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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Le Tyorum
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 [Contrat] Une simple grenouille, qu'il disait ...

Ethan Norwolk
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Jeu 3 Mai - 8:26
Irys : 24997
Profession : chasseur
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
Enfin les premiers vrais rayons de soleil arrivent sur le vieux continent, on attendait plus que cela. Malgré le fond de l'air encore un peu frais, par moment de nuages, cela fait vraiment un bien fou de ne pas être emmitouflé dans des couches de vêtements superflus. Pas cette douce matinée, je me dirige vers la ville d'Eoril, sur la façade océanique. L'agent de mon dernier contrat, un certain Redren, chef d'une caravane, a sollicité mon aide pour le débarrassé d'un petit groupe de Khyanalt qui les poursuivais depuis quelques temps. Une fois le contrat fini, monétisant quelques irys, des vivres pour une petite semaine et une ou deux blessures mineures, il me conseilla d'aller vers la ville portuaire. Il avait eu vent d'un contrat pouvant être intéressant et je devais me rendre sur place pour en savoir plus.



Je pris donc la route vers Eoril, dans ce début de mai, passant d'un climat plutôt frais à de vrai chaleur en me rapprochant de la côte. Sur le chemin, je croise plusieurs caravanes et je leur propose alors mes services, après tous, il n'y a pas de problème à aider les voyageurs et se faire un peu d'argent en même temps. Mais je remarque rapidement que certains gamins était intrigué par mon bras manquant. Je me mis donc à sourire et, une fois mon lourd manteau retirer, je crée mon bras en pierre, d'un gris sombre possédant quelques reflets argenté. Dans un mélange de cri de surprise et de peur, je me mis à rire. Cela fait, je brise le bras, devenue un petit monticule de pierre sur le bord de la route et continua mon chemin vers la mer, avec Poichi, mon Salshogu qui vole au-dessus de moi, profitant lui aussi du soleil et des courant chauds.



Après quatre bons jours de marche, j'arrive enfin aux abords de la cité. Même d'ici, je pouvais sentir l'air marin et le sel sur mon visage. J'entre finalement dans la ville à la recherche d'informations sur le contrat, car après tout, je n'étais pas ici pour le tourisme. Je trouve rapidement ce que je recherche, la taverne des contrats. Il s'agit d'une petite bâtisse, non loin du marché où les différents contrats, allant de la chasse à l'escorte, en passant par la livraison y est référencé. Je m'approche du mur couvert de parchemin à la recherche d'un contrat intéressant. Je remarque aussi quelques anciens compagnons de chasse qui me saluèrent. Je fini par trouver le fameux contrat et je ne comprends pourquoi personne le prend. Une Khelget, un fumier de Khelget et de plus sur le nouveau continent. Déjà un Khelget n'est pas une mince à faire, une saloperie qui doit être traqué par un groupe important et équipé. Mais ce qui bloque certains, ça doit être la position du fameux Khelget. Même si j'avais mis les pieds sur Daenastre, la région du contrat était connue ici pour la traque des croyants. Mais la prime était trop alléchante pour la laisser.



Je prends donc le contrat et me dirige vers le port pour trouver un bateau pouvant m'amener sur le nouveau continent. Je descends une rue, donnant droit vers l'océan, où se trouvé le marché, ainsi qu'un petit restaurant, qui me fit rire à la vue du nom :



-Le Tagta croustillant, quel nom à la con encore



Une fois sur le port, je me mis à la recherche d'un bateau et je fus surpris de revoir une vielle connaissance, Amisor, un vielle amis de ma ville natal.


Après quelques paroles et bouteille vidés, il accepte avec joie de me transporter jusqu'à Prorig, ville du fameux contrat. Je sus rapidement que ce contrat, certain alléchant, n'aller pas être une simple chasse aux papillons...
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Flavien Teleri
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Sam 5 Mai - 0:49
Irys : 572930
Profession : Soigneur itinérant
My'trän +2 ~ Chimères
Flavien n'avait pas encore décidé de ce qu'il comptait faire maintenant qu'il avait honoré la promesse qu'il s'était fait il y a tant d'années.

Le monde s'ouvrait à lui comme le lui avait dit Sanaë, et l'immensité des possibilités lui donnait presque le vertige. Il n'avait pas de but précis, aucun fil conducteur lui permettant d'envisager son futur dans une direction ou une autre. Son destin, il y a quelques jours encore si clair, était aussi flou qu'intangible. Sa visite en Daënastre prenait fin, et malgré la nostalgie qu'il éprouvait, il ne pouvait sérieusement pas dire qu'il était déçu de mettre derrière lui cette terre de technologistes et de leurs machines de malheur.

La logique voudrait qu'il écrive au plus vite à Léonie pour l'informer de la bonne nouvelle et qu'il décolle aussitôt pour My'trä afin de la rejoindre, elle et le familier qu'il lui avait confié. Inconsciemment, il savait qu'il s’agissait de la chose à faire : il avait voyagé vers l'Ouest, jusqu'à la grande cité portuaire de Prorig. Une façon de se rapprocher de My'trä sans pour autant traverser l'océan. Cette ultime halte devrait lui permettre de faire le plein de provisions pour se préparer au long voyage qui les attendaient, ses compagnons animaux et lui, et de mettre de l'ordre dans ses pensées afin de conter la fin de son aventure.

