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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Rathram
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 Les affaires de coeur se règlent dans les cieux

Allys Terasu
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Mer 14 Mar - 12:35
Irys : 1017994
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Ce jour-là était aussi attendu que redoutée pour Allys. Si le rendez-vous avait été posé avant qu'elle n'apprenne une vérité dérangeante, elle n'en avait que plus de raisons de s'y rendre. Accoudée au rebord de fenêtre du wagon dans lequel elle se trouvait, la jeune femme laissait son regard errer dans les paysages défilants. Son esprit était à des années lumières de son corps et cela n'allait pas aller en s'arrangeant. En partant d'Alexandria, le temps était écourté à un jour et demi, pas plus, bien plus rapide qu'en partant de Skingrad, mais il parut infini à l'ingénieure qui se passait les révélations de sa sœur en boucle.

Cela ne pouvait pas être réel, pas après tout ce qu'ils avaient parcouru pour en arriver là. Et puis, cela n'avait aucun sens, comment Hex pouvait-il avoir femme et enfant ? Il n'avait pourtant rien en commun avec son défunt paternel et même s'il avait défendu la position d'Anar, cela n'avait été que pour apaiser la colère de la jeune femme et son désarroi. Cela ne pouvait pas être parce qu'il cautionnait lui-même de le faire... Non. Pourtant Allys croyait sa jeune sœur. Quel serait l'intérêt qu'elle lui mente ? Elle avait été aussi surprise que la mécanicienne de cette situation farfelue. Le seul moyen d'en avoir le cœur net était de l'affronter en face à face. Allys soupira une énième fois. Il fallait mieux en profiter pour dormir un peu. Cela lui permettrait de ne plus y penser au moins quelques heures.

Après de longues heures à retourner le problème sous tout ses angles et parsemé de repos agités, le train fini inévitablement par arriver en gare. Allys étira son corps endoloris avant d'attraper sa valise et patienter dans le couloir qu'il soit à son tour d'y descendre. Une fois sur la terre ferme, elle loua une voiture. Bien qu'elle apprécie la simplicité de la marche ou le contact agréable d'un cheval, elle ne pouvait cette fois-ci se permettre de prendre son temps. Non seulement son amant l'attendrait au point de rendez-vous mais elle ne supportait bien cette situation inconfortable à laquelle elle était confrontée. Ce fut donc un trajet rapide jusqu'à son domicile. Allys sortit du véhicule, récupéra des bagages dans le coffre et avant de remercier son chauffeur, elle se permit de lui offrir un pourboire pour sa rapidité, lui demandant toutefois s'il acceptait de rester pour une prochaine course. L'homme hocha la tête et après avec coupé le moteur, il se contenta d'ouvrir un journal, signe qu'il patienterait le temps nécessaire.

Et voilà. Elle se retrouvait à nouveau dans cette grande bâtisse, vide de toute présence cette fois-ci. Seule la jeune femme foula le sol carrelé de l'entrée. C'est d'ailleurs sans attendre qu'elle entreprit de rassembler ses affaires, prenant le parti de penser que les choses se passeraient bien et qu'elle ferait longtemps partie du voyage. Elle n'en était absolument plus certaine à l'heure actuelle mais il fallait bien qu'elle garde espoir. Tout cela n'était peut être qu'une énorme méprise... Peut être même que cette femme, qu'elle avait pourtant rencontrée, n'était qu'une folle éprise d'un soldat et qu'après avoir couché hors mariage avec un sombre inconnu, elle n'avait voulu se raccrocher à une vie sociale stable mais illusoire ? Ou bien existait-il un autre Hex Hekmatyar sur toute cette fichue Irydaë ? Après tout dans sa section, ils étaient tous des Hekmatyar, peut être... C'était des pensées idiotes mais à quoi d'autre se raccrocher ? Il fallait lui trouver une excuse valable ou plutôt qu'il n'ait besoin de se justifier de rien. Mais s'il acquiesçait la chose... Ou s'il niait mais que cela transpirait le mensonge, Allys ignorait quelle réaction elle pourrait avoir.

Redescendant à la voiture, elle rangea quelques valises dans le coffre. Il y en avait plus qu'à l'allée à vrai dire. Des vêtements, quelques effets personnels, son matériel de mécanicienne et d'ingénieure, ses armes et son planeur soigneusement replié. Elle avait osé emporter avec elle le petit portrait de famille ainsi qu'un croquis fort réaliste de ses amis et sa sœur qu'elle n'avait put s'empêcher de dessiner lorsqu'ils furent tous ensemble. Il y avait bien sûr le badge du soldat, mais celui-ci ne la quittait jamais à vrai dire.

Une fois certaine de n'avoir rien oublié d'important, elle reprit la voiture, direction cette fois-ci l'aéroport d'aéronefs. Le trajet fut un peu plus long que celui de la gare mais c'était surtout dû à la perception erronée de la jeune femme. Plus ils avançaient vers le rendez-vous fatidique, plus son cœur se mettait battre à tout rompre et son esprit devenait confus. Il lui avait terriblement manqué tout ce temps et cela empirait le fait qu'elle soit rongée par la peur que ses craintes soient fondées. Une fois arrivée à destination elle se retrouva figée sur place. Ce ne fut que les paroles de son conducteur qui lui firent reprendre le contrôle. Gênée, elle s'excusa, puis elle sorti récupérer ses affaires.

Ne lui restait plus qu'à attendre l'arrivée de son soldat. Avec la masse de valise qu'elle possédait elle n'aurait pu transporter tout seule et il avait été convenu de toute manière qu'il ne la retrouve à l'entrée plutôt qu'au hangar directement.




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Hex Hekmatyar
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Mer 14 Mar - 18:22
Irys : 126594
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Le bombardier modifié volait tranquillement dans le Rathram, la coque avait été réparée depuis, et le pilote à son bords se bornait simplement à consulter régulièrement la carte et les instruments de bord. Dire que le militaire à son bord avait la tête ailleurs revenait à sous-estimer ce dernier.
A dire vrai il n'arrivait plus vraiment à penser rationnellement de puis l'affaire avec Alises. Et si un énorme poids lui avait été retiré, l'appréhension de revoir son véritable amour le gagnait à chaque nautique parcouru. Revoir Allys était la seule chose à laquelle il c'était accroché depuis leurs dernières séparations. Oh il y avait bien sur eu les lettres régulières qu'ils c'étaient échangés mais rien ne remplaçait les vrais conversations.
Sortant de sa transe, le jeune homme s'aperçut que l’aérodrome de Rathram était déjà en vue, et les lumières vertes de la pistes clignotaient doucement, signe que tout était bon pour atterrir.
Actionnant les commandes, il fit sortir les volet d'atterrissage, écoutant le bruit des mécanismes de dépliant pour étendre la portance de l'appareil alors que les moteurs ralentissaient lentement, jusqu'à devenir un petit ronronnement à peine suffisant pour couvrir le bruit du vent.

Les roues touchèrent le sol, provoquant un bref tremblement dans la cabine alors que la gravité reprenait ses droits sur l'avion, et que les suspensions faisaient de leurs mieux pour empêcher les secousses d'envoyer le pilote dans sa verrière.
Hex manœuvra son engin jusqu'à un hangar vide ou il gara l'appareil avant de se préparer à sortir. Ses longs cheveux blonds, attachés comme à l'heure habitude voletaient dans la cabine alors qu'un filet d'air s’engouffrait pas les fenêtres ouvertes.
Il hésita un bon moment, regardant son armure fixé à la carlingue. Devait-il la mettre ? A vrai dire c'était le genre de détail qui lui semblait particulièrement important, car Allys l'avait toujours vu ainsi, ne pas la mettre montrerait sans doute que quelque chose avait changé. Hésitant un long moment, il finit par rejeter l'idée: il avait tout fait pour ne plus être militaire le temps qu'ils seraient tout les deux, rejetant ses obligations, et les boulets qui lui traînaient aux pieds depuis trop longtemps, c'est donc un Hex en tenue presque normal qui sortit de son appareil, ses bottes de fer articulées frappant les marches alors que le jeune homme quittait doucement son refuge;
Il était vêtu bien plus sobrement que d'habitude, une simple tenue noire renforcée de cuir aux articulations et au épaules dont les manches courtes laissaient deviner un haut blanc sobre. La seule dérogation qu'il s'accordait était son étuis à pistolet attaché à l'arrière de son bassin, son arme toujours à portée de main.
C'était amusant à dire mais il avait d'avantage l'air d'un contrebandier que d'un militaire en repos même si le marquage refait à neuf de la frégate proclamait le contraire.
Ses pas le menèrent hors de son abris, et il prit plusieurs minutes à trouver l'entrer de l'aérodrome, ne sachant trop ce qu'il allait y trouver.

Allys était peut être la seule personne avec laquelle il se permettait de montrer autre chose qu'une confiance résolue, et son habituelle confiance en lui se fragilisa brutalement quand l'entrée se dessina. Le couple avait échangé longuement, mais comme après chaque séparations, l'officier craignait que quelque chose ai changé pour elle.
Depuis qu'ils s'étaient séparé, Hex n'avait pas vraiment changé physiquement, les presque deux mois n'ayant laissé pour toute marque que des cernes qui se résorberaient avec un peu de repos.
Puis finalement alors que la panique de ne pas la voir le gagnait, son cœur s'accéléra quand il la vit en train de l'attendre, sa chevelure argentée voletant doucement au gré du vent.
Sans plus attendre le militaire accéléra son pas, lui faisant un grand signe de la main avant de la rejoindre.
Au lieu de simplement s'arrêter, il lui fonça dessus, la prenant dans ses bras avant de déposer un long baiser sur ses lèvres, ne pouvant s'empêcher de l'admirer encore une fois.

-Allys, ma chérie.... Depuis le temps que je voulais te revoir.... me voilà enfin exaucé.

Hex la garda longtemps ainsi, heureux d'enfin retrouver la femme qu'il aimait, sans plus avoir à s'inquiéter du reste. Pour lui, et depuis que la sordide histoire précédente c'était arrêté, il se sentait bien plus libre qu'avant, comme si l'ancien soldat avait été délesté d'un énorme fardeau.
A vrai dire, il était conscient qu'il aurait surement dut en parler à Allys, mais jusqu'à leur dernière rencontre cela n'avait pas paru si important. En fait en sa présence, plus rien n'avait vraiment d'importance.
Le jeune homme regarda les nombreuses affaires de la jeune femme à côté d'elle ne pouvant s'empêcher de lancer une première pique.

-Et bien.... c'est à croire que tu as même embarqué la vaisselle !




Avant de lui lancer un énième sourire chaleureux et de prendre autant de bagage qu'il pouvait.
Son amour désormais à ses côtés, il se sentait encore mieux.

-J'espère que tu n'as pas fait un trop mauvais voyage, j'aurai voulu aller te chercher, mais bon.... les militaires et leurs foutues périodes de repos...


Dit-il avant d'emmener la jeune femme vers les hangars, sautillant presque de joie.

-Nous allons poser tout ça dans l'avion, après tu voudra peut être manger quelque chose avant de partir ?




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Allys Terasu
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Mer 14 Mar - 21:20
Irys : 1017994
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Il faisait doux, voir chaud en ce début juin, c'est pourquoi la jeune femme avait adopté une tenue légère. Un simple débardeur blanc soulignait ses formes généreuses tandis qu'un short remplaçait son éternel pantalon de cuir. Ses prothèses étaient quant à elles totalement à l'air libre. Cela faisait des lustres qu'elle les assumaient après tout. Il n'y avait que sa tignasse blanche qui cascadait librement sur ses épaules.

C'est alors qu'apparu la silhouette de son amant. Contrairement à l'ordinaire, le soldat avait abandonné son armature, ce qui n'était pas pour déranger la jeune femme à vrai dire. Lui aussi portait une tenue sobre et décontractée. Après tout, ils partaient en voyage, bien loin de leurs obligations respectives. En le voyant arriver, Allys sentit son cœur se soulever dans un élan de joie et de soulagement. Parce qu'il ne se contentait pas de la rejoindre. Il se précipitait en réalité vers elle pour la prendre dans ses bras, geste qu'elle ne put que partager.

Au diable ses inquiétudes, elle méritait bien au moins quelques minutes de bonheur, si c'était les dernières qu'elle partagerait avec lui. Le baiser qui s’ensuivit ne fut que pur passion. Malgré leurs nombreuses lettres pourtant rassurantes, aucun des deux n'avait bien gérer cette absence, elle s'était insinuée cruellement en eux comme un serpent qui crache son venin. Et en parlant de celui-ci, il revenait prendre au cœur la jeune femme alors qu'ils se séparaient finalement, insinuant en elle des idées, des images surtout de cette Alises au creux des bras de son amant.


« Allys, ma chérie.... Depuis le temps que je voulais te revoir.... me voilà enfin exaucé. »

Craignant de voir son visage se transformer, elle le serra à nouveau dans ses bras comme si elle tentait de savourer à nouveau ce contact qui lui avait tant manqué. C'était vrai, en un sens, mais elle ne le faisait pas que pour cette raison. En réalité, elle tentait par ce geste de calmer ses peurs, se raccrocher à la vérité. C'est elle qu'il tenait, non cette femme. Elle se raccrochait à ce contact, à ses mots qui n'appartenait qu'à elle et elle seule. Oui. Personne d'autre.

« Je suis désolée, j'ai mis du temps, mais je suis là maintenant. J'ai fais au plus vite, je ne pouvais plus supporter d'être loin de toi. »

Si son âme lui criait que cette vérité était à double tranchant, cela n'en restait que la vérité. Elle se défit à nouveau de ses bras, son visage étant revenu à la normal. Seul la fatigue pouvait se lire aisément mais aussi l'amour qu'elle lui portait. C'est alors qu'il eut la bonne idée de lui lancer une pique.

« Et bien.... c'est à croire que tu as même embarqué la vaisselle ! »
« Parce que tu vas te plaindre de me voir emménager avec toi maintenant ? Si tu veux je fais demi-tour hein... »

Lança-t-elle pour le taquiner à son tour. Mais alors qu'ils prenaient les bagages, s'avançant vers les hangars, le regard de la jeune femme se teinta à nouveau de doutes. Son emménagement ne durerait peut être pas longtemps. Ça ne dépendait que de lui... Et de ce que son cœur pourrait supporter. Au moins, elle pouvait mettre cet état sur le compte du voyage.

« Malheureusement, si. Le train que j'ai pris était d'un inconfort total, tu n'imagine même pas. »

Tellement pas...

Mais il était à des années lumières de se douter de la scène qui finirait par se dérouler. Allys allait finir par craquer. Quand et comment ? Ça, elle l'ignorait encore. Que dire ? Par quoi commencer ? Une phrase lancée innocemment, pleine de sous-entendus ? Il n'était pas du genre à mordre à ce genre d'hameçon facilement, ne les voyant même pas. Alors en étant cash au risque de se montrer tout de suite sur la défensive ? Était-ce la bonne manière de procéder ? Et que lui dire pour commencer ? Comment aborder un sujet aussi inabordable ? Cela pouvait tout changer.

Hex sautillait devant elle, les bras chargées de valises. C'était assez comique à regarder, l'une d'elle faillit même passer par dessus bord et il du tanguer un bon moment avant de stabiliser à nouveau la montagne qu'il soulevait. Cela tira au moins un sourire à la jeune femme.


« Non, je n'ai pas faim pour l'instant, et puis il me reste quelques rations de voyage dans ma besace. On pourrait manger tranquillement quand l'envie nous viendra. »

C'était encore une fois un fait vrai. Elle n'avait pas faim et c'était d'ailleurs la raison pour laquelle elle n'avait rien avalé depuis un moment. Il y avait plus urgent. Autre chose lui tenaillait le ventre. Alors qu'ils arrivèrent à destination de leur maison volante, Allys ne tarda pas à monter, terriblement pressée. Ils chargèrent les bagages et la jeune femme prit le temps de s'y installer elle aussi, s'asseyant sur la banquette bricolée près d'un hublot. Il n'était pas bien confortable pour l'instant mais en le travaillant un peu, elle pourrait certainement en faire quelque chose de plus douillet.

Elle faillit se lancer, tout lui dire, mais elle réalisa qu'elle serait trop pétrifiée. Si par malheur les informations se révélaient vraies, il était hors de question qu'il puisse prendre la fuite... Ou elle-même. Le mieux était qu'ils en parle une fois l'engin décollé. Hex n'aurait d'autre choix que de s'expliquer et Allys n'aurait pas d'autre solution que de se confronter à lui. C'était le mieux. En attendant, elle préféra laisser son esprit vagabonder, imaginant comment elle pourrait remanier l'intérieur de l’habitacle.




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Hex Hekmatyar
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Mer 14 Mar - 22:34
Irys : 126594
Profession : Soldat de fer
Daënar +3 ~ Vereist (homme)
Hex était décidément trop heureux de retrouver son amante, tellement heureux à vrai dire qu'il se laissa presque emporter par le poids de bagages oubliant momentanément que sa cuirasse ne supportait plus la charge. Et si le poids faillit le faire tomber, il retrouva vite l'équilibre en rééquilibrant le poids des bagages.
Revenus devant l'imposant appareil, il chargea les affaires d'Allys une par une, les plaçant dans les filets qui parsemaient l'appareil. Il trouvait dommage de ne pas avoir de meuble pour cela mais les avions de guerre étaient rarement pourvus de ce genre de système. Peut être que l'ingénieure voudrait bien s'y pencher plus tard.
Et sans grande surprise la jeune femme partis à peine la pique terminée, ce qui déclencha un petit rire de la part du soldat. Il lui caressa le visage d'une main, détaillant une fois de plus son visage avant d'ajouter.

