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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Zolios
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 Et en selle, ma bonne dame ! [PV Meylan]

Oskar Medcalfer
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Jeu 17 Mai - 15:07
Irys : 264951
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Bon ! Ça faisait déjà une semaine ou deux que leur départ était prévu, à l’Oskar et la P’tite Fée, mais il serait peut-être temps de s’y mettre quand même ! C’est qu’on prépare pas un voyage vers l’inconnu comme une tarte aux pommes, non non non ! A force d’enchainer les beuveries, les bordels, les beuveries dans les bordels et les petites sorties avec Meylan, y’avait pas eu trop le temps de s’atteler à faire les bagages. Bon, après tout, le voleur avait pas tant d’affaires que ça, mais justement ! C’est pas parce qu’il était un routard qu’un peu de coquetterie l’épargnait ! Lui et la ménestrelle avaient eu quelques, quand même, sur ce départ tout proche et il était convenu de suivre un convoi qui partirait d’Eoril vers… vers là où ils voulaient aller, quoi. Et qui dit convoi, dit chevaux, et qui dit chevaux, dit pas besoin de se trimballer tout sur le dos comme une pauvre mule ! Et ça, ça lui plaisait à l’Oskar ! Peut-être un poil trop, faudrait voir à le garder raisonnable.

C’est que, depuis l’histoire avec Gouda, il avait de nouveau assez de maille pour se payer quelques fantaisies. Jusqu’ici, il avait pas déballé tout son trésor devant la P’tite Fée, mais sûrement qu’elle allait finir par se poser des questions. Mais il avait déjà un plan, Pattes-de-Velours. Il avait toujours des plans. Si jamais Meylan lui demandait d’où lui venait donc tout ce flouze, il prétexterait que son papa était un gars bien riche comme il faut, mais que les deux s’aiment pas trop, et qu’il fallait qu’il s’en aille de la maison. Mais bon, sa bonne maman continuerait régulièrement de lui envoyer de quoi vivre. Ouais, ça pouvait marcher. Puis le rôle d’un fils d’aristo en manque d’aventure lui allait bien à l’Oskar, pas vrai ? Dans tous les cas, c’est avec cette stratégie en tête que, un beau matin, il invita la demoiselle à sortir en ville pour régler les détails de leur grand départ.

Et la première étape, c’était de trouver avec qui partir !

- Bon, j’ai plusieurs pistes pour un éventuel convoi. Alors, déjà, y’a une bande de marchands de soie qui arrive de Khara… Khara… bref, de quelque part à l’est, et qui remonte vers le nord. Ça nous rapprochera de notre but, mais c’est pas trop ça non plus. Sinon, y’a des compagnons artisans, j’ai joué aux dés avec deux d’entre eux l’autre jour, ils sont pas mauvais, mais misent pas gros, c’est pas intéressant… M’bref. Ces mectons ont l’air sympas, le souci c’est que y’a aucune femme. Mais vraiment, aucune femme. Ils font vœu de célibat le temps de leur formation. Donc c’est pas que j’ai peur de ce qu’il peut arriver, mais y’a plus sécurisé, ça c’est sûr.

Et pendant qu’il parlait, parlait, parlait, bah ils se rapprochaient doucement de l’extérieur de la ville. Y’avait pas assez de place intra-muros pour loger tout le monde, alors on foutait les convois dehors, logique. C’était le meilleur moyen de tomber sur une bonne surprise, parce qu’il était renseigné l’Oskar, mais il savait pas tout. Peut-être qu’ils pourraient tomber sur… des mercenaires, des gitans, ou n’importe quoi d’assez gentil pour les accepter sans demander 2000 irys d’acompte. Sauf que, il avait oublié un truc, Pattes-de-Velours, c’est que y’avait une de ces caravanes qu’il connaissait bien, très bien. Trop bien. Ces jolies carrioles, sécurisées à la pisse, où vivent des tas de marchands sympathiques… et puis y’avait Gouda. Alors, je dis pas, maintenant c’était un collègue, mais même tout l’or du monde ferait pas accepter à l’Oskar de voyager avec lui. Surtout pas avec la P’tite Fée à côté qui a aucune idée du business qui relie les deux zigotos. Donc avant même que Meylan pose les yeux sur le groupe de roulottes, le voleur fit avorter tout projet de les rejoindre.

- Bon, les gars là-bas, j’en ai entendu que du mal. Parait que les rejoindre ça coûte une blinde, que c’est des pingres qui savent pas s’amuser… On mérite mieux ! J’ai pas raison ?


Un petit clin d’œil qui jouait vachement bien l’assurance plus tard, et voilà qu’ils étaient à quelques pas de la plupart des rassemblements sur le départ. Y’avait quelque chose de… festif, là-dedans. Tout le monde qui se presse pour attacher les chevaux, ranger sa caravane, laver ses gosses, se dire au-revoir alors qu’ils se quittaient pas vraiment, mais qu’ils pourraient pas trop se causer avant la prochaine escale, etc. C’était une vie que l’Oskar connaissait pas, mais quelque chose lui murmurait que ça pouvait être une super aventure.

- Bon, moi j’suis pas un expert de la vie itinérante… T’as une idée de ce qui pourrait être vraiment LE bon plan pour voyager correctement, P’tite Fée ?


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Pour ta peine, tiens, c'est un rat mort. Je l'ai appelé Henry.
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Meylan Lyrétoile
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Dim 3 Juin - 19:14
Irys : 760328
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
Un puriste en matière de cuisine dirait probablement que, justement, une tarte au pomme nécessitait une préparation tout aussi soigneuse et détaillée qu’un périple vers une lointaine cité au milieu des glaces.  Ce puriste pourrait ajouter que la glace allait assez bien avec la tarte aux pommes, d’ailleurs.  Mais là, on commençait à s’éloigner franchement du sujet du jour, qui se trouvait être un voyage d’Eoril à Reoni.

De son côté, Meylan avait elle aussi mis à profit les quelques jours depuis son arrivée à Eoril.  Elle avait fait du tourisme, bien sûr, mais elle avait aussi glané toute information susceptible de l’aider pour la suite.  Sans compter qu’après avoir fait l’une ou l'autre tournée de repérage les tavernes et auberges de la ville, elle avait réussi à s’insérer dans le programme d’une poignée d’entre elles.  Ce qui voulait dire que, même si elle ne roulait pas sur l’or, elle était tout au moins relativement à l’aise financièrement parlant.  Tellement, que l’idée de parcourir la suite du trajet sur sa propre monture commençait à faire son petit bonhomme de chemin dans sa tête.  Bon, une monture abordable et avec un tempérament correspondant à son manque d’expérience en la matière, ce qui réduisait assez le spectre des possibles.

