusqu'aux abords d'Eoril, il apprit plutôt à faire connaissance avec la sœur de Luka. Il espérait au moins faire bonne entente avec un autre membre de la famille Toen, en souvenir du passé avec Luka. Faye connaissait donc désormais plusieurs choses à son sujet, notamment sur ses origines. Fils benjamin d'une famille noble de Dyen ne pouvant pas rentrer chez lui à cause de problèmes familiaux, en quelque sorte. En quête de soutien et d'alliés pour accomplir un projet personnel dont il était encore trop tôt pour partager les détails. Ils se rendirent même compte qu'ils avaient tout deux une connaissance en commun : cette très chère Althéa ! Thorleif avait aidé sa tribu en fin d'année dernière à traverser le Khoral en tant que protecteur. En bref, ils avaient suffisamment de sujets de conversation pour s'occuper un moment.

A vrai dire, le temps passa très agréablement, les secondes se transformèrent en minutes, les minutes en heures et les heures en jours jusqu'au moment fatidique. Thorleif ne participerait pas au spectacle directement, ce n'était pas sa tasse de thé. Son rôle, sa mission, c'était plutôt de faire en sorte que la représentation se déroule sans le moindre grabuge. Quant à Nitthog, il se reposait très certainement quelque part dans les environs à l'abri des regards indiscrets jusqu'au moment fatidique, suspens !
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Faye Toen
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Lun 19 Mar - 12:03
Irys : 427500
Profession : Chasseuse d'artefacts - Danseuse
My'trän +2 ~ Zolios
L
e destin, railleur, l'avait une fois de plus guidée sur le chemin d'une caravane itinérante. Amusée et intéressée par cette troupe chantant et dansant sa joie de vivre, Faye avait su conquérir les cœurs en leur offrant une démonstration de ses propres talents ; unanimement, les artistes l'avaient alors convié à rejoindre leur groupe pour quelques temps. Cela offrait à la fois du renouveau au spectacle qu'ils proposaient à leur public mais également au sein de leur propre communauté. La Ju'äm, de son coté, escomptait profiter de l'occasion pour perfectionner ses compétences et accroître sa popularité grandissante sans qu'elle n'ait besoin, cette fois-ci, d'ôter la vie à un ou plusieurs individus.

      Pendant le voyage, la caravane avait souhaité recruter de nouveaux mercenaires afin de les accompagner pour la suite du trajet. Bien que la flamboyante aurait pu tenir ce rôle, elle s'était gardée de leur dévoiler son habileté en matière de combat, préférant demeurer aux yeux de tous comme une simple danseuse maîtrisant la magie de feu par pur besoin artistique. C'est ainsi qu'ils engagèrent un dénommé Thorleif, sans aucun doute impressionnés par son "animal de compagnie" du doux nom de Nitthog - un dragon ! Cela sonnait certainement comme la promesse d'intimider d'éventuels voleurs, meurtriers ou autres brigands qui auraient souhaité s'en prendre à eux où à leurs biens. Pendant quelques jours, l'adepte de Süns et le nouveau venu eurent l'occasion de faire connaissance ; lorsque les présentations furent faites, la femme remarqua que le célèbre nom des "Toen" semblait faire écho à son interlocuteur, de même que le prénom de sa sœur, Luka. Il profita de la situation pour prendre de ses nouvelles par son intermédiaire, mais la rouquine n'osa pas le questionner sur la nature de sa relation avec celle-ci. Certains secrets demandent à le rester.

      Néanmoins, la connaissance d'un lien entre lui et sa petite sœur lui permit d'instaurer une confiance quasi-naturelle envers cet homme. Vénérant Orshin, elle n'eut aucun mal à s'enticher également de Nitthog qui lui renvoya son attention, pour le plus grand bonheur de la demoiselle. Il était si rare de croiser la route d'un dragonnier et de sa monture ! Elle profita de l'occasion pour en apprendre plus sur fonctionnement de Dyen, jusqu'à ce que Thorleif lui apprenne son bannissement de la ville malgré son appartenance à une famille noble. Elle ne souhaita pas, une fois encore, l'interroger sur l'origine de ce bannissement.

     Après quelques jours de voyage, la troupe s'était installée aux abords de la ville. Les sept artistes s'étaient d'ores et déjà répartis les tâches pour le spectacle du soir ; tout devait être prêt dans quelques heures ! Tandis que cinq d'entre eux préparaient le lieu de la représentation afin d'y recevoir le public, deux autres étaient chargés d'informer la populace à propos de l'événement et les convier à s'y rendre. Les habitants de Zolios ne sont pas les derniers pour s'amuser, aussi vit-on rapidement quelques personnes arriver bien plus tôt que l'heure planifiée, et certains vinrent même proposer gratuitement leur aide aux itinérants malgré la présence des mercenaires et du gigantesque lézard. Faye, malgré son envie d'aider à la mise en place, reçu un refus de la part de Leopold et Samuel qui la convièrent à se préparer pour la représentation - non pas qu'elle en eu besoin, mais parce qu'ils ne souhaitaient pas risquer de blesser leur nouvelle coqueluche. La flamboyante avait souhaité protester, mais devant le savoir-faire qu'ils déployèrent pour mettre en place le site, elle s'avoua qu'ils n'avaient de toute évidence même pas besoin de son aide. Elle se contenta de préparer sa prestation, et passa rapidement cajoler Nitthog avant de lui rappeler le futur rôle qu'il aurait à jouer.

      Süns en personne allait être subjuguée !


Code couleur dialogues de Faye : #ff6600
Code couleur alternatif : #33cc99

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Meylan Lyrétoile
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Sam 24 Mar - 23:05
Irys : 760328
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
Depuis son arrivée à Eoril, Meylan n’avait pas connu un seul moment d’ennui.  Entre la découverte d’une ville haute en couleurs et une rencontre fortuite aux conséquences inattendues, elle avait eu de largement quoi s’occuper.  Il faut dire que les habitants de la capitales zolienne avaient le sens de la fête, et elle se retrouvait plongée dans un univers dominé par la musique, la magie et la danse.  À vrai dire, elle en était presque venue à vivre de nuit pour profiter de chaque parcelle de la joyeuse vie nocturne de la ville.  Presque, mais tout de même pas.  Le jour avait ses charmes aussi.

En cette fin d’après-midi, le hasard avait à nouveau placé sur le chemin de la ménestrelle une opportunité qu’elle se hâta de saisir.  Une nouvelle caravane d’artistes ambulants venait d’arriver et, d’après les échos qu’elle avait entendus, leurs spectacles faisaient toujours forte impression.  Sa curiosité titillée, elle se mit donc en quête de ces confrères qu’on lui avait vantés.

Que ce soit en respect de son engagement quelques jours plus tôt à protéger ses arrières ou tout simplement parce que lui non plus ne disait pas non à la perspective d’une représentation époustouflante, Oskar s’était joint à elle pour l’occasion.  La soirée s’annonçait bonne.

Ils n’eurent aucun mal à trouver le campement des artistes, guidés par les autres spectateurs qui s’y rendaient par grappes, le brouhaha de ceux qui étaient déjà sur place et le fumet qui s’échappait de la caravane-cuisine.  Mais ce qui attira immédiatement l’oeil de Meylan, ce sont les créatures qui déambulaient en toute apparence librement parmi ceux qui étaient déjà présents.  Des illusions, aucun doute là-dessus, mais d’une beauté et d’un sens du détail impressionnant.

Un sourire illuminant son visage, elle s’avança entre les tables, évitant les créatures fantastiques sur son chemin même si elle les savait immatérielles.  En traverser une aurait rompu le charme.  Même si l’heure ne se prêtait pas encore vraiment à un dîner, elle se dirigea vers la caravane d’où provenaient les odeurs de nourriture.  Après tout, puisqu’ils avaient été encouragés à patienter de toute façon, autant en profiter pour découvrir si ces artistes s’y connaissaient aussi bien en cuisine qu’en mise en scène.  Sans compter qu’elle ne savait pas combien de temps la représentation durerait.  Peut-être serait-elle contente de ne pas être dérangée en plein milieu par un estomac se rappelant à son bon souvenir.

"Tu prends quelque chose aussi en attendant?"


Tout en posant sa question, elle en profita pour observer la réaction de son compagnon face aux illusions qui se promenaient à quelques pas d’eux.  Elle savait maintenant qu’il n’était pas un habitué à la magie et se demandait bien comment il prendrait le fait d’être ainsi plongé dedans.  Mais elle se faisait assez peu de soucis: il avait du répondant.



