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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Ünellia
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 [Terminé] La route du rail

Valerian D'Akkad
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Dim 30 Oct - 1:21
Irys : 65290
Profession : Entrepreneur, explorateur
Daënar +1

Le regard de Valerian vagabondait sur les verdoyantes prairies d'ünellia. Ces vastes étendues parcourues d'animaux titanesques avaient toujours fasciné le jeune homme. Comme la plupart des Dräenar de la région il avait grandi enfermé dans les murs de sa cité, protégés des dangers du monde extérieur diraient certains. Mais l'appel de l'inconnu avait été plus fort et aussitôt qu'il avait pu il était parti en voyage. Cependant, le calme et la majesté du paysage contrastaient avec l'activité bruyante et bariolée du quai de gare où il se trouvait.

Ramené brutalement à la réalité par des manoeuvres chargés de sac qui le frôlèrent, Valerian se reconcentra sur la locomotive où ses hommes installaient leur tout nouveau prototype. Jetant un coup d'oeil rapide à son carnet de notes, il se rapprocha rapidement pour vérifier si tout se déroulait comme prévu. D'un pouce levé le mécanicien lui confirma le bon déroulement des opérations. Un treuil impressionnant prenait désormais place sur le dessus de la tête du train. Il ne restait plus qu'à raccorder les engrenages de l'engin avec ceux de la locomotive afin que celui-ci puisse profiter de la puissance développée par la machine à vapeur.

Quelques-uns des manoeuvres occupés à charger le train regardaient l'assemblage avec de l'espoir dans les yeux. Il pourrait éviter de mettre en danger la vie de bien des travailleurs dans le futur si l'essai s'avérait concluent. Un soudain panache de fumée s'échappant de la cheminée accompagnée du sifflement si caractéristique rendit soudain la cadence frénétique, le départ était imminant, il fallait tout finir au plus vite !



Dernière édition par Valerian D'Akkad le Jeu 10 Nov - 20:16, édité 1 fois
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Luka Toen
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Dim 6 Nov - 4:20
Irys : 400402
Profession : Historienne et naturaliste
Pérégrin 0
« Oui, oui je sais, je vous enverrai une missive dès que je serai arrivée à bon port. Pas d’inquiétude ! »

Ah que les au revoir étaient toujours pénibles. On aurait pu croire qu’asseoir un aussi haut niveau de civilisation sur le monde aurait rendu les Daënars beaucoup plus assurés qu’ils ne l’avaient été par le passé. Mais ils craignaient avec la même vigueur qu’antan les désagréments occasionnés par une vie d’itinérance –encore que même l’activité la plus simple tel qu’aller chercher du pain nécessitait une discussion d’une demi-heure. Ceux qui avaient été ses hôtes durant les quinze derniers jours, ne cessaient de s’épandre en conseils plus ou moins avisés sur la meilleure manière de survivre au déraillement du train jusqu’à l’attaque impromptue d’Uulyn lui-même… Fort agaçant au demeurant lorsque vous étiez une adulte tout à fait normalement constituée et habituée depuis la nuit des temps à affronter des hordes de bestioles en tout genre ! Mais ma foi, ils s’étaient malgré tout montrés adorables pour des représentants des Cercles de l’Aube dans ce coin du pays.

Elle les avait salués d’un grand geste de la main tandis que l’impérieuse machine sous elle se mettait en branle. Elle ne s’abîma guère longtemps dans la contemplation du décor, ce ridicule, infime petit quai qui s’évanouissait derrière la ligne de l’horizon : les stridulations et le grondement du train lui asticotaient les tympans, et elle n’était pas certaine de trouver assez vite le capitaine si elle ne se lançait pas à sa poursuite dès à présent. Le voyage s’annonçait long, et même en plein cœur d’Ünellia les dangers n’étaient pas à négliger… Le banditisme en tout genre était en augmentation drastique ces dernières années, et les milices locales avaient recensé une infinité d’attaques à mains armées sur les cortèges et autres véhicules traversant le pays. Ce train-ci ne constituait pas une exception à la règle. A quelle compagnie était-il rattaché déjà… ?

