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Chroniques d'Irydaë
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 Joas Jokin

Joas Jokin
avatar
Mer 23 Mai - 1:10
Irys : 9999
Profession : Charpentier
JOAS JOKIN



Passeport

Nom : Jokin
Prénom : Joas
Surnom : "Jojo" était un sobriquet courant lorsqu'il œuvrait en chantier, "Maître Jokin" lui fût également attribué en tant qu’artisan reconnu par ses pairs.
Sexe : Masculin
Âge : 63 annés
Métier : Feu charpentier, aujourd'hui il n'est qu'un viellard errant.
Communauté : Pérégrins
Lieu de naissance : Prorig



Aptitudes & possessions

  • Magies affiliées : 0

  • Armes et habiletés : Joas, de par son passif de charpentier, est une personne alaise en hauteur et son habilité à l’ascension d'un échafaudage se mue également en une certaine aisance à grimper aux arbres ou à quelques édifices accessibles à son age. Il sait se servir, voir jongler, avec un couteau sans se blesser et a eu dans sa jeunesse appris à lancer sa hachette de charpentier, allant jusqu'à participer à quelques concours. Une belle époque.
    Charpentier de longue date, il est fondu dans son art, sait écrire, dessiner et compter. Ses mains, bien que usées et rudes, savent façonner le bois pour lui donner la direction voulue. Il possède également de bonnes notions dans la manufacture de charrette, wagon ou voiture bois. Ces véhicules des temps d’antans mais encore largement répandus dans les campagnes de Daënastre.
    Il porte à sa ceinture une épée courte sans prétention et, bien que n'étant point un grand bretteur, il sait s'en servir dans la mesure des simples menaces que les routes soumettent.
    Lorsqu'il dominait la capital juché sur les charpentes qu'il posait, Joas eut appris, avec les gars, à tirer à la fronde sur les pigeons venu larguer leur fiente sur leur caboche. Le jeu se valait divertissant et il arrivait même que la ville donne une prime pour la chasse de ces nuisibles. Aujourd'hui sa vieille fronde en cuir lui permet de chasser de temps à autre un lapin ou un faisan pour en gratifier son potage quotidien.
    Enfin, Joas, nanti d'une oreille musicale, peaufina cette derniere par l'apprentissage de la flûte de Wal (que nous comparerons à la flûte irlandaise), alors qu'il était de passage en ces murs

  • Familiers/montures : Bien qu'ayant encore des épaules solides, Jojo a eu vite fait de faire l'acquisition d'un âne gris légèrement plus petit de que ses congénères, mais tout à fait apte au transport de ses affaires. Il a baptisé ce dernier "Colin", en souvenir d'un bon ami qui s'aurait être flatté d'avoir donné son nom à une bête de somme. Mais également pour d'autres raisons qui devront rester obscures...
    Notre ancien ne monte pas ce dernier, préférant la marche, il garde se dernier bride à la ceinture. Bien que Colin n'ait pas besoin d'être guidé pour suivre son vieux maître.

  • Autres possessions : Voyageant de ville en ville appuyé sur son vieux bâton en jonc à hauteur de cœur, Maître Jokin n'est jamais en reste de petits travaux qui lui permettent de gagner irys ou pitance. Pour se faire, il a conservé les outils les plus simples mais suffisant à être compétant dans l'ouvrage. Ils furent également ces premiers outils de voyage, dans sa jeunesse.
    Il possède une tente dite "canadienne" (en patois des régions de Zuhause), et le nécessaire du bon petit randonneur. Un ou deux livres qu'il parvient à échanger au passage de chaque ville et une flûte avec laquelle il égaye ses soirées.




Profil psychologique

Il n'est guère aisé de définir le caractère, l'âme, d'une personne en quelques lignes, attelons nous à cette tache. Pour ce faire partons sur la base de sept mots qui furent longtemps une ligne directrice pour Joas ; fidélité, honnêteté, fraternité, courage, générosité, discipline et patience.

La fidélité sans qui tout n'est rien, qui invite à être fidèle à ses engagements, sa morale ou simplement sa femme. L’honnêteté autant envers soi même qu'envers les autres, renier la fourberie et le mensonge pour tenter de montrer le meilleur de nous même malgré ses défauts. La fraternité que l'on doit aux hommes et aux femmes que l'on croise et qu'on se doit de considérer avec le même respect que celui auquel on prétend. Le courage d'affronter plus grand que soi et ses ennemis qui sont centaines, comme celui plus dure encore, d'affronter son ami ou son aimée et lui dire non quand il le faut. La générosité d'offrir sans retour à plus démuni que nous ne le somme, et de donner ce que l'on a de plus précieux, de son temps. La discipline que l'on s'impose autant dans le travaille que dans la vie pour tendre vers une susceptible perfection. Et enfin la patience dont il faut faire preuve quand tout nous pousse à courir face à l'horloge de la vie alors qu'il est d'évidence que Vite est l'ennemis de Bien.