En l'état, celle-ci n'était pas tout à fait terminée. Il manquait, pour ce faire, une lettre à l'adresse de son amie, retranscrivant sa rencontre avec la parente de celle qu'il avait, fut un temps, aimé. Il s'était essayé à l'écriture le jour-même où il avait quitté Sanaë, mais n'avait rien rédigé de productif. Ses idées se mélangeaient bien trop dans son esprit, aucune chance que sa lectrice y comprenne la moindre explication maladroite. La dernière des choses qu'il voulait faire, c'était d'inquiéter à tort la jeune femme.

Il avait entendu dire que Prorig était une cité remarquablement belle, où les effluves d'air marin guérissaient les maux et où il faisait bon se poser à l'ombre pour profiter de l'instant présent. Certainement que faire un crochet par cette cité axée sur la détente lui permettrait de se poser au calme le temps de remettre de l'ordre dans ses idées. Il écrirait sa lettre au coin d'une table, contemplant l'océan et planifiant son retour. Tout s'éclairerait alors, petit à petit.

Evidemment, c'était souvent en cas d'absolue sureté qu'une situation déviait légèrement de ce qu'on espérait. Dans le cas de Flavien, ce fut une fois installé à la terrasse d'une auberge qu'il constata qu'il lui manquait du parchemin pour écrire sa lettre. Soupirant longuement, le soigneur rassembla ses maigres affaires étalées sur la table et s'engagea dans le quartier marchand en espérant y trouver son bonheur. Il avait bien quelques Irys sur lui, mais si le papier à lettre subissait la même inflation que les boissons dans cette cité portuaire, il finirait sur le carreau avant d'avoir pu acheter des vivres pour son voyage retour.

Fort heureusement, le nomade trouva son bonheur dans un petit magasin, entre des babioles à l'honneur de la cité et du tabac qui devait être coupé aux feuilles d'or, vu son prix. Récupérant un petit paquet de feuilles, il s'approcha du gérant pour lui confier ses achats. Son regard fut distrait par une corbeille de pommes qui trônait sur le comptoir. Le My'trän affectionnait tout particulièrement ces fruits, mais malgré le prix très réduit de celles qu'il avait sous les yeux, il n'était pas sûr qu'en acheter quelques-unes pour la route soit une bonne idée.

- Mais qu'est-ce que... Marmonna Flavien en inspectant les fruits à l'aspect peu avenant.
- Ah ça !, S'exclama le gérant du magasin en s'immisçant dans les pensées du My'trän, C'la faute d'ce foutu Kh'teg !
- ...Pardon ? Répondit très intelligemment Flavien
- Cette saloperie de crapaud bousille nos récoltes ! Evidemment y'a pas un rat pour se charger d'cette bestiole ! Quand il s'agit de tirer dans les pattes des mages ou d'en pendouiller l'un ou l'autre, alors là, y'a du monde ! Mais donnez-leur des nouvelles du vrai peuple, et on vous envoie sur les roses !
- Vous parlez d'un Khelteg, je suppose ? Demanda Flavien en ignorant expressément tout le reste.
- Kh'teg, Khelteg, quelle différence ! Mes chiffres d'affaire tirent la gueule, c'est tout c'que j'vois ! Si j'dois appeler cette bestiole par un sobriquet, ça serait vermine, rien d'autre ! Pourquoi, ça vous intéresse, l'étranger ? Vous êtes chasseur ?

Flavien hocha la tête brièvement. Inutile d'étaler sa vie à cet homme clairement énervé.

- Bah si ça vous intéresse, tenez !, S'exclama l'homme en collant un contrat de chasse dans les mains du My'trän, On m'en a donné des copies pour les filer à ceux que ça intéresse. Si vous pouvez nous débarrasser de cette bestiole, j'vous ferais un rabais sur vos prochains achats ! En attendant, voilà votre facture.

Le nomade s'empressa de payer puis quitta l'établissement pour s'installer cette fois sur un banc à l'écart des allées et venues des habitants et des plaisanciers. Que faisait un Khelteg, perdu dans un tel environnement ? Ils appréciaient les marécages, les endroits boueux et vaseux... On était loin de s'imaginer pouvoir en croiser un dans un lieu aussi paradisiaque. La pauvre créature n'avait rien à faire ici, d'autant qu'elle n'était pas du genre agréable à vivre. Passant une main dans ses cheveux, Flavien inspecta le contrat. Tapage nocturne et destruction de récoltes... trois fois rien, quand on savait de quoi un Khelteg en colère était capable. Plus vite quelqu'un s'occuperait de raisonner cet animal, plus vite le pire serait éviter. En l'état, ce n'était plus qu'une question de temps avant que la créature ne blesse un habitant. Et si cela arrivait, l'heure ne serait plus aux négociations aux yeux des Daënars.