« Excusez-moi, où pourrais-je trouver le capitaine de bord ? »

Le chemineau qu’elle avait hélé avec tant d’impétuosité lui retourna un regard pour le moins perplexe.

« C’est que… On m’a demandé de me présenter à lui dès que le train aurait démarré. Je suis la représentante des Cercles de l’Aube supposée accompagner les voyageurs lors de cette traversée. »



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Valerian D'Akkad
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Dim 6 Nov - 16:25
Irys : 65290
Profession : Entrepreneur, explorateur
Daënar +1
"Je suis la représentante des Cercles de l’Aube supposée accompagner les voyageurs lors de cette traversée."

La voix féminine atteint les oreilles de Valerian alors qu'il entrait dans le wagon de tête. Il avait enfin trouvé le médecin de bord. Poussant les portes devant lui, le jeune homme pénétra dans le couloir où un des cheminots était en discussion avec une jeune femme. *je ne pensais pas qu'elle serait aussi jeune, mais enfin ne dit-on pas que la valeur n'attend pas le nombre des années.* Ses cheveux de feu ondulants étaient clairement daënar mais son visage avait quelque chose d'exotique. La sveltesse de ses traits et de sa silhouette contrastait avec la rudesse du physique de l'homme derrière elle.

"mademoiselle ..."

Jetant un regard à son carnet de notes Valerian repris :

"...Toen heureux de vous rencontrer, il y a quelques points importants dont il faut que l'on discute."

Alors qu'il prononçait ces mots le jeune homme entra dans une cabine et prit place sur l'une des banquettes capitonnée tout en retenant la porte ouverte du pied. Avec un sourire il invita la passagère à s'assoir en face de lui.

"Comme vous vous en doutez surement, l'objectif de ce voyage est plus qu'un simple transport de marchandises, sans quoi nous n'aurions pas fait appel à une personne du cercle de l'Aube qui n'a pas le vertige..."


Dernière édition par Valerian D'Akkad le Sam 12 Nov - 20:50, édité 1 fois
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Luka Toen
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Mer 9 Nov - 0:12
Irys : 400402
Profession : Historienne et naturaliste
Pérégrin 0
« Nous nous en étions doutés, oui. »

Elle avait haussé un fin sourcil interrogatif, une très légère pointe d’ironie à peine perceptible sous couvert de ses mots. Quelqu’un qui n’a pas le vertige… ? Quelle était donc cette demande incongrue pour la surveillance d’un train des plaines ? Il était arrivé pour les Cercles de l’Aube d’être contraints de mettre en application leurs compétences dans des milieux en haute altitude telles que les Tsagaan Oi si chères aux croyants de Delkhii. Encore qu’il n’était pas nécessaire de ne pas avoir le vertige si le patient ne se trouvait pas près d’un rebord… Non vraiment, Luka séchait pour cette fois. Quelle folie les grands parrains industriels daënars avaient-ils encore commise… ?

Elle laissa glisser sur son interlocuteur un vif regard de côté à la manière de ces chats persans. Un subtil mélange d’indolence inébranlable et d’une méfiance aiguisée. Oh, il y avait bien là également une curiosité ardente, mais elle n’était pas assez sotte pour la laisser filtrer sur son visage dès le premier estoc : l’expérience lui avait apprise que les gens parlaient parfois bien plus rapidement du cœur du sujet lorsqu’ils mourraient d’envie de vous intéresser. Et qu’ils se heurtaient à une opacité indifférente, la frustration sans nul doute.

Il ne s’était pas non plus présenté, mais elle devinait à sa posture et à sa façon particulière de se mouvoir qu’il était maître incontesté à bord. Il dégageait autour de lui un espace libre, véritable champ de force invisible que les badauds alentours contournaient inconsciemment avec la respectueuse et craintive manière de gazelles aux abois. Valerian D’Akkad en personne. Si ses vêtements n’étaient pas aussi richement et soigneusement découpés qu’elle l’avait imaginé, il n’en gagnait que plus de prestance. Il s’agissait de toute évidence d’un homme dont la praticité n’était plus à prouver, quelqu’un capable de mettre de côté l’attrait du luxe pour la réalité d’un voyage pénible. Il avait du charme, oui, on ne pouvait le nier.

