Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !




 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Zolios
Page 1 sur 2
Aller à la page : 1, 2  Suivant


 [Terminé] Quelques pierres feront l'affaire ! [PV Leynar]

Oskar Medcalfer
avatar
Lun 26 Mar - 7:11
Irys : 304942
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Alors alors, reprenons calmement. Oskar Medcalfer, dit Pattes-de-Velours, voleur émérite, reconnu par tous ceux de sa génération comme un mec à la fois super finaud et doué, l’homme qui a quand même cambriolé l’hôtel particulier du gouverneur de la capitale de Daënastre, bah il a tout bonnement perdu presque l’intégralité du trésor avec lequel il s’était ramené ! Oui, vous pouvez rigoler ! Comment, me direz-vous ? Bah en cédant à deux de ses démons : le jeu et la générosité. Si si, même le deuxième c’est un démon. Pourquoi ? Parce que à trop vouloir en faire pour épater la galerie et se faire bien voir des gens d’ici, bah il s’est ruiné. En plus, il se croyait tellement en veine à cause de sa nouvelle réputation qu’il est tombé sur un maître du poker local. Et cette fois, il utilisait pas d’illusion, le lascar, et Oskar s’est fait plumer en beauté. Bon, qu’on se rassure, il a perdu seulement les deux tiers de tout le pactole, mais en deux jours ça fait beaucoup.

Bref, maintenant il fallait se refaire. Et quand on est Danseur, y’a pas trente-six solutions. On vol. Oui, il s’était promis, l’Oskar, de pas reprendre du service de sitôt, mais là c’était un cas d’urgence ! Il aimait bien mener grand train, quand même, alors autant faire en sorte que ça continue ! Nan ? Du coup, là il est à peu près une heure du matin, et notre cher chaton déambule dans les rues de la ville la plus noctambule du monde à la recherche d’une idée. Une idée ? Bah pour savoir qui voler, pardi ! Le souci, c’est que vu que tout le monde est en train de faire la bringue, les maisons sont pas spécialement facile d’accès, si vous voyez ce que je veux dire. Par contre, y’a peut-être un endroit où il risque pas d’y avoir trop de gêneurs, c’est cette espèce de camp de caravanes de marchands un peu à l’extérieur de la ville. Pourquoi c’est une bonne cible ? Mais bande de troufions ! Vous pensez bien que si tout le monde est dehors à se saouler la gueule, les commerçants ils pioncent pas gentiment ! Ils bossent ! Du coup, doit pas y avoir grand monde dans ce tas de roulotes.

Pour le coup, Pattes-de-Velours s’est vêtu aux couleurs locales ! Ouais, faut jamais se lancer dans une opération avec ses frusques de tous les jours, c’est le meilleur moyen d’être reconnu. Mais là, on dirait limite un pirate, le gonze ! Il s’est trouvé une espèce de bandeau noir pour mettre sur sa caboche, s’est couvert la tronche de charbon noir, et pour le reste c’est chemise noire, pantalon serré, des bottes et toujours son fidèle couteau au cas où ça dégénère. En fait, il s’était déguisé essentiellement pour pas être reconnaissable, pas pour être invisible. Pensez-vous donc ! Le camp doit déjà pas être super désert non plus, d’une, et en plus c’est pas nécessaire de pas se faire voir quand les seuls péquenauds qui peuvent le faire doivent avoir au moins autant d’alcool dans les veines que de globules rouges. Si jamais on le prend sur le fait, il aura qu’à courir vers la ville, se nettoyer avec un peu de flotte, faire tomber la chemise et il redeviendra un de ces fêtards anonymes qui déambulent jusqu’à l’aube dans les rues de Reoni.

Alors, une fois dans le camp de marchands, Oskar fit pas l’indécis bien longtemps. Quand il repéra une caravane pas trop petite, pas trop proche des autres et visiblement pas à côté d’éventuels gêneurs, il crocheta la porte. Un vieux truc en bois comme ça, on a vu de meilleures serrures. L’intérieur était, étonnement, vachement cossu. On est chez des marchands, je rappelle. Et quand les yeux du voleur se posèrent sur le bon gros trio de coffres en bois cerclés de fer, avec quelques sacs en prime, il flaira la bonne affaire. D’abord les sacs, des bijoux et des pierres ! Jackpot ! Mais à y regarder de plus près c’est un peu de la camelote… Maintenant les coffres. Ils étaient un poil plus chiants à crocheter, mais ça se faisait, tranquillement. Le proprio de tous ces cailloux devait certainement profiter de ses pépettes dans les tavernes et les bordels. Oskar savait qu’il serait tranquille un moment.

Le premier verrou saute, et v’là t’y pas que  c’est rempli de pierres ça aussi, mais pas du tout le même calibre ! Y’avait des grosses perles, des joyaux noirs, carmins, azurs ! Un sacré festival pour les yeux, pour sûr ! Le voleur en tournerait presque de l’œil ! Il attrapa le sac de toile qu’il avait pris pour l’occasion et… bah commença à se servir. Il prenait pas les gemmes les plus grosses, parce que faudrait pas être bien malin pour en retracer l’origine, mais celles qui étaient de taille moyenne, mais qui valait quand même sacrément cher… Au final, il récupéra pas grand-chose, à peu près le quart du coffre, mais pas le plus bon marché, ça c’est sûr. Une affaire rondement mener ! Pattes-de-Velours pouvait maintenant repartir avec son joli butin, et s’assurer quelques jours de plus au soleil avec tout le confort moderne !

PS:
 


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
Voir le profil de l'utilisateur

Leynar Gale
avatar
Mar 27 Mar - 20:36
Irys : 406236
Profession : Marchand itinérant/ Joaillier/ Arnaqueur
My'trän +2 ~ Khurmag
Qu'est-ce qu'on pouvait bien faire à Eoril après une dure journée de travail ? J'avais vendu pas mal de pierres aujourd'hui, et le camp de caravanes était idéalement situé, pas loin d'une taverne. On pouvait dire que j'étais chanceux. Alors voyons, j'ai un beau pactole amassé "honnêtement" et je n'avais pas spécialement envie de me tourner les pouces ce soir. C'était non seulement l'occasion de boire un coup, mais aussi de faire quelques parties de carte ! J'ai toujours été très chanceux aux cartes, à un tel point que des as apparaissaient subitement dans ma main. Habituellement je ne me plaignais pas puisque les gains étaient au rendez-vous, mais je dois admettre que la dernière fois que j'ai arnaqué des adeptes de Süns alcoolisé ça ne c'était pas très bien finit pour moi. Bon, c'est vrai que c'était mal d'utiliser les illusions pour ça, mais ça aurait été dommage que je perde la main, toute occasion de s'exercer est bonne à prendre !

Ah ça, on pouvait dire que les habitants d'Eoril savent faire la fête ! On pouvait dire que c'était une soirée très animée, l'alcool coulait à flot, les gens chantaient, dansaient, riaient, et j'avais arrêté de compter combien finissaient par rouler sous une table. C'était amusant à voir, et pour éviter de finir à mon tour sous une table je me modérais sur la boisson, c'était aussi pour rester lucide, et pour ne pas avoir un mal de crâne affreux le lendemain. Après tout je ne serais pas efficace pour vendre si j'avais mal aux cheveux, et puis il fallait bien que j'écoule mon stock de contrefaçons, et ce n'est pas en ayant la nausée que j'y arriverais.

Je sortais donc de la taverne pour rejoindre ma caravane, j'avais un peu bu mais j'avais encore les idées claires. Et j'étais assez lucide pour me rendre compte qu'on me dévalisait quand je n'étais pas loin de ma caravane. Je ne sais pas ce qui me mis sur la piste, la porte ouverte ou le bruit d'un sac qu'on remplissait de mes marchandises. il fallait encore que je décide de la marche à suivre, ce n'étais pas la première fois qu'on me volait, et ça ne serait certainement pas la dernière. Je pouvais peut-être le laisser filer et le suivre jusqu'à sa cachette et lui faire passer l'envie de voler ? Non, il était tard et je me faisais voler, je suis patient mais pas à ce point. Je pouvais peut-être lui bloquer la sortie, je pouvais entrer dans la caravane tranquillement avec mes pouvoirs ? Le problème c'est que le voleur était peut-être armé, et que j'avais laissé mon épée dans la caravane, mais c'était hors de question de laisser le voleur s'enfuir avec mes marchandises, surtout que si c'était pas un abruti il allait plutôt piquer ce qui se trouvait dans les coffres, donc ma meilleure source de revenus.

J'utilisais donc le don de Khugatsaa pour entrer dans ma caravane, me rendre invisible aux yeux du voleur, qu'il ne puisse pas se rendre compte que j'étais revenu. Je fis attention lorsque je pris mon épée, elle était juste à côté de l'ahuri qui vidait effectivement mes coffres, ça ne devait pas être un crétin fini. Je ne faisais pas particulièrement attention à l'allure excentrique du cambrioleur, je plaçais la pointe de mon épée au niveau de son dos et j'annulais l'invisibilité -sans oublier une courte prière à mon architecte- avant de m'adresser au voleur.

-Je comprends que mes marchandises soient assez attractives, mais généralement mes clients attendent la journée pour observer ce que je vends, et je vous préviens je ne fais pas de dons ou de crédits. Alors soyez gentil, lâchez votre sac avant que je ne perde patience. Je pense qu'aucun de nous deux ne veux mal finir cette soirée, et ce serait dommage que vous ne puissiez plus voler pendant un moment, le monde regorge d'irys qui n'attendent qu'à être volés. Et de préférence pas les miens.



A man can have anything... If he's willing to sacrifice everything.


Couleur: #336699
Voir le profil de l'utilisateur

Oskar Medcalfer
avatar
Lun 2 Avr - 11:23
Irys : 304942
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Y’avait, dans le karma, quelque chose de vraiment vicieux, quand même. Vous rendez-vous compte ? Oskar, honnête voleur de son état, un homme prévoyant et intègre qui s’évertuait à faire un travail consciencieux et à la mécanique bien huilée venait de se faire prendre, la main dans le sac en plus ! Non, il ne pouvait pas y croire. Il était resté fidèle à lui-même, durant ce vol ! Rien n’avait été laissé au hasard et il était entré dans cette caravane avec la discrétion d’un chat en train de chasser ! Comment ce stupide marchand avait-il pu le surprendre aussi facilement ?! Sacré nom d’un chien ! Il était dans une belle mouise maintenant !