Soupirant longuement, mais résolu à en apprendre plus, Flavien demanda à un couple de passage s'ils savaient où il pouvait trouver le sergent Schweitzer. Les deux amoureux s'accordèrent pour dire qu'il passait régulièrement prendre des nouvelles de sa requête auprès du patron du Fringuant Flétan. Flavien remercia les deux tourtereaux, notant cette information dans un coin de son esprit avant de retourner à son écriture. Il fit tourner sa plume un long moment entre ses doigts avant de la tremper dans l'encrier et de débuter son récit.

Ce fut bien des heures plus tard, son courrier envoyé et ses provisions effectuées, qu'il remonta l'allée des bistros et autres troquets à la rechercher du Fringuant Flétan. Une bien belle auberge, soignée et conviviale comme il en existait beaucoup à Prorig. Flavien ne perdit pas de temps pour se diriger vers l'aubergiste. Il contemplerait le décor plus tard.

- Excusez-moi, c'est bien ici, le Fringuant Flétan ?
- Un peu mon gars. Si j'sais toujours lire correctement. Répondit l'homme avec bonne humeur, Qu'est-ce que j'vous sers ?
- En fait, je cherche monsieur Schweitzer. C'est à propos du contrat...
- L'Khelteg, ouais. L'interrompit l'homme, un peu surpris, Je sais. Ça fait un baille que ça traine, on commence presque à s'y habituer. Z'êtes intéressé ?
- Oui. Je pense pouvoir vous aider.

Nul besoin de préciser qu'il était admirateur d'Orshin et pouvait communiquer avec les bêtes sauvages si tenté qu'elles veuillent bien lui adresser la parole.

- L'sergent devrait pas tarder, vu l'heure. En attendant, asseyez-vous donc à la place des intéressés. On vous a réservé une table, avec en prime, s'il vous donne sa bénédiction, une boisson offerte par les bons soins du sergent, cadeau de la maison pour les personnes sérieuses.

Flavien hocha la tête et jeta un coup d'œil circulaire à l'ensemble des tables. Il n'y avait pas foule dans l'auberge, mais il repéra assez vite une tablée de cinq gaillards. Des jeunes gens bruyants, mais qui étaient peut-être plus compétents qu'ils n'en avaient l'air une fois sur le terrain. Flavien se souvenait que toutes ses expéditions de groupe s'étaient soldées par une grande leçon d'humilité. Il se dirigea naturellement vers le groupe, coupé dans son élan par la voix de l'aubergiste.

- Ah non mon gars. Ces types-là jouent aux cartes. D'ici à ce soir ils pourront même plus trouver leurs propres clés, alors une bestiole comme celle que tu cherches, laisse tomber. Rit de bon cœur l'homme, J'parlais du barbu là-bas.
- Ah... Merci.

Le barbu là-bas. Un seul homme, assis à une table faite pour accueillir au moins dix hommes... ça commençait bien.

Flavien secoua la tête et s'avança vers l'inconnu. Vu sa méprise un peu plus tôt, il préférait demander confirmation à l'homme en face de lui.

- Vous attendez le Sergent, vous aussi ?

Au moins l'individu ne semblait pas avoir d'armes à feu sous le coude. Il ne manquerait plus qu'il se retrouve à faire équipe avec un Daënar ayant la main lourde sur la gâchette et il aurait tout gagné.

HRP:
 


« De toutes les créatures d'Orshin, seuls les êtres humains me terrifient. »

Flavien Sienna / Aquila DarkOrchid / Selmac LightGreen / Hua Yellow / Khi'del #cc99cc

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Khavdar & Süriyee
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Dim 6 Mai - 21:35
Irys : 179964






☼☼☼☼ Les conséquences de vos actions peuvent avoir un impact sur vos deux ou trois prochains RPs ainsi que votre background par des blessures graves, réussite difficile à obtenir, parcours semé d'obstacles. La prudence est de mise, niveau déconseillé aux débutants.

Un Khelget en rut - ☼☼☼☼:
 




- «  Quoi ?! » dit-il en tapant du poing sur le bureau «  Vous êtes en train de me dire qu’un vulgaire animal dérange les habitants, malgré le contrat et l’énorme récompense, personne n’a encore réglé le problème ? »

Les yeux du grand homme semblaient presque sortir de ses orbites tant la colère était présente, la frêle jeune femme qui se trouvait face à lui évitait soigneusement son regard. Ne faisait-elle que simplement transmettre l’information, n’était-elle en rien responsable. Elle tendit maladroitement la liasse de feuilles contenant les nouvelles plaintes, les nouveaux dégâts, sans pour autant aviser l’homme qui se trouver encore installé à son bureau.

- «  Re-regardez par vous-même… Je crois que les personnes n’osent pas y aller comme ça… Il paraît que parfois, des personnes se rendent dans l’établissement que vous fréquentez… Le…le Fringuant Flétan »

L’homme à la quarantaine bien avancé récupère brusquement la pile de documents, reniflant bruyamment et laissant échapper un « mh » parfaitement audible. Parcourant des yeux les différents écrits, fronçant les sourcils, laissant ses dents se crisper et grincer sous la montagne de dégâts qui n’avait de cesser d’augmenter encore et encore, l’homme se releva brusquement, jetant le tout sur son bureau.

