Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !




 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Rathram
Page 2 sur 2
Aller à la page : Précédent  1, 2


 Règle n°2 : On ne doit en aucun cas ouvrir un colis

Adam Vaughn
avatar
Lun 2 Juil - 18:40
Irys : 598399
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar +1
Une fois son compagnon d’infortune d’accord pour l’aider à se débarrasser du dernier obstacle, Adam sorti de son recoin avec lui et ils se retrouvèrent face à leurs ennemis. Le jeune homme eut la confirmation que la voix correspondait bien au truand auquel il pensait. Et il fut bien heureux que ce soit lui qui ai à s’en charger, si bien qu’il fonça sur lui en lui laissant à peine le temps d’abattre son arme. Alors que l’ancien mineur reçu un coup qui ne lui laisserait qu’un hématome sur l’épaule, la petite crapule rencontra le mur et ne s’en relèverait pas de suite.

Deuxième satisfaction, sa seconde victime avait déjà reçu une première correction de son codétenu. Il était en train de se relever pour attaquer Swenn, occupé à terrasser le troisième homme de main, et Adam en avait profité pour lui prodiguer un coup de genou dans les cervicales, le renvoyant complètement au sol.  Les deux prisonniers n’eurent pas besoin de se mettre d’accord pour comprendre qu’ils devaient quitter leur prison. C’est la suite qui risquait de poser plus de problèmes.

- "Avec tout ça tu me fais encore confiance pour trouver un endroit sûr ?"


Le grand gaillard regarda son acolyte dans les yeux. Le temps n’était pas vraiment à la réflexion. Ils étaient encore en danger, et n’importe lequel de leurs kidnappeurs pouvait se réveiller, empêchant leur fuite. Il semblait étrange que la question soit posée en cet instant, mais elle semblait importante aux yeux de Swenn. A vrai dire, Adam ne savait que penser réellement de son client. Il était tour à tour arrogant, prévenant, à côté de la plaque, nonchalant, égoïste. Difficile de se faire une idée du personnage. Le seul trait de caractère qui semblait constant était l’intelligence.

La fatigue commençait à gagner l’ancien mineur à mesure qu’ils approchaient de la fin de leur calvaire, ne facilitant pas sa petite réflexion. De toute façon, il avait déjà eu sa réponse à ce sujet avant de poser la question.

« C’est pas une question de confiance, juste de besoin. On doit tous les deux sortir de là au plus vite. »

Même si au fond, il s’agissait bien de confiance contrainte. Ne souhaitant pas laisser de chance supplémentaire à leurs geôliers de les rattraper, il ouvrit la porte et sortit enfin du labyrinthe.

Il faisait jour, et Adam eu soudain l’impression d'avoir été enfermé pendant longtemps lorsqu'il senti les doux rayons du soleil sur sa peau. Ce qui ne devait pas être tout à fait faux car la luminosité et la position des ombres indiquait qu’il devait être aux alentours de neuf heures. Ils avaient donc passé la nuit dans le cachot. La ruelle dans laquelle ils se trouvaient devait être dans le même quartier que le bar où ils avaient perdu leur liberté, l’air miteux des bâtiments lui en donnait en tout cas l’impression. L’odeur nauséabonde d’un tas de déchet lui parvint et aurait presque pu le faire vomir si il avait eu quelque chose dans l’estomac. Ayant le ventre vide depuis plus de douze heures, il n’y avait donc pas de risque que ça arrive. Par contre, il souhaitait s’éloigner le plus vite d’ici.

Voyant son ex-codétenu partir vers la droite, il le suivit. Avisant que personne n’était derrière eux, il tenta de se pencher sur ce qu’il devait faire désormais. Les livres de comptes devaient être livrés au plus vite aux autorités, afin de stopper les délinquants au plus vite, voir même leurs clients. Ne restait qu’à savoir ce qu’il devait faire du cas Swenn. Connaissant désormais le contenu de sa livraison, sans pour autant savoir ce que le destinataire en ferait, il décida de botter en touche pour l’instant.