Contraint et forcé par la pointe mordante d’une épée sur sa colonne vertébrale, le voleur lâcha docilement tout ce qu’il avait tenté de dérober au marchand. Levant les bras en l’air, il écouta attentivement le discours longuet de cet irritant personnage. Mais en sous-main, il réfléchissait déjà à un plan pour s’en sortir sans trop de casse. Peut-être même repartir avec un morceau de ce juteux butin. Il fallait la jouer fine, bien parler ! Là, c’était son baratin qui allait jouer, pas ses poings. La gueule toujours peinte en noir, on pouvait tout de même y voir une belle lueur de coquin, celle des plus grands filous. C’était le moment où jamais !

- Eh oh ! Ecoute-moi avant de faire quelque chose que tu pourrais regretter !

Il chuchotait, contrairement à son interlocuteur. Distillant le doute dans l’esprit de cette tronche de flanc au caramel.

- Tu veux vraiment me tuer, là, dans ta caravane ? Tu sais que ça rameuterait tous tes p’tits voisins, qui sont au moins aussi gripsous que moi ! Que crois-tu qu’il va se passer quand tu vas faire ton p’tit rapport à la milice ? Ils vont faire comme moi, et tout rafler ce que je viens de laisser tomber au sol, là !

Ah, sacré Oskar ! Il manquait pas une occasion d’entrainer les autres dans ses combines, de rejeter la menace sur un autre. Mais, fallait avouer que c’était pas con du tout comme discours ! Restait à savoir si l’autre marcherait comme il faut.

- On pourrait… On pourrait s’arranger, non ? Tu me laisses partir, et tu sauves ta marchandise ! En plus, tu voudrais pas que les gardes trouvent les p’tits secrets cachés dans ces sacs, non ? C’est de la camelote, ce que t’as là, et je m’y connais. Vendre des faux, ça va pas plaire à grand monde, et surtout pas à la concurrence avec qui tu crèches dans ce camp.

Il avait l’air drôlement plus assuré, l’oiseau, maintenant qu’il avait joué ses plus grosses cartes. Toujours les mains en l’air, comme un grand pénitent bien comme il faut, il continuait pourtant de baragouiner pour essayer d’amadouer son collègue escroc.

- Alors ? T’es partant l’ami ? Ou bien tu vas me planter maintenant, tâcher ton joli tapis, et risquer d’avoir toute cette foutue compagnie sur le cul ? Aller, sois intelligent un peu !



Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
Voir le profil de l'utilisateur

Leynar Gale
avatar
Lun 2 Avr - 21:21
Irys : 406236
Profession : Marchand itinérant/ Joaillier/ Arnaqueur
My'trän +2 ~ Khurmag
La face de suie n’avait pas tort, si je n’étais pas un modèle de droiture et d’honnêteté mes voisins marchand n’en étaient pas non plus, non seulement ils profiteraient de mon absence pour piquer ma marchandise, mais en plus ils se rendraient compte que je vendais des faux, même si je suis sûr qu’ils font pas mieux, ils se feraient sûrement un plaisir de me dénoncer, et si ça remontait aux oreilles de la milice, c’était pas bon pour moi. Et je dois dire que je n’avais pas vraiment envie d’être obligé de rembourser mes clients, ou pire, de me retrouver en prison. Autant dire qu’il valait mieux pour moi que tout ça ne s’ébruite pas.

Je regardais le voleur, pensif. Il me tenait ce salaud, en plus il avait cette lueur dans le regard, il savait que j’avais pas vraiment le choix. Je devais bien admettre que c’était finement joué, il s’invite chez moi, il me pique ma marchandise, et quand je le prends sur le fait il me sort de très bons arguments pour que je le laisse partir. L’arnaqueur qui se faisait arnaquer, si ça c’était pas ironique, j’aurais presque applaudit la prestation du voleur si j’étais pas conscient qu’il ne s’en irait sans doute pas les mains vides, son silence sur mes activités aurait sûrement un prix, le sac qu’il avait rempli de mes marchandises sans doute. Je pouvais comprendre, à sa place j'aurais fait pareil. J’arrêtais de menacer l’individu avec mon arme, et je lui fis signe de baisser ses mains, ce n’était plus vraiment le moment de menacer, c’était le moment de négocier, et en plus avec un type sans doute aussi honnête que moi.

Alors comment est-ce que j’allais pouvoir me sortir de cette situation sans perdre trop d’argent ? D’abord j’observais le sac du voleur et je regardais tout ce qu’il avait pris, il avait pris moins de gemmes que je n’aurais cru, mais je devais avouer qu’il avait de l’œil, il avait pris de belles pièces et ne s’était pas fait avoir par mes contrefaçons. Peut-être que je pourrais le laisser filer avec une petite partie de son butin ? Comme ça tout le monde est content, lui aura volé quelques pierres et moi j’aurais pas la milice sur le dos. Bon c’est sûr que dit comme ça je suis quand même perdant, mais on peut pas gagner à tout les coups, et puis j’arriverais bien à compenser les pertes c’était pas vraiment un problème. Où, je pouvais essayer de l'arnaquer.

-Bon tu n’as pas tort, je n’ai pas vraiment envie de tâcher le tapis, le sang c’est une horreur à nettoyer…

Toujours démarrer par une touche d’humour, à défaut montrer mon visage et mon magnifique sourire je pouvais toujours essayer de le mettre en confiance, la base d’une bonne négociation.

-Très bien, on va s’arranger, je n’ai pas particulièrement de me retrouver avec les marchands et la milice sur le dos, et toi tu n’as pas envie de te retrouver en train de patauger dans ton sang, alors on va éviter que tout ça arrive, entre hommes d’affaire on peut faire un marché. Je te donne quelques gemmes, et on va dire que tu ne t’es jamais introduit ici, mais que tu passais rendre visite à un ami qui n’était malheureusement pas chez lui, et que tu as pris dans son coffre une somme que cet ami te devais, et en échange tu ne diras jamais à qui que ce soit ce que sont les petites merveilles que je garde dans mes sacs, jusqu'aujourd'hui personne ne s'est jamais rendu compte de mes petites combines, et j'aimerais que ça reste secret.

Bon on ne va pas se mentir, je ne comptais pas lui donner que des vraies gemmes, même si j'étais clairement en position de faiblesse, après tout je pouvais toujours lui faire croire que des contrefaçons sont authentiques, le don de Khugatsaa m'y aidera. Je prenais un faux diamant de bonne taille dans un de mes sacs, une fausse pierre à l'éclat un peu terne quand on y regarde de plus près, mais quand on est persuadé que c'est une gemme très belle c'est une autre histoire, et c'est ce qu'allait croire mon "ami" voleur. Je lui montrai la gemme qui grâce à l'illusion était d'une beauté éclatante à ses yeux.

-Alors, c'est beau n'est-ce pas ? Et ça a de la valeur, je peux t'en donner quelques unes comme ça, prends ça comme un cadeau d'un modeste escroc, je m'en voudrai qu'un professionnel parte les mains vide après s'être donné tout ce mal.

Bon je dois avouer que c'était assez grossier comme tour, mais bon je n'avais pas vraiment le temps d'en improviser un plus travaillé. Tout ce que je pouvais espérer c'était que le voleur n'avait pas trop fouillé dans les sacs, sans quoi il se rendrait compte de la combine, et ça ne m'arrangerait pas.



A man can have anything... If he's willing to sacrifice everything.


Couleur: #336699
Voir le profil de l'utilisateur

Oskar Medcalfer
avatar
Mer 18 Avr - 1:48
Irys : 304942
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Même si la pointe de l’épée lui titillait toujours la colonne, Oskar sentait que le marchand était en train de réfléchir comme il faut. Parfait ! Il en glousserait presque, si ça risquait pas de ruiner complètement son p’tit plan. Mais c’était bien parti en tout cas, c’était certain ! Bon, après, il était pas finaud, mais pas couillon le bestiau. C’était un arnaqueur de première, le gonze, et fallait pas boire ses paroles comme du vin de Blumar ! Dès que Leynar commença à discuter… Pattes de Velours il sentait ce qui se passait. Il remuait de la moustache, même la gueule peinturlurée ! Déjà, un gars qui parle pendant trois ans, c’est louche. Il le savait bien, c’était sa stratégie trente secondes avant ! Du coup, il écouta quand même. La politesse, c’est important.

- Alors comme ça tu m’laisserais repartir avec ta marchandise ? T’es bon prince, l’ami…

Ouais, il avait l’air intéressé, mais c’était ça le plan mon gars. Faut avoir l’air de marcher dans la merde du chien avant de lui mettre le nez dedans. Bon, ok, j’suis un peu sec sur les comparaisons ce soir, mais tu vas pas me casser les glaouis, si ? Bon. Oskar faisait semblant d’écouter attentivement, mais il continuait de réfléchir à comment sortir de ce trou avec les plus beaux bijoux. Enfin ça, c’était avant que l’arnaqueur lui en colle un juste sous le nez. Un diamant énorme ! Magnifique ! Eclatant comme pas deux ! Justement, comme pas deux. Une pierre aussi grosse… pfeuh, personne en avait dans ces caravanes paumées. On apprend pas à un singe à faire la grimace ! (Tu préfères comme ça ? C’est bon ?) Oskar avait réussi à voler qu’un seul diamant de cette taille dans toute sa carrière ! Et d’ailleurs, truc drôle, c’était qu’il faisait partie de son butin sorti de chez la primo-gouverneuse, là. Roh, il savait bien que c’était pas le genre de caillou qu’on trouve à tous les coins de rues ! Pis c’était pas la première fois que les gens du coin essayaient de l’avoir avec leur magie bizarre. Franchement, il était pas bien malin, le coquin. Oskar le tenait, et il comptait bien repartir avec tout ce joli sac.

- Haha, justement mon p’tit, justement. Je suis un professionnel.

Il attrapa la camelote que le marchand lui tendait, et commença à étaler tout son savoir. Vraiment un p’tit con celui-là des fois.

- Ce que t’as là, c’est un diamant de 200 carats, au bas mot. Un truc comme ça, tu dois en avoir quelque chose comme… dix, dans le monde ? Me fait pas croire qu’un p’tit arnaqueur qui vit dans une caravane en a un caché dans un gros sac à patates ! Muhahaha !


Et en continuant de rire, il se retourna pour voir le visage de sa nouvelle tête à claque. Ah non, c’était pas une tête à claque en fait, c’était plutôt une tête trop cuite.

- Bordel, qu’est-ce que c’est que ce truc… ?

Alors, il aurait pu faire dans le surjeu et lâcher la pierre tout en hurlant de terreur. Mais déjà, il était une heure du mat, et c’est pas parce que tu travailles la nuit que t’es forcément frais à c’t’heure. De deux, il avait pas oublié que plein de gros curieux pas contents viendraient voir s’ils entendaient un hurlement. Et de trois… bah il le raconte, tiens.

- Tu me rappelles un ami à moi… on l’appelait Gouda. Parce que il avait tout le visage et les deux bras brûlés comme ça, et ça faisait comme du fromage fondu, comme dans une raclette, tu sais.