-Pour faire demi-tour et t'échapper il faudra probablement que tu me tue avant, je ne compte pas laisser ma chérie s'évader comme ça, pas après tout ce qu'il à fallu faire et régler pour te voir


Il laissa échapper un sourire contrarié, se remémorant sa visite de rupture qui était simplement devenue une révélation rassurante. Jusqu'à sa relation sérieuse avec Allys, il c'était simplement retrouvé emporté dans des choses qui le dépassait largement. Ignorant comme il l'étais des choses pourtant simples. L'amour avait toujours été une blague au coin d'un feu, quelque chose qui n'avait été que de mots et qu'il avait cru avoir trouvé avec Alises. A vrai dire ce n'était pas tout à fait exact, ni la jeune femme, ni lui n'avait vraiment eu le temps ou l'envie de développer une histoire. Cela n'avait été qu'une relation qui avait fait son temps. Elle aurait pu s'en arrêter là voir même se développer réellement si ils en avaient eu le temps. Mais voilà la chose n'avait pas été aussi simple.
Et puis il y avait eu Allys... Un véritable coup de foudre, comme ceux que l'on fantasme.
Hex avait été emporté lui même dans cette spirale amoureuse, en oubliant aussi bien son métier que son soit disant engagement auquel personne ne croyait. Comment à vrai dire en vouloir à quelqu'un dont la maturité sentimentale dépassait difficilement celle d'un enfant ? Le soldat était une machine à tuer il était vrai, une machine avec un fort mauvais caractère. Mais contrairement à beaucoup de gens, son éducation sentimentale et sociale avait été réduite à néant, et les convenances amoureuses avaient donc été également oubliés.
L'officier venait tout juste de retrouver un semblant d'équilibre, et ce uniquement grâce à Allys à qui il n'osait pas encore tout raconter pour une raison qui le dépassait. A vrai dire, son instinct lui disait qu'elle n'aurait pas apprécié cela. Mais malheureusement, il ne pouvait pas revenir en arrière, pas plus qu'il n'aurait pu deviner que l'ingénieure aux cheveux d'argent finirait par devenir son amante.
Leurs relations avaient toujours été tumultueuses, et après leurs première rencontre, il avait longtemps désespéré de ne plus jamais la revoir.
Sans nouvelle, il c'était résigné à poursuivre avec Alises, pouvait-on vraiment lui en vouloir d'avoir voulu vivre ? D'avoir essayé de construire quelque chose sans savoir ce qu'il faisait.
Hex était un enfant perdu qui avait maladroitement essayé de chercher son chemin à la lueur d'une bougie vacillante, et Allys la première personne à l'avoir guidé.
Mais de toute cette réflexion, la jeune femme n'eut le droit qu'à un très bref haussement d'épaule avant que le militaire ne reprenne sa tendresse habituelle.

-Je ne peux pas te garantir que l'avion sera plus confortable malheureusement, mais j'essaierai de piloter de façon un peu plus sobre que la dernière fois, perdre des morceaux en vol, ce n'est décidément pas terrible

Il faisait allusion à sa dernière rencontre avec des pirates du ciel, rencontre qui c'était soldée par une plaque d'immatriculation arrachée par une rafale de mitrailleuse. C'était une histoire plutôt sordide si l'on considérait que c'était ce détail qui avait finit par arranger la situation.

Le jeune homme laissa son amante s'installer, grimpant dans le poste de pilotage pour actionner les premières gouvernes, il devait se refréner pour ne pas bâcler les vérifications, trop heureux d'enfin pouvoir s'enfuir avec Allys. C'était comme un rêve devenu réalité, d'autant que maintenant la situation commençait à redevenir normale.

-Un allé simple pour Mytra, vous avez bien choisis la Hekmatyar compagnie, votre billet inclue bien évidement un siège en cabine mais aussi sur les genou du pilote, en cas de perte d'un ou plusieurs membre veuillez vous adressez à notre service commercial. En cas de perte d'un moteur veuillez gardez votre calme.

Puis avec un petit rire il actionna les démarreur des deux énormes moteurs qui se mirent à crépiter doucement avant que les hélices ne se mettent à tourner de plus en plus rapidement jusqu'à ce que le bruit soit devenu un petit ronronnement.
La  jeune femme pouvait apercevoir collé sur la cloison un petit message sur lequel figurait une photo de Hex entrain de faire une petite grimace avec un message. "Arrêtez de crier, j'ai peur aussi"
L'officier déverrouilla les freins, et s'engagea sur la piste.
L'avion militaire se mit en position, ses deux moteurs crachant des flammes par les échappements alors que le pilote testait leurs accélération. Satisfait du contrôle, il entama la procédure de décollage, poussant l'appareil à accélérer de plus en plus vite jusqu'à ce que l'air aspire l'appareil hors du sol, diminuant soudainement les secousses.
Alors, lentement l'appareil gagna en altitude jusqu'à se retrouver juste au dessus des nuages qui heureusement étaient bas aujourd'hui, offrant au couple une vue magnifique sur un océan blanc semblant être fait de coton.
La mer de nuage, quel bel endroit pour un couple.

-Et voilà, nous somme en altitude de voyage, l'avion est sur le bon cap, plus que quelques heures et nous seront chez ta mère !



Lança t-il joyeusement




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Allys Terasu
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Jeu 15 Mar - 14:45
Irys : 1017994
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Tellement obnubilée par ses propres tourments, la jeune femme n'avait pas prêtée attention aux propos sombre du soldat ni à sa moue contrariée bien que rapidement effacée. Si elle n'avait questionné tout de suite à propos de ces choses qu'il avait dû régler, peut être qu'ils n'auraient pas fini par s’engueuler dans les cieux. Malheureusement, on ne change pas le passé et à présent ils se trouvaient prêts à décoller.

Alors que la jeune femme observait les lieux sous toutes les coutures, des idées fleurissant dans son esprit, Hex évoqua rapidement un incident qu'il lui avait d'ailleurs évoqué dans une lettre. Aussi Allys n'en fut pas vraiment étonnée, se contentant de hausser les épaules. Il avait dû réparer l'engin mais il était clair que ce n'était pas sa spécialité.


« Quand j'en aurai le temps je m'occuperais de lui rendre son éclat, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Ça c'est ma spécialité. Pour le vol par contre je te fais confiance. »

Hex grimpa alors dans le poste de pilotage, prêt à leur faire enfin quitter les terres des technologistes. Le soldat se permit même un petit monologue sur le ton de l'humour qui tira un sourire à la jeune femme, bien que trop éphémère à son goût. Avant elle aurait rit avec lui mais elle portait en elle une vérité qu'elle n'arrivait plus vraiment à contenir et qui entachait la joie qu'elle aurait dû ressentir à cet instant.

Détournant le regarde de son amant alors qu'il enclenchait les moteurs et démarrait le décollage, son regard se posa sur une photo assez comique d'Hex en train de grimacer suivit d'un message tout aussi amusant. Le regard de la jeune femme se plissa, résistant à l'envie de pouffer de rire, mais il se teinta à nouveau d'un voile de doute. Comment était-ce possible ? Ce clown, son énergumène sur patte, cet adorable grand fou si naïf, comment pouvait-il mener une double vie ? C'était tellement insensé.

Quand l'avion prit suffisamment d'altitude pour se stabiliser, Allys se releva afin de le rejoindre. Elle s'assit sur le siège quo-pilote bien qu'elle ne toucherait les commandes pour rien au monde. Elle serait capable de faire crasher l'engin. Si les secrets de fabrications n'avaient quasiment aucun secrets pour elle, leur maniabilité en revanche... Elle était mécanicienne, pas pilote.


« Et voilà, nous somme en altitude de voyage, l'avion est sur le bon cap, plus que quelques heures et nous seront chez ta mère ! »
« Tu es bien présomptueux dis-moi. » Lança-t-elle devant son engouement. « En une fois c'est impossible, il nous faudra au moins quelques arrêts. Mais, c'est vrai qu'on arrivera bien plus vite qu'en bateau... »

Le ton de la voix de la jeune femme perdit de son éclat. Elle ne tenait plus. Le tiraillement entre la confiance et le doute était trop dur à supporter. Passé la joie de le retrouver, son masque de bonheur commençait à se fissurer. Son expression s'assombrit à mesure qu'elle prenait la décision fatale. C'est d'une voix pourtant seulement neutre qu'elle posa la question qui enclencherait la dispute à venir.

« Est-ce que le nom Tourouciave te dis quelque chose ? »

Hex sembla surpris par la question. Du coin de l’œil elle cru voir ses mains se crisper sur les commandes. Il ne répondit pas immédiatement mais lorsqu'il prit la parole, ce fut sur un ton hésitant.

« Euh... Oui, je... »
« Tu la connais même très bien n'est-ce pas ? » Le coupa-t-elle alors, un vent de panique montant aussitôt en elle.
« Oui. »

Il ne niait pas. Il était certain qu'il n'était pas à l'aise dans cette position. Assis aux commandes, il devait rester concentrer sur ce qu'il faisait et en même temps accuser le coup. Il était devenu limpide que la jeune femme connaissait son secret. Elle ne savait pas tout, il est vrai, mais si elle était au courant qu'il avait un lien avec Alisthiana, il pouvait se douter de l'ampleur de la chose. Il ne lui restait qu'une seule chose à faire, s'expliquer. Que pouvait-il faire d'autre de toute manière ? Mais alors qu'il ouvrait à nouveau la bouche Allys l'empêcha.

« Non. Non ne parle pas ! »

Elle se releva tel un animal blessé, les bras repliés sur elle-même comme si elle peinait à respirer, qu'elle suffoquait. Si c'était vrai... Alors... Cette femme. Et lui. Sa sœur et Alisthiana lui avaient toutes deux dit la vérité. Il était marié. Avec un enfant. Il ne lui appartenait pas du tout à elle, cette pauvre mécanicienne si naïve. Qu'était-elle pour lui ? Pourquoi lui donner tant d'importance ? Pourquoi l'avoir cherchée ? Pourquoi diable s'enfuyait-il avec elle ? Le faisait-il vraiment ? N'était-ce simplement pas des vacances qu'il s'accordait avant de revenir à sa vie de famille ?

« Ce n'est pas vrai, ce n'est pas possible... Une femme. Un enfant. Elle m'avait pourtant prévenue... »

Le regard écarquillé d'effroi, elle regardait sans le voir le soldat, qui peinait à résister à l'envie de détourner son attention du pilotage. Il tentait désespérément d'entrer en contact avec elle, que ce soit par des regards jetés vers elle ou en essayant de parler, chose qu'elle lui avait refusé.

« Tu es marié. Mais qu'est-ce... Qu... Qu'est-ce que je suis pour toi ? Vraiment ?! » Soufflait-elle, figée d'horreur. « Pourquoi ?! »
« Lys, laisse-moi le temps de... »
« Non ! » Rugit-elle.

Avec difficultés, elle posa ses mains sur le siège, qui s'y agrippèrent comme pour la cramponner à la quelque chose de réel, de concret, de stable. Tout son être tremblait. Elle était parcourut par une colère sourde mais qui se révélerait vite incontrôlable. Si blessée qu'elle était, elle ne voulait rien entendre. Pas avant qu'il ne voit à quel point cela la détruisait.

« Tu avais tout le temps ! Tout ! Un an... C'était pas assez pour me dire que tu n'as jamais été libre ?! » Se mit-elle à vociférer, hors d'elle. « Dès le début. J'étais qu'une putain d'aventure auquel tu t'es trop attaché c'est ça ?! Ce mois qu'on a passé ensemble j'ai... Je... J'ai cru que c'était possible. Je croyais que c'était le destin qui pour une fois... »

Elle s'était enfuie alors, peut après avoir réalisé comme sa colère était incontrôlable à l'époque. Elle l'avait fui pour ne pas lui refaire du mal. Pour apprendre à surmonter cette rage tapie au fond d'elle. Et puis elle s'était dit que cela valait mieux de toute manière, que loin de la tentation, elle leur rendrait service à tout les deux. Mais... Ce n'était pas le début d'un amour, seulement une passade auquel il avait succombé. Et pourtant, pourquoi diable à chaque fois que leurs chemins s'étaient croisés il avait fait comme si elle avait de l'importance ?

« Tu m'as toujours menti... A quel point ? Tu me mens quand tu me dis que tu m'aime ? … Et de toute manière quelle importance pour toi ? Tu as déjà tout ce qu'il te faut. Tu es la seule personne que j'aime, moi, et tu n'es même pas à moi en vérité. C'est trop cruel ! Tu es cruel. Je.. Je te déteste. »

Elle détourna le regard, le cœur à vif mais l'esprit plus embrouillé que jamais. Elle s'élança vivement vers la sortie du cockpit et frappa de son poing d'acier la première chose qui se trouva à porté. Ce nouveau foyer, elle n'en voulait plus, sa vision lui faisait mal, trop mal.

« J'en veux plus de tout ça ! Tu t'es donné trop de mal pour cette supercherie... C'était plus vrai que nature pourtant, presque parfait, j'ai faillis y croire. Non, j'y croyais. C'est ça le problème ! Je pensais que tu étais mon âme sœur, que tu ne me ferais jamais de mal et je souffre tellement, je te hais tellement ! »

Elle avait beau dire le contraire, elle ne le haïssait pas vraiment, elle était seulement blessée de l'aimer si fort au contraire. Seulement, comment pourrait-il seulement lui faire entendre raison ? Elle avait envie de le frapper autant que la vérité la faisait souffrir. Elle voulait tout jeter par terre, qu'il l'a dépose où il veut, n'importe où, mais au plus vite, qu'elle puisse enfin pleurer comme une larve abandonnée. Parce que pas une seule larme ne voulait monter en elle, seulement cette rage qu'elle n'avait pas envie de stopper.




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Hex Hekmatyar
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Jeu 15 Mar - 18:10
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Profession : Soldat de fer
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Coupant court à tout les bonheur qui s'annonçait, Allys lança un pavé dans la marre, ou plutôt pour Hex, une bombe au milieu d'un poulailler, son cœur marqua un arrêt, lui remémorant brutalement une histoire qu'il avait pensée terminée, et presque instantanément, tout le poids lui retomba dessus.
Non pas celui de la culpabilité car il ne se sentait pas coupable de trahison envers Allys, mais plutôt celui du regret.
Mais devant la question, le jeune homme ne pu qu'acquiescer de façon hésitante.


-Euh... Oui, je...


-Tu la connais même très bien n'est-ce pas ?




Comment répondre à cela ? Lui mentir ? Pas question, il avait juré que cette situation ne lui causerait jamais plus de tort, et ce car il avait compris bien trop tard vers où elle l'emmenait. Néanmoins, le soldat ne pouvait pas non plus s'expliquer comme cela, encore sous le choc de la question. Ce fut donc de façon mécanique qu'il répondit à la question qui ne lui laissait pas même l'occasion de s'expliquer.

-Oui.

Et alors que son esprit commençait lentement à émerger, il se tourna lentement vers la jeune femme dont l'expression avait aussi radicalement changée, son seul réflexe en voyant cela fut de commencer à s'expliquer, elle avait le droit de savoir après tout. Et ce dans le moindre détail.
Mais à peine prit-il une respiration que cette dernière fut interrompue par une furie qui se levait déjà de son siège, et ce assez brusquement pour qu'Hex sente dans le manche une légère résistance qu'il dut compenser pour ne pas que l'engin ne se mette à dériver.

-Non. Non ne parle pas !




Et comment devait-il faire sans parler ? La langue des signes n'était pas sa spécialité et cet ordre à moitié crié commençait déjà à jouer sur ses nerfs. Oh ce n'était certainement pas assez pour le pousser à bout, et il était d'avantage peiné qu'énervé. Cette histoire était très compliqué, et même encore à l'heure actuelle il ne réalisait pas la portée de cette dernière.
Au vu de la réaction d'Allys ça devait être bien plus grave qu'il ne le pensait. Et tachant de compenser les mouvement de l'appareil, il lachâ d'une main le manche pour pouvoir se retourner, observant son amante avec un regard qui mêlait incertitude et chagrin.

- Ce n'est pas vrai, ce n'est pas possible... Une femme. Un enfant. Elle m'avait pourtant prévenue...



On l'avait prévenu ? C'était donc si important que ça ? Et c'était qui cette fameuse elle ? Le soldat nageait en pleine scène de folie, à tel point qu'il était en train de se noyer dedans, trop blessé pour reprendre le dessus, et trop amoureux pour élever la voix. C'était en plus sans compter l'appareil qui se mettait à faire des siennes, refusant de répondre correctement.

- Tu es marié. Mais qu'est-ce... Qu... Qu'est-ce que je suis pour toi ? Vraiment ?! Pourquoi ?!



Machinalement il tentait de se justifier. Cela ressemblait en tout point aux histoires ordinaires de tromperies, ou le mari tentait vainement de se justifier avec des excuses qu'il n'avait pas. Mais la situation était quelque peu différente, car si Hex n'avait pas vraiment de raison de se justifier, il se sentait malgré tout dans l'obligation de le faire, par respect pour les sentiments qu'il avait pour Allys



-Non !



Mais toute tentative de dialogue semblait perdue d'avance alors qu'elle se reculait de plus en plus hurlant presque sa tirade qui au lieu de provoquer le moindre déclic, déclic qui avait déjà été déclenché depuis longtemps, les paroles de la jeune femme ne firent que blesser Hex qui se mit à serrer le manche de l'appareil, au point de faire blanchir ses articulations, et se mordre les lèvres suffisamment fort, dessinant un léger trait de sang qui coula lentement sur le coin de son menton.

