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Chroniques d'Irydaë
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 Ah ! Ca ira, ça ira, ça ira

Adam Vaughn
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Lun 16 Avr - 11:05
Irys : 598399
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar +1
Le retour au bercail… Etait-ce un bien ou un mal ? Une régression ou une évolution ? Adam aimait à penser qu’il s’agissait ici d’une évolution. Il n’était plus le mineur, fils d’un mineur mort près de vingt ans auparavant, petit-fils du cuisinier de la même mine. Il était désormais soldat de l‘UNE, dans un corps d’armée qu’il trouvait prestigieux. Les deux mois qu’il avait passé au sein de son bataillon l’avaient changé. Même si au niveau physique le changement n’était pas flagrant étant donné le gabarit de départ, il avait quelque peu gagné en assurance et en maturité.

Tout son bataillon lui avait fait remarquer sa propension à mettre les pieds dans le plat, ainsi que sa mauvaise habitude de s’énerver dans certaines circonstances sans arriver à se contrôler. Il devrait désormais travailler sur lui, acquérir ce contrôle de lui si cher aux militaires. Il doutait de changer complètement, ce n’était d’ailleurs pas réellement possible. Il devait toutefois faire son maximum pour analyser mieux son environnement, et brider son impulsivité. Il en était déjà conscient et c’est ce qu’on lui demandait pour l’instant.

Ses efforts pour intégrer définitivement l’armée avaient payé puisque quelques jours plus tôt, le Lieutenant Hurricane l’avait fait appeler à son bureau pour lui signifier son admission, et sa première mission solo par la même occasion.

Ankar, cinq jours plus tôt

Adam se rendait dans le bureau du lieutenant, fébrile. Il savait qu’en ressortant, il serait définitivement accepté comme soldat en armure assistée, ou bien il repartirait la queue entre les jambes. En entrant dans la pièce où il était attendu, il capta le regard bienveillant de son chef. Il en fut immédiatement soulagé. Même si l’air de l’officier restait impassible, ses yeux étaient ceux qu’il montrait lorsque les soldats le satisfaisaient. La recrue s’avança et salua son supérieur, avant de rester au garde-à-vous. Hurricane ne tourna pas autour du pot, comme à son habitude.

« Vos deux mois d’essai sont terminés. Je dois dire que vous avez fait preuve d’une grande détermination. Je vous avais déjà indiqué que c’était obligatoire et vous avez bien dû comprendre pourquoi. Vos capacités physiques sont satisfaisantes. Vous êtes encore en train d’acquérir la mentalité de notre groupe mais vous êtes sur la bonne voie. Je suis on ne peut plus satisfait de vous. C’est pourquoi je vous souhaite officiellement la bienvenue Sergent Vaughn. »

L’acceptation et son grade. Il ne pouvait rêver mieux. Et le lieutenant lui avait bien dit qu’il était content de lui. Adam, enfin le Sergent Vaughn désormais, avait appris à lire entre les lignes avec lui. Un homme avec autant de responsabilité devait peser ses propos, à ses hommes de se débrouiller avec. L’officier n’en avait pas fini avec lui visiblement puisqu’il reprit au bout de quelques secondes. Son air se fit plus grave, son regard plus dur.

« Je vais vous affecter votre première mission officielle. Une fois n’est pas coutume, ce sera solo. Vous êtes bien de Roceas Sergent ?

_Oui Lieutenant

_Il y a eu du grabuge dans plusieurs mines, sur les zones de tri des minerais. On m’a demandé d’envoyer quelqu’un enquêter discrètement. Ce n’est pas notre domaine d’action en temps normal. Sauf qu’il faut quelqu’un prêt à agir aussi. Nous étions visiblement la solution qu’ils ont trouvée. Vous serez donc officiellement en permission, et officieusement en enquête. Une fois sur place, vous laisserez l’armure que l’on vous prêtera à l’atelier Hohenart pour amélioration, justifiant votre venue avec votre matériel d’intervention. Vous avez une semaine maximum une fois sur place pour régler l’affaire. Vous connaissez les limites à ne pas dépasser Vaughn. Si vous sentez que l’affaire dépasse le grabuge, vous m’appelez. Vous ne devez communiquer avec personne des autorités locale sans m’en avoir informé en premier lieu. Des questions? »

