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Chroniques d'Irydaë
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 Hasard forcé

Oskar Medcalfer
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Sam 12 Mai - 12:17
Irys : 294944
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Spoiler:
 

Dans la foule de badauds

Pour être vraiment honnête, là l’Oskar était pas spécialement chaud pour aller filer un coup de main à la compagnie d’ce soir. Le spectacle était sympa, ça y’a pas de soucis, mais franchement il avait la gueule bien trop en vrac pour avoir une quelconque motivation à aller aider les malades, ou aider à nettoyer, ou aider à comprendre d’où ça venait. Par contre, un truc qu’il pouvait faire, et ça lui plaisait bien en plus, c’était de faire fermer leur clapet aux emmerdeurs de service comme l’autre débile, là, qui continuait de râler, sur un gosse en plus. Le voleur y tenait plus, et allait intervenir, quand, à sa grande surprise, c’est la P’tite Fée qui sauta sur l’occasion. Pattes-de-Velours regarda la scène en souriant. Elle avait vraiment de la ressource, cette petite ! Et pas froid aux yeux ! Mais bon, on sentait bien que l’autre sac à merde en avait pas grand-chose à faire de ce qu’elle racontait. Peut-être parce qu’elle utilisait des mots trop compliqués. Mais bon, avant qu’il ait le temps de répondre quoi que ce soit, Oskar se planta entre lui et Meylan, histoire de lui foutre un peu les pétoches.

- En un mot comme en cent : Tire-toi, maintenant. C’est pas ton veston qu’est gras, c’est toi, face d’huître.


Ses yeux de sale matou laissaient pas trop la place au doute pour l’autre empafé. S’il dégageait pas vite fait bien fait, ça allait mal se terminer. Sans même regarder s’il faisait effectivement c’que le voleur demandait, il alla directement voir, l’air un peu plus calme et « rassurant » quand même, la pauvre mère et sa petite fille, encore terrorisées à cause de cette espèce de débile, mais qui lui avaient tournées le dos pour lui faire les pieds. Une bonne stratégie, mais pas très pratique en face d’une telle tête de piaf.

- Bon, il devrait plus vous emm… vous embêter.

Ouais, y’a un gosse. Autant éviter d’être vulgaire. Il savait être civilisé aussi Pattes-de-Velours ! Franchement, cette soirée commençait à devenir insupportable, mais vu comment le reste de la semaine s’était déroulé, c’était pardonnable. Quand t’enchaînais beuveries, bagarres et découvertes totalement dingues sur ce pays de malade, tu pouvais pas passer une soirée « normale », avec ses p’tits tracas, ses p’tits imprévus, sans être déçu, forcément. Mais fallait positiver ! L’Oskar s’imaginait dans quelques heures, dans un bon lit confortable, en train de se sentir partir dans les bras de Morphée… La belle vie, les gens ! C’était ça la belle vie, vindieu !


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Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
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Ingrid & Sigurd
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Mar 15 Mai - 9:39
Irys : 699867
Seule l’artiste resta avec eux lors de la discussion. Ce fut certainement pour ça qu’Anseph se permit de parler de l’autre troupe, brièvement. Il n’en fallut pas plus pour plonger tout le monde dans des pensées plus ou moins sombres. Heureusement que la nouvelle venue était là pour apporter un brin de bonne humeur ! Le premier à rebondir fut sur ses mots fut Sam, il fit même un clin d’œil aux deux artistes concernées.

« Ça on sait faire ! On compte sur toi, Jaira. Et Léo bien sûr ! 

- Tout à fait ! Même si l’animal qui m’accompagne n’est pas un dragon, je ne serais pas en reste. 

-Enfin, commençons par ce qu’il y a faire : nettoyer ce bazar. On ne tiendra pas de représentation avec ces petites flaques de partout ! Faye, tu peux rejoindre Thorleif si tu le souhaites. »

Cela étant dit, la petite troupe se mit en mouvement, l’un allant chercher des sceaux, des pelles et des balais, avec un deuxième pour pouvoir faire deux équipes. Naturellement, Anseph et Samuel se mirent ensemble, inséparable même en dehors des spectacles et Edwine fit équipe avec Jaira. La tâche peu ragoutante ne favorisait pas les échanges. À part quelques monosyllabes, ils travaillèrent en silence. Chaque binôme s’attaquant d’abord à un des rangés extérieurs.

Forcément, c’était inévitable que quelqu’un vienne leur poser des questions ! Emy aimait autant que ce soit le dragonnier qu’un inconnu. Il avait voyagé avec eux, ça créait forcément un lien, puis il avait aussi partagé leur nourriture. Aujourd’hui également. Il avait pu constater qu’eux deux faisaient du bon travail, qu’ils aimaient ce qu’ils faisaient. Des fois, ils faisaient des tests sur la route, avec des épices locales ou autres mais rien de plus dangereux qu’un goût bizarre en bouche.

« Non, je ne crois pas, en tout cas on en a servi à personne d’autre de la troupe avant la représentation Et après, nous étions tous trop occupés, sinon... »

Des larmes perlaient de nouveaux à ses yeux. Cette situation était terrible, pourtant elle ne se sentait pas le droit de se plaindre avec tous ces gens malades. Simon à côté d’elle, il ne s’était pas écarté, n’en menait pas bien large non plus même s’il essayait de faire bonne figure. Il se contenta de hocher la tête aux mots à l’apparence censée de Thorleif avant d’émettre un petit commentaire.

« S’il quelqu’un savait quelque chose il nous l’aurait déjà dit. »

Pas de doute dans son esprit. La troupe c’était comme leur famille. Ils pouvaient se chamailler parfois, mais pour des sujets importants ils se serraient les coudes. Ce n’était pas un reproche qu’il formulait à l’encontre du dragonnier, juste une conviction bien ancrée. Il ne pouvait imaginer les choses autrement. De même qu’il avait du mal à s’imaginer que c’était un « empoisonnement de masse » comme disait le dragonnier.

« Non. Je ne sais vraiment pas quoi dire. C’était une représentation comme les autres jusqu’à ce que…. On a fait notre petit train-train comme d’habitude. Nous n’étions pas dans la caravane juste après le repas comme on faisait la vaisselle comme toujours, et Edwine nous donnait un coup de main. 