« J’espère que vous n’allez pas me demander d’aller crapahuter sur le toit à pleine vitesse pour sauver un cheminot... »

Une note d’humour cette fois-ci, tandis qu’elle croisait gracieusement les jambes à la mode de ces Dames, bien confortablement installée contre le dossier de sa banquette.



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Valerian D'Akkad
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Sam 12 Nov - 14:42
Irys : 65290
Profession : Entrepreneur, explorateur
Daënar +1
Sur le toit, non, plutôt sous les roues ...

Reprenant un ton plus sérieux Valerian poursuivit :

Comme vous le savez peut-être, il existe des villages se trouvant au pied des aqueducs qui traversent Ünellia. Les manufactures d'Akkad soutiennent le dévellopement de ces colonies, notamment en leur vendant des matières premières ainsi que des objets manufacturés. Nous leur achetons ansi leur production, principalement de la laine, qui nous permet de créer notre fameux feutre.

Le point de fierté dans la voix du jeune homme mourut alors qu'il continuait son explication :

Mais pour accéder à ces villages, il faut dé-escalader les aqueducs chargés des produits à descendre et remonter avec ceux achetés. C'est une activité aussi dangereuse qu'elle semble l'être, malheureusement. Trois de mes gars sont tombés le mois dernier. Deux sont morts, un a été gravement blessé et ne sera plus jamais capable de travailler.

C'est en fixant les yeux de la jeune femme qu'il poursuivit :

Je ne veux plus avoir a aller expliquer à une femme que sont maris ne reviendra plus du travail, ou a des enfants qu'ils ne reverront plus jamais leur père...

Après un silence Valerian saisit son carnet de notes et se mit à tourner frénétiquement les pages. Trouvant ce qu'il voulait, il planta le schéma sous le nez du médecin.

Mais avec ça, il n'y aura plus d'accident ! Vous voyez ce treuil installé sur la locomotive, vous avez certainement dû le remarquer en embarquant. C'est une conception de nos ingénieurs, à laquelle j'ai personnellement participé, et qui tire parti de la puissance de la locomotive pour fonctionner. La force de traction est impressionnante et devrait permettre de monter et descendre les produits sans que personne n'ait a mettre sa vie en danger.


Le jeune enthousiaste se rapprocha soudainement de son interlocutrice, le freinage du train ayant emporté son corps de quelques centimètres en avant.

Ah ! On arrive à destination, préparez votre matérielle madame la médecin de haut vol, je vous veux prète a intervenir !


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Luka Toen
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Sam 12 Nov - 16:20
Irys : 400402
Profession : Historienne et naturaliste
Pérégrin 0
Luka n’était pas une professionnelle du background politique et économique d’Ünellia. Bien que son père ait été un Daënar, elle ne l’avait pas connu et ses rencontres l’avaient bien plus souvent conduite à errer sur les autres continents plutôt que dans le voisinage d’Alexandria. Pour autant, elle possédait quelques bases que sa curiosité naturelle l’avait poussée à acquérir : tout comme le nom des D’Akkad ne lui était pas inconnu, elle savait également de source sûre qu’il était en général évoqué positivement. En présence de son incarnation de chair et de sang, elle semblait à présent comprendre pourquoi ! Elle n’aurait su dire s’il était un excellent acteur ou s’il se sentait véritablement concerné par le bien-être de ses ouvriers –toujours était-il qu’il parvenait à éveiller en elle une sensation d’honnêteté, et mieux encore, de compassion. Il ne respirait aucunement la malveillance d’un magnat de l’industrie, ni même encore l’orgueil d’un enfant riche… Finalement, cette traversée ne serait peut-être pas aussi pénible qu’elle l’avait escomptée de prime abord. Cette bête mission d’accompagnement allait possiblement s’enjoliver si elle se déroulait en aussi bonne compagnie !