Il affichait même pas un sourire, derrière tout son maquillage. Une de ses mains éloigna un peu plus la lame de l’épée, doucement, d’un potentiel endroit où elle pourrait être un problème, et il attrapa le sac qu’il avait posé au sol un peu avant.

- Bon, on va dire que je te prends ça, hein ? J’fais plus confiance à mon œil qu’au tiens, l’ami, mais te vexe pas.


Il reposa le vrai faux diamant dans sa main et lui lança un dernier regard amusé avant de prendre le chemin de la sortie.

- En tout cas, ravi de t’avoir connu ! Si on se croise en ville, j’te payerai un coup ! Aller, à plus Gouda !


Il fit un petit signe de la main tout en le dépassant, prêt à prendre le large.


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
Voir le profil de l'utilisateur

Leynar Gale
avatar
Mar 24 Avr - 10:59
Irys : 406236
Profession : Marchand itinérant/ Joaillier/ Arnaqueur
My'trän +2 ~ Khurmag
Leynar écouta attentivement, à la fois intrigué et exaspéré par le voleur, et ne cilla même pas quand il l'appela "Gouda", le genre de chose qui l'aurait fait pousser un soupir de dépit en temps normal. Mais était-ce vraiment une situation normale ? Habituellement Leynar aurait réussi à s'arranger avec le voleur pour qu'il s'en aille avec de fausses pierres, chose qui l'aurait bien arrangé, mais là non seulement les illusions n'avaient pas eût d'effets sur l'intrus, mais en plus il avait réussi à faire passer l'adepte de Khugatsaa pour un imbécile. L'arnaqueur était tombé sur plus fort que lui cette fois mais il n'avait pas dit son dernier mot, il avait plus d'un tour dans son sac pour récupérer ses biens. Le voleur ne s'était pas laissé berner par une illusion ? Ce n'est pas grave, Leynar avait déjà une idée pour le délester de son butin mal acquis, le voleur aurait besoin de dormir non ? Alors le marchand n'aurait qu'à le suivre sans se faire remarquer. Prendre en filature un voleur est difficile ? L'invisibilité réglerait ce problème, le tout sera de ne pas s'épuiser à maintenir l'illusion, ce serait gênant pour tout le monde si d'un coup l'arnaqueur apparaissait derrière Oskar, ça voudrait soit dire qu'il serait distrait par quelque chose ou qu'il se serait épuiser à maintenir sa concentration. Et inutile de dire que la deuxième possibilité serait mauvaise pour lui.

Leynar laissa donc Oskar partir tranquillement sans doute tout fier d'avoir réussi son coup. Le marchand vérifia rapidement l'intégrité de la serrure de sa caravane. Ça allait, le voleur l'avait seulement crocheté pour entrer mais ça n'empêcherait pas Leynar d'investir assez rapidement dans une meilleur serrure, et sûrement une meilleure porte. Il referma à clé la porte rapidement, soucieux de ne pas laisser trop d'avance au voleur et le laisser filer sans pouvoir le retrouver. Il prit garde de ne pas attirer l'attention d'Oskar alors qu'il s'approchait, il faut dire que les rues d'Eoril étaient très animées, et passer inaperçu aurait presque été un jeu d'enfant, mais il valait mieux être prudent, ça ne coûtait rien de mettre toutes les chances de son côté. Alors Leynar se concentra du mieux qu'il pût tout en suivant le lascar qui l'avait dépouillé et qui ne ferait pas attention à sa présence alors qu'il n'était qu'à quelques pas du voleur, les personnes environnantes ne feraient pas non plus attention à lui d'ailleurs. Mais le marchand devait rester à proximité d'Oskar, sans quoi il ne serait plus sous effet de l'illusions.

L'adepte de Khugatsaa maintenait alors son attention sur la filature tout en se concentrant, une tâche complexe mais qui se terminerait bien pour lui avec un peu de chance. Et puis avec un peu de chance Oskar irait peut-être dans une ruelle vide d'Eoril où Leynar pourrait l'assommer tranquillement et récupérer son butin. Tout ce qu'il pouvait faire c'était espérer pendant qu'il suivait le voleur.



A man can have anything... If he's willing to sacrifice everything.


Couleur: #336699
Voir le profil de l'utilisateur

Oskar Medcalfer
avatar
Jeu 26 Avr - 14:43
Irys : 304942
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
C’était peut-être un poil préoccupant que le marchand laisse partir l’Oskar… comme ça, sans dire un mot. Même pas une réponse à son salut de la main ! Je sais pas, un petit doigt levé c’est la base pourtant ! Franchement, à la place de notre voleur, on s’inquiéterait tous, pas vrai ? Mais parbleu, vous avez déjà vu Oskar s’inquiéter, vous ? Le gars est capable d’aller sereinement cambrioler une des maisons les mieux protégées de Daënastre et vous doutez encore de sa connerie ? Même s’il s’était fait complètement abusé par Leynar et son invisibilité à l’allée, bah là rebelote ! Tout fier de son p’tit trésor, il s’était un peu essuyé la tronche avant de retourner en ville, essayant quand même d’éviter les endroits avec trop de gens.

Au final, il allait où le lascar ? Bah chez les Danseurs, tiens ! Y’en avait dans chaque grande ville, partout dans le monde ! Z’allez pas me dire que par ici c’était une exception ? Vu la tronche des soirées, ce serait un crime de pas être installé là ! Bon après, il savait pas trop où c’était non plus. Avant d’embarquer pour ce magnifique continent, il avait demandé à ses supérieurs quelques p’tits indices pour trouver les copains une fois sur place. Ils avaient répondu que, dans c’te ville, c’était dans le quartier résidentiel qu’il fallait fouiner ! Evidemment. Merci du coup de main. Bon, l’avantage c’était que y’avait pas trop d’animation dans cette partie de la ville. Après, l’autre indice c’était… un jardin… Nan, franchement ils abusaient à force de se cacher.

Pourtant, Pattes de Velours, c’était un boss, un cador, le meilleur. Des passages secrets, il vous trouve ça en dix minutes à tout casser ! Ah, mais, je rigole pas. Il hésita pas bien longtemps avant de trouver le jardin en question. Un petit parc, avec des arbres et tout. C’était une petite promenade qui faisait un carré entre des rangées de maisons. Vraiment sympa, mais pas super entretenu… Tout peinturluré en noir, il était presque invisible là-dedans l’Oskar ! Il se balada un petit peu, suivant le chemin, pis d’un coup, il s’arrêta. Ah ! Je vous dit pas comment le Gouda il devait être en sueur derrière lui ! Sauf qu’en vrai, il avait rien entendu, vu qu’il passait son temps à fredonner comme un vieux conducteur d’aéronef. Il se tourna vers l’une des haies super hautes qui servait de clôtures au parc.

- Dernier indice… Entre deux bancs.

Et là, bah il a posé son sac, s’est foutu à genoux, a passé la main dans le buisson là, au pif, et bim, une porte secrète. Quand je vous disais qu’il était super malin celui-là ! Assez malin pour avoir cherché l’entrée de la base AVANT d’aller faire son vol, bande de merdeux. Maintenant que la porte était ouverte, y’avait plus qu’à descendre une petite échelle, et t’arrivais dans la cave de la maison voisine. Bon, là c’était que le début, y’avait tout un réseau de couloirs, de salles, classique quoi. Mais ça c’était l’entrée, et l’entrée, elle était gardée. Alors bon, quand les gonzes virent arriver Oskar, qu’ils connaissent déjà depuis la veille, pas de problème. Par contre quand Gouda arriva derrière, ils étaient déjà moins chauds…

- Eh ! Mais c’est qui lui ?!


Un petit peu surpris, on va pas se le cacher, Oskar se retourna et vit que bin, effectivement, il avait été suivit. Bon, il faisait des yeux un peu ronds comme des assiettes, mais les deux gros bras le voyaient pas. C’était déjà ça.

- T’as été suivis ?! Mais c’est pas vrai ! Vous êtes vraiment des bleus là-bas…

- Attends ! Il est avec moi, arrête de t’énerver !

Tout sourire, l’Oskar approcha de Gouda et l’attrapa par les épaules vigoureusement en riant. Il avait eu le temps de glisser juste avant un petit message, quand même.

- Joue l’jeu ou j’t’égorge.

Comme un vieux copain, il passa son bras derrière l’épaule du pauvre Gouda et regarda les deux gardes avec la confiance dans les yeux. Fallait espérer que ses talents d’acteur allaient sauver le coup…

- Je l’ai repéré aujourd’hui, il peut faire une super recrue !

Bon aller, c’est à toi de parler, Gouda… Steuplait, ruine pas tout…


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
Voir le profil de l'utilisateur

Leynar Gale
avatar
Mer 2 Mai - 23:03
Irys : 406236
Profession : Marchand itinérant/ Joaillier/ Arnaqueur
My'trän +2 ~ Khurmag
Le voleur le menait tout droit vers le quartier résidentiel, et Leynar en était le premier étonné, il aurait plutôt cru que le lascar se serait déjà un peu amusé avec son butin dans le quartier commercial, mais qui était-il pour juger ? Il n'allait pas se plaindre qu'Oskar lui facilite la vie en raccourcissant le trajet, vous n'imaginez pas à quel point c'est fatiguant les filatures, surtout pour ne pas se faire voir. Alors le voleur se dirigeait vers... un parc ? C'était une plaisanterie, il ne pouvait en être autrement. Ou alors le marchand était repéré et le voleur se jouait de lui ? Non, impossible, il avait bien fait attention à ne pas pouvoir être vu des yeux d'Oskar. L'arnaqueur commença à être nerveux lorsqu'il vit l'objet de sa filature s'arrêter brusquement, il avait l'air de chercher quelque chose dans l'obscurité, mais quoi ? Cela Leynar ne pouvait pas le savoir, il ne pouvait que rester spectateur alors que le voleur parlait d'indices en fredonnant un petit air.