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Oskar Medcalfer
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Dim 25 Mar - 18:46
Irys : 264951
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Oulalalala… Il était pas dans le meilleur état, l’Oskar, ça c’est sûr ! La soirée de la veille avait été, ouais, bien arrosée. Il s’était réveillé la langue pâteuse, le crâne martelé comme si c’était un clou… Bref, il avait une sale gueule de bois quoi. Sauf que, aujourd’hui, la P’tite Fée elle avait entendu parler d’une caravane de gitans qui s’était arrêtée pas loin d’ici. Du coup, fallait qu’elle y aille ! Et comme Oskar lui avait promis qu’il l’escorterait, fallait qu’il vienne aussi ! Bon, il essaya de faire bonne figure, pour sûr ! Il s’était bien lavé, bien habillé proprement, et essayait de se plaindre le moins possible du tambour qui faisait la fête à l’intérieur de sa tête ! Puis, il était habitué, non ? C’était un homme ! Un vrai de vrai ! Alors il fallait qu’il encaisse en silence !

Ils arrivèrent en fin d’après-midi sur place. Au crépuscule, tiens. Décidément, c’était le meilleur moment de la journée ! Alors, y’a pas à dire sur My’trä ils avaient le sens du spectacle. Y’avait un truc dans l’air qui sentait super bon, des décorations magnifiques, des… animaux bizarres qui circulaient de partout parmi les invités, donc eux aussi et un…

- Par ma barbe… mais qu’est-ce que c’est que ça ?

Planté comme un piquet, le voleur avait même pas assez de foi pour trembler. Là, à côté de l’entrée, un homme en armure avec un…

- Un dragon. Y’a… Y’a vraiment un dragon.

Puis au lieu de fuir à toutes jambes, comme l’aurait fait à peu près TOUS les êtres intelligents sur Irydaë, Oskar il se frotta les yeux, en soupirant, puis il repartit en direction de la caravane-cuisine où était parti la P’tite Fée.

- C’est des illusions, des illusions, Oskar, c’est des illusions…

Et il se répéta ça, en boucle, dans sa tête démolie de lendemain de soirée là. Franchement, il était pas dans la meilleure des formes, mais justement ! Peut-être que bouffer un truc ça allait le requinquer ! Puis il avait pas besoin d’être au mieux pour comprendre que ce qui se préparait là… c’était bon, mais genre très très bon. Du coup, quand Meylan lui posa la question, il répondit même pas, il fit oui de la tête avec l’énergie d’un véritable affamé. En plus, ils préparaient pas de l’exotique, les saltimbanques ! Il connaissait à peu près tout ce qu’il y avait, du coup pour commander c’était pas vraiment compliqué.  

- Que prendrez-vous, monsieur ?

Bon, il répondit pas pendant quelques secondes. Le temps que l’information se fraye un chemin dans son crâne de piaf. Une fois qu’il avait bien compris qu’on lui parlait à lui, ce nigaud, il fit un grand sourire, se racla la gorge, et répondit.

- Euh, oui ! J’aimerai quelque chose avec de la viande, si possible !

Et on lui donna, et pas qu’un peu. Une espèce de grosse écuelle en bois, remplie de pâtes ! Oh il était aux anges, le garçon ! Par politesse, il attendit que la P’tite Fée commande elle aussi avant d’entamer la dégustation. Mais bon dieu que c’était dur d’attendre !


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.


Dernière édition par Oskar Medcalfer le Dim 8 Avr - 6:14, édité 1 fois
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Odard Coursang
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Lun 26 Mar - 21:45
Irys : 473463
Profession : Barde
My'trän +2 ~ Khurmag
    Zolios. Festival de couleurs chatoyantes et chamarrées dont la splendeur n’égalait que le talent et le charme des artistes qui y vivaient. Un savoureux mélange de joies et de plaisirs et de… Dragons?!

    Si Odard se vantait d’être quelqu’un de naturellement prudent, à ses heures sobres, il ne s’en était pas moins frotté à quelques unes des plus sales et vicieuses créatures de My’trä. En témoignait la flûte qui trônait à sa ceinture, qui malgré tous ses efforts conservait son odeur vive et musquée. Un trophée vient avec son prix se disait-il, bien que celui-ci tendait à devenir persistant, tant et si bien que le barde le sentait finalement partout. Peut-être cela finirait-il par passer, il l’espérait secrètement. Le voile d’illusion qui couvrait son instrument n’épargnait finalement que les autres, laissant au barde la joie d’apprécier les parfums de la vie sauvage.

    Mais un dragon! C’était autre chose! Pas le genre de petites bestioles que les enfants s’amusent à chasser des heures durant. Quoi que certains avaient certainement déjà dû tenter l’aventure. Ah oubli quand tu nous tiens!

    Par les Saints Rognons! Si ce n’est pas là le plus énorme des lézards eh bien je n’ose imaginer ce qu’il peut en être!”

    Une caravane était toujours l’occasion de s’amuser. Bien qu’il soit familier de ce monde et de ses arcanes il en éprouvait toujours un certain plaisir, et s’inspirait au passage en étoffant son répertoire. Mais de voir les visages ravis et ébahis des spectateurs était là sa véritable motivation. Quoi de plus beau pour artiste que de voir suscitée de la joie et du bonheur? Naturellement certains peinaient à voir au-delà du talent réel des saltimbanques et pensaient avoir à faire à un spectacle d’illusions. S’il y en avait, et des belles, ça ne serait certainement pas le clou du spectacle. Il faisait confiance à ses confrères pour surprendre et innover là où personne ne les attendait.

    Un des badauds réunis ici semblait appartenir à cette catégorie, se répétant sans cesse que rien de tout cela n’était réel et que finalement, rien de terrible ne pouvait lui arriver. Mais qu’était finalement un déluge de flammes face au spectacle rare et unique de la fureur d’un dragon? Naturellement aucun de ceux qui y avaient assisté n’étaient là pour en témoigner, mais cela rajoutait au prestige de la chose!

    Bien le bonjour noble seigneur! Eh bien au risque de vous décevoir, si les chandelles qui flottent ici et là.” Odard désigna l’un des étals où flottaient quelques bougies dans un décor sombre et mystérieux. “Sont en effet des illusions. Cet énorme poulet que voilà est on ne peut plus tangible! Il est même tout à fait réel, parfaitement vivant et possiblement irascible! Mais j’imagine que si nous avions du mouron à nous faire il serait déjà trop tard n’est-ce pas messire?"

    Il était accompagné d’une jeune femme qui pour l’instant occupée à contempler les alentours ne lui faisait pas face, mais quelque chose dans sa posture lui était terriblement familier, comme s’ils avaient déjà eu à faire l’un à l’autre. Cela semblait être quelque chose d’important, mais il ne pouvait pour l’instant la remettre à partir d’une simple silhouette.

    Je suis Odard Coursang messire! Humble barde et ménestrel, pour vous servir!”



- Odard s'exprime en #0099ff -
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Ingrid & Sigurd
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Mar 27 Mar - 9:23
Irys : 669873
Voyant le dragonnier sans sa monture, Léopold avait créé un faux dragon à ses côtés, immobile. Il ne pouvait tout gérait avec les autres illusions circulant déjà entre les convives. Mais ça avait pas mal de prestance, nombreux étaient les regards émerveillés ou craintifs. Une bonne récompense pour son art. Bien qu’il ne puisse qu’observer, accueillir les gens de plus en plus nombreux occupés. Surtout qu’ils n’étaient que deux pour cette tâche. Ils étaient côte à côte mais ne se parlait pas forcément.

Les mercenaires quant à eux, à l’instar de Thorleif, se contentait d’observer tranquillement la foule grossir. Les deux compagnons d’armes ne tenaient pas compagnie au troisième gars engagé sur le tard. D’abord parce qu’ils avaient l’habitude de travailler ensemble et qu’il ne connaissait pas l’autre. Ensuite parce qu’ils éprouvaient une certaine animosité pour les avoir rabaissé avec son dragon, les faisant passer pour des mercenaires de seconde zone et enfin, ils n’avaient pas manqué son petit jeu avec la rousse qui avait rejoint la compagnie. Que des bonnes raisons pour garder leur distance et médire sur lui. Les deux hommes étaient à peu près de la même taille, dans le mètre quatre-vingt, barbue tous les deux avec le crâne presque rasé et une mine fermée.

« C’est un plaisir de vous revoir ici ! Vous ferez à nouveau ce numéro avec Cassandra ? »

C’était un couple de personnes âgées qui s’adressaient à la dompteuse. Cette dernière fronça les sourcils et secoua la tête avant de répondre avec un sourire. Il était toujours plaisant de voir des spectateurs revenir les voir ou même venir leur parler à eux. C’était une des récompenses de leur représentation.

« C’est un plaisir partagé. Ce n’est pas moi qui monte sur scène ce soir. Mais, il va y avoir une bonne surprise à la fin ! Ne le dites à personne. »

Ses derniers mots avaient été dit à voix basse sur le ton de la confidence et elle avait fait un clin d’œil joueur au couple adorable.

Dans la tente l’ambiance était tout autre. Edwine répétait ses mouvements sur la scène mais dissimulée aux possible curieux par les rideaux. Quant à Samuel et Anseph, ils préféraient parler à leur toute nouvelle recrue et compagne de voyage tout en regardant d’un œil les mouvements gracieux de la danseuse accompagnée de volute d’eau. Ce n’étaient évidemment pas la première fois qu’ils parlaient ensemble.