Ce dogme de vie, Joas l'a inscrit au plus profond de son âme et a conscience que si cela est synonyme de perfection, et donc d'utopie, il ne faut pour autant jamais cesser de chercher à l'atteindre. Cette doctrine dicte ses pensés, et ses actions sont généralement confrontées à ces sept piliers, malheureusement, bien moins depuis un drame que nous évoquerons plus tard.

Lors de son enfance durant les années 80's, il était déjà pour habitude d'élever les enfants de Daënastre dans le déni total des divinités et l'adoration de la technologie repoussant sans cesse les limites humaines. Pourtant, on atteint pas six décennies sans se faire un avis sur le monde. Joas n'est pas dupe et a depuis longtemps pris conscience de l'existence des Architectes, de la magie et d'autre chose, au delà de tout ça qui le dépasse totalement. Pour autant il n'accorde aucun crédit, aucune confiance envers ces architectes qu'il prend pour de grand enfants qui disposent de la vie de leur création comme s'il n'en était rien. Laissant œuvrer la guerre entre les peuples se justifiant par une histoire de destin. Jojo n'aime pas les évoquer, estimant son temps plus précieux, mais n'en reste pas moins ouvert et poli quant au partage d'opinion. S'il affiche un certains dédains pour ces êtres irresponsables, c'est aussi en grande cause la faute à cette chasse aux hérétiques anomalistiques, par le biais de leurs agents inhumains.

La technologie lui est tout autant indigeste. Il l'a trouve démesuré par rapport aux besoins humains et a vu bon nombre de ces amis artisans se faire remplacer, eux et leur savoir faire, par les industries toujours plus gourmandes de profits. Jokin déplore cette course à l'armement qui se fait au détriment de choses qu'il pense plus essentiels tels que les exosquelette, principalement militaire, ou la médecine qui est sans cesse confrontée à de nouveaux maux. Mais qui est il pour jugé une nation, voir l'humanité. Bien que âgé, sa connaissance du monde et du genre humaine reste sommaire. Il espère juste être un jour spectateur et peut être même acteur, lui ou les générations à venir, d'un événement au combien plus prometteur que ce traité de paix bancal de 894. Tempus narrabo.

Mis à part ces divers cas de conscience sur lesquels il a l'occasion de cogiter lorsque le soleil lui fait bouillir les idées, Jokin est une personne plutôt agréable bien que râleur invétéré. Il aime à discuter, de préférence avec de quoi s'hydrater et bien que jugeant peu être parfois facilement, il sait se reprendre et remettre en question le dit jugement au profit d'un avis plus avertis au travers de questions et de bonne discutions. Il est suffisamment curieux pour aller vers les autres et n'est pas avare de partager les quelques brides de son savoir ou ne serait ce qu'un brin de route dans le silence des pas levant la poussières. Il aime le silence. Pas nécessairement la solitude bien qu'il s'en accommode, mais le silence est d'or à ses yeux lorsqu'il lui permet de profiter du seul chant du vent.

Voila un dégrossi du caractère de notre ami Jokin qui, j'espère, saura vous aiguiller lors de futur rencontre.
 



Physiologie

Qui ne peu se targuer d'une belle gueule et d'un physique avantageux et désinvolte alors qu'on est âgé que d'une vingtaine de printemps. Il est loin ce temps. Dans sa jeunesse, Joas n'avait rien à envier des jeunes hommes environnant et tel fut sa chance que de capter l’œil, puis le cœur, de celle qui serait son épouse pour Les années à venir. Hélas, le temps passe et ne fait preuve d'aucune pitié. Il ride les peaux les plus douces et les grêles d'imperfections et de cicatrices. Il dégarnit le cuir des cranes ne laissant qu'ici et là que quelques mèches blanches comme les draps de la grande tante. Des épaules larges et fières, il fait fondre les muscles et courbe l'échine sous les douleurs d'une usure qui ne saurait être réparée. Ainsi est le mal dont est perclus le vieux Jo'.
Pour autant il n'est pas infirme et n'est pas en reste d'aller à sa guise ou bon lui semble. Et bien que son corps ait perdu de sa nervosité, il ne serait pas non plus en peine de corriger un jeune crétin un peu trop présomptueux. Il est un proverbe qui invite à se méfier des coups de vieux.