- «  Les gens sont-ils suffisamment stupides pour vouloir l’argent avant la réussite d’un contrat ? N’ont-il pas compris le principe, mh ?! »
- « Peut-être, peut-être qu’ils souhaitent avoir quelques informations supplémentaires ? »
- « Ce n’est pas compliqué, une bestiole folle met le bordel autour d’une ville, j’veux la tête de la créature ou ne plus jamais la revoir. Quoique sa mort m’arrangerait bien. »

La secrétaire élue messagère d’un jour resta un instant devant son responsable, ne sachant pas si elle devait disposer, ou si ce regard glacial qu’il déposait sur elle signifiait qu’elle devait encore rester là. Elle, elle aurait souhaité disparaître dans un trou de souris, craignant sincèrement d’obtenir les répercutions d’une colère qui ne lui était pourtant de base pas destinée.

- « Tu vas y aller. »
- « Com-comment ? »
- «Tu vas te rendre dans cette taverne et expliquer aux crétins qui voudront faire le contrat qu’on obtient l’argent qu’une fois une preuve de la mort de la créature apportée ici, dans mon bureau »
- « Mais, je… »
- « C’est tout, tu peux disposer. »

Sortant de la pièce, les jambes tremblantes, la jeune femme ne sut pas véritablement ce qui l’attendait, avait-elle le droit de refuser un ordre direct de son supérieur ? Était-elle à ce point soumise à la bonne volonté de son employeur. Récupérant quelques feuilles sur son bureau, ainsi que de quoi écrire, elle attrapa son sac, son manteau et pris la direction de l’établissement le Fringuant Flétan. Drôle de nom n’eut-elle cesse de se répéter sur le chemin avant d’enfin pousser la porte de celui-ci. L’odeur de l’alcool commençait à être prenante, un groupe d’homme jouant en carte semblait en avoir renversé un peu partout. Ils étaient plutôt bruyants et elle due nerveuse tirer plusieurs fois sur sa jupe avant d’oser faire quelques pas jusqu’au comptoir. Là elle attendit que le tenancier termine sagement ses occupations, avant qu’il ne daigne s’intéresser à sa silhouette.


- «  Qu’est-ce que je peux pour toi la donzelle ? » fit-il surpris de voir quelqu’un de ce style entrer dans son établissement
- « Bonjour » débuta-t-elle en insistant sur le mot, n’était-elle déjà pas de bonne humeur, inutile de la chercher davantage « Je représente le sergent, je suis à la recherche d’homme ou de femme intéressés par son contrat. Paraît-il qu’il viendrait ici l’attendre certain soir. »
- « Ahah, tu tombes bien ma jolie, y en a deux aujourd’hui, là-bas regarde. » il montra du doigt les deux hommes « Je t’apporte un truc à boire ? »
- « Un verre d’eau, merci. »

Tapotant le bout de ses ongles sur le comptoir, elle hésita un long moment, surveillant les deux silhouettes qui ne lui inspirait, à cette distance, pas franchement confiance. Avisant ses feuilles blanches, elle finit par prendre une longue et intense respiration avant de s’avancer vers le duo (et potentiellement les animaux proches de Flavien). Là, une fois positionnée entre eux, elle se racla la gorge pour signifier sa présence, comme-ci les deux hommes avaient pu passer à côté de cette belle blonde perchée sur ses hauts talons.

- «  Bonjour, messieurs, je suis là au nom du sergent. » débuta-t-elle «  j’ai cru comprendre que vous étiez intéressé par son contrat. » poursuivit-elle avec un début de parole très rapide, laissant entrapercevoir son stress « Tenez, voici deux feuilles et de quoi écrire, vous n’avez cas noter sur celle-ci, votre nom et votre affiliation qu’on puisse conserver une trace et justifier ainsi par la suite la rémunération »

Elle fit une pause, le temps de prendre une respiration, l’air commençant inévitablement à lui manquer, tant elle était stressée et tant elle parlait vite. Lâchant les feuilles devant chacun d’eux, elle laissa de nouveau ses ongles jouer sur le bois, alors qu’elle se déplaçait, tirant une chaise pour s’y installer. Le responsable du lieu n’avait guère tardé à lui apporter son verre d’eau, non pas sans un regard encourageant vers les deux autres qui semblaient un peu perdu, eux aussi.

- « Bien. Autant être sincère, cela ne sera guère une partie de plaisir, monsieur veut la mort de l’animal une preuve tangible que celui-ci ne remettre plus jamais les pieds dans la ville. Concrètement, vous n’allez pas avoir beaucoup d’autre choix que de le tuer et d’en ramener une preuve dans son bureau, sans quoi, vous pouvez faire une croix pour la récompense. » Avisant l’accoutrement de l’un et de l’autre, elle ne sembla pas vraiment percevoir l’origine possible différente de la sienne « Si vous deviez croiser un my’trän, évitez de le joindre à cette affaire, depuis les derniers événements, monsieur en a horreur. Je doute très franchement qu’il accepte de payer un sauvage. »

De nouveau une pause, alors qu’elle jaugeait sans réellement le démontrer les deux individus, alors qu’elle essayait autant que possible de se détendre. Elle n’aimait pas faire ça, ce n’était aucunement son rôle et pourtant elle était bien là. Roulant des yeux, elle ajouta, se voulant certainement un brin encourageante.

