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Chroniques d'Irydaë
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Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: Nislegiin
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 [Contrat] Gorges Voraces

Eckho Hamisvell
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Ven 30 Mar - 22:08
Irys : 34997
Profession : chasseuse / traqueuse /soigneuse
Pérégrin 0
Mi-mars 933

Sur la montagne, l'aube éclatait en reflets d'or et de pourpre, annonçant une journée agréable en ce début de printemps. Quelques nuages épars se partageaient le ciel et les dernières étoiles, les plus lumineuses, subsistaient toujours. Eckho, accoudée à une table, contemplait les ombres matinales évoluer sous la brise en consommant son petit-déjeuner. L’odeur des pins et autres conifères, agréable et soutenue, venait embaumer les alentours et réveillait un peu plus la jeune fille. Une longue journée l'attendait, aujourd'hui. Il lui faudrait encore voyager plusieurs jours avant d’arriver à la ferme de Ruth Tolbéo, commanditaire d’un contrat qu'elle avait déniché lors de son passage à Dyen. Une chasse concernant des aracnobions et de soroghs. Chasse grassement payée, qui plus est ! L’attrait de la récompense l'attirait un peu, certes. Mais voyager demandait des ressources. Et donc de l’argent. Beaucoup d’argent.

Dans son dos, la porte de la masure s'ouvrit sous le bruissement des arbres. En sortit alors son maître chasseur, celui qui lui avait enseigné son art. Depuis qu’elle avait quitté la montagne pour gagner les chemins itinérants, elle n'avait plus revu son maître depuis plusieurs mois ; il avait pris de la barbe et ses cheveux se constellaient maintenant de mèches grisonnantes. Cependant, il gardait toujours son allure de chasseur, long et agile, ainsi que son regard vivace. Elle le fixa tandis qu'il s'approchait, un bol de lait chaud à la main.

- Tu pars tôt, dis-moi. Tu n'es arrivée qu’hier et tu t'en vas déjà.  marmonna-t-il d'une moue déçue.

Le chasseur s'assit en face de la jeune femme et posa son arc contre sa hanche. Il s’étira longuement, profitant de quelques rayons de soleil à travers les arbres. Eckho but une nouvelle gorgée de lait avant de poser son bol sur la grossière table en bois.

- Pas le choix. J'ai pris un détour pour venir, je ne peux pas m'attarder trop longtemps. Elle but à nouveau. Et toi aussi, tu sembles pas mal occupé ces temps-ci. ajouta-t-elle d'une oeillade discrète.

-Le gibier est abondant cette année et le printemps est de retour ; il y a beaucoup à faire. répondit le vieux chasseur d’un air laconique.

Le silence les enveloppa, entrecoupé par les murmures de la forêt ; ils n’avaient jamais été des personnes du matin, et les discussions survivaient rarement les premières heures du jour. Il avala un petit-déjeuner frugal, se leva, les mains dégoulinantes du jus des fruits dévorés. En s’essuyant, il contempla la forêt de montagne qui s’étendait autour des deux personnages et s’élançait vers les cieux. Tout autour, de minuscules îles flottaient dans l’air, éparpillées en petits groupes. Le bleu du jour s’affirmait davantage maintenant. Les étoiles avaient disparues, de mêmes que les volutes mauves et dorées de l’aube. La journée était déjà bien engagée et il était temps de partir. La jeune chasseuse finit à son tour son petit-déjeuner et se releva. En se saisissant de sa sacoche et de ses armes, Eckho adressa une bonne journée à son maître puis quitta les bois de son enfance en relevant la capuche gris-vert de son poncho sur ses mèches rousses et en ajustant une nouvelle fois son équipement.

La chasse n’attendait pas.


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Eckho parle en #cc9966
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Lizzie Seavey
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Dim 1 Avr - 20:06
Irys : 303722
Profession : Chasseuse de primes - Pirate
Pérégrins -1 (femme)
- Aïeuh !

La belle brune contempla la goutte rouge qui se formait sur son doigt, avant de glisser celui-ci dans sa bouche pour arrêter le saignement.

- Ma parole, t'es vraiment pas douée. Donne moi cette aiguille et va aider Akhir.
- Des fois je me demande qui de nous deux est le capitaine ici...
- Le capitaine, c'est pas celui qui fait des conneries et laisse son équipage lui sauver les miches à chaque fois ? Ça te correspond bien comme description.

En temps normal, la pique d'Emshaï aurait valu une escalade de violence verbale de la part de Lizzie, mais ces derniers temps, la jeune Seavey n'avait pas la tête à ça. Les événements de ces derniers mois ne cessaient de la hanter. Sans ses amis, elle n'aurait actuellement plus la tête raccrochée à son cou, et elle ne cessait de se demander si elle méritait d'être encore en vie. Les objectifs nouveaux qu'elle s'était fixés devrait l'aider à se racheter une conscience, mais elle ne parvenait à effacer ce chiffre de sa tête. Quatre cent cinquante six. C'était le nombre de victimes faites lors du bal de Yeronkhii. Si on avait essayé de lui cacher, les journaux avait percé leur chemin jusqu'aux yeux de la pirate. Les émeutes, la tension qui augmentait. La conscience de la belle n'était pas intacte, et elle s'en voulait toujours. Mais on lui avait dit qu'elle devrait vivre avec ce fardeau, et se racheter par ses propres moyens. Alors Lizzie faisait en sorte de se reprendre en main. Et cela commençait par la réparation de sa frégate.