-C’est comme le dit Emy. »

Après un petit tour d’horizon sur les gens qui les entouraient, il constata que Léopold s’était approché du groupe de badaud. Il ne restait plus que le mercenaire avec les malades, heureusement que l’autre revenait avec un soigneur.

« Je ne sais pas ce que les autres en pensent, mais vous pourrez les questionner une fois tout ce monde parti ? Ou même demain, on est tous éprouvés. Nous allons voir si le soigneur à besoin de quelque chose. »

Ce dernier faisait bien petit à côté de Vic’, son guide. Mais il n’avait pas l’air impressionné ou intimidé. Il avança d’un pas déterminé jusqu’à l’alignement de malade. Il commença par un bout délaissant totalement le mercenaire. Il releva la tête seulement quand Simon et Emy lui demandèrent s’ils pouvaient l’aider. Après leur avoir tendu un sachet d’herbe directement sorti de sa  petite sacoche, il retourna à sa tâche. C’était une façon comme une autre de se débarrasser des deux. Il avait besoin de calme pour les soigner et aider les patients à éliminer efficacement le poison. Chacun pourrait rentrer chez soi et se reposer ainsi.

Quant aux deux mercenaires, ils ne savaient plus quoi faire. Ils étaient payés pour contrer les attaques de bandits sur la route, là ça dépassait totalement leur compétence. Mal à l’aise il se tenait côte à côte, au milieu, entre les badauds et les malades. Will, resté sur place, raconté ce qu’il s’était passé à son collègue, notamment le fait que le dragonnier avait beaucoup parlé avec Emy et Simon même s’il n’avait pu entendre la discussion. Ils lorgnèrent Thorleif toujours indécis sur quoi faire.

Le malotru resta sans voix devant l’intervention de la ménestrel : comment osait-elle se mêler de ce qui ne la regardait pas ?! Et ensuite son compagnon osa l’insulter ! S’en était trop, il allait partir mais ce n’était pas à cause d’eux, mais bien parce qu’il le voulait. Cet endroit était indigne de sa personne. Tous des mal-élevés, pas étonnant ce qui arrivait !

« Hmph ! Je ne vous permets pas ! Je ne resterais pas plus longtemps en si mauvaise compagnie ! »

Il tourna les talons au soulagement de tout le monde et bouscula Léopold qui arrivait au passage, sans s’excuser évidemment. La mère, comme sa fille, se retournèrent pour remercier le couple. Ne serait-ce que pour avoir réagi et ne pas avoir regardé sans rien dire comme les autres. Les mots d’Oskar eut même l’avantage d’amené un sourire sur le visage de Arabelle.

« Héhé, tu parles bizarrement toi ! C’est quoi une huître ? 

-Tout le monde va bien ici ? Encore une fois nous vous présentons nos excuses pour l’incident de ce soir. Le soigneur est arrivé, si vous pouvez aider les familles, ou ceux sans famille, à rentrer chez eux nous vous en serons très reconnaissant ! Bien sûr, ce n’est pas une obligation, mais tout aide est bienvenue ! Venez me voir si besoin ! »

Sa voix portait naturellement sans qu’il eut besoin de crier tel un artiste habitué aux représentations. Son visage avait été sérieux tout le long de son petit discours, s’il faisait bonne figure, illusion, il n’en restait pas moins touché par les événements du soir. Pourtant, il parvint à faire un sourire et un clin d’œil à la petite alors qu’il se penchait vers elle pour lui parler.

« C’est ça une huître jeune demoiselle. Ce n’est pas très beau, n’est-ce pas ? »

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Dernière édition par Ingrid & Sigurd le Mar 12 Juin - 9:09, édité 1 fois
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Meylan Lyrétoile
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Mar 5 Juin - 17:23
Irys : 830315
Profession : Ménestrelle
My'trän +2 ~ Khurmag
Evidemment qu’Oskar ajouterait son grain de sel à la conversation.  Non seulement Meylan s’y attendait, mais elle aurait été presque déçue s’il n’avait pas inséré l’une ou l’autre réplique portant sa marque de fabrique caractéristique.  Diplomate?  En aucun cas.  Exaspérant pour celui qui en était la cible?  Assurément.  Efficace?  Apparemment.  En tout cas, môsieur trouble-fête ne s’éternisa pas dans les parages et la ménestrelle s’autorisa un petit sourire amusé.  Ce genre d’énergumènes avait tendance à battre en retraite dès qu’il rencontrait la moindre résistance, et l’homme confirmait la règle.

Restait donc la compagnie plus agréable d'Arabelle et de sa mère, avec une bonne surprise à la clef: Oskar était parfois capable de faire attention à son langage quand celui-ci pouvait tomber dans de jeunes oreilles.  Quant à expliquer ce qu’était une huître…eh bien, heureusement que l’illusionniste passait par là.  Meylan avait beau savoir de quoi il s’agissait, elle n’avait encore jamais eu l’occasion d’en voir de ses propres yeux.  Après, il faut bien dire que les fruits de mer, ce n’était pas trop son truc.  Et ça valait pour Arabelle aussi, à voir la tête qu’elle tirait.

"Beurk."

Eloquent, comme commentaire.  Mais c’est surtout le nez froncé qui l’accompagnait qui fit rire la ménestrelle.

"Comme tu dis."

Elle s’abaissa à son tour pour se mettre au niveau de la fillette et lui murmura sur le ton du secret.

"Mais tu sais, les Zagashiens disent que certaines renferment un des plus précieux trésors de la mer: une perle de nacre."

Bon, l’homme qui venait de partir, par contre, ne renfermait probablement pas de trésor caché.  Ou alors il était vraiment très bien caché.  Bref.  Avant qu la conversation ne s’oriente sur les mollusques, l’artiste parlait d’aide.  D’un côté, Meylan soupçonnait que son compagnon n’était pas dans le meilleur des états pour mettre la main à la pâte, mais de l’autre côté…  Ben c’était une excellente occasion de faire plus ample connaissance avec les membres de la troupe.  Et, qui sait, de pouvoir discuter avec eux une fois que tout ça se serait calmé.