- «  Au-delà de l’argent, pensez aux habitants qui n’en peuvent plus de ce fichu animal. Nous recevons de nouvelles plaintes tous les jours. Tous les jours vous vous rendez compte. » Étant une femme ayant un époux aimant, elle s’autorisa une petite mise en garde « J’ignore si vous avez la chance de partager vos vies avec quelqu’un, mais soyez prudent pour ceux qui tiennent à vous. Il serait terrible d’infliger des souffrances inutiles à vos proches… Mais, par pitié, décortiquez-moi ce monstre ! Des questions ? »

Attrapant le verre d’eau qu’elle amena doucement à ses lèvres, elle attendit que chacun complète la feuille afin de se faire une opinion. Les éléments demandés étaient plutôt simples, nom, prénom, âge, métier, ville d’origine, personne à prévenir en cas de décès et un petit mot qui retirait toute responsabilité pour le commanditaire vis-à-vis des conséquences physiques que pourrait entraîner le contrat sur les participants.

Informations diverses:
 

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Ethan Norwolk
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Mar 8 Mai - 0:33
Irys : 24997
Profession : chasseur
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
Me voilà enfin au port de Prorig, après une petite tempête loin au large qui nous presque noyé, nous et le bateau. Comme à son habitude, Poichi c'était réfugié dans un coin au sec, loin du danger. Pourquoi de toutes les créatures, il a fallu que la plus peureuse m'accompagne ? Je maudis durant quelques secondes les Architectes, sans réelle conviction et remercia mon capitaine pour la traversée. Une fois le pied à terre, je remarque que la ville n'a rien à voir avec celles du vieux continent, bon après, celles du vieux continent sont toutes différentes, les unes des autres, donc cela ne m'étonna pas plus que cela.



Je m'avance donc vers ce qui semble être un point névralgique de la ville, pour demander plus de renseignement pour mon contrat, après quelques personnes qui ne posèrent pas un regard sur moi, ainsi que quelques bousculades non voulues, je trouve enfin mon bonheur. On me conseille d'aller vers la taverne au coin de la rue, le Fringuant Flétan. Un nom comme un autre mais qui me fis rire, pourquoi toutes les tavernes ont des noms aussi ridicules.  



Je me dirige alors vers ladite taverne, à l'intérieur, une forte odeur de vin bon marché et de tabac. Une ambiance qui me fit remonter pas mal de souvenir, ainsi que de cuite douloureuse. Je trouve rapidement une table, dans un coin de mur. J'eu à peine le temps de m'assoir de l'aubergiste arriva :



-Je te sers quoi gaillard ?  



-Pour moi, une bonne pinte fraiche et pour lui, un peu de viande séché, dis-je en montrant Poichi sur mon épaule valide.



-Ça marche, répondit-il en partant derrière son comptoir



Je reste quelques temps à attendre, en regardant les divers autres clients et une chose me frappe, malgré la distance, les attitudes sont les mêmes, j'ai presque l'impression d'être encore sur My'tra. Finalement, l'aubergiste revient de me dépose ma commande sur la table et repartit aussi tôt. Je donne un morceau de viande à Poichi, pour l'occupé un peu. J'eu à peine le temps de tremper mes lèvres qu'une personne arriva à ma table.  



-Vous attendez le Sergent, vous aussi ?



Il s'agit plus jeune que moi, aux cheveux brun traversé de blanc, avec une cicatrice à l'œil, je remarque aussi rapidement qu'il était lui aussi de My'tra. Je dépose ma bière et lui répondit.



-Vous êtes ici aussi pour le contrat, je suppose ? Je me présente, je me nomme Ethan et je suis venu ici pour le Khelget. Et votre nom à vous ?



Peu de temps après, alors que nous discutions du possible marche à suivre, une jeune femme brune, toute fine, approcha de notre table et se présenta. Alors c'est elle l'envoyé de notre employeur. Alors qu'elle nous présente la raison du contrat, elle nous distribua une sorte de formulaire à remplir pour être payer. Bah au moins, ce n'est pas comme chez moi, où on est payé à la fin et sans justificatif, au moins, cela est carré.  



Elle semble un peu nerveuse, à tapoter la table. Je remplis la feuille et pris la parole :



-Ne vous en fait pas, cela fait presque 30 ans que je fais ce métier, c'est pas une petite grenouille qui va me faire peur et je vous promets, nous feront attention à la population, ils ne risqueront rien.