« Tu es sûr que ça te va ? On peut reporter ta représentation si tu souhaites, le public ignore ta présence, ce sera la grande surprise finale après tout ! »

Sa voix était légère mais la proposition sérieuse. Forcer une représentation n’était bon pour personne, ni la troupe ni les spectateurs en profiteraient. Après Anseph ne se faisait pas trop de souci pour la benjamine du groupe. Elle avait un bon sentiment à son sujet et Samuel partageait son avis. Ils en avaient parler, ils parlaient de tout entre eux après tout. Une vraie complicité les liait, sur scène comme dans la vie.

« Et voilà pour vous monsieur, vous nous en direz des nouvelles ! »

Retour à l’extérieur et au stand de nourriture. Tout se vendait bien, autant les pâtes pimentées, la tourte aux lièvres, où bien vite il n’en resta plus, que les galettes de lièvres aussi, ou les brioches aux légumes ou encore celles au sucre. Ils en vendaient encore lorsque les voiles du cirques furent rabattues pour faire entrer les gens. Le spectacle allait bientôt commencer. D'abord la danseuse qui savait jouer de l'eau pour rendre sa danse encore plus belle. Puis ce serait au duo d'adepte de Süns.

Indications : Je vous faits confiance pour ne lire qu'après avoir consommé l'un des plats ( si vous en prenez un ) Wink. Oskar tu peux lire dés à présents ton plat.

Pour les Pâtes :
 

Pour la Tourte :
 

Pour les galettes avec la viande :
 

Pour les brioches de légumes :
 

Pour les brioches de sucres :
 

Code couleur:
 
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Meylan Lyrétoile
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Mar 27 Mar - 12:10
Irys : 760328
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
Si Meylan avait eu la moindre connaissance des arcanes de Möchlog, elle aurait probablement au moins proposé à Oskar d’atténuer le martèlement qui avait élu domicile dans son crâne.  Mais ce n’était pas le cas, et elle n’avait pas en sa possession les quelques herbes curatrices qu’elle savait capables d'aider contre de tels maux.  En même temps, se trouver dans un tel état ne lui arrivait pour ainsi dire jamais, donc elle avait assez peu de raisons de posséder ces herbes.

Enfin, au moins, il n’avait encore ni tourné les talons à toute vitesse (et elle savait maintenant qu’il courait vite quand il le voulait), ni tourné de l’oeil.  Pour une première confrontation à un tel étalage d’illusions, c’était un succès incontesté.

Une fois qu’il eut passé et reçu sa commande, la ménestrelle fit de même, optant pour une tourte dont l’apparence ainsi que le fumet avaient de quoi la faire saliver.  Elle reçut rapidement sa commande, encore chaude et fumante, et tout s’annonçait pour le mieux pour cette belle soirée d’hiver…jusqu’à ce qu’une voix un peu trop familière se fasse entendre.

Le dos encore tourné vers le nouvel arrivant, Meylan n’avait pas besoin de lui faire face pour savoir de qui il s’agissait.  Non seulement sa mémoire, en particulier auditive, était excellente, mais l’homme avait fait forte impression.  Et pas dans le bon sens.  Elle réprima un soupir en entendant que ce ton grandiloquent était apparemment son ton habituel, soupir d’ailleurs en grande partie injustifié étant donné qu’elle-même n’hésitait jamais à jouer avec les mots.

Sa tourte en main, elle se retourna quand son confrère décida de se présenter, mouvement qui fit battre sa robe bleu nuit contre ses chevilles.  Elle pouvait difficilement l’ignorer alors qu’il se trouvait à quelques pas d’elle et venait de se présenter.  Contrairement à d’autres, la ménestrelle n’avait pas pour habitude créer une esclandre sur le terrain de jeu de ses confrères.

"Meylan Lyrétoile."

Sa voix, habituellement chaleureuse quand elle se présentait, était plus froide encore que cette soirée de mars.  De même, elle se contenta pour tout salut d’une brève inclinaison de la tête plutôt que d’effectuer un élégant mouvement, chapeau en main, comme elle l’aurait normalement fait.  Elle aurait également pu ajouter que l’usage du qualificatif "humble" révélait une bien mauvaise connaissance de soi-même de la part du barde roux ou demander s’il valait mieux qu’elle prévienne les artistes de ce soir qu’ils devaient s’attendre à du chahut.  Elle n’en fit cependant rien.  Rien ne l’obligeait à se montrer sympathique avec cet homme, mais il ne serait pas dit qu’elle serait celle qui déclencherait les hostilités, si hostilités il devait y avoir.  Après tout, entre personnes civilisées, il n’était pas nécessaire de s’apprécier pour rester un minimum courtois, pas vrai?

Plus loin sur le campement, la tente principale ouvrit, indiquant que l’attente ne serait plus bien longue avant le début du spectacle.  En d’autres circonstances, Meylan aurait sans doute saisi ce prétexte pour prendre congé et quitter cette récente rencontre.  Mais elle n’était pas seule, et planter là le barde serait revenu à courir le risque de laisser sur place Oskar.  Elle jeta donc un bref coup d’oeil à ce dernier, tentant d’estimer le temps qui lui serait nécessaire les soustraire tous les deux à la présente compagnie.



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Thorleif Gunnar
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Sam 31 Mar - 16:49
Irys : 235868
Profession : Dragonnier
Pérégrin 0
La tente à ciel ouvert, lieu de représentation du spectacle commençait doucement mais sûrement à battre son plein. En s'arrêtant aux abords d'Eoril, il fallait dire que la troupe de forains n'aurait pas grand difficulté à amasser sur monde, surtout lorsque l'on promettait des surprises plus grandioses les unes que les autres. Si l'art était un secret, ou le secret un art, peu importe, les employeurs de Thorleif n'avaient pas répété face au dragonnier. Il connaissait quelques brides, car lui aussi, il aurait son moment, à sa façon. Encore une raison de plus d'attiser la jalousie de ses deux collègues du moment, probablement. Il n'y pouvait rien si les deux autres mercenaires n'avaient pas un dragon ! En fait, cet engouement pour Nitthog le surprenait sincèrement car il n'était pas habitué à tant de… voyeurisme ? Si la bête avait un maître, c'était réellement cette dernière qui impressionnait. Dans les rangs, on devait sûrement se demander comment une telle créature pouvait obéir à un être humain. A l'instar des forains, Thorleif ne vendrait pas ses secrets aisément.

« Je ne sais pas vraiment dans quoi je m'embarque, Faye. C'est ma première fois. »

Thorleif, Faye et Nitthog s'étaient isolés à quelques vingtaines de mètres du lieu du spectacle. Si les tracts promettaient du sensationnel et une rencontre avec un véritable dragon de Dyen, l'effet de surprise serait d'autan plus fort si personne ne les voyait avant leur intervention. Pendant ces quelques jours, le dragonnier avait jugé que sa flamboyante interlocutrice était digne de confiance. Quelqu'un de confiance, il en avait bien besoin. Déjà, Nitthog ne laisserait jamais approcher par  quelqu'un d'hostile à son maître. Pour d'autres raisons évidentes, la présence de Thorleif serait requise pendant le numéro de Faye. En effet, elle n'avait pas grand-chose d'une dragonnière aux dernières nouvelles et ici présent, seul Thorleif était susceptible de pouvoir ordonner à Nitthog. Pour les forains, c'était un gage de sécurité. Grossièrement parlant, le dragon n'avait rien d'un jouet même s'il allait d'ici quelques minutes se faire connaître parmi une grande foule de spectateurs.

« Mais tu m'as l'air sûre de toi. Je te fais confiance. N'oublie pas nos signes… Je serai toujours à proximité pour ordonner à Nitthog. Tu n'as rien à craindre. »

Essayait-il vraiment de rassurer l'impétueuse Faye Toen ? Peut-être ne la connaissait-il pas suffisamment assez bien. Une autre hypothèse voulait peut-être qu'il tente de se rassurer lui-même. Comme dit précédemment, Thorleif n'avait jamais participé, même indirectement, à une telle représentation. Il espérait faire bonne figure et surtout faire honneur aux attentes de sa nouvelle amie. Au loin, le spectacle avait commencé. Ils entendaient la foule crier, hurler, applaudir également. Il regrettait un tantinet de ne pas y être pour découvrir l'ensemble des numéros mais peu importe, leur heure était venue.

« Nous devons y aller. »

Il l'aida à monter la première sur le dos de Nitthog. L'exercice n'avait rien d'insurmontable mais il préférait le savoir devant lui plutôt que derrière, même s'il ne doutait pas vraiment de sa capacité à s'accrocher aux écailles du dragon noir. Lorsque Faye fut en place, il la rejoignit donc et intima l'ordre à Nitthog de décoller du sol. C'était la première fois qu'il offrait ce privilège à quelqu'un depuis longtemps. Dans ses souvenirs, il s'agissait de sa chère et tendre sœur, Freyja. Le dragon noir prit très rapidement de l'altitude et fondit en direction de la tente de représentation du spectacle. On devait déjà être en train de les annoncer et comme pour donner encore un peu de piment et de sueurs froides au public, Thorleif ordonna à Nitthog de pousser un rugissement très puissant. Désormais, c'était certain, un dragon arrivait dangereusement.