Voilà la raison pour laquelle elle se trouvait, une aiguille à la main, en train de rafistoler la toile de l'aéronef. Plus douée en mécanique qu'en couture néanmoins, la capitaine venait de se piquer le doigt pour la troisième fois, d'où le fait que sa seconde l'envoie aider le mécanicien du vaisseau. Akhir oeuvrait dans la salle des machines, tentant de réparer un conduit de magilithe.

- Mets pas tes mains là-dessus, c'est toxique.

Akhir émit un seul grognement pour réponse. L'humeur maussade du capitaine se faisait ressentir sur ses deux coéquipiers. Ils ne lui en voulaient pas, mais ne pouvaient non plus rester sereins face à sa déprime.

- Il faudrait racheter tout un système de tuyaux si on voulait réparer ça comme il faut. Et une pompe.
- On a qu'à s'arrêter à Tsav, ils auront ça au marché noir.
- Oui, certainement. Sauf qu'on a plus un rond.

Lizzie poussa un long soupir. La main chaude d'Emshaï, qui devait avoir fini de recoudre la toile, se posa sur son épaule. Elle était encore pleine de grain de sables du désert de Zochlom, et le contact était à la fois doux et rugueux.

- On va trouver quelque chose Lizzie. Il doit y avoir quelques villages à piller au sud de My'trä.

En un flash, elle revit l'horreur du bal. Les cris, les morts, la torture, le feu. Se collant contre la paroi de l'aéronef pour se soustraire à cette vision et au contact de la main d'Emshaï, Lizzie leva le regard vers sa seconde. Elle se reprit et un regard sérieux prit la place de celui apeuré qui était apparu pendant quelques secondes.

- Plus de pillages. Plus de morts.
- Oui, désolée. Tu as raison. On protège les civils, maintenant.

Emshaï et Akhir avait mis quelques temps à avaler la pilule. Des pirates qui protègent les civils, c'était un peu contre nature. Mais la logique dévastatrice de Lizzie les avait conquis, et ils avaient fini par adhérer à son point de vue. La déformation professionnelle avait fait parler Emshaï, mais elle était sincère dans sa réponse.

- Ok, je veux bien, mais on fait comment alors ? Parce que bon, l'Ecumeur peut faire encore quelques vols comme ça, mais y'a un moment on pourra plus le récupérer !
- Laissez moi m'en occuper, c'est moi qui nous ait foutu dans la merde.

Les jumeaux se toisèrent. Quand leur capitaine avait une idée en tête, il valait mieux ne pas la contredire. Et cela faisait du bien de la voir reprendre du poil de la bête, après tout. Ils acquiescèrent et le soir même, ils se retrouvaient dans le hameau le plus proche, à éplucher les contrats de l'hôtel de ville. Lizzie portait un foulard, couvrant ses cheveux et une grande partie de son visage. Si les autorités devaient l'imaginer très loin de Zochlom, elle n'avait toujours pas quitté le continent depuis les événements de l'exposition universelle, et elle était toujours recherchée. Une annonce pour une expédition pour Ekhlen attira son attention, mais elle la reposa aussitôt. Ekhlen, elle avait déjà donné. Une certaine frustration persistait et elle avait envie d'y retourner, mais ce n'était pas pour tout de suite. Akhir lui montra un autre contrat. Lizzie le lut attentivement, puis buta sur la fin. Elle le décrocha pour aller poser des questions directement au comptoir.

- Y'a pas une erreur sur la prime ?
- Non mademoiselle, nous nous étions fait la même remarque mais après vérification auprès du commanditaire il a confirmé la somme.
- Mais c'est un paysan ! Et une mission de chasse somme toute banale...
- Alors estimez vous heureuse que les paysans ne connaissent pas les prix qui se pratiquent... Vous la prenez ?
- Oui je la prends.

Une si grosse prime pour un contrat de chasse, c'était une occasion en or qu'il ne fallait pas laisser passer. Billy était déjà parti et ne pourrait pas l'aider sur ce coup-là, mais Lizzie estimait n'avoir besoin de personne pour chasser ce gibier. Il y avait certainement anguille sous roche, mais il serait toujours temps de faire demi-tour si elle s'apercevait qu'il y avait un problème trop gros pour elle.

- J'aurais besoin de votre nom mademoiselle.

Tous les sens de Lizzie se mirent en alerte.

- Pour quoi faire ?
- Le communiquer au commanditaire, vous réserver le contrat et faire votre passe-droit.
- On m'a jamais demandé mon nom avant.
- C'est les nouvelles procédures. Avec les fermetures des frontières, il faut un justificatif pour voyager.
- Je me débrouille pour le voyage et je n'ai pas besoin qu'on me réserve le contrat. Si un autre veut essayer de régler le problème avant moi, qu'il essaie.

Cachée sous son air fier, la peur de Lizzie d'être découverte et de retourner en prison faisait battre son coeur à toute allure. En face d'elle, la guichetière n'avait pas envie de se poser de question. Elle haussa les épaules et lui tendit un document.

- Bonne chance alors. Voici les renseignements dont vous avez besoin pour vous rendre à la ferme des Tolbéo.