Je lui rends la feuille et pris mon sac, alors que Poichi saute sur mon épaule. Je me tourne vers mon compagnon de traque et, avec un léger sourire, je lui dis :



-Alors, prêt pour une petite chasse ?  
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Flavien Teleri
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Mar 15 Mai - 23:32
Irys : 572930
Profession : Soigneur itinérant
My'trän +2 ~ Chimères
Flavien s'assit en face de l'homme qui n'avait pas tardé à se présenter sans accorder aucun regard de travers à la petite ménagerie qui l'accompagnait. Après tout, il aurait été bien mal placé pour lui faire la moindre réflexion, étant lui-même accompagné par un Salshogu bien plus intéressé par la viande séchée qui trônait dans une coupelle déposée sur la table, que par le débarquement de nouveaux venus. Flavien pouvait déjà imaginer Selmac s'inviter à prendre part au festin, aussi se hâta-t-il de déposer son Aitah curieux sur ses genoux, se présentant rapidement à son futur compagnon de battue.

L'homme était d'origine My'tränne et ne s'en cachait pas. La nouvelle était aussi étrange qu'encourageante : Flavien n'aurait jamais parié sur le fait de tomber sur l'un de ses concitoyens aujourd'hui, et le voilà qui faisait équipe avec un admirateur de Delkhii. Il allait être beaucoup plus simple de s'accorder avec les méthodes d'un autre mage plutôt que celles d'un technologiste, ça le soigneur en était certain.

Sobrement, ils échangèrent sur la nature du contrat et lancèrent quelques vagues idées sur la situation actuelle. De simples coups d'épée dans l'eau, aussi ne s'attelèrent-ils pas à échafauder un plan d'action sérieux avant d'en savoir plus. Depuis le temps que ce contrat était disponible, la bête pouvait bien avoir changé de territoire, voire être devenue plus dangereuse encore. Il était clair aux yeux de Flavien qu'il tenterait de raisonner la créature avant toute chose : comprendre la raison de sa rage était une façon bien plus efficace de traiter ce type de rencontres. Le contrat n'avait pas stipulé que la créature devait être tuée, simplement prise en charge.

Il était naturel qu'un admirateur d'Orshin rechigne à abattre une créature pour toute autre raison que sa survie, ou de se défendre. Mais après tout, ils étudieraient la question en temps et en heure, une fois qu’ils auraient davantage d'informations concernant la créature perdue près de Prorig. D'ailleurs, voici qu'une jeune femme à l'air sévère s'approchait d'eux d'un pas aussi décidé que nerveux. Vu son accoutrement et la manière qu'elle avait de se tenir en leur présence, aimable mais bien décidée à garder ses distances, elle ne devait pas être ici pour se joindre à la battue.

La jeune femme annonça sans préambule qu'elle avait été dépêchée par le sergent en personne pour les prendre en charge et les mener jusqu'au territoire du Khelteg, leur tendant à tous les deux une feuille de papier imprimée et un stylo de belle facture. Flavien attrapa l'un des documents, survolant rapidement les différents items y figurant. A mesure que le papier dévoilait ses inscriptions, les sourcils du soigneur s'arquaient de plus en plus. Qui que puisse être ce Sergent, on pouvait dire qu'il ne faisait pas les choses à moitié. En tout cas, pas les choses dénuées de sens tel que ce bout de papier le déchargeant de toute poursuite de la part de la famille et des proches des valeureux aventuriers prêts à affronter la bête... Pour ce qui était des choses essentielles, Flavien demandait encore à voir.

Appuyant très légèrement sur la pointe du stylo, le nomade dû s'y prendre à deux fois pour griffonner son nom sur le document. Il avait appris à faire très attention à la pression qu'il exerçait sur sa plume d'écriture, une habitude qui rendait hasardeux l'usage d'un stylo des plus classiques.

Tandis qu'il remplissait le document sans trop d'arrière-pensées -Ce n'était certainement qu'une formalité, il n'allait pas s'inquiéter pour un Kheltheg. S'il avait bien compris une chose de son séjour en Daënastre, c'est que le peuple aimait se compliquer la vie-, il écoutait d'une oreille distraite la jeune femme qui commençait à leur en dire un peu plus sur la nature du contrat. Flavien ne pipa mot, se contentant de remplir le papier sans sourciller, fronçant tout de même les sourcils lorsque la jeune femme expliqua d'un air désolé que le sergent exige la tête de l'animal comme preuve de la bonne exécution de leur tâche. Son petit encouragement à leur encontre, chuchoté sur le ton de la confidence, incita bonnement le nomade à lever les yeux au ciel. S'ils croisaient effectivement un My'trän en chemin, encore un, Flavien allait commencer par se demander si les terres foisonnantes du Tyorum les attirait.

La jeune femme était visiblement nerveuse, ne sachant trop où se mettre. Elle fut à peine rassurée par les dires d'Ethan qui lui sourit chaleureusement en jurant que son ancienneté dans le métier lui permettrait de régler aisément la situation. Les habitants de Prorig pouvaient dormir sur leurs deux oreilles, d'ici quelques heures le Khelteg ne serait plus qu'un mauvais souvenir pour eux... et un beau petit pactole pour Ethan.

