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Chroniques d'Irydaë
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 Les aventures culinaires du "Tagta croustillant" P1

Adol Loror
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Mar 3 Avr - 18:17
Irys : 679873
Profession : Aventurier
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Bonjour et bienvenue dans ce rp libre, " les aventures culinaires du Tagta croustillant", cette première partie du rp se déroule durant le mois d'avril, lors de l'ouverture du restaurant.


Alors concernant l'aspect du restaurant, le mp sont ouvert ou, pour les timides, voici la description du restaurant :

Petit restaurant se trouvant non loin du port d'Eoril, l’ancien « La gloire du pécheur » ouvre de nouveau ces portes sous le doux du « Tagta croustillant » offrant une nouvelle expérience sur le plan culinaire, avec des plats simples mais raffinée et surtout une ambiance musicale, un pur moment de relaxation et de détente. Ne vous donnez pas d 'approprie par la taille du restaurant, ni même par le vieux gérant, fumant sa pipe au balcon mais rentrez. Rentrez dans un univers au dehors des problèmes de notre temps.

Vous voulez manger ? Installez-vous à une table et Donovan, notre sublime serveur, s'occupera de vous pendant que les douces odeurs de cuisine et de notes de musique se chargeront du reste. Notre cuisinier, Adol, se chargera de la préparation de votre plat de notre menu non moins complet, et cela dans un temps record.

Vous voulez simplement boire un verre ? Installez-vous simplement à notre bar. Non pas une taverne où chopes vides et pilier de bar s'entasse, dans un fracas de meubles brisés. Non là, une ambiance apaisante où vous seront servis une multitude de cocktail réchauffants vos cœurs et relaxant vos esprits.

Toutes l'équipe du « Tagta croustillant » vous accueilles avec plaisir dans ce nouveau fief de la cultures des deux continent.


Description du restaurant :

Une devanture avec un terrasse, bordé de fleurs orange et jaune avec deux petites tables et tous cela donnant sur le port d'Eoril, juste assez prêt pour voir l'océan mais assez loin pour pas en sentir l'odeur. Les murs sont d'un bleu légèrement foncé et un insigne en fer forgé portant le nom du restaurant ainsi qu'une représentation de la tête de ce noble animal.

Une fois renté à l'intérieur, le bar se trouve sur le coté droit. Un petit comptoir, pouvant accueillir quatre ou cinq personnes devant un mur couvert de bouteille de tous horizon, de forme et couleur différentes, offrant une mosaïque culturelle à la porter de main, enfin plutôt celle de Donovan, notre serveur (nous en parlerons un peu plus loin). Au coté gauche, une petite salle, pouvant accueillir cinq table de quatre personne devant un doux feu de cheminé. Non loin du foyer, une estrade où joue en permanence des groupes de musique pour le plaisir de notre clientèle. Les murs sont d'une teinte plus sombres que celle de la devanture, accentuée par la faible présence de lumière, à part celle du foyer et des bougies posées sur les tables. En parlant des tables, les couverts et les assiettes sont tous d’excellentes qualités ainsi que de sublimes verres travaillés.

Mais la place la plus importantes d'un restaurant, n'est-ce pas là cuisine ? En parlant d'elle, la cuisine et ouverte sur la salle à manger, permettant au client de toujours voir le cuisinier et inversement. Parfaitement équipé, elle permet à une personne seule de produire des prodiges culinaires quasi divine.

Description du personnelle :

-Juzo Oki : Ancien gérant de « La gloire du pécheur » et actuelle gérant du « Tagta croustillant », il passe ces journées assis, sur le balcon, fumant sa pipe et surveillant toutes personne entrante dans le restaurant. Selon la légende, il aurait étais un capitaine de bateau, mais il n'en parle quasiment jamais. A vrais dire, il parle que peu, il laisse faire le travaille à Donovan et Adol, à qu'il y a une parfaite confiance.

Vieil homme, portant toujours un casquette et des habits de marin ainsi qu'une longue barbe blanche, il peut passer d'un regard sévère à un immense sourire en rien de temps. Cette homme fera toujours en sorte de protéger ce qu'il apprécie et cela malgré son grand âge.

-Donovan Okonnell : Il est le barman et serveur du restaurant, à la fois grand et bien taillée, il sera toujours accueillir avec élégance et non moins charme chaque client entrant ici. Le seul point étrange est que Donovan (ou simplement Dono) est muet. Mais son astuce n'en est pas moins sublimes. Étant mage d'illusion, au lieu de dire un phrase en face d'un personne pour l’accueillir ou prendre sa commande, les mots apparaîtrons dans devant la personne en question. Cela ne fais qu'accentuer le charme de cette personne.

Au cheveux brun long, simplement attaché à l’arrière de la tête ainsi qu'une barbe bien taillé et des yeux vert comme deux émeraude, il est l'une des raisons de la clientèle féminin du restaurant. Il porte toujours une tenu de serveur parfaitement propre.

-Adol Loror : Jeune Daenar installé à Eoril, il trouve rapidement une place dans un restaurant qui aller à sa perte. Non sans mal, il réussit, à l'aide de Dono et Juzo à faire repartir la machin. D'un boulot pour préparer ces nouvelles aventures, il trouve finalement une place qui lui convient.

et voici celui des menus :

-> https://image.noelshack.com/fichiers/2018/14/1/1522705734-1.jpg

-> https://image.noelshack.com/fichiers/2018/14/2/1522772856-2.jpg

Et concernant la musique ->


Merci de votre lecture et peut être de votre participation ^^




Dernière édition par Adol Loror le Mar 29 Mai - 13:35, édité 3 fois
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Adol Loror
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Mar 3 Avr - 19:54
Irys : 679873
Profession : Aventurier
Daënar 0
Une habitude c'était installée depuis que je suis ici, enfin même si mes souvenirs de vont pas plus loin qu'il y à peine un mois en arrière. La seule chose qui est sûre, c'est que je ne suis pas d'ici, enfin, pas de ce continent. Je me suis réveillé, sur un bateau, sur la côte de Zolios apparemment, proche de la ville d'Eoril. Une chose me picore le visage, une chose rouge, j'ouvre un peu plus les yeux et je remarque une espèce d'animal, comme un oiseau mais d'un rouge vif, aussi vif que mes cheveux. Alors que je me lève, non sans douleur, dû au sable et au soleil qui me tapent sur le visage, je m'approche de ce qui semble être une ville, j'appris plus tard qu'il s'agissait d'Eoril.  



Je fus suivi de l'oiseau, sur le chemin, c'est peut-être mes cheveux ou mon odeur qui doit l'attirer. Je marche ainsi, les habits trempés, dans les rues de la ville, sans objectifs, sans rien, je ne sais même pas ce que je fais ici. Je suis comme une loque sous le regard sois effrayé ou moqueur des habitants de la ville. Après tous, une personne au cheveux rouge, puant l'océan, trempé jusqu'aux os et accompagner d'un oiseau toute aussi rouge, même moi j'en rigolerais, avant de partir sans l'aider. Alors que le soleil commencer à tomber, je repére une devanture qui changer de l'ordinaire de cette ville. Une devanture d'un bleu profond, avec un symbole semblable à l'oiseau qui me suit. Le Tagta croustillant....



-Hey petit, un problème ? Me dit un vieil homme, fumant la pipe devant la devanture.

-Heu...je ne sais pas...enfin, je sais plus. Je me suis réveillé dans cette ville. Je me souviens de rien.

-Etrange petit...écoute, ce n'est pas grand-chose mais rentre, pour ce soir, repose-toi, sèche-toi et mange un peu. On en parle après.  

-Je ne veux pas vous dérangez, dis-je en rentrant, après tous, je n'ai nulle part où aller.



Une fois à l'intérieur, je fus agréablement étonné. Il s'agissait d'un petit restaurant. Une ambiance légèrement sombre entouré la salle. Je reste sur le devant la porte, la bouche béante, pendant que l'espèce d'oiseau me monte sur l'épaule et s'installe ainsi.  

-Donovan, nous avons un invité, prépare-lui un plat chaud et apporte-lui une serviette, il reste ici ce soir. Et petit, reste pas là et installe prêt du feu.

L'autre homme, qui devait être un serveur, hoche la tête et des lettres apparurent à côté de lui disant "Compris patron et bienvenue au Tagta croustillant jeune homme"  

Avant même que je peux poser une question, le vieil homme me dit :

-Ne pose pas de question sur ça, on parle après si tu veux

Je m'installe à une table devant le foyer, la douce chaleur me fis terriblement du bien après cette journée dans cette ville. Quelques minutes plus tard, le vieil homme et Donovan s'assirent aussi à la table, une assiette de viande fumante devant chacun de nous.


-Bon petit, je vais faire les présentations. Je suis Juzo, le patron de ce restaurant et voici Donovan, mon serveur.

-Bonsoir petit, me dit il, enfin m'écris Donovan dans le vide, avec un sourire. Si tu te poses des questions, c'est simple, je suis muet donc je préfère interagir ainsi, si cela ne te dérange pas ?

-Nan pas du tout, c'est plutôt pratique pour parler, dis-je en rigolant. Pour moi, je me nomme Adol Loror et à part les souvenirs de ce matin, je me souviens de presque rien.  

Un léger silence s'installe, seulement coupé par les crépitements des flammes.

-Je vois, interrompe Juzo, cela est un peu étrange, tu es sûr que tu te souviens de rien ou de personnes d'ici ?

Je répondis simplement d'un non de la tête

-D'accord, et tu ne sais pas non plus quoi faire ?

Un autre non de la tête se présente sur mon visage. Juzo se tourne alors vers Donovan et lui chuchote quelques mots à l'oreille, de Dono répondis d'un hochement de la tête. Juzo se tourne finalement vers moi et, avec un immense sourire, sans la moindre pointe de tromperie, me pose la question qui à changer ma vie :

-Dit moi petit, sais-tu cuisiner ?


Et c'est ainsi, que pour pouvoir vivre ici et avoir un toit, que je travaille dans le cuisine du Tagta croustillant. Je passe mes premiers jours à m'entrainer à réaliser les différents plats de la carte sous le regard plus ou moins sévère de Juzo et les rires muets de Dono. Heureusement, les clients était peu nombreux pour pouvoir réaliser avec perfectionner les différents mets. Mes journées de ma nouvelle vie était simple : me lever tôt le matin pour faire les différents achats sur le marché, rentré et lancer les préparations, puis avec l'aide de Dono, nettoyer la salle et allumer la cheminée. Juzo, lui descend peu après et, nous salua avant de s'installer dehors, sa pipe à la main. Puis dès les premiers clients, que Dono accueille avec respect, je commence à préparer les plats demander, sous le regard du tagta, l'étrange oiseau que j'avais trouvé sur la plage, nommer Tiama. Une fois la journée finie et la salle entièrement lavé, on s'installe prêt du feu pour parler de la journée ou simplement passer un peu de temps tranquille.  



