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Chroniques d'Irydaë
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 Au bord d'un lac, un soir d'été

Kali Tal'göss
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Lun 13 Aoû - 19:16
Irys : 139977
Profession : Mercenaire/Maître d'arme
My'trän +2 ~ Zagash
« Oui, c'est peut-être aussi simple que ça, nous avons tracer notre chemin. »

Restait à comprendre ce qui avait pu amener une vie à silloner d'aussi étranges contrées que celles dans lesquelles vagabondaient la suhure, faites de mort et de sang, pensa Kali. Elle se retourna sur le flanc pour faire face à Zora, les yeux dans les yeux. L'alcool aidant, elle sentit une rougeur stupide lui monter aux joues. Elle se revoyait douze ans plus tôt et manqua se cacher le visage dans ses cheveux avant de chasser cette idée stupide. Elle rit doucement quand Zora fit une métaphore aquatique.

« Tu me demandes ça à moi, une zagashienne ? Tu sais ce qu'on dit ? Une rivière ne remonte jamais le courant. » Elle marqua une légère pause avant de reprendre avec un petit sourire idiot : « J'aime bien les métaphores. »

La question de ce qu'elle aurait pu changer arriva. Est-ce qu'elle regrettait des choses. Elle aimait à croire que non, mais il y avait bien deux ou trois occasions où, à posteriori, elle aurait agit différemment. Difficile de trouver des exemples concrets toutefois, elle se mit donc à réfléchir à vois haute.

« Et bien il y a la fois où j'ai acheté un lot de fruit pourris. J'avais eu un doute sur le vendeur mais il a réussit à m'embobiner et je me suis laissé convaincre. Si je pouvais je m'empêcherais d'acheter ces fruits, ça m'éviterait plusieurs jours de... »

Elle éclata de rire avant la fin de phrase, se laissant retomber sur le dos le temps de se calmer. Quand elle se tourna de nouveau vers Zora, elle avait repris un air un peu plus sérieux et semblait prête à répondre sincèrement à la question. Elle avait le coude appuyé au sol et se tenait la tête d'une  main. Ses yeux allaient de ceux de Zora aux flammes près de leurs pieds puis à la voûté étoilée où ils se perdaient un instant avant de reprendre leur balle, venant parfois fixer un point derrière la rouquine, sans raison apparente. Sa voix était assez calme, méditative et un peu hésitante.

« Je pense que l'une des choses que je regrette le plus c'est que lorsque je me suis enfuie de chez les kharaaliens deux d'entre eux ont essayé de m'arrêter. On s'est battus et on a glissé dans un ravin. Moi je m'en suis sortis sans blessure grave mais l'un d'eux s'est écrasé sur des rochers et en a gardé de graves séquelles de ce que j'en sais.
Je ne regrette pas de m'être échappée ou d'avoir refusé qu'ils me ramènent à ma tente. Juste que si j'avais été un peu plus douée, j'aurais pu réussir la même chose sans le blesser, ou en tout cas pas autant.
C'est ce genre de choes que je regrette, quand je n'ai pas pu aider quelqu'un ou éviter quelque chose qui n'était pas nécessaire, tu vois ? »


Elle resta un peu silencieuse. Puis un petit sourire naquit sur son visage tandis que seon regard se mit à pétiller de malice. Elle se rapprocha un peu de Zora, ses yeux rivés dans ceux de la suhure, tout en gardant juste assez ses distances pour ne pas qu'elle se sente mal à l'aise, et lui  dis à voix basse :

« Je regrette de ne pas t'avoir embrassée à l'époque. Ou de ne pas te l'avoir dis au moins. Je me demande ce que ça aurait pu changer chez toi. Chez moi aussi. » Elle se rapprocha un peu, sa voix n'était plus qu'un murmure : « Peut-être que nos vies seraient complètement différentes de ce qu'elles sont aujourd'hui. »

Elle resta là, en suspens, son visage à quelques centimètres de celui de Zora, son regard plongé dans les yeux de l'adepte de Mochlög.