Et, puisqu’elle ne ferait pas cette portion du voyage seule, c’est accompagnée qu’elle se dirigeait maintenant vers la vaste esplanade juste en dehors de la ville qui servait de point d’arrivée et de départ à toutes les caravanes passant par Eoril.  La bonne nouvelle du jour?  Oskar avait l’air d’être assez frais en plus de s’être renseigné au préalable.  Ca faciliterait leur recherche leur permettrait aussi de se faire plus facilement accepter dans un convoi.  Une bonne première impression faisait des merveilles.

Tout en jetant un premier coup d’oeil circulaire à l’esplanade animée, elle écoutait le compte-rendu des recherches de son futur compagnon de voyage.  Il massacra allègrement le nom de la région la plus orientale de My’trä, ce qui arracha un petit sourire à la ménestrelle.  Mais à part ça, il y avait déjà de quoi bien dégrossir leurs possibilités.  Elle se demanda ce qu’il pouvait bien avoir entendu à propos de la troisième caravane pour être aussi catégoriquement opposé à voyager avec eux, mais était assez d’accord que payer le prix fort pour passer le voyage dans une ambiance pas super chaleureuse était à éviter si possible.

"Je pense que l’idéal pour commencer serait de se renseigner sur les caravanes qui doivent arriver et partir dans les semaines qui viennent.  La plupart des grandes villes ont un registre des arrivées et départs avec quelques informations à propos de chaque convoi.  Je connais quelques chefs de convoi de nom, et avec un peu de chance l’un d’eux passera par Eoril dans pas trop longtemps."

Après tout, une capitale était un point de passage plus ou moins obligatoire pour n’importe quel convoi passant par la région.  Restait à trouver le bon.  Même si aucun nom ne sonnait familier, ils pourraient toujours commencer leurs recherches par le convoi qui avait le trajet le plus adapté à leurs besoins.

Trouver l’emplacement du registre n’était pas si difficile: il suffisait de voir vers où convergeaient la plupart des trajectoires.  À condition de faire abstraction du temps d’attente avant de pouvoir accès au précieux ouvrage, ils parvinrent assez vite à trouver les informations qui les intéressaient.  Parmi les caravanes devant prendre le départ dans un futur proche, pas moins de trois d’entre elles avaient pour destination Reoni ou ses environs.  Et, coup de chance supplémentaire, l’une d’entre était menée par une personne que Meylan avait déjà rencontrée personnellement en plus de la connaître de nom.  Même si elle n’avait jamais voyagé avec Tarian Alecnos, cette dernière lui avait laissé une impression de professionnalisme franchement positive.

"Si Tarian est dans les environs, je propose qu’on commence par elle.  À condition de négocier un peu on devrait pouvoir s’en sortir à un prix abordable, et je sais qu’on peut lui faire confiance pour voyager dans de bonnes conditions."

Négocier faisait partie intégrante de toute transaction dans ce monde itinérant, et Meylan avait accumulé un peu d’expérience durant les derniers mois.  Elle n’était pas une experte, mais au moins se débrouillait-elle relativement bien.  Maintenant, restait à trouver leur première cible.

"On cherche une femme d’une trente-, quarantaine d’années, cheveux bruns-roux et probablement habillée en vert avec quelques fourrures."



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Oskar Medcalfer
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Sam 9 Juin - 0:20
Irys : 264951
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Les bons tuyaux, on peut dire qu’elle les avait, la P’tite Fée ! On voit ceux qui connaissent le pays ! Par contre, un truc qui étonna pas mal l’Oskar, c’était l’administration de l’endroit. Il pensait que My’trä était un poil plus… folklorique, on va pas se le cacher. Alors s’imaginer en train de fouiller dans des registres, ça l’avait un peu refroidi. Mais juste un peu, pas assez pour le faire râler en tout cas, ce qui était rare ! Par contre, la comparaison avec l’administration tentaculaire de Daënastre pouvait continuer longtemps ! Comme à Daënastre, trouver où chercher les informations, c’était pas le plus dur, par contre après fallait accéder jusqu’à elle ! Et là, mon cochon, t’es pas prêt pour ce qui t’attend. Un temps d’attente infini, tellement infini que quand on balança à Oskar que c’était terminé il y croyait pas. L’impression démentielle d’avoir patienté pendant trois vies humaines.

Et enfin, ils arrivèrent jusqu’au fameux registres. Ils cherchaient une compagnie de marchands que la demoiselle connaissait. Autrement dit, Oskar avait rien à faire ! Youpi, tout ça pour ça. Du coup pendant que Meylan consultait les gros bouquins, le voleur passait le temps en explorant la pièce, en passant le regard sur les rangées de parchemins entassés. A part beaucoup de poussière, il trouva pas grand-chose d’intéressant, mais au moins ça lui passa le temps jusqu’à ce que la P’tite Fée trouve enfin son bonheur. Là-dessus, ils sont repartis dans les rues bondées d’Eoril et, enfin, les compétences d’Oskar allaient être utiles. Ils s’étaient rapprochés de l’endroit où s’étaient installées toutes les caravanes, mais ouais, comme disait l’autre donzelle, fallait-il encore trouver la bonne. Et ça, c’était une mission pour Pattes-de-Velours ! Il était bien trop impatient d’enfin bouger ses fesses et de faire quelque chose.

- Héhé, ça je m’en charge, P’tite Fée. Bouge pas.

C’est sûr que, quand on était Danseur, savoir retrouver des cibles faisait un peu partie du B.A.BA. Mieux vaut cambrioler quelqu’un quand il est pas chez lui, nan ? Bon, les détails donnés par Meylan étaient pas bien consistants, mais c’était mieux que rien. Puis ça lui donnait une excuse pour prendre son temps ! Et qui dit prendre son temps dit… ne pas perdre son temps. Bah ouais, ça restait un opportuniste, Pattes-de-Velours. S’il pouvait épaissir sa bourse avec quelques piécettes piquées par-ci par-là, ou bien juste trouver un joli chapeau, un foulard, ou une autre babiole, peut-être même quelque chose pour la P’tite Fée, ça serait un joli bonus. Ce genre de rassemblements de marchands, c’était une aubaine pour… d’autres marchands, en général. Bah ouais, c’pas parce que ces gens-là vendent plein de bordel qu’ils achètent jamais rien ! Faut les nourrir, les vêtir, eux aussi. Du coup, les groupes de convois étaient souvent regroupés autour d’un gros marché, juste pour eux, où Oskar pourrait trouver son bonheur en même temps qu’il chercherait cette Tarian.