-Tu avais tout le temps ! Tout ! Un an... C'était pas assez pour me dire que tu n'as jamais été libre ?!. Dès le début. J'étais qu'une putain d'aventure auquel tu t'es trop attaché c'est ça ?! Ce mois qu'on a passé ensemble j'ai... Je... J'ai cru que c'était possible. Je croyais que c'était le destin qui pour une fois... Tu m'as toujours menti... A quel point ? Tu me mens quand tu me dis que tu m'aime ? … Et de toute manière quelle importance pour toi ? Tu as déjà tout ce qu'il te faut. Tu es la seule personne que j'aime, moi, et tu n'es même pas à moi en vérité. C'est trop cruel ! Tu es cruel. Je.. Je te déteste. J'en veux plus de tout ça ! Tu t'es donné trop de mal pour cette supercherie... C'était plus vrai que nature pourtant, presque parfait, j'ai faillis y croire. Non, j'y croyais. C'est ça le problème ! Je pensais que tu étais mon âme sœur, que tu ne me ferais jamais de mal et je souffre tellement, je te hais tellement !

Cette dernière finit tout simplement par user le jeune homme, brisant presque irrémédiablement les sentiments pourtant profond qu'il avait pour elle, et sans vraiment prévenir, il sentit une rage sortie du plus profond de lui se faire jour. Il manqua presque de hurler tant la frustration commençait à le tenailler.
Aussi brutalement que soudainement, le verrou de colère qu'il maintenait fermé avec elle sauta.
Oubliant l'équilibre précaire de l'avion, il lâcha toute les commandes, se levant de son siège alors que l'engin commençait déjà deriver.

-Maintenant tu vas commencer par la fermer et me laisser parler bordel !

Il s'avança en crachant presque sa phrase, d'un air non pas menaçant mais simplement énervé, même si ses yeux couvaient d'avantage de tristesse que de réelle colère.

-C'est bon tu t'es suffisamment amusée à me salir ? Ou il faut encore que tu me remette des morts sur la conscience ?

Il lui laissa à peine une demi secondes, excédé par ces insultes à répétitions, qui n'avaient été que des mensonges sur toute la ligne.

-Non tu sais quoi pas la peine d'en rajouter une de plus, j'en ai plus que marre que les gens me prennent pour le dernier des idiots, et ce n'est pas toi que je laisserai m'insulter comme si j'étais ton putain de valet crois moi !

L'avion vira brusquement sur la gauche, secouant son fragile chargement. Mais le militaire à l'intérieur était solidement campé sur ses pieds, et cela ne fit que l'énerver encore plus.

-Quel temps j'avais hein ? J'ai passé un an à t'attendre sagement, essayant à chaque fois de grappiller un peu de temps pour toi ! Et tout ça pourquoi ? Ah oui c'est vrai pour que madame s'en aille sans laisser la moindre trace. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé de te retrouver ! Mais il est foutrement compliqué de voir un fantôme.
Crois tu simplement que je me serais fait chié à te mentir sur toute la ligne ? C'est vrai que j'adore parcourir le monde à la recherche de la femme que j'aime !

Il était excédé, à en avoir trop entendu. Et même l'amour qu'il portait à la jeune femme n'aurait pas pu refréner autant de rage, d'autant que cette dernière venait justement de cela. Il l'aimait, suffisamment pour tout sacrifier pour elle... Et voilà que ses sentiments étaient piétinés comme s'il n'avait été qu'un vulgaire passant.

-J'ai vraiment l'air de savoir mentir ? Mais bordel réfléchi un peu... Tu pense vraiment que je suis du genre à parvenir à feindre l'amour ? Je ne sais même pas ce qu'est un putain de mariage !


Car oui même si on lui avait dit être débarrassé des obligations relatif à cela il ne saisissait pas encore l'étendue de ce genre de chose.

-Alors quoi maintenant ? J'ai fais des erreurs, plus qu'une, plus qu'un soit disant mariage et ? Tu tiens à me reprocher chaque chose également ? Vas y continue ! Histoire que je compare à ce que tu m'as dit, savoir si tu es aussi innocente que ça également ! Histoire de savoir combien tu en as abandonné avant moi







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Allys Terasu
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Jeu 15 Mar - 21:22
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Profession : Ingénieur mécanique
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Alors que la jeune femme était au bord de la rupture, le provoquant effrontément dans le but qu'il réagisse, qu'il lui avoue ce qu'elle n'aurait pourtant jamais souhaité entendre, il fit une chose absolument surprenante. Hex lâcha tout bonnement les commandes. Il ne se contenta pas seulement de lui causer une peu passagère sous la colère mais bien de laisser l'engin se mettre à dériver totalement.

La chute libre étant à présent le cadet de ses soucis, Hex se mit à lui hurler de se taire. Ou plutôt de la fermer. Comment osait-il ?! Alors qu'il se levait brutalement, s'avançant vers elle en crachant son venin, elle ne su voir dans son regard que la colère qu'elle interprétait comme bien plus violente qu'elle ne l'était sûrement à ce moment-là. Dans l'esprit de son amant pourtant il était clair que la jeune femme était en tord. C'était elle qui le salissait selon lui. Mais s'était-il seulement écoutée nom de...? Non content d'ailleurs de tenter de retourner la situation contre elle, le voilà qui interprétait tout comme bon lui chantait. Ainsi était-elle supposée le traiter de putain de valet, d'idiot, de l'insulter à tord. Mais elle ne faisait que crier son malheur à sa face d'imbécile ! Car oui, avec son visage déformé par la colère et ses mots sortis d'on ne sait ou voilà ce qu'elle avait envie de lui dire s'il lui laissait lui aussi en placer une. Ce n'était qu'un simple imbécile qui ne se remettait même pas en question.

Soudain l'avion se mit à virer sur la gauche, faisant au passage tomber la jeune femme au sol, secouée à la fois par l'émotion que par les mots blessants de celui qui était encore l'homme de sa vie, mais aussi et surtout par les soubresauts de l'appareil dont elle n'avait pas l'habitude, d'autant plus qu'ils n'auraient jamais eu lieu si son abruti de petit ami avait gardé les commandes en places. Lui, d'ailleurs était solidement ancré sur ses jambes. Injustice quand tu nous tient. Prise d'une vague d'angoisse qui s'ajoutait bien malheureusement au tableau, elle se mit à hurler de peur.


« Mais reprends ce putain d'engin en main avant qu'on meurt ! »

Rien n'a faire. Il n'en avait plus strictement rien à faire. Solidement ancré sur ses positions, plus furieux que jamais, ils continuait. Et la cruauté qu'elle lui reprochait déjà allait aller en s'accentuant. Cette fois-ci il justifiait ses actes en s'appuyant sur les malheureuses décisions de sa compagne. Oui, elle avait fui. Mais avait-il seulement demandé pourquoi ? L'avait-il seulement empêché ou tenté de la retrouver ou même de la contacter avant ce début d'année ? Elle n'avait pas changé d'adresse, jamais elle ne lui avait menti sur celle-ci, même si elle ne s'y rendait pas toujours, elle ne l'aurait pas ignoré s'il avait fait un geste envers elle. Alors non content de se placer en victime il estimait qu'il avait du l'attendre et que, comme c'était trop contraignant il était retourné voir sa première compagne ? Parce que non il n'avait pas parcouru le monde pour elle puisqu'il s'était marié à une autre ! Drôle de manière de le faire non ?!

Le visage de l'ingénieure se mit à pâlir devant de tels propos. Elle était livide. Autant par la peur qui envahissait tout son être de finir noyée en plein océan après s'être fait ballottée comme jamais dans les airs que par la dureté dont il faisait preuve. Mais terrorisée comme elle l'était, elle était capable d'endurer ses paroles. Pour le moment... Si seulement il l'écoutait.


« Fais-le ! Redresse ce putain de truc ! »
« J'ai vraiment l'air de savoir mentir ? Mais bordel réfléchi un peu... Tu pense vraiment que je suis du genre à parvenir à feindre l'amour ? Je ne sais même pas ce qu'est un putain de mariage ! »

Non. Il ne l'écoutait pas. Qu'il le fasse exprès où que sa colère l'empêche d'entendre totalement les paroles de la jeune femme, il ne le faisait pas. Très bien. Tant qu'à mourir stupidement, elle allait y mettre les formes. Elle l'écouta vociférer ses derniers mots acides. Peut lui importait d'avoir fait des erreur ? Il minimisait l'importance d'un mariage ? Se faisant passer pour un triple idiot en disant qu'il l'avait fait sans savoir ce que cela impliquait ? Et puis il remettait en question la fidélité de la mécanicienne au passage ? Même allant jusqu'à pointer du doigt son indéfectible difficulté à tomber amoureuse.

Trop. C'est. Trop.

Allys se releva avec une lenteur qui indiquait clairement qu'elle prenait son temps. Son silence en retour témoignait de la dangerosité de ses prochains propos. La mine sombre, elle serra les dents. Lorsqu'elle fini par relever le regard, il n'était plus que l'ombre d'elle-même, une lueur sauvage. Allys avait été piquée au vif. A vif, même. Il était grand temps de reprendre la situation en main en le remettant à sa place. C'est à dire le sortir de sa position soudaine de victime.


« Très bien. Maintenant c'est à toi de m'écouter et ose me dire à nouveau de la fermer et je t'en met une. »

Commença-t-elle d'un ton qui se voulait sans appel. Elle ne criait pas cette fois-ci, mais c'était bien pire comme situation. Car au moins lorsqu'elle hurlait sa peine, sa douleur et ses espérances vaines transparaissaient malgré tout. Là, elle était passé au stade supérieur.

« Que les choses soient bien clairs, tu es allé trop loin. Si tu veux qu'on coule au fond de l'océan, soit, mais avant je vais te faire redescendre de tes grands chevaux. »

Ses sourcils se froncèrent légèrement tandis que ses poings se serraient. Sa main de métal était cette fois-ci bien accrochée à la structure métallique de l'habitacle et malgré ses secousses Allys tenait bon. Elle le devait. Sa fierté avait été piétinée une fois, il n'y en aurait pas deux.

« Déjà ce qu'il s'est passé avant toi ne te regarde pas. Je n'en ai d'ailleurs jamais fais de secret que j'avais peur de m’attacher, ose dire le contraire. Si tu veux me blesser. Avec tout ça tu as réussi bravo. Je n'étais déjà mais maintenant je ne sais même pas si je dois te gifler ou bien sauter de l'avion en pleins vol. Au point où j'en suis la limite est fragile. »

Elle ferma les yeux un moment, l'expression toujours fermée, puis les rouvrit à nouveau, le regard encore plus dur qu'il ne l'était pourtant déjà.

« Tu ne sais pas ce que c'est un mariage, hein ? Et après tu me dis que c'est moi qui te traite d'idiot. Tu le fais tout seul. Avant de prendre un tel engagement on réfléchi ! C'est la plus grande preuve d'amour qu'on peut donner à quelqu'un, c'est un engagement pour la vie. On lie son âme, ses valeurs, ses possessions avec l'autre. On lui jure fidélité, amour éternel... T'es-tu trompé de personne au final ? Tu voudrais revenir en arrière peut être ? Très bien. Veux-tu m'épouser monsieur Hex Hekmatyar ? Ça réglerait cette légère erreur que je prend trop à cœur non ? »

Était-ce lui qui lui avait piétiné le cœur ou bien le faisait-elle elle-même sciemment ? Une fausse demande en mariage, à quoi en était-elle réduite sérieusement ? Pourtant s'il faisait tant imbécile, Allys n'avait pas d'autre solution que de le mettre face à ses erreurs, justement.

« Et l'enfant dans tout ça ? Tu ne vas pas me dire que tu ne sais rien non plus ? Si ? Oh bien sûr que si... Je ne t'en ai jamais tenu rigueur d'être si naïf, ce n'était pas de ta faute mais là. Là... Tu as couché avec elle, voilà comment ça s'est fait. Il est une partie de toi. Et quoi ? Ça n'a aucune importance ? Ce bébé est juste une erreur ? Ou il est apparut par magie ? C'est comme ça que tu vois juste les choses ? » Elle détourna le regard, ce genre de sujet était quelque peu tabou pour elle. « Enfin, tu prendra la décision que tu veux pour lui, ça ne me regarde pas. Mais tu ne peux pas juste réduire ces choses à de simples erreurs sans intérêt. C'est purement égoïste. »

Allys secoua la tête, désapprobatrice. Mais à présent elle s'avança vers lui. Il savait ce qui la touchait, une partie du moins, et elle ne comptait pas l'épargner. A quelques centimètres de lui, elle plongeait son regard douloureux dans le sien. Elle ne cillerait pas.

« Je te repose la question. Qu'est-ce que je suis pour toi ? Tu me dis que je devrais te croire sur parole mais je n'invente pas ces choses. Un mariage, un enfant, c'est une famille. C'est plus fort que tout. Prouve-moi que je suis au dessus de cela. Ça me paraît impossible sinon comment aurait-tu pu le faire ? Tu n'as pas le droit de prétexter que c'est ma faute si tu en a aimé une autre. » Elle tendit le bras, sa main se refermant sur le tissu léger du jeune homme. « Sait-tu seulement pourquoi je t'ai fuis tout ce temps ? Non ? C'est ça ? Ce n'était pas suffisamment flagrant à tes yeux ? »

Alors qu'elle parlait jusqu'ici avec une fureur contenue, la preuve qu'elle avait tant mûri depuis leur toute première rencontre, une larme vint lâchement apparaître au creux de son œil gauche. C'était trop difficile de contenir sa rage, mais elle tenait si bon. Comment avait-il pu ne pas voir tout ce qu'elle avait fait ? Pour lui ? Pour lui donner une chance... Parce qu'elle l'aimait justement. Comment ne voyait-il pas qu'elle avait fait au mieux?

« Ne te souviens-tu donc pas ce que j'étais ? Tu crois vraiment que je suis partie comme une voleuse sans explication logique ? J'étais un monstre à mes propres yeux. Et toi... j'ai faillis te tuer parce que j'étais incapable de me contrôler ! Comment aurais-je pu me regarder en face si de mes mains j'avais éteins ta vie lors d'une crise ? Je ne me le serais jamais pardonnée ! J'aurais mis fin à mes jours plutôt que de vivre avec ça ! Je suis partie pour toi pour... pour nous... Pour que ne plus risquer que tu souffre à cause de moi ! Je t'aimais, je t'ai toujours aimé, et je n'ai jamais été capable de vivre vraiment sans toi ! »

Ça y est. Les voilà, ces traîtresses de larmes. Elles n'avaient pas le droit d'arriver maintenant. Elles coulent sans la moindre autorisation, dégoulinant sur ses joues alors qu'elle poursuit, ne lâchant pas son tour de parole. Elle a trop sur le cœur. Trop à dire. Elle ne veut pas que quoi que soit l'empêche de terminer.

« Ne vois-tu pas comme j'ai changé ? J'ai tout fais pour devenir aussi forte que toi, pour passer au delà de ce qui me paraissait insurmontable. Je me suis même persuadée que je fuyais parce que j'étais incapable de voir la vérité en face et accepter mes sentiments mais c'était faux. Je me suis battue pour devenir meilleure, pas juste cette putain de meurtrière que j'étais en train de devenir ! Je pensais que je n'étais qu'une machine à tuer mais je t'aimais trop pour me laisser sombrer comme ça ! »

Elle essuya ses larmes rageusement de sa main libre, l'autre restant fermement agrippé à son soldat.

« Et quand je t'ai vu à ce bal en décembre je pensais que j'avais droit à une nouvelle chance, que tu verrais que je n'étais plus la même, que je pouvais à nouveau vraiment vivre cet amour, mais c'était trop tard ?! Le pire c'est que je l'ai rencontrée, cette Alisthianna, cette bourgeoise, et j'étais à des années lumières de penser que son mari qu'elle chérissait et le père de son futur enfant à naître c'était toi... C'est cruel. Pourtant... Pourtant après que ce désastre se soit passé, je voulais encore plus te retrouver, j'ai eu si peur de te perdre mais maintenant... Malgré tout ce qu'il s'est passé depuis... Nos retrouvailles... Nos lettres... Nos promesses.. Je... Je ne saisit pas. J'ai tellement mal de savoir qu'elle possède déjà tout ce que j'ai toujours voulu avoir depuis que j'ai croisé ton regard. J'ai l'impression que mon cœur est en pièce. »

Elle lui attrapa la main, la plaçant sur son cœur qui battait la chamade.

« Comment fais-tu pour ne pas voir à quel point ça me détruit ? Me voir ainsi ne te donne que de la rage alors ? J'ai envie de te haïr. Tellement. Mais même ça je n'y arrive pas. Qu'on coule... Je n'ai plus envie de souffrir. »

Il était peut être grand temps de sauter aux commandes pour redresser l'embarcation. En tout cas, s'ils continuaient ainsi, cela arriverait.




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Hex Hekmatyar
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Jeu 15 Mar - 22:24
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Allys parlait lentement décochant à chaque phrase comme un archer aurait envoyé des traits mortels dans sa cible. Contrairement à son habitude, il n'avait pas pu, ni voulu dresser sa carapace de mépris et sa réaction avait été instinctive, il ne suffit que des deux première phrase pour la faire voler en éclat. Chaque mot fit mouche, de manière bien différente que ce dont aurait pu imaginer la jeune femme.
Tout se bouscula dans sa tête réalisant bien trop de chose par rapport à ce qu'il pouvait traiter normalement. Et finalement quand elle s'arrêta de parler c'était comme si elle venait de termienr d'arracher son cœur.

Il prit une grande inspiration, tachant d'essayer de retrouver un calme qu'il n'avait pas. Comment allait-il pouvoir lui faire comprendre.... Hex était un orphelin, recueilli par l'armée et formé uniquement dans le but de tuer. Ce n'était pas le genre d'enfance pseudo joyeuse dont pouvait se taguer les amoureux des personnes ténébreuses. Ce genre d'enfance était cru, et relativement simple. Se lever pour s’entraîner à tuer, manger, dormir, recommencer.