Toujours tendue, elle saisit la feuille et quitta l'endroit à toute allure. Elle ne fut en mesure de le consulter que quand ils eurent décollé et furent loin dans le ciel de Zochlom.

~~~

Quelques jours plus tard, Lizzie, en armure de cuir et armée de son équipement d'Ekhlen, ainsi que le revolver de son père et sa carabine, faisait face à la ferme en question. Son équipage était resté auprès de l'Ecumeur, sur les côtes de Nislegiin, et elle était prête à ramener sa prime aux jumeaux pour leur permettre de chouchouter leur précieux aéronef. Evidemment, la belle ne s'attendait pas à arriver exactement au même moment qu'un petit brin de femme surmonté d'une épaisse chevelure rousse, qui changerait drastiquement la donne de cette aventure...

Spoiler:
 



Chibi Lizzie
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Eckho Hamisvell
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Lun 2 Avr - 0:46
Irys : 34997
Profession : chasseuse / traqueuse /soigneuse
Pérégrin 0
Eckho marchait déjà depuis plusieurs heures lorsqu’elle aperçut enfin les terres de la ferme Tolbéo. Un vent printanier s’était mis à souffler dans la matinée et, depuis lors, lui ébouriffait les cheveux en lui rabattant constamment sa capuche dans son dos. Elle était gênée dans sa vision et le vent la surprenait par de violentes bourrasques lorsqu’elle se mettait à découvert, hors de la muraille végétale que formaient les bois. Du haut de sa petite vallée où paissaient moutons et bovins, elle observa donc les alentours, main sur le front et biscuit dans la bouche, jusqu’à trouver les bâtiments de la ferme, petit agencement de pierres et de bois d’où s’échappait un léger chahut commun à toutes les basses-cours. La jeune femme avala alors son casse-croûte et reprit son chemin de bon train, heureuse d’être enfin arrivée à destination et se laissa même aller à chantonner.

En regagnant la protection des arbres, la force du vent faiblit jusqu’à devenir une brise persistante. Cachés dans les branches, les oiseaux piaillaient tout autour d’elle, s’envolant ou gagnant leur nid, ramenant probablement la pitance de leurs nouveaux petits. Le soleil, quant à lui, trouait le plafond feuillu et projetait sur le sol des taches lumineuses, éclatant parfois sur la chevelure rougeoyante de la chasseuse. Appréciant la sensation du soleil sur sa peau, elle finit par atteindre à pas rapide l’orée du bosquet, petits amas d’arbres serrés pêle-mêle les uns aux autres pour ensuite laisser place à une large étendue de verdure vierge de tout arbres et battue par les vents d’avril.

Tout en continuant sa trotte, elle quitta les hautes fourrées qui la camouflaient et se donna aux bourrasques, ses mèches sauvages volant de nouveaux à tout va. Trop occupée à appeler les résidents et à se rapprocher de la baraque de pierre d’où s’échappait une douce odeur, Eckho ne remarqua pas toute de suite l’ombre à quelques dizaines de mètres d’elle. Ce fut en forçant sur sa voix à moitié dévorée par le souffle venteux qu’elle finit par se retourner et croiser du regard la forme qui se détachait de la ferme.

L’ombre était en réalité une jeune femme. Sa chevelure d’ébène volait en tous sens sous le souffle printanier, et, de ses yeux noirs, elle la fixait, probablement aussi atterrée qu’Eckho puisse l’être. Elle semblait légèrement plus grande que la chasseuse, arborait un visage de poupée et des yeux émeraude. Ses formes, bien plus féminines que celles d’Eckho, étaient mises en valeur par une armure de cuir rehaussée de ceinturons marquant sa taille et d’un épais gant à sa main gauche. A sa hanche trônaient revolver et sabre court tandis que dans son dos se dessinaient les traits d’une arme à feu bien plus longue.

Bon… Ça m’a pas l’air d’être une fille de ferme”, se murmura-t-elle.

En effet, l’inconnue à la chevelure de jais détonnait quelque peu avec les moutons. Nulles doutes pour Eckho que les deux femmes étaient ici pour la même raison. Mal à l’aise, elle fit tout de même quelque pas en avant, maintenant une certaine distance entre elle et l’étrangère lourdement armée. Sur la réserve, elle se gratta légèrement le cuir chevelu, ne voulant pas paraître trop gênée ou belliqueuse. Cette situation était juste désagréable et elle douta de l’évolution de la discussion qui allait suivre. Elle n’avait aucune idée de qui était la personne en face d’elle, de sa dangerosité ou même de son caractère, s’il pouvait être aussi pourri et teigneux que le sien ou si elle abandonnerait vite l’affaire.

Hum, toussota-t-elle, un peu timide. Bonjour... ? Qu’est-ce qui vous emmène par ici ?

Car une chose était sûre, Eckho ne lâcherait pas, pas avec quatre-vingt-mille irys à la clé.


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Eckho parle en #cc9966
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Lizzie Seavey
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Lun 2 Avr - 10:41
Irys : 303722
Profession : Chasseuse de primes - Pirate
Pérégrins -1 (femme)