« Nous amorçons la descente ! »

Le dragonnier montra à son ami de toujours quelle direction il devait prendre. Soudain, son cap changea et il piqua très nettement en perpendiculaire par rapport à sa position initiale. Depuis la position de Faye, cela devait être impressionnant s'il s'agissait de sa première fois. Avec ses deux mains, Thorleif la ceinturait au niveau de la taille pour être certain de ne pas la perdre en vol. Lorsque le moment fut opportun, on demanda en bas aux spectateurs de lever la tête pour observer la masse noire qui était en train de fondre vers eux. A distance de sécurité raisonnable, le dragon commença instinctivement à battre des ailes à contre-courant pour ralentir drastiquement. Son corps dessina à ce moment-là un u dans lequel il n'y avait plus que Thorleif et Faye. Pour le dragonnier, la manœuvre d’atterrissage était devenue classique, il s'était très longuement entraîné avec son compagnon. Enfin, ils se posèrent en plein centre du lieu du spectacle, faisant donc face à la foule probablement ébahi.

« C'est ton moment, Faye. »

Il lui chuchota au creux de l'oreille et il se laissa glisser en bas de sa monture pour retrouver le plancher des vaches. Pour Thorleif, le moment était venu de prendre le rôle de figurant et de donner les ordres adéquates à son dragon. Les véritables artistes de ce soir, il s'agissait de Faye et de Nitthog, pour leur toute première représentation.

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Oskar Medcalfer
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Dim 1 Avr - 17:39
Irys : 264951
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Ah ! Par tous les Architectes, il était bien content d’avoir de quoi manger, l’Oskar, pour sûr ! Avant il avait des doutes sur pourquoi son ventre était en train d’hurler à tue-tête. Son foie en train de crever ou son estomac qui menaçait de le faire ? Bah maintenant qu’on lui tendait une espèce de gamelle en bois remplie de pâtes en sauce, il arrivait à deviner qui gueulait le plus fort des deux… Et alors qu’il s’apprêtait à porter la fourche de bois à sa bouche, un gonze avec la langue aussi pendue que les boyaux du voleur lui hurla dans le dos comme s’il était à cinquante mètres de là. Oh ! Pas le temps pour ces conneries, l’estomac d’abord ! D’habitude il aurait eu raison, mais là…

Alors que l’autre ménestrel continuait de jazzer, Oskar eut l’impression qu’il venait d’avaler un bâton de dynamite, mais allumé. Sa gorge était en train de prendre feu, toute sa bouche même, et il en vint à reposer avec vigueur sa gamelle sur l’étale des restaurateurs tout en suffoquant pour essayer d’expulser cette ignoble sensation. Mais rien à faire ! Il était en train de prendre feu ! Les larmes à l’œil, il en avait un peu rien à cirer de ce que déblatérait Odard pour le coup. Qu’il ne s’en vexe pas ! Muhahaha ! Le voleur arrivait même plus à parler, mais les gestes de la main qu’il faisait vers la demoiselle qui avait préparé cette horreur étaient assez explicites, pardi ! Elle lui tendit quelques secondes plus tard un verre de je sais pas quoi en s’amusant de voir Pattes-de-Velours dans son état. Pas le temps de lui faire ravaler son clapet, à celle-là ! Il devait boire ! Bizarrement, c’était pas de l’eau, mais du lait. Mais il pouvait pas faire la fine bouche, le gonze, et il s’avala tout d’une traite.

Une fois que la brûlure s’était calmée, Oskar se rendit compte que la bouffe avait empiré son mal de crâne. C’était vraiment pas sa journée ! Et on va pas parler de son bide qui frisait la tentative de suicide. Il toussa une ou deux fois, histoire de retrouver sa voix, et se mit à engueuler les cuistots comme jamais !

- Mais z’êtes fous ! Vous pouvez prévenir que ça va m’déchiqueter la mâchoire ! Vous voulez que j’vous en dise des nouvelles ? Ça m’a pratiquement troué la gorge, bande de saligauds !

Bon, ça c’est le résultat en enlevant la quinte de toux, la voix qui s’envole, les trucs habituels quoi. Enfin, après s’être défoulé face aux cuistots bien railleurs, il finit par se retourner vers celui qui, il s’en souvient, lui avait adressé la parole ! Et, surprise, la P’tite Fée a l’air de le connaître, vu la tronche qu’elle tire. Et elle a pas l’air de le porter dans son cœur. Puis d’un coup, ses yeux virèrent vers Pattes-de-Velours, qui devait en tirer une belle tête avec la gueule-de-bois plus la bouffe épicée. Le voleur répondit par un de ses regards qui disait « Je comprends pas grand-chose », puis il jeta un coup d’œil sur l’autre ménestrel à grande gueule, là. Il avait l’air fanfaron, pour sûr ! Et vu la réaction de la donzelle, l’Oskar il allait pas avoir beaucoup de patience. Du coup, v’là t’y pas, même dans son état, qu’il essaye de faire comprendre à l’Odard que c’était mort pour parler ce soir !

- Bon, désolé mon gars, mais là j’suis pas spécialement d’humeur, et la p’tite Fée non plus, donc à la revoyure !

Ceci fait, bah il se tourna vers la donzelle et lui fit une petite tête de complice. Pas forcément un sourire ! C’est trop gros. Mais les sourcils qui sautillent, la moustache qui frétille, les yeux qui pétillent ! Bon ça d’accord c’était à cause de la combinaison gueule-de-bois et bouffe épicée, mais ça devait être suffisamment éloquent ! Maintenant, c’était à Meylan de décider.


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
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Faye Toen
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Mar 3 Avr - 12:22
Irys : 427500
Profession : Chasseuse d'artefacts - Danseuse
My'trän +2 ~ Zolios
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Tout semblait désormais prêt pour le spectacle du soir. Le groupe d'artistes s'était réuni sous la tente pour quelques derniers rappels et ajustements. L'ambiance y était bien moins détendue qu'à l'extérieur, et pour cause : le trac demeurait présent chez chacun d'entre eux et ce indépendamment de leur expérience et confiance en soi ! Tandis qu'Edwine répétait quelques mouvements au coin de la pièce, les deux autres s'inquiétaient pour leur nouvelle coqueluche. Il n'y aurait eu aucun mal à leur avouer ne pas être capable d'apparaître sur scène, mais ce n'était absolument pas le cas pour Faye. Bien que son désir de s'acquitter de sa "dette de voyage" fut l'une des raisons principales de son entêtement à apparaître dans ce spectacle, elle souhaitait avant tout profiter de cette occasion unique pour dévoiler ses talents à un public qui, assez certainement, avait déjà entendu parler de ses quelques exploit en Zolios l'année précédente.


« Ne vous inquiétez pas pour moi. Anseph, je suis bien plus à l'aise avec un public que tu ne peux te l'imaginer... Laisse moi te promettre de te raconter quelques unes de mes aventures en Suhury une fois la représentation terminée ! »


Elle offrit un sourire rassurant à son interlocutrice et quitta la tente pour aller rejoindre Thorleif. Au programme ce soir, les deux - ou plutôt trois - compagnons planifiaient de voler la vedette à leurs camarades. Ou peut être ne feraient-ils qu'effrayer les spectateurs ?

La flamboyante passa la totalité du spectacle aux cotés du dragonnier et de sa monture. Elle su profiter de cet instant pour en apprendre un peu plus sur la vie de ce dernier. Bientôt, elle entendit le signal qui annonçait leur heure de gloire et son regard croisa immédiatement celui de Thorleif. Il était temps !


« Et bien... Allons-y ? »


Aidée par le maître de Nitthog, la Ju'äm escalada l'amas d'écailles sans grande difficulté. Presque aussitôt, le dragon prit son envol et on entendit alors l'écho de quelques exclamations, plus bas. Faye n'y prêta pas attention, bien trop émerveillée par le paysage et les sensations qui s'offraient à elle. Elle eut une pensée à l'attention de Luka. Sa sœur bien-aimée - elle même dragonnière - avait eu l'occasion de vivre cet instant des centaines de fois... Un soupçon de jalousie vînt piquer l'anomalie à cette seule pensée mais elle disparue aussitôt lorsque l'écailleux décida de foncer en direction du lieu de la représentation à une vitesse bien trop élevée pour que l'on puisse penser à un atterrissage en douceur. Faye ferma les yeux, elle sentit son partenaire la ceinturer et, soudainement, le dragon se cambra et ses ailes balayèrent brusquement les alentours. Elle ouvrit à nouveau les yeux ; elle était apparemment toujours en vie !