Beaucoup d’informations et peu de temps pour les analyser. Bien entendu, il pouvait tout à fait enquêter discrètement, puisqu’il était lui-même issus des mines. Par contre, laisser l’armure à l’atelier Hohenart lui posait quelque peu problème. Pas qu’il le connaisse personnellement, mais il avait déjà entendu le nom à plusieurs reprises et pas en bien. Adam savait très bien qu’il ne fallait pas juger une personne sur des on-dit, il ne pouvait cependant pas empêcher un frisson d’appréhension lorsque le nom était évoqué. De toute façon, ce n’est pas comme si il avait le choix, son supérieur lui avait ordonné. Celui-ci n’ayant probablement pas plus d’informations, le soldat préféra écourter le moment pour réfléchir au calme.

« Non Lieutenant. Tout est clair Lieutenant. »


Avant qu’Adam quitte la pièce, le Lieutenant lui donna tout de même un document récapitulant divers éléments, tel que l’horaire de train qui lui était réservé, les améliorations qu’il devrait demander pour l’armure, son logement, et autres.



Fraichement arrivé de la gare, il n’était pas passé inaperçu le long du voyage, la précieuse armure le cachant des regards. Il s’était dit que c’était la manière la plus simple de la transporter. Pas la plus discrète, mais la moins encombrante. Il avait également de la chance car la boite de métal était celle avec laquelle il s’entrainait. Elle n’était certes pas très jolie, un tas de ferraille aurait aussi bien décrit l’objet, mais c’était basique et fonctionnel, tout ce dont il avait besoin pour l’instant. Et puis deux mois à suer dans le blindage lui donne une sorte d’appartenance, même si ce n’était pas le cas. Il devait faire ses preuves avant de pouvoir appeler le matériel sien.

L’atelier Hohenart était donc son premier arrêt. Son appréhension était revenue à la porte de la boutique. Sauf qu’il ne pouvait pas ne pas entrer. Sa mission lui exigeait cet arrêt. Aussi, tenta-t-il de faire abstraction de ce qu’il avait entendu.

Lorsqu’il entra, la fraicheur agréable de l’été à Roceas laissa place à une chaleur digne du Sud. L’intérieur de la boutique ressemblait à ce que l’on attendait dans cette ville froide. Un comptoir en bois, usé par le temps, accueillait les visiteurs. Tout comme tapis qui devait être épais au départ, mais tellement écrasé à force que l’on passe dessus. Ou plutôt que quelque chose s’étale dessus à la vue de la forme animale qui se dessinait. Rien n’indiquait que quelque chose de louche pouvait se tramer ici.

Le soldat eut la bonne surprise de ne voir aucun autre client. Seul un homme était présent, mais du côté de l’atelier. Le visage concentré sur sa tâche, il ne semblait pas avoir entendu la lourde armure pénétrer le lieu. Adam décida de se faire connaitre, tout en s’assurant sur l’identité de son vis-à-vis

« Monsieur Hohenart ? »

Il n’était pour l’instant pas sorti de son cocon, sa voix grave avait donc une tonalité des plus étranges. Il ne le ferait qu’une fois qu’il serait sûr d’avoir le gérant face à lui, et qu’il accepterait de travailler sur son armure. Le sergent en profita pour détailler l’homme, essayant de comprendre ce qui donnait la chair de poule à ses compatriotes. L’ingénieur n’avait pas la carrure d’un combattant, loin s’en faut. Si ils s’étaient croisé dans la rue, le soldat n’aurait pas eu peur de lui un instant, il savait qu’il aurait le dessus physiquement. Probablement...

Le soldat entreprit de décliner les raisons de sa venue, afin de se rendre plus humain que sa tenue ne laissait croire

« Le Lieutenant Hurricane en charge du bataillon des armures assistées à Ankar m’envoi. »

Le jeune homme ne savait pas si le patron connaissait son chef, certainement de nom. En tous cas, il indiquait ainsi qu’il appartenait à une entité sérieuse, espérant ainsi qu’il soit traité avec le même sérieux.