Cela était devenue, depuis bientôt deux semaine, comme une routine dans ma nouvelle vie, une vie qui me suffisait parfaitement, même si je cherche à me souvenir de mon ancienne vie, je préfère m'occuper de ma nouvelle.


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Jaheera Kya'wan
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Dim 22 Avr - 23:32
Irys : 256951
Profession : Bandit/Feignasse
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Les contrées sauvages de Zolios avaient accueilli assez longtemps la nomade. Elle avait vadrouillé dans les paysages environnants pendant toute une année, ou du moins, c'était le ressenti qu'elle avait. La conception du temps lui échappait parfois, compter les jours n'était pas le genre de la maison. Liberté de mouvement et liberté de voir le monde à sa manière, tout autant respectés par Jaheera que la liberté de se contrefoutre du temps qui passe. Elle allait où ses jambes l'emmenaient, voyait les visions que le soleil lui offraient et profitait de l'air qu'elle avait la chance de respirer. Seul tâche au tableau, la nourriture était souvent difficile à trouver, et bien que la saison soit favorable à la chasse, la fille d'Orshin n'avait pas eu de chance. Toutefois, elle avait bien trouvé un marchand qui, lui, avait de la fortune à épargner. Elle n'avait pris que la moitié, après tout, le matérialisme n'était pas un trait de caractère qu'elle appréciait. Cet argent servirait à sa survie, et une survie de qualité pour une fois.

L'itinérante s'était donc posée à Eoril, dans les environs des quais, cherchant un endroit luxueux où la viande serait de qualité et le personnel pas trop inconvenant. Elle abhorrait les relations humaines, mais elle avait tout de même envie de se faire plaisir pour une fois. La femme à la chevelure blanche s'amusait donc à se pavaner en admirant l'eau, se faisant une remarque subsidiaire comme quoi le feu restait l'élément prédominant. Ce n'était pas pour autant que les ondes aqueuses ne lui ravissaient pas les yeux. Vraiment, la vision de l'océan n'était pas à sous-estimer, presque aussi belle qu'un feu de joie. Presque. 

Les pas de l'immaculée s'arrêtèrent finalement devant une enseigne. "Le tagta croustillant". Aucune idée de ce que ça voulait dire, mais le dernier mot avait l'air appétissant. Une langue passa sur les babines de la nomade, qui pouvait presque sentir une charmante odeur de grillé ou bien de elle ne savait quel met exquis qui ne faisait que l'attendre à l'intérieur. Jubilant d'impatience, elle se décida finalement à passer la porte, entrant dans son accoutrement tout aussi féral que d'habitude. Toutefois, elle avait son manteau qui couvrait le haut de son corps jusqu'au nombril. Le pantacourt qui lui descendait jusqu'à mi-cuisse était, selon elle, déjà amplement suffisant. 

Ne connaissant pas la coutume de courtoisie habituelle en matière d'établissements publiques, Jaheera se contenta de prendre la table la plus confortable. Elle croisa les jambes sur la chaise et arrondit son bras autour du dossier, attendant "patiemment" qu'on ne vienne lui servir à manger. Mais rien ne semblait venir. Il fallait dire que trente secondes c'était bien court, elle n'avait même pas reconnu qui faisait quoi là-dedans. Alors, elle prit la carte disposée sur la tablée devant elle et commença à feuilleter le tout. Un instant avait suffit pour qu'elle détecte du coin de l'oeil "L'entrée de Süns". Un large sourire carnassier vint se dessiner sur son visage, alors qu'une subite envie d'allumer un feu vint la prendre. La faute au nom si familier. 

Alors elle attendit. Elle attendit peu. Elle avait faim bon sang ! Cela faisait quoi, deux jours qu'elle n'avait bouffé qu'une pomme tombée de la poche d'un abruti qui prétendait ne rien avoir ! L'odeur commençait aussi à lui faire perdre la raison. Instinctive comme elle était, la nomade bavait presque, tant la salive s'accumulait entre ses dents. Et lorsque la patience arriva à son terme, soit après une minute, son poing vint frapper la table. Un air contraint au visage, elle se leva presque et cria en direction de la cuisine, d'un ton sec. 

Bon sang ! Est-ce que je dois venir moi-même chercher ma pitance ?! Si ça peut vous accommoder alors je peux aisément me lever !


Son sarcasme n'avait d'égal que la véracité de ses promesses. La femme aux cheveux blancs poussa le siège en arrière, déposant les paumes sur la table et prête à se rediriger vers la cuisine, lance accrochée dans le dos et braises dans les pupilles.


Jahee s'exprime en #cc0066
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Adol Loror
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Lun 23 Avr - 19:26
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Profession : Aventurier
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La journée était plutôt calme sur Eoril et au restaurant. Les quelques rayons du soleil de ce début de printemps faisaient enfin du bien. Malgré les rares traces de fraicheurs, je fais, comme tous les matins depuis quelques semaines, je m'occupe d'acheter les divers produits présents sur le marché, qui se situe non loin du port. Aujourd'hui, à part quelques volailles et ainsi que des légumes de fin et début de saison, rien de transcendant. Je remplis donc mon panier, sous le regard habitué des vendeurs, après tous, je pouvais être un Daënars, je reste non moins un client, et un client qui paye.  



À l'approche de neuf heures, je décide enfin de rentrer au restaurant, les bras chargés pour une journée de cuisine. Comme à chaque fois, Juzo, le cher patron, fume sa pipe, assit sur son fauteuil les regards tournés vers le ciel. Quand j'approche enfin, il se tourne vers moi :


-Hey salut petit, des choses intéressantes ce matin ?


-Désolé Juzo, un peu vide mais je serai me débrouiller.


-Tu a intérêt, tous reposent sur toi, me dit-il en souriant.



J'entre finalement à l'intérieur, où Donovan, fidèle à lui-même, passe un coup de balais pour que tout soit parfait. Je le salue d'un hochement de tête qu'il me répondit, en écrivant :



- Si tu as besoin d'aide, appel moi.



-Ne t'en fait pas, mais merci Dono.



J'installe finalement le résultat de mes courses sur mon plan de travail. Je prépare ainsi mais différents plats à l'avance, mets à cuire les quelques viandes décrite sur le menu, puis prépares les assiettes, pendant que Dono prépare la salle ainsi que son bar en prévision de l'arrivé prochaine des clients. La musique de l'orchestre crée une petite ambiance qui permet à tous les monde d'être reposé et tranquille, une ambiance calme devenu importante pour moi.


Mais le calme fut subitement détruit par l'arrivé d'un client particulier.


Alors que d'habitude, lors de l'entrer dans le restaurant d'un client, Dono accueille puis dirige vers une table, là, la cliente arrive telle une furie et s'installe à une table.  



Mon regard croise celui de Dono dans la plus grande incompréhension durant, ce qui me parut plusieurs minutes. Je tourne ensuite le regard vers ladite cliente. Une jeune femme, à la chevelure blanche et aux regards doux. Elle semble attendre quelques choses, sans rien dire, ce qui nous laisse, Dono et moi, plutôt perplexe.  

Soudainement, d'une voix forte, elle s'exprima enfin :

-Bon sang ! Est-ce que je dois venir moi-même chercher ma pitance ?! Si ça peut vous accommoder alors je peux aisément me lever !



Sur ces mots, Dono s'avance vers elle, une carte à la main et, d'une révérence qui réalise à merveille, il écrit en face d'elle :

-Bonjours, ma demoiselle, et bienvenue dans notre restaurant. Puis-je vous proposer notre carte ainsi qu'une boisson ?



Pendant que Dono réalise son numéro de charme envers la gente féminine habituelle, je retourne dans mes préparation.
[/i]


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Jaheera Kya'wan
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Lun 23 Avr - 21:24
Irys : 256951
Profession : Bandit/Feignasse
My'trän -2
Jaheera se rassoit lorsqu'un charmant visage vint à elle, vraisemblablement prêt à lui prendre sa commande. Elle tira un long sourire qui s'arrondit en une expression troublée, perdue entre la confusion et la surprise lorsqu'elle vit des mots se dessiner devant ses yeux. La jeune femme tenta de les attraper avec sa main gauche, effleurant presque la joue de son serveur, fascinée. Distraite comme elle était, la femme aux cheveux blancs avait failli oublier de lire ce qu'il y avait d'inscrit. Visiblement, ce gars là n'aimait vraiment pas parler, hein ? Bah, peu importait, il avait un beau visage, c'était tout ce qu'elle demandait de lui, en plus de la nourriture qu'il lui fournirait. 

Elle se rassit tranquillement sur sa chaise, croisant la cheville sur sa cuisse gauche et ses bras entre eux. Son regard se baissa en même temps que ses paupières se fermèrent, avant que son sourire ne dessine une risette en coin qui semblait vraisemblablement hâtive de déguster les quelques mets que la carte lui promettait. Elle avait déjà fait son choix, la maraudeuse. Son ton entre la provocation et l'amusement remplaça celui qui était inondé par la colère et la frustration. Avec des mots plus doux,  elle reprit sa volonté avec des phrases tangibles et civilisés.

L'entrée de Süns me suffira amplement ... quant à la suite ...


Elle examinait les aperçus des viandes, levant les pupilles sans que son visage jamais ne bouge, mirant les plats qui se préparaient en cuisine. La fille d'Orshin en grognait presque de cette odeur qui lui parvenait aux narines, il fallait dire que passer plus de temps avec la faune qu'avec les hommes lui avait donné un caractère belliqueux et relâché bien particulier. Un ronronnement glissa entre ses dents, ou du moins, c'était ainsi qu'il semblait paraître. Jaheera avait ce réflexe qu'elle empruntait aux chats sauvages avant de se délecter d'un repas qui promettait saveurs et délices. Langue furtive, elle passa ses papilles sur ses babines d'un geste discret mais non invisible, avant de poursuivre.

La viande du jour me suffira. Avec de l'hydromel.


Oui, au final peu importait le type de garniture, ou bien l'animal dont elle provenait. Tout ce dont l'itinérante avait besoin, c'était d'un ventre comblé et d'une sensation explosive dans le fond de son palais. Elle redirigea son regard vers l'arrière-salle, scrutant qui travaillait ici, percevant leurs visages et identifiant leurs traits. Gratitude, ou rancune, tout cela dépendrait de la qualité du plat qui lui serait servi. Au moment où son ... charmant serveur tourna le dos, elle eut prompte décision de lui retenir la main, sans pour autant lui serrer le poignet jusqu'à laisser une marque. Mais ses yeux, ils avaient un éclat rayonnant, mais cela n'avait rien de rassurant. Ses iris brillaient comme ceux d'une panthère devant un repas. N'était-ce pas exactement ce qu'elle était après tout ? Une jeune créature affamée et désireuse de se repaître de protéines savoureuses. 