"Aucun de nous n’est soigneur, j’en ai peur.  Mais peut-être qu’un coup de main ailleurs peut aider aussi?"

Elle croisait les doigts pour qu’Oskar ne lui en veuille pas de les jeter là-dedans sans lui demander son avis.  Bon, après, s’il avait vraiment envie d’aller voir ailleurs s’il y était, il pouvait toujours prétexter qu’il était attendu ailleurs.  Elle n’avait pas littéralement offert leurs services à tous les deux, après tout...



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Oskar Medcalfer
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Ven 8 Juin - 15:23
Irys : 294944
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
On peut pas dire que l’Oskar avait connu beaucoup de gamins dans sa vie. A part quand c’était lui-même un morveux, ce qui commençait à remonter loin. Du coup, c’était pas trop choquant de le voir bégayer devant cette petite princesse qui arriverait presque à le faire rire avec ses réactions. Ils pouvaient être mignons, les gosses, en fin de compte. M’enfin, c’était comme les chats ça. Oskar adorait les chats, v’savez pas ? En même temps avec un surnom pareil c’était pas super secret. Bref, il adore les matous, mais jamais de sa vie il en adopterait un. Déjà parce que c’est un globe-trotteur… enfin, un disque-trotteur, plutôt, donc avoir un chaton dans ces conditions c’compliqué, pis il a pas non plus spécialement envie de le supporter à longueur de temps. Y’a plein de trucs comme ça qu’Oskar adore, mais une fois tous les trente-six du mois quoi, comme… comment qu’ils disent, les poètes de mes deux là, les plaisirs de la chaise ! Non, c’pas ça. De la chair ! Voilà !

Là-dessus, y’a un autre gars qui débarque près de la petite donzelle et de sa mère. Le voleur le reconnaissait, il faisait partie de la troupe. Il demanda si tout le monde allait bien, tout ça tout ça. Un bon gars quoi, qui tira un sourire à Oskar. Je sais pas pourquoi. Ici, y’avait une sorte de… solidarité, que y’a pas sur Daënastre. Là-bas, c’est chacun pour sa gueule, comme à Aildor quoi, mais ici tout le monde s’aide tout le temps. Bon y’a toujours des trous du cul hein, ça y’en aura toujours, mais la plupart des gens sont juste… gentils.

Du coup l’Oskar il savait pas trop comment réagir. D’un côté, ça faisait foutrement plaisir de voir un comportement pareil. D’un autre, ça faisait vachement bizarre, on va pas se le cacher, sachant qu’il avait jamais rien connu d’autre que la loi du plus fort. Puis d’un troisième côté (oui c’est un triangle, ferme-là) il se sentait pas super légitime d’être là. Si on croit à ces vieilles histoires de karma, là, il avait fait tellement de bordel dans sa vie qu’il y aurait aucune raison de vivre dans un si bel endroit. M’enfin, ce genre d’idées se barrent bien vite de sa tête en général, vite remplacé par cette phrase élevée au rang de sainteté pour Pattes-de-Velours : Autant en profiter !

Autant profiter de ces gens qui, même dans l’imprévu, prennent le temps de faire rigoler une petite fille. Autant profiter de cet artiste qui demande, avec la plus grande simplicité, de l’aide aux deux amis. Même pas de l’aide pour lui, mais pour ces gens. Pis autant profiter d’être avec la P’tite Fée ! C’était une raison de rester à elle toute seule. Elle proposa son aide en premier, bon, sans demander l’avis d’Oskar, mais on va pas chipoter. T’façon, il avait promis d’être son bras-droit, donc y’avait même pas besoin de demander. Par contre, il avait une petite condition, avant de se mettre à aider tout le monde. Il dépassa la P’tite Fée, la p’tite fille, la p’tite maman.

- J’aurai une question moi, par contre…

On sentait une petite honte dans sa voix, mais ce qu’il avait à demander était d’une importance capitale, essentielle. Le voleur se pencha à l’oreille de l’artiste, en posant une main sur son épaule, avant de poursuivre.

- Je peux vous emprunter votre soigneur deux secondes pour… calmer ma gueule de bois ?




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Ingrid & Sigurd
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Mar 12 Juin - 11:01
Irys : 699867
La plupart hochèrent simplement la tête ou restèrent en retrait. Une seule éleva la voix pour proposer une autre aide. Léopold ne s’y était pas attendu, il jeta un regard derrière lui pour voir où chacun en était. Du moins, ceux en dehors de la tente. Simon et Emy semblaient occupés avec le soigneur et les gardes discutaient entre eux. À l’intérieur, il n’y avait pas besoin de plus d’aide, ils nettoyaient les dégâts mais ne rangeraient pas les bancs ou la tente pour la nuit. Avant qu'il ne puisse répondre, l’ami de la volontaire posa une question encore plus étonnante. Il fronça les sourcils légèrement déstabilisé par le culot du type avant de refaire bonne mesure et de répondre calmement.

« Je ne peux pas répondre pour lui. C’est lui qui doit gérer les patients. Par contre si vous voulez bien le seconder pour qu’Emy et Simon soient libérés se seraient très aimable de votre part. Pour apporter l’eau, ou tout autre chose que le soigneur vous demandera. »

Il se tourna ensuite vers l’ensemble du groupe pour donner les dernières consignes.

« Merci de votre patience. Nous viendrons vous voir quand vous pourrez ramener vos proches chez vous. Veuillez nous excuser pour cet incident. En espérant tous vous revoir demain. »

Ces derniers mots prononcés, il les laissa seuls. La petite troupe de badaud n’avait rien à faire d’autre qu’attendre, encore. Des discussions éparses reprirent doucement et la petite recommença son jeu.

« Vraiment ? Vous n’êtes pas obligé, vous n’étiez là que pour le spectacle. Je…

-Ah, ça suffit ! Décidez vous. Je n’ai pas besoin de quatre personnes dans mes pattes ! »

Comme Simon entraînait une Emy toujours aussi perdu à sa suite, il ne resta plus que les deux étrangers face au soigneur grognon. Sans aucune patiente il pointa du doigt chacun de ses interlocuteurs alors qu’il parlait.