Et même si personne ne semblait vraiment le comprendre, il n'était pas méchant uniquement pour le plaisir d'insulter Allys. Derrière ces insultes, il y avait un trou béant que malgré beaucoup d'effort il ne parvenait pas à combler, la raison était simple, Hex était perdu dans ce que les gens lui reprochaient.
Pouvait-on reprocher à un enfant de ne pas savoir lire si on ne lui avait pas appris ? Bien sur que non... Et bien le soldat était exactement dans la même situation. Sans le moindre repère pour lui apprendre la moindre norme sociale, il avait été lâché dans la nature, soudainement libre de faire ce qu'il voulait sans plus aucune contrainte.
L'amour était souvent appris par les parents, ou ne serait-ce que les romans. Le mariage était après tout un thème récurent des histoires pour enfant, mais lui n'en avait jamais lu. pas par choix, simplement car on ne le lui avait jamais permis.
C'était d'ailleurs ce qui justifiait sa colère, il ne comprenait pas ce qu'elle pouvait bien lui reprocher. Certes de lui avoir caché des choses mais après ? Les valeurs morales d'une sociétés n'étaient pas innées, et leur apprentissage un long processus qui se faisait dans la vie de tout les jours. Mais cela avait été oublié, car la vie du jeune homme n'avait été que rigueur militaire et discipline stricte.

Pour faire au plus simple, Hex ne comprenait quel mal il pouvait y avoir d'avoir des enfants. Ce monde était d'une complexité hallucinante pour lui qui devait deviner chaque chose alors que personne ne c'était posé une seule fois la question s'il savait ce qu'il faisait.
Dans un sens c'était comme essayer de reprocher à quelqu'un ignorant le dessin de ne pas savoir dessiner, ce dernier allait tracer des traits aléatoires sur une feuille et apprendre au fur et à mesure. L'officier apprenait lentement, bien trop lentement vu le rythme qu'imposait la vie.
Devait il hurler à Allys qu'il ne savait rien ? Pas ce qu'était l'amour jusqu'à leur rencontre ? Que l'amitié il ne l'avait découvert que depuis quelques mois ?
Avait-on jamais demander à un loup de se mettre à parler ? Clairement, car Hex s'exprimait comme tout le monde, mais de là à lui demander de se comporter comme tout le monde ? Peut être ne valait-il mieux pas trop en demander.
Certaines personnes le trouvaient odieux, rustre, stupide... Mais que savaient-ils vraiment de lui ? Il était facile de juger quelqu'un à la lumière de ses propres connaissances, mais bien plus difficile de le faire du point de vue de la personne jugée. Mais manque de chance le quotidiens du jeune homme était ainsi....
Pas assez masculins, ignorant des us et coutumes... Il était amusant de constater que durant son séjour à Mytra, Aurore lui avait reproché de ne pas suivre les traditions Mytrannes, comment pouvait-il les suivre s'il ne les connaissaient pas ? Et surtout quand ce dernier ne connaissait même pas les us et coutumes Daenastre.
Hex était simplement un concentré d'émotions qui s'exprimaient en fonction des situations, ni filtrée pas des règles ni par quoique ce soit.
Car là était le problème, beaucoup de règles étaient tacites... et de fait, suffisamment obscures pour ne pas sauter aux yeux du commun des mortels. Peut être qu'on aurait pu lui dire qu'avoir plusieurs relations était très mal vu, alors là seulement il y aurait réfléchi. Peut être aurait-on pu lui dire également que le mariage était une chose très sérieuse, impliquant deux personnes liées étroitement, seulement aurait-il pu se douter que ce simple contrat sonnait comme une prison.

La lecture d'un roman de gare aurait également pu le renseigner sur les bases de ce qu'était le véritable amour, au lieu de ça ce sentiment inconnu lui était tombé dessus sans prévenir.

La situation était donc trouble, car si Hex voulait volontiers s'ouvrir les veines pour Allys, il n'arrivait pas à saisir pourquoi il devait le faire. Le commun des marins savait qu'il ne fallait pas laisser trop de cadavre de poissons au même endroit pour ne pas attirer les chotgors, le plus perdu des paysans non. Le plus commun des humain savait ce qu'était l'amour, les relations de sociétés, ces dernières étaient d'ailleurs très communes de Daenastre à Mytra, mais l'officier était justement ignorant de ces dernières.
Sa petite expérience se résumait aux règles qu'il avait déduit de lui même soit: ne pas insulter gratuitement les gens dans les rues, ne pas tuer de gens par simple plaisir et éviter le vol.
Voilà pour le moment les quelques règles de base qu'il avait déduit de lui même. Autant dire que la fidélité, il ne la comprenait que par instinct. C'était justement son amour pour Allys qui l'avait empêché de voir ailleurs.
Une règle simple était d'essayer de faire plaisir aux gens, mais elle ne précisait pas non plus que faire plaisir aux gens ne devait pas briser les autres règles, règles qu'il ne connaissait pas.
Un fait amusant avec le soldat était que même s'il pouvait citer de mémoire les tables de tir, il n'aurait pas pu citer une seule comptine pour enfant ou livres populaire.

-Ecoute Allys ! Je te l'ai déjà expliqué, plus d'une fois déjà mais j'ai l'impression qu'à chaque fois que je le fais personne ne me comprend jamais.... Je ne connais pas vos règles ! Je ne suis pas devin ! Je n'ai pas eu des parents pour m'aimer ou pour m'apprendre comment se comporter, quoi faire, quoi dire, quoi cacher, quoi montrer ! J'en suis conscient ! Mais que veux-tu que j'y fasse ?
Cette histoire dont tu me parme est terminée ! Je suis mort pour cette femme !



La mort pouvait-elle compenser un tel engagement ? Ça encore il ne le savait pas, tout était de toute façon si compliqué... Se diriger sans repère était encore plus dangereux dans la société que de naviguer sans instruments dans une tempêtes.
Il reprit de plus belle, tachant d'oublier à quel point il était blessé par ses propos


-Alors peut être quelqu'un dans ce foutu univers vas t-il m'expliquer ce que j'ai fait de mal ? Ce serait un bon début ! Je ne sais pas tiens on pourrait commencer par là, c'est quoi un mariage ? Qu'est ce que ça implique ? Qu'est ce que ça change au statu de quelqu'un hein ? Y une sorte de sortilège qui est tissé quand ce fameux mariage apparaît ? C'est une sorte de grade ? De médaille ? Dire je suis marié signifie quoi juste ? Une sorte de distinction ?

Au moins même au delà de la rage il parvenait à faire sortir quelque chose de constructif, même s'il avait envie de littéralement laisser cou à sa rage d'avoir été insulté par la personne qu'il aimait. A vrai dire cette rage était justement dut à ce sentiment de trahison qu'il ressentait au plus profond de lui, bien plus semblable à ce que ressentait la jeune femme que beaucoup de gens pouvaient le penser.

-Et ne peux t-on pas dire à la femme qu'on aime qu'on l'aime ? Il faut une raison particulière ? Une preuve matérielle ? Ce mariage ne devrait pas nous autorisé à le dire ? L'amour est limité à une seule utilisation ? Comme un fusil ? Tu me dira je ne sais pas, car j'ai déjà tiré la seule munition que j'avais avec toi dans ce cas... Mais dans ce cas c'est quoi le rapport entre l'amour et le mariage ? Explique moi ? On doit forcément aimer quelqu'un pour signer un papier ? Et d'ailleurs je n'ai pas le souvenir d'avoir fait autre que de signer un papier !


Il était plus que temps de lui expliquer calmement ce qu'il avait raté, car s'il savait avoir des lacunes, il n'avait jamais tenté d'en jouer, et cherchait activement à ne plus en avoir, surtout au vu des ennuis que cela lui attirait. La seule chose qu'il savait réellement était qu'il aimait Allys et cela s'arrêtais là. Pas d'un amour timoré et raisonnable, mais bien un amour profond passionnel qui dépassait l'entendement et c'était justement l'absence des limites habituelles qui rendait cette dispute si douloureuse. et contrairement à ce qu'elle pouvait penser, c'était bien la douleur qui le faisait réagir ainsi. Il ne jouait pas l'animal blessé sortant ses crocs pour le simple plaisir de la comparaison... il en était un, l'armée y avait veillé.

Il se prit la tête dans les mains, plus par réflexe que pour souligner son mal-être.

-Vous avez des mœurs compliquées... vous les humains. Trop hautains pour partager votre culture... A l'armée on avait un code d'honneur, tu couvre mes arrières je couvre les tiens, mais ici il n'y à rien... Personne ne vous aide on vous laisse crever sans vous expliquer les règles du jeux.


Même Allys au final... Mais il pouvait bien crier... qui l'écouterai si elle ne le faisait pas. Il était toujours illusoire dans se draper dans une illusion de colère, et pour la première fois... il capitula simplement, se laissant tomber contre la cloison de l'appareil.
Cela n'avait plus aucuns sens, absolument aucuns. Il avait essayé, il y avait mis tout ce qu'il avait pu, mais décidément Hex n'y arrivait pas, quelque chose avait été raté dans sa vie, quelque chose qui sans Allys ne valait pas le coup d'essayer de récupérer. Toute la rage disparut alors que ce déclic fatal se fit.
Tant pis.... c'était la seule chose revenait en boucle dans son esprit.

A quoi bon poursuivre sur cette voix sachant que fatalement il allait ignorer de nouvelles règles, et redevenir pour tous l'accusé plutôt que la victime. Se débattre finissait pas être inutile. A vrai dire il aurait pu vivre avec pour n'importe qui, mais avec les mots d'Allys qui se faisaient de plus en plus accusateur et qui le marquaient de plus en plus à chaque pique, ouvrant la laie béante qu'il tentait de refermer depuis son enfance.

-Tu sais quoi.... tant pis... j'aurai ce que j'aurai pu... mais je n'y arrive plus, ces règles que je ne comprend pas, ces soit disant actes impardonnables dont je ne vois pas le mal... c'est fatiguant de toujours lutter contre un monde qui n'est pas le sien, j'ai essayé de comprendre les règles que personne n'a pris le temps de m'expliquer, si cela passe, qu'est ce qui suivra hein ? Quel genre de surprise je vais avoir ? Tiens on va peut être m'expliquer comment se font les enfants hein ?

Assez étrangement, Hex s'effondra aussi bien physiquement que psychologiquement, ruiné par les propos d'Allys qui bien que parfaitement juste pour une personne normale devenaient simplement des insultes blessantes pour le soldat qui de toute façon avait capitulé. Il ne comprenait que maintenant qu'aimer quelqu'un c'était surtout lui donner la meilleur arme pour vous blesser mortellement. Sa main se porta à l'étuis qu'il avait à sa ceinture, lentement l'arme de service qu'il avait depuis longtemps se trouva dans sa main et avec des geste rendus bien trop lent, il tira la culasse pour mettre une balle dans la chambre, observant la masse de métal. dans sa main. Et puis comble de la folie il se mit à rire. Non pas le rire joyeux ou narquois de quelqu'un de moquer, mais bien celui torturé d'un être humain qui avait tout simplement lâché prise


-Je suis un idiot finit Allys, le pire des idiots. Je ne suis pas fort, pas le surhomme que tu mérite. J'ai fais... trop d'erreur en arrivant jusqu'ici, beaucoup que je ne comprend toujours pas d'ailleurs.


L'avion continuait à être ballotté même si un vent plutôt sympathique leur accordait quelques minutes de sursit. Le rire brisé du jeune homme s'éteignit alors qu'un regard privé de la moindre vie s'élevait vers l'ingénieure.
Au moins pouvait-il expliquer cette histoire.

-Ce n'est pas... simple.... mais nul doute que tu en connais déjà une bonne partie alors inutile de continuer le jeu des cachotteries plus loin. Je n'ai plus l'envie de répéter inlassablement alors faisons simple. C'est vrai... tout est vrai... j'ai "marié?" cette fameuse Alises suite à ce qu'elle ai eu son enfant, je m'en rappelle encore, elle m'avait dit avoir besoin de le faire vis à vis de sa famille... Il faut dire que je la connaissais depuis longtemps a vrai dire ma relation avec elle date d'avant même notre rencontre...

Il prit une nouvelle inspiration, étouffant un rire en se disant que le terme marié n'était peut être pas le bon, il ne connaissait même pas l'expression alors savoir l'utiliser correctement.

-Après elle à annoncé la naissance des enfants, et je lui ai stupidement dit que c'était génial, enfin génial... je le supposais, je veux dire.... c'est bien les enfants non ? Même si je ne sais pas tellement d'où ça viens, mais bref passons. J'ai donc signé les papiers qu'elle me demandait avant de repartir.
Et puis.... je t'ai revu.... je n'y croyais pas vraiment au début c'était comme un rêve... tu étais la première à me faire cet effet, et je dois avouer que je ne comprenais pas trop ce qui m'arrivait... J'étais presque transporté de joie à chaque fois que je te voyais, comme si quelqu'un s'amusait avec mes nerfs....


Son regard s'illumina brièvement, s’humidifiant par la même alors qu'il repensait à la jeune femme qui était devant lui.


-Il y a eu cette fois à la base, ou nous avons promis de régler nos affaires avant de partir, et ce combat aérien... Je t'avais dit que j'avais fait des bêtises et que je devais les régler non ? Je crois simplement que je venais de comprendre que j'étais fou de toi...
Une famille ? Une femme ? des enfants ? Ça ne représentait rien pour moi... en fait ça ne représente toujours rien.... ce sont simplement des mots, des mots avec un sens propre certes, mais aussi un sens caché...
Enfin je suis partis la revoir... car j'avais le sentiment que.... que quelque chose n'allait pas....


Hex regarda l'arme dans ses mains n'esquissant jamais le moindre geste menaçant envers son amante, car même dans le stade de désespoir qu'il avait atteint, jamais il ne penserait une seconde à lui faire du mal volontairement.


-Mais une fois la bas, devine quoi.... je n'ai même pas pu la revoir pour lui dire que je ne pouvais pas continuer. Son majordome m'arrêta sur le seuil même de la maison. Madame était en deuil de son mari. Quelle vaste blague alors que le soit disant mari était là. Enfin... je n'étais plus son mari de fait....
Je suis donc reparti.... un peu con, mais soulagé.... naïvement je pensais que c'était la fin des ennuis.
J'avais un poids dans le cœur en moins, j'avais enfin réglé le soucis qui me séparait de toi...


Une première larme s'écrasa au sol, ses dernière ruines défensives s'effondrant, laissant un torrent entier de regret le submerger, manquant presque de le faire suffoquer. Cette simple larme fut rapidement suivie par une foule d'autre alors qu'Allys attrapait le tissus de son haut.

-Tu as changé c'est vrai, tu es devenue bien plus forte, bien plus belle, et le pire dans tout ça c'est que je suis tombé amoureux encore une fois. Alises ne possède rien.... le peu de chose que j'avais c'est à toi que je les ai données, tu es la première personne que j'ai aimé et que j'aime toujours, la seule qui connaisse un tant soit peu ma vie... la seule qui ai vu ce qui me sert de famille.
Je n'ai rien d'autre à donner qui ai tant de valeur... enfin... je ne sais pas ce que tu peux imaginer que cette femme à obtenue de plus... voir ce qu'elle à obtenue tout simplement. Allys.... ce n'était rien qu'une mascarade arrangée faite pour plaire à sa famille.

Il eu un petit hoquet de tristesse, trouvant à peine la force de continuer.

-Tu veux vraiment savoir ce que tu es pour moi ? Très bien autant alors te donner la chose que je ne pourrais donner qu'une seule fois....

Réunissant ses forces, il saisit la main de la jeune, lui enfonçant la crosse de son arme dans les mains avant de la pointer de lui même sur son cœur.
Autant que ce soit elle qui en finisse, car le soldat ne souhaitait plus continuer sans elle. Et la seule chose qu'il pouvait lui offrir était sa vie. Pas de tromperie, pas d'autre femme... voilà ce qu'il était prêt à offrir à la seule femme qu'il aimait d'un amour sincère. La seule chose qu'il comprenait vraiment.

-Je t'offre ma vie dans ce cas. Haï moi si ça te soulage, au moins nous serons deux. Je n'ai jamais été parfait, mais quitte à ce que ça se termine autant que ce soit toi.... Même si tu me déteste, si tu veux me voir mort....
Au moins ce sera toi la dernière personne que je verrais.


Sa main bloqua la sienne pour que le pistolet ne tremble pas, la balle chambrée n'attendait que la détente pour partir transpercer le cœur déjà brisé du soldat, qui n'attendait de toute façon plus rien. Plus vraiment d'excuse... Hex était simplement Hex, sans la moindre protection: une chose effroyablement fragile si l'on enlevait la couche protectrice qui le recouvrait.
Une chose qui venait simplement de perdre ce qui lui restait de raison de vivre





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Allys Terasu
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Ven 16 Mar - 0:37
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Il lâcha enfin son masque. Alors qu'elle ployait sous le poids de la souffrance, le visage ruisselant de larmes et son cœur si déchiré, enfin il arrêta de se faire passer pour ce qu'il n'était pas. Il arrêta de paraître froid, hostile et si bien fixé sur ses appuies. Il lui criait toujours dessus mais peut importe, il avait cessé de retourner ses émotions contre elle. Il s’exprimait enfin véritablement.

Allys était effrayée à l'idée de ce qu'il pourrait lui retourner. Allait-il la repousser ? S'écrouler ? Quoi qu'il fasse, elle ne tenait debout que parce qu'elle était agrippé à lui comme une âme en peine. Elle qui avait tant vécu, pourquoi ses parents ne lui avaient-ils pas expliquer à quel point aimer était complexe ? Pour elle c'était limpide. On ne pouvait aimer que son alter ego, tout lui offrir et balayer le reste du revers de la main. C'est pourquoi elle avait si mal vécu la liaison passée de son paternelle. Elle ne comprenait pas qu'on puisse aimer deux fois. Ou tout simplement qu'on puis penser l'être. C'était si vibrant, si fort que tout le reste était emporté. On ne pouvait pas lutter. Et même si on tentait de fuir c'était absurde. L'amour était tout. C'était la seule idéologie à laquelle elle se raccrochait. Sans l'amour elle aurait été arrachée des bras de sa mère par des esclavagistes. Sans amour les différences entre ses parents auraient été insurmontables. Sans amour elle n'aurait pas pu changer à ce point. Elle avait une vision de celle-ci tellement précise, limpide qu'elle n'avait pas put comprendre à quel point pour Hex c'était une chose obscure.