Saignante, s'il vous plaît.


Et ses dents avants vinrent mordre sa lèvre inférieure avant qu'elle ne se remette sur le dossier de son siège. Que cette expression fut adressée à son humble serviteur ou bien en hâte de déguster sa pitance, seule elle le savait, mais elle aimait conserver le mystère de ses intentions ...


Jahee s'exprime en #cc0066
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Nito BlackWind
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Mar 24 Avr - 1:02
Irys : 68540
Profession : Herboriste Itinérant
Pérégrin 0
Nito se tenait debout, appuyer contre un mur pendant que son client inspectait les ronces des sables qu'il avait ramené de Zochlom.

- Bon travail BlackWind. Voici votre payement.

Le client, un bonhomme assez gros, déposa une bourse remplie sur le bureau en étirant un grand sourire.Nito s'avança et la soupesa avant de lâcher d'un ton froid :

- Il y a deux fois plus de racines que ce que vous m'aviez conseiller de ramener. Je m'attends à une rémunération plus importante afin de pouvoir poursuivre notre partenariat. Sinon trouvez-vous quelqu'un d'autre pour vous faire le tour du monde.


L'homme le fixa, du moins essaya, difficile avec ce masque d'oiseau dans le passage. Il prit le temps de réfléchir quelques instants, puis tendit une deuxième bourse pleine à Nito.

- Il est vrai que les racines sont dans un état remarquable... Mais je veux la même qualité la prochaine fois d'accord ?

Nito acquiesça puis prit la bourse que lui tendait l'homme avant de retirer son masque et de le ranger à sa place habituelle.

- Sinon, vous ne connaissez pas une bonne auberge dans le coin ?


Sa voix avait récupéré son ton enjoué.

- Ce n'est pas que la viande séchée soit mauvaise, mais pouvoir profiter d'un bon plat c'est sympa aussi.

- Je comprends... Vous pouvez essayer le nouveau restaurant qui vient d'ouvrir vers le port. Les premiers échos que j'en ai eu son plutôt bon. Le "Tagta croustillant" que ça s'appelle.

Nito inclina légèrement la tete en remerciement puis commença à sortir. Alors qu'il allait passer le pas de la porte, il fut interrompu par son client.

- Dites... le masque... c'est vraiment nécessaire à chaque fois ?

Cette question lui arracha un sourire. Il lâcha en sortant:

- Toujours pendant le travail !

......

Tandis qu'il se dirigeait vers le port, Nito vérifia que son fusil était toujours bien dissimulé. Connaissant l'aversion qu'ont les My'träns pour les armes à feu, il avait pris soin de ranger son pistolet et son holster dans son sac. Pour le fusil, il l'avait entièrement enroulé dans son burnous en utilisant les manches pour fermer le tout.

Un petit vent frais, provenant de l'océan, venait lui rappeler que la saison n'était pas encore suffisamment avancée pour se balader en chemise manches courtes. Du moins... pas quand on revient de quelques mois dans le désert.

Hâtant le pas, Nito rejoignit rapidement le port, puis demanda le chemin à un gamin du coin. Celui-ci l'emmena jusqu'à la porte du "Tagta croustillant", ce qui lui valut une pièce qu'il emporta avec lui tout joyeux.Nito prit quelques instants pour observer la devanture.

"Orshin fait de drôle de bestiole quand même..."

La chaleur de la pièce fut la bienvenue et Nito s'engouffra dans celle-ci. En fermant la porte, il nota le vieil homme qui l'observait du haut du balcon. En se retournant il fit signe de découvrir un chapeau qu'il n'avait pas dans sa direction avant de lire le panonceau situé à quelques pas de lui:

Veuillez patienter qu'un serveur vienne vous placer s'il vous plaît.

Regardant rapidement dans la pièce, la seule personne qui semblait travailler ici était déjà occuper avec une cliente. Par contre la cuisine étant ouverte sur le reste du bâtiment, Nito repera le cuistot et décida d'aller directement le voir.

En arrivant devant le comptoir qui séparait les cuisines et la salle de service, Nito s'accouda et héla le cuistot:

- He petit chef ! Il reste de la place pour un voyageur affamé dans ton palace ?


S'exprime en 9900ff
"On ne désigne plus l'ennemi parce qu'il est partout, même en nous"
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Adol Loror
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Jeu 26 Avr - 22:12
Irys : 679873
Profession : Aventurier
Daënar 0
Je connaissais les habitudes dragueuses envers la gente féminine de ce cher Dona, mais cette fois, je compris dans son regard qu'il ne voulait qu'une seule chose, que la charmante cliente lui rende sa main et qu'il retourne à son poste. Mais on pouvait vois des étoiles dans le regard de la cliente, comme s'il l'avait charmé. Alors que je regarder du coin de l'œil la scène plus que comique, je fus surpris par un autre client en face de moi :



- He petit chef ! Il reste de la place pour un voyageur affamé dans ton palace ?



A ces mots, je fis un bond en arrière et lâche mon couteau sous l'effet de la surprise. Un jeune homme, légèrement plus âgée que moi se tenait devant le comptoir de la cuisine. Après avoir repris mon souffle et ramasser le couteau avant de le mettre dans une bassine d'eau. Je me tourne finalement vers le client, et d'un sourire simple et habituel sur mon visage. Je lui dis :



-Bienvenue dans le "Tagta croustillant", d'habitude c'est notre serveur qui s'occupe des clients mais aujourd'hui... nous avons quelques problèmes. Je vais vous guider jusqu’à notre meilleure table.



Je le guide, vers une table proche de la fenêtre, celle qui donne une vue sur la ruelle marchande, se trouvant à quelques pas d'ici.



-Installez-vous. Je vous donne le menu du restaurant et notre serveur, Dono, prendra votre commande quand vous aurez choisis. Je vous laisse.



Une fois les menu donné et une référence de faite, je retourne en cuisine où Dono m'attendais, le regard un peu vide.



-ça va Donovan ?



-Ne t'enfait pas petit, tu me connais, rien ne me résiste, m'écrit-il d'un clin d'œil, bref, un peu de sérieux, une entrée de Süns et une viande du jour, tu pourras t'occuper de lui apporter, faut....que je m'occupe des autres clients et du bar.



-Mais oui bien sûre, lui répondis-je, les yeux levés.



Je me lance dans la préparation de l'entrée de Süns, une salade où se mélange épices des deux continent et fines lamelles de piments, agrémenté de cœur de canard. Une entrée pleine de saveur qui fait chaud … bah où cœur. Je la prépare rapidement et met, sur le feu, la viande du jour, une brochette de caille accompagné de fine galette de pomme de terre. Les odeurs de viande sur les flammes et des légumes sortant du four emplirent toutes la salle dans une douce odeur de cuisine familiale. Cela, mélangé avec la douceur de la cheminée et de la musique dans le coin de la salle, et vous obtenez un moment de pure magie.  

Une fois le dressage réalisé sur des assiettes blanches, je prends l'entrée de la première cliente et lui apporte:



-Chère cliente, l'entrée de Süns


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Nito BlackWind
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Ven 27 Avr - 21:29
Irys : 68540
Profession : Herboriste Itinérant
Pérégrin 0
Nito regarda sans sourcilier le cuistot surpris, ramasser son couteau de cuisine. De plus près, celui-ci, bien que probablement plus jeune était plus grand que lui et possédait une chevelure bien plus prononcée que la sienne, même en pleine lumière.
Indifférent, il patienta que son hôte reprenne son souffle.

- Bienvenue dans le "Tagta croustillant", d'habitude c'est notre serveur qui s'occupe des clients mais aujourd'hui... nous avons quelques problèmes. Je vais vous guider jusqu’à notre meilleure table.

Tandis que Nito lui emboitait le pas, il observa d'un peu plus près son hôte.

"Étrange... Il ne semble pas être My'trän... Daënar ? Non, improbable... Pérégrin peut-être ?"

Dans sa réflexion, il manqua de renverser son hôte qui s'était arrêté pour lui indiquer une table en lui tendant un petit feuillet.

- Installez-vous. Je vous donne le menu du restaurant et notre serveur, Dono, prendra votre commande quand vous aurez choisis. Je vous laisse.

Nito inclina légèrement la tête en le remerciant. Tandis que son chef retournait dans ses cuisines, Nito observa la ruelle de l'autre côté de la fenêtre. Une bande de gosses s'était regroupée autour de celui qui l'avait guidé jusqu'au restaurant. Celui-ci exhibait sa récompense avec un sourire contagieux. Le gamin remarqua Nito à travers la fenêtre et le pointa du doigt. De concert, toute la bande se tourna pour dévisager l'inconnu.Un petit sourire en coin aux lèvres, Nito fit semblant de ne pas les avoir vues et commença à s'installer.

Il prit soin de poser son fusil entre la table et la fenêtre afin d'éviter d'attirer trop de regards sur le curieux paquetage. Il entreprit ensuite de défaire une à une les sacoches qu'il porte a la ceinture et les empila en formant une petite pyramide sur la table. Méticuleusement, il déposa ses deux kamas à côté de la pyramide et les recouvra de son sac à dos sur lequel il posa son masque. Il prit alors le temps de s'asseoir le long de la fenêtre, dos a la cuisine, et fini de retirer le restant de son attirail encore a sa ceinture. Le tout formait un petit monticule bien organisé et prenant un bon quart de la table.

Tandis qu'il regardait le menu, Nito attrapa de la sacoche située sur le haut de la pyramide, une racine de Nya'Rak qu'il glissa machinalement dans sa bouche. Son visage avait repris son éternel mine désabusée.

"Hmmm... c'est peut-être la bonne occasion de manger quelque chose qui change de d'habitude."

Ayant fait son choix, Nito déposa le feuillet en bout de table et regarda les passants tout en chiquant continuellement sa drogue. Des mots apparaissant de nulle part le tirèrent de sa contemplation.

- Bonjour Monsieur, et bienvenue dans notre restaurant. Je suis Dono et je serai votre serveur. Avez-vous choisi ce que vous souhaitez manger ?

Nito se retourna et reconnut l'homme qui était occupé avec une autre cliente lorsqu'il était entré. Celui-ci lui adressait un grand sourire en tenant ses bras croisés dans son dos. D'autres mots apparurent devant les yeux de Nito.

- Dois je vous laisser un peu plus de temps monsieur ?

Nito comprit que Dono préférait parler par illusions. Il s'empressa de répondre de son ton enjoué:

- Bonjour ! Non ne vous embêtez pas, j'ai choisi. Je vais vous prendre une douceur de la mer ainsi que le poisson du jour...