« Est-ce que tu peux me conduire au poste de la milice le plus proche ? »

Si Swenn refusait, c’est qu’il avait quelque chose à se reprocher. Ca répondrait à son dilemme. Si par contre il acceptait, Adam serait toujours dans le flou le concernant. Le contenu des colis était dangereux, pour sûr. Son client devait savoir s’en servir, c’est d’ailleurs pour ça qu’ils se trouvaient dans cette situation. Et il avait clairement indiqué "Faut être complètement con pour piquer un truc dont vous ne savez même pas vous servir." De plus sa réflexion avait encore été plus poussée sur le plan du vol prévu. Il pouvait donc tout à fait représenter un danger pour les citoyens Daënars.

Le cerveau de l’ancien mineur tournait toujours entre coupable et non coupable, alors que l’un des pire quartiers de Rathram défilait sous leurs yeux et qu’il tentait également de surveiller leurs arrières.


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
x3
Voir le profil de l'utilisateur

Swenn Milazzo
avatar
Dim 8 Juil - 20:39
Irys : 735375
Profession : Chimiste le jour - Dealer la nuit - Toubib de secours à toute heure
Daënar +1
L'urgence de la situation dans laquelle ils se sont retrouvés plongés n'a pas laissé beaucoup d'autre choix aux deux hommes que de coopérer. Mais à présent que leurs derniers opposants sont neutralisés et que la sortie est à portée de mains, les choses vont probablement être amenées à évoluer. Adam a tout du bon gars, Swenn ne croit pas en un retournement brutal où ils se retrouveraient en tant qu'adversaires cette fois. Malgré le manque de sympathie dont il a encore dû faire preuve... Mais par extension, il a également l'air d'être de ceux qui aiment les règles, leur respect, et les faire respecter. Or, le chimiste toujours fidèle à lui-même, n'a pas vraiment fait preuve de la même droiture.

Ce regard qu'il croise est donc plutôt bienvenu. Tout comme les paroles qui l'accompagnent. Ce détail réglé, il peut accepter de jouer le rôle de guide à travers ces rues mal fréquentées de la capitale. Même si compte tenu du soleil déjà présent, les risques de faire de - nouvelles - mauvaises rencontres sont assez faibles. Tant mieux. La nuit a été bien assez agitée comme ça ! Sans savoir exactement ce que le livreur pouvait avoir exactement en tête en parlant d'un "endroit plus sûr" Swenn n'a en revanche pas de doute quant au fait qu'il s'agissait de mettre de la distance entre eux et ce quartier puant.

Pas vraiment bavard - faire la discussion pour éviter au silence de s'installer n'est pas dans ses habitudes - le chimiste entreprend donc de les ramener vers un coin de la capitale plus animé en ce début de journée. Animé par les travailleurs et autres personnes suffisamment raisonnables pour ne pas être encore enfouies sous les draps. Et où tout un tas de bars servant du café sont ouverts !! Parce qu'après tout ce qui vient de se passer, il va en avoir besoin !

Mais Adam ne parait pas avoir exactement les mêmes intentions. La milice ? Ce mec ne s'arrête donc jamais ?! Il aurait largement préféré lui offrir un petit déjeuner digne de ce nom dans l'un des établissements du coin en dédommagement, puis se quitter pour de bon. Mais en même temps, il n'est pas étonné. Pas non plus emballé. Ce qui n'est pas difficile à deviner à travers le haussement de sourcils qui accompagne un soupire qu'il ne s'embête pas à essayer de dissimuler.

- "Si ça peut t'aider à te donner bonne conscience..."

Évidemment que Swenn a encore en travers de la gorge tout ce qui a pu se passer à l'intérieur du bâtiment dans lequel ils se sont retrouvés enfermés. Ils n'avaient pas d'autre choix certes, mais toute cette violence est inévitablement ce qui lui restera en tête pour les jours à venir. Même si son comportement en société le fait facilement oublier, il a toujours eu pour vocation de suivre la voie de la médecine. Sans distinction de morale. Bons ou mauvais sont des concepts dont il n'a que faire. Pourtant, son rythme de vie chaotique l'a déjà habitué à accepter l'obligation d'avoir recours à ces méthodes dans ce genre de situation. Oui, c'est sûrement bien plus lui qui a mauvaise conscience à l'heure actuelle.

- "Mais ne t'attends pas à ce que ces abrutis soient capables de changer quoi que ce soit."