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
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Müller Hohenart
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Sam 28 Avr - 0:27
Irys : 84985
Profession : Ingénieur de talent
Daënar 0



Tic...Tac...Tic...Tac...Tic...
Le fer grippait sur la pince, couinait sous la pression de plusieurs centaines de bars exercés par l'outil de torture. Le fer se pliait sous la pression, à froid, l'acier grognait sans opposer plus de résistance, pliant à la demande de l'affreuse machine utilisée pour le former, l'extruder, le percer.
Müller était bercé par le cliquetis lancinant du réveil posé sur son bureau, lâchant la poignée d'un de ses nombreux outillage, il glissa un tournevis minuscule et un bec de bidon d'huile dans une crevasse minuscule se présentant dans la carlingue d'une machinerie fort complexe. Au premier regard d'aucuns auraient pu croire à un torse, ou bien un dos d'armure mécanique. Mais tout cela avait une composition plus resserrée, plus concentrée. Comme si tout cela n'était qu'une pièce imposante d'une machinerie plus gigantesque encore.
Si cette pièce semblait déjà grande, son utilité échapperait à n'importe qui. Mais Müller, lui, savait ce qu'il était entrain de confectionner, de huiler, d'améliorer. Une de ses nombreuses commandes provenant des mines. Une de ces minuscules pièces d'un moteur aussi imposant que sa demeure. Il réglait une pièce minuscule et pourtant cruciale, le système de pompe à fluide magilithique. Une pièce maîtresse d'un des seuls moteurs existant et usant de cette technologie. Un moteur utilisé pour soulever des quantités gargantuesque de minerais du fonds des mines de Roceas. Une de ces machines à la pointe de la technologie qui avait eu quelque soucis dernièrement avec le grabuge ambiant que Müller n'avait pas pu ignorer. Un sabotage, c'était certain. Le minerais était en demande importante ces derniers temps, son apport était cruciale pour l'entreprise utilisant cet engin. Et comme par hasard, à la veille d'une commande de l'armée, le matériel surchauffe et se grippe.

-"Tsh... Le sagouin qui à fait exploser cette pièce savait s'y prendre..." Grommela Müller alors qu'il glissait dorénavant une pince dans le système compacte, démonter le tout aurait été plus aisé, mais beaucoup plus long. Le démontage et le montage de ce système lui aurait pris une semaine, et étant donné qu'il savait exactement où se trouvait le problème, il n'avait aucune raison de le démonter. C'était la soupape d'afflux, sous la pression créait par un bouchon artificielle celle-ci avait sautée, il devait huiler les alentours, l'agripper avec une pince, et l'arracher de là avec la précision d'un chirurgien opérant autour d'un cœur battant. La pièce était entourée de dizaines de tuyaux de fer et de cuivre minuscules, presque aussi fin qu'un cheveux. Ceux-ci servant à dissiper la chaleur du système compacte. Un seul de ces tuyaux plié ou sectionné, et il était bon pour tout démonter.

Müller se débattait avec cette pièce récalcitrante depuis hier soir, n'ayant pas pris une seule pose, son front était couvert d'huile souillée, à force du passage de ses main encrassée pour essuyer la sueur. Pas d'humidité non plus, c'était un coups à encrasser plus encore la machine... Non, tout cela était un travail si précis qu'il faisait chaque mouvement au millimètre près, utilisant même parfois les bras mécaniques fins à sa disposition, pour tenir certaines pièces, pour déplacer d'autres...
Il avait connus des tâches compliquées, mais celle-ci relevait réellement d'une opération chirurgicale.

Fomp... Fomp... Crish...

Il serra les dents, après que ces bruits sourds se soient présentés devant la porte à l'extérieur, cherchant à se concentrer sur son travail celui-ci en fit abstraction. Il replongea sur son travail alors même que la cloche d'entrée fut balayée par la porte qui s'ouvrit lentement, les pas lourds continuèrent de s'insinuer dans l'atelier, plus puissant qu'il ne les entendait à l'extérieur.
Le génie ignora complètement l'intrus qui venait de pénétrer dans son antre, enfonçant sa pince au fond de la machinerie pour venir s'emparer de la pièce récalcitrante, tirant avec la force de dix diables alors que des mots raisonnaient en fonds de salle.

-" Monsieur Hohenart ?"


Il n'y prêta attention qu'en continuant de tirer sur la pièce, le métal crissant sous la pression encore exercée, la machinerie grognait comme si quelque chose à l'intérieur tentait de s'extirper de ses entrailles... Et alors que Hohenart continuait de tirer en infligeant la force nécessaire pour ne pas perdre l'équilibre et arracher cependant la pièce défectueuse de son cocon d'acier, la voix résonna de nouveau, toujours si peu imposante, presque habitée par le doute.