« Si ce n’est pas indiscret, serait-il possible d’obtenir des détails sur ce troisième homme gravement blessé… ? Vous y avez sans doute déjà pensé, mais bien souvent les gens ne réalisent pas les miracles que peuvent accomplir les Cercles de l’Aube lorsqu’ils en ont les moyens. Nous ne sommes pas uniquement des médecins standards. »

Elle s’était penchée vers lui, répondant spontanément au caractère sérieux de son discours. Elle paraissait réellement concernée par le sujet, tâchant de réfléchir à la meilleure façon d’atténuer la peine qui avait sévi sur ses hommes. Nulle trace de vantardise dans ses propos, elle faisait preuve d’une étonnante franchise : il y avait de fortes chances que tout n’ait pas été essayé pour ce pauvre homme alité, et c’était ma foi vrai que les citoyens vivants loin du quartier général avaient une idée faussée de leurs compétences !

« Si vous me remettez son dossier, je peux essayer de contacter mes supérieurs hiérarchiques pour leur demander si une opération est possible. Il faudra bien sûr le transporter jusqu’à Zochlom, mais nous avons des escortes disponibles pour que cela soit fait dans de bonnes conditions… Peut-être qu’une prothèse pourra l’aider à reprendre ses activités et subvenir aux besoins de sa famille ? »

Elle s’était levée à sa suite tout en discutant, s’appuyant par moment contre la paroi tremblotante du train lorsqu’un coup de frein plus fort que les autres fit tanguer la structure. A l’extérieur, très loin en bas dans la plaine, elle pouvait voir une multitude de points noirs s’activer tandis qu’une certaine excitation latente se répandait comme une traînée de poudre dans les wagons. Résonnaient au loin les pas précipités des chemineaux sur la tôle, et l’on ouvrait par-ci par-là les portes coulissantes de l’engin, tâchant de préparer le transfert de denrées au mieux pour éviter tout accident. Attentive et curieuse, Luka s’arracha à la contemplation du paysage au-dehors pour retourner un regard interrogatif à son employeur du moment :

« Y aurait-il un endroit où je pourrais me placer pour avoir un accès direct aux ouvriers ? Tant que nous sommes à l’arrêt, ajouta-t-elle un sourire dans la voix, je n’ai aucun souci à faire quelques acrobaties sur un toit ou sur des rails. J’ai déjà fait pire. »

Il n’y avait pas surface plus instable qu’un dragon en plein vol !



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Valerian D'Akkad
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Sam 12 Nov - 18:06
Irys : 65290
Profession : Entrepreneur, explorateur
Daënar +1
Valerian Aquieca d'un hochement de tête.

Je vous ferais transmettre son dossier. Il est actuellement à l'hôpital central d'Alexandria.


Poursivant d'une voix légèrement étranglée le jeune entrepreneur tapota sur son carnet :

Les doigts de sa main droite sont broyés et ses jambes semblent ne plus fonctionner. S'il faut le tansfèrer à Zochlom le fonds de solidarité de la manufacture payera tous les frais.

L'activitée soudain frémissante du train le ramenant à l'instant présent, Valerian rangea son carnet. Il était temps de voir si le prototype allait se montrer fonctionnel. La jeune femme lui demanda ou pouvait-elle se placer pour avoir un accès facile.

Suivez-moi répondit Valerian avec un mouvement de tête.

Alors qu'il ouvrait la portière le vent s'engouffra dans le wagon. Sans hésitation, il sauta sur la voie et se retourna pour parler au médecin.

Nous allons remonter jusqu'à la locomotive par ici afin de ne pas gêner le travail des gars.

Du doigt Valeiran désigna les hommes affairés à sortir la cargaison par des trappes située sur le toit du train. D'autres, déjà à cali fourchon chargeaient les biens sur leurs dos et remontaient le train jusqu'à la plateforme installée sur la locomotive.

Le matériel est trop volumineux pour être transporté sur la voie comme vous voyez.