Le chimiste n'a rien de spécial contre la milice. La partie illicite de ses activités l'amène à garder ses distances certes, mais il n'est rattaché à aucun réseau et il y a bien des années qu'il n'a plus eu d'ennuis avec les autorités. Exception faite de son manque de respect flagrant pour l'uniforme les quelques fois où il a pu se retrouver à picoler non loin de ces représentants de la loi... Rien qui ne l'oblige à refuser la demande du grand costaud.

Son attitude aussi négative que les paroles qu'il balance sans le moindre filtre, il continue son chemin, direction le poste donc. Les ruelles toujours sombres malgré le soleil qui monte, sont en revanche bien vides. Tout au plus quelques groupes de gamins qui les dévisagent lorsqu'ils passent à proximité. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne présentent aucun danger, mais les deux hommes finissent par laisser derrière eux les poubelles renversées et les bâtiments délabrés, sans avoir à affronter de nouveaux problèmes.

Un rythme mesuré, Swenn n'ayant ni l'énergie ni la motivation pour aller plus vite, il faudra plusieurs minutes aux deux rescapés pour voir apparaitre un poste central, plusieurs hommes en uniformes déambulant à proximité. Les quartiers malfamés sont naturellement assez éloignés de ce type de lieu... Il faut dire que les réseaux organisés ne manquent par à Rathram, il n'est pas particulièrement difficile de se procurer de la marchandise illicite. Et comme souvent dans ces cas là, la corruption n'est pas à exclure de l'équation. Mais aucun doute que les informations apportées par Adam risquent de les intéresser bien plus que de simples transferts d'armes classiques ou de drogues.

- "J'te laisse leur expliquer la situation."

Après avoir hésité quelques secondes pour savoir s'il valait mieux qu'il laisse là Adam où s'il avait plutôt intérêt à s'aventurer dans cet endroit, Swenn tranche finalement pour la seconde option. Pas vraiment qu'il ait des doutes sur ce que le livreur pourrait raconter, mais il est plutôt curieux d'entendre ce que les miliciens vont avoir à répondre. Sont-ils au courant de l’existence de ce projet ? Ou du niveau de dangerosité que peut représenter cette bande ? Était-elle liée à d'autres plans par le passé ? Autant d'éléments qui l'intéressent. Mais la contrepartie vient du risque que ces hommes s'interrogent un peu trop sur le contenu de ce qu'il transporte si le sujet venait à être évoqué. Ce qui est probable. Et le chimiste n'a pas l'intention de laisser ses produits durement récupérés entre les mains de ces crétins.

En revanche, il est effectivement préférable qu'il en dise le moins possible. Son degré d'amabilité avec les forces de l'ordre frôle le néant. Et avec la fatigue de la nuit qu'ils viennent de passer ainsi que la frustration de s'être fait avoir qui n'a toujours pas complètement disparu, ses mots risquent bien d'être encore plus crus qu'à l'accoutumée. Et passer les prochaines vingt quatre heures en cellule pour une stupide question d'outrage n'est pas dans ses projets. Non, Adam doit bien plus correspondre au genre de type qu'ils apprécient.

Il passe donc finalement la porte d'entrée du bâtiment relativement imposant en comparaison des habitations qui l'entourent, mais laisse le soin à son acolyte d'engager la conversation. Hum, peut-être qu'il devrait quand même se donner la peine d'abandonner cet air qui reflète un peu trop son manque d'enthousiasme. Comme ça, les forces de l'ordre doivent presque s'attendre à ce que d'Adam leur annoncer venir livrer un délinquant... Nan, finalement, il n'a pas envie de fournir le plus petit effort. Vivement qu'il leur file ces foutus cahiers pour pouvoir se barrer au plus vite.