Pourtant, c'est ce qu'il eut la bonne idée de faire. Désespéré de se voir si incompris, le comprenant pas à quel point le cœur de son amour était déchiré, il tenta alors de lui faire comprendre ce qu'il était vraiment au fond de lui, ce qui le rendait si anormal aux yeux de tous. Il ne savait rien. Il n'arrivait pas à suivre l'ampleur de ce que le monde lui demandait. Il n'a pas connu l'amour, même maternel, et sa vie dans l'armée n'avait rien de tendre non plus. C'était complètement hors du temps. Il ne savait que ce que voulait dire le mot destruction. Pas l'inverse. Allys lui demandait-elle trop ? Il ne lui avait jamais vraiment expliqué toute la portée de ses lacunes. Elles paraissaient plus petites... Mais était-ce leur faute ? Ils n'avaient pas eu le temps et quand bien même, comment pouvaient-ils aborder de telles choses ? De telles différences ?

Les doigts crispés toujours harnachés à lui elle l'écoutait, tentait de comprendre. Oh ça oui, elle faisait du mieux qu'elle pouvait. Que ferait-elle sans lui ? Il avait donné tellement de sens à son existence. S'ils devaient se séparer elle ne pourrait pas le supporter. Elle ne serait qu'une âme perdue à jamais. Peut être pas même capable de mettre fin à ses jours elle-même. Et puis, il y eut cette phrase....


« Cette histoire dont tu me parle est terminée ! Je suis mort pour cette femme ! »
« Mort ?... »

Souffla-t-elle d'une voix atone, répétant ce mot sans en saisir le sens. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Il l'avait dit avec un tel aplomb qu'elle ne savait pas si c'était une bonne chose. Il y avait tellement de souffrance dans cette phrase qu'elle ne savait pas s'il regrettait cette chose-là. Elle ne savait même pas si c'était une réalité tangible ou une simple expression. Mais qu'importe, il enchaînait. Bien qu'elle ait tenté de lui expliquer la portée de ses actions passées il gardait l'esprit confus, niant que le mariage ait pu avoir une valeur à ses yeux ni même que cela pouvait avoir une quelconque importance. Il ne savait pas à quel point c'était un symbole fort. Pour Allys en tout cas. Elle lui avait livré la valeur que cet acte avait dans son cœur. Lui, il ne voyait pas cela comme un aboutissement, seulement une direction hasardeuse. Les mots dits avec le cœur avaient bien plus d'intérêt qu'un papier signé. Dit ainsi, c'était déstabilisant. Mais c'était plus pour elle...

« Oui. » Lâcha-t-elle. « Ça ne devrait être que pour une personne qu'on aime. »

Comment cela pouvait-il en être autrement ? Sinon à quoi bon se marier ? Posséder une bague à son doigt qui explique très clairement que l'on a déjà trouvé son âme sœur, lui jurer de l'aimer toute sa vie, fêter cette vie d'amour auprès des gens qui ont de l'importance à leurs yeux. Ce n'était pas un papier pour Allys, c'était une promesse. La plus belle des promesse. Celle de vieillir ensemble, de se retrouver dans l'au delà ensuite, si tel était vraiment possible.

Alors qu'elle tentait de se reprendre, de se faire moins dure, de l'écouter, d'essayer d'oublier ne serait-ce qu'un instant sa propre souffrance, elle le vit commencer à défaillir sous ses yeux. Se prenant la tête, il formula quelques mots à la fois choquant pour la jeune femme que terriblement révélateurs. Il ne se considérait même pas humain, pas comme les autres, pas comme elle. Et surtout, mettant tout le monde dans le même panier. Que dire à cela ? Elle ouvrit la bouche mais aucun son n'en sorti. En revanche elle senti ses mains glisser du vêtements alors qu'il s'arrachait à son contact, se laissant tomber lourdement.

La main toujours tendue, elle resta alors interdite, privée du seul repère auquel elle s'était désespérément accrochée. S'il abandonnait lui aussi, que lui restait-il à elle ? Elle-même incapable de gérer cette situation. Si lui-même ne la comprenait pas non plus. S'il jetait l'éponge, s'il se laissait accablé par sa propre ignorance, s'il n'arrivait pas à comprendre ce qu'elle tentait d'expliquer, s'il n'insistait plus... Le fossé était-il si grand ? N'y avait-il aucune solution ? Devait-elle toujours le détester pour ce qu'il avait fait ? Les règles avait-elles été établies autrement ? De manière injuste ? Pour tout le monde ?

Incapable de rester debout, elle sentit ses jambes se dérober sous elle. Tombant dans une position presque à genoux, elle se trouvait à nouveau face à lui, plus perdue que jamais. Sa colère avait totalement disparu, anéantie par sa confusion, son mal-être et son indécision. Elle n'arrivait pas à faire autre chose que de l'écouter. Sa propre voix avait disparu dans les limbes de son impuissance. Elle était dépassée. Incomprise. Ignorante.

Effrayée.

Pourquoi. Pourquoi la main de son amant avait-elle saisit cette arme maudite ? Pourquoi mettait-il une balle dans cet objet métallique si mortel ? Il se mit à rire, faisant sursauter la jeune femme. Son rire paraissait torturé. Avait-il cédé à la folie ? Allait-t-il la viser et tirer comme si la solution ne pouvait s'expliquer qu'ainsi ? Allys était déjà à moitié morte de toute manière. Incapable de pouvoir le comprendre quant bien même elle essayait. Elle voulait savoir ce que cela faisait d'être lui, de voir le monde à sa manière, de savoir ce que tout cela lui faisait. Mais elle ne pouvait pas. Elle restait là, hébétée, ne comprenant toujours pas pourquoi il avait cédé à une autre et accepté mariage et enfant si cela ne lui convenait pas et qu'il ne l'aimait peut être pas. Ou moins qu'Allys.

Mais il continua de parler. Elle n'avait plus que ce son auquel se raccrocher. Ses mots étaient durs, mais cette fois-ci dirigés contre sa propre personne. Il se traitait d'idiot, pas à la hauteur de ses espérances et de ce qu'il avait voulu être pour elle. Étrangement, il semblait réaliser qu'il avait raté quelque chose.

C'est alors qu'il se décida à lui raconter tout. Son regard semblait vidé de toute vie mais celui de la jeune femme en revanche se teinta d'espoir. Futile espoir mais si nécessaire pour ne pas sombrer. Elle connaissait une partie de l'histoire. Elle savait qu'elle n'avait été que la maîtresse là dedans, mais c'était tout la le problème. Le cas de conscience qui lui vrillait les entrailles. Non seulement elle était le fruit défendu dans une histoire déjà commencé, mais en plus elle était devenue la voleuse d'homme. C'était d'autant plus affreux qu'elle voulait que cette Alises n'ait jamais exister, qu'elle voulait qu'elle disparaisse elle et sa progéniture. Et elle voulait plus que tout comprendre pourquoi Hex avait fait tant de choix si obscures à son esprit de femme amoureuse.

Alors elle écouta. Encore et toujours. Mais avec plus d'attention encore. Elle découvrait alors que le mariage avait découlé de la découverte de la grossesse et qu'il avait été pour cette femme une nécessité pour sa famille. C'est vrai. Alisthiana portait une grande importance aux apparences, au regard de la société, plus qu'à autre chose d'ailleurs. Hex avait voulu lui rendre service ? Qu'il n'avait pas vraiment désiré ces enfants nés de son aventure maladroite résultat de son ignorance de ce qu'était d'aimer ? Allys baissa le regard, observant le sol de l'avion comme si cela pouvait l'aider à appréhender l'histoire sous un nouvel angle.

Elle le releva toutefois lorsqu'il évoqua son histoire à elle. Combien il avait eut l'impression de voguer en pleins rêve, dans l'incapacité de comprendre ce qu'il lui arrivait. Mais surtout la joie que cela lui procurait autant que sa frustration de ne pas comprendre ce que cela voulait dire. Allys eut de nouvelles larmes alors qu'il montrait lui-même sa fragilité et l'amour qu'il lui portait. Sincèrement.

Ces affaires à régler... Ces choses qu'elle n'avait pas été en mesure de comprendre. Ces choses qu'il n'avait pu lui expliquer... Il avait senti au fond de lui que cela n'allait pas, que cette situation était impossible. Un choix. Il avait fait un choix. Allys. Cette même personne qui était à genoux devant lui, le visage ravagé de larmes et le regard si triste et perdu. Pour elle il était capable d'ignorer femme et enfants. De les envoyer balader car ils n'avaient pas d'importance... Parce qu'il avait enfin compris que ce qu'il avait vécu n'était pas de l'amour mais un poison qui n'aurait de but que de faire souffrir tout le monde. Il avait eu le courage de se rendre auprès d'elle pour y mettre un terme. Pour être enfin clair avec Allys.

Le destin en avait voulu que celle-ci le croyait mort et n'avait pas cherché à en savoir plus. En deuil ? Allys s'en serait tranché les veines ou sombré dans la folie. Mais c'était une fin, en soi, pour Hex. Pas une fin qui convenait à la jeune femme, mais tout de même une fin.

Sans l'avoir vraiment décidé, par réflexe, son corps se pencha en avant et ses mains agrippèrent à nouveau le vêtement du soldat. Il pleurait. Avouant à quel point il faisait une différence entre la fougueuse ingénieur et l'autoritaire Alises. Il lui redis à nouveau que c'était elle qu'il avait choisi. Elle qu'il aimait. Elle à qui il donnerait tout. Elle à qui il a tant laissé voir. Qu'elle était la seule chose au monde qui n'était pas une mascarade...

C'est alors qu'il lui saisit la main, la lui mettant de force sur l'arme pointée vers lui. Allys écarquilla les yeux de stupeur, figée d'horreur. Sa main tremblait comme une feuille alors qu'elle s'éveillait enfin, réagissait de la seule manière possible.


« Tu veux vraiment savoir ce que tu es pour moi ? Très bien autant alors te donner la chose que je ne pourrais donner qu'une seule fois.... »
« Mais qu'est-ce que tu fais ?! »

Glapit-elle, apeurée, dans l'incompréhension total. La seule fois où elle avait tenue une arme à feu était à leur toute première rencontre, pour se protéger, pour le protéger lui, pour les sauver. Et à présent il lui tenait la main en pointant celle-ci vers son cœur. Comme s'il voulait en finir comme tout avait commencé.

« Je t'offre ma vie dans ce cas. Haï moi si ça te soulage, au moins nous serons deux. Je n'ai jamais été parfait, mais quitte à ce que ça se termine autant que ce soit toi.... Même si tu me déteste, si tu veux me voir mort.... Au moins ce sera toi la dernière personne que je verrais. »
« Arrête, non ! »

Il lui bloquait la main, l'empêchant de trembler ou même de dévier le pistolet. Il ne lui laissait tout bonnement pas le choix. Il voulait en finir. Ainsi, de sa main. Celle qui ne voudrait pourtant jamais lui infliger ça. Elle avait parcouru tout ce chemin justement pour éviter un tel drame et voilà qu'il ramenait les anciens démons de la jeune femme en avant.

« Hex, non, lâche-moi ! »

Se mit-elle à dire, retrouvant la parfaite possession de son corps qui avait pourtant été soufflé tel une poupée peu avant. Elle avait la voix tremblante, suraiguë par l'angoisse qui la tenaillait. Comment pouvait-elle avoir cet objet maudit posé sur le cœur qu'elle aimait ? Elle ferma les yeux, refusant de voir cette image plus choquant que n'importe qu'elle autre et alors qu'elle laissait de nouvelles larmes glisser le long de ses joues pourtant déjà mouillées, elle se mit à hurler.

« Je ne veux pas ! Enlève-le-moi ! Ne me laisse pas te faire du mal, je ne peux pas, je ne veux pas ! Je t'en supplie pour l'amour du ciel, fais-moi lâcher ce truc ! Lève-toi, fais remonter l'avion ! Je ne veux pas que tu meurs ! Je ne te déteste pas idiot, je t'aime ! Tu es tout ce que j'ai ! Si tu veux en finir alors tues-moi d'abord mais si tu tiens à ma vie je t'en supplie sauve-nous ! »

Le corps soulevé par de nombreux soubresauts uniquement dus au flot de larmes qu'elle était tout bonnement incapable de contrôler, elle se rendit à peine compte que le pistolet venait de toucher le sol. Son esprit était confus, la seule chose qu'elle voulait était qu'il vive. C'est tout ce qui importait. Le reste était bien moins urgent. Elle n'avait de toute manière plus la moindre trace de colère en elle, seulement un amour aussi improbable que puissant. Malgré qu'elle ne soit pas en mesure de tout comprendre, Allys ne lui en voulait plus.




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Hex Hekmatyar
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Ven 16 Mar - 20:04
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C'est un Hex résigné à mourir qui releva les yeux, observant la jeune femme se débattre avec l'arme dans les mains. Encore une fois, tout cela le dépassait.... ne disait-elle pas qu'elle le haïssait ? Son cerveau déjà surchargé n'arrivait qu'à peine à traiter les informations qui venaient une à une se choquer contre les autres.
Sa dernière phrase le fit brièvement sortir de sa transe, et c'est un cœur qu'il croyait mort qui se remit à battre. Le pistolet tomba au sol dans un bruit métallique l'arme revenant à son état inerte.
La sauver s'il l'aimait ? Bien sur qu'il l'aimait quelle question...
Hex se remit péniblement sur ses deux jambes, marchant d'avantage aux nerfs plutôt que par sa propre volonté. Sans un mot, il se réinstalla dans le siège de pilotage, arrêtant la chute de l'avion qui était incontrôlé depuis bien trop longtemps.
La frégate avait fortement dérivée de son cap, et avait bien trop perdu en altitude pour que cela soit raisonnable. Au dessus de la cabine, les deux moteurs c'étaient emballés et tournaient à leurs vitesses maximales, provoquant d’intense tremblement dans tout l'appareil
Et alors que le sol se rapprochait dangereuse, le pilote tira sur le manche suffisamment pour éviter le drame. La carcasse rasa l'eau de quelques mètres avant que l’aéronef ne reprenne un vol normal. Rattraper une chute était une chose plutôt aisée, mais le soldat qui maniait le manche était trop épuisé pour continuer. Sans un mot il fit s'orienter l'avion vers la terre qui était encore proche. Si les calculs étaient corrects, ils se trouvaient proche d'Onaël, et ils atteindraient plutôt rapidement un endroit ou se poser.

Plusieurs dizaines de minutes plus tard, les roues de l'engins touchèrent le sol, et de façon étrangement douce, l'avion se posa sur le sol, tranchant avec les atterrissage plutôt osé du jeune homme. Là, l'appareil avait eu l'air de se poser sur un tapis de velours, et c'est presque avec soulagement que le jeune homme coupa les moteurs.
Comme le cœur du pilotes, les deux immenses machines se mirent à tourner au ralentis, ne tournant plus que par leurs inertie.
Hex observa les deux pales s'arrêter lentement avant de s'immobiliser.
Déprimé, il resta un long moment à fixer son avion, son cerveau n'arrivant absolument pas à se raccrocher à une pensée cohérentes. Pas de pensées, pas d'actions et encore moins de parole, il était simplement tombé dans un mutisme qui l'empêchait presque de respirer.
Tout lui revenait en tête comme si la scène qui c'était déroulée plutôt ne faisait que lui sauter aux yeux. Et pourtant il n'arrivait pas à réagir. La portière de l'avion coulissa doucement alors qu'il en sortait comme un zombie, marquant chaque pas avec une hésitation qui se faisait des plus croissantes.
Puis fatalement, le soldat tomba dans l'herbe, avant de péniblement se relever pour se mettre sur ses genoux, fixant un ciel sans fin qui était marqué par le couché du soleil.

Devait-il s'excuser encore une fois ? Il ne le savait pas vraiment, car à tout avoir dit ainsi, il se sentait vidé de toute substance, comme s'il avait été passé à tabac, des excuses supplémentaires allaient-elles change quelque chose à tout ce qui c'était passé ? Il en doutait... Ce qui avait été fait avait été fait.
Elle lui avait pourtant dit qu'elle l'aimait encore, mais après ce genre de chose il ne savait pas vraiment à qui se fier? Et si malgré tout elle finissait pas prendre l'arme qui était au sol pour en finir ? Peut être avait-elle parlé par peur de voir l'avion s'écraser

Le silence en était presque devenu bruyant, et même le ronronnement des moteurs lui manquaient. Les nuages eux continuaient de bouger paresseusement, ignorant l'état du jeune homme, car même s'il vivait un drame, le monde lui continuait de tourner de façon mécanique.

"Je suis désolé d'être ce que je suis, désolé d'avoir fait les mauvais choix"


Pour quelqu'un ayant du sang sur les mains, cela pouvait sonner bizarre, une simple aventure pouvait elle retourner quelqu'un qui avait tué comme il respirait ? Il était clair que la logique ne pouvait s'appliquer à ce cas. On disait souvent que la guerre se devait d'être horrible pour qu'aucun homme ne vienne à l'apprécier. Et pourtant c'était arrivé, mais si l'horreur de la guerre ne le pétrifiait pas, l'amour lui faisait bien pire, coupant ses fonctions motrices une à une alors que ses capacités de réflexions peinaient à suivre le rythme




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Allys Terasu
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Ven 16 Mar - 21:10
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Profession : Ingénieur mécanique
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Les yeux toujours fermés afin d'échapper à une vision qui lui était intolérable, Allys tremblait comme une feuille. Sa main, surtout, qui était parvenue à lâcher l'arme. Elle sentit Hex se relever mais en était incapable elle aussi. Tout son être ne répondait plus. La jeune femme était en état de choc et cela ne s'arrangea pas lorsqu'elle rouvrit les yeux. D'instinct, ils se posèrent sur l’arme à feu et elle eut à nouveau cette image sordide mais pourtant réelle. Trop réelle. Finalement, trop choquée par ce qu'ils venaient de vivre, elle se prit la tête à deux mains, les mains si crispées qu'elles lui tiraient les cheveux.