Son regard, bien enfoncé derrière ses sourcils tombant, est de ce gris clair qui dérange quand il vous sonde et scrute vos tics et vos tocs. Pour autant il ne vous regarde pas de haut ne l'étant pas lui même avec une taille avoisinant les cinq pieds et demi. Sa bouche fine bien que généreuse de sourires, se dissimule sous une moustache d'un blanc de nacre qui vient encadrer un menton peu prononcé.
Les heures passées à arpenter routes et sentiers ont bruni sa peau renforçant la blancheur des trois poils qui ornent son cailloux. Elles ont également fait fondre le peu de gras qui n'était déjà que peu présent, laissant paraître une musculature que le travail aura tout de même gagné sur l'âge.

Vestimentairement parlant, Joas se veut simple bien que n'étant pas avare de quelques couleurs bigarrées. Ainsi se voit il couvert d'une cape rouge bariolée de jaune qui vient le protéger des intempéries. Elle recouvre une tunique parfois orange, d'autre fois bleu ou du simple blanc d'un nuage cotonneux. Lorsque le soleil se veut agressif, il tombe le tout pour enfiler un de ses vieux marceles de chantier dont il ne saurait se défaire.
Il a gardé l'habitude de bander ses avant bras de cuir pour éloigner ses manches du mordant de ses outils. Un pantalon de toile ample, qui lui offre un sentiment de fraîcheur sur les routes, s'en vient s'enfoncer dans une large ceinture de cuir, qui lui maintient le dos dés lors qu'il est dans l'effort ou la fatigue. De confortables bottes de marche lui garde les pieds au sec autant dans la flac que dans le ruisseau. Il les abandonne parfois pour des chaussons à semelles de cordes. Et si l'herbe est grasse et la fontaine fraîche, ne soyez pas surpris de le voir pied nu et a demi nu le temps que Colin se désaltère...   



Biographie

Nous sommes en 870 de cette ère, sur une fin d'été qui fut ô bien plus chaud que ces prédécesseurs de mémoire d'hommes. Les récoltes furent maigres pour le petit village de La Croisée, situé à une bonne journée de cheval de Prorig, et la source dont on louait l'abondance, avait vu son débit faiblir, faiblir encore et encore jusqu’à n'être qu'un filet s'évaporant dans la terre sèche et assoiffée... Les anciens en profitèrent pour casser leur pipe et les enfants cessèrent leurs jeux pour s'affaler à l'ombre d'arbres jaunissant. Dans ces tristes conditions, les nouveaux venus tant attendus déclinèrent l'invitation et les fausses couches furent nombreuse. C'est en ces jours funestes que Joas choisit de naître au dépend de sa mère qui quitta ce monde pour laisser sa place. La canicule dura un mois encore après sa naissance, tentant de faucher la vie de ce bambin qui se vu recevoir l’excès d'amour d'un père veuf et des femmes qui portaient le deuil de leur petit.
Ainsi faisant, cela mena Joas à mener une enfance dans un cocon de sécurité dans lequel il put laisser libre cours à ses envies sous le regard approbateur de son père, Job Jokin. Ce dernier bien que n'étant pas un exemple de tendresse dans l'éducation de son p'tiot, poussa toujours ce dernier à aller au delà des limites dont se satisfaisaient les autre enfants de son age. Ne lui donnant aucune frontières dans ses explorations et le poussant même à dépasser les fossés en bordures des champs qui encerclaient le village, une fois qu'il lui eu montrer comment se dépêtrer d'un nid de serpents. Ainsi Joas vaguait à ces jeux tandis que son père, propriétaire d'une maigre parcelle à la terre usée, s'échinait à offrir à son fils le meilleurs des conforts possibles. C'est grâce à cette vaillance, des économies de bouts de chandelles et la chance de quelques années de récoltes généreuses sous une météo, qui semblait se sentir coupable de ses précédents méfaits, c'est grâce à cela qu'un père pu offrir à son fils de changer de vie. La vie de paysan était dure et dépendante des caprices du temps, sans compter des taxes déraisonnables qui finançaient les recherches militaires comme s'il fallait se préparer à une guerre... Job ne voulait pas de cette vie là pour son fils, à jamais bloqué sur un carré de terre avec la rancœur de n'avoir jamais vu l'extérieur. C'est pour cela qu'il lui offrit de lui payer un apprentissage chez un maître charpentier de Prorig. C'était là une voie difficile qui demandait beaucoup d'implications de la part du jeune car les maîtres n'avaient pas la main tendre, et le coup de pied partait vite. Sans compter le coût onéreux que demandaient ces hommes pour la prise en charge d'un gamin. Mais pourtant, c'était la promesse d'une vie tellement plus simple que celle de paysan. Joas, n'eut pas son mot à dire et quand bien même, il bouillait de joie au fond de lui. C'est donc au matin de sa douzième année que le Maître Charpentier Soubise vint le chercher. Gratifiant son père de grands gestes et de promesses de devenir le meilleur des apprentis, le p'tiot était déjà trop loin pour voir les larmes du paternel, debout si fier sur cette carriole qui l'emmenait en ville vers un nouveau destin.
Joas ne reverrait jamais son père qui serait emporté dans l'année par la maladie. Les commères de La Croisée dirent à qui voulait bien l'entendre qu'il avait passé trop de temps aux champs, "qu'il s'est usé plus vite que l'billot du bouché." 