Du coup, il abandonna Meylan –roh ça va, pour un quart d’heure- et parti vadrouiller dans les ruelles improvisées de ce gros tas de roulottes aux jolies couleurs. Peut-être que trouver c’te bonne femme allait être plus compliqué que prévu. Mais, c’était quoi ça ? Deux gars, probablement des marchands, étaient en train de se prendre le chou au milieu de la route en attirant tout le monde. Alors, le chapeau à plume sur l’étal, là, c’est pour Oskar. Les petites pièces qui trainent ici, c’est pour lui aussi. Oh, et puis autant utiliser cet argent gratuit pour s’offrir un petit truc à manger.

Au bout de plusieurs minutes, Pattes-de-Velours revint triomphant avec un nouveau chapeau, même une nouvelle cape qui lui donnait un air de mousquetaire totalement ridicule, mais il avait aussi rapporté un collier, qu’il avait trouvé, pour la P’tite Fée et lui tendit, de l’autre main, une sorte de brochette de boulettes de poisson frit. Lui aussi il en avait une. Il avait mangé la moitié, mais elle était là, dans sa main, et il était en train de mastiquer un bout pendant qu’il donnait tous ses cadeaux à la demoiselle.

- Bon, je l’ai pas trouvé, je l’avoue. J’me suis un peu… dispersé.


Ouais, il avait complètement oublié le but premier de cette petite escapade, hein, c’est ça la vraie raison. Mais comment lui en vouloir ? Il avait quand même réussi à penser à la P’tite Fée avant de repenser à la mission ! Elle pouvait bien lui pardonner, non ? Oh, pis t’as raison, c’est juste un débile.


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Meylan Lyrétoile
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Jeu 14 Juin - 20:35
Irys : 760328
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
Ne pas bouger et attendre plantée là qu’il revienne? Oskar connaissait bien mal Meylan…ce qui en soi n’avait rien d’étonnant, vu que leur rencontre était plutôt récente. Mais chercher chacun de son côté permettrait en effet de couvrir deux fois plus de terrain dans le même laps de temps, donc l’idée de se séparer temporairement avait du mérite. Elle partit donc de son côté entre les tentes et roulottes, avec le pas d’une flâneuse mais l’oeil et l’oreille aux aguets.

Autour d’elle, un gai mélange de voyageurs, vendeurs et acheteurs se mêlait et se démêlait dans un joyeux brouhaha. Difficile dans ces circonstances de mettre la main sur une personne particulière, mais la ménestrelle était tout de même assez optimiste. Même si elle ne croisait pas Tarian elle-même, rien de plus simple que d’arrêter l’un ou l’autre passant pour se renseigner. Ce qu’elle fit donc à sans hésiter et à plusieurs reprises.

Les quelques premiers essais furent des coups dans l’eau. Soit la description qu’elle donnait de Tarian ne disait rien à la personne qu’elle interrogeait, soit cette personne se souvenait l’avoir croisée sans se rappeler où. Bon, au moins ça voulait dire que la meneuse de convoi avait été dans le coin récemment. Enfin, la chance lui sourit et elle put apercevoir celle qu’elle cherchait entre deux tentes. Elle allongea le pas pour l’intercepter avant qu’elle ne quitte son champ de vision.

* * *

Il lui fallut marchander, comme elle s’y attendait, mais elle parvint finalement à obtenir un prix parfaitement correct pour deux places au sein d’un convoi. Ils ne se rendraient pas directement à Eoril, mais feraient une étape de quelques jours à Variel, où le convoi avait rendez-vous avec une autre caravane venue de Zagash. Les deux femmes n’avaient pas encore scellé l’accord, puisque le troisième intéressé brillait par son absence, mais cela ne tarderait probablement pas.

Meylan rejoint son point de départ un peu avant son compagnon de voyage, et put donc le voir arriver de loin…enfin, le voir était une chose, le reconnaître en était une autre. Il avait apparemment décidé de profiter de l’occasion pour renouveler sa garde-robe. Et à voir son nouvel accoutrement, Meylan commençait à se demander si elle ne pourrait pas l’impliquer dans un de ses numéros un de ces jours…question à creuser.

Mais elle n’eut pas l’occasion de creuser tout de suite, puisqu’elle reçut simultanément une excuse, un cadeau et un en-cas. Elle accueillit l’ensemble avec un sourire qui devrait servir de remerciement, et sembla d’ailleurs considérer que ce sourire se suffisait à lui-même, car aucun remerciement à proprement parler ne franchit ses lèvres.

"Je vois ça."

Ses yeux partirent du collier pour se poser sur la cape d’Oskar et finalement sur son nouveau couvre-chef. Rien à voir avec ce qu’il était parti chercher, il s’était en effet bien dispersé. Mais qu’elle le charrie un peu ne voulait pas dire qu’elle n’appréciait pas le cadeau. Chose qu’elle s’empressa de montrer en attachant le collier autour de son cou. Avec un autre sourire en coin, elle tira temporairement ses cheveux en arrière pour qu’aucune mèche égarée ne cache le bijou.

"Miroir, miroir…  Qu’est-ce que tu en penses?"


Elle avait beau ne pas être spécialement coquette, s’il y avait une situation où jouer la minauderie était approprié, c’était bien celle-ci. Et puis, c’était une manière comme une autre de faire honneur à son cadeau. Elle relâcha ensuite ses cheveux, puisqu’elle aussi avait des nouvelles à annoncer.

"J’ai trouvé Tarian, et elle est d’accord de nous faire un prix. 120 irys chacun pour une place dans le convoi. Comparé aux prix que j’ai déjà payé pour une place comme ça, c’est franchement raisonnable."


À lui maintenant de dire si ce prix lui convenait. Si c’était le cas, ils pourraient passer à la suite du programme et se procurer tout ce qu’il leur faudrait pour rendre leur voyage confortable.



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Oskar Medcalfer
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Lun 25 Juin - 17:47
Irys : 264951
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Ouais bon, on peut pas dire que l’Oskar avait été bien compétent, mais tout l’art d’un incapable c’est de noyer le poissons en faisant tout pour qu’on oublie qu’il avait complètement foiré son coup ! Et pour ça, les amis, c’était le meilleur de sa génération ! Quoi ? Comment ça y’a aucune gloire à être le meilleur des incapables ? J’aimerai vous y voir ! Déjà, essayez de pas être les pires incompétents, et on verra ensuite si vous devenez aussi doué que lui ! Bref, le fait est que bah ça a pas trop mal marché. L’Oskar c’était sûrement épargné un bon gros savon, ou peut-être pas en fait, mais mieux vaut être prudent !