Il marqua une hésitation, attrapa le feuillet contenant le menu et releva la tête en examinant le visage de Dono. À nouveau, des mots apparurent:

- Monsieur ?

- Vous m'avez bien dit que vous vous appelez Dono ?

- Oui monsieur.

- Me feriez-vous l'honneur de me faire essayer votre cocktail ?

Le sourire de Dono s'étira de plus belle.

- Avec plaisir monsieur. Vous faut-il autre chose ?

Nito prit le temps de relire rapidement le menu et jeta un coup d'oeil à ses sacoches.

- Ce sera tout pour le moment. Hmmm... Est-il possible de m'amener une bassine remplie d'eau ?

Si Dono était surpris par cette demande, Nito n'en remarqua rien. Tandis que Dono repartait vers la cuisine avec la commande. Nito retira son couteau son fourreau et commença à émincer diverses plantes de sa sacoche.

Dono revint rapidement avec une petite bassine remplie d'eau. Nito le remercia avant de se remettre à la tache. Il sortit de son sac son mortier et son pilon ainsi que son bol en acier. Il versa un fond d'eau dans le mortier, remplis le bol et commença à écraser les émincés de plantes. Le léger bruit de raclement du pilon sur le mortier était couvert par la musique provenant de l'estrade. Mais cela ne l'empêcha pas de recevoir quelques regards froids des autres clients. Il ne lui fallut que peu de temps avant que les petits morceaux de plantes deviennent une fine poussière qu'il versa intégralement dans son bol rempli d'eau.

Satisfait, il écarta la mixture, la laissant reposer, et rangea son matériel. Tandis qu'il refermait son sac, il attrapa son masque et le laissa couler au fond la bassine. Rapidement, une sombre nappe bleutée commença à s'étendre dans la bassine depuis l'intérieur du casque.

La moitié de table en face de lui étaient maintenant recouvertes de ses affaires.
Patientant que sa commande arrive, Nito reprit sa contemplation des passants tout en mâchant son morceau de drogue.


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Jaheera Kya'wan
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Dim 29 Avr - 13:32
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Profession : Bandit/Feignasse
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Suffisante, à son habitude, Jaheera attendait jambes croisées et tête redirigée vers le curieux personnage qui était entré dans le restaurant à sa suite. Il n'y avait pas intérêt à ce qu'on le serve avant elle, sinon, elle se mettrait bien vite en rogne. Sondant ses états caractériels, la sauvage se demanda d'ailleurs si le cuistot ne côtoyait pas un petit feu de cheminée qu'elle pourrait se faire exploser si la pitance était mauvaise. De là où elle était assise, on ne pouvait que le voir travailler, mais l'observatrice aux yeux de chat ne parvenait simplement pas à distinguer quelconque fourneau ou bien feu. Sûrement, ils devaient bien avoir une façon de faire chauffer leurs plats, et il n'y avait que peu de moyens de s'atteler à une telle tâche sans source ardente aucune. Oui ... cet établissement abritait sans nul doute une flamme à allumer, ne restait plus qu'à prier pour qu'on lui laisse l'accès à la cuisine. Une seule mauvaise bouchée et ... "boom" les serveurs. 

Un sourire mauvais s'était dessiné sur ses lèvres, aussi arrogant qu'annonciateur de guigne. Elle mirait la cuisine, posant son regard cruel sur le jeune serveur, qui pourtant, ne devait pas avoir plus de cinq ans d'écart avec l'immaculée. Celle-ci s'amusait beaucoup de son acte de cliente difficile et férale, toute la compétition se centrait sur elle et sa satisfaction n'en était que plus intense. Ses doigts tapaient à répétition et successivement sur la table, imposant une pression certaine dont la fille d'Orshin n'était pas peu fière. Ses incisives coinçaient le bout de sa langue alors qu'elle attendait ... "patiemment". Son petit numéro ne fit que s'enhardir lorsque le cuisinier en personne vint lui apporter son entrée tant désirée. 

Merci bien ... enfant de Süns.

Il n'y avait pas méprise, et c'était absolument intentionné. Dans la vision de Jaheera, soit elle rendait hommage à un enfant de sa déesse bien aimée, soit elle insultait un bien-né qui osait vénérer autre grandeur et majesté que celles de ses deux idoles bien aimées. Ainsi, elle gardait un oeil latéral sur le serveur, si beau était-il. Cette magie qu'il utilisait n'était ni flamme, ni faune, sans doute un fils du griffon ... c'était déjà mieux que Dalaï l'impuissante ou bien Delkhii l'irréfléchi. Après tout, Khugatsaa était le jumeau de sa révérée déesse, tout le respect qu'elle lui devait se reportait sur son frère. Elle n'agresserait pas le pauvre fils des illusions, mais ... restait à voir ce que le cuisinier, lui, pensait. 

Mais elle n'ajouta pas mot, retournant les lamelles rouges et vertes qui ornent le contour de l'assiette, dont le centre se décorent de ce qui semble être une viande volatile. Le teint blanchon et la légèreté n'en laisse aucun doute. Poussant une expiration, servant de prévention à une éventuelle colère, elle espère pour les propriétaires de cet endroit que cette bête avait été abattue à l'état sauvage et non en élevage. Peut-être qu'elle s'amuserait à les interroger, si l'occasion lui vient. Il était toutefois indéniable, après test gustatif, que les mets étaient effectivement bien meilleurs que la viande cuite qu'elle avait l'habitude de manger à l'improviste. Un peu de luxe ça faisait du bien, l'espace d'un instant, elle aurait presque souhaité être une bien-née. Mais ce serait d'un ridicule, voyons ...

Finissant son plat, sans même daigner utiliser les couverts sous les regards ... emplis de jugement des autres clients, la fille des flammes vint fermer ses paupières, balançant sa tête en arrière. Ses iris se dévoilèrent à nouveau avec une nuance de satisfaction dans sa pupille. Moins qu'une risette mauvaise, c'était désormais un sourire hautain qui ornait ses traits, se sentant reine dans le domaine. Au moins, cette entrée semblait l'avoir comblée, mais la patience allait devoir revenir. La pauvrette toujours affamée se fit bien du mal à admettre qu'elle allait devoir à nouveau attendre que ne revienne le plat. Alors, une fois encore, elle encercla le dossier de la siège de son coude et jetait des regards à droite et à gauche. Mais surtout à droite.

Qu'est-ce qu'il faisait avec ses jouets le cerné ? Il ferait mieux de dormir plutôt que de bouffer des racines. Premièrement, drôle de condiment que cette chose, et ensuite ... avait-elle mal compris le concept d'un restaurant ? N'était-on pas censés être servis comme on venait de le faire pour elle ? Son visage tourné vers les autres consommateurs lui indiqua que cette attitude n'était clairement pas conventionnelle. Ce qui d'ailleurs tombait excellemment bien, puisque Jaheera détestait l'ordinaire. Elle transfère donc sa position à celle qui orne le devant de la table encore libre. Pour respecter les habitudes, elle prend sa lance avec elle et la dépose contre le coin du plan.

Ses yeux noisettes, brillant d'un ardent éclat se plonge dans ce que mange le curieux personnage qu'elle fixe avec une intensité pour le moins déroutante. Elle aime inspirer le malaise outre-mesure, et aussi avoir une certaine emprise de peur sur ceux qu'elle croise. Une fois encore, question d'habitude. Mais qu'y pouvait-elle ? C'était son métier d'agir de la sorte, et la nature n'est on ne peut plus naturelle lorsqu'elle s'exerce hors profession. Son menton vint se poser sur ses poignets, décochant par la même, un sourire en coin qui révèle ses gencives droites. D'une voix profonde et taquine dans son fondement, bercée par l'ironie, elle interrogea Yeux-ridés.

Drôle d'entrée que tu as là ... la nourriture, ici, est-elle donc trop peu raffinée pour les goûts aristocratiques d'un bien-né ? 


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Adol Loror
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Mar 1 Mai - 8:49
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Profession : Aventurier
Daënar 0
Je fus surpris par deux fois quand je m'approche de la première cliente. Tous d'abord par son attitude, car elle semble représenter la partie sauvage du continent, une partie où la nature et la magie on tous les droits. Une posture plus que féline, un corps mince et une expression au-delà de l'humain, plus de l'animal. Mais je suis aussi surpris par ce qu'elle me dit :



-Merci bien … enfant de Süns



J'ai appris rapidement que c'était l'architecte qui représente le feu, donc elle doit peut-être croire que suis un des disciples à cause du plat ou de la couleur de mes cheveux, qui en intrigué plus qu'un ici. J'aurai voulus lui dire " Heu ..désolé mais je suis un Daenar" mais je pense que cela aurai voulu dire me faire embrocher par sa lance. Je ne préfère donc rien dire de cela et répondre simplement, suivit d'une révérence :



-Tous le plaisir est pour moi, chère cliente



Je repars donc en cuisine en croisant Dono, un sourire caché, au coin des lèvres. Cela ne voulait dire qu'une seule chose, un client avait demandé une boisson. Des fois, on peut même voire une lueur dans ces yeux qui me fait presque peur, comme si cela est un plaisir pour lui. En passant devant moi, il me donne finalement la commande du client numéro deux. Une Douceur de la mer et un poisson du jour, cela est plutôt simple à préparer. Pour le premier plat, il s'agit d'une salade de fruit de mer où se mélange calamar, poulpe, quelques moules et une ou deux olives, tous cela accompagné de deux Saint-Jacques poêlé. Une petite entrée simple mais qui est toujours amené en même temps que le plat. En parlant du plat, aujourd'hui, il s'agit d'un filet de thon, préparé et cuit comme un morceau de viande rouge, accompagné d'une tomate cuite et d'une portion de riz, parfumé au safran accompagné de quartier de citron et d'une pincé de sel noir.

Pendant que Dono fini de préparer un cocktail où lui seul a le secret, je fini de dresser les deux assiettes du second client que je dépose ensuite sur un plateau.  Avec ce qui semble être un sens caché, j'eus à peine fini les assiettes que Dono arrive et les amènes au client.  



-Cher client, un Douceur de la mer accompagnée du jour, ainsi qu'un cocktail, une liqueur de pomme préparé main, zeste de citron et quelques gouttes de vodka de l'ouest du pays. Je vous souhaite un bon appétit, écrit-il.



Pendant qu'il s'occupe de ce client, j'en profite pour finir de préparer le plat de résistance de la première cliente, une brochette de deux caille, accompagnée de quelques galettes de pomme de tête, que je dresse rapidement, mais non sans soin et que je dépose sur la table de la cliente, qui semble parler avec l'autre cliente, remarquant rapidement que je semblais invisible, je dépose l'assiette devant elle et dis, d'une voix simple et non sans sourire :



-Chère cliente, la viande du jour.  