C'est donc en cette fin d'été 882 que Joas fit ses premiers pas dans la charpente. La première fut la plus dure, sans équivoque. Son Maître Soubise semblait se faire un devoir de tester les nerfs du jeune garçon en lui confia essentiellement les tâches ingrates de nettoyage ou de manutention, ce sans jamais de réelles satisfactions que de regagner sa chambre humide et pas bine plus grande qu'un placard. Ce n'était pas à mauvaise escient que le maître poussait le petit dans ses retranchements, des nerfs il lui en faudrait quand viendrait le jour où il monterait une charpente sous une pluie battante, telle que si la mer avait élu domicile dans les cieux. Les nerfs lorsqu'il s'écraserait les doigts sous les poutres de chênes qui le retiendraient de tomber des quatre étages qui le séparaient de la rue pavée. Les nerfs pour continuer après que son père eut quitté ce monde. Ainsi durant une longue année, Joas ne fut une spectateur d'un métier auquel on ne le laissait pas approcher et sa vie n'était, en fin de compte, guère plus palpitante que celle d'un paysan.
Finalement, comme si la vie du gamin était lié à l'horloge d'Irydaë, un malheureux événement vint changer les choses. Le second apprenti, Mickaël, de trois ans plus âgé que Jo' fit une chute. Le sort fut sans appel et fracassa le crâne du malheureux qui n'eut qu'à peine le temps de réaliser. Ainsi va la vie, ce n'était pas le premier accident et bien l'ambiance à l'atelier devint morne le temps d'une semaine, tous continuaient leur quotidien. Tous mis à part Joas. L'atelier privé son jeune Mickaël, qui avait fait sa place de temps et d'expérience, se devait d'être remplacé. Et faute de candidat plus expérimenté, le p'tiot se retrouva catapulté dans une rôle où on lui en demandait beaucoup à lui qui en savait si peu. Dès lors les choses changèrent l’intérêt de Joas pour ce qui deviendrait son métier se fit réel. Si la difficulté augmenta de surcroît également elle ne se fit pas réellement ressentir et le jeune se retrouva à planer sur une progression ne cessant de lui faire prendre de la hauteur.