Écartant les bras l'entrepreneur mettait l'emphase sur l'étroitesse du surplonb situé entre les rails et le vide. Jetant un regard vers le bas il voyait les habitants accourir les bars chargés vers l'aqueduc. Les trains de la compagnie ne passaient qu'une fois par mois, au maximum. Enfin, arrivé a la locomotive il entreprit d''escalader l'échelle d'acier soudée à la paroi.

Voulez-vous descendre avec moi ? Rien ne vous y oblige, ce n'est pas dans votre contrat mais je suis sur qu'il y a en bas des gens qui ont besoin de soins médicaux et qu'y n'ont accès à aucun service. Je peux vous payer des frais supplémentaires si nécessaire.


En effet, même si le treuil fonctionnait il fallait bien descendre pour négocier avec les habitants et prendre en note leurs besoins pour le prochain transport.


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Luka Toen
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Jeu 24 Nov - 15:43
Irys : 400402
Profession : Historienne et naturaliste
Pérégrin 0
Luka ferma brièvement les yeux, savourant la brise qui soulevait ses longues mèches flammes en souples corolles. Dès lors qu’il avait fait coulisser la lourde porte, le vent s’était engouffré dans l’habitacle avec la voracité d’une bête affamée. Elle ne l’avait jamais oublié, mais il était probablement son plus vieil ami et depuis les dix dernières années elle n’avait plus eu que rarement l’occasion de frayer avec ses bourrasques en haute altitude. Elle s’ébroua pourtant pour se raccrocher au temps présent et suivit Valerian sur les rails incertaines de l’aqueduc. Le pied sûr, elle ne craignait pas la chute et pouvait se donner tout à loisir le temps de poser sur les environs des yeux curieux, dévorant à son tour tout ce qui daignait s’offrir à son regard. Elle tâcha de noter les détails, ces nuances de couleur et ces traits de visage si remarquables qu’affichait Valerian avec tant de prestance. Ici, il rendait un tableau saisissant, au premier plan de cette fourmilière et de ces machines monumentales qui étaient déplacées, activées, plusieurs mains d’hommes déjà transpirantes car le danger et l’importance de leur travail les imprégnaient à chaque instant. Elle se promit d’en faire un croquis dès que possible, ses doigts s’agitant d’ores et déjà derrière les pans de son manteau comme s’ils avaient à esquisser dans l’air les premières ébauches d’une scène si attrayante.

« Comment appelle-t-on ce village exactement ? Quelles sont ses particularités ? »

Elle avait jeté un œil en contrebas, posant une main délicate sur le parapet si fin qu’il n’en était que prévention psychologique. Si ses connaissances étaient vastes, elles n’en étaient pas pour autant parfaites et sa curiosité latente tenait à mettre un nom sur les choses que son regard ne pouvait classifier. Elle mit donc un léger retard à réaliser pleinement la question qui lui avait été posée et retourna un franc sourire à son employeur du moment, ne prenant même plus garde au vide qui s’étalait à moins d’un mètre de ses pieds :

« Bien sûr ! Comment s’y prend-t-on ? Les voies disposent-elles d’échelles de sûreté ou vos machines s’occupent-elles des marchandises comme des Hommes ? »

Ah naïve enfant qu’elle était parfois ! Une étincelle de candeur embrasait ses traits d’un intérêt renouvelé pour toute cette activité. Elle avait soif d’apprendre, surtout lorsqu’il s’agissait de faits complètement étrangers à son monde d’origine. Valerian était en l’occurrence le seul à pouvoir lui ouvrir les portes de cet étonnant domaine qu’était l’industrie daënar !

« Ne vous occupez donc pas des banalités pour le moment, j’ai ma propre manière de me rémunérer et ce n’est pas avec des Irys sonnantes et trébuchantes. »

Un semi sourire en coin plus discret cette fois-ci, à peine un clin d’œil murmuré à demi-mots à travers le regard en biais qu’elle lui adressa.

« Éclairez ma lanterne cher Monsieur D’Akkad. Faites-moi voir un monde que je ne connais pas et j’effectuerai pour vous toutes les guérisons que vous voudrez. »



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Valerian D'Akkad
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Jeu 19 Jan - 22:05
Irys : 65290
Profession : Entrepreneur, explorateur
Daënar +1
C'est le village de Tonga, ma famille y entretient des liens privilégiés de par notre activité commerciale.