Remettant une mèche en place, Lizzie observa les alentours. Dans le ciel, un faucon vole au-dessus de la belle. Le printemps chassait l'hiver, le moment idéal pour un renouveau. Les gazouillis des oiseaux, les bruits des animaux de la ferme, le vent qui se baladait dans les champs... En d'autres temps, la pirate aurait été émerveillée par ce spectacles de sons et lumières qui flattait ses sens. Pourtant, son visage restait fermé et son regard noir. Quatre cent cinquante six. Le chiffre continuait à résonner à chaque fois qu'elle essayait de se détendre. Heureusement, le capitaine Seavey était là pour une chasse, cela lui changerait peut-être un peu les idées. Elle s'apprêtait à faire les derniers pas qui la séparaient de la ferme quand une voix s'éleva un peu plus loin. Lizzie se retourna pour scruter la petite rousse qui avançait vers elle. Encore une rousse, pensa-t-elle. Décidément, les rouquines marquaient beaucoup trop sa vie. Celle-là semblait être assez jeune, et n'étaient clairement pas de la ferme. Elle était armée pour la chasse, et était certainement là pour la même raison que Lizzie.

L'inconnue se gratta la tête, et la brune se dit qu'elle avait peut-être des soucis. Ou des poux. Elle avait surtout l'air de se poser des questions. La pirate s'en posait aussi. Devait-elle se débarrasser de la concurrence en la renvoyant plus loin, accepter d'être en compétition contre elle, ou bien s'allier et partager la prime ? Elle oublia vite la première possibilité, elles étaient en face de la ferme des Tolbéo, et sa cadette ne se laisserait certainement pas duper si facilement. La rouquine fut la première à parler, tentant une approche diplomatique. Lizzie soupira. Elle n'avait pas la patience pour jouer à ce jeu-là dans l'immédiat.

- Bon. Je m'appelle Lily, mentit-elle, je suis aussi là pour le contrat. Entrons chez les Tolbéo et voyons ce qu'ils ont à nous dire. On décidera ensuite comment on procède.

Tournant le dos à la nouvelle arrivée tout en imaginant qu'elle allait la suivre et écoutant ce qu'elle avait probablement à dire, Lizzie franchit les pas qui la séparait de la porte de la ferme et frappa à la porte. Elle fit ensuite de nouveau face à sa concurrente.

- Je vais pas te manger. Ecoutons leur histoire. Si ça se trouve on peut travailler ensemble. Et sinon... on verra bien qui de nous deux est la meilleure chasseuse.

Malgré son apparente confiance de façade, la brune se demandait quelle allait être la marche à suivre. Même avec la moitié de la prime, Lizzie aurait suffisamment pour payer les réparations de l'Ecumeur de Nuages et offrir une prime à son équipage. Mais le problème n'était pas là. Elle n'avait aucune envie de compagnie. Si elle s'était lancée là-dedans toute seule, c'était aussi pour se donner le temps d'être seule et de réfléchir, comme au bon vieux temps. Depuis sa rencontre avec Billy voilà plus d'un an auparavant, Lizzie n'avait presque plus jamais été seule et cela l'avait profondément changée. Mais cela avait aussi provoqué sa participation à l'attentat du bal, et si l'ermitage n'était pas une solution, elle se demandait quand même si elle ne ferait pas mieux de faire sa route seule, dorénavant. Mais visiblement, ce n'était pas sur ce contrat qu'elle pourrait le faire...



Chibi Lizzie
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Ingrid & Sigurd
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Mar 3 Avr - 10:52
Irys : 654876
La ferme était un bâtiment tout simple, la partie habitation n’était pas bien grande mais bien entretenue. Pas d’extravagance, pas de heurtoir sur la porte, tout dans la simplicité. Lorsque la porte s’ouvrit, une minute à peine après que Lizzie eut toqué, l’espace qui se devina derrière la femme bien portante était à l’image de l’extérieur. Un feu brûlé dans l’âtre, il faisait encore frais de bon matin. Enfin, la l’heure était bien avancée pour des gens qui se levaient aux aurores pour faire tout les travaux nécessaires. Et avec les attaques de la faune, ils avaient encore plus de boulot sur les bras ! Ce n’était pas des fainéants, mais là, ça commençait à faire...

« Oui ? »

La quinquagénaire costaude à la mine bienveillante détailla les deux jeunettes face à elle. On ne peut plus dissemblable l’une de l’autre, elles avaient quand même toutes les deux des armes, différentes elles aussi, mais tout aussi mortelles pour l’une comme pour l’autre. Bien, très bien. Elles ne pouvaient venir que pour une chose !

« Vous êtes ici pour le contrat ? Entrez, ne restez pas dehors ! »

Elle leur fit signe de la suivre alors qu’elle les menait dans le coin pièce à vivre, là où deux fauteuils faisaient face au feu mourant. Sur le cadre de la cheminée reposait une peinture de la vallée. Dans un coin du tableau, si elles s’approchaient, les nouvelles venues pourraient voir le nom Tolbeo. Dans l’autre partie de la pièce, sur la gauche en entrant, une table imposante trônait où de la laine était en cours de cardage. La brosse, comme les paniers avec la laine sale et l’autre nettoyée, reposait là en plan. La tonte n’avait pas encore commencé, toutefois ils avaient bien dû récupérer la laine des pauvres bêtes mortes. Dans un renfoncement on devinait un espace pour la cuisine et un rideau cachait la pièce qui devait être la chambre.

« Mon mari est en train de réparer l’écurie comme il peut. C’est que ça en fait des dégâts, autant les petites bestioles que les grosses ! Mais je m’oublie, vous voulez peut-être quelque chose à boire avant de parler affaire ! »