-" Le Lieutenant Hurricane en charge du bataillon des armures assistées à Ankar m'envoi."

Arty' parvint enfin à arracher la pièce, s'ensuivit une crissement sourd dans la machinerie et un bruit bestiale qui cracha son mécontentement dans la pièce, un liquide noirâtre mélangé à de la magilithe liquide s'extirpa dans un bruit de régurgitation à vous en retourner l'estomac. Müller se recula de la machine non sans surprise, s'emparant d'un masque à gaz traînant non loin, qu'il enfonça sur son visage, observant la machine déverser ce qui jusque là était bloqué sous une pression énorme par les pistons mécaniques et le bouchon ... Qui se trouvait au sol. Müller s'emparant d'un autre masque balançant celui-ci par dessus le comptoir sans même se soucier du fait que le pilote de l'armure puisse avoir un système de filtrage interne.
Il envoyait celui-ci car ces gaz n'étaient pas seulement composé de magilithe mais aussi de divers acides et liquides saturés aux alcalins, ce qui n'était généralement pas commun sur les champs de batailles. Et bien plus,cependant, dans les ateliers. Maintenant le masque de sa main droite sur son visage, il observa le liquide déversait avec violence au départ, rapidement se tarir pour ne laisser place qu'à une épaisse flaque fumante et vérolée de bulles commençant déjà à dévorer le parquet...

Passant sa main gauche à la base du masque, il vint tirer fortement sur une lanière de cuir pour se la passer derrière la tête, accolant l'outil à son visage pour s'éviter une exposition pulmonaire.
Pressé, il passa par dessus son atelier en s'étalant de tout son long, noyant sa chemise blanc cassé de suie et d'huile souillée, de sa main droite il s'empara d'une toile cirée qu'il vint déposer sur la flaque au sol, emprisonnant un minimum les éffluves nocives le temps de retrouver ce dont il avait besoin.

Glissant entre son établis et un autre composante plus imposant de la machinerie, celui-ci vint saisir une seringue d'acier et de verre d'une taille suffisamment imposante pour faire pâlir même le plus habitué des drogués. Il enfonça l'extrémité de l'aiguille dans la toile cirée, aspirant une grande partie de ce qu'elle couvrait à l'aide du système de cette même aiguille. Limitant ainsi la catastrophe pour son parquet ainsi que pour l'air de cet atelier. En posant la seringue sur son établis, celui-ci s'empara d'une serpillère rongée et imposante, qu'il passa sous la toile cirée avec un air las...

Alors qu'il soulevait cette toile, pour venir la balancer sur le côté, Müller ploya ses genoux pour observer ce que la machine avait recrachée. Tout cela n'avait rien d'un bouchon mécanique. Ce n'était pas de l'acier plié.

-"Bon sang... Je ne rêves pas, c'est un os... ? Et à juger de ce qu'il y a autour, la chair à été broyée et presque pilée. A en croire que quelqu'un a passé un très mauvais quart d'heure ..." Müller observait les morceaux dégoulinant et la machine par intermittence, avant de se redresser en frottant vivement ses mains au dessus d'un lavabo de céramique, plongeant ses mains dans une eau cristalline.

Müller se décida enfin à se tourner, posant son regard sur l'intrus qui se trouvait dans son atelier.

-"Navré pour ce spectacle et les possibles séquelles qu'il vous aura engendré, que puis-je faire pour vous... ?" Soupira-t'il, sans pour autant accorder toute son attention à l'homme devant lui. Son cerveau fumait de toutes les questions que la réparation qu'il venait d'opérer avait soulevé.

-"... Par Massog..." Müller gardait toujours ce masque à gaz, observant le sol l'air pensif, avant de se diriger vers les fenêtres de l'atelier. Les ouvrants, il permit à l'air ambiant de circuler vers l'extérieur, afin de se permettre à lui comme à cet intrus, de se débarrasser de leurs masques nouvellement appliqués.
Alors que Müller commençait à retirer le masque, il se décida à accorder un peu plus d'importance à son nouveau client, le détaillant de bas en haut, il put aisément comprendre que celui-ci était un soldat.