C'est à ce moment précis que le marchand observa Oskar s'engouffrer dans un passage secret, piquant à vif la curiosité de l'arnaqueur. Il emprunta le passage secret à son tour, faisant attention à faire le moins de bruit possible alors qu'il continuait sa filature, même s'il fallait bien dire qu'il était nettement moins sûr de lui au fur et à mesure que lui et Oskar s'enfonçaient dans les obscurs passages qui menaient le voleur jusque chez les Danseurs. Leynar retira l'illusion, l'obscurité ambiante était bien suffisante pour le cacher aux yeux du voleur, et il ne voyait pas l'intérêt de se fatiguer pour rien. L'intérêt aurait été de berner les gardes qui... gardaient l'endroit, c'est leur travail quoi, et si Oskar n'avait pas repéré le marchand dans le dédale , les gardes dont les yeux étaient habitué à l'obscurité le repérèrent aisément. C'était assez clair que Leynar n'aurait pas du se retrouver à cet endroit, et bientôt il regarda celui qui était parti avec sa marchandise faire comme si ils étaient de vieux amis avant de mieux le menacer. Ce n'était pas vraiment différent de toutes les relations commerciales que le marchand avait eu, et ce ne serait certainement pas la première fois ni la dernière fois qu'il aurait à mentir pour sauver sa peau. C'est certain Leynar n'avait pas été très rassuré au début, et que son compère voleur joue la comédie à ce point ne le rassurait pas davantage, mais après avoir passé des années à feindre l'ignorance et l'honnêteté le marchand ne devrait pas avoir trop de mal pour faire gober un petit mensonge aux gardes. Enfin plutôt il l'espérait. Alors se prit au jeu, prenant même un air confiant pour mieux embobiner les gens.

-Oui, on a eu de petits différents avec ce lascar, c'est un drôle d'oiseau vous savez il sait pas tenir en place, c'est pas facile de le suivre quand il a une idée derrière la tête mais il est plutôt convainquant, il pourrait persuader un radin de lui donner tout son or. Alors quand il m'a proposé de venir ici, je n'ai pas pu résister.

Le marchand baissa ensuite le ton afin de se faire uniquement entendre d'Oskar qui souriait et faisait l'air de rien. C'est sûr, il avait dû être surpris quand il s'était aperçu que Leynar le suivait depuis un moment, c'est qu'il n'avait pas pensé à ça le voleur.

-Toi et moi il va falloir qu'on s'explique mon salaud, t'es pas facile à suivre.



A man can have anything... If he's willing to sacrifice everything.


Couleur: #336699
Voir le profil de l'utilisateur

Oskar Medcalfer
avatar
Ven 4 Mai - 0:34
Irys : 304942
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Hey ! Mais c’est qu’elle avait une étoffe d’acteur, la face de lasagne ! Pour peu, Oskar aurait cru qu’il essayait de le concurrencer sur le baratin, quitte à en faire un poil trop ! Mais bon, les deux oiseaux avaient l’air plutôt convaincus par son discours. En plus, Pattes-de-Velours avait de quoi les achever avec une dernière petite pointe, du fil de sa dague. Son butin dans la main, il tapota l’épaule du lascar pour lui faire signe de le suivre, et tandis qu’ils partaient pour s’engouffrer dans les tunnels du repère, il lâcha, comme si c’était évident.

- Pis en plus, vous allez pas refuser un gars capable de disparaître. J’ai pas raison ?

Il attendit même pas que les deux gardes répondent pour accélérer le pas. Difficile à suivre ? Oh, t’avais pas tout vu, Gouda ! L’Oskar il pouvait être pire qu’un corbeau en pleine nuit, pire qu’un matou sous le lit, pire que les pierres précieuses d’un marchand endormi ! Ah ça, tu en veux de la course, il va t’en offrir ! Les dédales étaient pas éclairés, ou peu, mais Oskar avait déjà retenu le principal chemin. Gouda, lui, il le connaissait pas, et Pattes-de-Velours s’amusa avec lui en accélérant sur certaines portions pour essayer de le perdre. Mais il tenait bon, le nigaud, puis le bruit de tous ses joyaux en train de cliqueter dans le sac du voleur devait aider. Mais le but, c’était pas de le semer. Ça, il aurait dû s’en occuper avant. Non, le but c’était de voir s’il était vraiment aussi bon à la filature. Au final, Oskar l’attendait dans une toute petite pièce, éclairée par une torche. Ils étaient passés devant plein de collègues, un peu interloqués, mais enfin, Gouda touchait au but !

Là, assit sur ce qui avait la gueule d’un puit, son cambrioleur l’attendait. Il avait un bon gros sourire sur le visage, et le sac posé à côté de lui. Il avait eu quelques instants pour enlever ce foutu bandeau qui lui serrait le crâne. Maintenant, il avait plus la gueule d’un pirate monochrome… Juste d’un pauvre type qui s’était cassé la gueule dans un wagon de charbon. Mais là n’est pas la question ! Pourquoi il souriait autant, le gugusse ? Franchement, vous le connaissez pas depuis le temps ? Il avait un plan. Gouda lui avait suffisamment casser les oignons pour qu’il s’amuse à le mettre un peu au défi. Un type aussi doué pour choper de l’argent, et essayer de le garder, ça courait pas les rues. Alors plutôt qu’un bobard afin d’embobiner les gardes, pourquoi pas sérieusement réfléchir à… cette histoire de recrue ?

- Tu veux tes bijoux, Gouda, hein ? T’as envie de les retrouver ! Je te comprends… être aussi démuni, c’est vraiment pas une situation dans laquelle on veut rester.

Puis, tout doucement, comme le matou mal fagoté qu’il était, il redescendit, les deux pieds au sol, avec la souplesse et la légèreté d’un roseau. Et il attrapa le gros sac par en dessous.

- Sauf que, désolé l’ami, mais maintenant ce butin il est plus à toi… Ni à moi d’ailleurs.

Et après, il leva le sac au-dessus du puit, laissant tomber tout ce qu’il y avait dedans à travers ce qui avait la tête, et le son, d’une grille de métal. En vérité, c’était pas un puit perdu au milieu des couloirs, bande de nigauds, c’était une sorte de tirelire géante. On pouvait y balancer les pièces, les pierres, et tout ce qu’on ramenait d’assez petit pour passer au travers des barreaux et il atterrissait dans une grande pièce blindée comme un coffre-fort. Impossible d’y entrer quand on était pas le gestionnaire. D’habitude, fallait faire enregistrer son butin avant de passer cette étape, pour pouvoir en tirer un pourcentage une fois compté. Mais, Oskar acceptait de batailler un peu plus avec le trésorier du repère, mais il fallait qu’il voit la tronche de Gouda à ce moment précis.

- Maintenant, t’as plus le choix, Gouda !

Il lui lança le sac à ses pieds, comme on balance à un gosse ses premières responsabilités.

- Si tu veux récupérer ta mise, va falloir bosser ici ! Tu vas nous rejoindre, tu vas passer ton épreuve, je vais te voir douiller. Après, tu pourras arnaquer ton prochain et récupérer ton argent. Alors, vendu ?


C’était dans ces moment-là que l’Oskar avait l’air mauvais. C’était là que Pattes-de-Velours se réveillait, et comme un chat de gouttière infecté par la rage, il était capable d’être la plus infâme bestiole juste pour emmerder son monde. Pauvre Gouda, franchement, lui qui voulait juste garder son pognon…


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
Voir le profil de l'utilisateur

Leynar Gale
avatar
Ven 4 Mai - 12:16
Irys : 406236
Profession : Marchand itinérant/ Joaillier/ Arnaqueur
My'trän +2 ~ Khurmag
Leynar avait réussi à embobiner les gardes, c'était parfait, au moins il savait que son jeu d'acteur n'était pas trop rouillé, c'est toujours agréable de savoir qu'on peut compter sur certains talents au moins. Mais bon à peine embobiné qu'Oskar lui faisait déjà signe de le suivre à travers les tunnels. Ce n'était pas très bien éclairé, et Leynar aurait juré que le voleur accélérait le pas juste pour l'énerver. Bon ça fonctionnait pas très bien, parce que l'air de rien le marchand avait fait une sacrée trotte pour récupérer ses marchandises, alors s'arrêter maintenant était hors de question. Alors même si Oskar parvenait parfois à presque semer Leynar, celui-ci accéléra le pas au fur et à mesure qu'ils s'enfonçaient dans les tunnels. Quelques voleurs regardaient le petit manège auquel se prêtaient les deux lascars, ils devaient vraiment se demander ce à quoi jouaient ces deux nigauds quand même, entre l'un qui essayait de suivre le rythme, et l'autre qui avait l'air de s'amuser comme un petit fou tout en secouant un peu le sac qu'il tenait pour faire cliqueter les joyaux entre eux, c'était un spectacle assez comique.

Malgré tout Leynar se posait des questions, parce que bon c'était bien beau de suivre Oskar pour récupérer ce qui lui appartenait, en le prenant en filature il avait quand même atterrit dans un sacré endroit, le genre d'endroit dans lequel on entre pas comme on veut, il fallait seulement voir la tête du lascar quand il avait vu que le marchand l'avait suivi pour s'en rendre compte. Alors maintenant en plus de vouloir son magot, l'arnaqueur voulait aussi savoir où il se trouvait, et il comptait bien obtenir des réponses d'Oskar. Alors quand il le retrouva au niveau d'un genre de puits il l'écouta d'abord parler. D'abord ce salaud s'amusait à retourner le couteau dans la plaie, ça devait bien l'amuser d'avoir volé Leynar, il fallait voir le grand sourire qu'il avait sur son visage. Ensuite le voleur balança tranquillement tout le contenu de son sac dans le puits, et on pu entendre cliqueter les joyaux en tombant, et l'arnaqueur jeta un coup d'œil intrigué au puits avant de regarder Oskar. Ce dernier lui avait parlé de bosser et de passer une épreuve tout en le regardant morfler. Bon c'est sûr que maintenant que Leynar était ici il avait une marge de manœuvre assez réduite, il allait sûrement devoir la passer cette épreuve, mais d'abord il avait des questions à poser au lascar qui avait l'air d'avoir embrassé une cargaison de charbon.

-Tu me parle de bosser ici, mais d'abord on est où ? Parce qu'on est d'accord, je t'ai suivi depuis ma caravane en t'écoutant fredonner un air atroce tout le long du trajet, mais je sais pas ce que c'est que cet endroit, alors quitte à passer une épreuve je voudrais savoir dans quoi je m'embarque. C'est un peu tard pour se le demander, mais bon mieux vaut tard que jamais.

Cela c'était certain, Leynar avait toujours eût l'habitude de savoir dans quoi il s'embarquait avant de faire quelque chose, pour une fois qu'il ne savait pas vraiment ça lui faisait bizarre. Ce qui est sûr c'est que ça pimentait un peu sa vie, dans le fond ça ne lui déplaisait pas vraiment, même s'il ne l'avouerait jamais ça cassait son quotidien un peu monotone, et puis à quoi bon vivre une vie ennuyeuse ? Il n'allait vraiment pas s'ennuyait à cet instant précis, il aurait pu jurer qu'Oskar ferait ce qu'il pourrait pour le voir un peu morfler en plus.



A man can have anything... If he's willing to sacrifice everything.