« Vous, vous pouvez remplir toutes les tasses éparpillées avec le contenu de cette marmite. Quant à vous, approchez, ça ne devrait pas être permis de prendre aussi mal soin de soi-même ! »

Il posa ses mains de part et d’autre de la tête du voleur, le forçant à se baisser à cause de la différence de taille. Sans prendre de gant il s’occupa de son cas en s’assurant que son patient ressentit bien un pique de douleur avant d’être tranquille, si personne n’attendait derrière lui il aurait peut-être même fait un peu durée le temps des soins. Payer le résultat de ses actes était on ne peut plus normal.

« Ne vous habituez pas à ce genre de faveur, ce n’est qu’à cause des circonstances exceptionnelles ! Maintenant allez aider votre amie et plus vite que ça ! »

À présent, il pouvait s’occuper de nouveau des vrais patients. Pas qu’il y ait grand-chose à faire si ce n’était les rassurer et s’assurer que chacun boivent la tisane confectionnait par ses soins. Il reprit donc au patient où il s’était arrêté répétant les mêmes mots d’une voix lasse. Grosso modo les informations était : qu’il/elle n’était que légèrement empoisonné, boire le remède l’aiderait à éliminer les toxines, il aurait encore l’estomac barbouillé aujourd’hui et demain. Si d’autres problèmes survenaient ou persistaient il pourrait revenir le voir. Mais d’après son examen personne n’avait était gravement touché.

« Je vous laisse en charge, dès qu’ils se sentent prêt à se lever je compte sur vous pour surveiller leur premiers pas. Je vais parler aux cuisiniers. »

Sans leur laisser le temps de répondre, il s’en alla d’un pas ferme vers la caravane où tout avait commencé. Le couple était visiblement en train de sortir tous les restes pour les jeter. Ou nettoyer les plats vides pour éviter qu’il y ait d’autres contaminations.

« C’est celui là le plat de viande ? »

Il avait quand même pris le temps de s’informer de l’origine de l’intoxication. Pas difficile d’en deviner l’origine quand chacun de ses patients avaient mangé qu’un seul plat en commun. Sans attendre la confirmation ou se préoccuper de l’inquiétude du duo, il prit le récipient et le rapprocha de la caravane possédant la lumière la plus proche. Puis il examina le contenu, extrayant feuilles et graines pour les poser directement sur les marches.

« Comme je m’en doutais... »

Il se releva et se tourna vers Emy et Simon qui se tenaient dans son dos anxieux. Ils avaient essayé de voir ce qu’il trouvait sans grand succès malgré sa petite taille.

« N’avez vous donc aucune connaissance des plantes ! Vous ne savez pas faire la différence entre une gaine de coriandre et ça ! Quand on ne connaît pas les plantes, on ne s’en sert pas à moins de vouloir tuer quelqu’un ! »

Il continua un moment son laïus devant une Emy en pleure et un Simon tout aussi bouleversé. Ils n’eurent pas vraiment l’occasion de clamer leur innocence dans l’histoire. Ils furent soulagés d’entendre le soigneur dire qu’il n’impliquerait pas les protecteurs cette fois puisqu’il n’y avait pas eu de conséquence trop grave mais qu’il n’hésiterait pas la prochaine fois. Dès qu’il eut le dos tourné, la cuisinière laissant de côté le chantier à l’extérieur comme sur les marches alla vérifier tout leur stock de feuilles et graines, s’essuyant les yeux à intervalles réguliers. Tout les pots et sachets se retrouvèrent ouvert sur le comptoir intérieur.

« Je ne comprends pas, il n’est pas là. On a pas la coriandre…

-Attends laisse moi voir aussi. »

Ils eurent beau chercher, ils ne remirent pas la main dessus. Encore un mystère à ajouter aux autres. Si cela les dédouanait en partie, cela ne soulageait en rien leur conscience. Eux comme les autres eurent une nuit légère et peu reposante. Cette histoire avait quelque chose d’inquiétant. Par prudence, ils préférèrent ne pas ouvrir leur caravane le soir venu. Ce serait une grosse perte dans les recettes et eux mêmes se sentaient désœuvrés mais c’était la meilleure chose à faire. Leurs collègues n’avaient pas trop insisté pour qu’il en aille autrement.

L’arrivée des spectateurs se déroula dans une ambiance un peu plus tendu et moins conviviale. L’absence de nourriture se faisait sentir. Tout comme les ragots dans la foule présente, les illusions attiraient un peu moins le regard que la vieille. Cette fois, il fut décidé d’attendre moins longtemps avant de faire entrer les gens. Emy et Simon se tenaient courageusement à l’entrée avec Edwine. Jaira la première à passer, avant Léopold, Faye et Tholeif accompagné de son dragon, était déjà dans la tente derrière la toile qui servait de coulisse avec son muursüld. Samuel et Anseph se tenaient dans le public à l’opposé de la scène.

« Merci à vous d’être venu aussi nombreux malgré l’incident de la vieille ! J’aurais besoin de cinq volontaires pour commencer ! »

Le muursüld se tenait à coté d’elle battant sa queue et balançant aussi sa tête. Jaira avait les mains moites, ce qui ne lui arrivait que rarement. Son compagnon était un poil plus agité que d’habitude, difficile de dire qui des deux renvoyaient son angoisse à l’autre. Mais elle n’en laissait rien paraître en professionnelle du spectacle qu’elle était. Un sourire ornait ses lèvres alors qu’elle regardait le public dans l’attente de ses volontaires. Faisant signe à chaque fois qu’un se manifestait de venir sur scène.

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Meylan Lyrétoile
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Ven 29 Juin - 18:43
Irys : 830315
Profession : Ménestrelle
My'trän +2 ~ Khurmag
Le soigneur s’avéra aussi abrupt que l’artiste qui les avait amenés jusqu’à lui était diplomate. Bon, en un sens, Meylan pouvait comprendre qu’il était sous pression avec l’épidémie qui lui était subitement tombé sur les bras, mais tout de même…  Elle était habituée à ce que ceux qui avaient pour vocation d’aider les autres soient un peu plus chaleureux, ou au moins moins irascibles. L’exception à la règle, sans doute.