Mais, dans son malheur, elle avait réussi à convaincre Hex de faire remonter l'avion avant qu'il ne soit trop tard. Quels mots étaient parvenus jusqu'à lui ? Qu'est-ce qui avait poussé l'homme à se rendre au commandes avec une démarche robotique, comme un jouet mécanique qui marche lorsqu'on remonte la manivelle ? Quoi que ce soit, cela les sauva d'une mort certaine et tout le long de cette remise à flots, Allys resta prostrée au sol, secouée par les mouvements brusques de l'engin. Combien de temps cela dura ? Quelques minutes ? Une éternité ? Qu'importe. Finalement le bruit assourdissant des moteurs se tut alors que l'appareil s'était immobilisé.

Difficilement, l'ingénieure fini par se remettre sur ses jambes, avançant de manière aléatoire, vaguement droite. Elle parvint toutefois à guider ses pas vers la sortie. L'air lui fit l'effet d'un électrochoc. C'est comme si elle avait stoppé sa respiration et que soudain l'oxygène revenait à son cerveau avec poigne. De l'herbe à perte de vue... Et son soldat, à genoux, le visage tourné vers le ciel. Il marmonna mais était-ce pour lui même, pour une entité qui les dépassaient ou pour Allys ? Impossible de le savoir.

La jeune femme descendit à son tour, avec une lenteur égale à son état catatonique. Elle laissa ses pas la guider au loin. Quelques mètres du soldat et de son engin volant. Pas plus, seulement. Mais suffisamment pour laisser son esprit s'aérer. Loin du confinement, de l'endroit qui avait déclenché cet ouragan entre eux, et alors qu'elle réalisait que reposait dans sa paume le pistolet qu'elle avait tenu en joue sur Hex un peu plus tôt bien malgré elle, elle eut une réaction. Serrant les dents, elle se mit à le désarmer rageusement. Elle laissa la petite bille rouler dans sa main un instant. Une si petite chose... Pourtant si meurtrière. Comment avait-il oser l'y mettre tranquillement pour ensuite la forcer à le viser ? N'avait-il rien écouté ? Elle le lui avait presque hurlé dans les oreilles à quel point elle ne pourrait pas supporter de le voir mort, que ce soit à l'époque ou maintenant.

Alors. Toute ses émotions lui revinrent de pleins fouet comme si elle avait reçu une gifle puissante. Elle jeta tout bonnement la balle dans les épais brins d'herbes. Finalement, elle revint sur ses pas, se posta devant son amant. Elle le fixait du regard avec cette intensité douloureuse. Il n'était plus que l'ombre de lui-même, le regard éteint, le corps absent de toute réaction.


« Regarde-moi. »

Elle restait immobile, attendant un geste, une parole. Vain espoir. Finalement, elle serra les poings et jeta l'arme aux pieds du soldat. Il ne lui restait plus qu'une solution. Le secouer. Fortement.Violemment. En se défoulant au maximum. Le voir dans cet état était intolérable. Tout autant que ce qu'il lui avait fait faire. Ce qu'il avait voulut qu'elle lui fasse.

« Espèce de crétin ! » Sifflait-elle entre ses dents.

Il restait inexpressif. Après tout, il était bien loin d'interpréter cette insulte comme un message. Cela n'avait encore de sens que pour elle. Mais elle ne s'arrêterait pas là. Elle avait trop de tension en elle à présent.


 « Te tuer ? Non mais ça va pas ?! T'as pas de meilleurs idées sérieux ? T'as pas compris que c'est le meilleurs moyen pour que je me tranche les veines et saute d'un ravin histoire d'être sûre d'être bien morte cette fois ?! C'est pas parce que je te crie dessus, que t'as fais n'importe quoi, que, aucune raison n'est valable de faire une telle chose ! »

Tout en éructant, elle attrapant l'une de ses valises harnachée dans un filet. Elle l'ouvrit aussitôt, recevant probablement un regard stupéfait et interrogateur mais elle n'en avait que faire. Il s'agissait de son matériel de mécanicienne. Une flopée d'instruments tous plus ou moins métalliques et durs. Elle se saisit d'une clé moyenne avant de la lui jeter sans ménagement, très vite suivit de tout un tas d'éléments à sa portée. Elle ne le visait pas spécialement, d'ailleurs très peu d'objets le touchaient en réalité. Mais ils étaient tous portés dans sa direction.

« C'est pas parce que j'ai mal qu'il faut que je me transperce le cœur une bonne fois pour toute, et de mes propres mains en plus ! Tu crois que j'ai amené la quasi totalité de mes biens parce que tu n'aurais pas assez de valeur à mes yeux ?! Que... Non, non, non, non, non ! Je ne voulais pas le croire mais je le savais et quand bien même j'ai tout fait pour garder espoir jusqu'au bout ! J'ai vidé ma maison pour faire de cet avion la notre ! J'ai attendu qu'on soit dans les airs pour être certaine que quoi qu'il s'y passe on n'ait pas d'autre choix que de le régler ! Et... Et toi tu voulais me fuir lâchement comme ça ?! C'est trop facile ça ! Mais t'as pas fini de te coltiner ma présence oui ! Jamais je ne t'abandonnerais ! Jamais je n'oserai te tirer dessus avec cette arme de malheur ! Jamais je ne serais capable de vivre sans toi ! »

Ouvrant une autre valise, elle continua à lui jeter tout ce qui en sortait. Que ça le force un peu à réagir. Qu'il retrouve de la vie. Qu'il soit à nouveau là ce soldat à la répartie acérée. Qu'il reprenne ses flots de paroles dont elle avait d'ordinaire du mal à suivre. Où était-donc passée son étincelle de vie ? N'était-il donc plus qu'un automate ? Qu'à cela ne tienne, elle ne lâcherait pas. 

« Quand-est-ce que tu vas le comprendre ?! Que je t'aime au point d'en être complètement folle ?! Que oui t'imaginer avec une autre femme me donne envie de la faire disparaître dans le néant ?! Que même si tu m'enterrais vivante la seule chose que je ferais avant de mourir ça serait de t'aimer malgré tout ?! Que... Que même si toute cette histoire me sors par les yeux je suis là ! Je suis toujours là ! Devant toi ! Regardes-moi ! Quand vas-tu le voir ?! Quand j'aurai fini de vider mon armoire de sous-vêtements sur ta tête peut-être ?! Met-moi au défi et je le fais ! Mais te tirer dessus... Ça t'as pas le droit ! Te gifler à la limite parce que tu t'es comporté comme un crétin fini en me cachant tout ça au lieu de m'en parler ?! Ça, encore je peux le concevoir, parce que c'était à toi de me dire dans quelle merde noire tu t'es fourré plutôt que de la savoir de ma sœur à peine retrouvée ! Non parce que franchement, t'as vu dans quels bourbiers tu te fourre quand je suis pas là ?! Et après tu m'en fais des cachotteries ?! T'as vu le résultat ?! Je suis hystérique, oui, et j'assume totalement, c'est ta faute, tu me rend complètement dingue ! Je suis dingue de toi, tellement que je suis prête à faire n'importe quoi, ouvres les yeux bon sangs ! »

Elle s'arrêta un moment, essoufflée de s'être à ce point époumonée. Mais qu'il se méfie, elle en ouvrait une autre de valise, et préparait ses prochaines attaques de pied ferme. Le visage rougis par sa fureur typique des femmes reculées dans leurs derniers retranchements, elle avait bien retrouvé toute la force de son caractère contrairement à son petit ami toujours aussi livide bien que secoué par cette dernière, au moins physiquement. Il n'avait pas d'autre choix que de l'écouter, qu'il se défende ou non contre la montagne d'affaires qui lui fusaient dessus.

« C'est bon là, t'en as eu assez ou tu veux que je continue ? Non parce que des petites culottes j'en ai toute une colonie et je suis capable de tirer sur ta tête de singe encore longtemps ! »




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Hex Hekmatyar
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Ven 16 Mar - 22:32
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Sans qu'il ne comprenne ce qu'il se passait, une ombre passa devant lui, lui ordonnant de se lever, ou de la regarder. Mais pour le moment c'était encore bien trop embrouillé pour que la moindre réaction se fasse attendre. Rapidement, une succession de bruit étrange sortis de l'avion alors que la belle Allys sortait progressivement ses affaires.
Une clé à molette vola dans sa direction, et le projectile improvisé s'écrasa mollement près de lui, suivit de près par un set complet de tournevis. Il y eu une trousse à outils complète également mais finalement le seul projectile efficace fut une clé à laine qui le percuta en plein front.
L'état d’apitoiement fut alors brusquement interrompu alors que l’agression réveilla les véritables instinct de Hex, qui instantanément et instinctivement montra les dents, ses deux canines dépassant légèrement de sa mâchoire.
Les sens lui revinrent presque instantanément. Peut importais que son processus mental se soit coupé, car la dernière phrase d'Allys ne fit que l'énerver d'avantage.  Car en plus d'être particulièrement exacte sur beaucoup de point, elle montrait à quelle point elle tenait à lui.
Ses sentiments se remirent à exploser soudainement et comme tout ce que faisais Hex, cela se manifesta de façon totalement illogique.
Bondissant sur ses pieds, oubliant la catatonie de la minute précédente, il se mit à répliquer.

-Et moi tu crois que je ne t'aime pas hein ? J'ai été jusqu'à faire n'importe quoi pour te retrouver !



A vrai dire il n'y avait plus la moindre agressivité dans sa voix, il s'exprimait... a sa façon...


-Et puis ça va hein ! Je t'interdis de mourir de toute façon, ce n'est pas comme si tu avais le droit, pas tant que je t'aime autant ma grande ! Et vu ou j'en suis tu as intérêt d'être immortelle ! Car non ma grande même la mort ne risque pas de nous séparer, pas la mort ni même tes magnifiques sous vêtements ! Et de toute façon je ne t'autorise pas à ne pas en avoir ! Sinon je ne pourrais jamais piloter et te faire l'amour en même temps ! Alors tache de rester un minimum habillé non mais oh !


Plus d’agressivité juste une expression d'amour explosif, représentant parfaitement le couple qu'il formait, pas petite remarques blessantes, juste une vérité franche et brute qui convenait surement aux deux drôles de personnages

-Et oui ! Oui je me met dans une sacré merde quand tu n'es pas là, car sans toi je suis complètement perdu ! Je ne sais même pas si je tourne rond d'habitude déjà ! Alors maintenant pour m'éviter ce genre d'ennuis je t'interdis de t'éloigner de ton idiot d'amant ! Ce n'est plus amusant de jouer à cache-cache !
Je veux que tu sois à moi Allys et à personne d'autre ! Comme je ne veux être à personne d'autre !



Tout sortais sans le moindre filtre, et Hex ne se rendait presque pas compte de tout cela, les vannes sentimentales étaient de toutes façon irrémédiablement brisées quand Allys était là, et le vernis fragile de politesse qui était censé garder ses expressions dans la norme était partit depuis quelques temps.

-Je sais que c'est de ma faute ! je suis un idiot finis, mais je ne veux pas être l'idiot de quelqu'un d'autre que toi ! Je veux être ton idiot ! Tu sais quoi ? Je ne veux lier mon âme, mes valeurs et mes possessions éternelles qu'avec toi, et la seule personne à qui je veux jurer fidélité et amour éternel c'est toi !
Alors ne t'avise pas de me dire que tu m'aime plus hein ! La personne folle de toi c'est moi !



La scène devenait une étrange pièce de théâtre ou les acteurs se lançaient des mots d'amour à coup de canon, et le soldat n'arrivait de toute façon pas à insulter la jeune femme autrement.
Son instinct lui disait de réagir agressivement, mais là ou d'habitude il trouvait toujours des insultes, les seuls mots qui lui venaient en tête étaient des phrases d'amour.
A tel point qu'il venait de la demander en mariage sans le vouloir. Si c'était bien cela le mariage, alors il comprenait vraiment l’erreur qu'il avait faite, jamais il n'aurait du se lier avec quelqu'un d'autre qu'Allys. Car c'était la seule personne au monde pour qui il éprouvait de tel sentiments... de l'amour fou, porté à un niveau presque déraisonnable.
Il se rapprocha de la jeune saisissant le bras déjà armé d'une petite culotte énergiquement mais avec étonnamment beaucoup de douceur.

-Alors maintenant tu pause cette culotte ! Il va falloir déjà ramasser toutes les affaires que tu as lancé à ton abruti d'amant, et si te voir nue n'est franchement pas une nuisance, je ne veux pas que la femme que j'aime attrape froid à cause de moi ! Je l'ai déjà assez bêtement fait souffrir ! Vu ?

Son regard gris acier se plongea, dans celui de la jeune femme, et le rictus agressif se transforma successivement en sourire carnassier, puis en sourire tout simplement avant qu'une larme ne roule sur un de ses yeux, rapidement suivit par une autre.

-Je t'interdis de te mettre dans un tel état à cause de moi ! Tu n'as pas le droit ! C'est ridicule ! Ridicule ! Si je fais pleurer la femme que j'aime je ne mérite vraiment rien d'autre que la mort ! Alors je te demande simplement de pardonner l'idiot finis que je suis ! De passer outre le fait que je comprenne rien à rien, que sans toi je ne suis qu'un loup errant au hasard ! D'oublier que quand tu n'es pas là je suis capable de cracher au visage d'un chotgor ou d'insulter un maitre mage simplement car son visage ne me reviens pas !


Le soldat était entrain de s'excuser, cela était difficile à voir, mais nul doute qu'Allys qui le connaissait un peu comprendrait ce qui était en train de se passer. La douceur était bien entendue présente chez Hex, mais pour le moment elle était simplement écrasée par l'instinct de prédateur du jeune homme qui pour le moment n'arrivait pas à se retenir de parler.

Il parlait, pleurait tout ce qu'il pouvait, oubliant la fierté qui n'était de toute façon d'aucune utilité, pas avec elle.

-Tu m'entend bien j'espère ! Car je ne veux pas me répéter !  Maintenant je suis à toi ! Je ne veux plus te quitter ! Pas une seconde ! Tu comprend ça ? Tu m'adoptes ! Et que je ne te vois pas faire les même erreurs que moi hein ! J'en fais suffisamment pour deux !



Le soldat retombait amoureux à chaque fois qu'il regardait la jeune femme et cette fois-ci ne fit pas exception à la règle. Son instinct finit finalement par le faire lâcher le bras de la jeune femme alors qu'il réalisait ce qu'il venait de dire tout haut.
Ses paroles avaient une fois de plus dépassées ses pensées, ce qui pour une fois n'était pas si mal, car il avait pu s'exprimer clairement sur au moins une chose:
Plus jamais il ne voulait vivre sans Allys




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Allys Terasu
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Ven 16 Mar - 23:38
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Oui, cela fonctionnait. A merveille. Allys réussissait à éveiller son adorable soldat. Au départ du simple instinct, certes, lorsqu'un instrument lui tomba sur le sommet du crâne. Mais peut à petit ses yeux retrouvèrent leur éclat d'origine. Il retrouvait le contrôle de son corps et de son esprit. Oh, Allys ne s'en était pas aperçue tout de suite, s'en étant donnée à fond, lui bazardant tout ce qu'elle pouvait en lui hurlant son amour. Mais alors qu'elle le menaçait avec une petite culotte il bondit sur ses pieds, rugissant à nouveau comme s'il avait enfin reprit la pleine possession de ses moyens.

Bien loin de s'offusquer de le voir réagir, piqué au vif, la jeune femme sentait son cœur s'alléger. Oh, elle avait bien envie de lui hurler encore à quel point il était stupide de ne pas voir jusqu'où elle pourrait aller pour lui, mais elle était trop heureuse d'entendre à nouveau le son de sa voix, libéré de son éclat désespéré et éteint.

Ça pour avoir fait n'importe quoi, c'était certain. Mais oui, elle ne doutait plus de son amour. Elle avait simplement eu peur qu'il ne déserte totalement son corps et de se laisse décrépir. Car, non, elle n'allait aller nulle part sans lui. Lui non plus... Personne ne mourrait ici, personne. Quant à savoir s'il fallait faire l'amour ou conduire, effectivement Allys n'avait pas envie d'un deuxième crash. Mais c'était tout ce qu'elle avait trouvé de mieux à faire pour qu'il revienne à lui. Et à elle par extension.

Il assumait sa responsabilité mais la jeune femme avait dépassé tout cela. Elle l'avait écouté, bien plus qu'il ne le pensait et bien qu'elle ne pourrait jamais se mettre à sa place pour tout comprendre elle faisait de son mieux. Tant qu'il n'était plus qu'à elle... C'est alors qu'entre ses cris d'amours en sorti quelques mots qui frappèrent de pleins fouet Allys. Il venait de reprendre mot pour mot la définition qu'elle lui avait faite de l'amour le plus grand et surtout sa finalité. Il venait de la demander en mariage. En hurlant qu'il était le plus fou des deux.

Elle battit des cils, se retrouvant saisie au bras alors qu'elle avait encore le petit vêtement entre les mains, bien tendue et prête à être expédiée comme une flèche. Sauf qu'au lieu de poser ladite culotte comme demandé elle la fit partir en l'air en la lâchant brusquement. Celle-ci vola un moment dans les airs avant de se retrouver perché dans les cheveux de son amant. Ce qui, si elle n'avait pas les yeux écarquillés et une moue stupéfaite l'aurait fait rire à gorge déployée. La vision de son homme avec le dessous rose bonbon à petits cœurs posé sur la tête comme un couvre-chef alors qu'il lui parlait sérieusement était si insolite qu'elle ne savait comment réagir.