C’est vrai que la P’tite Fée avait l’air d’aimer les cadeaux de Pattes-de-Velours. Elle enfila le collier avec un petit sourire qui aurait fait chavirer le cœur du voleur s’il était pas déjà en train de couler sous l’anxiété. C’était bien la première fois qu’il offrait quelque chose à une femme. Mais vous emportez pas hein ! C’était juste un plan pour s’en sortir sans trop de casse, juste ça. Que je vous vois pas imaginer n’importe quoi, les p’tits potes ! Toujours est-il que l’Oskar profita de son nouveau chapeau bariolé pour cacher sa trogne gênée, mais v’là que la P’tite Fée lui demande ce qu’il en pense, en plus ! Alors là, le pauvre savait plus où se mettre. Ah, mais, le chapeau pouvait encore être utile ! Mouhahaha ! Pour cacher sa gêne de jeune écervelé, il s’amusa à imiter les mousquetaires dont on parlait dans les histoires pour enfant, et fit une bonne grosse révérence gracieuse en balbutiant un.

- Ma…magnifique, madame.


Pour ensuite partir dans un rire horrible dont il avait le secret. Le rire de la honte, vous savez, ou comment cacher qu’on voulait juste s’enfuir en courant pour échapper à ce genre de situations. Bah c’était ce rire-là, et il était fort, et pas très beau. Bon aller, on se dépêche de se reconcentrer sur la mission ou bien ? Le pauvre voleur avait vu son rythme cardiaque doubler en trente secondes, ça commençait à le fatiguer. Heureusement, la P’tite Fée était du même avis que lui et lui donna ce qu’elle avait trouvé pendant que lui était parti faire ses p’tites courses. Douée comme elle était, Meylan avait retrouvé la chef du convoi et avait même négocié un prix. Et pendant ce temps-là, ce couillon se dégotait un nouveau chapeau… Mais passons. Au moins, changer de sujet avait fait passé la tronche d’Oskar de rouge radis à un truc un peu plus naturel. Il se racla la gorge avant de répondre.

- Ça me va tout à fait. J’ai encore de bonnes économies.

Volées, oui, et alors ? C’est un métier comme un autre. Il l’a toujours dit et le répétera toujours. Mais c’était pas la question, t’façon. Maintenant qu’ils avaient trouvés leur place dans le convoi, manquait plus que deux-trois bricoles et une bestiole sur laquelle poser ses fesses pendant le voyage.

- Bon ! La suite maintenant. Faudrait nous trouver une monture. Moi je prendrai un cheval, mais je suis pas du coin, peut-être que t’as une meilleure idée. Peut-être que vous avez des… je sais pas, éléphants avec un gros tas de laine sur le dos, parfait pour dormir. Héhéhé…


Ouais, clairement le petit passage de gêne avait cramé ce qui lui restait d’humour, et peut-être même de neurones, mais va savoir. Peut-être que ça allait la faire rire, la P’tite Fée. En tout cas, pour éviter de raconter d’autres conneries l’Oskar croqua un morceau de son casse-croûte. Mieux valait qu’il se promette de plus se « disperser » le reste de la journée, comme il dit. Parce que si la P’tite Fée lui demande encore une fois son avis sur le look qu’elle a… pas sûr qu’il résistera à la tentation de se barrer en courant. Il est tellement pas fait pour l’amour, ce couillon.


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Meylan Lyrétoile
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Sam 30 Juin - 14:26
Irys : 760328
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
L’effet dramatique de la révérence n’était pas mauvais, pas mauvais du tout même. Effet que l'éclat de rire assez peu naturel brisait en partie, ce qui était plutôt malheureux. Etrange réaction, d’ailleurs. Jusque là, Meylan n’avait pas eu l’impression qu’un brin de taquinerie le mettait en difficulté. C’était plutôt l’inverse: elle avait été aux premières loges pour constater qu’Oskar avait plutôt la langue bien pendue. Enfin, un mystère à éclaircir plus tard. Pour le moment, ils avaient un voyage à préparer.

S’ils comptaient acheter une monture, ce n’était en effet pas une mauvaise idée de commencer par déterminer vers quel animal ils se dirigeraient. Meylan n’était en rien une zoologiste, mais elle avait l’avantage d’avoir au moins une certaine idée des montures qui existaient sur son continent natal. Un dragon était hors de question, bien sûr, un alkach ou un melki gèlerait sur place avant d’atteindre Reoni et un uraldaan était une monture bien trop délicate pour les deux touristes qu’ils étaient. Ca laissait encore quelques possibilités, qu’elle énonça à voix haute.

"L’idéal pour le climat de Khurmag serait un bukh, vu qu’ils sont faits pour le froid. L’ennui est qu’on n’en trouvera probablement pas dans la région. Un dalavoï ou un griffon serait franchement utile, étant donné que voler jusqu’à Reoni nous ferait gagner pas mal de temps, mais je pense qu’une monture volante est hors de prix. Donc, à moins que je me trompe, un cheval reste notre meilleure option pour le moment."


Enfin, ils auraient peut-être une bonne surprise, on ne savait jamais. En route vers une partie de la pleine où une foire aux bestiaux avait été improvisée, la ménestrelle entama l’en-cas qu’Oskar lui avait ramené. Ce n’est qu’après la première bouchée qu’elle réalisa qu’en fait, elle avait faim. Elle fit donc un sort rapide au reste du zakouski, récoltant au passage des doigts un peu plus poisseux qu’ils ne l’avaient été au début de leur recherche. Bah, elle ne comptait pas prendre en main sa lyre dans un futur proche.

"Simple curiosité: tu t’y connais bien en chevaux ou en montures en général?"

Parce que Meylan, par contre, pas du tout. Le nombre de fois où elle était montée en selle se comptait sur les doigts d’une main, et en général elle était avec quelqu’un qui gérait la direction et la vitesse et n’avait qu’à se cramponner et prier pour ne pas finir par terre. Voilà qui faisait de leur recherche une expérience inédite pour elle, et elle ne pouvait compter que sur son intuition pour éviter de se faire arnaquer. Bon, et sa question était aussi dirigée par une toute simple curiosité: elle allait passer un bon bout de temps en compagnie d'Oskar, donc autant profiter de l'occasion pour faire plus ample connaissance.



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Oskar Medcalfer
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Ven 20 Juil - 15:35
Irys : 264951
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
On pouvait dire que la P’tite Fée était calée côté montures ! Ou alors ils étaient tous du même bois et pouvaient te sortir la liste de chaque bestiole de ce foutu continent avec son plat préféré, la saison des amours, et tout plein d’autres détails. Eh bah, si seulement les Aildoriens pouvaient autant se bouger le cul pour se remplir le ciboulot… Oskar était pas contre passer son temps à se remplir les poches, c’était son boulot, mais fallait pas le ranger avec les autres ! Il était intelligent, Pattes-de-Velours ! Mais lui dites pas que je vous l’ai dit, hein, sinon il va encore nous faire un fromage et ses genoux vont plus tenir. Mais du coup, le plus drôle, c’est que la P’tite Fée lui déballa la biographie de deux-trois bestioles que le voleur connaissait absolument pas et termina par « Le mieux, c’est un cheval. » Eh bah, mes aïeux ! Tout ça pour ça ! Ah là l’Oskar il était un poil déçu… Lui qui s’attendait à avaler les kilomètres sur le dos d’une bébête qu’il avait jamais croisé. Buarf, ça sera pour une prochaine fois.