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Nito BlackWind
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Mar 1 Mai - 23:32
Irys : 68540
Profession : Herboriste Itinérant
Pérégrin 0
"vingt-deux... vingt-trois..."

Nito fut interrompu dans son inventaire des passants par une personne qui vint s'installer à côté de lui. Sa mâchoire se contracta autour de la racine. Tournant la tête, il découvrit une jeune femme faisant à peu près sa taille qui le fixait de son regard noisette. Elle semblait porter une attention particulière au morceau de Nya'Rak qu'il tenait en main.

- Drôle d'entrée que tu as là ... la nourriture, ici, est-elle donc trop peu raffinée pour les goûts aristocratiques d'un bien-né ?

Le ton enquêteur, laissait pointer une note taquine qui décontracta Nito. Celui-ci recommença sa lente mastication tout en observant, avec un air neutre, sa nouvelle voisine. Celle-ci, bien que mince ne semblait pas souffrir de problèmes corporels majeurs malgré les nombreuses cicatrices qu'elle abhorrait. Avant de laisser en suspens trop longtemps son interlocutrice, Nito refit contact avec les yeux de la demoiselle et son ton enjoué trancha avec son visage blasé:

- Je serai curieux de rencontrer les aristocrates dont tu parles. Car je n'en ai jamais rencontré sur les routes, très chère.


Avant qu'il n'ai besoin de se justifier plus longtemps, Dono arriva avec un plateau rempli et des mots apparurent:

- Cher client, un Douceur de la mer accompagnée du jour, ainsi qu'un cocktail, une liqueur de pomme préparé main, zeste de citron et quelques gouttes de vodka de l'ouest du pays. Je vous souhaite un bon appétit !

Nito adressa un sourire accompagné d'un petit geste de la tête à Dono pour le remercier. Les plats disposés devant lui vinrent lui rappeler la faim qui le tenaillait depuis ce matin. Il rangea le morceau de racine qu'il tenait dans sa sacoche et retira le morceau qu'il chiquait pour l'ajouter à la bassine dans laquelle flottait son masque.

Il sortit son couteau, tapota la pointe contre sa boucle d'oreille droite en hésitant puis décida de la planter dans un morceau de poulpe. La viande bien qu'élastique, dégagea une merveilleuse saveur difficilement reproduisible en dehors d'une cuisine. Nito enfila une deuxième bouchée puis reprit sans regarder la femme aux cheveux blancs, préférant ce decider sur son prochain morceau.

- J'ai déjà croisé des aristocrates de Daenastre, mi-métal mi-homme pour la plupart. Les vôtres sont pas mal non plus dans leurs genres. Mais ne jamais je n'en ai jamais croisé dans les ruelles d'Aildor ou encore en plein milieu du désert de Zochlom. Donc dans un restaurant d'un port...

Il marqua une pause et enfila un troisième morceau de son entrée et retourna son regard vers la demoiselle en lui adressant un petit sourire.

- Mais c'est fort sympathique de ta part de me considérer comme tel, mistinguette.

Nito jeta un rapide coup d'oeil vers la table qui avait été occuper par sa voisine quand il était entré et remarqua que les couverts étaient restés là-bas. Il ramassa de sa main gauche le couteau qu'avait déposé Dono en même temps que ses plats. Il le lança pour le faire pivoter d'un demi-tour. En le rattrapant, la lame tinta légèrement contre son chapelet. Puis il tendit le couteau le manche en avant.

- Nito, herboriste itinérant enchanté !

Il glissa un autre morceau dans sa bouche avant de faire glisser son plateau vers la My'träne, l'invitant à se servir. En patientant que celle-ci accepte le couteau, il aperçut la tignasse rougeâtre du cuistot sortir de la cuisine.


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Jaheera Kya'wan
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Mer 2 Mai - 14:57
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Profession : Bandit/Feignasse
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Il y avait plusieurs choses qui avaient le don de mettre la fille de la faune en rogne. La première était les airs supérieurs de certains, la seconde était l'indifférence presque avouée à ses menaces implicites. C'était comme sculpter un vase pour qu'un abruti ne vienne le détruire dans la seconde qui suit. Franchement, pourquoi seulement avoir l'air intimidante lorsque la population est remplie de dégénérés qui n'ont aucun instinct de survie ? Ils auront beau se plaindre lorsque leurs goûts raffinés les trahiront, il n'y aura aucun vrai enfant du monde pour venir les tirer de leurs ruines. Eux ont les forêts, les plaines et les arbres. Les feuillages pour abri, l'herbe comme matelas et l'air pour seul réconfort à leur solitude. Dans les villes, il n'y a que de vulgaires attardés qui ne savent pas survivre hors de leurs murs. 

L'ambiance dans ce restaurant était caractéristique de ce fait. Du luxe, de la ... "classe" qu'ils appelleraient ça. Jahee n'était venue que pour pouvoir bien manger pour une fois, mais elle regrettait amèrement l'arrière goût nauséabond que lui léguait cet endroit. A droite, des biens-nés, a gauche des bourgeois, en face, un bouffeur de racine qui ne lui accordait moins d'importance encore que le poisson de son assiette. C'était extrêmement frustrant. Et cette musique surtout ... d'où venait-elle seulement ? Tout l'endroit respirait la norme et la structure carrée, franchement, qui a besoin de telles chiures comme principe ? Les mortels s'enfoncent dans leur paresse matérialiste, sans jamais trouver répit pour penser aux desseins supérieurs, à ceux que les Architectes ont légués à leurs enfants. Pauvre héritage bien vite dénaturé. 

Mange-Ecorce vint alors à mentionner Daenastre, faisant se lever son sourcil à la femme aux cheveux blancs. Elle avait entendu ce nom plusieurs fois, parfois mentionné comme terre d'origine par les enfants de la fosse, mais bien plus rarement que My'tra. Jamais n'avait-elle vue de ses propres yeux ce que ces terres renfermaient, mais les jeunes qui ressortaient de là-bas semblaient aveugles, perdus dans un confort étrange. Ils avaient le don de l'énerver, même lorsqu'elle n'avait que quinze ans. Chaque combat contre un daënar dans la fosse se terminait en victoire facile, la plupart d'entre eux n'avait même pas connaissance de comment tenir une lance correctement. Surtout, jamais n'en avait-elle vu un seul qui maniait la magie, ou remerciait les Architectes pour leurs dons. Quelle ingratitude ...

Le croqueur de pattes de chêne reprit une autre bouchée de sa ... qu'est-ce que c'était que ça, exactement ? Ca avait l'air sacrément mauvais, il avait pas intérêt à l'inviter à en goûter, sinon, ce serait manche de lance dans la mâchoire. En fait, cette dernière option viendrait beaucoup plus tôt que prévu. "Mistinguette", combiné avec le tutoiement. D'abord, ces mots arrachèrent un sourire sarcastique, carnassier et qui promettait une pointe d'acier dans sa poitrine si la situation s'y prêtait mieux. Mais cette musique était une entrave considérable au calme de la ... mistinguette. Où était donc le feu ? Jaheera n'avait jamais eu autant envie de s'essayer aux explosions. Elle n'est pas la meilleure en expression, mais bon sang, maintenant était le meilleur moment pour ! 

Jusqu'à ce que ne vienne sa viande, simultanément à la présentation de Nigo. Eh bien, pile à temps. La maraudeuse déversa sa haine dans le morceau sanguin qui lui avait été présenté. Au moins, ces bien-nés là savaient ce qu'ils faisaient, la qualité était bien meilleure que ce qu'elle mangeait au quotidien. Comme attendu de lourdauds citadins, et quant au matérialisme professionnel, la femme aux cheveux blancs n'était aucunement déçue. Elle finit donc la pitance à mains nues, sans daigner utiliser les couverts et se valant les quelques réprobations discrètes de clients qui n'osaient aucunement lui dire de prendre sa fourchette en main, sachant pertinemment que cela se terminerait avec une lance dans le thorax. De toute façon, l'autre bouffeur de racine s'était amusé à les lui piquer. Il avait décidément les manières hautaines d'un enfant de la richesse ce rejeton là. 

Jaheera. Ne t'avise pas de m'appeler selon ton bon vouloir, Mange-écorce. Cela pourrait devenir un inconvénient pour toi, comme pour moi.

Le ton était aussi infect que les mots prononcés, une fois encore, la menace était présente, mais les paroles n'étaient plus implicites. Le regard, l'attitude, le ton et les intentions, tout était devenu assez simpliste chez la férale, "tu me considères encore une fois comme une gamine, je t'arrache le nez avec les dents". En somme, cela aurait pu être bien autre chose mis à part les parties nasales, comme par exemple, la virilité incarnée, mais celle-ci, elle la couperait avec le bout de sa lance. Hors de question de faire tant plaisir à un abruti pareil. Pour bouffer des racines, il fallait déjà avoir l'intelligence de pâquerettes, alors la sauvage ne s'attarderait pas en efforts vains pour s'habituer à lui. Il complaisait, ou bien il le regretterait. 

Déjà, sentant que sa patience allait être mise à dure épreuve, bien qu'elle en avait à revendre d'ordinaire, elle sondait les environs pour trouver un animal qui pourrait mettre un peu d'ambiance à ce recelât à bourgeois. Ce faisant, elle croisa les bras et ferma les paupières, exactement comme si elle s'était vexée et que, comme une gamine, elle faisait la tête. Et pendant ce temps, un chien errant faisait chemin jusqu'au restaurant, attendant sagement sur le côté que l'ordre ne soit donné pour faire irruption dans le restaurant et mordre l'importun insolent qui oserait seulement la contrarier plus profondément encore.


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Adol Loror
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Jeu 3 Mai - 8:15
Irys : 679873
Profession : Aventurier
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Cela peut être étrange mais, il y a comme une pression dans l'air. Surtout autour de nos deux nouveaux clients qui semble s'adorer au plus haut point. Alors que l'homme en noir s'amuse à agacer la cliente, elle, semble mal le prendre. Heureusement que je suis arrivé à temps pour couper court à cette discussion, sinon, je pense sincèrement qu'il y aurait eu de la casse et là c'est moi qui me fait taper sur les doigts par le patron, toujours assis dehors en accueillant des clients, des habitués que Dono accueille à leurs entrées dans le restaurant.



Une fois nos deux nouveaux servit de leurs plats, tous semblent être calme, la musique reprit de plus belle, après une pause bien mérité du groupe, qui n'avais pas arrêté depuis deux heures. La bonne ambiance reprit de plus belle, les tables se remirent à discuter de tous et de rien, allant des rires aux discussions d'affaires. J'aime énormément cette ambiance, sans mon rendre compte, je me suis appuyé contre un des placards de la cuisine et je regarde la salle, n'ayant plus rien à faire. Je regarde juste la vie se dérouler dans cette salle. Dono, quant à lui, "discute" avec des clients, installé à son bar. Alors qu'il leur fait dos, pour préparer un de ces cocktails dont lui seul à le secret, il écrit dans le vide derrière lui pour répondre aux questions de ces clients, un jeune couple si je regarde bien. Je peux aussi voir le regard de Dono, qui à chaque commande de boisson, le fait vraiment peur.