Finalement, alors qu'il s'époumonait à lui dire qu'elle n'avait pas à se mettre dans un tel état et qu'il s'excusait le plus maladroitement du monde, le simple fait qu'il se retrouve dans une position aussi ridicule avait figé la tempête que représentait sa compagne. Partagée entre les émotions que soulevaient les mots de son amant et l'envie irrépressible d'éclater de rire devant le caractère absurde de la situation, elle s'était arrêtée à mi-chemin entre les deux. Sauvée par le départ de sa petite culotte à cœur, qui, finalement, tomba mollement au sol. Adieu petite culotte.

Allys put alors interrompre son interlude cocasse pour réellement écouter son amant qui s'exprimait à cœur ouvert. Cette fois c'était lui qui lui intimait de l'écouter avec attention, et heureusement qu'elle ne faisait, malgré son geste malencontreux, car elle était bien d'accord sur une chose. Plus jamais ils ne laisseraient pareille chose se reproduire. De toute manière, il lui avait fait une demande. Et Allys avait été claire sur le sujet. Si on l'acceptait on jurait fidélité et amour pour l'éternité. Il n'y avait pas de retour en arrière. C'était eux ou rien.


« Tais-toi idiot ! »

Lui ordonna-t-elle avant de se jeter dans ses bras et l'embrasser avec fougue. Les deux mains posées sur les joues du soldat, elle ne lui laissait aucun refus. Il ne l'aurait pas fait. Mais elle s'y accrochait. A ce baiser, ce contact, qui concluait une scène déchirante de la meilleure des manière. Elle ne s'y déroba que pour lui souffler sa réponse à une question qu'il n'avait pas posée directement mais qu'elle avait comprise sans l'ombre d'un doute.

« Ma réponse c'est oui, je le veux. »

Elle l'enlaça à nouveau, déposant à nouveau ses lèvres contre celles de son désormais fiancé. Toute la tension qui les animaient, et qui les avaient parcourus décuplait cet échange amoureux. La joie, la colère, le doute, la peur, le désespoir, la rage, l'amour, l'espoir... Tout ne faisait qu’amplifier ces baisers effrénés qu'ils enchaînaient le souffle court.

En ce chaud début juin, dans une étendue déserte, seuls au monde, il se trouva finalement qu'il n'y avait pas assez de vêtements au sol. Ce fut chose rapidement réglée.




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Hex Hekmatyar
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Dim 18 Mar - 3:37
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Profession : Soldat de fer
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Tout se passait bien trop vite pour que le soldat ne prennent conscience de tout, si bien que la petite culotte à cœur d'Allys ne fut remarquée que quand cette dernière tomba au sol, s'ajoutant à la longue liste des sous-vêtements disparut ce soir là. Le regard du soldat observa la chute de cette icône glamour avant que ce dernier ne reprenne à moitié énervé par le fait que son amante ne le prenne à priori pas au sérieux, et à moitié amusé par cette scène qui finissait de désamorcer le conflit précédent.
un hurlement plus tard, Hex se figea complètement sous l'ordre de la jeune femme, ce dernier prenant bien plus de puissance grâce au contact physique qu'il y eut entre les deux. Comment résister à ce genre de chose ? Surtout quand la personne en question était la femme d'une vie.
Hex se tut instantanément, savourant ce contact et surtout ce baiser qu'il n'osait même plus espérer. Un baiser fougueux si typique d'Allys, si typique de leur relation si particulière. Hex rendit ce dernier avec passions avant de finalement laisser la jeune femme s'écarter de lui pour lui donner la réponse qu'il attendait avec quelques appréhension.
Le mariage... maintenant que cela avait été expliqué, cela paraissait si simple.... si limpide et évident. Jamais il n'aurait pu imaginer cela avant de partir... Certes le voyage devait les rapprocher, mais pas à ce point, cependant.... tous les événements imprévus ne sont pas forcément mauvais et ce fut exactement le cas.

La réponse provoqua chez lui un large sourire qui ne rendait pas justice à la joie intense qu'il éprouvait. Son cœur se mit à battre à tout rompre, le changeant d'un amant désespéré à un futur mari transit de joie. Si ce revirement pouvait sembler étrange à beaucoup de personne, cela n'était guère étonnant, mais certaines émotions n'avaient pas besoin de mûrir avec le temps.
Hex était fou d'Allys, et savoir que désormais sa vie et la sienne seraient inextricablement mêlées ne pouvait que lui donner du baume au cœur

Un nouveau baiser enflammé et le soldat fut déconnecté de la réalité. Pouvait-il dire que sa vie était complète maintenant ? Trouver l'amour était-il suffisant à un homme ? Après tout beaucoup de gens en couples cherchaient encore un but dans leurs vies. L'officier lui ne voyait rien de plus, vivre avec Allys pour le restant de ses jours était la plus belle chose qui puisse lui arriver.

-Je t'aime.

Murmura t-il alors que le couple finissait par conclure cet acte de la meilleur façon possible. Qu'importe ce qui pouvait bien se passer par la suite, avancer avec Allys ne serait qu'un plaisir, et peut importe ce qui se dresserait devant lui, Hex se sentait invincible et inébranlable tant qu'elle était là.
Les baisers se firent plus pressant, les caresses plus intimes... et bientôt les vêtements furent de trop. Ce qui se passa cette nuit là avait déjà eu lieu, mais l'acte eu un goût différent cette fois-ci: plus passionnel, plus fou... Ils avaient toute la vie devant eux, mais même longue cette dernière se révélerait surement trop courte pour qu'ils se découvrent suffisamment.


Hex finit par ouvrir les yeux, découvrant un désordre encore plus prononcé que la veille, même si cela semblait difficile. Les affaires de la jeune femmes avaient toutes regagnées l'avion, mais sans aucuns ordres apparent, et le lit dépliable sur lequel étaient allongées les deux tourtereaux était sans dessus dessous.
Un jour timide et orangé perçait par les hublots de l'appareil fermé, éclairant la cabine d'une douce lueur. Le jeune homme aperçut une chevelure d'argent contre son torse, sa propriétaire lovée contre lui aussi nue qu'au premier jour.
Contrairement aux habitudes, Hex savoura cet instant, serrant la jeune femme dans ses bras avec un sourire heureux.
Ce n'est que lorsqu'elle rouvrit les yeux qu'il déposa un baiser sur ses lèvres, avant de saisir sa main et de la poser sur son cœur, formant une scène similaire à celle d'auparavant bien que symétriquement opposée.

-Maintenant je peux le dire... de façon certaines et sans aucuns doutes. Je suis à toi... Mon corps, mon âme... je veux t'appartenir tout entier ma chérie...

Ce n'était pas de la soumission, mais simplement sa façon d'exprimer son attachement à ce nouveau statu qui n'était pas encore acquis sur le papier. Pas sur le papier mais qui dans la psyché du soldat était déjà profondément gravé.
Etre à elle, uniquement à elle, vivre pour Allys jusqu'à ce que la mort ne les sépare, et encore cette mort avait tout intérêt à ne pas être trop longue car ils se retrouveraient dans la vie d'après.
C'était une nouvelle forme d'attachement qui était en train de se créer, dépassant le coup de foudre, quelque chose de solide que rien ne pourrait briser.
Et si certains comparaient le mariage à des chaines, et bien Hex le fermerait lui même avec plaisir, car être enchaîné à Allys tenait plus du rêve que de la torture.
Les mots qu'il avait en tête résonnèrent une fois de plus.

-Mon Allys.... ma.... femme....


Le terme était nouveau, et c'était la première fois qu'il l'employait ainsi... mais la sonorité de cette phrase lui plaisait énormément, comme si cette simple suite de son était une vérité universelle. Du moins l'était-elle pour lui.

Il serra la jeune femme de plus belle, savourant ce contact physique si intime qu'ils ne partagerait désormais que tout les deux.





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Allys Terasu
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Mar 20 Mar - 11:47
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Qui aurait cru que cela finirait ainsi ? Certainement pas Allys en tout cas, persuadée qu'elle était qu'elle finirait plutôt jetée comme une vieille chaussette dont on n'a plus l'utilité. Après tout, avec la révélation qui s'était suivit, qu'elles avaient été les chances ? Quasi nulles. Mais c'était à l'image de leur couple atypique. Ces deux êtres aussi fougueux et spontanés fonctionnaient toujours à la confrontation mais étaient malgré tout irrémédiablement attirés l'un l'autre.

C'est donc avec autant de spontanéité, qu'ils mirent fin pour de bon à toute querelle devenue inutile. Pour autant, la jeune femme nouvellement transie de joie, n'en restait pas moins toujours affectée par les tensions qui perduraient dans son corps et son esprit. C'est avec d'autant plus de désir et de fougue possessive qu'elle entreprit de prouver au soleil couchant qu'il n'appartenait qu'à elle seule.

Finalement, épuisés mais heureux, il finirent par s'enlacer en observant le ciel devenu sombre. Quelques doux baisers plus tard, ils entreprirent de ranger les affaire à la hâte, les bazardant plus qu'autre chose à l'intérieur de l'engin, avant de s'y rendre eux aussi. L'air se faisait frais et il y avait un lit à baptiser. Des coquin ? Oui, et bien ? Pas autant que ces lecteurs curieux, pas de chance ce n'est pas la bonne section il n'y aura donc pas de détails croustillants.

Le lendemain matin, Allys s'éveilla de ses doux rêves de la plus agréable des manières. Serrée avec amour dans les bras de son homme, elle réalisa qu'elle s'était endormie contre lui. Elle eut un sourire heureux alors qui posait sa main sur son cœur.


« Maintenant je peux le dire... de façon certaines et sans aucuns doutes. Je suis à toi... Mon corps, mon âme... je veux t'appartenir tout entier ma chérie... »
« Il me semble que c'est chose faite chéri. » Lança-t-elle d'un ton entendu, se permettant même d'ajouter. « Plusieurs fois même. »

Vantarde ? Peut être, oui. En tout cas c'était sa manière à elle de s'exprimer. Allys n'était pas une personne sachant manifester ses sentiments, c'était une sorte de vulnérabilité qu'elle ne savait pas vraiment dompter. Et elle avait déjà donné tout ce qu'elle avait la veille, autant dans ses paroles que ses actes.

Contrairement à elle, Hex ne faisait que découvrir leur signification réelle mais il ne se privait pas de lui faire par de ses ressentis, ses pensées. Il ne voyait pas les choses sous le même angle que la jeune femme, peut être avec plus de simplicité.


« Mon Allys.... ma.... femme.... »
« Pas encore très cher. » A ces mots, l'ingénieur eut un léger rire, puis devant les yeux ronds de son compagnon, elle s'expliqua. « Le véritable terme, pour l'instant du moins est fiancée. »

Elle déposa un furtif baiser sur les lèvres de son compagnon avant de se redresser. S'étirant comme un chat, elle dégourdit ses muscles, puis elle se leva du lit. Allys n'était pas de ceux qui resteraient des heures sans bouger, au contraire, cette boule d'énergie était tout bonnement incapable de tenir en place. Tout en tentant de se choisir une tenue dans ses vêtements éparpillés, elle continua sur sa lancée.

« Mais je te préviens, avec moi ça sera bien plus compliqué qu'une petite signature en toute discrétion. Je compte faire les choses biens. » Une fois ses vêtements trouvés, elle enfila ses dessous, puis de longs bas zébrés. « Déjà, c'est bien qu'on ait décidé de passer chez ma mère en premier. Hors de question que tu échappe aux présentations, d'autant plus que j’escompte bien que tu lui demande l'autorisation de lui voler sa fille chérie. » Son sourire naissant se crispa cependant. « Normalement ça devrait être pour mon père mais... » Elle secoua la tête, chassant toute mauvaise pensée, puis attrapa son short. « Ensuite, il faut penser à ceux qui ont de l'importance à nos yeux, parce que ce n'est pas quelque chose que l'on fête en catimini. Et ça se prévoit à l'avance... Comme c'est une célébration, une fois l'union officialisée, il est de coutume de se réunion quelque part et festoyer. Repas, musique et danses, animations... Bref, tout à son importance. C'est l'occasion de se réunir, de s'amuser... » Au tour d'une chemise de se faire attachée bouton par bouton. « Enfin, le plus amusant c'est avant. Il y a une coutume assez amusante qui consiste à fêter en amont avec ses amis les plus proches mais séparément de son futur conjoint. C'est un peu la fête avant les grandes festivités. » Elle enfila ses bottines puis entreprit de coiffer ses cheveux d'argent. « Et puis, lors du mariage, on se vêtit de façon particulière. C'est une tenue de cérémonie. En somme cela n'a rien à voir avec... »

Allys plissa les yeux, portant sa main à son front. Il était clair qu'elle faisait référence à Alises et à la manière dont elle avait procédé, dans son unique but personnel. A ce propos, elle allait devoir tirer au clair cette affaire une bonne fois pour toute, car si pour cette femme il avait été déclaré décédé ce n'était pas le cas et cela poserait très certainement problème. Enfin, plusieurs problèmes. Administrativement, ils risquent de se voir refuser le mariage car il n'est possible ni de se marier avec un mort ni quelqu'un de déjà engagé. Quant à Alises en elle-même si elle venait à croiser Allys ou Hex  il est clair que la supercherie volerait en éclat. Autant que l'ingénieur prenne les devants. Moue pincée, elle fixa Hex.

« Je pense que tu ne dois pas en être conscient mais malheureusement tout n'est pas vraiment réglé. Ça à beau n'être qu'un papier mais il va poser problème, et par extension Elle va poser problème. Ça ne va plaire à personne mais je compte bien me confronter à elle. » Son regard s'intensifia. « Et seule à seule. Je te demanderai seulement une chose. Un document signé de ta main mettant fin à ce contrat malvenu. »




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Hex Hekmatyar
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Mar 20 Mar - 19:07
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Fiancé ? Le terme sonnait bien aussi, et Hex eut un sourire en le répétant plusieurs fois dans sa tête. Il ne saisissait pas encore le subtile différence mais n'en avait pas grand chose à faire. S'il fallait l'appeler sa fiancé, il le ferait. Le soldat se doutait que cela avait quelque chose à voir avec la cérémonie du mariage à proprement parler mais se contenta simplement de hocher la tête avant de profiter du petit baiser qu'Allys déposa sur ses lèvres, réprimant un frisson il retomba quelques instant dans le lit observant la jeune s'étirer comme un félin avant de se lever.
Inutile de dire que le jeune homme se permit de profiter du spectacle que la jeune femme lui offrait.

Il avait certes goûté au fruit défendu avec elle plusieurs fois, mais son amour pour elle n'était pas uniquement platonique, et la simple vue de sa fiancée suffisait à le remuer quelques peu. Il chassa néanmoins cette envie de son esprit, se concentrant sur les paroles de la jeune femme écoutant avec attention tout ce qu'elle disait.
Ainsi un vrai mariage se célébrait ? Et il fallait en plus rencontrer les parents de l'autre avant de faire cet acte symbolique ? Hex n'y voyait pas le moindre soucis. Quand à faire une grande fête... il ne voyait de son côté pas vraiment qui inviter à part Kelmina, sa profession ne lui avait pas vraiment offert d’opportunités de connaitre beaucoup de mondes et encore bien de lier le moindre lien d'amitié.
Il fit donc une moue déçue. Car déçu de ne pas avoir grand monde pour fêter cela avec lui.
Il faut croire que c'était le résultat d'une vie passée à parcourir les régions sans vraiment prendre le temps de s'attacher à qui que ce soit. C'était un état de fait qui le rendait plus mal à l'aise vis à vis d'Allys plutôt que de lui même.
Cependant le fait de demander la permission à quelqu'un d'autre l'étonnait quelque peu, surtout au vu du caractère bouillonnant de la jeune femme qui ne laissait pourtant personne lui dicter quoi que ce soit.


-Je dois demander à quelqu'un d'autre qu'à toi ? C'es étrange... Et si elle dit non ?



Sur cette interrogation, le soldat était vraiment sérieux.... Il n'avait pas l'habitude de suivre les règles mais cette dernière semblait particulièrement importante, surtout si sa mère était Mytranne. Ces derniers n'étaient-ils pas hostile aux Daenars ? Et encore plus aux soldats ?

Ce n'était pas comme s'il y allait avoir d'autres manières de faire... Et même si cela le révoltait presque de devoir attendre l'avis de quelqu'un d'extérieur pour officialiser les choses.

La tenue encore l’interloquais, son habit de parade ne suffirait pas ? C'était pourtant l'un des plus prestigieux de Daenastre et si ce dernier n'avait quasiment servit, il se demandait brièvement s'il pourrait tout de même le mettre.

-Et.... tu compte inviter beaucoup de gens à cette cérémonie ? Car je crains de connaitre bien peu de personnes qui pourraient faire office de compagnie.... Ce sera surement beaucoup de tes propres amis car je dois avouer en connaitre bien peu. Aurais-tu déjà quelques noms ?

Si Kelmina était bien sur désignée d'office, le jeune homme aurait voulu prévenir l'une des seules Mytranes avec qui ils s'entendait réellement.
Le soldat avait conservé des échanges réguliers avec Meylan, lui décrivant régulièrement les changements en Daenastre alors que lui, lui demandait toute sorte de choses. Elle était surement ce qu'on pouvait appeler une amie également.
Mais au vu des distances, Hex ne pensait pas la voir malheureusement...
C'était bien peu de gens, et s'il espérait un jour revoir Sanaë, il n'imaginait pas vraiment lui demander une telle chose, car cela supposait déjà de la retrouver dans la nature dans laquelle elle avait semblé disparaître.


-Enfin... je finirais bien par trouver des gens presque respectables, si on oublie les gens du régiments.