"Hence to fight and conquer in all your battles
Is not supreme exellence"




"Supreme exellence consists in breaking ennemy's resistance
Without fighting"


[Sabaton - Art of war ; d'après Sun Tzu]
1
Swenn râle en   #f77d40
Voir le profil de l'utilisateur

Adam Vaughn
avatar
Jeu 12 Juil - 22:02
Irys : 598399
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar +1
Swenn avait accepté de le conduire au poste, il n’avait donc rien à se reprocher. En tous cas à ce moment-là, il n’était pas dit qu’il soit tout le temps clean. Et il n’avait pas l’air de porter la milice dans son cœur. D’un côté c’était compréhensible. L’ancien mineur avait vu à plusieurs reprises des miliciens fermer les yeux, voire plus, lorsque quelques pièces atterrissaient dans leurs poches. Leur affaire étant importante, Adam en était persuadé, il ne devrait pas confier les preuves à n’importe quel dadais qui se pensait enquêteur parce qu’il portait un uniforme. Le jeune homme tenait à assurer son collègue du bien-fondé de sa démarche alors qu’un quartier bien plus accueillant s’ouvrait à eux.

« C’est un gros truc qui se préparait, je pense qu’ils seront ravi de pas être pris au dépourvu quand ça arrivera. Même si ils arrivent pas à les arrêter avant, ils pourront les attraper sur place »


Il gardait malgré tout une opinion positive de cette institution, ce n’était pas l’armée qu’il admirait, mais il avait tout de même envers eux un certain respect. Si la milice était complètement mauvaise, il y a longtemps que le peuple aurait protesté.

- "J'te laisse leur expliquer la situation."

Adam ne put que hocher la tête pour confirmer. Son acolyte semblait pourtant plus doué en terme de réflexion, il devait donc détester les hommes d’armes à ce point-là. Peut-être des problèmes antérieurs avec eux ? En tous cas, ils purent entrer dans le bâtiment sans problèmes. Les deux miliciens de l’entrée ne devaient être là que pour arrêter les individus les plus louches.

Le grand hall les accueillit, il n’y avait pourtant pas beaucoup monde pour le remplir : sur un des bancs d’attente destiné au public ne reposait qu’un couple de personnes âgées, l’autre visiteur était une demoiselle qui devait être à peine plus jeune qu’Adam et qui sanglotait, un mouchoir cachant la moitié de son visage poupon. Eux ne regardèrent pas les deux nouveaux arrivants Les trois miliciens par contre, un à droite et un à gauche gardant des portes ainsi qu’un autre derrière le guichet, les observèrent attentivement. Le grand gaillard se doutait de l’image qu’ils devaient donner, entre une armoire à glace et un délinquant, ils n’avaient pas l’air d’enfants de chœur. Surtout qu’avec leur enlèvement, puis leur fuite, ils devaient être complètement débraillés. Ils se devaient pourtant de faire parvenir les informations qu’ils détenaient au plus vite et qu’elles soient prise au sérieux.

Le guichetier ne fit pas mine de leur adresser la parole alors qu’Adam fut enfin en face de lui. Un blanc de quelques secondes se passa, seulement entrecoupé des pleurs de la jeune fille et de la toux du papi, puis l’ancien mineur se décida à entamer la conversation.

« _On vient porter des informations concernant un gang de la ville, avec des preuves.

_B’jour. On vous a pas appris la politesse ?


_Ah oui pard…

_Remplissez le formulaire et attendez vot’ tour sur les bancs »


Certes la fatigue lui avait fait oublier de saluer l’homme, ce n’était pas pour autant une raison de l’envoyer balader de la sorte. Il n’avait ni l’énergie, ni la patience de se laisser marcher sur les pieds de la sorte alors que la situation nécessitait d’être prise en charge au plus vite ! Surtout que d’autres pas se firent entendre derrière eux, ils étaient en train de bloquer l’accueil pour des broutilles !

« _C’est important, ils prévoient un gros coup rapidement !

_Et ben ça attendra vot’ tour. »

L’homme, qui ne s’était pas levé de son siège, lui montra de nouveau le bloc où une feuille était négligemment accrochée, avant de rebaisser les yeux sur sa paperasse. D’un naturel patient, l’ancien mineur était pourtant en train de sentir la colère monter doucement en lui. Tous ces combats pour sortir en vie de leur cachot, et le seul remerciement qu’ils recevaient d’avoir en plus amené de quoi faire arrêter le gang, c’était un petit milicien de rien du tout qui les rabaissait !

Je vais me le faire cet idiot !

Les poings du grand gaillard se serrèrent et sa mâchoire se crispa. Il se raisonna en se disant qu’il devait faire une dernière tentative à l’amiable pour être reçu.