Elle profita de l'émerveillement des spectateurs pour descendre à terre. Ses premiers pas furent bien plus lourds qu'à l'accoutumée, mais elle reprit rapidement contenance et ils devinrent alors aussi légers et gracieux que ceux d'Edwine. La flamboyante accompagna ses premiers mouvements de petites torches de feu, s'éloignant toujours plus de l'animal qu'elle venait de quitter quelques instants plus tôt. Bien qu'elle ne fut pas plus douée que sa semblable dans cet art, la foule - déjà conquise par cette entrée en scène - semblait subjuguée et il ne fut pas difficile d'obtenir quelques premiers applaudissements. Pourtant, Faye eu le léger pressentiment que quelque chose ne se déroulait pas comme prévu. Et il ne s'agissait absolument pas de sa performance personnelle ou de celle de ses deux collègues : elle pu apercevoir, entre deux mouvements, quelques individus prendre la poudre d'escampette en trottinant ; deux ou trois personnes parmi la foule étaient cambrées et semblaient régurgiter leur repas, à un intervalle bien trop proche pour que tout cela soit le fruit du pur hasard ; d'autres encore décidèrent d'aller s'asseoir à l'écart, affichant grise mine.

Faye, bien qu'inquiétée par cette succession d'événements étranges, décida de ne pas interrompre sa prestation. Nitthog et elle vinrent se positionner de profil par rapport à la foule et tout deux commencèrent à simuler un combat, la température environnante s'élevant à chacun de leurs mouvements. La scène restant avant tout une danse, on ne s'étonna pas de ne voir aucun des deux participants toucher son adversaire ; Faye n'aurait d'ailleurs pas souhaité faire de mal à cette magnifique créature ! Elle ne préféra pas, en revanche, se demander si Nitthog aurait bien fait d'elle son repas...


Code couleur dialogues de Faye : #ff6600
Code couleur alternatif : #33cc99

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Meylan Lyrétoile
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Mar 3 Avr - 18:30
Irys : 760328
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
Occupée comme elle l’était à fixer du regard celui qui avait été son rival quelques mois plus tôt, Meylan ne remarqua pas que son compagnon pour la soirée venait de manquer de s’étouffer sur son repas.  Une chose assez surprenante, vu la quinte de toux que ce presque-étouffement déclencha.  Seules les vociférations un chouia étranglées adressées ensuite aux cuisiniers lui firent rompre le contact visuel avec son confrère.  Apparemment, la cuisine des artistes ne réussissait pas à Oskar.  Décidément, ce n’était pas sa soirée.  Pourvu que le spectacle change cette tendance.  Spectacle vers lequel ils avaient d’ailleurs intérêt à se diriger, s’ils ne voulaient pas en manquer le début.  Un échange de regards confirma qu’elle pouvait raisonnablement s’éloigner de la caravane-cuisine sans risquer de perdre Oskar au passage.

"Ils sont sur le point de commencer, il me semble.  Autant ne pas arriver en retard."

Son ton était à nouveau plus aimable et son sourire, bien que mince, était de retour sur son visage.  Elle avait décidé qu’elle passerait une bonne soirée, et ce n’est pas un trouble-fête qui y changerait quoi que ce soit.  Trouble-fête à qui elle avait d’ailleurs la ferme intention de fausser compagnie…sauf que lui aussi allait probablement se rendre sous cette tente.  Qu’importe.  Tout en attaquant sa tourte, elle se mit en route vers le chapiteau principal, et en y arrivant parvint encore à trouver deux places offrant une assez bonne vue sur la scène.

Bientôt, le brouhaha de l’assistance se transforma en murmure, car tous pressentaient que le début des réjouissances était imminent.  C’était une expérience amusante d’observer le spectacle depuis cette partie de la salle plutôt que depuis la scène ou les coulisses.  Meylan devenait une partie d’un tout, liée par sa simple présence sous la toile de cette tente à tant d’inconnus avec qui elle s’émerveillerait de concert ce soir. Déjà, le premier numéro commençait, et la ménestrelle perdit toute conscience de ce qui l'entourait. Seul comptait l'art présenté sous ses yeux.

À vrai dire, elle ne vit pas passer le temps et bien vite vint le tour du dernier numéro…et quel numéro!  Ce dragon-ci n’avait rien d’une illusion, aucun doute la-dessus!  Autour d’elle, la ménestrelle entendait des réactions émerveillées, d’autres effrayées…mais tous, n’avaient d’yeux que pour la créature et sa cavalière.  Et c’est seulement parce que Meylan était une habituée de la scène qu’elle parvint à entr’apercevoir un mouvement rapide révélant que cette cavalière n’était pas seule pour contrôler l’immense animal.  Mais, entre le dragon, la grâce de la danseuse à côté et ses flammes, cette autre présence sortit vite de la tête de la ménestrelle.

Entrainée comme elle l’était pas le spectacle sous ses yeux, Meylan mit un moment à réaliser que tous les autres spectateurs n’avaient pas le yeux aussi fixés sur la scène qu’elle.  Ce n’est que quand des gargouillis soupçonneux se firent entendre dans ses environs directs qu’elle ramena son regard vers la salle.  Ici et là, une certaine confusion régnait…et elle était assez certaine que cela ne faisait pas partie du spectacle.



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Ingrid & Sigurd
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Mer 11 Avr - 9:32
Irys : 669873
Edwine avait quitté la scène sous les applaudissements tout comme Anseph et Samuel suite à leur spectacle un brin plus mouvementé bien que tout aussi artistique. Le summum fut atteint avec l’entrée de Faye. Ses collègues passés côtés spectateurs ne purent qu’être impressionnés par son entrée. Il n’y avait rien à redire. Elle savait capter le regard de la foule et leur mettre des étincelles dans les yeux. Il était vraiment heureux qu’ils aient embauchés ce mercenaire avec son dragon ! Si les choses commencèrent à tourner mal, on ne pouvait pas lui imputer. La danseuse, comme ses collègues, réceptionnèrent les premiers malades pour les aider à sortir et perturber le moins possible le spectacle. Mais même ainsi des plats à moitié consommé se retrouvaient par terre, il n’était pas évident de se faufiler dans la foule assise sur les bancs sans bousculer personne.

« Tu peux faire quelque chose pour que Faye puisse au moins finir son spectacle ? »

Un claquement de langue lui répondit, Jaira et l’illusionniste étaient restés à l’entré de la tente pour les éventuels retardataire et gérer les sorties à la fin. Leur rôle était mis à contribution plus tôt que prévu. Ils avaient déjà soulevé le rabats pour trois passages intempestifs. Si la brune semblait inquiète et bien impuissante face à cette situation, Léopold lui paraissait plus composé. Ce n’était pas une tâche évidente que de dissimuler des odeurs à autant de personne et pas vraiment son domaine. Un peu sèchement, il s’adressa à Jaira.

« Je vais voir ce que je peux faire. Va chercher Emy et Simon, ils ne seront pas de trop pour aider. »

Lui il s’occuper déjà de faire parvenir une bonne odeur de brioche pour dissimuler les quelques rejets dans la salle et à masquer les sorties, pas à ceux directement à côté des victimes de maux d’estomac. Il y avait trop de monde pour ça et son pouvoir trop dispersé. Pour cela Edwine, Anseph ou Samuel  répondait à leurs questions en les incitant à regarder le spectacle. Mais quand la dizaine de personne se transforma en vingtaine de personne, accompagné parfois d’une saine, ils furent bien obligés de se rendre à l’évidence : il fallait arrêter. La distraction devenait trop grande et Léopold n’y pouvait rien. Sans oublier que la cause de tout ceci restait inconnu. Dehors les cuisiniers s’inquiétaient de leur responsabilité tout en étant perplexe et occupés. Ils aidaient les victimes à s’asseoir ou s’allonger et leur donner des verres d’eau. Les deux mercenaires avaient également été mis à contribution, l’un pour s’occuper des malade et l’autre pour aller chercher un soigneur.

Edwine, l’aînée de la troupe prit les choses en main avant que tout parte à la débandade de façon ingérable. Elle fit signe à Faye et Thorleif de finir, d’écourter. Puis alla sur scène pour s’adresser à la foule grognon, peu d’applaudissement cette fois alors que le spectacle en aurait valu de nombreux.

« Chers spectateurs merci à tous d’être venu ce soir ! Nous sommes désolé devoir ainsi écourter le spectacle, je crois que les pâtes ont été trop piquantes pour certains et nos cuisiniers un peu trop audacieux à ce sujet ! Nous vous invitons tous à revenir demain pour admirer l’œuvre entière de Faye, Thorleif et Nitthog. Allez voir Anseph et Samuel à l’entrée
– elle montra les adeptes de süns de la main – pour récupérer une entrée à moitié prix pour demain ! Excellente soirée à tous ! »

Elle finit sur une révérence gracieuse puis alla rejoindre le trio dont le numéro avait été interrompu. Pour les tenir informé de ce qu’ils savaient, c’est à dire pas grand-chose, et s’excuser de l’interruption. Ça n’arrivait pour ainsi dire jamais. Ils allaient devoir vider les stocks pour éviter que cela se reproduise demain, il ne manquerait plus que ça !  