Un peu prise de court par le comportement du disciple de Möchlog, elle se contenta de hocher la tête et de suivre ses instructions. Maintenant n’était clairement pas le moment de jouer à la plus maline en répliquant. Même si elle se doutait qu’Oskar serait bientôt débarrassé du mal de crâne qui lui avait jusque là martelé les tempes, elle ne put s’empêcher d’éprouver une certaine sympathie pour lui. Vu l’accueil que leur avait réservé le soigneur, il allait passer un mauvais quart d’heure.

Elle se mit à remplir les tasses qu’elle avait à sa disposition d’une décoction qu’elle était ravie de ne pas devoir boire elle-même, tâche qui demandait assez peu de concentration. Ses gestes se firent peu à peu mécaniques, laissant à son esprit l’occasion de vagabonder et à ses oreilles de trainer derrière elle. Enfin, à part les grommellements de certains malades et de leur soigneur, il n’y avait pas grand-chose à entendre. Quand Oskar la rejoignit après son face-à-face avec le dragon qui menait l’infirmerie improvisée, elle lui adressa un petit sourire de sympathie.

"Pas commode, hein?"

Oui, elle enfonçait une porte ouverte, et alors? Ce n’est pas s’il y avait grand-chose d’intéressant dans la tâche qu’ils s’étaient vus attribuer, alors autant remplir la monotonie de leurs gestes par un brin de conversation.

Puis, sans crier gare, voilà qu’ils étaient promus superviseurs de la convalescence des malades. Ils ne pouvaient qu’espérer qu’aucun pépin ne surviendrait, étant donné qu’aucun des deux ne s’y connaissait en traitement des empoisonnements alimentaires. Fort heureusement, ils n’eurent à gérer aucune crise, et à part trois personnes qui tentèrent de se lever alors qu’ils n’en avaient pas encore la force, aucun de "leurs" patients ne leur causa d’ennuis. D’ailleurs, Meylan se surprit à rouspéter contre les trois imprudents comme le soigneur avait grommelé face à la gueule de bois d’Oskar. Il faut croire qu’il était contagieux? En fin de compte, les derniers patients partirent, laissant la nuit bien entamée et Meylan sur les rotules. Si l’émerveillement de la représentation quelques heures plus tôt restait, elle n’avait en ce moment tout de même qu’un souhait: dormir.

* * *

Heureusement pour Meylan, elle récupérait vite, ce qui lui permit d’être réveillée aux aurores, la fatigue de la nuit précédente oubliée. Tant mieux: ça lui laissait une journée entière avant la représentation de ce soir. Parce que, évidemment, elle comptait bien voir ce qu’elle avait raté pour cause d’empoisonnement intempestif la veille. Et, avec un peu de chance, elle s’y rendrait en compagnie d’un Oskar sobre, cette fois. Lui aussi profiterait mieux du spectacle.

D’ici-là, elle avait largement de quoi s’occuper. Il y avait les derniers détails de leur voyage à Khurmag à régler, des bouts de ville à explorer, une certaine compagnie (dessoûlée) dont elle comptait bien profiter…  Sans compter que les journée d’hiver étaient courtes, et bientôt vint le moment de retourner vers le chapiteau qui avait été le lieu de bien des merveilles la veille. Et d’une débâcle assez monumentale et malheureuse.

Une fois sur place, la ménestrelle sentit son coeur se serrer quand elle constata que les événements de la veille jetaient une ombre sur l’ambiance qui aurait dû être légère et festive. Les artistes auraient plus de mal à entrainer leur public avec eux, et c’était bien dommage. Quand vint le moment d’entrer sous le chapiteau, Meylan adressa un sourire qui se voulait encourageant à ceux qui encadraient les entrées.

Sans doute par automatisme, elle se dirigea vers les mêmes places qu’elle et Oskar avaient occupées la veille. Ou elle savait exactement ce qu’elle faisait et avait choisi ces places en particulier pour la vue qu’elles offraient…à voir.

Quand la dompteuse demander des volontaires, un murmure parcourut l’assemblée. Il faut dire qu’entre l’impressionnant prédateur qui se tenait à ses côtés et les souvenirs de la veille, il y avait de quoi hésiter. Mais pas pour Meylan, apparemment, qui se leva rapidement après l’annonce et lança un coup d’oeil de défi à son voisin. Oskar avait découvert bon nombre de coutumes my’trännes depuis son arrivée, mais le sentait-il de se frotter à sa faune?



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Oskar Medcalfer
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Lun 2 Juil - 15:19
Irys : 294944
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Bon, à partir de là, on va pas se mentir, c’est allé vachement vite. Le gars qui s’occupait de devoir trouver du renfort répondit au voleur qu’il valait mieux régler la question avec le toubib. C’était assez logique, en fait. Du coup, l’Oskar et la P’tite Fée partirent à la rencontre du type qui… respirait la joie de vivre, et c’est pas peu dire. Avec le tact d’un sergent instructeur sous héroïne, il distribua ses ordres comme s’il avait une bande d’anchois abrutis sous les yeux. Bon, à la limite on s’en fout du ton du monsieur, puisqu’il accepta « gentiment » de soigner la triste mine du voleur. Enfin, soigner, on va plutôt dire qu’avec le raz-de-marée qui lui secoua le bide il avait plutôt terraformé la zone en détruisant jusqu’à la moindre résistance des particules d’alcool. En tout cas c’était l’effet ressenti par le pauvre malade malmené qu’il était. En tout cas l’Oskar espérait que c’était l’impression qu’il renvoyait.