Flavien observa d'un œil critique le chasseur rendre le document qu'il était encore en train de compléter pour sa part, rassemblant ses affaires, prêt à partir. Il l'attendait de pied ferme et le nomade hésita un moment à secouer la tête et à s'excuser, se rétractant de cette sordide affaire avant qu'il ne puisse plus faire marche arrière. Il pensait rendre service à la créature en s'engageant auprès de la nation Daënare, mais certainement pas à servir la tête de cette dernière sur un plateau d'argent à un homme qui ne prenait même pas la peine de se déplacer par lui-même, alors que la situation le concernait directement. Mais comme toujours, une fois qu'il s'était mis une idée en tête, il était difficile pour le nomade de la mettre de côté.

Il n'en voulait pas à Ethan de ne pas réagir aux insultes maladroites de la jeune femme. D'une part, il avait entendu bien pire, et d'autre part, si le voyageur souhaitait vendre son intégrité contre un peu d'or, ce n'était pas Flavien qui lui jettera la première pierre. Par contre, la nonchalance et les revendications du sergent Schweitzer n'avaient pas finis de caresser Flavien dans le mauvais sens du poil. Il ne se priva pas de l'annoncer à la pauvre jeune femme qui n'avait rien demandé.

- Un homme honorable que votre Sergent, Commenta-t-il platement, arquant un sourcil, Il faut énormément de courage pour laisser trainer une telle situation en attendant que quelqu'un passe par hasard et décide de vous prêter main forte. La population peut bien souffrir pendant que l'animal saccage leurs récoltes, mais dès que la situation est adressée, il s'agit de tuer la bête, purement et simplement.

Flavien soupira, se demandant distraitement comment le Sergent réagirait s'il parvenait à dompter la créature et lui présenterait sa tête -encore toute attachée au restant d'un corps bien vivant- de très près. Il serait certainement jeté en prison et pourrait bien faire une croix sur la récompense, à en croire l'aimable portrait que la jeune femme dressait de son supérieur. Peu importe. Il ne faisait pas ceci pour s'enrichir, simplement pour se sentir utile à sa cause, à son Architecte. Le seul à guider ses pas pour le moment.

Un regard à la jeune femme qui n'y était pour rien dans toute cette affaire et à Ethan toujours sur le départ le ramena au moment présent et il secoua la tête.

- Veuillez m'excuser. Je suis sûr qu'il a bien mieux à faire. Marmonna-t-il à la Daënare en lui tendant le papier dument rempli, Tenez.

Il avait délivré ses informations sans mensonge, l'exercice lui rappelant un peu celui qu'il avait subi en débarquant en Daënastre pour la première fois. Lieu et date de naissance, profession et personne à prévenir en cas d'urgence ou de décès. Cette dernière partie fut plus évidente à remplir qu'il n'aurait pu l'imaginer : sans hésitation, il indiqua sa camarade résident à Busad. Elle ne se souviendrait évidemment pas de lui au cas où il devait lui arriver malheur, mais cela l'aiderait peut-être à comprendre le comportement erratique de sa Nokhoi d'habitude si gentille depuis qu'elle avait débarqué chez elle un jour, par un hasard total. Avec un peu de chance, Léonie pourrait prendre soin de sa petite troupe de familiers et sa monture. Elle ne se souviendrait pas vraiment d'eux, mais eux la reconnaitraient sans hésitation aucune.

Il ne comptait pas mourir aujourd'hui, évidemment. Accepter sa mort probable ne voulait pas dire qu'il cherchait à la provoquer pour se prouver quelque-chose. Il était juste prévoyant, au cas où sa fiche ne finisse pas directement aux ordures s'il lui arrivait quoi que ce soit.

- Je ne sais pas si ces informations vous servirons, le sergent n'acceptant pas de dédommager un sauvage, comme vous le dites. Précisa Flavien tout aussi platement, Mais maintenant que je suis là, je verrais ce que je peux faire. J'espère que vous ne voyez pas d'inconvénient à vérifier si la bête peut être raisonnée avant de l'abattre. Si c'est le cas, je vous accompagne. Enfin, si vous acceptez de faire équipe avec un invocateur, évidemment.

Cette dernière phrase était adressée à Ethan, que Flavien avait rejoint dans sa position debout. Il ne tirerai pas dans les pattes du chasseur s'il comptait laisser planer le doute quand à son origine, mais pour sa part, il n'estimait pas avoir à entendre ce genre de commentaire. Les deux My'träns échangèrent brièvement avant que le soigneur se retourna vers la dépêchée du Sergent.

- Bien... Si vous recevez des plaintes tous les jours, vous pourriez nous dire où les derniers dégâts ont été causés ?

Les choses avaient été mises à plat pour le My'trän. La jeune femme étant visiblement hors de son élément aussi bien dans ce cadre qu'en présence des deux hommes, Flavien préféra laisser couler de l'eau sous les ponts. S'il hésitait à s'engager avant, savoir que la créature était condamnée à mort le poussait davantage encore à prendre part à l'expédition périlleuse et potentiellement meurtrière.