Couleur: #336699
Voir le profil de l'utilisateur

Oskar Medcalfer
avatar
Sam 5 Mai - 16:31
Irys : 304942
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Eh bah, on peut dire que la réaction de Gouda avait le mérite de décevoir ! Pas un haussement de sourcil, pas une langue qui sort devant un tel gâchis. Rien. Décidément, il avait vraiment tout pour casser les roubignoles ! Même quand on essaye de l’emmerder, rien n’y fait, il réagit jamais comme on veut ! Il avait l’air curieux, vraiment très curieux de savoir où il était. Quoi ? Ça le dérange pas de bosser ici ? Mais il sait même pas où il est le lascar ! Nan franchement, Pattes-de-Velours, là il était sur le cul, mais il le montrait pas, enfin pas trop. Il avait perdu son sourire, ça c’est sûr, mais il retrouva bien vite quand arriva le moment de faire un topo à la pizza au chorizo sur pattes.

- Bon ! Tu veux savoir où t’es ? Bienvenue chez les Danseurs du Crépuscule !

Comme d’habitude, il avait le théâtre dans la peau, le bonhomme, et il tendait les bras comme une espèce de héros tragicomique sur une scène. Un spectacle un peu ridicule, mais quand Leynar va apprendre où il se trouve, oh crois-moi qu’il aura pas envie de rire.

- Tu sais… Moi j’suis un honnête voleur, et y’en a plein des gens comme moi, partout dans le monde. Bah les Danseurs, c’est nous. On est ceux qui font du vol leur métier, comme toi t’es marchand ou… ton père artiste incompris, sûrement, vu ta tronche.

On change pas une équipe qui gagne, mais vu les réactions de Leynar, il commençait à récupérer le franc-parler du voleur pour s’en servir aussi. L’Oskar il savait pas trop s’il devait être flatté ou encore un peu plus saoulé par cet escroc de service. Mais il continua d’expliquer, tranquillement.

- Des Danseurs, t’en as dans toutes les grandes villes. Moi j’suis arrivé ici y’a deux jours. Avant j’étais pas sur le même continent, donc compte par sur moi pour t’expliquer comment ça marche ici précisément. Par contre, tant que je suis dans le coin, je peux t’aider à entrer dans l’organisation. Et, comme j’te dis, tu vas sûrement en baver. M’enfin bon, t’as pas spécialement le choix t’façon. Si t’es amené ici, tu sors plus, sauf si tu réussis pas ton épreuve… Mais dans ce cas-là tu vas repartir à poil, Gouda.

Toujours ce même sourire mauvais, mais bizarrement… il était aussi attirant. V’savez, c’est ce genre de rictus de magouilleur, le gars qui va vous proposer les pires plans, mais ça fait envie quand même, parce qu’il a jamais tort ce couillon. Bah là, c’est pareil ! Enfin, on espère pour l’Oskar, sinon sa réputation en prendra un p’tit coup. La gueule toujours charbonnée, il approcha de son « ami » Gouda et lui tandis la main, toujours son sourire sur le visage.

- Alors, Gouda, t’es partant ? Ou bien tu vas rester un petit escroc toute ta vie ? A toi de voir. Moi j’te propose un boulot honnête, et qui paye bien.


Hahaha ! C’est là que l’histoire devient intéressante, les enfants ! Oskar en avait eu quelques-uns, des apprentis, mais jamais un aussi… atypique. M’enfin, fallait s’y habituer, sur ce continent de dégénérés.


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
Voir le profil de l'utilisateur

Leynar Gale
avatar
Sam 5 Mai - 18:32
Irys : 406236
Profession : Marchand itinérant/ Joaillier/ Arnaqueur
My'trän +2 ~ Khurmag
Sur le moment la plus grande fierté de Leynar aura été de faire perdre son sourire à Oskar, il n'y a pas de petits plaisir dans la vie après tout, et même si en fait ça ne changeait rien quand à la situation ça n'empêchait pas le marchand de ressentir une certaine fierté. Au moins le voleur avait répondu à sa question. Les Danseurs du Crépuscule hein ? Leynar avait déjà entendu des noms plus pourris. Mais bon il n'était pas vraiment là pour critiquer le nom de l'organisation, ni pour relever le commentaire désobligeant d'Oskar sur son père, qui lui avait été un honnête homme, paix à son âme. Mais passons, on proposait un boulot à Leynar et il n'avait pas vraiment les moyens de refuser, et l'idée de finir dépouillé ou mort ne l'enchantait pas spécialement, alors il ferait avec. En attendant le lascar avait rapidement reprit son sourire, on pouvait dire ce qu'on voulait il savait rebondir, logique cela dit, dans un boulot comme celui-là on a tout intérêt à savoir saisir n'importe quelle opportunité. Toujours est-il que le voleur lui tendait la main, c'est sûr que sa proposition était intéressante, ça lui ferait rejoindre cette organisation, ces Danseurs du crépuscule, il y aurait sûrement quelques avantages à rester parmi eux. Peut-être que le fait que sa caravane ne soit plus visitée par des gens avec la tronche maquillée avec du charbon en faisait parti. L'arnaqueur n'hésita pas longtemps avant de serrer la main du voleur. Même si c'était franchement ironique qu'il serre la main qui l'avait volé auparavant.

-D'accord, d'accord, j'en suis tu peux arrêter d'argumenter, je n'ai pas envie de finir dépouiller ou six pieds sous terre. Maintenant dis moi mon "ami" à la tête charbonné, qu'est-ce que c'est que cette épreuve histoire qu'on soit débarrassé de cette histoire ?

Ce n'était pas vraiment de la motivation, c'était plutôt pour quitter au plus vite la compagnie du voleur et le sobriquet stupide qu'il lui donnait depuis qu'il l'avait volé, Leynar avait déjà connu des noms plus élogieux on va dire, mais ce surnom là personne ne lui avait encore jamais sortis. Et c'était encore plus désagréable qu'Oskar semblait le sortir dès qu'il le pouvait rien que pour l'énerver. Il ferait avec le temps qu'il faudrait, ensuite le lascar et lui se sépareraient et il n'entendrait plus cette satanée moquerie qui commençait à lui casser les oreilles. Enfin encore fallait-il qu'il rejoigne ces Danseurs du Crépuscule, et à son avis Oskar ne lui faciliterait pas la tâche.



A man can have anything... If he's willing to sacrifice everything.


Couleur: #336699
Voir le profil de l'utilisateur

Oskar Medcalfer
avatar
Dim 6 Mai - 9:16
Irys : 304942
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
- Bon ! Alors c'est parti mon p’tit Gouda ! Viens par là, je t’expliquerai la suite en route.

Et il gratifia le nouveau niveau d'une tape sur l'épaule avant de retourner dans cet énorme dédale. C'était la même chose dans chaque repère ! Mon royaume pour une base sur trois étages de maison et basta… mais nan ! Fallait forcément se perdre dans une espèce d'égout. Comment ils voulaient recruter efficacement avec une image aussi pourrie ? Bref, pendant que l’Oskar faisait semblant de savoir où il allait, fallait briefer Gouda sur la suite de la nuit.

- Alors, d’abord je te rappelle que je suis aussi nouveau que toi dans le coin, donc me demande pas trop non plus. Par contre, un recrutement ça fonctionne partout pareil… je crois. On va aller voir l’Üneg, le cador du coin, et on va lui demander s'il peut te faire passer l’épreuve. Enfin, l'épreuve, une série d’épreuves… enfin on verra. Si ça se trouve ici c’est juste que tu vas devoir faire un bête cambriolage. Moi j'ai dû m'amuser à faire l’oslo pendant des heures. Je te souhaite de vivre ça une fois dans ta vie.

Ouais, il meublait comme il pouvait. Ici c'était vraiment un gros repère. Ça valait pas Skingrad, oh non, mais y’avait plus petit ! Le voleur se souvenait encore de cette merveilleuse époque où il se repérait pas encore dans les couloirs de cet horrible labyrinthe. Et bah là, arriver dans un tout nouveau repère, retrouver cette sensation de merde, ça le saoulait un peu, on pouvait le dire. Du coup, au bout de quelques couloirs sans trouver la grande salle, il était temps de continuer de meubler !

- Bon sinon, t'as des bonnes jambes, j'ai vu, t'es invisible, c’est un gros plus, le baratin ça te connaît, mais va falloir qu'on fasse une petite formation d'escalade. Vu comme t'es fringué, tu vas pas souvent sur les toits. Et là est ton erreur, Gouda ! Les toits vont devenir tes meilleurs amis ! Bon fais gaffe, par ici les locaux ont vite fait d'essayer de te cramer les miches… m’enfin bon, t'as l’air de l'avoir déjà passé, ton baptême du feu, muhahaha !

Aller, on l’énerve, on rigole, il oubli que l’Oskar s'est perdu, parfait. Après, perdu, perdu… on y arrive à cette fameuse grande salle ! On y arrive ! Les couloirs étaient plus larges, les gens plus nombreux. Suffisait de suivre le groupe ! Oskar imaginait même que, par miracle, le marchand se perde dans cette “foule”. Mais bon, on avait beau être chez les Architectes ici, les miracles ça existait toujours pas…

Et voilà ! Enfin ils y étaient ! La salle principale de ce repère. Une sorte d'immense cave, au plafond en demi-sphère (ouais j’suis architecte à mes heures perdues, ouais) et avec des tas d'activités à disposition des membres ! Y’avait des tables où s’asseoir, des endroits où jouer aux cartes, une sorte de longue table avec des tabourets devant, avec deux-trois types derrière pour servir des boissons et… quoi c'est juste un vieux rade ? Mais non monsieur ! C'est les Danseurs du Crépuscule ! Bon, j’avoue, on motive ses troupes comme on peut, mais vu la fréquentation ça marche.

- Bon… je le redis, mais bienvenue chez les Danseurs, l’ami.

Faudra espérer que ça soit pas trop décevant non plus.


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
Voir le profil de l'utilisateur

Leynar Gale
avatar
Mar 8 Mai - 22:34
Irys : 406236
Profession : Marchand itinérant/ Joaillier/ Arnaqueur
My'trän +2 ~ Khurmag
L’arnaqueur suivait Oskar tout en écoutant son compère voleur distraitement et en se demandant combien de personnes avaient bien pu emprunter cet égout aux allures labyrinthique. Mais il faisait tout de même attention à bien saisir tout les détails qu’Oskar lui délivrait. Plusieurs épreuves hein ? Il fallait montrer son talent un minimum. Rien d’illogique à ce qu’on veuille s’assurer des habiletés de possibles futurs membres. Quand à savoir si Leynar réussirai ces épreuves… l’avenir nous dira bien assez tôt. L’air de rien Oskar avait l’air d’avoir bien du mal à se repérer dans ce dédale, Leynar n’allait pas juger, il aurait sans doute eût beaucoup de mal à trouver la fin de ce labyrinthe lui-même, mais si le groupe dont Oskar lui parlait s’était établi là et qu’il prenait de telles mesures de sécurités, c’est qu’il devait y avoir une raison. Et de toutes façons il vaut toujours mieux mettre de nombreux obstacles aux potentiels gêneurs qui pourraient venir ici. Leynar fit de nouveau attention à la conversation de son compère voleur. Il valait mieux ça qu’un long silence gênant en attendant que le voleur le mène chez les Danseurs du Crépuscule.