-"... M'eh, ce n'est pas régulier de voir un soldat d'Ankar dans les parages... Sergent qui plus est ? " Dit-il simplement en désignant du menton le grade gravé à même le métal. "Qu'est-ce qui vous amène ici... Oh, je sais, ne dîtes rien. Vous me parliez du Lieutenant Hurricane, il est toujours vivant ? Parfait.. Il me doit une fortune. Enfin." Il haussa calmement les épaules avant de se balader dans la pièce, l'observant de bas en haut alors qu'il retournait lentement derrière son bureau d'accueil. " Si vous êtes d'Ankar qu'est-ce qui vous amène ici ? Je doute fortement que ce soit personnel, autrement vous ne seriez pas venus avec votre armure... A moins que vous n'ayez décidé de la faire revoir par un maitre en la matière... Ou cela n'est qu'un prétexte... ? Enfin, je vous écoutes. Que voulez-vous ?"

Müller observa calmement Ankar, sachant très bien que celui-ci n'était pas très serein à l'idée de discuter avec lui. Il affichait ce visage stoïque et neutre, malgré le charnier qui venait de s'étaler dans son atelier. Cet homme était-il seulement normal ?





Müller parle en : #ffcc00
Protagoniste secondaire sans importance particulière : #ffffff

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Adam Vaughn
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Sam 28 Avr - 18:10
Irys : 598399
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar +1
A peine le jeune sergent avait-il finit de parler, qu’un grand bruit se fit entendre de l’appareil sur lequel l’autre homme était penché. Adam ne comprit pas de suite ce qu’il se passait lorsqu’un masque à gaz lui fut expédié au visage, enfin au casque de son armure. Heureusement pour lui, celle-ci était pourvue d’une espèce de système similaire au niveau des aérations de son masque. Mouse, le chef mécanicien de sa section, lui avait indiqué qu’il était ainsi protégé de toute émanation, pourvu que son casque ne soit pas trop endommagé. C’est-à-dire que si la grille s’étendant de son menton à son nez, ou le blindage lié, était détériorés, l’effet était minimisé ou annulé. Comme lui avait dit le même homme, étant donné qu’en action on ne sait que rarement quel est le fluide auquel on affaire, mieux vaut considérer le matériel comme inefficace. Comme sa carlingue était en état, il ne prit pas l’objet que lui avait si gentiment prêté le gérant, se concentrant sur l’origine du désastre.

Lorsque son regard se reporta de l’autre côté du comptoir, il ne vit que des bulles sur le sol. Celui-ci ne semblait pas apprécier le traitement chimique qu’il subissait. Le soldat observa le gérant s’affairer à minimiser les dégâts, salissant sa chemise de belle qualité au passage. Il lui aurait fallu économiser des mois de salaire de mineur pour s’acheter un vêtement pareil, alors il en aurait pris grand soin. Les tâches qui maculaient le tissus étaient irrécupérable, quel gâchis. Mais de ce qu’il s’avait, les Hohenart n’avait jamais été dans le besoin. Il suffisait de voir la demeure familiale pour comprendre qu’ils n’étaient pas du même monde.

L’ingénieur ne s’arrêta pas là, attrapant une seringue. Adam préféra détourner le regard à ce moment-là. La grosseur de l’engin le mettait mal à l’aise. Il ne se tourna de nouveau qu’en entendant parler d’ossements. Le spectacle était loin d’être ragoutant et aurait pû lui faire rendre son repas si il n’avait pas vu de chair broyée au fond des galeries. « Un mauvais quart d’heure », ce n’était rien de le dire. Lorsque lui-même avait été entaillé profondément par une roche, il avait passé plusieurs jours allongé, fiévreux une partie du temps à cause d’un début d’infection, et avait lui-même passé « un mauvais quart d’heure ». Le jeune homme ne pouvait qu’imaginer la souffrance du malheureux broyé par la machine, et qui avait certainement passé l’arme à gauche.

« Vous pensez qu’on va pouvoir respirer bientôt ? »

En effet, il ne comptait pas sortir de sa boîte temps qu’un risque était présent. Il eut rapidement sa réponse lorsque les fenêtres furent ouvertes et que peu de temps après Müller ouvre les fenêtres et retire sa protection. Le jeune homme délaissa alors sa carapace. Il fut immédiatement happé par un regard inquisiteur. Adam lui laissa cependant tout le loisir de le détailler, il avait l’habitude qu’on remarque son gabarit et puis cela pouvait asseoir son autorité physique.