Il agita donc la tête, histoire de dire qu’il était d’accord, puis les deux zozios repartirent se promener dans les rues improvisées de ce campement gigantesque. Ah là, le commerce il avait une autre gueule que sur le continent d’en face, et même sur Aildor ! M’enfin, ils pouvaient montrer toutes les carrioles qu’ils voulaient, rien remplacera jamais la diversité de produits qu’on pouvait trouver là-haut, muhahaha ! Y’avait de tout, des trucs qu’on croirait jamais que ça existe, mais le pauvre Pattes-de-Velours s’en souvenait plus trop… Il était bin jeune la dernière fois qu’il avait les pieds posés dans sa ville natale. Ouais, on pouvait dire qu’il avait le mal du pays, un petit peu, mais en même temps il regrettait pas sa décision. S’il était resté dans ce coupe-gorge, bon déjà il serait probablement cané depuis longtemps, pis il aurait jamais eu l’occasion de voir tout ce qu’il a admiré sur Daënastre, et même ici, en seulement quelques jours. Il avait découvert, depuis son départ, que le voyage c’était son dada. Mais s’il adore le confort, même si se poser c’est son fort, faut qu’il bouge, un jour ou l’autre. C’pour ça qu’une P’tite Fée de ménestrel c’était parfait comme compagnie !

L’Oskar lui lança un regard, d’ailleurs, à la demoiselle. Elle était en train de grignoter ce qu’il lui avait apporté. Il faisait une tête bizarre, par contre. Sa moustache bougeait dans tous les sens, et il avait l’air de se poser des tas de questions dans sa p’tite tête coiffée de son nouveau chapeau. On sait pas ce qu’il s’est dit. D’ailleurs on s’en cogne un peu, parce que deux secondes après avoir complètement déglingué son casse-croûte, Meylan se tourna vers lui pour lui demander s’il y connaissait quelque chose une fois les fesses vissées sur un cheval. Alors… Comment on va se démerder, là ? Parce que, oui, Oskar savait monter à cheval, il savait même très bien le faire. Avec ou sans selle, avec ou sans le consentement de l’animal d’ailleurs… Bah ouais, comme tout voleur un peu casse-cou qui arrive pas à boucler ses fins de mois, Pattes-de-Velours s’est aussi essayé à voler des chevaux. Il réussit deux-trois fois, mais c’était un job beaucoup trop risqué pour des clopinettes. Les chevaux ont plus la côte sur Daënastre maintenant, c’est fini… Mais ouais, en définitive, il savait monter.

- Euh… Ouais, je m’y connais un peu, on va dire. J’suis pas mauvais sur le dos d’une bête, et je pense pouvoir nous choisir des bons canassons à un prix pas trop dégueulasse.


Bah ouais, les enfants. Quand tu veux te casser avec un cheval qu’est pas à toi, tu te rends bien vite compte de la différence entre une bête malade ou vieille et un cheval potable. Notamment parce que le cheval potable, si t’as pas de chance, tu vas bien mettre une demi-journée à lui rentrer dans la caboche que c’est toi le nouveau patron ! Mais là, ça devrait être moins costaud. Après tout, ils les achèteraient, ces chevaux, donc aucune raison qu’ils dansent la lambada en te balançant dans tous les sens pendant trois heures. Espérons.

Du coup, le duo de voyageur s’en alla vers le cheptel le plus proche ! Une petite clôture, avec cinq ou six bestiaux cloitrés dedans, quatre à la robe alezan et deux à poils bruns. Ils étaient beaux, même magnifiques, plus petits que ceux qu’avait l’habitude de voir l’Oskar, mais ça ferait l’affaire. Ça serait même plus facile de leur grimper dessus, pour la demoiselle. Mais avant de parler au propriétaire de tout ce petit monde, fallait éclaircir quelque chose. Pattes-de-Velours échangea un regard avec la P’tite Fée, cette fois-ci carrément plus jovial que quand il l’avait dévisagé tout à l’heure. Il était même un peu moqueur, ce p’tit merdeux.

- Et toi alors, P’tite Fée, tu sais te débrouiller là-dessus ? Héhé.



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Meylan Lyrétoile
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Sam 21 Juil - 23:15
Irys : 760328
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
L’ironie de la situation était que Meylan en connaissait un rayon sur les montures qui existaient à My’trä (la plupart des races avait au moins un représentant dans les légendes qui peuplaient cette partie du monde), mais elle serait bien incapable de monter la plupart d’entre elles, sinon toutes. Comme dit précédemment, ses expériences jusque là avaient été très limitées. L’expertise d’Oskar était donc plus que la bienvenue pour éviter de se faire rouler dans la farine pour le prix d’achat. Pas question d’acheter une ruine ambulante ou un danger public.

Avec tout ça, ils étaient arrivés le long d’un premier enclos rempli de potentielles montures. Montures qui pour le moment avaient l’air plus ou moins placides, mais ça ne les rendait pas moins impressionnantes pour la ménestrelle. Loin de partager l’avis d’Oskar, elle trouvait les six quadrupèdes franchement imposants, et elle soupçonnait que ce serait encore pire vu de près. Etrange, car elle n’avait jamais été mal à l’aise en présence de chevaux, ou de n’importe quel animal. Sans doute était-ce parce qu’elle n’avait jamais été mise face au fait de devoir non seulement monter sur l’un d’eux, mais en plus maîtriser elle-même la direction et vitesse de sa monture. Elle connaissait (un peu) la théorie, mais pour ce qui était de la pratique… Et, bien entendu, son compagnon choisit ce moment-là pour s’intéresser de plus près à ses talents de cavalière.

"J’adorerais pouvoir te répondre, mais malheureusement je ne dispose pas des éléments nécessaire pour pouvoir le faire."

Une jolie tournure et un sourire, voilà avec quoi elle espérait minimiser le fait que, comme Oskar l’avait probablement compris entre-temps, elle n’avait qu’une très vague idée de ce qu’elle ferait une fois sur le cheval. Oui, parce qu’elle partait du principe qu’elle parviendrait à monter d’une manière ou d’une autre. Elle était une bonne danseuse, sa souplesse lui servirait. Elle espérait.

"Hum, en plus de ton oeil expert et de tes dons de cavalier, tu donnes des cours?"