-Pour ce qui est du baratin ça fait partie de mon métier, je ne suis pas marchand pour rien il faut bien que je fasse croire à mes clients que ce que je vends vaut cher, même les contrefaçons. Pour le baptême du feu… j’imagine qu’on peut appeler comme ça la raison pour laquelle tu me donne ce si désagréable surnom, ça m’est arrivé quand j’ai arnaqué un adepte de Süns qui n’a pas franchement apprécié que je lui prenne tout ses irys, et il m’a montré qu’il était sérieux en faisant à ma tête ce « baptême du feu ». C’est une des raisons pour lesquelles je porte ces vêtements, mon visage m’est assez désagréable, pourquoi est-ce que je l’infligerais aux autres ?

A mesure qu’ils avançaient les deux compères croisaient de plus en plus de monde jusqu’à arriver dans cette fameuse salle principale du repère ou il y avait quand même un sacré monde. De toutes les activités disponible celle des tables de jeu de cartes attirait particulièrement l’attention de Leynar. Mais ce n’était pas vraiment le moment de retomber dans ses vieux travers, il avait une, ou des épreuves à passer, et plus vite ce serait fait plus vite il pourrait retourner à sa caravane, et penser à changer la serrure de sa porte. Il concentra toute son attention sur Oskar pour éviter de se laisser distraire inutilement.

-Donc maintenant l’idée c’est de se rendre chez cet Ûneg, de réussir à passer ses épreuves et ce sera ou il y a encore quelque chose que je devrais savoir ?

Leynar imaginait bien que ça n'allait pas être une partie de plaisir, mais il allait bien devoir se jeter à l'eau s'il voulait rejoindre les Danseurs du Crépuscule, et puis si ça se trouve c'était le début d'une belle carrière. Avec un peu de chance et de talent, il s'en sortirait bien.



A man can have anything... If he's willing to sacrifice everything.


Couleur: #336699
Voir le profil de l'utilisateur

Oskar Medcalfer
avatar
Sam 12 Mai - 20:19
Irys : 304942
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
- C’est ça, c’est ça. Mais maintenant, faut le trouver, celui-là.

Comme d’habitude, quand t’arrives dans un nouveau repère, même quand t’es un Danseur depuis un bail, on va te regarder mal. Ils sont pas méchants les voleurs, hein, mais on peut comprendre que des nouveaux visages c’est jamais une super bonne nouvelle. On en arrête tous les mois des espions infiltrés. En plus… Quoi ? On fait quoi quand on les a arrêtés ? Roooh, tout de suite. On est pas l’Ordre de la Pénitence nous ! On assassine pas à tout bout de champ ! On relâche ceux qu’on a choppé pour espionnage après leur avoir passé un bon savon, c’est tout ! Et que je t’entende pas parler de ces histoires d’accidents suspects là ! Bref, comme j’disais, même si Oskar était Danseur depuis des années maintenant, bah ici il était comme Leynar, un nouveau. Et ça, pour chopper des renseignements, c’était pas le mieux.

- Excuse-moi, ouais, excuse-moi, tu sais où est l’Ünen du coin par hasard ?


Son collègue lui répondit par une vague direction, sans un mot. Pattes-de-Velours roula des yeux, mais pas grave. Ils arriveraient bien à trouver quelqu’un d’un peu sympa. Par contre, au bout de la troisième personne, ça commençait à faire un peu trop pour l’Oskar qui commençait à perdre un peu patience. Du coup, le prochain gonze qu’ils allèrent voir, et qui fit mine de pas l’entendre, il commença à comprendre qu’on emmerdait pas un Aildorien comme ça. Pattes-de-Velours l’attrapa par le col et sortit d’une de ses poches la petite pièce qu’on refilait à tous les Danseurs un peu itinérants, comme lui.

- Bon, écoute-moi bien. Tu vois ça, ça veut dire que je suis un Danseur, comme toi, sauf que si tu veux vraiment m’ignorer comme un pauvre pécore qui mendie au bord d’la route, je vais vraiment m’énerver.

Ah il grinçait des dents, l’Oskar ! En même temps, attirer l’attention c’était sa marque de fabrique ! Ça peut se comprendre qu’il apprécie pas qu’on le traite comme un courant d’air. Par contre, les gens d’ici prirent assez mal de voir un de leur copain se faire menacer par un nouveau venu. Du coup, y’a une tension bien épaisse qui s’installa en quelques secondes à peine, et tout plein de petits potes à l’autre troufion s’approchèrent d’Oskar et de son copain Gouda.

- Eh toi ! Il t’a fait quoi Yousef ? Hein ? Lâche-le !

Le visage un poil en rogne d’Oskar passa les yeux sur chacun de ces petits merdeux. Il avait été obligé de dire d’où il venait, la première fois qu’il s’était arrêté dans le coin, hier soir en gros, et entendre dire qu’il arrivait directement de Daënastre ça avait pas fait plaisir à beaucoup de monde par ici. Décidément, esprit de famille, esprit de famille, ça dépend d’où elle vient ! Mais l’Oskar il avait pas peur, bah non, parce que les Danseurs itinérants ils avaient ça de particulier qu’on devait être un poil plus tolérants avec eux. Donc, en d’autres mots, il était protégé par les caïds de cette base, qu’ils le veuillent ou non.

- Je veux simplement voir votre Ünen, bande de sacs à vin. Je vous ramène une nouvelle recrue, et vous vous me regardez comme si je ramenais la peste ! Bon, ok, il a un tout petit air de pestiféré, mais il est pas malade, promis ! Alors maintenant, vous allez me conduire au chef du coin, ou je remballe ma recrue et mon butin et vous vous expliquerez avec lui quand il sera au courant de vos manières de ragondins des marais, c’est clair ?

Ouais, il était énervé, parce que cette soirée commençait vraiment à lui courir sur le râble, et qu’il aimerait bien se débarrasser de l’autre ravagé au lance-flamme avant qu’il recommence à lui attirer des emmerdes. Visiblement, son discours en avait convaincus quelques-uns, puisqu’un des plus jeunes du repère s’éloigna du groupe et Oskar avait cru entendre qu’il disait aller le chercher. Bon, lui et Gouda restaient encore en position de faiblesse, entourés par cette espèce de meute affamée, mais Pattes-de-Velours restait confiant. C’pas lui qui venait créer des problèmes depuis le début, il avait rien à se reprocher.


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
Voir le profil de l'utilisateur

Leynar Gale
avatar
Mar 22 Mai - 15:48
Irys : 406236
Profession : Marchand itinérant/ Joaillier/ Arnaqueur
My'trän +2 ~ Khurmag
Leynar soupirait intérieurement, exaspéré par le tempérament d'Oskar qui les mettais dans une situation délicate. Il aurait pourtant pu laisser passer et rester calme, même si le comportement de ses collègues voleurs n'invitait pas à rester serein. Quelque part Leynar pouvait comprendre la réaction de Pattes de Velours, lui-même se serait sûrement agacé si on l'envoyait paître à chaque fois qu'il aurait demandé une information pourtant simple. Aussi il évita de juger son compère voleur trop sévèrement. Du moins sur le moment, ce n'est pas parce qu'il comprenait sa réaction qu'il l'appréciait pour autant.


La tension était palpable autours des voleurs qui se faisaient face. C'était une situation pour le moins inconfortable, d'autant plus qu'Oskar n'arrangeait pas la situation en les traitant de sac à vin, et qu'il dise que le marchand avait un air de pestiféré lui fit lever les yeux au ciel. Il savait qu'il n'était pas une beauté fatale, en rajouter autant commencer à devenir gênant. Ca donnait presque envie à Leynar de laisser le voleur se débrouiller tout seul avec ses collègues, mais le problème c'est qu'il allait bien être obligé de réagir, au moins pour éviter au voleur de finir comme lui, ce n'était pas très malin de provoquer des adeptes de Süns, ils ont beau savoir ce qu'est la tempérance ça ne les empêcherait pas de donner une leçon à Oskar, au moins pour la forme, d'autant plus qu'ils n'avaient pas particulièrement l'air d'être des gens compréhensifs.


Si l'arnaqueur ignorait s'il pourrait empêcher les voleurs de refaire le portrait d'Oskar -parce que curieusement celui de Leynar allait être difficile à refaire- il pouvait au moins gagner du temps pour que les Danseurs aient le temps de ramener leurs supérieurs, et de calmer tout ce beau monde. Pour ça il avait une petite idée, sans doute pas une idée géniale, mais qui valait le coup d'être tentée. D'abord il décida de prévenir Oskar par télépathie, il ne lui donnerait sans doutes pas les détails parce qu'ils n'avaient pas vraiment le temps, mais au moins il serait prévenu.


-Bon, écoute parce qu'à priori tu as vraiment énervé ces mecs, et tu as plutôt intérêt à m'écouter à me faire confiance si tu veux pas finir avoir un visage comme le miens. J'ai un plan, mais j'ai besoin que tu te tienne à carreau pour qu'il fonctionne, j'espère que tu as compris.


Au moins il ne pourra pas accuser Leynar de ne pas l'avoir prévenu si les choses tournaient mal ! De toutes façons c'était trop tard pour empêcher l'arnaqueur de passer à l'action, il était lancé et faisait face au voleur qui avait pris la parole pour défendre son pote qui était agrippé par Oskar.


-On ne va pas faire durer le suspens plus longtemps que ça, ce serait dommage. Vous avez envie de nous faire la peau. Ça peut se comprendre je n'apprécie pas particulièrement non plus le lascar qui tiens ton pote par le col. Mais tu comprendras que je n'ai pas particulièrement envie de me faire tabasser aujourd'hui, alors je te propose quelque chose de très simple, on va jouer aux dés, si tu gagne vous nous tabassez, si je gagne vous nous laissez tranquille pour qu'on puisse tous retourner à nos affaires respectives. Ça te convient ?



Le Danseur le regarda d'un air méfiant avant de réfléchir. Qu'avait-il à perdre de toutes façons ?


-D'accord, si tu es si pressé que ça de perdre autant faire ça le plus vite possible ! Mais d'abord je veux que tu enlève ta capuche et ton petit masque, je veux voir la tête que je vais fracasser.