Je remarque aussi que deux de nos clients ont fini leurs assiettes. Il s'agit de nos deux nouvelles têtes. Je pris les devants sur Dono et me dirige vers la cliente aux cheveux blancs. Alors que je remarque, avec une surprise cachée, qu'elle n'a pas utilisé ces couverts, je lui demande :



-Alors, cela vous a plus ? Puis-je vous proposé la carte des desserts, pour finir le repas sur une note sucrée ?



Alors que je lui donne la carte, je récupère son assiette, passe un léger coup de torchon sur la table et me dirige vers le deuxième client. Je remarque cette fois ci qu'il ne s'agit pas de sauce sur la table mais une pellicule de poudre qui est répandu. Vraiment, je ne comprends pas ce qui se passe dans le resto aujourd'hui. Comme pour la première cliente, je débarrasse la table et propose un dessert au client, une fois un coup passé sur la table.



Cela fait, je retourne dans mon sanctuaire, un léger sourire aux lèvres, car Dono me rapporte des commandes des autres clients présents dans la salle, et je peux voir dans la liste, beaucoup de dessert et cela est ma spécialité dans le restaurant. Une douce odeur sucrée de friandise au miel et de muffin sortant du four peux se faire sentir dans toute la salle, une odeur pouvant mettre en appétit n'importe quelle personne dans ce bas monde et pouvant même faire apparaitre les architectes pour qu'ils passent commande pour un de ces mets.



Une fois les quelques habitués servirent par Donovan, il se dirigea finalement vers nos deux nouvelles têtes en espérant qu'une note légère et sucrée aller faire descendre la pression.


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Nito BlackWind
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Jeu 3 Mai - 23:51
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Nito observa toutes les transformations qui s'opéraient sur le visage de sa voisine, le manche du couteau toujours tendu en avant. La frustration laissa place à la colère, puis elle-même à la haine. En temps normal, Nito aurait commencé à se sentir en danger et à avoir son rythme cardiaque augmenter. Mais sous les effets du Nya'Rak, celui-ci resta parfaitement calme, ne faisant que la simple constatation que celle qu'il avait en face de lui était plus proche d'un Aimshgiin que de l'humain.

La manière dont elle se jeta sur son plat tel un animal affamé ne fit que confirmer sa pensée. Constatant qu'elle n'avait pas besoin du couteau qu'il lui tendait, Nito le lança de nouveau habillement pour le rattraper par la poignée. Il profita de le déposer sur son plateau pour ramener celui-ci vers lui du même geste.

Comme tout bon voyageur se doit, Nito lui avait offert son hospitalité à laquelle elle avait exprimé, certes avec un certain énervement, son refus. Il respecta donc le silence qu'imposa l'inconnue. Il se surprit même à apprécier ce moment de calme avant la tempête. Alors qu'il finissait seulement son entrée, la jeune femme lâcha sur un ton sanglant:

- Jaheera. Ne t'avise pas de m'appeler selon ton bon vouloir, Mange-écorce. Cela pourrait devenir un inconvénient pour toi, comme pour moi. Tu me considères encore une fois comme une gamine, je t'arrache le nez avec les dents.

Nito soutint le regard perçant puis inclina légèrement la tête en acquiescement. Il prit soin de ne rien répondre, laissant le silence revenir entre eux. Sa voisine c'était redresser contre le dossier de sa chaise, prenant une attitude proche de la meditation. Nito en profita pour procéder au plat principal de son repas tandis qu'il examinait son environnement.

Tout d'abord, il prit plus de temps pour observer les nombreuses cicatrices de Jaheera. Celles-ci étaient trop "propres" pour pouvoir réellement provenir d'un animal. Son regard se décala pour tomber sur la lance qu'elle transportait avec elle. Bien qu'elle soit basique, elle était fortement rafistolée et personnalisée. Très loin de ce que l'on pourrait trouver chez un forgeron classique. Son attention fut retenue un moment par le groupe de musique qui jouait un air inimaginable en dehors d'une ville. Bien que les sonorités plussent à Nito, la musique continue commençait légèrement à lui peser. Perdu dans son observation, Nito lassait échapper de temps en temps des mots à voix haute.

"Écorce source potentiel ... blessures propres ... probablement lames ... artisanal ... intéressant ... bruyant ..."

Il remarqua alors que les autres clients se tournaient régulièrement, avec plus ou moins de discrétion, dans leur direction. Comme s'ils étaient des créatures anormales au sein de cet endroit. À bien y réfléchir, il fallait le dire que le standing de cette auberge semblait plutôt élever. Tandis qu'il s'amusait à fixer les clients avec un visage vide d'expression pour qu'ils arrêtent leur petit tour d'espionnage, le cuistot revint vers eux pour débarrasser les plats.

- Alors, cela vous a plus ? Puis-je vous proposé la carte des desserts, pour finir le repas sur une note sucrée ?

- Très bien pour ma part. Vous avez une sacré patte pour manipuler les aliments. Je prendrai volontiers un de vos desserts.

Voyant celui-ci commencer à passer un coup de chiffon sur la table, Nito l'aida en soulevant tour à tour ses affaires en faisant attention à ce que rien ne se renverse. Alors que le chef repartait, Nito constata avec satisfaction que l'eau de son bol était devenue trouble et il s'empressa de l'agiter légèrement pour vérifier qu'elle conservait cet état. L'eau de la bassine quant à elle, s'était chargée d'une profonde couleur bleue nuit, rendant le masque difficilement visible. Cela semblait convenir à Nito, qui sortit le masque de l'eau, le secoua rapidement au-dessus de la bassine et le déposa sur les serviettes qu'avait amené Dono en même temps que leurs couverts.

Une fois ses manipulations terminées, Nito se tourna vers la fenêtre et remarqua un grand mais famélique chien se tenant face à lui. Nito inclina légèrement la tête sur le côté en observant le chien. Le pauvre devait avoir senti l'odeur des cuisines.

- Beh alors bonhomme. Möchlög ne semble pas t'avoir offert un avenir bien brillant...

Il se tourna rapidement vers la cuisine et aperçu Dono qui revenait vers eux pour prendre leur commande. Nito se retourna vers le chien avec un sourire.

- Je vais essayer de te trouver un morceau bonhomme. Attends-moi.


Nito savait pertinemment que le chien ne pouvait probablement pas l'entendre à travers la vitre, et encore moins le comprendre. Mais c'était une vieille habitude qu'il avait prise de sa mère lorsqu'elle s'occupait des dragons et qu'il avait renforcé au cours de ses pérégrinations solitaires. Dono arriva à leur niveau et commença à écrire:

- Avez-vous choisi votre dessert ?

Se rendant compte qu'il n'avait même pas consulté le feuillet, Nito s'empressa de commander le seul dessert dont il se souvenait:

- Je vais vous prendre les sucreries des Architectes s'il vous plaît. Également serait-il possible d'acheter un morceau de viande cru et de me l'emballer ? Je sais que ce n'est pas vraiment votre travail mais j'ai de quoi vous le payer.


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Jaheera Kya'wan
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Dim 6 Mai - 19:21
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Profession : Bandit/Feignasse
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Un sourire en coin orna un bref instant le coin gauche de la bouche de Jaheera, lorsqu'elle vit que le jeune homme devant elle se décida finalement à faire preuve d'un minimum de sagesse. Venant d'un bouffeur de racines, l'immaculée aurait cru qu'il ne saurait pas faire le rapprochement entre ses mots et la promesse du bout de la lance qui l'attendait. Le lien était extrêmement subtil certes, mais le sens caché avait bien filtré. Enfin, elle n'avait pris l'offense qu'en début de dialogue, la férale s'amusait surtout à intimider un peu tout le monde pour son propre amusement. Mais elle ne comptait en rien révéler ce fait, plus longtemps durait le plaisir, le mieux c'était. 

Micha, car tel était le nom de la chienne attendait encore devant l'auberge, décrivant des petits ronds tout autour, circulant entre les pavés. Une magnifique créature ce canidé. Une stature imposante pour une femelle, un crin blanc nuancé de gris qui lui longeait le cou, un pelage plus sombre formé en une tâche qui lui suivait l'échine jusqu'à la queue. Des petits yeux bleus, presque transparents se voyaient s'entourer d'une nuance assombrie qui se prolongeait sur les deux côtés de son museau, jusqu'au bout de sa mâchoire. C'était une bâtarde, un croisement d'un long lignage de parents qui avait finalement terminé en une sublime splendeur, n'était-ce pas magnifique ce que la nature pouvait accomplir ? 


Quoi qu'il en soit, le regard analytique du brouteur de gazon semblait lui parcourir le corps. Jaheera était distraite par le canidé, mais l'instinct relatif aux oeillades que l'on reçoit lui avait tapoté la nuque pour lui faire tourner le visage. Effectivement, il la regardait bien, surtout au niveau des hanches. La femme aux cheveux blancs ne perçut pas qu'il souhaitait voir ses cicatrices, à la place, elle se demandait bien pourquoi cet amateur de buissons s'amusait à lui reluquer le ventre. Et finalement, il dévia les yeux sur sa lance. Il cherchait à dissimuler sa perversité ou quoi ? Le rouquin avait qu'à assumer et continuer à la regarder ! Elle détestait les lâches qui n'osaient pas plonger dans leurs vices. 

Après écoute des quelques murmures adressés à lui-même, la féline se convainc de deux choses. La première était que Mange-Ecorce observait ses cicatrices, la deuxième, que cette racine était un peu "épicée". Qu'est-ce-qu'il lui prenait à parler tout seul à cet imbécile ? C'était frustrant, extrêmement frustrant. Jaheera détestait ça, aussi, elle patienta quelques instants avant de croiser les bras sous sa poitrine. 


- Si tu as quelque chose à demander, demande le moi au lieu de marmonner comme un abruti. 

Un chiffon vint passer devant ses yeux, nettoyant la table. C'était le jeune cuisinier encore, dont elle s'était promis de brûler la cuisine si sa nourriture lui déplaisait. Fort heureusement, la viande était ... correcte. Correctement excellente, certes, et donc correcte. La sauvage n'avait absolument pas terminé l'assiette en deux minutes tant le plat était délicieux, tout n'était qu'illusion, brume et miroir. Aussi, à la question posée par le jeunot, l'incivile n'eut qu'un détournement de tête pour réponse. C'était évident qu'elle avait apprécié la saveur, mais la mauvaise foi était un fait qu'on ne pouvait changer chez elle. 