Elle avait adopté un ton léger et ne le regardait plus que du coin de l’oeil, la plus grande part de son attention en toute apparence dirigée vers les chevaux à quelques mètres d’eux. En apparence seulement, parce qu’elle était plus intéressée pour le moment par la réaction de son compagnon de voyage que par la robe des équidés dans l’enclos. Enfin, restait qu’elle se retrouvait nettement désavantagée par rapport à Oskar, pour la première fois depuis leur rencontre. Un retournement de situation pour le moins amusant, même si elle n’était pas sûre de l’apprécier à sa juste valeur. Elle n’aimait pas dépendre des autres, et voilà qu’elle fonçait tête baissée dans une situation où elle ne pourrait compter que sur les bons conseils de ceux qui voyageraient avec elle (et de l’un d’eux en particulier) pour ne pas courir au désastre une fois assise sur sa monture.

L’alternative était d’une simplicité enfantine: il lui suffisait de passer son chemin, faire une croix sur la monture et prendre place dans l’un des chariots du convoi, comme elle le faisait depuis des mois. Seulement…posséder sa propre monture lui donnerait une liberté qu’elle n’avait jamais connue avant. Sur des longs trajets elle aurait toujours besoin de se rattacher à un groupe, mais dans une région sûre ou sur de courtes distances, plus besoin de chercher un convoi ou de marcher pendant plusieurs jours. Si elle voulait continuer à voyager ainsi d’un bout à l’autre de My’trä, elle devrait tôt ou tard songer à une manière de le faire de ses propres moyens.



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Oskar Medcalfer
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Dim 19 Aoû - 23:50
Irys : 264951
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Eh bah, on peut pas dire que la P’tite Fée était bien fière d'elle à ce moment-là. Pourtant, je sais pas, y’a pas de honte à pas savoir diriger un canasson. A part pour les chouraver à leurs proprios, l’Oskar voyait pas trop l'intérêt d'apprendre non plus à l’époque ! M’enfin, peut-être qu'ici c'était un poil plus compliqué… les gonzes ont pas de trains, pas d’aéronefs… ouais, sûrement que ça devait être un chouia plus pratique de savoir se débrouiller le cul vissé sur une selle. Mais bon ! Rien d’insurmontable, de toute façon. Pattes-de-Velours était pas le meilleur des profs, mais vu l’urgence d’apprendre sur le tas, ça devrait aller plutôt vite, muhahaha ! De toute façon, il était parti pour baratiner, alors autant continuer… Quoi ? « Bouhouhou il lui ment » ? Roh, il s'est pas trop inventé une vie non plus ! Il a juste « oublié » de raconter comment il avait appris à monter à cheval, c’est pas la mort ! Puis au moins, la P’tite Fée était super accommodante là-dessus, vu qu’elle demandait tout bonnement jamais rien sur le passé d’Oskar. La compagne de voyage parfaite quoi ! Pour le moment en tout cas…

Mais pour le moment, l’Oskar il avait bien envie de jouer. On peut pas dire que la journée avait été très intéressante jusque-là, et Meylan restait la personne la moins risquée pour faire une ou deux farces. Oh rassurez-vous, y’a vraiment rien de bien méchant là-dedans, mais on combat pas sa nature, et celle d’Oskar aimait particulièrement lui faire faire tout un tas de conneries. Les deux zozios s’approchèrent donc de l’enclos et un vieux vieillard vieillissant à la peau brune, et aux cheveux qui devaient sûrement l’être aussi un siècle avant, sorti par un portail en bois pour aller à la rencontre de ce cher duo.

- T’en fais pas, P’tite Fée, je vais faire de mon mieux.

Il avait dit ça juste avant que le vieux palefrenier soit à portée de voix et à portée de main. Dans son fringuant costume, l’Oskar avait bien moins de réserves à tendre la sienne. Mais il devait toujours avoir la tronche d'un étranger, vu que le propriétaire du cheptel avait pas forcément la banane quand il répondit à la salutation du voleur. Mais qu’à cela ne tienne ! Ça allait pas empêcher Pattes-de-Velours de garder son sang-froid, élément essentiel d'une farce réussie et d’une négociation au poil. Le bougre se présenta donc au fieffé vieillard.

- Mes salutations, monsieur. Mademoiselle et moi-même cherchons une monture pour un long voyage. On peut regarder ce que vous avez ?

Vous auriez vu la tronche du vieux crouton. C’est bon, l’ami, voler un cheval c’est facile, mais t’es à deux mètres et on est en plein milieu du campement là ! Tu veux qu’il arrive quoi à tes bêtes dans ces conditions ? Oh cette paranoïa, j’vous jure. Mais bon, vu qu’il avait aucune vraie raison de refuser il laissa les deux compères passer la barrière et la referma derrière. Voilà maintenant Oskar et la P’tite Fée au milieu d’une bonne demi-douzaine de bêtes ! Ah, ça en faisait remonter des souvenirs chez Pattes-de-Velours… L’odeur du fumier, de la paille, les chevaux qui secouent la tête en s’ébrouant, des promesses de grand air tout ça ! Encore fallait-il trouver les bonnes montures. Visiblement, le vieux prenait pas grand soin de sa marchandise… Pourquoi il avait aussi peur qu’on le vole alors ? Personne vient voler des bestioles qui sentent le sapin ! Muhahaha !

- Alors, déjà, premier conseil. Ne te mets jamais près du derrière d’un cheval. Sinon tu vas traverser l’enclos sans toucher le sol, ça va pas trop te plaire.

Il avait dit ça d’un ton léger, mais c’était un vrai conseil que prodiguait Pattes-de-Velours ! Espérons que Meylan prenne pas trop ça à la rigolade. Se prendre un double coup de pattes en plein dans le bide, faut l’avoir vécu une fois pour comprendre sa prudence, à l’Oskar. Il amena finalement la P’tite Fée devant l’un des bestiaux à la robe alezan (donc marron-orangé pour les bleus). C’était une belle bête, mais c’est là que l’esprit farceur du voleur allait s’amuser. Il tourna trois secondes la tête pour s’assurer que le vieux entendrait pas et regarda de nouveau le cheval.

- Bon, il est beau celui-là, hein ? Pourtant, il a un souci. A ton avis, c’est quoi ?

Faut toujours écouter le professeur, mademoiselle ! Même si on a un complet salopard, faut l’écouter ! Buarf, on s’amuse comme on peut, mais j’avoue que c’est pas bien gentil de la part de l’Oskar. Après, c’était une grande fille la P’tite Fée. Elle le prendrait bien… Enfin, on verra.