- J’ai vu plus aimable, en effet…

Il avait chuchoté ça en passant à côté de la P’tite Fée pour pas froissée la teigne dans son dos, mais il en pensait pas moins. Mais bon ! Maintenant il se sentait quand même vachement mieux, et ça c’était le principal. Du coup, ils pouvaient commencer à bosser. Et quel boulot ! Servir du thé ! Eh bah, s’il avait su, l’Oskar. N’importe qui aurait pu le faire à leur place… En plus, les malades avaient le même caractère de crotte que le soigneur derrière qui était toujours en train de beugler. Bon, eux, ça pouvait se comprendre, mais quand même ! Un sourire, messieurs-dames, ça mange pas de pain ! Bon, au final Pattes-de-Velours gardait ses réflexions pour lui. Il tirait un assez mauvais souvenir de la dernière fois où il avait cherché un habitant de My’trä. On se souviendra de la fameuse boule de feu, muhahaha !

Et après, vas-y qu’ils passent de ça à la surveillance des malades ! Le soigneur râleur avait fait préparer des paillasses pour ceux qui pouvaient vraiment pas tenir debout sans vomir tripes et boyaux, et c’était aux deux zigotos de les surveiller. Vraiment, la soirée s’annonçait pas comme ça pourtant. Mais, comme d’hab, l’Oskar restait fidèle à lui-même et râlait seulement de temps en temps, pour la forme. Au final, il pouvait bavarder avec la P’tite Fée comme ça, ce qui était pas plus mal. Les deux discutaient de tout, de rien, de leur future vadrouille dans le pays. Y’avait que quelques cas de malades avec la bougeotte à régler, mais sinon c’était plutôt tranquille comme travail. Ils terminèrent leur besogne au milieu de la nuit, et la pauvre Meylan était tout bonnement crevée. Pattes-de-Velours, lui, ça allait. C’est à cette heure qu’il bossait en règle générale t’façon.

Par contre il pionça un peu plus que la P’tite Fée, qui se leva en même temps que le soleil, allez savoir pourquoi. Le voleur comptait bien profiter d’une petite grasse mat, lui. Comme quoi, le plus crevé c’est pas forcément celui qu’on croit, muhahaha. Après, la journée était pas bien fatigante derrière. Ils avaient fait que se balader, faisant vaguement du repérage pour les préparatifs du voyage, mais rien de vraiment crevant. C’est donc avec un plutôt bon entrain que la petite compagnie, de deux personnes, oui, s’en retourna voir ce fameux spectacle ! En espérant que ce soir ça se passe bien, que diable ! Bon par contre, on pourrait rien faire contre les tronches d’enterrement de toute la troupe. Quelque part ça se comprenait, mais c’était aussi dommage.

Enfin bref, l’Oskar évita soigneusement, cette fois-ci, de prendre un truc à grignoter –comme pas mal de spectateurs en fait- et accompagna la P’tite Fée sous le chapiteau. Là, bah comme deux débiles, ils reprirent les mêmes places que la veille, donc devant, donc à la portée d’une saleté de sollicitation des artistes ! Mais c’est pas vrai… Sur deux soirées, deux emmerdes ! Parce que, évidemment, elle était bien mignonne la P’tite Fée, elle voulait participer à je sais pas quel numéro avec cette espèce d’énorme chat sur la scène, là. Et, évidemment, elle lança un regard complice au voleur, se disant qu’un homme aussi courageux, casse-cou, beau gosse, ouais nan là c’est peut-être un peu trop. Mais bref, elle se disait qu’il allait l’accompagner pour faire coucou à ce gros tas de poils et de griffes ! Et évidemment, con comme il était Pattes-de-Velours, bah il s’est senti obligé de dire… oui ! Nan, mais vous pouvez pas comprendre comme c’est fatiguant des fois…

Bon bah c’est parti mon kiki. Avec l’une de ses tronches de gars en confiance dont lui seul avait le secret –parce que lui seul était assez filou et pétochard pour avoir à s’en servir- il se leva de son siège et suivit Meylan sur la scène avec trois autres volontaires qui suivirent le mouvement. Il s’approcha pas trop de la bestiole non plus, fallait pas rêver, mais il était pas pressé de savoir ce qu’ils devraient faire avec… Aller, on y croit, ce soir-là, y’aura pas d’emmerdes. Comment il s’appelle déjà, là… le zigoto que vénère la P’tite Fée ? Khugastaa ? Aller, steuplé Khugastaa, sauve cette soirée…


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Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
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Ingrid & Sigurd
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Ven 24 Aoû - 14:17
Irys : 699867
Jaira reconnu deux d’entre eux, ils étaient intervenus la veille pour prendre parti de la troupe. Des personnes qui n’hésitaient pas à se mettre sur le devant, il est tout naturel qu’on les retrouva sur scène. Pour les trois autres volontaires, deux avaient été poussés par leur entourage et seulement le troisième était venu seul, de son plein grès. Aucun de ces cinq courageux spectateurs ne se ressemblait, il y avait des jeunes des petits, des fluets et des bien portants. C’était parfait pour la mise en scène ! L’artiste n’aurait pu demander mieux. D’un ton enjoué malgré la pointe d’inquiétude persistante presque inconsciente dans son esprit.

« Merci à nos cinq courageux participants ! Vous pouvez les applaudir pour leur entrée en scène ! »

Les applaudissements avaient sensiblement plus d’entrain chez les spectateurs absents lors du fiasco de la veille. Un rien de méfiance ou de crainte subsistait. La bonne humeur restait quand même largement présente. De manière efficace, Jaira s’occupa de placer les cinq individus, profitant pour demander leur nom au passage. Une fois bien en place, elle s’éloigna pour qu’ils soient bien le centre d’attention avant d’enjoindre son compagnon à faire montre de sa dextérité. Pour commencer, un saut simple mais impressionnant au dessus des volontaires allongés les uns à côtés des autres, dans un sens et dans l’autre. Puis la même chose avec eux assis et enfin debout. Les deux plus grand en bout de file histoire d’augmenter le challenge. Tout se passait bien si ce n'était l'angoisse prégnante qui ne quittait pas la dompteuse. Elle continua donc la mise en scène plaçant les volontaires en cercle et positionnant leur bras de sorte que le félin sauta au-dessus ou se glisse en dessous. Facile lorsqu’ils étaient immobiles mais l’adepte d’Orshin avait donné la consigne au cercle de tourner au rythme des claquements de mains, des siens et de celui du public entraîné. Un très bel enchaînement !