Après une pause il ajouta :

Ce sont des gens biens. Honnetes et travailleurs, ils sont venu ici chercher une vie meilleure et je pense que c'est notre rôle en temps que nation de les aider.

La jeune femme régit positivement a sa demande sans même demander de compansation financère. Une femme généreuse pour sur, mais mauvaise en affaire. Elle avait l'air facinée par l'idée de voir la technologie a l'oeuvre et l'ouvrage ne l'effraiyait pas, c'était une bonne chose. Valerian avait toujours apprécié les gens volntaires et curieux, c'est ces gens là qui étaient à même de changer le monde. On ne peut rien apprendre sans chercher a comprendre et rien réaliser sans rien entreprendre. De plus la manière charmante dont elle l'invita a lui ouvrir les portes de son monde n'était pas pour lui déplaire.

Pour ce qui est de la descente, c'est présicément pour cela que nous somme ici. Vouyez-vous, anciennement il était necessaire de déscendre en rappel le long des renforts de soutient de l'aqueduc. Vous pouvez voir les pitons et les morceaux de barièrres et barreaux qui ont été installés au fil du temps, en vous penchant un peu. Cepandant cette solution n'était pas sécuritaire, ni pour les hommes, ni pour les marchandises. On imagine facilement que décendre en portant une importante charge de materiel augmente le risque de basculer. C'est pour ca que nous avons concu cette machine ! s'éxclamat-il en la pointant du doigt.

Il attrapa alors le crochet que lui tendait l'un de ses employés et le passa dans l'anse prévue a cet effet. Il poursuivit son expliquation en désignant chaque partie du doigt :

Ca c'est la poulie qui permet le déroulement du cable d'acier. Ici c'est le verrin qui fait tourner la grue. La c'est un système de contrepoids ajustable pour compenser la portée de la charge.

Ovrant une trappe il dévoila le méchanisme interieur :

Et ca c'est notre invention, regardez comment les bielles de la grue viennent se fixer sur le rotor du moteur de la locomotive alors que celles-ci se détachent. L'énergie produite pas la combustion est alors transférée entièrement vers la grue sans avoir besoin d'un système extèrne et ...

Se retournant vers le medecin il eu un petit sourrire gené :

Je dois vous ennuyer avec les détails techniques,
posant la main sur un levier il poursuivit, en tout ca si vous voulez prendre place sur la plateforme, tout est pret pour la déscente !


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Dernière édition par Valerian D'Akkad le Jeu 26 Jan - 0:08, édité 1 fois
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Luka Toen
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Mer 25 Jan - 16:31
Irys : 400402
Profession : Historienne et naturaliste
Pérégrin 0
A nouveau, la jeune femme se pencha par-dessus la maigre balustrade et laissa errer son regard sur les contreforts de l’aqueduc. Elle eut un léger sifflement impressionné tandis que Valerian lui expliquait la méthode traditionnelle, imaginant peu des Hommes se surprendre à des mètres et des mètres de hauteur équipés comme des animaux de trait. L’escalade nécessitait une souplesse et une mobilité rigoureuses, ce qui relevait de l’impossible avec trop de matériels attachés au dos. Nul doute qu’il devait y avoir eu par le passé bon nombre d’accidents…

« Effectivement, ça me parait assez aléatoire comme ancienne méthode. »

Elle le suivit un peu plus loin, prenant garde à poser ses semelles sur des surfaces sûres tout en observant le manège des ouvriers au travail. Ses sourcils se froncèrent d’une légère courbe concentrée, tâchant d’assimiler la kyrielle de vocabulaires qu’il lui débitait soudain. Elle s’y connaissait à peine en mécanique, voilà un domaine que son grand-père n’avait pas vraiment anticipé ! La nature, l’histoire des villes et quelques matières scientifiques pourquoi pas : mais le fonctionnement intégral de la technologie daënars restait assez opaque aux non-initiés. Et ce, même s’ils étaient directement issus de cette nation. Il suffisait en général de savoir appuyer sur une clenche et bravo, vous saviez déjà comment maîtriser la pointe du savoir humain. Ceci expliquait peut-être pourquoi autant de gens se fichaient bien au quotidien de savoir ce qu’était un vérin ou encore un rotor…