D’habitude, elle laissait les gens répondre mais elle était si heureuse de voir du monde répondre à la requête qu’elle s’emportait. Elle alla à la cuisine et en revint avec deux tasses de lait de brebis, une pour chaque invitée et rien pour elle. Après leur avoir remis, elle reprit la parole d'une voix douce et ferme.

« Asseyez-vous, je vais me mettre sur le bord de la cheminée. Je suis Ruth Tolbéo, enchantée, vous verrez mon mari, Sam, plus tard. Vous devez voir les dégâts des bestiaux avant de vous engager bien sûr ! »

Malgré son assurance apparente, la fermière n’avait pas l’habitude de ce genre de situation. Ils n’embauchaient pas si souvent que ça du monde, en tout cas pas pour ça. À vrai dire, c’était bien la première fois. Elle se tut pour les regarder tour à tour, les mains maintenant au repos sur ses genoux. Ses interlocutrices avaient l’air bien jeunes, y avait-il une chance qu'elles sachent mieux qu'elle que faire ? La propriétaire avait quelques doutes sur le fait de leur demander un tel service.

« Vous avez besoin de quoi ? »
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Eckho Hamisvell
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Mer 4 Avr - 22:02
Irys : 34997
Profession : chasseuse / traqueuse /soigneuse
Pérégrin 0
Eckho observa la prénommée Lily. Sa franchise était appréciable et, au moins, elle mettait les choses au clair et allait droit au but. Mais travailler ensemble ? Elles ne se connaissaient même pas et cela reviendrait à diviser la prime par deux. Bon, quarante-mille étaient largement suffisants pour une chasse aux insectes, mais chasser avec une inconnue la mettait mal à l'aise. Avant qu'elle est pu dire quoique ce soit, la jeune femme à l'armure de cuir s'avança vers la maisonnée et frappa. Une dame bien en chair apparut alors et la surprise se peignit sur son visage quelques secondes, avant d'être remplacé par un franc sourire. Celle-ci les invita à pénétrer dans sa chaumière et, Eckho, toujours silencieuse, la suivit.

L'intérieur était chaleureux et douillet. Les flammes mourantes de l’âtre réchauffaient toujours la pièce à vivre où la fermière les avait menées. Deux fauteuils à l’allure tout à fait moelleux et confortables leur faisaient face, douce tentation après ces longs jours de marches. La chasseuse observa la pièce et en conclut d’un bref coup d’œil que les deux jeunes femmes avait dérangé la fermière en plein travail.

Celle-ci disparut dans la cuisine et revint avec deux verres de lait. Toute joyeuse, elle continuait toujours de parler lorsqu'elle leur donna la boisson. Le lait était frais et bien crémeux. Sûrement de ce matin, pensa Eckho, et elle commença à siroter son verre en s'asseyant confortablement dans un des fauteuils proposés. Après, plusieurs gorgées, une moustache blanche fleurit sur ses lèvres tandis qu'elle en appréciait le goût. Que c’était agréable d'en boire à nouveau !

La jeune chasseuse se concentra sur les explications de Ruth Tolbéo. La vermine devait faire de sacrés dommages et, si personne ne s’en occupait prochainement, le préjudice deviendrait trop énorme pour le couple de fermiers.

Et bien, tout d'abord, il serait préférable de voir les dégâts, comme vous dites. Eckho réfléchit quelques instants, les yeux dans le vide. Ensuite, il faudrait localiser le nid, pour décider de la marche à suivre. D'après votre contrat, la colonie doit être importante et il faudra aussi s'occuper des plus grosses bêtes. Mais pour celles-ci, peut-être qu'après l'extermination, ou du moins la régulation des aracnobions, elles quitteront la zone d'elles-mêmes. On pourra aviser à ce moment-là.

Elle s’étira, à l’aise devant le bois léché par les dernières flammes.

-Lorsque les repérages seront faits, on verra ce dont on a besoin.

Elle se tourna vers Lily.

-Ça te vas ?


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Eckho parle en #cc9966
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Lizzie Seavey
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Lun 9 Avr - 14:35
Irys : 303722
Profession : Chasseuse de primes - Pirate
Pérégrins -1 (femme)
La porte de la chaumière s'ouvrit sur une femme qui semblait être la personnification de cette ferme: chaleureuse, souriante et bien portante. Elle les invita à entrer, et Lizzie laissa passer la rousse devant elle avant d'entrer à son tour, refermant la porte derrière elle. La brune observa la pièce quelques instants tout en écoutant leur hôte. La laine des moutons posée sur la table à gauche appartenait certainement aux fameuses bêtes qu'ils avaient perdus selon l'annonce. Face au feu mourant se trouvaient deux fauteuils, et la brune ne se fit pas prier pour s'asseoir sur l'accoudoir de celui de droite, les jambes croisées, tout en écoutant Ruth Tolbéo parler.