« Et l’entrée de ce soir vous ne le remboursez pas ! Ce serait la moindre des choses ! »

La file s’étirait derrière le bonhomme qui faisait des réclamations, une bonne quinzaine de personne était déjà sorti sans broncher adressant des félicitations ou des encouragements à la troupe face à cette petite catastrophe. Mais il en fallait bien aussi qui grogne, quelques gens derrières lui paraissaient ennuyés de le voir faire une esclandre, boucher la sortie et d’autres hochaient la tête. Léopold juste à côté maintenant tant bien que mal une petite illusion pour l’odeur. Il se tint prêt tout de même à intervenir au besoin pour soutenir sa collègue, bien qu’il ne fit pas de souci, Anseph avait du répondant. Et Samuel, bien qu’occupé avec sa propre file, se trouvait non loin au besoin aussi. Jaira quant à elle guidait les gens vers la file et les incitait à patienter.

« N’avez vous pas profité du spectacle tout de même ? »


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Indication et positions:
 


Dernière édition par Ingrid & Sigurd le Mar 15 Mai - 9:00, édité 1 fois
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Thorleif Gunnar
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Mer 18 Avr - 11:02
Irys : 235868
Profession : Dragonnier
Pérégrin 0
Thorleif s'était déplacé derrière Faye, à moins d'une dizaine de mètres. Cette position, c'était l'assurance pour lui de partager avec sa nouvelle amie le champ de vision de Nitthog. En effet, le dragon de poids moyen aux écailles noires n'avait pas l'habitude d'être exposé face à une telle foule. Le frère benjamin de la famille Gunnar avait beau ne pas être un dragonnier de la dernière heure, pouvait-il vraiment assurer le fait que Nitthog ne réagirait pas de façon inhabituelle… ? C'était dans ce sens-là qu'il s'était montré indécis, presque renfrogné à l'idée de participer à ce spectacle. Pourtant, il avait craqué face à l'insistance de l'ensemble de la troupe et de Faye. Si Thorleif avait mille raisons d'en vouloir à Luka, ce n'était pas le cas pour Faye et elle partageait le sang d'une dragonnière talentueuse. Ce dont était certain Thorleif, c'était le fait que du moment qu'il resterait dans le champ de vision de Nitthog, son plus vieux et fidèle compagnon ne se laisserait pas déconcentrer par les bruits venants de l'extérieur. Il fallait reconnaître qu'ils étaient légions tant la masse de gens qu'ils étaient n'avaient sûrement jamais vus un dragon d'aussi près. A vrai dire, cela ne dérangeait pas Thorleif d'être dans l'ombre de Faye. Elle était la véritable artiste au centre de la scène avec une créature fantastique qu'il était le seul à pouvoir ordonner du moment qu'il préservait sa confiance.

Discrètement, Thorleif effectuait ainsi une succession de gestes et de mimes plus différentes les unes que les autres. Il répondait à chaque mouvement, à chaque pas de danse de Faye et en retour, Nitthog s'exécutait. Le dragon noir prit une posture véritablement menaçante, montrant à sa compagne de jeu du moment ses crocs et ses griffes acérées. Il pouvait à tout moment, s'il le désirait, la croquer d'une seule bectée car leur proximité ne permettrait probablement pas à Faye de réagir. Thorleif pensa qu'elle n'avait pas froid aux yeux mais cela ne le surprenait pas vraiment, elle n'était pas la sœur de Luka pour rien après tout. Il fallait indéniablement avoir beaucoup de cran pour faire face ainsi à un dragon. Nitthog, se comportant exceptionnellement tel un pantin, feintait des claquements de mâchoire en direction de Faye et alternait avec des coups de queue contre le sol qui faisaient virevolter chaque grain de sable.

«  … Tu caches ta peur, petite créature… ? C'est amusant, comme endroit. Pourquoi tout ces gens hurlent-ils… ? Il y a… de la stupeur, de l'horreur et de l'admiration… C'est un curieux nectar, tu ne trouves pas… ?  »

Thorleif ne pouvait pas s'en douter et seule Faye savait. L'adepte d'Orshin pouvait désormais entendre le dragon noir s'adresser à elle à travers ses divers grognements. Il réagissait, à sa façon, à l'environnement qui l'entourait. C'était une façon pour Nitthog de reconnaître que Faye avait de la valeur et il comprenait pourquoi son maître lui montrait un certain intérêt.

«  … C'est rare qu'IL passe autant de temps avec une autre personne que sa sœur en si peu de temps. Je crois qu'IL t'apprécie, que tu LUI rappelle quelqu'un…  »

Pour le commun des mortels, pour ceux qui n'étaient pas des adeptes d'Orshin, il était tout à fait inconcevable de supputer que Nitthog était en train de s'adresser à Faye tandis qu'il jouait avec elle. Même Thorleif n'y voyait que du vent.

«  … Quand vous ne serez que tout les deux… Veux-tu bien LUI demander s'IL m'en veut d'avoir porté atteinte à SON sang et à SA chaire… ? Je dois savoir… Ah ! Tu entends toi aussi ? Il se passe quelque chose. Regarde-là bas, des créatures s'enfuient ! ...  »

Soudainement, Nitthog pointa du bout du museau la même direction que Faye avait repéré en même temps que lui. Cela la conforterait sûrement dans l'idée qu'il se passait quelque chose d'imprévu. Pourtant, elle recentra avec brio le dragon sur leur prestation car ils continuèrent encore quelques minutes telle la professionnelle qu'elle était véritablement. Malgré tout, ce fut en vain car les organisateurs vinrent les interrompre discrètement et Thorleif rejoignit le trio. Lui-même avait constaté que des spectateurs n'étaient pas dans leur assiette et régurgitaient leur repas.

« Ce ne peut pas être un hasard si toutes ces personnes sont malades… Nous n'avons rien vu. Rien. Mes collègues n'ont pas signalé d'intrusion... »

Le dragon noir se cambra et balaya avec sa tête de gauche à droite et de droite à gauche de l'estrade. Naturellement, l'odeur le dérangeait encore plus que quiconque. Son flair était bien plus affûte que celui des humains et il était encore plus sensible aux odeurs organiques et de… ? Il bouscula gentiment Faye avec la pointe de sa queue, il avait quelque chose à lui dire.

«  … Je sens… de la viande. C'est la viande… La viande… Il y a de la viande par terre ! … Là, ici et là ! Regarde...  »

« Que devons-nous faire ? Croyez-vous qu'il y a quelqu'un qui vous en veut ? Un rival ? Ces gens ne sont pas morts sur le coup. Serait-ce une forme d'avertissement ? »
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Oskar Medcalfer
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Ven 20 Avr - 19:43
Irys : 264951
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Bon, maintenant que le problème du fanfaron était réglé, Oskar pouvait accompagner la P’tite Fée sous la tente où allait se dérouler ce fameux spectacle. Ah ! Que d’impatience pour notre pauvre voleur déjà à moitié défoncé par ses… aventures des derniers jours. Entre le coup des coupe-jarrets à Eoril, ses cuites, ces enfoirées de pâtes saucées à la bile de dragon… sa résistance était mise à rude épreuve, pour sûr ! Mais en même temps, y’avait quelque chose de folklorique à enchainer les galères comme ça. Pour garder le moral, suffisait de se dire que, en rentrant à Daënastre… Pfouah ! Il aurait des histoires à raconter pour des mois ! Et puis ce soir, pas de risque de se retrouver à castagner contre des zigotos furibards… Si ?

Rien de ça, en fait. Le spectacle était vraiment pas mal. Avec des tas numéros, un peu de magie pour faire faire des yeux d’enfant étonné à Pattes-de-Velours, et puis un final… qui avait le mérite d’avoir de la gueule. C’était donc ça l’utilité du dragon… Ouais, ça se tenait, même si l’Oskar pétochait un peu de voir un si gros lézard aussi près de lui. Vous savez, l’instinct de survie, tout ça. M’enfin, la demoiselle perchée dessus était magnifique par contre ! Une beauté comme on en fait plus ! Tout ça faisait battre le petit cœur du voleur, et il lançait parfois des regards tout pétillants à Meylan. Vraiment, quel enfant je vous jure… Mais faut le comprendre. Il a vraiment débarqué à My’trä pour voir ce genre de trucs ! Pour être étonné ! Y’a pas de mal à ça.

Bon par contre, allez savoir pourquoi, mais avec tout ce qu’il s’était pris dans la tronche l’Oskar, il faisait pas partie du club qui vomissait tripes et boyaux, là dehors. Peut-être que son estomac était trop assommé pour faire l’effort. Toujours est-il que l’odeur commençait à sacrément refouler, puis ça s’est calmé, donc bon. Oskar recommença à porter son attention sur la fin du numéro. Enfin, il essayait. Parce que encore l’odeur ça allait, mais le doux chant d’une dizaine de personne lâchant des galettes à répétition ça commençait à vraiment être lourd. Finalement, une donzelle arriva sur scène et clôtura tout ce bazar vite fait bien fait. Il était un peu déçu l’Oskar, mais il était temps de partir ! Se plaçant gentiment dans la file, derrière Meylan, l’Oskar commença très vite à trouver le temps long. Surtout quand ceux devant avaient pas de meilleure idée que de se plaindre comme des chiffonniers. Il hésita pas bin longtemps avant de lâcher une petite remarque en entendant une demande de remboursement plus loin devant.