« Ou peut-être que ça n'aurait rien changé. »

Et elle se dégagea, souple et vive, pour se retrouver de nouveau allongée sur le dos, le regard perdu dans l'immensité du ciel couleur encre, les mains croisées derrière la tête.

« Une rivière ne remonte jamais le courant. »

Elle n'ajouta rien de plus, restant allongée, tranquillement, suçotant légèrement sa lèvre inférieure.


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Zora Viz'Herei
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Ven 21 Sep - 18:12
Irys : 2011503
Profession : Nécromancienne (en formation)
My'trän -3

[justify]Des fruits pourris? L'humour de la zagashienne arrache un soupire blasé à la disciple de Möchlog. D'une certaine façon elle envie la légèreté de sa cadette. C'est un don précieux que la vie n'aura vraisemblablement pas réussi à lui voler. Mais qui l'empêche également de considérer la noirceur du monde qui l'entoure. Kali est aussi insouciante que les myträns qui se sont réveillés avec les daënars à leurs portes quelques décades plus tôt. Et l'insouciance, si elle est belle, n'en reste pas moins une tare dans le contexte actuel.

Pourtant Zora décide diplomatiquement de ravaler la remarque qui lui brûle les lèvres. Elle ne réagit pas davantage lorsque sa voisine lui avoue avoir blessé un homme et regretter ce geste. La rouquine observe alors le visage de cette dernière à la recherche d'un quelconque sourire ou d'un regard rieur qui pourrait trahir la présence d'un humour douteux. Mais... rien. Est-elle vraiment sincère?
"Ces hommes voulaient te prendre ta liberté! Tu aurais été parfaitement dans ton droit en les tuant!" résume-t-elle en haussant les épaules. "Pourquoi regretter les blessures que tu leur a infligées? J'espère que ton Primo-Gharyn n'est pas aussi sensible..."
Les choses n'ont pas besoin d'être nécessaires pour être. Il n'y a qu'à voir le nombre d'animaux étranges peuplant My'trä ou Daenästre... La fanatique songe à diverses réalisations douteuses d'Orshin avant de remarquer que Kali s'est rapprochée et qu'elle évoque à présent un autre regret. Zora hausse un sourcil de scepticisme tandis que la zagashienne évoque un baiser qui aurait pu, à l'entendre, changer nombre de choses.

La disciple de la Chouette reste tout d'abord silencieuse, estimant qu'elle n'a plus réellement besoin de s'exprimer sur le sujet. Et qui souligne même une évidence que la fanatique à de plus en plus de mal à ignorer: faire équipe avec Kali sera compliqué. Elle est bien trop tributaire de ses sentiments pour être efficace. Et probablement davantage une épine dans le pied qu'un bâton sur lequel se reposer. Sans parler de sa propension à se réfugier dans un passé qui, aujourd'hui, nourrit la honte de la servante de Möchlog.
"Tu veux savoir ce qu'il se serait passé?" l'interroge-t-elle en retour. "J'imagine que je me serais laissée embrasser. Par curiosité ou par crainte qu'un refus te blesse. Et qui sait, peut-être que j'aurais même apprécié la saveur de tes lèvres..."
Elles n'étaient que des enfants baignées dans l'illusion que leurs choix forgeraient leurs destinées. Que ces dernières seraient radieuses et douces, qu'elle n'auraient pas le moindre coût. Il était facile d'apprécier les choses à cette époque-là. Ou peut-être trop simple de les ignorer... Qui sait comment elle aurait pu réagir à l'audace de sa cadette?
"Et puis je t'aurais quand même oubliée peu après ton départ pour rejoindre les tiens. Tu n'as fait qu'effleurer ma vie. Et un baiser n'aurait absolument rien changé à cette évidence. Aujourd'hui tu as plus de valeur à mes yeux pour ta capacité à me guider parmi les tiens que pour les supposés liens que nous avions." ajoute-t-elle. "J'ai eu ma dose de bêtises pour la soirée!"
Et puisqu'un exemple vaut souvent mille explications, Zora dresse un bouclier contre le corps de sa voisine avant de la repousser à une distance plus acceptable. Suite à quoi elle se redresse et glisse une main dans sa nuque pour la masser brièvement. Les silences d'Althéa lui manquent terriblement lorsqu'ils sont confrontés aux piailleries de Kali. Que fait-elle en cet instant? Et Joël? Lèvent-ils aussi les yeux vers le ciel en pensant à elle?
"Je n'ai pas besoin de l'aide d'une gamine!" finit-elle par conclure. "Traverse l'océan et découvre l'ampleur de l'hérésie qui prolifère de l'autre côté. Vois ce que j'ai vu. Abandonne les illusions que j'ai abandonnées. Et peut-être que nous pourrons finalement nous comprendre!"
La zagashienne serait-elle capable de relever ce défi? Intriguée, la rouquine se retourne pour observer sa cadette. En l'état, elle ne lui servira à rien. Cette rencontre n'était d'ailleurs qu'une perte de temps. Mais l'étrangère pourrait devenir une alliée de valeur pour peu qu'elle ouvre les yeux sur l'ampleur de la menace daënar.
"Relève mon défi et retrouvons-nous ici dans une année!" lui propose-t-elle. "Nous pourrons enfin avoir une discussion digne de ce nom!"




Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

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Kali Tal'göss
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Mer 10 Oct - 16:54
Irys : 139977
Profession : Mercenaire/Maître d'arme
My'trän +2 ~ Zagash

« Tu ne m'écoutes pas. »

Fut la seule réponse qu'eu Zora pour comprendre les quelques regrets qui pouvaient habiter l'esprit de Kali. Visiblement la suhure n'était pas du genre à s’embarrasser de fioritures ou de remords. Pas plus que de souvenirs, comme lui laissèrent comprendre les paroles suivantes de la suhure. Soupirant longuement, elle se releva soudainement. Le mouvement brusque et l'alcool entraînèrent un bref vertige et elle trébucha un peu, injuriant la boisson donc elle renversa le reste de son gobelet sur le feu de camp, faisant naître une langue de flammes qui vint presque lui roussir les mains. Puis elle porta son regard sur l'autre rouquine, un regard plus sérieux, dénué de malice, mais aussi un peu triste.

« Oui, il est clair que nous n'avons plus aucun lien, Zora. Je suis même étonnée que tu utilises encore ce nom et que tu ne l'ai pas abandonné avec le reste.

« Je ne sais pas ce qui a changé, mais tu vas mal. Tu vas mal, et tu ne t'en rends même pas compte. Tu es aveuglée par la fierté, persuadée que tu connais mieux que les autres ce qu'il faut faire, que tu comprends mieux les menaces. Mais c'est faux Zora. Tu es comme un lapin qui a pénétré dans une tanière de muursülds. Tu voudrais que tout le monde devienne un  brave petit soldat pour tes combats et tu vois dans chaque refus une déclaration de guerre.Tu te prends pour une héroïne mais tu n'es qu'une gamine terrifiée par le croque-mitaine. »