Après avoir jeté un coup d'oeil sur le tableau posé au-dessus de l'âtre, le regard de Lizzie resta posé sur la jeune femme qui avait franchi la porte de la chaumière avec elle. Elle n'avait pas l'air particulièrement à l'aise, ni mal à l'aise d'ailleurs. Il était difficile de lire sur son visage ce qu'elle pensait de cette situation. L'idée de partager le contrat la dérangeait-elle ? De son côté, la pirate avait décidé d'attendre avant de prendre une décision à ce sujet. Il faudrait voir si la rousse était capable de s'occuper de cette mission. Lizzie avait déjà vu de quoi les Aracnobions étaient capables. Lors de son séjour à Aildor, elle avait assisté à l'évacuation d'un pâté de maisons du Bassins infesté par les insectes, suite à la mort d'une demi-douzaine de vaches et de leur vendeur qui avaient été dévorés dans sa boutique. Quant aux Soroghs, elle y avait déjà eu affaire plus d'une fois à Daënastre, et en avait déjà chassé une fois lorsqu'elle était seconde de Rackvan, pour un riche marchand qui voulait avoir en avoir une tête en trophée dans sa maison. Qu'en était-il de la jeune fille ? Si elle avait l'air de savoir se servir de l'arme qui l'accompagnait, avait-elle une expérience dans le domaine ?

Lizzie prit le verre de lait qu'on lui tendait avec un sourire. Elle se souvint de sa rencontre avec Althéa alors que cette dernière buvait son petit lait dans une taverne de Busad. Cela remontait à plus d'un an maintenant. Prenant une longue gorgée de lait pour en apprécier la douceur et la saveur, la jeune femme ne put retenir un grognement de satisfaction. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu l'occasion de goûter quelque chose d'aussi simplement bon. Ça lui aurait presque fait oublier tous ses soucis actuels.

Elle écouta la rouquine prendre la parole en réponse aux propos de Ruth Talbéo. Ce qu'elle proposait semblait plutôt juste. Lizzie se dépêcha de finir le verre avant de le reposer sur la table, consciente qu'elle allait bientôt prendre la parole. Elle passa son index et son pouce sur les commissures de ses lèvres pour essuyer les traces de lait et prit la parole à son tour.

- C'est une bonne idée. Les sorties des nids d'Aracnobions se situent souvent sur des formations rocheuses, humides et sombres. Si vous avez ne serait-ce qu'un puits ou un cellier, il serait bon que nous l'examinions. Comme l'a dit ma... collègue... il serait préférable de nous occuper d'eux en priorité, nous étudierons ensuite le cas des Soroghs, s'ils continuent à vous poser problème.

Lizzie avait fait ses recherches avant de partir. Elle possédait plusieurs livres décrivant les bestiaires des différents continents d'Irydaë, et avait pris le temps de lire les pages dédiés aux deux créatures qu'elle venait chasser. Se tournant vers Ruth Tolbéo et sa nouvelle compagne d'aventures, la brune leur offrit un sourire enjoué, prête à mener à bien sa mission. Et à récolter le pactole au passage.



Chibi Lizzie
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Ingrid & Sigurd
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Jeu 12 Avr - 10:47
Irys : 654876
Bon apparemment, la rousse avait une idée de que faire. C’était une bonne chose et ça soulageait plus qu’elle n’aurait cru Ruth. Elle avait un plan d’attaque et la brune semblait même d’accord ! Par contre, elle ne pouvait décidément pas les lancer au travail avant même d’avoir appris leur nom. Hors de question qu’un tel manque de politesse de sa part entache ce contrat. Déjà qu’elle se sentait un peu coupable de leur demander de s’attaquer à un nid d’Aracnobions sans parler des Sorroghs.

« Tout à fait ! Je vous montre tout ça. Nous avons une cave et un cellier, avec tout ce qu’on doit stocker il faut bien. Je vous laisserais y jeter un coup d’oeil mais je ne pense pas que ça vienne de là, on a fait le tour de nos bâtiments pour vérifier qu’on avait pas d’autres dégâts vous comprenez… Par contre on n’a pas pensé aux puits. On en a deux, un dans la cour derrière et un plus loin dans le pré des bestiaux. »

En même temps qu’elle parlait ses mains s’étaient agitées complétant ses mots, montrant les directions. Malgré ses incertitudes, ça la ravissait de recevoir du monde et ça se voyait. Il voyait pas du monde, des étrangers, tous les jours dans le coin. Des éléments qui changeaient le quotidien de façon plaisante, contrairement aux nuisibles qui avaient pris place sur leur terrain.

« Vous avez fini ? Je vous débarrasse et on peut se mettre en route ! »

Aussitôt dit aussitôt fait. Elle posa les deux verres dans la cuisine pour revenir vers les chasseuses. La mine un poil coupable, elle les questionna.

« Au fait, je vous ai pas demandé vos noms ? »

Comme ça, elle pourrait se mettre en mouvement l’esprit tranquille. Il n’y avait pas besoin de beaucoup marcher pour arriver à l’écurie. Le bâtiment voisin, perpendiculaire à la maison. Un homme du même âge que Ruth avait démonté les deux parties du portail et était en train de balayer les gros bouts de bois éparses. Aucun doute sur qui avait fait ses dégâts, les battants au sol à l’extérieur avaient reçu des bon coups au point d’être éclaté au milieux. Les deux chevaux à l’intérieur se portaient bien, heureusement que ce n’était pas des carnivores !

« Sam, voici Lily et Eckho, elles sont là pour le contrat.

-Ah enchanté ! Voyez le résultat, c’est pas beau ! Et les pauvres bêtes mortes sous le coup des arachnobions ! »

Il parlait à moitié appuyer sur son balais qui pliait sous le poids conséquent et secouait la tête en même temps devant les dégâts . Lui aussi se portait bien, pas de gras excessif, le travail à la ferme ne le permettait pas. Une mine ouverte aussi sous chapeau, il faisait pas encore chaud le matin mais il y avait du soleil.