Il voulait voir le visage de Leynar ? Il allait le voir, difficile de prévoir sa réaction, mais il ne pourrait pas se plaindre que l'arnaqueur n'aurait pas accepté ses conditions. Le marchand retira donc son masque et sa capuche. Inutile de dire que ça scotchait quand même les voleurs, ils avaient pu apercevoir une partie de son visage et se dire que ce n'était sans doute pas une beauté fatale, mais là ça allait au-delà de ce qu'ils avaient pu croire. Dans le plus grand des calmes Leynar pris une paire de dés sur une des tables adjacentes et les lança au voleur qui les rattrapa de justesse, sans doute encore occupé à se demander comment il pourrait refaire le portrait à quelqu'un d'aussi hideux. Le Danseur lança ses dés sans grande conviction. Un 7. Pas mal, il y avait pire, mais il ignorait que battre Leynar à un jeu de hasard était presque impossible, parce que lui avait un avantage non négligeable, la faculté de changer son score aux dés.


Il balança ses dés d'un mouvement nonchalant, et profita qu'il se stabilisent légèrement pour lancer son illusion. Grâce à la magie de Khugatsaa il avait fait un 9 alors qu'en réalité... il avait fait un 2. Il rendrait grâce à son architecte plus tard, le voleur en face de lui n'avait pas l'air de vraiment digérer sa défaite.


-Bon, en plus d'être moche, pour rester poli, je suis sûr que t'es un tricheur, parce que soit t'as une chance de pendu, soit t'es un khurmi, et je penche plus pour la deuxième proposition. Alors je me demande bien ce qu'on va pouvoir faire de vous.


Leynar restait de marbre, mais espérait intérieurement que les voleurs partis chercher leurs supérieurs allaient plus mettre très longtemps à revenir. Il lança à Oskar un regard avec un air de dire "Au moins j'ai essayé" avant de se concentrer sur le voleur qui lui faisait face.



A man can have anything... If he's willing to sacrifice everything.


Couleur: #336699
Voir le profil de l'utilisateur

Oskar Medcalfer
avatar
Mar 5 Juin - 17:01
Irys : 304942
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Bon par contre il commençait à tarder, le gugusse ! Saleté d’Ünen, toujours une bonne excuse pour arriver en retard. « Oui, mais moi j’ai des responsabilités ! » ou « Oui, mais moi j’ai autre chose à faire ! ». A ce moment, Oskar aurait bien aimé l’avoir en face pour lui répondre « Oui, mais moi je vais me faire meuler le visage par tes gars que t’es pas foutu de tenir en laisse ! Alors ramène-toi ! » Mais bon, il était pas là, justement, alors autant garder ça dans un coin de sa tête pour le ressortir au bon moment. Parlons de sa tête, d’ailleurs. Pattes-de-Velours avait jamais été vu comme un fou. Un gars un peu casse-cou, peut-être un poil bizarre sur les bords, mais jamais fêlé. Lui non-plus c’était jamais vu comme ça, au passage. Eh bah peut-être qu’il allait réviser son jugement parce que entendre des voix c’était un sacré premier pas vers l’asile ! Bordel… Attends. C’était vraiment Gouda qui causait là ? Il alla tellement vite que le voleur eut juste le temps de le dévisager avec des yeux  ronds comme des assiettes avant qu’il entame son baratin.

A vrai dire, il s’en balançait un peu, l’Oskar, du plan de son confrère escroc. Ce qui le préoccupait vraiment c’était cette foutue voix. C’était la sienne, pas de doute. Son petit ton mielleux, même si un poil énervé pour le coup, digne d’une fripouille. Mais… comment il avait fait, sérieux ? C’était aussi une faculté des mages, ça ? Par tous les égouts de Skingrad, ils étaient de plus en plus flippants par ici… Tu m’étonnes que de l’autre côté de l’océan ils en ont peur, des mages ! Le gars peut te causer sans ouvrir la bouche ! Il peut entrer dans ta tête et te… Oh merde. Oh merde… Attends, il est entré dans sa tête. Est-ce que ça veut dire qu’il a pu… voir ce qu’il y avait dedans ? Oh non ! Dites pas ça, par pitié ! La soirée de la veille avait fini de manière… Bah d’une manière qu’on veut pas qu’un salopard qu’on connait pas l’apprenne en lisant ses souvenirs ! Puis en plus… il pourrait connaître les meilleures filles de la ville avec ça… Oulah, mon salaud, va y avoir une sacrée discussion après, crois-en Pattes de Velours !

Bon, revenons-en à nos moutons ! Ou plutôt à nos rats d’égouts pressés de casser du matou, là. C’était marrant, tiens. Des rats qui veulent la peau d’un chat. Bref ! Visiblement, Gouda avait entamé une partie de dés avec le chef de ces lascars. Et il avait gagné, en se fiant à la réaction de son adversaire. Bon, là ça étonnait moins l’Oskar, qui avait déjà dû faire affaire à un tricheur de bas étage et à sa magie. Et peut-être bien que le gros tas aussi, vu comment il réagissait ! Bien joué, Gouda, mais tu vas pas apprendre à un singe à faire la grimace. Les Danseurs savent tous tricher aux jeux, c’est un peu la première ligne de ton CV à un moment ! On peut dire que ça sentait encore plus le roussi, oui. Puis regardez-moi ça ! Gouda qui se retourne vers Oskar avec un air à moitié désolé ! Quelle saloperie, je vous jure… Pattes-de-Velours lui répondit avec un sourire crispé avant de pointer du menton ce qu’il avait devant lui. Non, pas le gros demeuré prêt à leur casser la figure, plutôt le petit sbire qui arrivait accompagné de, ô surprise, l’Ünen et son second ! C’était vraiment pas trop tôt…

- Il se passe quoi ici, les gars ? Vous allez arrêter vos conneries ! On est pas des foutus mercenaires qui se tirent la bourre dès qu’ils le peuvent ! On est des voleurs, vous comprenez ? Ça veut dire que si on est pas soudés et solidaires, on va finir au bout d’une corde avant l’aube ! Alors la prochaine fois que je vous vois vous prendre le bec dans ce repaire, vous êtes virés. C’est clair ?

Un discours simple, clair, efficace, prononcé alors qu’il dépassait le balourd et se mettait entre lui et les deux nouveaux venus, histoire d’avoir tous ses hommes bien en ligne de mire. Mais bon, on peut pas dire que la menace eut de l’effet sur tout le monde, et Râleur 1er commença à trépigner en bougeant les bras.

- Mais quoi ?! C’est lui qui est arrivé et qui a commencé à menacer Harry ! Pourquoi c’est pas lui que t’engueules !

C’était vrai, en partie, mais imaginez pas qu’Oskar relève le détail. Il jubilait bien trop de voir ces couillons se faire tirer les oreilles. Bon, il arrêta très vite quand l’Ünen se tourna vers lui un instant. Il était quand même intimidant. Les cheveux roux, courts, une barbe qui commençait à être fournie, des petits yeux verts et les pommettes saillantes comme une lame aiguisée. Ouais, c’était pas le chef pour rien. Heureusement, ce regard pesant ne dura que quelques secondes.

- C’est vous que j’engueule parce que vous faites partie de ce repère, pas lui. C’est à vous que je dois apprendre votre travail, pas à lui. Maintenant il va venir avec moi, lui et son petit copain que je ne connais pas, et on va s’en occuper en privé. Mais j’espère que t’as retenu la leçon, si vous vous mettez de nouveau à quinze contre un pauvre type, vous dégagez.

Cette fois, plus personne moufta, et ils retournèrent les uns après les autres vaquer à leurs occupations. Faisant place nette pour que l’Ünen et son second demandent à Pattes-de-Velours et son « petit copain » de les suivre dans un endroit moins… peuplé. Oskar savait pas s’il devait être content ou inquiet, mais ce qui est sûr c’est que, une fois « seuls » dans les couloirs du repère, il put enfin évoquer le sujet de cette surprenante intrusion de Gouda dans son cerveau. Un sujet évoqué très rapidement, par contre, en chuchotant.

- Bon, tu nous as peut-être fait gagner suffisamment de temps, mais la prochaine fois que tu rentres dans ma tête, je te rentre dans le lard.

Ouais, il était vraiment sur les nerfs là, Pattes-de-Velours, mais fallait le comprendre aussi ! Cette journée commençait à s’éterniser, vu que l’aube n’allait plus mettre que quelques heures à pointer le bout de son nez. Il était fatigué, et vu la tronche de l’Ünen ils en avaient sûrement pas fini avec les formalités.


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
Voir le profil de l'utilisateur

Leynar Gale
avatar
Dim 24 Juin - 23:04
Irys : 406236
Profession : Marchand itinérant/ Joaillier/ Arnaqueur
My'trän +2 ~ Khurmag
Tout ce que Leynar retenait de sa tentative était qu’elle avait fonctionné, l’Ünen était arrivé et avait enfin calmé les autres voleurs avec un discours au pragmatisme plus que bienvenu. Il fallait dire que c’était tout de même un homme impressionnant qu’il ne valait sûrement mieux pas contrarier vu la tête de ceux qui étaient en train de se faire tirer les oreilles. Le marchand en profita pour se donner un air plus présentable grâce aux illusions, vu qu’il avait dévoilé son visage un peu plus tôt. C’est sûr qu’il était tout de suite plus agréable à regarder, plus de cicatrices de brûlure, des cheveux et une   barbe de trois jours, comme s’il ne s’était jamais fait enflammer la tête. Il attendit ensuite simplement que l’Ünen ait finit de sermonner les lascars qui voulaient plus tôt refaire le portrait d’Oskar et de Leynar, et de ce l’arnaqueur voyait Pattes de Velours tirait un plaisir particulièrement mesquin  de la situation. Il n’allait pas relever la situation, il commençait à se faire tard et il désirait particulièrement être débarrassé de toute cette histoire. Aussi il ne se fit pas prier quand l’Ünen leur indiqua à Oskar et à lui de le suivre pour parler affaire. Il ne songeait qu’à réussir l’épreuve afin d’enfin pouvoir se reposer de cette longue journée.


Enfin il y songeait jusqu’à ce qu’Oskar décide de le déranger pour quelques broutilles. Cet espèce d’ingrat n’était pas content que l’arnaqueur l’ait prévenu, pour la reconnaissance on repassera. Il le menaçait de « lui rentrer dans le lard ». Subtilité mise de côté, normalement il aurait été d’accord pour dire que s’infiltrer dans l’esprit de quelqu’un ne faisait toujours pas plaisir au concerné. Mais comme sur le coup il essayait de gagner du temps parce que Pattes de Velours les avait mis dans une situation assez délicate, le voleur pouvait toujours rêver pour recevoir des excuses ou quoi que ce soit d’autre ? Qui s’était fait cambriolé hein ? Qui n’avait pas d’autre choix que de rejoindre les Danseurs du Crépuscule ? Bon si le premier cas était indépendant de sa volonté, il était quand même reponsable de sa « candidature » chez les voleurs. Il aurait tout aussi bien pu rester dans sa caravane à maudire le voleur, mais non, il avait fallu qu’il le suive pour essayer de récupérer ce qui lui appartenait. Mais il fallait pas trop en demander à Leynar, lui aussi il était de mauvaise foi, et assez irrité parfois.