Le mot dessert sonna à ses oreilles comme le mot viande avait résonné plus tôt auparavant. Mis à part le fait d'être une profonde fainéante, Jaheera était une gourmande émérite. C'était un trait qu'elle venait de se découvrir à vrai dire et que son quotidien de nomade ne lui autorisait jamais à remplir. Mais, même en sachant cela, jamais elle ne se l'accepterait comme un vice. Se nourrir outre la faim était une affligeante preuve de matérialisme et d'attache trop importante à une chose inanimée. Cela lui semblait si ... mauvais, mais en même temps, elle aurait bien voulu finir ce repas sur l'espoir d'une touche encore meilleure. Alors, se maudissant elle-même, elle passa commande.


- T'as pas honte de toi ... je vais prendre les ... les ... "muffins" ? 


Elle ne savait pas ce que c'était, ni si elle le prononçait correctement, mais ... ça avait l'air bon ? Peut-être que c'était le "surprise" qui l'avait attirée. La férale n'en savait rien, son instinct lui dictait simplement sa conduite et ses décisions, aussi, n'hésita-t-elle que pour prononcer le mot, ce qui résultat en "mufain". Dit tout fort, la sonorité ne donnait pas envie, si bien que Jahee elle-même n'arrivait pas à saisir le pourquoi du comment. Il y avait ces fois où sa tête lui jouait des tours et parlait à sa place, trop de questions lui donnerait mal à la tête, ce qui était fait était fait. 



D'ailleurs, pourquoi le bouffeur de racines avait-t-il commandé une viande supplémentaire ? Le poisson devait sans aucun doute être mauvais. Bon choix alors ! Heureusement que la féline était adepte de protéines animales et non de poiscailles ... bien que techniquement, les secondes égalent la première. Bref ! Elle se comprenait.


Jahee s'exprime en #cc0066
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Adol Loror
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Lun 7 Mai - 23:45
Irys : 679873
Profession : Aventurier
Daënar 0
Il ne faut pas être une flèche pour remarquer que deux de nos clients, les nouvelles têtes n'ont pas l'air de s'entendre à la perfection. Cela crée dans l'air, malgré adoucie par la musique et les odeurs de cuisine, un aspect un peu acre. Mon intervention, plus salutaire qu'héroïque, les arrêta tous les deux dans un jeu qui aurait finir en feu, non pas dans la cheminée mais dans le restaurant tout entier.



- Je vais vous prendre les sucreries des Architectes s'il vous plaît. Également serait-il possible d'acheter un morceau de viande cru et de me l'emballer ? Je sais que ce n'est pas vraiment votre travail mais j'ai de quoi vous le payer.



Je fus … un peu étonné de la commande de l'homme en noir, d'accord pour les Sucreries des Architectures, mais pour la viande crue. En voilà une demande cocasse dans le restaurant, j'avais envie de lui dire : Déjà que tu mets une pagaille pas possible avec tes plantes, alors en plus tu me prends pour une boucherie de coin de marché ?

Mais ma réponse fut plus simple, et surtout plus accueillante :

-Je vais essayer de m'arranger, je vous la donnerai lors de l'addition, lui dis-je avec mon sourire habituelle.

Une fois la commande notée, je m'approche de l'autre cliente, qui me semblais un peu ailleurs, l'esprit en vadrouille et, après une longue lecture de la carte des desserts, elle me répondit, avec une certaine hésitation :



- T'as pas honte de toi ... je vais prendre les ... les ... "muffins" ?  



-Moi ? Honte ? Jamais, je ne fais que servir mes clients pour qu'ils passent le meilleur moment possible  



Je tourne alors les talons et retourne les cuisines pour finir les préparations. Concernant les muffins, ce dû jour sont simplement fourrée d'une confiture de mûre et parsemé de quelques framboises, qui ne sont ajouté qu'à la toute fin, pour ne pas les gâcher, tous cela, accompagné d'une petite salade de fruit aromatisé à la menthe qui pousse dans un jardin non loin.  Les Sucreries sont légèrement plus simples, il s'agit de morceaux de divers fruits, surtout de la pomme, du raisin et de la poire, qui un petit peu fermenté dans un vieux rhum. Les fruits sont alors retirés et de nouveau plongé dans un pot de miel de cerisier. Une fois les fruits entièrement englobés et le miel créant une petite sphère, ils sont légèrement caramélisés. Cela donne une petite sucrerie, avec une coque craquante, un fruit doux et un retour sur le rhum revigorant.  



Une fois le dressage sur des assiettes faites, cela accompagné d'un coulis de framboise, créant des symboles allégoriques sur lesdites assiettes, je les amène aux clients, en commençant par la cliente.



-Muffin aux mûres et framboise, encore chaud du four, accompagné d'une salade de fruit bien fraiche, chère cliente.



Je me dirige alors vers le second client et lui dispose l'assiette devant lui.



-Et voici les Sucrerie des Architectes, cher client, votre commande va aussi être préparé, dis-je avant de retourner en cuisine.


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Nito BlackWind
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Sam 12 Mai - 23:23
Irys : 68540
Profession : Herboriste Itinérant
Pérégrin 0
- Je vais essayer de m'arranger, je vous la donnerai lors de l'addition.

Bien que le visage du jeune homme restât coincé dans un éternel accueillant sourire, Nito nota un certain... énervement dans l'intonation de la réponse. En même temps, il se doutait que par rapport a la clientèle habituelle, son comportement sortait légèrement du lot. Tout comme l'Aimshgiin affamée qui se tenait à cote de lui. Celle-ci semblait d'ailleurs indécise devant la carte des desserts.

- T'as pas honte de toi ... je vais prendre les ... les ... "muffins" ?

-Moi ? Honte ? Jamais, je ne fais que servir mes clients pour qu'ils passent le meilleur moment possible.

La réponse du cuistot tira un sourire amusé sur le visage de Nito. Il semblait bien qu'à eux deux, les nerfs de celui-ci commençaient à doucement se fatiguer. Afin de dissimuler son rictus, il attrapa son verre qu'il sirota discrètement en regardant par la fenêtre. Lorsque le petit chef repartit vers sa cuisine, Nito lâcha d'un ton amusé:

- Un homme qui travaille dur... Un peu de Nya'Rak lui ferait le plus grand bien.


Haussant les épaules, il reprit son sérieux avant de se retourner vers la My'tränne. Son regard retourna sur le ventre de celle-ci. Sa curiosité professionnelle l'emporta. Il s'accouda sur la table en relevant le regard pour fixer celui de Jaheera.

- Mange-Écorce serait curieux de savoir d'où te viennent ses cicatrices. À la forme de celle-ci elles proviennent très probablement d'armes humaines. Et bien que tu ne sembles pas vivre habituellement en ville.

Cette dernière remarque était accompagnée d'un petit geste de la tête vers la lance qui reposait toujours contre la table. Tandis qu'il parlait, Nito jouait machinalement avec son chapelet.

- Ce sont habituellement des marques de morsures ou de déchirures qui apparaissent sur nous autres voyageurs. Mais toi... nul marque visible de tout ceci... Hmmm... Es-tu une protégée d'Orshin ? Ou tu es peut-être tout simplement béni par Moschlog.

Il fut interrompu dans son interrogatoire par le retour du petit cuistot qui revint les bras charges de leurs plats. Nito en profita pour jeter un coup d'oeil dans le restaurant afin de trouver Dono. Celui-ci était au bar et semblait préparer des boissons pour deux personnes.
Lorsque celui-ci regarda dans sa direction, Nito lui porta un toast pour lui indiquer qu'il appréciait le verre avant de reporter son attention sur l'assiette qui fut déposer devant lui.

-Et voici les Sucrerie des Architectes, cher client, votre commande va aussi être préparé.


Nito le remercia, et récupérant son couteau, attaqua la petite pyramide de boules par le dessus. Il s'amusa à énoncer les différents Architectes au fur et à mesure des boules.

- Amisgal... Dalai... Delkhii... Khugatsaa... Möchlög... Orshin... Süns... Amisgal... Dalai... Delkhii...


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"On ne désigne plus l'ennemi parce qu'il est partout, même en nous"
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Jaheera Kya'wan
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Dim 13 Mai - 1:11
Irys : 256951
Profession : Bandit/Feignasse
My'trän -2
Le serveur rouquin eut la mauvaise prescience de répondre à une question qui n'était censée être adressée qu'à une personne uniquement. La rhétorique des phrases de Jahee n'était jamais à contourner, et, d'autant qu'elle trouvait ça amusant, elle trouvait ça tout aussi arrogant et empli d'égocentrisme. Le petit cuisinier ne savait très certainement pas ce qu'il disait, mais toutefois, la férale décida de garder un oeil sur lui. Les lames que l'on ne voit pas sont souvent les plus dangereuses, et même s'il ne faisait que son travail, la féline jeune femme commençait vraiment à trouver de l'amusement dans le ton qu'elle faisait monter. Sa présence et son intimidation passive étaient clairement de petits dons de la vie dont elle adorait jouir. 

Aussi se concentra-t-elle sur Gratte-Gason qui, finalement, parlait enfin pour dire quelque chose. Il avait vraiment pas l'air d'être seul dans son crâne, si seulement il pouvait être un illuminé, ou bien une connerie du genre, Jaheera pourrait beaucoup s'amuser avec un être qui prétend avoir l'omniscience. Etrange pensée qui eut vite fait de la ramener à terre, à force de fantasmer sur des idioties, elle finirait par descendre aussi bas que ces bonnes gens qui accordent trop de saveur aux biens corporels. Il en faut peu pour être heureux, mais il ne faut surtout pas s'attacher à ce qui fait le bonheur, car il est aussi nocif que le meilleur esclavagiste d'Irydae. 

Ce qui, en revanche, n'avait pas de prix, c'était entendre Nito s'appeler soi-même "Mange-Ecorce". Il arracha d'ailleurs un large sourire à la femme aux cheveux blancs, ravie de le voir passer à l'auto-dérision. Mais puisque son attention s'était dérivée sur ses cicatrices, alors ce n'était sûrement pas sa risette charmeuse qu'il voulait voir. La fille d'Orshin se cabra, étirant son ventre pour mieux exposer les marques sur ses flancs. 

- Tu as bon oeil, Mange-Ecorce, et tu es moins idiot que tu en as l'air. Ces coupures ont été faites dans les arènes de Marnaka, celles qui hantent les souterrains de la région et dont personne n'ose parler. C'est le souvenir que je porte de nombreux duels où je suis ressortie seule survivante. Quatre ans de charmants échanges qui ont tous terminés dans le sang de mes opposants. 