« On a récupéré ce qu’on a pu mais le reste on a dû s’en débarrasser, à cause des charognards, voyez. Il nous reste que la carcasse d’hier, si vous voulez la voir. Je vais m’en occuper après la porte. On l’a mise à l’écart, dans le cellier-grange juste à côté. Revenez me voir après, avant de vous attaquer au nid, je veux aider à chassez ces bestiaux ! »

À ses mots sa femme fronça les sourcils, ils avaient déjà eu la discussion : c’était plus de son âge et ce n’était pas un chasseur, c’était aussi pour ça qu’ils avaient fait appel à des professionnels. Sacré tête de mule, elle ne dit rien sur le moment, laissa les jeunettes parler pour ensuite les guider vers l’autre bâtiment pour voir le corps du mouton. Il était perpendiculaire à la maison aussi mais de l’autre côté. Elles auraient pu y aller depuis la maison, en passant par le couloir qui menait aussi à la chambre mais comme elles étaient déjà dehors, Ruth leur fit faire le tour de l’écurie. Au centre de la cour il y avait le fameux puits mentionné, profond d'une quinzaine de mètre, ainsi qu’un petit potager peu fournie en cette saison, ce n’était pas leur activité principale, tout le long du mur attenant à l’écurie. Quelques rosiers étaient aussi présents le long de la maison.

« Vous n’êtes pas obligée de vous encombrez de mon mari, il a assez à faire de toute façon avec tout ça ! »

Sans d’autres mots elle montra le cadavre bien amochés dissimulé sous un drap, il n’y avait pas de doute quand aux responsables de ce carnage, une multitude de coupure et de trou ornait la peau que la laine rougit et manquante par bout masquait à peine.

« On récupérera rien sur celle là… Vous pouvez faire le tour de la pièce, je vous attends là. »

Il y avait du vieux foin sur toute la partie gauche, la partie droite était fournie en étagères avec des bocaux en tout genre stockés là ainsi que des fûts.

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Eckho Hamisvell
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Sam 21 Avr - 1:13
Irys : 34997
Profession : chasseuse / traqueuse /soigneuse
Pérégrin 0
La fermière les mena rapidement auprès de son mari. Echo pu alors avoir un bref aperçu des bâtiments, marchant au côté des deux femmes tout en écoutant leur conversation. Ruth affirmait qu'aucune bestiole n'avait élu domicile dans leur cellier et qu'il ne présentait aucune trace d’insecte ou autre marque distinctive.

"-Vous parliez des puits, dont un près des bêtes. Est-ce qu’il s’agit du troupeau attaqué ? On devrait commencer par celui-ci, voir ce que ça peut donner.” réfléchit la chasseuse.

Tout en pensant à haute voix, Eckho remarqua près de l’écurie un homme affairé dans un rude travail, probablement le mari de Ruth. La jeune femme l’observa se reposer sur son balai à leur approche, son chapeau protégeant le visage marqué du fermier. Tout en expliquant les dégâts causés par les carnivores, celui-ci pointa du doigt le bâtiment où reposait le cadavre, et Eckho ne se fit pas prier pour aller étudier la dépouille du mouton.

Alors que le couple commençait à se chamailler sur le rôle qu’occuperait Sam, la petite rousse pénétra dans le cellier, suivit par Ruth qui présenta aux deux chasseuses le mouton mort. Ou du moins ce qu’il en restait. Elle s’accroupit alors auprès de la carcasse, étudiant la peau lacérée de toute part, entaillée, vidée de son sang et de ses entrailles.

“-Et bien, c’est la marque de fabrique de ces bestioles. Et à voir les blessures, le groupe partit en chasse devait largement dépasser une vingtaine d’individus…” murmura Eckho.

Elle se redressa sur ses jambes et observa les alentours. A part l’odeur de mort émanant du cadavre, tout était en ordre, aussi propre que pouvait l’être un cellier, rempli de divers vivres et ustensiles. Et, de plus, aucune trace des insectes, récente ou ancienne.

-Vous avez raison, le nid ne se trouve pas ici. Elle rejoignit les deux fermiers à l’entrée du bâtiment et se tourna vers les prés où se trouvait l’un des puits. Pour commencer, on ira voir le puits le plus proche des bêtes. Elle fixa sa compagne aux yeux d’émeraude quelques secondes avant d’ouvrir la bouche. Tu viens avec moi, ou tu préfères vérifier le second ?”

Spoiler:
 


x6

Eckho parle en #cc9966
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Lizzie Seavey
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Lun 14 Mai - 16:37
Irys : 303722
Profession : Chasseuse de primes - Pirate
Pérégrins -1 (femme)
Lizzie passa derrière les deux femmes, prenant le temps d'observer le décor dans lequel elle se trouvait. Le vent était quelque peu tombé, mais elle refit néanmoins rapidement son chignon pour tenir en place ses mèches rebelles, tout en laissant sa nouvelle compagne d'aventures prendre l'ascendant pour l'instant. Tandis qu'elles avançaient vers l'écurie, le regard de la brune se posa tour à tour sur les débris à terre, le portail en cours de réparation, et le réparateur en question. Le dénommé Sam ne présentait aucune surprise physiquement, il était exactement comme on pouvait l'attendre. La pirate le trouva lui aussi très accueillant, tout comme sa femme. Ces gens-là semblaient presque trop souriants pour la perte qu'ils avaient subi. Malgré le fait que tout semblait honnête, Lizzie ne pouvait s'empêcher de penser à tous les pièges qui pouvaient être tendus dans cette situation. Elle n'avait clairement pas l'habitude de rencontrer des gens simples et hospitaliers comme l'étaient les Tolbeo, et cela la perturbait.