« Par tous les Architectes ! »

Le voisin directe de la victime avait déjà lâché la main. Son exclamation fut le point de départ de moult autres exclamations bien vite perdues dans le capharnaüm engendré par une foule en panique. Ainsi l'exclamation, dites à voix haute autant qu'en pensée, fut noyée aussitôt ; à part pour les membres du cercle.

« Lâche la, lâche la ! Niel ! »

Elle n’avait eu le temps de rien faire, juste de remarquer que sa crête s’était ouverte de façon anormale avant que le félin ne se jette sur le bras de la pauvre femme. Dans la foule, sa fille paniquée pleurait et criait en même temps. Jaïra focaliser sur son compagnon l’ignora tout comma la vague de panique dans la salle. Tout ce qu’elle faisait c’était d’essayer de desserrer l’emprise des mâchoires du muursuld  de sa prise. Autant par des efforts mentales que physique. Accroupis à côté de Lise, la mère d’Arabelle, elle essaya de le faire céder. Mais elle ne parvint qu’à se faire griffer l’avant bras tendu avant d’avoir pu faire quoique ce soit. Le choc de cette agression fut pire que la douleur physique. Les larmes montèrent à ses yeux alors qu’elle était tombée de sa position pour se retrouver assise. Désespérément, elle continuait d’essayer de reprendre contact avec la bête totalement fermée. La même avec laquelle elle partageait ses repas, ses balades, son bien être. C’était presque comme une partie d’elle même. Dans cet état, elle était incapable de voir ce qui l’entourait, la fuite d’au moins deux des participants, le tumulte dans la salle que la troupe tenter d’endiguer au mieux. Là, pas de coupon, juste une sortie désordonnée, dangereuse. Arabelle, au troisième rang, seule, n’arrivait pas aller à contre-courant, à rejoindre sa mère blessée.

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Dernière édition par Ingrid & Sigurd le Mar 2 Oct - 17:28, édité 2 fois
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Meylan Lyrétoile
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Ven 14 Sep - 18:30
Irys : 830315
Profession : Ménestrelle
My'trän +2 ~ Khurmag
Oui, d'accord, Meylan avait peut-être un tantinet forcé la main à Oskar pour l'amener sur la scène avec elle. On pouvait voir ça comme de la solidarité artistique pour cette troupe qui peinait à trouver des volontaires. Elle-même avait l'habitude des regards du public, et elle doutait fortement que son compagnon, qui aimait tellement faire le malin, se révèle soudain sujet au trac. Peu probable.

Une fois arrivée sur scène, la ménestrelle jeta un coup d'oeil en diagonale au muursüld (comme les autres volontaires en fait). C'était une belle bête, et sacrément impressionante, pour sûr. Mais ce genre de numéros était en général mené par un disciple d'Orshin en parfaite harmonie avec l'animal, ce qui voulait dire que les risques n'étaient que minimes. La communion entre les adeptes de l'Araignée et les autres créatures qui peuplaient Irydaë avait plus d'une fois époustouflé Meylan, qui y avait assisté aux premières loges en voyant Mary interagir avec ses familiers.

Quand la dompteuse annonça ses coéquipiers pour la soirée, la musicienne salua la salve d'applaudissements d'une révérence théâtrale à souhait. Elle était sur scène, autant en profiter pour s'amuser, même si ceci n'était pas vraiment le genre de numéro auquel elle participait d'habitude.

Elle affichait toujours la même confiance non feinte quand le numéro à proprement parler commença, même si une vue rapprochée des pattes griffues de l'animal était franchement impressionante. L'humaine et son familier avaient sûrement déjà effectué ces tours des douzaines, voire des centaines de fois auparavant, il n'y avait vraiment pas de quoi avoir p...

"Par tous les Architectes!"

Preuve que "tout se passera bien" était la phrase assurée de maudire n'importe quelle situation, voilà que l'animal s'était rappelé qu'il était sauvage et avait attaqué l'une des volontaires. Instinct de survie oblige, Meylan lâcha immédiatement ses voisins et recula de plusieurs pas avant de remarquer que le carnivore ne faisait pas mine de s'attaquer aux autres. Ou même de lâcher la pauvre femme qu'il tenait fermement entre ses impressionantes dents. Aie.

Quand même la dompteuse ne parvint pas à récuperer les dégâts et qu'une vague de panique envahit le chapiteau, Meylan parvint à grand-peine à ne pas se joindre à la foule terrorisée qui tentait tant bien que mal de gagner la sortie. À croire qu'avoir assisté à une semblable débandade à Zochlom l'avait renforcée? Toujours est-il que la machoire du fauve devait impérativement quitter le bras de sa victime.

Prise d'une inspiration subite, l'illusioniste fit de son mieux pour isoler, puis canaliser la peur qui l'habitait. Tendant son esprit vers Khugatsaa, elle implora son aide et lança cette peur de toutes ses forces vers le muursüld incontrôlable. Elle prit la forme de son sosie parfait, qui poussa un rugissement retentissant avant de se ruer vers le véritable animal. Avec un peu de chance, cette menace directe le ferait lâcher sa proie pour se défendre. Malheureusement, la novice était incapable de garder une illusion aussi élaborée pendant bien longtemps, sans compter que l'esprit d'un animal était fort différent d'un esprit humain, compliquant encore sa tâche. Le faux fauve disparut aussi brusquement qu'il était apparu après quelques secondes.

Son effort récent laissa Meylan un peu haletante et tremblante, mais il lui restait des bribes d'énergie. Pas de quoi faire apparaître quoi que ce soit de bien élaboré, mais elle pouvait donner un nouveau coup de pouce à la dompteuse. Cette fois-ci, c'est la confiance qu'elle avait ressentie au début du numéro qu'elle alla rechercher et concentrer. Elle tendit ensuite à nouveau son esprit vers son Architecte tutélaire et laissa les ailes du Griffon Blanc porter l'émotion à la dompteuse. Avec un peu de chance, ça lui rendrait assez d'assertivité pour mettre fin à l'incident avant qu'il y ait plus de victimes.