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Meylan Lyrétoile
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Ven 14 Sep - 17:32
Irys : 760328
Profession : Ménestrelle
My'trän +1
Oskar lui avait dit de ne pas s'en faire, et elle ne s'en faisait pas...trop. Pas besoin d'avoir passé plusieurs jours en sa compagnie (ce qui était le cas de Meylan) pour comprendre que sa belle assurance avait autant de chances d'être un bluff bien mené que le résultat d'une véritable confiance en lui. Probablement une combinaison des deux: la confiance d'avoir bien mené son bluff. Elle n'était pas la seule actrice dans leur improbable duo. Enfin, elle avait aussi remarqué qu'il avait un instinct de survie pas trop déficient non plus, ce qui voulait dire qu'a priori il leur éviterait de se casser le cou dans les semaines à venir.

Que sa confiance en son compagnon de voyage soit bien placée ou non, il avait toutes les chances d'en savoir plus qu'elle au sujet des chevaux, et c'est donc sans grande difficulté qu'elle lui céda le devant de la scène pour le moment. Quand le maquignon tiqua en entendant l'accent étranger d'Oskar, elle se demanda si elle allait devoir intervenir, mais il ne posa finalement pas de problème, et bientôt les deux voyageurs étaient au milieu des équidés.

Vu de près, c'était encore pire que de loin. Comment est-ce qu'on guidait une masse de muscles pareille? Et, question non moins importante: et si l'un d'eux lui marchait sur le pied? Elle redoubla de vigilance pour éviter d'obtenir une réponse à cette seconde question.

Avec la plus grande partie de son attention focalisée sur les montures autour d'eux, Meylan écoutait Oskar sans le regarder. Elle avait déjà entendu le conseil à propos du passage derrière un cheval, ce qui était justement une des raisons pour la faible attention qu'elle adressait à son interlocuteur. Pas étonnant dans ces conditions qu'elle rate totalement les subtiles signes qu'il s'apprêtait à se payer sa tête. Elle s'approcha à sa suite du cheval qu'il avait sélectionné et qui, il faut bien l'avouer, ne présentait aucun trait particulier à ses yeux. Une robe assez courante, pas de blessures ou autres ennuis visibles aux premier coup d'oeil, deux yeux, deux oreilles, quatre jambes...  Non, elle ne voyait vraiment pas le problème.

"Il est beau, en effet. Quand à son souci...en général, quand on joue aux devinettes, on donne des indices dans l'énoncé de l'énigme."

Comme d'habitude, elle partait du principe qu'il lui suffisait de choisir les bons mots pour se sortir d'une situation incomfortable. C'était une technique qui avait fait ses preuves dans le passé, mais, face à un expert du baratin comme l'était Oskar (parce que oui: elle l'avait remarqué, même si elle n'avait jamais tenté de creuser), elle risquait fort de tomber à plat. Au moins, elle aurait essayé.

Faute d'avoir la moindre de chance de trouver, elle décida d'au moins faire l'effort d'essayer. Elle fit un pas en direction de l'animal, puis un autre, pour avoir une vue de plus près. Il respirait à ce qui ressemblait à un rythme normal, il ne tremblait pas, il n'avait pas de plaques de gale ou de croutes... Qu'est-ce qu'Oskar pouvait bien lui reprocher?

"Si je n'en avais pas tant besoin pour gagner ma vie, je donnerais ma langue au chat."



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Oskar Medcalfer
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Dim 16 Sep - 23:47
Irys : 264951
Profession : Voleur
Guilde +1 (homme)
Eh ! C’est qu’elle se prenait au jeu la P’tite Fée ! Et plutôt deux fois qu’une ! C’était d’autant plus marrant qu’elle cachait pas sa maladresse avec ces bêtes-là. Le simple fait de la voir avancer de deux pas pour ensuite reculer d’un, tout en dévisageant le pauvre canasson comme si c’était un lion hors de sa cage… y’avait de quoi se dire que c’était déjà assez drôle comme ça. Mais le voleur était pas connu pour son sens de la mesure ! Et si on poussait juste un peu plus loin… juste un peu plus. Ralala… mieux vaut qu’elle le prenne bien, salopio ! Sinon tu vas bien te marrer en repensant qu’à cause d’une foutue farce t’as perdue ton compagnon de voyage !

- Ah, mais là c’est pas un jeu, P’tite Fée ! Si tu choisis mal ta monture, tu vas tout faire sauf t’amuser une fois sur la route ! Aller, un petit effort.


C’était bizarre comme sensation. L’Oskar il avait pas l’habitude qu’on l’écoute. C’était peut-être ce que certains appelaient la « fibre du commandant », le truc indispensable quand tu veux être Tavkhai, selon les trois quarts des viocs qui dirigent les Danseurs. Mouais, soit c’était ça, soit c’était un coup de bol parce que Meylan l’aimait bien. Ou alors elle faisait semblant de l’écouter pour retourner sa farce contre lui… Fait chier ! Elle était intelligente, la gosse, ça serait tout à fait possible. L’inquiétude d’Oskar se traduisit par un petit regard suspicieux pendant qu’il regardait la scène. Est-ce qu’elle l’avait vraiment grillé ? Bon, on verra plus tard. C’était le moment de continuer selon son plan. Il approcha un peu de Meylan alors qu’elle avait l’air… d’abandonner. C’était toujours un poil compliqué de vraiment comprendre ses phrases, à la P’tite Fée. Mais ça faisait quand même sourire l’Oskar… pour de la merde en plus.

- Héhé, c’est drôle parce que dans le milieu on m’appelle Pattes-de-Velours... Mais bref !

Oui, c’était totalement con, mais plus ça allait plus il s’était convaincu qu’un jour où l’autre faudrait dire à Meylan la vérité donc bon. Autant préparer le terrain. Mais bref, comme il dit ! Ses fameuses pattes de velours donnèrent quelques toutes petites tapes sur le museau de l’animal qui trépigna en secouant la tête. L’Oskar tourna la tête vers Meylan, l’air tout plein d’assurance de celui qui sait vraiment de quoi il parle.

- Regarde. Museau sec, et quand tu le touches il s’agite. Ça, ça veut dire qu’il est malade. Faut faire attention à ces choses-là.

Il continuait de pas parler trop fort pour pas que le vioc se vexe pour rien et fasse tout capoter. Mais on dirait bien qu’il était plutôt occupé à piquer du nez sur sa chaise. On en revenait toujours au nez on dirait. Mais c’est là que la farce allait être marrante ! Parce qu’on verrait la tête de la P’tite Fée en apprenant la vérité. En s’approchant d’un autre canasson quelques mètres plus loin, il s’arrêta devant cette demoiselle qui, si tout se passait bien, devait avoir entièrement cru le baratin du voleur.

- Enfin, faut surtout faire attention à ce qu’on te raconte parce que ce que je viens de dire c’est totalement des conneries. Muhahaha.