« _Y’a pas quelqu’un de plus compétant que vous pour nous recevoir ? »

D’un coup, le guichetier se releva, le rouge gagnant son visage. La sentinelle à la gauche d’Adam s’était emparée de son arme, prête à intervenir si les choses dérapaient. Une voix plus aïgue que précédemment répondit aux plaignants :

« _Je n’me laiss’rais pas marcher sur les pieds par deux p’tits…


_Il suffit Henrich ! Asseyez-vous avant de vous rendre ridicule ! »

Une milicienne venait d’arriver derrière Adam et Swenn. Ils entendirent le son de ses bottes, entrainées par un pas décidé, avant de la voir. Les mots qu’elle avait balancé à son sous-fiffre avaient claqué tel un fouet. Et cela correspondait tout à fait au chignon serré qu’elle arborait, ainsi que ses petites lunettes carrées. Son âge avancé pour une femme d’arme, une bonne quarantaine, et sa petite taille n’empêchèrent pas tous les hommes de la pièce de se tenir au garde-à-vous. Comme si la maîtresse les avait mis au coin…sauf pour ce fameux Henrich qui reposa ses fesses dans son fauteuil et replongea dans ses feuilles sans rien dire de plus.

Même au plus proche de l’ancien mineur, la tête de la cheftaine ne dépassait pas l’épaule de celui-ci. Par réflexe, il baissa les yeux et rencontra des pupilles sévères qui firent retomber toute la pression du jeune homme.

« _Vous deux ! Mitchell va vous montrer un bureau où attendre. Suivez-le et plus de vagues jusqu’à mon retour !

_Oui Madame ! »

Aucune autre réponse n’était possible face à ce petit phénomène qui disparaissait déjà dans la gauche du hall. Ils virent donc Mitchell, la sentinelle prête à venir secourir son très compétant collègue, faire signe aux deux compagnons d’infortune de le rejoindre. En entamant les escaliers, ils entendaient encore les bottes de la responsable. Ils s’arrêtèrent pourtant bien vite, au premier étage, et furent entreposés dans un « bureau » ne comptant que le meuble donnant le nom à la pièce et deux chaises en bois dans un état pitoyable. Adam ne s’y assit même pas, n’étant pas sûr que l’une d’elle supporte son poids.

Ne souhaitant pas attiser la probable rancœur de Swenn de s’être fait embarqué dans quelque chose de foireux, l’ancien mineur se contenta d’admirer la pièce vide de toute décoration.


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
x3
Voir le profil de l'utilisateur

Swenn Milazzo
avatar
Lun 16 Juil - 12:39
Irys : 735375
Profession : Chimiste le jour - Dealer la nuit - Toubib de secours à toute heure
Daënar +1
Loin d'être dans son élément, Swenn se contente d'attendre aux côtés d'Adam, très occupé à observer chaque détail de la pièce. Avec pour principal objectif de faire défiler les minutes plus rapidement. Personne ne se parait bien pressé ici. Rien qui n'étonne le chimiste, mais vraiment, plus vite ils ressortiront, mieux il se portera. Alors forcément que voir la lenteur et le désintérêt manifeste du type de l'accueil lui provoque un froncement de sourcils. Exactement ce qu'il déteste chez ces gens. D'ailleurs, Adam ne parait pas prendre la situation beaucoup mieux. Intéressant. Il n'y a donc pas que les délinquants qui réussissent à lui mettre les nerfs à vif. Un semblant de sourire amusé en observant la scène, se gardant bien de toute intervention, l'ordre subitement lorsque cette voix féminine claque. Faisant perdre son air désinvolte au chimiste. Attendre dans un bureau... Ce n'était pas franchement dans les plans, mais ce n'est comme si quoi que ce soit se déroulait comme prévu depuis la veille au soir...

Toujours pas le moindre mot de prononcer, Swenn suit finalement leur guide. Ce n'est ni l'endroit ni le moment pour se lancer dans un débat sur cet excès d'autorité et le système hiérarchique associé. Pour autant, ce n'est pas difficile de deviner qu'il n'y a pas la moindre trace de bonne volonté dans chaque nouveau pas effectué jusqu'à ce qu'ils arrivent à destination. Et si Adam préfère rester debout à admirer le vide qui règne dans cette pièce, ce n'est sûrement pas le cas de Swenn, qui prend place sur l'une des chaises délabrée. Cette dernière émettant une plainte sonore face à l'effort qu'elle doit fournir pour assurer son rôle. Ne faisant pas pour autant changer le chimiste d'avis.