- Bah d’accord, mais tu t’charges de nourrir le dragon alors ! Tu vas comprendre le prix du billet là !


Ouais, il en avait un peu ras la casquette, mais bon. Il glissa un p’tit regard curieux vers le visage de la P’tite Fée, histoire d’être sûr qu’elle désapprouvait pas sa grande gueule. Enfin bon, ça avait l’air d’aller. Quelques minutes plus tard, voilà que tout le monde était dehors. Ici, pas de gentille magie pour masquer l’odeur des fonds d’estomac. Même s’il venait d’Aildor, ça empêcha pas l’Oskar de faire une jolie grimace. Il se pencha vers Meylan sans tarder.

- Viens, on va s’éloigner un peu. J’ai pas envie de dégobiller plus qu’hier soir…

En s’éloignant de la tante, le voleur pouvait aussi balayer l’endroit pour voir ce qui se tramait. Comment tout ce beau monde allait faire pour gérer cette situation ? Et surtout, n’y avait-il pas moyen de glisser une petite main baladeuse dans le tas. Comme disait la p’tite dame, c’était pas plus mal de voir son billet remboursé…


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
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Meylan Lyrétoile
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Sam 21 Avr - 18:03
Irys : 760328
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
Dans la grande catégorie des interruptions forçant à abréger un spectacle, celle à laquelle ils assistaient en ce moment battait un bon nombre de records, tant en taille qu’en embêtement.  Même si elle était déçue de ne pas assister à la suite de ce dernier numéro grandiose, Meylan ressentait surtout de la sympathie pour les artistes qui voyaient leur soirée écourtée et souffriraient probablement d’un manque à gagner conséquent.

Les clients mécontents qui réclamaient un remboursement étaient la cerise sur le gateau, et la ménestrelle avait très envie de se joindre à la discussion pour épauler son confrère.  Elle l’aurait d’ailleurs fait, si Oskar ne l’avait pas prise de vitesse avec une pique dans son style habituel.  Pique qui eut le mérite de faire grommeler le râleur, mais au moins il céda et permit à la file de recommencer à avancer.  Meylan répondit d’un sourire au regard que lui lança son acolyte, satisfaite que quelqu’un ait prêté main forte à l’artiste.

Ils émergèrent à l’air libre…qui en fin de compte était moins respirable que l’air de la tente.  Si elle avait su, elle serait restée à l’intérieur.  Elle ne se fit donc pas prier pour chercher un endroit où les relents nauséabonds ne les atteindraient pas.  Ils ne durent d’ailleurs pas aller bien loin: il leur suffisait de s’arranger pour avoir le vent dans le dos pour que les odeurs des malades soient portées dans la direction opposée.  L’avantage était qu’ils restaient à proximité, ce qui leur permettait de discuter avec d’autres spectateurs épargnés par la soudaine épidémie.  Et, Meylan l’espérait, rester dans les environs lui permettrait peut-être d’aller échanger avec les artistes une fois que la crise serait passée.  Ce n’était pas tous les jours qu’on assistait à une telle représentation.

"Première fois que tu assistais à un spectacle pareil?"

Elle supposait que c’était le cas, ayant compris que l’arrivée d’Oskar à My’trä était récente.  Après, peut-être y avait-il des spectacles du même genre là d’où il venait?  Elle n’en savait rien, sa connaissance du monde hors de son continent natal étant limitée à un bref voyage à Zochlom deux mois plus tôt.  Mais elle doutait qu’il ait déjà vu quoi que ce soit d’aussi grandiose.  Les artistes Zoliens n’étaient pas réputés dans tout My’trä pour rien, après tout, et ce n’était pas tous les jours qu’on voyait un dragon en chair et en os plutôt qu’une illusion.



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Ingrid & Sigurd
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Jeu 26 Avr - 9:02
Irys : 669873
Edwine secouait la tête, elle n’était pas particulièrement naïve mais elle ne s’était pas posée ces questions. Pour elle ça n’avait pas de sens. Il ne devait s’agir que d’un mauvais lot de viande, les bêtes avaient dû être malade ou des ingrédients qui avaient tournés ou quelque chose du genre. Ce n’était pas très probable avec Simon et Emy qui veillait à la bonne qualité de la nourriture toutefois ça l’était plus que cette histoire d’ennemi. Impossible d’écarter cette hypothèse d’un simple signe de main ou d’un rire léger pour autant…

« Je ne vois pas non à côté de la GCCS - la Grande Compagnie du Cirque Solaire – nous ne sommes pas grand-chose. Nous ne faisons de la concurrence à personne. Ce ne sont que des spectacles ! Le but c’est de se divertir pas de… »

Elle secoua de nouveau la tête, elle avait perdu la maîtrise de sa voix. C’était bien la première fois que ça lui arrivait. Ils parcouraient ensemble les routes depuis dix ans et rien, jamais rien de ce genre ne s’était jamais produit. Leur réputation allait en prendre un coup ! Mais dans l’immédiat, elle était plus désolée envers Faye, et les spectateurs.

« Vraiment Faye je ne sais pas quoi te dire. Je comprendrais, et tout le monde comprendra, si tu ne souhaites pas rester ! On se débrouillera demain. Même si j’avoue que j’aimerais voir le tout en entier avec les spectateurs ! Je suis sûre que tu combleras les cœurs ! »

Et maintenant que faire ? Nettoyer, ranger. Enfin, pas pour eux. Déjà qu’ils avaient vu leur numéro interrompu ! De toute façon Thorleif n’était pas là pour ça.

« Je ne sais pas trop quoi vous dire. Allez parler à Emy ou Simon. Ils auront peut-être une idée, c’est eux qui s’occupent intégralement de la cuisine. Et moi, je vais commencer à faire ce que je peux ! »

Même en s’aidant avec la magie de Dalai, elle en aurait pour un moment. C’était un vrai gâchis ! Elle commençait à avoir des doutes sur le fait de se représenter demain. Mais un artiste ne manque pas un spectacle quoi qu’il arrive !

Anseph avait adressé un léger sourire en direction de l’intervenant. C’était réconfortant d’avoir ce type d’appuis. Qu’elle prit en considération ou non les propos totalement abusifs de types coléreux. Il avait peut-être le droit d’être ennuyé mais un peu d’empathie ne blesse personne au contraire ! Ce fut avec le sourire qu’elle accueillit les suivants. La file s’écoulait de façon aléatoire à cause de petits incidents comme ça. Même si pas forcément tous malheureux. Il y avait des gens qui savaient être positifs et bienveillant !

Dehors tout le monde ne se dispersait pas, une vingtaine de personnes étaient encore là. C’était un événement malgré tout ce qu’il avait de négatif. Ça éveillait la curiosité. Nombre restait à traîner à l’opposé des malades, curieux mais pas au point d’aidé ou de se sacrifier à tenir un verre d’eau ou essuyer le vomis. Il y avait la famille des malades pour ça et les cuisiniers responsables, qui d’ailleurs eux ne chômaient pas. Emy avait envie de pleurer face à toute cette situation mais elle se forçait à ne pas craquer devant le public. Elle ne voulait pas ajouter une tâche de plus au spectacle. Son compagnon avait beau lui souffler des mots d’encouragements, il n’en menait pas large non plus.

Indications : encore des choix à faire ! Les scènes décrites dessous se passent au même moment, vous ne pouvez donc pas être témoin des quatre. Je vous laisse décider où vos persos se tiennent et ensuite lire un des quatre pour pouvoir interagir avec la scène. Vous pouvez aussi ignorer les quatre xD. Même après avoir posté je vous demanderez de ne pas lire les scènes auxquelles vous n'avez pas assistée.
Rappel : de deuxième mercenaire est parti chercher un soigneur.


Sous la tente:
 

Du côté des malades, là où il y a Emy et Simon:
 

Du côté des malades, là où il y a Léopold et Will, le mercenaire:
 

Dans la petite  foule de badaud:
 
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Faye Toen
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Sam 5 Mai - 16:30
Irys : 427500
Profession : Chasseuse d'artefacts - Danseuse
My'trän +2 ~ Zolios
Faye fila rejoindre ses compagnons artistes sous la tente. Un grand nombre de questions semblait lui brûler le bout de la langue mais elle décida de rester muette, jugeant préférable de se taire pour le moment afin de laisser l'équipe débattre sur l'origine des problèmes survenus un peu plus tôt. Edwine prit la parole la première, n'écartant pas l'hypothèse d'une erreur de la part de Simon et Emy aux cuisines.