Elle resta silencieuse, laissant Zora digérer ce qu'elle venait de lui dire. Puis après quelques secondes de silence, elle commença à récupérer ses affaires, les fourrant dans son sac avant de le charger sur Ablette qui émit un hennissement de protestation à l'idée de partir à cette heure. Elle ne laissa à Zora que les restes de ce qu'elle avait cuisiné pour elles deux et l'outre d'alcool dont elle n'avait de toutes façons pas l'usage. Puis elle monta en selle et prit un certain temps à scruter les environs et l'obscurité en essayant de se souvenir dans quelle direction le lac était le moins large. Finalement elle se décida pour une et fit avancer Ablette vers l'eau d'un noir d'encre, sans un regard pour Zora. Quand les sabots commencèrent à s'enfoncer dans l'eau, celle-ci se mit à refluer à gros bouillon, laissant un passage parfaitement sec pour la cavalière et sa monture. Celle-ci hésita un peu mais un petit coup de talon de Kali la fit avancer au milieu des murailles d'eau qui se formaient de chaque côté. La zagashienne était concentrée sur sa tâche de maintenir l'eau à distance et ne pouvait guère diriger son cheval plus précisément qu'une simple injonction à aller de l'avant. Quand elles commencèrent à s'éloigner de la rive l'eau revint, libéré de l'influence de Kali qui se retrouva bientôt le centre d'une bulle autour de laquelle l'eau était repoussé, cherchant à l'escalader comme un animal vorace, bouillonnante sous la lumière de la lune, des jets d'eau agrippant les bords d'une surface invisible comme de fins tentacules.
Rarement une si courte distance lui avait paru si longue. L'effort commençait à lui peser rapidement, déplace autant d'eau n'était pas des plus simples. Ablette n'était pas rassurée qui plus est, marchant sur un fond de vase et de cailloux où se débattaient vainement des poissons pris par surprise. Quand Kali sentit que son cheval commençait à entamer une pente ascendante, elle soupira d'aise à l'idée que l'épreuve serait bientôt finie. Elle faillit relâcher sa concentration, laissant une ouverture à l'eau qui afflua à gros bouillon, recouvrant les sabots de la jument avant qu'elle ne reprenne ses esprits et ne la repousse à nouveau. Finalement elle perçut qu'elles émergeaient au-dessus du niveau de l'eau de nouveau et bientôt le bruit des pas de sa monture sur la vase céda la place à celui de l'herbe épaisse tandis que toute trace d'eau autour disparaissait de ses perceptions. Elle relâcha doucement sa concentration, peinant à garder les yeux ouverts sous la fatigue qui l'accablait comme un retour de flamme.

« J'aurais bien aimé voir sa tête. »

Elle murmura ses mots pour elle-même avant d'essayer de descendre de selle. Elle dégagea une jambe de son étrier puis, sans s'en rendre compte, glissa doucement pour s'effondrer au sol, inanimée. Ablette lui donna quelques coups de museau, lui renifla un peu les cheveux, avant qu'un léger ronflement ne rassure la jument qui se contenta d'attendre, de brouter un peu d'herbe et de dormir.


Kali ne s'éveilla qu'avec les rayons du soleil qui caressèrent son visage. Elle ouvrit péniblement les yeux en émergeant. Elle avait des douleurs sur tout le dos à cause des cailloux sur lesquels elle s'était littéralement échouée. Elle constata que son pied droit était toujours dans son étrier et que sa jambe était encore endormie, comme lorsqu'elle restait trop longtemps la tête appuyé sur son bras. Elle dégagea son pied tant bien que mal puis laissa le temps à la circulation sanguine de revenir tranquillement, tandis qu'Ablette, libérée, en profitait pour aller boire dans le lac.
Kali était trempée de rosée et frissonna dans la brise matinale et sa bouche était sèche. Faisant d'une pierre deux coups, elle attira toute l'eau qui trempait ses vêtements et ornait les brins d'herbes autour d'elle dans le creux de ses main, lesquelles se remplirent d'un liquide cristallin qui lui permit de soulager sa soif. Les sensations de sa jambe engourdie était quasiment revenue elle entreprit de se relever tandis que Ablette revenait vers elle. Elle enfourcha la jument et, sans regarder de l'autre côté du lac, elle la guida en direction de Zagash.


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Zora Viz'Herei
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Mar 16 Oct - 19:29
Irys : 2011503
Profession : Nécromancienne (en formation)
My'trän -3

Comment interpréter la réaction de Kali autrement que par la frustration? Zora observe la zagashienne tandis qu'elle expose sa rancoeurs à travers des mots dénués du moindre sens. Pense-t-elle réellement que la suhur par simple caprice ou pour une chose aussi triviale que la fierté? Il n'a jamais été question de ce qu'elle souhaite mais bien de ce qu'il convient de faire. La guerre est la seule option. Quel mal y a-t-il à accepter une évidence et à réagir en conséquence? Les intérêts personnels n'entrent plus en ligne de compte. Seul le bon sens importe désormais. Et ce dernier ne laisse que peu d'options aux enfants des Architectes...