Car il était hors de question qu'il n'invite pas les gens avec qui il avait grandit tout au long de sa vie, et le colonel Hekmatyar serait surement présent. Allys l'avait déjà rencontrée brièvement lors de leurs dernière entrevue. Et d'après les dire du vieil homme, il l'avait apprécié.

Mais là n'était pas le plus important pour le moment et Allys lui expliquait déjà qu'il allait falloir d'autres choses encore.
A fortiori le précédent papier allait poser problème et la mécanicienne semblait décidée à régler l'affaire elle même. S'il avait eu la moindre envie de protester le regard qu'elle lui porta suffit à la fermer.

-Euh... très bien.... nous verrons ça quand nous rentrerons dans ce cas, car je suis persuadé que ce genre de choses peuvent attendre la fin de notre voyage non ? Ce n'est pas comme si nous avions le moyen d'envoyer du courrier d'ici non ?

Il ne cherchait pas éviter cela, mais mieux valait être pragmatique, pour le moment ce n'était pas d'actualité, même si au moment de signer une nouvelle lettre, il le ferait sans la moindre hésitation.
Il se releva à son tour, récupérant ses affaires elle bien plus simple à trouver avant de commencer à aider la jeune femme à ranger réellement ses affaires dans les compartiments de l'avion. Il y avait encore beaucoup de chemin à faire et sitôt l'affaire terminée, il se replaça au poste de commande, démarrant à nouveau les machines.
La voyage vers Mytra était encore à faire et l'avion redécolla sans se faire.
Ce voyage n'était qu'à son début et pourtant Hex sentait déjà la joie de le faire avec Allys.

-D'ailleurs nous partons pour Mytra... mais parle moi un peu de ta mère... Si je dois lui demander ta main... je ne tiens pas à faire de faux pas...

Malgré le pilotage, le jeune homme se retrouvait extrêmement nerveux car faire preuve de diplomatie était bien la seule chose qu'on ne lui demandait jamais. Mais si cela concernait Allys, il était prêt à aller demander à un architecte en personne.






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Allys Terasu
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Mer 21 Mar - 11:02
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Elle s'en doutait un peu que le jeune homme se retrouve perdu avec le flot d'information qu'elle lui avait délivré mais il était compliqué et surtout long de lui parler de l'ensemble en détail. Elle le ferait, petit à petit, mais il fallait qu'il en saisisse le principal du moins. C'est pourquoi elle mit de côté le nombre assez important de questions qu'il formulait à mesure qu'elle tentait de lui expliquer grossièrement les étapes importantes d'un mariage.

Terminant de coiffer ses cheveux, ce qui était bien moins long qu'à leur rencontre puisqu'elle ne les avait plus que légèrement en dessous des épaules, elle se concentra sur leur dernier échange qu'elle estimait prioritaire sur certains points. Que Hex comprenne la nécessité qu'elle affronte Alises était essentiel à ses yeux.


« Oui, cela attendra un peu, rassure-toi. Le temps que l'on s'évade un peu, mais je tenais vraiment à être honnête avec toi sur ce point. L'administratif ne prendra pas longtemps, c'est une formalité, en revanche j'ignore ce qu'il se passera chez Alises. Mais ça doit être fait, donc, peut importe. »

Elle haussa les épaules d'un air égal. Puis ils se mirent à ranger les affaires éparpillées de la damoiselle jusqu'à ce que l'endroit ne ressemble plus à un bazar sans nom. Sitôt fait, le jeune homme se plaça aux commandes et démarra l'avion. Pendant qu'il le faisait décoller, Allys attrapa quelques aliments qu'elle avait emmener en prévision du long voyage à venir. Elle vint s'asseoir aux côtés de son compagnon, cette fois en toute innocence, pour lui proposer de manger avec elle. Sitôt accepté, elle coupa un morceau de pain qu'elle lui plaça devant le visage pour qu'il puisse l'attraper et manger sans les faire dévier. Elle eut un léger rire à la remarque du soldat.

« Excuse-moi je n'ai pas été très clair à ce sujet. Ce n'est pas vraiment ce que tu pense... Disons que c'est plus sa bénédiction que tu demande. Pour faire simple, il est de coutume d'avoir l'appuie de la famille. Tu ne vas pas lui demander comme pour moi mais simplement d'obtenir sa bienveillance. Si elle refuse, cela n'empêche pas le mariage, mais cela m’attristerai qu'elle ne vienne pas le fêter avec nous. » Elle secoua la tête. « Cela dit ça m'étonnerai qu'elle refuse. Elle à bien épousé un daënar, c'est elle qui à montré l'exemple. »

Un sourire aux lèvres, elle commença elle aussi à manger. Si elle craignait ses retrouvailles à cause de son comportement de la dernière fois, elle savait qu'une fois l'orage passé tout devrait aller pour le mieux. Après tout elle n'allait annoncer que de bonnes nouvelles et sa mère avait toujours été de son côté... Chose qui lui rappela tout de même encore une fois à quel point sa détresse l'avait fait se conduire injustement envers elle. Mais ce n'était ni l'endroit ni le moment de s'en préoccuper.

« Donc, comme je n'ai pas eu le temps tout à l'heure, je vais essayer de répondre à tes questions. » Elle croqua à nouveau dans le pain, puis reprit. « En soi, je n'ai pas non plus une foule de gens à inviter. Je ne suis pas très sociable de nature, donc c'est plutôt récent. Je dirai qu'il y aura ma famille évidemment : Ma mère et Gwen, enfin pour cette dernière il va falloir déjà que je lui explique. »

Elle eut un léger rire nerveux. Après tout, s'ils s'étaient disputés c'était à la suite des révélations de sa demi-sœur, elle n'avait donc pas une très belle opinion du soldat.

« Bref. Sinon mes amis proches, à savoir Aurore, Sanaë et Hypérion. Après, tout dépend de qui ils invitent car ils ont bien sûr le droit de venir accompagnés. Je pense que Aurore viendra avec son cher Ludwig s'il a suffisamment de temps à perdre avec un mariage et ma sœur sera sûrement accompagnée de sa fratrie et peut être sa mère. Ah... J'aurai peut être quelques membres de la famille my'träne. Bien que je ne n'ai jamais pu les connaître personnellement, cela ne m'embêterait pas le moins du monde de rattraper ce temps perdu. Du côté paternel en revanche ils ont tous coupé les ponts à ma naissance apparemment. Donc, ce n'est pas tant de personnes que ça. »

Le temps d'expliquer tout cela, les jeunes gens eurent le temps de manger convenablement, Allys donnant la béquet à son fiancé de temps à autres. Elle se releva pour aller chercher de l'eau et se déshydrata avant de revenir s'asseoir.

« De ton côté, oui tu as ton régiment, c'est un peu ta famille à toi non ? En tout cas, c'est l'impression que j'ai eu en venant te rendre visite. Et puis... Après tout ce temps à courir le monde, tu n'as jamais eu de compagnon de route ? Pas que ce ne soit grave si ce n'est pas le cas... Ce n'est pas une compétition que de savoir qui à le plus de personnes à inviter tu sais ? »




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Hex Hekmatyar
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Sam 24 Mar - 15:50
Irys : 126594
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Ainsi, tout allait s'arranger... D'une manière certes énigmatique pour Hex, mais tout allait s'arranger. Il ne comprenait pas vraiment ce qu'elle sous-entendait par le fait que la jeune femme se sentait obligée de rendre visite à Alises. Le jeune homme n'était pas forcément heureux de voir les choses tournées ainsi, mais au delà d'un sentiment de lâcheté qu'il ignorait totalement, il y avait surtout une impression étrange qui supplantait toutes les autres : celle que quelqu'un allait enfin l'aider
Ce constat était plaisant, même s'il était issue de quelque chose de dramatique.
Mais surtout, et c'était là le point le plus important, le couple allait enfin pouvoir s'évader, oublier les problèmes qu'ils avaient eu alors et tout recommencer depuis la base. Ce simple état de fait réussit à arracher un sourire au soldat qui se mit à ranger l'appareil avec entrain.
Quant à son interrogation sur l'autorisation qu'il devait demander, il eu un instant de soulagement... La décision revenait de toute façon à Allys comme il le pensait. intérieurement il s'étonna une fois de plus des coutumes étranges des gens, d'un autre côté, n'ayant aucuns parents, il ne pouvait pas se douter que tout ces rites avaient une réelle importance.

-Je vois.... C'est bien étrange tout de même, mais si je ne me trompe pas, c'est un peu comme si je lui demandais de venir à notre mariage de façon volontaire et sans aucunes intentions hostiles ?



C'était une traduction en langage militaire, l'un des rares qu'il connaissait parfaitement, mais si tel était bien le cas, alors il savait ce qui lui restait à faire.
Hex observa son amante revenir dans le cockpit avec de quoi manger. C'est avec joie qu'il retrouvait la jeune femme comme avant, et il ne put réprimer un sourire quand elle tendit un morceau de pain devant lui.
Il fit de son mieux pour l'attraper d'un coup de dent, se déplaçant à peine sur son siège pour ne pas faire pencher l'appareil qui commençait à atteindre son plafond de vol.
Le pilote finit par se renfoncer dans son siège, réglant la sensibilités des commandes pour s’adapter à l'altitude tout en écoutant la jeune femme, haussant lentement les épaules en écoutant la jeune femme.
Pour beaucoup, les noms sonnaient familiers, mais certains étaient eux complètement inconnus. Un nom revint, qui le fit presque sursauter et tourner la tête avec un petit espoir.

-Sanaë ? Tu veux dire Sanaë Eshfeld ? L'horlogère ? Pour de vrai ?!
C'est fantastique ! Figure toi que je la connais ! J'ai passé plusieurs jours chez elles pour une histoire de fiabilisation d'une de mes armes, je n'espérais plus la revoir... C'est franchement super.


Un doux sourire c'était allumé sur son visage à cette nouvelle. Comme l'avait dit Allys, il avait beaucoup voyagé, mais n'avait jamais réellement pu se faire de vrais amis, à peine s'il rencontrait beaucoup de gens à vrai dire

"Va ici, tue cet homme" ou "Va là-bas", "aide ce groupe".... Les ordres étaient toujours simples et ne supposaient pas forcément de lier des contacts autre que professionnels, mais à l'idée de la jeune femme, il ne put que hocher la tête en signe d'assentiment.



-Oui ! Ce sont les gens qui sont ce qui se rapproche le plus d'une famille, bien qu'il soit surement un peu étrange au début. Bien sur il n'y aura pas tout le régiment mais mes anciens compagnons, ils seront bien là, surement avec le colonel, c'est un peu notre père à nous.
Sinon... et bien.... je n'ai pas eu souvent de compagnons de route digne d'être mentionnés. Tu connais Aurore, et comme tu as pu le voir nos relations ne sont pas forcément des plus détendues. La seule exception notable... Et bien il y a Kelmina dont je t'ai beaucoup parlé que j'inviterais surement.
Il y a aussi un barde Mytrane avec qui je m'entend bien.


En effet, il entretenait toujours une relation épistolaire avec la jeune femme et aurait aimé la voir au mariage.

-Mais je doute qu'elle puisse venir, elle ne semble pas prête à venir sur notre continent.

Mais au final ce n'était pas là le plus important, car tant qu'Allys était là... il n'y aurait aucuns soucis.
En y repensant, il n'avait pas vraiment demandé comment c'était terminé l'histoire avec Aurore, et tout en bloquant fermement les manettes, il s'étira avant de demander à son amante.

-Mais dit moi... Je sais que notre amie mage à pu retrouver son amour mais... as tu eu d'autre nouvelles ? Je n'ai jamais réagi jusqu'à présent mais pour quelqu'un qui se veux mytran jusqu'au bout des ongles... vouloir être avec Ludwig Strauss.... il y a la une ironie qui m'échappe un peu

Mais était-ce vraiment important ? Après tout si elle était heureuse et ne tentait plus de lui mettre des bâtons dans les roues, Hex ne voyait rien à y redire. Mais cette histoire avait quelque chose d'amusant, surtout que les deux personnes étaient radicalement différentes.
Le jeune homme reprit les commandes en main, observant les alentours avant d'observer les instruments.

-Bon si je mesure pas trop mal, je dirais qu'on est à deux jours d'Aildor, de là on partira pour Eitsiin, soit deux jours supplémentaires, il va falloir que je te montre comment on pilote ce machin car je ne pourrais décemment pas faire deux jours de pilotages sans pauses.

Le soldat prit donc soin de commencer à expliquer à son amante, les commandes basiques de l'engin.


HRP:
 




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Allys Terasu
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Lun 26 Mar - 20:01
Irys : 1017994
Profession : Ingénieur mécanique
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Il était à la fois adorable et amusant de constater à quel point Hex ignorait tout du mariage. Malgré elle, Allys ne pouvait s'empêcher de penser à Alisthiana. Comment avait-elle pu le lui imposer ainsi ? N'avait-elle donc aucun respect pour lui ? A cela deux choses ressortaient. Alises ne le connaissait clairement pas suffisamment et l'avait-elle au moins réellement aimé ? Bien que cela importe peu puisqu'elle avait gagné, enfin c'est un bien grand mot puisqu'il ne s'agissait pas d'une compétition, Allys avait tout de même ce besoin de comprendre.

Mais peut importe... Elle se contenta de sourire à Hex, lui confirmant qu'il avait eut le bon raisonnement. C'était un point de vu militaire, mais cela revenait au même. Il s'agissait de montrer patte blanche et de demander à sa mère d'en faire autant pour le bien-être de son enfant.

Par la suite, Allys avait échangé un certain nombre d'informations, armée de nourriture. Hex, avait avalé une quantité d'informations importante depuis quelques minutes mais certains éléments parvenaient à sortir du lot, notamment en la personne de Sanaë. Cette femme dégageait vraiment une aura de douceur qui avaient touché son fiancé également.


« Oui, c'est exacte. Enfin, elle n'exerce plus cette fonction depuis. Je t'avoue que je l'apprécie beaucoup. C'est chez elle que je suis passée quelques jours, la fameuse conjointe de mon ami mécanicien. Tu sais, je t'en ai parlé. En tout cas ça sera l'occasion de la revoir. »

Elle lui adressa un clin d’œil complice puis avait reprit la parole. A nouveau, Hex était intervenu, confirmant l'idée que l'armée était en quelque sorte sa famille à lui. En tout cas son régiment et le colonel qui l'avait accueillie sur la base. Allys était intriguée à ce propos. Ses anciens compagnon et ce père de substitution devaient avoir des anecdotes à la pelle sur le soldat mais le connaissaient aussi mieux que quiconque. Ce serait aussi une bonne idée d'aller discuter avec eux durant les festivités.

Hex avait tout de même connu quelques amitiés durant ce temps à parcourir le monde. La fameuse Kelmina dont il parlait souvent dans ses lettres mais aussi une barde my'träne. Allys n'eut cependant pas le temps de le questionner à propos de ses amies qu'il enchaînait. Il se questionnait, à raison sur leur connaissance en commun, à savoir Aurore.


« Oui, après l'avoir guidée jusqu'à sa demeure je lui ai demandé de venir me voir à l'auberge pour me dire comment ça s'était passé. Il est clair que leur relation est compliqué mais ils semblent voir au delà de leurs différences malgré tout. C'est peut être étrange mais la raison n'a pas sa place dans une histoire d'amour tu sais ? Ça je l'ai bien compris-moi même avec toi. Et qui sait, cela aura peut être des conséquences positives sur eux. Je ne regrette pas de l'avoir aidée en tout cas. Que ce soit une réussite ou un échec, au moins ils auront essayé ce que tout le monde pourrait penser impossible. Je trouve ça... assez beau en faite. C'est presque poétique. »

Je tiens à préciser que la narratrice n'a pas laissé déteindre son opinion sur sa protagoniste. Allys avait réellement l'espoir que son amie trouve le bonheur dans les bras de cet homme pourtant intouchable et opposé en tout point à ce qu'elle était. Lys était d'une nature optimiste après tout. Pour elle lorsque l'on s'en donnait les moyens, on parvenait à ses fins. Que ce soit pour de bonnes ou mauvaises raison d'ailleurs. L'échec ne faisait jamais parti de son vocabulaire. La difficulté, oui.

Hex expliqua alors comment allait se dérouler leur voyage. Il enseigna les rudiments du pilotage à la jeune femme, lui indiquant que si quelque chose n'allait pas elle pourrait toujours l'appeler à l'aide. Si elle était une élève appliquée c'était uniquement par peur de faire crasher l'engin comme la veille. La jeune femme n'était absolument pas rassurée mais elle le ferait pas nécessité.

Les premières journées se déroulèrent de la même manière. Lorsque son fiancé se trouvait au commandes, l'ingénieur était attablée et griffonnait des plans pour aménager leur maison volante ou bien pour annoter les améliorations possibles sur ce bijoux de technologie. Il lui arrivait aussi de s'endormir sur ses travaux. Et lorsque le pilote fatiguait, elle prenait le relais, non sans nervosité.

Ils firent un arrêt à Aildor comme prévu. Là-bas ils en profitèrent pour se dégourdir les jambes et s'acheter de nouvelles provisions. Ils n'y restèrent pas plus que de nécessitée toutefois car la ville l'inspirait pas la confiance. La réputation n'étant clairement pas à refaire ici. C'est avec soulagement que la jeune femme retourna à la sécurité de l'aéronef.

Ce fut repartit pour deux jours supplémentaires. Cette fois, Allys s'était attaquée à la construction à proprement parler. Elle avait acheté quelques matériaux de bonne facture, bien qu'au prix exorbitant, et pouvait donc à présent améliorer les étagères et meubles de rangement afin de rendre l’habitacle plus confortable. Du reste du voyage, cela ne changea pas leur routine. Parfois, lorsque tout deux étaient éveillés ils en profitaient pour discuter mais le calme n'était jamais source de malaise.

Bientôt ils arriveraient sur le continent my'trän...




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