« De toutes les créatures d'Orshin, seuls les êtres humains me terrifient. »

Flavien Sienna / Aquila DarkOrchid / Selmac LightGreen / Hua Yellow / Khi'del #cc99cc

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Kharan & Zadrakh
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Mer 23 Mai - 13:36
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On lui avait mainte fois répété qu’observer les gens avec insistance était très impoli et indiscret. Alors, tandis que les deux hommes remplissaient les documents qu’elle venait de leur fournir, la jeune femme regardait partout autour d’elle sans savoir réellement où poser les yeux. Elle se sentait nerveuse et pour cause, ce n’était ni sa place, ni son travail. Mais, une fois de plus, le sergent ne lui avait nullement laissé le choix. En servant d’intermédiaire, la secrétaire se mettait dans une position délicate et sacrément inconfortable. Elle aurait voulu fuir, se cacher quelque part sous une table, derrière le comptoir simplement pour ne pas affronter le regard des chasseurs et ne pas avoir à répondre quelques questions sans réponse.

Enfin, le premier lui rendit le feuillet dûment rempli. Elle y lut un nom qui ne lui évoquait forcément rien, une affiliation, une région lointaine, beaucoup trop pour son patron. Son cœur s’accéléra brutalement, alors qu’elle s’interrogeait déjà sur la manière d’annoncer cela au sergent. Une chose était certaine, il n’allait pas apprécier et comme à chaque fois que l’homme se trouvait en colère, il lui passererait sans aucun doute un savon des plus sâlé. Mais, si sa tension nerveuse venait de grimper d’un cran, ce n’était pas le deuxième chasseur qui allait l’apaiser…

Léondine avait bien conscience du caractère peu avenant de son patron. Le sergent Schweitzer était un homme dur, constamment pressé et surtout très exigeant. Plus envers les autres, qu’envers lui-même d’ailleurs, mais cela, elle se garda bien de le formuler à voix haute. La secrétaire se trouvait là pour représenter son employeur, même si elle ne l’appréciait guère, elle se devait de faire bonne figure, au risque de se voir démettre de ses fonctions.

-Je comprends votre réaction monsieur, mais sachez que le sergent fait ce qu’il peut et tient surtout à se consacrer à la population humaine et agir contre les agressions directes. Et en ce moment, avec la hausse de la criminalité, les choses ne sont pas aussi simple qu’elles n’y paraissent.

Même si Léondine fixait le chasseur au nom encore inconnu, ses mains dissimulées sous la table, tremblaient frénétiquement, au point même de devoir agripper le tissu de sa jupe afin de donner une certaine contenance et une détermination tout-à-fait feintes. Toutefois, elle dut pourtant remonter sa main droite, encore fébrile, pour se saisir du papier qu’il lui tendait. Et cette, fois, la pauvre Léondine crut tout simplement défaillir en découvrant le nom et surtout l’origine de Flavien. Bon sang, pourquoi fallait-il qu’avec toute la population armée de Daënastre, ce furent deux My’träns qui répondaient à l’appel ?

Craignant le pire pour son retour, la jeune femme se contenta de ranger les feuillets dans son sac sans se préoccuper de les froisser ou non, dans tous les cas, pour le sergent, mieux valait dire qu’elle les avaient malencontreusement égaré plutôt que d’avouer l’origine des deux chasseurs. Entre la peste et le choléra, son choix était tout décidé. Quitte à devoir subir quelques remontrances, autant que cela se fasse dans l’intérêt du plus grand nombre, à savoir les habitants de la cité.

Elle garda donc le silence, les laissant débattre de leur côté tout en évoquant les moyens de se débarrasser de l’animal. Au fond, cela ne la concernait pas et cela ne tenait qu’à elle, Léondine leur dirait simplement d’agir dans l’intérêt de tous, qu’importe que la bête reste en vie ou non, pour elle, seule la sécurité des habitants comptait. Et même si le sergent a été très clair sur le sujet, elle ne pourrait pas les empêcher d’agir à leur guise.

Finalement, Flavien s’adressa à elle, lui demandant où se trouvait l’animal. La jeune femme s’empressa de fouiller dans son sac, à la recherche des dernières plaintes reçues le matin même. Elle en tira une série de feuilles d’où elle tenta de dégager un lieu se voulant précis, dans le but de les informer au mieux. Une fois l’indication trouvée, elle dessina rapidement une carte un peu grossière, mais assez détaillée avant d’apposer une croix de l’endroit où l’animal avait sévit le plus récemment.

-Là, s’écria-t-elle en mettant le doigt sur une zone précise, non loin d’un petit étang au sud-est de la cité. La créature y a détruit tout un verger ce matin. Ce n’est pas très loin, elle tend justement à se rapprocher de la ville si bien que la situation devient problématique. Il y a bon nombre de fermes et exploitations dans cette zone.

La secrétaire les laissa observer le plan, tout en se demandant si elle s’était montrée assez précise. Dans tous les cas, malgré son envie d’aider, la jeune femme ne pourrait pas mieux faire. C’était à présent à eux d’agir, toutes les cartes se trouvant entre leurs mains.
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