Quand il eut finalement l’attention du patron de l’atelier, enfin presque car il semblait obnubilé par l’état de son outil de travail, il fut assez étonné de ce qu’il entendit. Le Lieutenant lui devait de l’argent ? Une fortune même ? Adam avait du mal à y croire, l’homme était si droit. Depuis deux mois qu’il le côtoyait, il s’en faisait un nouveau modèle. Et ses compagnons d’armes ne tarissaient pas d’éloges et de respect pour lui. Mais après tout, chaque humain à ses vices, celui de l’officier était peut-être de dépenser l’argent avant même de l’avoir. Et puis l’entretient d’une armure assistée coûtait un bras. Lui-même voulant acheter son propre tas de ferraille savait qu’il lui faudrait mettre de côté tout ce qu’il pourrait.

« Je passerais le message au Lieutenant à mon retour sur la base. Ainsi que vos félicitations pour sa longévité »


Il n’avait pas vraiment apprécié la formulation qu’avait eu…Les soldats de l’UNE risquaient leurs vies tous les jours pour que les citoyens puissent dormir sur leurs deux oreilles. Le résultat n’était pas parfait, ils ne se tournaient pour autant pas les pouces. Rien que quelques semaines auparavant, lui-même avait participé à une mission dangereuse pour le bien de ces compatriotes. Même si il ne souhaitait pas forcément qu’on balance des fleurs aux combattants, un minimum de gratitude aurait fait plaisir.

Malgré tout, il devait se canaliser, calmer sa rancœur pour le bien de sa mission. Son chef lui avait bien indiqué que l’obéissance n’était pas une option pour un de ses sous-fifres. Heureusement pour le jeune soldat, son visage ne laissa passer qu’une légère crispation alors qu’il croisait les bras. Contrairement à ses yeux qui se firent accusateur. Il ne pouvait que tenter de cacher ses sentiments lorsqu’il exprima la raison de sa venue, il allait pour l’instant en rester à la version officielle. Il devait minimiser les moindres soupçons sur un quelconque prétexte, comme semblait le penser son vis-à-vis.

« Je suis le Sergent Adam Vaughn. En permission. Je voulais en profiter pour faire améliorer l’armure. C’est donc le Lieutenant qui m’a vanté vos mérites. »

Le sergent, très heureux malgré tout que son grade ait été remarqué, ce qui l’apaisa quelque peu, profita du capharnaüm ambiant pour interroger l’homme l’air de rien. Un mal pour un bien. Ses yeux retombèrent sur ce qui semblait être un reste humain et la distraction serait parfaite pour entrer en la matière. De plus, Adam était réellement curieux de ce qui avait pu se passer. Il montra de la tête l’objet défaillant.

« D’où vient cette machine mangeuse d’hommes ? »

Question étrange pour certains, il se doutait en tous cas que pour Müller Hohenart, ça ne serait pas si bizarre. Le comportement inébranlable qu’il venait d’avoir face à des ossements et autres restes humains lui indiquait que le gérant n’avait pas la même conception que lui de la compassion. Les ouï-dire lui revenaient doucement en tête. Il s’était persuadé de ne pas les écouter en entrant, cependant il devait bien avouer que sa première impression correspondait en tout point avec ce qu’il se disait.

« Je ne me rappelais pas d’avoir déjà vu quelque chose de tel à Roceas, même si il se passe parfois des choses étranges ici. »

Comme partout. Adam espérait pourtant que la formulation inciterait l’ingénieur à livrer quelques potins. Il fut interrompu par un rayon de soleil qui s’infiltra dans la boutique par la fenêtre ouvert, et les éblouit. Le jeune homme tourna la tête. Ses pupilles se contractèrent sous un éclat lumineux venant du désastre. Il dut attendre une ou deux secondes avant qu’un nuage cache l’astre du jour et apercevoir l’origine de son agression visuelle. Apparemment il s’agissait d’une petite pierre précieuse. Bien qu’ayant miné des années, Adam n’y connaissait pas grand-chose en pierres. Ce sont les femmes bien souvent, à la surface, qui faisaient le tri. Lui ne voyait toujours que des cailloux.

« On dirait qu’il donne aussi des belles pierres votre engin. »

Bien entendu, le soldat se doutait bien que le bijou appartenait à celui qui s’était fait coincer. Mais qui sait, une note d’humour réveillerait-il le côté humain du gérant ?


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
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