L'idée d'un coup bas de la part d'individus malvenus sonna cohérente au yeux de la flamboyante, d'autant plus lorsqu'Anseph précisa qu'une troupe "adverse" aurait pu être à l'origine de ces troubles. Le grand univers de l'art était décidemment bien plus vicieux qu'elle n'aurait jamais pu l'imaginer...

Un silence s'installa subitement. La dernière suggestion concernant les Feuilles Dansantes avait, semble-t-il, marqué les esprits de chacun. La Ju'äm décida alors de briser ce silence, arborant un sourire des plus rassurant en espérant alléger le cœur de ses camarades.


« En tout cas, je tiens à vous dire qu'aucune force dans ce monde ne pourrait m'empêcher de me représenter demain, les amis ! Et j'espère que chacun d'entre vous donnera le meilleur de lui même, ou bien comptez-vous me laisser vous voler la vedette ? » adressa-t-elle avec humour aux deux autres adeptes de Süns. « Il faudra bien entendu redoubler d'efforts pour surprendre à nouveau nos spectateurs, et il ne faut en aucun cas se laisser abattre par les événements d'aujourd'hui. Restons forts ! »


Elle prit alors congé de la troupe pour filer rejoindre Nitthog. Il s'agissait de la première fois qu'elle avait l'occasion de parler à un Dragon, et cela s'était révélé beaucoup plus intéressant que n'importe quelle autre conversation avec les créatures qui avaient d'ores et déjà croisé sa route jusqu'à présent. Le gigantesque lézard semblait, pour une raison personnelle, obtenir des informations concernant son maître et il avait pour cela demandé une faveur à Faye. Elle trouva ironique l'idée de pouvoir communiquer avec lui lorsque le dragonnier Thorleif ne pouvait qu'essayer de comprendre ses sentiments. Peut être possédaient-ils eux même un autre lien plus intime, plus fort, qui permettait aux deux de ne former qu'un tout sans même pouvoir échanger un moindre mot ? C'est une chose qu'elle aurait à demander à Luka...


Code couleur dialogues de Faye : #ff6600
Code couleur alternatif : #33cc99

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Thorleif Gunnar
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Mar 8 Mai - 22:25
Irys : 235868
Profession : Dragonnier
Pérégrin 0
Thorleif Gunnar, observait, plutôt impuissant, les lieux se vider. On avait terminé d'évacuer les individus ayant fait des malaises et atteints de vomissements. Ils n'étaient plus qu'une poignée, là, au centre de la tente, à s'observer en respectant un silence qui en disait long sur la situation. Qui ? Pourquoi ? Comment ? Indéniablement, la représentation de ce soir était un échec critique pour la troupe et une mauvaise publicité ne tarderait pas à se répandre aux alentours d'Eoril. Le dragonnier n'avait rien vu lors de la représentation, trop concentré sur ses multiples ordres à donner à son dragon pour créer un spectacle plaisant et rarissime avec Faye. Il était tentant d'imaginer que les responsables du crime avaient été parmi les spectateurs, tapis quelque part au sein même de la foule grondante. Edwine évoqua tant bien que mal GCCS, alias la Grande Compagnie du Cirque Solaire. Dans les oreilles de Thorleif, cela sonnait comme une vaste et très large inconnue. Toutefois, il comprenait qu'à leur appellation, l'adjectif qualificatif employé sous-entendait un vaste réseau de saltimbanques en tout genre. La piste ne devait pas être écartée mais la suspicion ne semblait pas faire l'unanimité.

« Nous trouverons la cause de tout cela, ne baissez pas les bras. Demain est un autre jour, il faut continuer d'avancer, nous n'avons pas le choix. »

Thorleif n'était pas le plus à même pour leur remonter le moral. Déjà, il ne les connaissait pas suffisamment et d'autres questions tourmentaient à cet instant précis son esprit. Pour cela, il fallait replacer les choses dans leur contexte. Le dragonnier avait été engager comme mercenaire pour protéger l'ensemble d'une troupe pendant ses divers déplacements et par extension, il avait accepté de participer à un numéro spécial qui employait son dragon noir de poids moyen. Malheureusement, les festivités avaient été gâcher par un empoisonnement de la nourriture. On ne déplorait pour l'instant aucune victime et les premiers soins avaient été prodiguer. Ce fait laissait très largement penser qu'il s'agissait d'un avertissement, que quelqu'un avait des comptes à leur rendre. Évidemment, Thorleif pensait bien que la troupe ne baisserait pas les bras aussi facilement mais le risque d'une escalade était réelle. Il décida donc de suivre le conseil d'Edwine et rejoignit Emy et Simon du côté des malades. Cet événement prenait l'allure d'un fait divers et du temps où il servait dans l'ordre des dragonniers de Dyen, il avait l'habitude d'enquêter et de résoudre des problèmes susceptible d’enfreindre l'ordre publique.

« … Emy, Simon… Désolé de vous interrompre, on m'a conseillé de vous rejoindre. A vrai dire, j'ai quelques questions à vous poser. »

L’œil du dragonnier avait l'avantage d'être extérieur à la troupe, il ne les connaissait pas vraiment et ne s'abandonnerait pas à un jugement trop hâtif. De plus, cela ne l'empêcherait pas de poser les bonnes questions, même si elles pourraient parfois être difficiles à entendre.

« On a repéré de la viande à chaque emplacement des spectateurs malades. Jaira est-elle la seule à en avoir consommé ? »

Temporellement parlant, il semblait désormais évident que la contamination de la nourriture avait eu lieu dans l'après-midi, seulement à quelques heures du début de la représentation. Ce n'était pas vraiment la peine de se tourner du côté de leur fournisseur, quoi qu'il pouvait être intéressant de se renseigner sur un incident s'était produit ailleurs… La probabilité était vraiment risible, toutefois.

« Je sais bien qu'il n'est pas évident de surveiller vos stocks en permanence, surtout lorsque l'on voyage autant mais… Il doit bien y avoir un moment où il n'y avait personne autour de votre nourriture, excepté le ou les coupables. Il va falloir interroger chaque membre de votre troupe, retracer les emplois du temps de chacun, peut-être que quelqu'un a remarqué quelque chose qui lui semblait anodin, une présence inhabituelle quelque part… ? Chaque détail peut compter. »

Évidemment, Thorleif n'accusait personne parmi eux d'être le ou la coupable. Dans un recoin de son esprit, la possibilité existait mais si elle devait se développer, il y avait fort à parier qu'ils trouveraient des indices qui iraient dans ce sens-là. Seulement, à la veille d'une représentation importante, il était plus que probable que quelqu'un ait constaté quelque chose, sans forcément s'en rendre compte de façon frappante.

« Cet empoisonnement de masse, je pense sincèrement qu'il s'agit d'un avertissement. Quelqu'un vous alerte, vous défie, souhaite votre débandade. A partir de maintenant, je vais me montrer extrêmement vigilant. Si vous pensez savoir quelque chose, il est nécessaire de délier les langues sans plus tarder, vous comprenez ? »
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Meylan Lyrétoile
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Mer 9 Mai - 22:27
Irys : 760328
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
Dans la foule des badauds

Avec l’annonce de la fin prématurée du spectacle, on pouvait se demander ce qui poussait tant de spectateurs en parfaite santé à trainer sur les lieux plutôt que d’aller savourer les mille-et-une possibilités qu’offrait la vie nocturne de Darga.  Et qui dit foule désoeuvrée, dit petites scènes et tensions inévitables.  Ce qui fait que, si Oskar répondit à la question de Meylan, ses mots furent étouffés par une exclamation outrée d’une voix facilement reconnaissable.  Décidément, certaines personnes gagnaient à ne pas être connues.  Mais, puisqu’il tenait tant à se faire remarquer, il ne se ferait pas louper.

"Si vous craignez tant que cela pour votre tunique, je vous conseillerais d’éviter la foule en règle générale: un accident est vite arrivé.  Si vous ne supportez pas la compagnie dans laquelle vous vous trouvez en ce moment, je vous conseillerais de la quitter.  Il me semble que rien ne vous retient, maintenant que le spectacle est terminé."

À moins de considérer que l’agitation qui avait pris possession du site était une forme particulière de spectacle, mais il fallait avoir une forte propension à se réjouir du malheur des autres pour cela.  Malheur de ceux qui avaient été frappés par l’indigestion, malheur aussi pour les artistes qui voyaient leur spectacle écourté et leur réputation entachée.  Vraiment, ils ne méritaient pas cela.

Tout au long de sa tirade, Meylan avait parlé d’une voix posée et calme, bien loin du ton agité des deux protagonistes de la scène.  Et pourtant, on décelait sans trop de mal une pointe de reproche dans sa voix, signe que l’énergumène devrait peut-être envisager de changer de ton.  Ou de suivre le conseil qu’il venait de recevoir et aller voir ailleurs s’il y était.  Hypocrisie alors que Meylan elle-même restait sur place sans but précis?  Non, car elle avait un but assez bien défini: aller parler à ces artistes, unes fois qu’ils auraient un moment de libre.  Ou peut-être avant, si elle mettait la main à la pâte pour aider à résoudre cette étrange affaire?



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