« Oh non, rassurez-vous, intervint-elle tout en levant la paume de ses mains en un geste apaisant. Je vais simplement sans doute avoir besoin d’un peu plus de schémas pour comprendre l’entièreté du pourquoi du comment… »

Suite à quoi s’engagea-t-elle sur la plateforme d’un pied volontaire, souple et sûre sur ses appuis malgré les nombreuses rafales de vent qui balayaient l’endroit. Elle leva son pouce en l’air en direction de Valerian, n’ayant pas la volonté de s’égosiller si un geste unique pouvait traduire son état d’esprit :

« Allez-y, je suis prête. »

Il y eut de nombreuses secousses, un bruit de fer râpant péniblement contre un autre signe que le mécanisme se mettait en branle. Elle se frotta le bout du nez pour en chasser la fragrance d’huile de coude qui s’était invitée sur la plateforme, probablement soulevée par la machine toute neuve. D’ici, la vue était d’autant plus formidable que sur les rails. Cette impression de suspension dans le vide procurait juste assez d’adrénaline pour rendre plus palpitant son sentiment de sécurité face à la technologie. Elle observa le décor sous ses pieds se rapprocher à vitesse régulière, et les nombreux petits points qui s’y agitaient devinrent progressivement des Hommes à part entière. Tout le village semblait s’être donné rendez-vous, ce qui collait tout à fait avec la mission de Valerian dont les denrées étaient attendues avec impatience. Une vieille femme du coin dut même lui ménager de la place pour s’extraire de la plateforme, chassant d’un revers de main la grappe d’enfants qui s’étaient agglutinés contre le métal.

« Bonjour, les salua-t-elle à la cantonade, esquissant un mouvement de tête par-ci par-là à l’intention des adultes présents. »

Puis la plateforme redécolla, et Luka elle-même se mit de côté pour laisser les ouvriers faire leur travail sans gêne. Il fallait dire, cette descente était en soi une merveilleuse attraction locale… !



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Möchlog
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Sam 15 Juil - 22:56
Irys : 114978
Administrateur
Il y a des choses qui, bien qu’à leur air banal, demeurent des aventures extraordinaires. Bien qu’érudite sur bien des sujets, Luka venait de découvrir une facette de la vie des Daënars que beaucoup de gens qu’elle côtoyait au quotidien n’envisageaient même pas. Suspendue au-dessus du vide, elle allait donner à ces honnêtes paysans de quoi survivre jusqu’au prochain train de passage. Ces vies dépendaient de Valerian, ce qui rendait la situation à la fois magnifique et inquiétante à la fois. Si un imprévu frappait la voie de chemin de fer, qui sait combien de ces villages se retrouveraient totalement isolé, et dépérirait en quelques semaines à peine ?

Une fois cette charitable action menée à bien, Luka et son compagnon de voyage s’en retournèrent à bord du train ou quelques heures d’un périple des plus oubliables les attendaient. C’était peut-être le seul inconvénient de ces machines toutes crachotantes de vapeurs sombres, on n’y vivait aucune aventure. Amateurs d’histoires épiques, la fin de ce récit vous semblera amère, tant elle coupe court à tout espoir. Navré, mais aucun évènement notable n’interrompit les conversations, sûrement passionnantes par contre, du médecin et de Valerian. Les plaines de Daënastre, et les géants qui les arpentaient, défilaient sous leurs yeux à la manière d’un de ces films dans les salles obscures, la couleur en plus.

C’est donc la fin de cette histoire ! Mettez un petit pouce bleu Je vous souhaite à tous de vivre de palpitantes aventures, à-même de faire chauffer les plumes de tous les ménestrels du monde.


Une question, une requête, une tasse de café ? Envoyez-moi un MP ! Je suis à votre disposition.
Möchlog
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