Ainsi passèrent trois nouvelles années qui le menèrent à l'été 886. Son Maître qui se montra finalement comme un homme bon et patient, fini de lui apprendre à écrire. Il lui apprit l'art de la stéréotomie et du calcul. Il lui montra comment tailler la mortaise et comment tenir la bisaiguë. A tout cela, Joas se montra attentif et précautionneux et devant tant d'implication de la part de son jeune, Soubise choisit d'aiguiller ce dernier sur une nouvelle voie. Quatre années, cela était bien faible pour apprendre un pareille métier et bien que Joas aurait pu parfaire la connaissance de son métier avec ce patron, une autre opportunité s'offrit à lui, celle de faire son Tour de Daënastre. Ce dit Tour de Daënastre était une sorte de tradition né de la construction des grandes cités du continents. Ces chantiers avaient pour habitude de se voir lotit des mêmes artisans qui se déplaçaient au fil des besoins pour concilier métier et voyage dans un esprit de partage avec leurs confrères.
Aujourd'hui, ces chantiers n'étant plus d'actualités, le mouvement avait en ampleur. Mais quelques patrons ayant eux mêmes arpentés les routes, continuer de diriger leurs apprentis sur ces dernières en espérant que jamais, leur mouvement ne s’éteindrait. Ainsi âgé de seize ans, Joas fut initié par son maître et dans leur vigueur de cette fin d'adolescence, il partit assouvir cette soif de voyage que son père, un jour, avait fait naître chez lui. Son Maître et ami ne lui demanda que trois chose en retour; de s'accomplir à travers son itinérance, de surmonter chaque épreuve en restant en vie, et de lui revenir une fois son Tour achevé. Ces trois règles en tête, Joas s'en alla s'en un regard en arrière, son bâton, offert par Soubise, attaquant la route de sa pointe ferrée, son dos accusant le poids de son sac a dos avec ces quelques outils.
Su conseil de son maître, il prit le bateau pour Skingrad où il devrait portait une lettre à un vieil ami de Soubise pour avoir un travail. Et ainsi se firent les choses. Par le biais de connaissances des uns et des autres. Dans ce cercle du Tour ou chacun connaissait l'autre sans même l'avoir rencontré, Joas évolua de ville en ville. Tantôt sur les routes, tantôt sur les mers, parfois seul, parfois accompagné. Allant sous la chaleur harassante ou sous le froid mordant. Il partagea parfois beaucoup et d'autre fois rien, se forgeant un caractère au rythme des saisons et des initiations qu'il passait, accompagné par les anciens du Tour qui lui apprirent les sept piliers qu'ils se devaient de comprendre, et d'appliquer au mieux .
Joas parlent aujourd’hui de ces années comme les plus belles de sa vie qu'il eut vécu seul, et tout au long de son itinérance, il ne cessa de graver ou sur une charpente, ou sur un arbre, ou dans un bloc de granit, les initiale J.J. Non pas pour signer son passage, pas tout à fait, mais pour remercier son père Job Jokin.

Quand le bonheur se fait votre compagnon, le temps semble se désintéresser de vous. Nous voici arriver en 896. La guerre contre les mages eu le temps d'éclater, de rependre le sang de nombreux hommes et de faire du veuvage monnaie courante. Joas vit de ses amis s'enfoncer les affres de la politique et du nationalisme. Certains échangèrent leur vie contre une gloire éphémère. De tout cela, Joas se détourna souhaitant se préserver de ces inepties meurtrières. Il fut qualifié de lâche ou de traître, mais on le laissa tranquille et fort heureusement, bon nombre de ces frères du Tour partageaient son opinion. Ainsi donc passèrent dix courtes années qu'il employa a partager avec des amis, à apprendre son métier poussant ce dernier au plus loin dans les savoirs que pouvaient contenir ce continent. Dix ans qui passèrent sans qu'il n'oublia sa promesse, et qui de nouveau le firent embarquer sur un navire pour Prorig. Les retrouvailles avec Maître Soubise furent chaleureuses et arrosées, la cannes furent croisé et les souvenirs échangés. Le vieux maître en guise, en guise de remerciement et respectant les volontés d'un père défunt, offrit le dernier cadeau que pu offrir un humble paysan. La vente de la ferme Jokin, même si elle se fit pour une bouché de pain à l'époque, l'argent fût gérer et confié, à l'insu de Joas, à un banquier de Prorig qui se fit un devoir de faire faire des petits à ce pécule par le biais de savants manipulations qui arrondirent les trois sous à une modeste à laquelle Soubise ajouta une participation. Sans qu'on ne put parler de richesse, Joas fut en capacité de faire l'acquisition d'un petit atelier dans lequel il put faire rentrer ses premières, propres, charpentes. Son père aura réussi en faisant de son fils un patron artisan.

Les cloches sonnèrent cet été 899. Après tant d'années de voyage, la sédentarité eut vite de jouer les cocasses en jetant dans les bras de Joas une belle jeune femme répondant au nom d'Elsa. Le hasard les fit se croiser à la veillée d'un bal d'été ou la belle battit des cils en direction de Joas qui, bien que d'un poil, plus petit que les autres hommes, avaient les épaules larges et le sourire enjôleur de celui dont la confiance ne saurait faillir. Durant une année, ils se tournèrent autour, parfois plus entreprenants que deux jeunes adolescents, et d'autres fois plus timides que de petit enfant jouant à se voler un bisou du bout des lèvres. De par sa ressente itinérance, Joas était sans réelle notion de ce que pouvait être un couple, et il fallut donc quelques mois de tannage de l'indécision avant que les choses ne s'officialisent et devinrent finalement on ne peut plus naturelles lorsqu'il célébrèrent leur union. S'en suivirent deux brèves années, qui durant la célébration du nouveau centenaire, donnèrent lieu à la conception d'une petite fille qui verrait le jour sur une fin d'été 901. La petite Maria dont la peau tannée héritée de son père lui donnait déjà l'air d'une écumeuse des routes avec ses boucles blondes. Trois années séparent la petite de la naissance d'un frère sur une fin d'année 904, le petit Martin qui choisit de ressembler à sa mère. Ainsi allant, la vie de Joas se voulait agréable avec une famille aimante devenue sa source de motivation pour son atelier qui s'était vu gagner en réputation et de deux nouveaux ouvriers et d'un apprentis. Et bien qu'il lui manquait parfois de respirer la poussière des routes, il éprouvait un sentiment de bonheur dont il se ne serait séparé pour rien au monde.