Ses épaules se rabattirent, en même temps que ses hanches, alors qu'elle repassait à nouveau le coude par-dessus le dossier de la chaise. Son visage arborait ce ton hautain, mais déchargé de remords quelconque. C'était presque comme si elle tirait la langue, comme si elle n'en avait absolument rien à faire d'avoir massacré des êtres innocents par dizaines. Ce qui comptait pour Jaheera, c'est qu'elle en soit ressortie plus forte, et vivante surtout. Vivante pour se venger des affronts commis envers elle, et vivante pour respecter le serment qu'elle avait faite à une jumelle dont elle avait oublié tout le bon. 

- Bon esprit de déduction en plus de cela ! Un peu plus et tu serais un être humain décent, Mange-Ecorce. C'est bel et bien Orshin qui me guide, même si ce n'est sûrement pas lui qui m'a amené dans ce recelât à bien-nés. T'as vu comment ils nous regardent depuis tout à l'heure ? Je crois qu'on les choque, les pauvrets. Qu'est-ce qui te prend à manger des racines aussi ? 


Et elle se mit à rire seule, amusée de se moquer de son camarade de parlotte auquel elle avait commencé à s'habituer. Oh oui, il était bizarre ! Mais bon, c'était un défaut facile à outrepasser une fois les barrières enjambées. Cependant, de ces barrages, il restait beaucoup trop d'exemplaires. Il était sacrément tordue Bouffe-Racine. Jaheera ne savait pas si elle aurait la fois de franchir tous ces obstacles pour atteindre le trésor doré qu'il devait receler en lui. A vrai dire, non, elle avait vraiment tout sauf envie de s'efforcer à l'apprécier, elle ferait comme toujours, à l'instinct ! 

Un sourire passif s'étira sur le coin de ses lèvres, alors qu'une oeillade malicieuse vint se glisser dans son regard, juste au moment où les pas feutrés du rouquin se firent réentendre derrière elle. Son dessert était-il arrivé ? Apparemment pas. Mais la maline avait envie de taquiner un peu ce bon cuisinier, mais pas de la plus conventionnelle des manières. Alors, quand celui-ci fit volte-face, elle eut tôt fait de lui barrer la route en faisant se pencher le bout de sa lance dans sa trajectoire.

- Dis-moi, petit-être, ces ... "muffins", tu peux m'expliquer en détail ce que c'est ? Je suis bien curieuse de savoir ce que j'ai commandé.


Son ton était sifflant, et ses mots se le voulaient plus encore. Oh, elle ne souhaitait pas faire grand mal, juste une petite distraction du personnel, en espérant que sa manière de parler égale son art en cuisine. Après tout, il cuisinait bien le jeunot, cela aurait été dommage de gâcher cela.


Jahee s'exprime en #cc0066
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Adol Loror
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Lun 21 Mai - 13:27
Irys : 679873
Profession : Aventurier
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Personnellement, je ne suis qu'un cuisinier, ma tâche dans ce restaurant est simple. Je prépare les plats demandés par mes clients, ils me remercient ou pas et je retourne à ma tâche. Je n'ai pas vraiment l'habitude d'être sur le devant de la scène, à me donner en spectacle et servir les clients. Et encore, le plus souvent, il s'agit de client habituel, commandant la même chose mais là, les deux nouveaux clients me font vraiment stresser. Et je n'ai pas vraiment l'habitude de stresser mais plus de faire ma tâche et de passer à une autre, une fois la précédente fini.

Je servis le premier client sans trop me prendre la tête mais au moment de la seconde, toujours installé sur sa chaise, elle croisa mon regard et me bloqua avec sa lance, la lame contre mon torse. Comme un réflexe presque naturel mais dont les souvenirs sont toujours flous, je pose ma main sur l'endroit où se situe naturellement mon arbalète mais je souris bêtement en pensant que je suis en service là.    


- Dis-moi, petit-être, ces ... "muffins", tu peux m'expliquer en détail ce que c'est ? Je suis bien curieuse de savoir ce que j'ai commandé.



Dono voulu me rejoindre, au cas où, mais je lui fis signe de la tête que tout va bien. Je dépose l'assiette dressé sur la table de la cliente, la regardant, la lame toujours sur mon torse, je lui répondis :

-Il s'agit d'un simple dessert, se trouvant sous diverse forme dans les deux continents, ici revisité à ma manière. Il ne s'agit en rien d'une illusion d'un Architecte farceur ou d'une technologie étrange. Il s'agit simplement d'un dessert réalisé par un simple cuistot. Un simple cuistot ne venant même pas de ce continent.



Je pris quelques secondes pour respirer, en remarquant que toute la salle regarde mon discours, et là le mal était déjà fait. Je pus sentir la peau de mon visage prendre la même couleur que mes cheveux. Je sais bien que, là à cet instant, je suis aussi ridicule qu'un clown mais surtout que je viens de révéler à une My'tranne armé mon origine impure pour certain, sans importance pour d'autre. Au fond de moi, j'espère qu'elle se situe dans la deuxième catégorie. Je repris une grande inspiration et, en cachant mon stress au mieux, repris :



-Si vous n'avez pas d'autres questions, je retourne en cuisine chère cliente, et bon appétit, dis-je avec mon sourire habituel, le visage toujours aussi rouge.


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Nito BlackWind
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Mar 29 Mai - 19:14
Irys : 68540
Profession : Herboriste Itinérant
Pérégrin 0
Nito sentit la tension dans l'air se relâcher alors qu'il questionnait son interlocutrice. Il faut dire que le grand sourire de Jaheera, accompagné de son cabrage aidait pas mal. Étonnement, son regard n'avait pas été mal perçu par celle-ci. Elle lui donnait même l'occasion d'étudier un peu mieux les marques tandis qu'elle lui répondait.

- Tu as bon oeil, Mange-Ecorce, et tu es moins idiot que tu en as l'air. Ces coupures ont été faites dans les arènes de Marnaka, celles qui hantent les souterrains de la région et dont personne n'ose parler. C'est le souvenir que je porte de nombreux duels où je suis ressortie seule survivante. Quatre ans de charmants échanges qui ont tous terminés dans le sang de mes opposants.

Marnaka. Ce nom évoqua de nombreux souvenirs à Nito. De multiples clients, les bordels, un séjour proche de la mort, l'obtention de son masque, la découverte de sa douce addiction au Nya'Rak... Pour avoir vu de ses propres yeux les tréfonds d'Aildor et son "Bassin", il avait bien conscience que tout était possible à Marnaka. Cependant, il n'avait jamais entendu parler de combat à mort organise. Le corps d'une personne rapportant généralement plus lorsque celle-ci est en vie et en bonne santé. Et malgré une faible maigreur, la jeune femme aurait facilement atteint les meilleurs lots d'esclaves. Tout cela devait probablement être le jeu d'un groupe puissant et refermé conclut Nito.

Il détacha son regard du ventre de la My 'tranne. Celui-ci n'avait pas bougé durant toute sa réflexion. Ne sachant que dire, Nito se contenta de finir son plat. Jaheera reprit:

- Bon esprit de déduction en plus de cela ! Un peu plus et tu serais un être humain décent, Mange-Ecorce. C'est bel et bien Orshin qui me guide, même si ce n'est sûrement pas lui qui m'a amené dans ce recelât à bien-nés. T'as vu comment ils nous regardent depuis tout à l'heure ? Je crois qu'on les choque, les pauvrets. Qu'est-ce qui te prend à manger des racines aussi ?

La première remarque sur "l'humain décent" tira un petit rire des lèvres de Nito. Mais celui-ci se tut rapidement afin d'écouter sa compagne de table. Quand elle eut fini, Nito haussa les épaules, laissant glisser la pique qui lui avait été envoyer. Le Nya'Rak faisait toujours son oeuvre malgré tout le repas qui c'était passer, ce qui n'est pas vraiment inhabituel pour un habitue comme Nito. Alors qu'il allait répondre à la demoiselle, le petit chef vint les servir.

Alors que Nito commençait à avaler les petites sphères sucrées, l'aimshgiin fit volte-face, menaçant le petit cuistot de sa lance.

- Dis-moi, petit-être, ces ... "muffins", tu peux m'expliquer en détail ce que c'est ? Je suis bien curieuse de savoir ce que j'ai commandé.


Sentant la tension monter en flèche dans la pièce, Nito continua d'un rythme plus lent à manger son dessert. Il glissa discrètement une main vers le manche d'un de ses kamas et regarda le reste des occupants de la salle. Dono se tenait prêt tandis que l'audimat observait encore plus attentivement la jeune femme. Alors que le petit chef prenait la parole, Nito arrêta son énumération:

- Süns ?

-Il s'agit d'un simple dessert, se trouvant sous diverse forme dans les deux continents, ici revisité à ma manière. Il ne s'agit en rien d'une illusion d'un Architecte farceur ou d'une technologie étrange. Il s'agit simplement d'un dessert réalisé par un simple cuistot. Un simple cuistot ne venant même pas de ce continent.

La dernière phrase du cuistot confirma ce que Nito avait pensé plusieurs tot en rentrant dans le restaurant. C'était donc soit un pérégrin loin de sa ville natale, soit un daenastre perdu. Le premier choix semblait quand même plus plausible aux yeux de Nito.

-Si vous n'avez pas d'autres questions, je retourne en cuisine chère cliente, et bon appétit.

Voyant que l'occasion était disponible, Nito attrapa son kama par la lame et donna des petits coups à l'aide du manche dans le bas du dos de Jaheera.

- Évite de me faire travailler alors que je suis en train de manger veux-tu ? Ce serait dommage de faire venir la garde de la ville pour si peu. Les bien-nés n'en seront que plus ravis de nous voir expulser.

Nito reposa son kama sous son sac et avala une nouvelle sphère.

- Asmigal... Cuistot, peux-tu me donner la note pour la table ? Je vais venir payer la viande en même temps. Dalai...

Alors que Nito finissait sa dernière sphère, il repoussa l'assiette et versa la mixture du bol dans sa gourde au capuchon vert. Tandis qu'il range ses affaires, Nito lâcha avec un sourire à Jaheera:

- La racine est une plante que l'on appelle le Nya'Rak et qui vient justement de la région dont tu as survécu. Elle provoque un fort effet apaisant ce qui créait une certaine... addiction.

Il marqua une pause avant de pointer du doigt le plat de Jaheera.

- Tu devrais profiter de tes muffins tant qu'ils sont chauds. C'est meilleur.

Une fois toutes ses affaires attachées à sa ceinture, Nito passa en bandoulière son fusil emballer et se dirigea vers la cuisine en rapportant la bassine remplie d'eau bleue, ignorant les regards insistants des autres clients. Il déposa celle-ci sur le comptoir et profita d'attendre la note pour refaire l'emballage de son fusil sur le comptoir.


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