Ce nouveau transfert laissa la disciple de Khugatsaa complètement vidée, tant de ses émotions que de ses forces, et elle mit un genou à terre en émettant un son qui ressemblait fort à "oumpffff". Elle parvint à se remettre debout, mais elle n'en menait pas large: ses genoux avaient l'air faits de gelée, et ses mains tremblaient bien trop à son goût.



x6

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Oskar Medcalfer
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Lun 24 Sep - 14:47
Irys : 294944
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Y'a pas à dire, l'Oskar il avait la pétoche ! Mais avec un peu -beaucoup- d'ego on pouvait faire des miracles ! Même si la simple vue de cette énorme bestiole lui donnait envie de filer à l'aildorienne, y'avait trop de monde pour perdre la face. A My'trä il venait refaire sa vie, à My'trä il en referait une ! Et ça passait probablement par ce genre de sacrifices. Ça va aller, Pattes-de-Velours... Tu le sais pas, mais la donzelle, elle contrôle aussi bien sa bestiole que tu contrôles ta trouille. En fait t'es probablement le seul à t'inquiéter dans toute la salle. Héhéhé... et bordel que t'as raison. C'est sûrement ce qui manque à tous ces occidentaux, un instinct de survie qui fonctionne ! Ils sont tellement peinards, habitués à ce que les mages tiennent ces gros chatons en main que quand ça dérape ils savent plus quoi faire...

Du coup, après de longues minutes un peu ridicules à répondre, eux aussi, aux ordres de la dresseuse pour montrer les tours de son muur...truc, bah arriva un moment où au milieu des applaudissements on entendit un cri. Le genre de cri qui vous donne envie de vous carapater. Parce que c'était le cri d'une pauvre femme qui venait de se faire croquer la main par la bébête ! Pourquoi l'Oskar était le seul qui était pas étonné de voir ça ? Bon, il était un peu sur le cul, comme tout le monde, mais plus parce que ça vous met toujours un coup dans les reins de voir un prédateur choisir votre voisine comme repas. Evidemment, y'a eu un vent de panique qui secoua toute la salle, tout le monde essaya de s'enfuir par la première sortie venue... Tiens, ça me rappelle quelque chose !

Par contre, même s'il était pas le plus choqué du monde par ce spectacle, l'Oskar commençait quand même à paniquer lui aussi. Pourquoi ? Bah la P'tite Fée, patate ! Il était censé la protéger, mais c'était pas le genre d'endroit où il s'était préparé à le faire ! Il avait pas d'armes, il avait pas de protections, pis en plus il avait pas beaucoup dormi, la digestion le rendait somnolant... Bref, il était pas dans de bonnes conditions pour bosser quoi ! Mais ça suffirait sûrement pas comme excuse... Le regard du voleur essaya de retrouver celui de la P'tite Fée, sauf qu'elle avait l'air plutôt occupée. On dirait bien qu'elle essayait d'utiliser sa magie sur le gros chat, mais elle avait surtout l'air de douiller assez fort. La pauvre petite tremblait, faisait la grimace, même qu'à un moment elle est presque tombée par terre avant de se relever. C'est là que l'Oskar se réveilla, enfin, et se précipita avec le courage chevaleresque du type qui avait, comme dit, pas envie de perdre la face dans ce nouveau pays. Pis il l'aimait bien la P'tite Fée en plus. Pattes-de-Velours, du coup, attrapa le bras de Meylan pour attirer son attention, un minimum, même si elle avait l'air complètement dans les vapes.

- Hey, P'tite Fée ! Ça va ?! Oh bordel... Vas t'asseoir, ça sert à rien de se tirer comme des lapins...

Les yeux du voleur continuaient de fixer ce spectacle morbide sans vraiment avoir envie de détourner les yeux.

- On dirait bien qu'il a qu'une seule idée de repas...

Le brave garçon avait offert son épaule à Meylan pour qu'elle s'appuie dessus, mais ils pouvaient pas juste partir... De toute façon ça servait à que dalle, comme il disait. Y'avait trop de panique, les gens se marchaient dessus... Ils pourraient pas sortir avant que ça soit fini tout ce bordel. Mais comment il pouvait aider, lui ? Il pouvait pas juste shooter dans la bestiole ! Elle était trop robuste pour que ça l'affecte, puis si elle se décidait à changer de goûter ça allait pas arranger les affaires... Le seul truc qu'il pouvait faire c'est essayer de forcer sur les mâchoires du gros chat pour que la pauvre femme puisse se dégager... Mais c'était un peu risqué ça quand même. Genre, un tout petit peu.

- Oh bordel...

Il y va ? Il y va pas ? La dresseuse avait l'air d'avoir de plus en plus envie de chialer. Puis ça aussi ça l'énervait, l'Oskar ! T'as l'impression que personne s'attendait à ce qu'un accident arrive ! Mais t'as vu le bestiau ?! Comment tu veux le garder complètement docile ! Evidemment que y'a des moments où il va redevenir un bouffeur de barbaque encore chaude ! Je pense que c'est plus à cause de la colère que du courage, mais Pattes-de-Velours fini enfin par se ruer sur le muurtruc et glissa ses mains dans sa gueule autant que possible et poussa de toutes ses forces de chat de gouttière pour essayer de l'ouvrir au maximum et que l'autre grognasse enlève sa main.

- Aller ! Mais tu vas lâcher... matou de mes deux ! Aller, lâche, salopard !


Il grognait au moins autant que l'animal, mais il serrait fort, bon dieu ! Puis il bougeait dans tous les sens... elle allait perdre sa main l'autre, là ! Elle continuait de hurler sans essayer de se dégager... ça avait bien le don d'énerver le voleur, nom de dieu.

- Mais essayez de vous dégager, bordel ! J'veux pas finir à vot'place !

Olala... mais pourquoi il était en train de faire tout ça ? Ils pouvaient pas juste suivre la foule et laisser le gros chat prendre son casse-croûte ?

- Raaah ! Lâche-là ! Mais lâche-là !


Franchement, profitez-en, vous verrez jamais l'Oskar aussi énervé. Ça doit être l'adrénaline, mais ouais, il était aussi bien vénère. Y'avait que la P'tite Fée et lui qui essayaient de faire quelque chose ! Quelle bande d'assistés !


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
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