-Un simple merci aurait suffit. Avait-il lâché d’un ton sec.


Court, clair, concis, pas très sympa non plus mais bon il commençait à fatiguer là le pauvre, et puis quelque chose lui disait que sa journée était loin d’être finie. Pas de repos pour les braves pourrait-on dire. Alors les deux lascars suivaient l’Ünen et son second dans un coin plus tranquille pour parler affaire, ce coin plus tranquille étant une pièce où se trouvait une carte d’Eoril placardée sur un support en bois avec à côté quelques indications sur les endroits les plus importants et qui recelaient d’irys et d’objets de valeur. Mais ce genre de boulot n’était pas pour Leynar qui devait simplement faire ses preuves. Alors L’Ünen regardait la carte avec intention, passant en revue les informations dont il disposait. Il montra ensuite du doigt une ruelle du quartier commercial de la ville avant de regarder Leynar.


-Dans cette ruelle y a une taverne clandestine, le Salkhi Cendrée, et dans cette taverne y a un type appelé Nariin que tu vas faire sortir de son trou pour qu'il se fasse cueillir par nos gars. T’as pas besoin de savoir pourquoi, seulement de le faire. On rediscutera quand t’auras finis.


Il braqua ensuite son regard vers Oskar.


-Tu vas y aller aussi, si ton petit pote se foire fait sortir l’autre rat de la taverne, il se fera récupérer de toutes façons.



A man can have anything... If he's willing to sacrifice everything.


Couleur: #336699
Voir le profil de l'utilisateur

Oskar Medcalfer
avatar
Ven 29 Juin - 20:23
Irys : 304942
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Quoi ? De la reconnaissance ? L’autre face de raclette pas raclée voulait de la reconnaissance ? Et la reconnaissance pour l’avoir sauvé des deux gardes à la porte, elle était où ? La reconnaissance de lui avoir donné un travail bien plus respectable et lucratif que l’espèce d’escroquerie qu’il dirigeait dans sa roulotte, là ? Bah y’en avait pas une trace, bah il pouvait se gratter pour avoir la sienne alors ! Non mais dans quel monde on vit, parbleu ! Sacré nom d’un chien, il avait vraiment le don de l’irritation, ce petit gusse ! Bon, c’est pas grave. Au moins ils étaient hors de danger, l’autre grand manitou était arrivé, Pattes-de-Velours pourrait enfin se débarrasser de ce boulet et se concentrer sur son trésor qui dormait toujours dans les caves du repère.

Finalement, les deux compères arrivèrent dans le bureau de l’Ünen. Enfin, bureau. Ça restait une cave, donc ça puait le vieux… le vieux n’importe-quoi-de-vivant qui a moisi sous la commode, mais ça restait commode comme installation. Pis, vous pensez pas que le gonze dormait là. Les Ünens ont un logement de fonction, en plus de leur grand bureau. Eh, faut bien motiver les jeunes pousses à devenir des arbres. Bref, passons, le bureau était à l’image du gars : froid et moche, mais efficace ! Y’avait une énorme carte de la ville qui recouvrait le mur, et l’Oskar s’aperçut à ce moment à quel point elle était bien ordonnée. Les deux parties de la ville bien rangées, et tout ça. C’était vraiment du beau travail, mais on était pas là pour parler de ça. Le chef pointa une ruelle au pif sur ce grand papier. Enfin, au pif, pour lui non, pour les deux oiseaux si.

On dirait que la mission de Gouda ça allait être de débusquer une taupe mal fagotée pour qu’elle se fasse ratisser la tronche par les gros bras des Danseurs. Classique. Rien à voir avec le vol par contre. Parce que, oui, on s’en rend pas toujours compte, mais les Danseurs ils font pas que te prendre ton fric, dans la vie. Nan, ça c’est réservé aux politiques. Les Danseurs, ils font aussi un peu de business, un peu de racket, un peu de ci, un peu de ça. Des trucs très diversifiés, hein, et qui demandent à ce que des sbires s’en chargent, comme Gouda. Ah ça, l’Oskar, avec son statut de Khulgaich, il avait passé l’âge de ses conneries, c’est pour ça que quand l’Ünen lui annonça qu’il devrait superviser l’opération… il l’avait un peu mauvaise. Oh, c’était un bon acteur, donc rien n’indiqua au chef que ça l’emmerdait, mais le cœur y était, bordel.

- Ça marche, chef. Aller, viens Gouda, on a du pain sur la planche.

Autant pas s’attarder plus, et faire perdre plus de temps à l’Ünen en plus. L’Oskar commençait à piquer du nez, et la perspective de devoir se planquer dans la rue en attendant que l’autre escroc débusque la cible l’émerveillait pas forcément. Mais bon, on fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie. Pis il gardait à l’esprit toutes ces pierres qu’il y avait dans ces caves. Des pierres qui lui rappelleraient à jamais qu’il les avaient récupérées chez Gouda. Enfin, jusqu’à ce qu’il les échange contre de la vraie monnaie sonnante et trébuchante. S’il avait parfois du mal à comprendre les gens du coin, l’argent ça restait une valeur universelle sur laquelle miser. C’était au moins ça de stable, dans ce monde de taré. Plongé dans ses pensées, donc, le voleur remonta sans hésitation le couloir qui les avaient conduits jusqu’ici, avant d’arriver dans la grande salle où les hurluberlus trainaient encore. S’il s’était pas déjà mis dans la mouise avant, il aurait lâché une bonne remarque bien sentie sur leur emploi du temps d’alcoolique. Mais plus vite ils auraient finis, plus vite il pourrait retourner pioncer. Faudrait pas que la P’tite Fée se réveille en sachant pas où Oskar se terre, quand même !

Enfin, ils étaient dehors. Même les gardes à l’entrée les avaient mal regardés quand ils étaient repassés devant. Bordel, les Danseurs ici étaient aussi chaleureux qu’une bougie en fin de vie. Mais au moins, ils étaient tranquilles maintenant. L’air frais, l’obscurité, le silence des… Ah bah nan en fait. Les fêtards qui rentrent, ça fait du bruit, et ils étaient pas dans le silence complet. Mais ça suffirait. Pattes-de-Velours cracha par terre avant de porter son attention sur Gouda qui était resté muet jusque-là. La même envie que l’Oskar d’en finir avec cette soirée de merde ? Probablement. Mais ça faisait longtemps qu’il connaissait plus la définition d’empathie, le matou. Il le dévisagea simplement.

- Bon, t’es prêt à faire ton boulot ? T’as une idée de comment aller là-bas, déjà ? Le rade s’appelle le Salkhii Cendré, je crois. J’ai aucune idée d’où il peut être, ça fait pas longtemps que j’suis dans les parages.


Félicitations, mollusque ! T'as lu mon post jusqu'au bout !
Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
C'est sympa comme nom ça, Henry.
Voir le profil de l'utilisateur

Leynar Gale
avatar
Mer 8 Aoû - 22:42
Irys : 406236
Profession : Marchand itinérant/ Joaillier/ Arnaqueur
My'trän +2 ~ Khurmag
Leynar n’avait pas prononcé un mot depuis qu’Oskar et lui avaient quitté le bureau de l’Ünen, premièrement parce que ça aurait été inutile, deuxièmement parce que la fatigue accentuait sa mauvaise humeur, et troisièmement parce qu’il n’en avait pas envie. Quoi ? C’est si étonnant que ça ? C’est qu’il lui en était arrivé des trucs à Leynar cette nuit, et puis en plus elle n’était pas finie la nuit, il fallait encore qu’il fasse en sorte qu’un mec se fasse choper par les gros bras des Danseurs. Et puis en plus fallait qu’il trouve ou était situé la taverne clandestine dans la ruelle, parce que le situer sur une carte c’était bien mais le situer directement dans la ruelle c’était mieux, puis si c’était une bonne planque ça allait être long. Et surtout il fallait pas oublier que la nuit se terminerait dans pas longtemps. Oh il en avait déjà marre… Il allait pas dire qu’il avait une limite de temps mais il le pensait quand même. Ben quoi ? Faites sortir un tocard d’un bâtiment illégal pour qu’il se fasse tabasser, on verra si pensez que vous pouvez faire pareil en plein jour ! Bon c’est sûr qu’Eoril était une ville particulièrement nocturne, il suffisait de regarder les rues encore noire de monde pour se rendre compte que les gens dormaient pas la nuit. Mais c’était le lot de toutes les villes nocturnes.


Mais tout ça n’allait pas arranger ses affaires, autant se dépêcher pour en finir avec cette histoire au plus vite, et surtout Oskar et lui pourrait reprendre leurs routes respectives, et avec un peu de chance ne pas se revoir avant un bon moment. Mais pour l’instant ils étaient dans le même bateau, fatigué, et agacé d’avance. Vous parlez d’une fine équipe vous. Alors quand Oskar lui demanda ou se trouvait la taverne il essaya de ne pas faire preuve de mauvaise volonté.


-Oui, le Salkhii Cendré, il est dans une ruelle au nord du quartier commercial, pas très loin des portes nord-est de la ville. On devrait y être dans pas très longtemps normalement, peut-être une dizaine de minutes tout au plus, à condition qu’on maintienne le rythme.


Alors le khurmi mena son confrère voleur à travers les rues d’Eoril, à travers la masse grouillante qui occupait le passage et qui profitait de tout ce que pouvait offrir la ville. Leynar aurait pu être un de ces fêtards infatigable ce soir-là, mais le destin lui réservait toujours des surprises, à la place il devait faire sortir un rat de son trou. Une tâche qui n’était pas très intéressante, c’est ce qui faisait un test d’ailleurs, on laisse les plus basse tâches aux aspirants, s’ils se loupent tant pis pour eux, et s’ils réussissaient, eh bien peut-être qu’on pourrait faire quelque chose d’eux. C’était le cas pour Leynar d’ailleurs, peut-être qu’il réussirait à se faire une place chez les voleurs, l’avenir le lui dirait.


Une fois arrivé dans la ruelle que l’Üneg leur avait montré, l’arnaqueur observa minutieusement la rue avant d’apercevoir un bâtiment qui correspondait à ce que le chef des Danseurs avait pointé du doigt.


-Bon, je vais faire sortir notre homme de là, je vais essayer de pas prendre trop de temps pour qu’on soit débarrassé de toute cette histoire. Tu reste là, histoire que ce tocard file pas trop loin au-cas-où ?



A man can have anything... If he's willing to sacrifice everything.


Couleur: #336699
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

Aller à la page : 1, 2  Suivant
Page 1 sur 2