- "Au moins elle a l'air plus dégourdie que la plupart de ses collègues."

Croire à une tentative de la part du jeune homme pour se montrer amical avec son camarade, qui parait bien embêté, serait une très mauvaise interprétation de ses paroles. Le faible niveau sonore donné à ces mots prouve bien qu'il n'a pas pour unique ambition de remonter le moral au livreur qui vient d'affronter un guichetier exaspérant. Tout ça pour se retrouver parqué dans cette pièce peu accueillante.

- "J'imagine que t'as déjà compris que ce qu'il y a dans ces boites ne doit pas être laissé dans les mains de n'importe quel idiot. Et ceux qui se trouvent dans ce bâtiment sont tout autant capables de faire de grosses conneries avec."

S'il jugeait le type de l’accueil suffisamment crétin pour se contenter des infos qu'aurait pu lui livrer Adam, ne pas poser davantage de questions avant de mettre ce dossier en attente, la conclusion n'est pas la même avec cette femme qui est intervenue. Et une fois de plus, il n'a pas la moindre intention de repartir sans ses échantillons tests. Ni de voir les autorités se mêler de ses travaux.

Même si son acolyte lui a démontré être parfaitement capable de réfléchir lorsqu'il le faut, c'est davantage de sa foi envers les représentants de la loi dont il se méfie. Celle-là même qui parait les avoir de nouveau embarqué dans un plan dont la maîtrise vient de leur être retirée. Cela dit, maintenant qu'ils sont bloqués ici, Swenn a bien l'intention d'en profiter pour en apprendre davantage sur ce gang qui parait avoir des compétences en matière d'explosifs. Ainsi que les moyens et l'ambition de les utiliser de façon un peu trop grandiose. Parce que les informations valent cher dans ces quartiers. Et peuvent parfois vous sauver la vie.

Après quelques minutes d'attente imposées aux deux hommes, le claquement caractéristique des talons de celle qui doit faire office de chef raisonnent de nouveau dans le couloir. Et elle ne tarde effectivement pas à franchir le seuil de la porte qu'elle referme, accompagnée d'un homme en uniforme qui reste droit comme un I. Un soupire, agacé par cette mise en scène qui prend beaucoup trop de temps à son goût, Swenn reste en position semi avachie, à observer le nouveau duo.

- "Si vous pouviez accélérer un peu ça m'arrangerait. Je veux bien croire que vous vous ennuyez, mais on est pas venu ici pour vous tenir compagnie toute la matinée. Et sans café avec ça."

Le regard provoquant qui accompagne ces paroles qui restent dans le même ton, il attend de voir la réaction de leurs encadrants. Et celle-ci ne tarde pas à venir de la part du piquet. Qui fait un pas en avant, visiblement agacé par les paroles qu'il vient d'entendre.

- "Surveille un peu ton langage..."

Swenn et l'autorité... Un concept qu'il ne manque pas une occasion de remettre en cause. Quoi qu'il en soit, le milicien ne parait pas vouloir en dire trop, un regard rapide jeté en direction de sa supérieure. Un simple toutou parfaitement obéissant. Désolant. En revanche, la femme au chignon impeccable n'a pas esquissé le moindre signe d'emportement et garde le même air sévère. Pas de doute. C'est bien elle qui doit être habituée à superviser toutes les affaires qui demandent des capacités de réflexion en plus de savoir obéir aux ordres. Bah, au moins en comparaison, elle devrait trouver Adam parfaitement coopératif et agréable. Ce qui devrait augmenter son capital sympathie. Bon, c'est vrai que le chimiste aime aussi un peu trop avoir recours à la provocation. D'autant plus avec ces personnes...


"Hence to fight and conquer in all your battles
Is not supreme exellence"




"Supreme exellence consists in breaking ennemy's resistance
Without fighting"


[Sabaton - Art of war ; d'après Sun Tzu]
1
Swenn râle en   #f77d40
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

Aller à la page : Précédent  1, 2
Page 2 sur 2