Et il était fier de lui ! Et il continua de s’étrangler en marchant vers l’autre bête qui l’intéressait, lui, ce qui avait le don de l’effrayer d’ailleurs, l’animal. Quand tu vois un machin sans poil qui va vers toi en beuglant comme une hyène, y’a de quoi flipper. Mais elle était bien dressée, parce qu’elle lui colla pas un coup de sabot dans le nez, se contentant simplement de s’éloigner de quelques pas de cette créature bizarre. Le vieux aussi avait été réveillé par le rire si… particulier de ce gros débile.

- Eh oh ! T’as pas fini de me casser les oreilles !

Ouais, visiblement il était énervé, mais l’Oskar s’en fichait bien maintenant. Sa farce avait réussi, et il en était bien content.

- Roh, c’est bon papy ! On va te les acheter tes chevaux, tu peux te calmer !


Ah ça pour se calmer, le pauvre homme arrêta tout simplement de hurler, mais continua de grommeler comme un chien devant sa gamelle en se rasseyant sur sa chaise en bois. La conversation pouvait reprendre normalement du coup ! Et avant d’examiner sa fière monture, l’Oskar il a pas pu s’empêcher de faire une dernière pique à la P’tite Fée.

- Tu m’en veux pas j’espère. On va dire que je t’aide à détecter encore mieux le baratin ! J’suis quand même bien généreux, muhahaha.

Ah on pouvait plus l’arrêter maintenant, il allait en rire toute la journée.


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Meylan Lyrétoile
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Mar 18 Sep - 17:57
Irys : 760328
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« Pattes-de-Velours », hein? Voyez-vous cela… Elle n’était pas spécialement du genre à aller fouiller dans le passé des gens qu’elle rencontrait (même les futurs compagnons de voyage, quel manque de prévoyance!), mais là il lui offrait une perche qu’elle ne pouvait que saisir.

« Tiens donc, un nom de scène, l’artiste? »

En matière de sobriquets, on avait fait pire, c’est clair. Et ce qu’elle avait pu observer pendant leur petite escapade confirmait que le surnom était bien choisi. Cependant, elle n’eut pas l’occasion d’aller fouiner plus loin, puisqu’Oskar daigna enfin lui donner un élément de réponse à propos du cheval. Museau sec? Le peu qu’elle savait à propos des chevaux se limitait aux termes qui se rapportaient à eux, et elle était assez certaine qu’on parlait de naseaux, pas de museau, mais peut-être qu’ils parlaient autrement là d’où son compagnon venait.

Mais, vocabulaire mis à  part, elle commençait à se demander si on ne se payait pas un peu sa tête par hasard. Sans prétendre s’y connaitre le moins du monde, elle avait néanmoins déjà vu des chevaux pendant sa vie et elle avait une bonne mémoire. Elle ne se rappelait pas qu’un seul d’entre eux ait jamais eu les naseaux mouillés, à moins d’avoir bu récemment. Elle ne commenta pas et se contenta d’attendre la suite des explications, même si ses yeux se plissèrent légèrement. Il la prenait pour une andouille, ou…?

Ah ben oui, apparemment. Bon, au moins il avait dû sentir que tirer la plaisanterie trop longtemps ne marcherait pas, puisqu’il ne laissa pas planer le doute bien longtemps. Elle le regarda s’éloigner, hilare, en secouant légèrement la tête. C’est malin, tiens. Ca leur ferait une belle jambe si le vendeur décidait qu’il tenait plus à ses tympans qu’à sa bourse et les envoyait chercher leurs montures ailleurs. Bon, apparemment ce n’était pas le cas, puisqu’à part un bref grommellement il ne fit pas mine de les empêcher de continuer leurs recherches.

L’incident clos, Meylan reporta son attention sur Oskar. Il fallait bien qu’il en rajoute une couche! Ca y est: il avait scellé son sort. Il voulait jouer au plus malin? Pourquoi pas, c’était un jeu comme un autre après tout. Et un jeu qui pouvait sans problème se jouer à deux, comme elle comptait bien le lui prouver.

« Quelle prévoyance! Enfin, je te ferais remarquer que tu avais l’avantage: j’avais prévu de te faire confiance pour choisir nos chevaux, je ne compte pas accorder cette confiance au premier-venu non plus. D’ailleurs, je me demande si je ne ferais pas mieux d’arrêter de te considérer comme une source fiable… »

Elle avait un ton léger et un petit sourire sur les lèvres, preuve qu’elle prenait la plaisanterie plutôt bien. Tout en parlant, elle avait elle aussi commencé à marcher vers le cheval qui intéressait Oskar. Prudente, elle n’avançait toujours pas très vite, ce qui fait qu’elle mettrait un certain temps à parcourir la faible distance qui les séparait.

Enfin, ça, c’était ce qu’elle voulait lui faire croire. En fait, celle qui marchait vers lui en parlant n’était rien de plus qu’une illusion plus vraie que nature. La vraie Meylan, elle, se dépêchait de parcourir les quelques mètres entre elle et son compagnon de voyage, dissimulée par une seconde illusion. C’était un tour de passe-passe assez courant dans le milieu du spectacle, souvent utilisé pour donner l’impression qu’un personnage s’était téléporté. Pratique oblige, l’artiste maîtrisait ce petit tour à la perfection (c’était d’ailleurs l’un de ceux qu’elle maîtrisait le mieux).

« Parce que bon, comme tu l’as dit, je m’en mordrai les doigts si tu décides de baratiner un peu plus pour me faire acheter un mauvais cheval. Et là, la farce deviendra tout de suite moins drôle. Enfin, je ne m’inquiète pas trop… »

Elle y était presque. Sa réplique immatérielle continuait à papoter et à trainer, tandis que Meylan elle-même était à quelques pas de sa cible.

« …parce que, vois-tu… »

Elle s’était maintenant glissée derrière Oskar et mise sur la pointe des pieds pour que sa bouche arrive à hauteur de l’oreille gauche de sa victime. Faisant disparaître sa réplique devenue inutile, elle chuchota ses derniers mots:

« ...le baratin, c’est un peu mon métier. »

Elle recula presque aussitôt pour voir avec un peu de recul la réaction que son petit tour provoquerait. Qui a dit qu’il devait être le seul à s’amuser? Puis, comme si de rien n’était, elle se tourna vers le cheval le plus proche d’eux (qui devait se demander à quoi jouaient ces deux énergumènes).

« C’est lui qui t’a tapé dans l’oeil? »

Nouveau sourire parfaitement innocent en direction d’Oskar. Mais qu’on ne s’y trompe pas: elle avait beau faire preuve d’un peu plus de retenue que lui, elle était tout aussi satisfaite de sa farce.



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