Pourtant Zora, si elle se contente d'un vague reniflement de dédain semblable à celui qu'une adulte témoignerait à une enfant persuadée de détenir la vérité, est tout de même heurtée dans son ego. Est-ce réellement ainsi que Kali la perçoit? D'une certaine façon elle a envie de lui prouver qu'elle a tort. Mais ce serait alors entrer dans le jeu quelque peu pathétique de l'étrangère aux cheveux flamboyants. La fanatique préfère économiser son énergie et sa salive pour les vrais combats. Ceux qui ne forment encore qu'une esquisse dans l'esprit juvénile de celle qui fut autrefois son amie.

Toutefois, elle hésite. Convient-il de laisser la disciple de Dalaï s'en aller? Est-elle encore digne de la vie que Möchlog lui a insufflée? Les zagashiens sont réputés pour leurs penchants violents, animés par une culture méprisant la faiblesse. Si l'une d'entre elle ne peut être convaincue, qu'en sera-t-il des autres? Kali est-elle un cas isolé ou représentative d'un peuple devenu moribond? Faudra-t-il constamment lutter pour ne serait-ce qu'ouvrir les yeux des my'träns sur le sombre avenir qui les attend?
"Seuls ceux qui avancent sont en mesure de se perdre, Kali!" rappelle-t-elle à la fuyarde. "Les erreurs, quant à elle, sont l'apanage de ceux qui s'obstinent à se voiler la face..."
Kali s'en rendra compte bien assez tôt, malheureusement. La servante de la Chouette porte une nouvelle fois l'outre d'alcool à ses lèvres. Une grimace s'installe sur ses traits délicats, trahissant la puissance de l'alcool qu'elle contient. Elle détourne alors son regard de la zagashienne pour le poser sur les cieux qui la dominent. Ils semblent tellement... indifférents. En est-il de même pour les dieux? Althéa et elle sont-elles les seuls remparts que Möchlog souhaite accorder à My'trä? Si d'autres élus existent, où se terrent-ils?

Un bouillonnement l'arrache de sa contemplation. La fanatique écarquille les yeux tandis que l'eau commence à refluer et libère peu à peu un passage que Kali ne tarde pas à emprunter. Impressionnant... Mais dénué du moindre réel intérêt sinon celui d'éveiller une relative curiosité. Cherche-t-elle à l'impressionner? Pourquoi dépenser ainsi son énergie alors qu'il lui serait bien plus aisé de contourner ce lac? L'étrangère tente-t-elle de prouver qu'elle n'est pas aussi faible que Zora le prétend, oubliant au passage que la force s'exprime également dans le caractère et pas seulement dans la pratique brute de la magie? Un sourire se dessine sur les lèvres de la rouquine. C'est tellement immature...

Et elle aurait d'ailleurs en obtenir la preuve si seulement elle avait poursuivi sa route en direction du nord. Qu'aurait-elle fait alors d'une Kali inconsciente, exténuée par un effort aisément évitable et probablement animée par un ego qui n'a rien à envier au sien? Peut-être que sa lame aurait inscrit dans la chair de sa cadette les initiales de son prénom. Un rappel mais également un avertissement. La prochaine fois que leurs routes se recroiseront, le passé n'entrera plus en ligne de compte.

Zora ne perd pas plus de temps qu'elle n'en a déjà perdu. Il semble impossible de se fier à Kali. Et il est probable que cette dernière alerte les autorités. Elle doit continuer à avancer alors que son corps souhaite avant tout profiter d'un repos que certains estimeraient mérité. Mais ce privilège-là semble lui être également refusé. La fanatique pousse un soupire avant de récupérer ses affaires et emprunter la direction opposée à celle que Kali a prise. Que ce soit au propre ou au figuré, leurs routes se sont bel et bien séparées...




Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

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