Entendant le vieux Sam se proposer pour les aider à faire le travail pour lequel elles étaient payées, Lizzie leva un sourcil suspicieux. Pourquoi les avoir recruté alors ? Elle laissa couler pour l'instant, suivant sa comparse qui se dirigeait vers le cadavre de mouton. Tandis que la rouquine observait la dépouille, la pirate fit déjà une première fois le tour de la pièce à la recherche du moindre indice de la présence du nid ou des terribles insectes qu'elles cherchaient. Leurs conclusions se rejoignirent et les deux femmes ressortirent du bâtiment pour retrouver le couple de fermiers. Eckho exposa alors son plan pour la suite. Elle avait l'air tout à fait capable de vérifier un puits toute seule, aussi pour gagner du temps, la brune irait faire le deuxième. Elle constata alors que naturellement, elles en étaient venues à travailler ensemble, et qu'elles finiraient certainement la mission à deux, pour le meilleur et pour le pire.

- Je vais aller inspecter le deuxième, on a pas besoin d'être deux pour ça, et mieux vaut le trouver au plus vite pour éviter plus de pertes. Elle se tourna alors vers Sam Tolbeo. Quand nous l'aurons trouvé, vos conseils seront les bienvenus puisque vous connaissez bien votre ferme et la zone, mais il serait mieux que vous restiez en retrait pour éviter les blessures. Eliminer ces bestioles sera plus fastidieux si nous devons assurer votre sécurité en même temps, et il serait dommage d'en oublier une ou deux qui pourraient aller refaire un nid un peu plus loin.

La jeune femme espérait que le vieil homme ne s'offusquerait pas. Il savait certainement ce qu'il faisait, mais quitte à payer une fortune pour deux chasseuses expérimentées, autant les laisser travailler et mériter leur salaire. Elle n'avait pas non plus envie de les saigner à blanc... Après tout, elle n'avait pas renoncé au pillage des civils pour répéter l'expérience sur ces honnêtes gens. Si les nouvelles valeurs de Lizzie avaient été difficiles à intégrer pour son équipage, elle ne comptait pas les trahir si rapidement, il fallait qu'elle s'y tienne.



Chibi Lizzie
Paroles de Lizzie: #33ccff
Paroles de Emshaï: #339900
Paroles de Akhir: #cccc00
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Ingrid & Sigurd
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Mer 23 Mai - 17:45
Irys : 654876
« Qu’est-ce que tu fais là ?! Et vas pas me dire que tu as finis tes travaux sur la porte de l’écurie ! Je sais très bien ce que tu as en tête et... »

Les deux propriétaires se tournèrent vers les jeunes femmes qui revenaient vers eux. Ruth avait parlé doucement, bien qu’en colère, pour que les invitées n’entendirent rien de ce petit désaccord entre époux, hors de question de les mettre dans l’embarras. Que ce soit des employées ne changeaient pas la donne. Il y avait des façons de faire. Mais s’il continuait sur cette pente, il l’entendrait !

« Tant mieux. On s’en serait voulu de vous faire venir pour un nid dans notre grange. Ça on peut s’en occuper. Crapahuter dans les puits par contre... »

Elle en profita pour lancer un regard entendu à son mari qui fit mine d’être absorbé par l’échange entre les deux chasseuses. La conclusion de ce dernier était loin de le ravir. Déconfit par l’évidence flagrante que toutes les femmes présentes semblaient être sur la même longueur d’onde et ne le laisserait rien faire. En même temps, il ne voulait en aucun les gêner. Un peu penaud il répondit à la brune.

« Je suppose que je ne peux pas vous contredire, c’est vous les spécialistes ! N’hésitez pas si vous avez besoin de quoique ce soit corde, etc.… J’ai de tout.

-En attendant, on va vous laisser. Vous savez où nous trouver, Sam a encore du travail à l’écurie et moi j’ai de laine à carder ! Soyez prudentes surtout ! »

Sur ce elle entraîna son mari loin du puits dans la cour autant que de celui invisible d’ici mais facilement trouvable une fois engagé dans les champs d’herbes. Ils traversèrent la cours et disparurent derrière le bâtiment d’écurie faisant face à la grange. S’ils parlèrent aucun de leurs mots ne parvinrent à celles laissées derrières.

Le puits en pierre trônant au milieu de ces trois bâtiments et doté d’une simple poulie ainsi que d’un toit pour le couvrir semblait paisible. Rien ne faisait bouger la corde relié au seau vide posé au sol. Il était assez large pour qu’une personne comme Lizzie s’engouffra à l’intérieur si elle le souhaitait et assez profond pour qu’un saut ne soit pas une bonne idée. L’autre, celui en plus loin était bien plus simple, pas de présence de système pour puiser l’eau ou de structure au dessus du trou. Par contre, à l’instar de l’autre il était possible d’entrer dans le puits si jamais on le voulait.


Si jamais vous descendez dans les puits ( à regarder après l'avoir fait Wink ). Vous ne pouvez pas connaître la présence ou non de nid en regardant juste sans rien faire ( vous pouvez tout à fait décider de vous y prendre autrement que d'y descendre ). Si jamais ce n'est pas clair ma boîte à MP est ouverte :

Le puits dans la cours, là où sont vos persos:
 

Celui dans le champs, invisible de votre position, à environ 200m :
 
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