Mais comme vous vous en doutez, nous ne sommes pas maître de son destin et ce dernier se veut cruel avec ceux semble l'oublier. C'est lors de l'hiver 910 que la fatalité rattrapa Joas et sa petite Maria, qui fut emportée par la maladie sans lui laisser l'ombre d'un espoir. Son étoila du matin, elle s'était évanoui dans la nuit ne laissant derrière elle que les échos des éclats de joies dont vous gratifie votre enfant. le traumatisme pour le jeune père fut aussi lourd et silencieux que ses larmes et choisissant de vivre le reste de sa vie pour deux, il se donna corps et âme pour Elsa et Martin. Malheureusement, sa douce femme n'eut pas les épaules aussi larges, et bien que continuant d'avancer pour le bien de son fils, elle se mit à couvrir ce dernier d'un amour protecteur démesuré qui petit à petit et au fil des années, ôta au jeune Martin les préceptes de règles et d'interdit que tentait de lui inculquer son père qui fini par perdre une majeure partie de son autorité sur le petit. C'est au courant de l'année 917 qu'il prit son garçon comme apprentis avec lui. L'entreprise avait encore gagné en ampleur et tournait désormais avec trois équipe de quatre charpentiers et ce dans un atelier qui se voulait bien plus grand que le dernier. Le jeune Martin grandit alors dans l'opulence que lui laissait sa mère, prenant un caractère de prétentieux nanti que déplorait Joas. Mais que faire alors que doucement, sa femme laissait son esprit s'embuer d'alcool, n'arrivant pas à se remettre de la perte de sa petite fleur. Aujourd’hui avec du recule, notre charpentier s'en veut de ne pas avoir su quoi faire, de ne pas avoir laissé son atelier pour tout quitter avec sa famille. Tout recommencer dans un nouvelle endroit. Il sait qu'il n'aura jamais de cesse de ressasser dans sa tête, les mots qu'il auraient du dire à sa femme. Il tenta de faire partir son fils sur le Tour de Daënastre pour éloigner ce dernier des affres de sa mère brisée, et pour qu'il mûrisse par le biais du voyage. Mais il se confronta à un refus catégorique d'Elsa qui refusait de se voir enlever son dernier enfant. 

C'est au thème de l'année 924 que la mort emporta Elsa. Bien qu'essayant de la soutenir au mieux de ses capacités, Joas ne pu finalement que se résoudre à contempler le déclin de sa femme qu'une dépression finit par emporter par le biais de l'alcoolisme. C'était pourtant une famille si belle qu'il s'était vu attribuer et aujourd'hui, ses deux fleurs s'en était aller, le laissant seul avec un fils qui le jugeait responsable de la mort de sa mère et qui le méprisait. Ça ne l'empêchait pourtant guère de continuer de travail dans l'entreprise paternelle, dans laquelle il grignotait peu à peu de plus en plus de responsabilités jusqu'à qu'en fin de compte, son père choisit de lui laisser les grandes lignes de l'entreprise pour ne plus avoir sur le dos le jugement incessant de son fils. Il aurait peu pu, du, renvoyer ce dernier hors de chez lui l'obligeant à découvrir ce qu'était la réelle difficulté à laquelle tant d'autres devaient faire face. Il n'en fit rien sentant au dessus de lui planer un remord au cheveux blond lui intimant que ne rien faire à l'encontre de son dernier enfant.
C'est pourtant lors de l'année qui suivit que les derniers que les dernières brides de son bonheur passé s’échappèrent. Courant de l'année 925, Joas devenait grand père. Martin, depuis deux brèves années fréquentait une jeune femme dont l’intérêt n'était sans prétention aucune au goût du père, ce qui n'avait pas empêché son fils de lui faire un enfant. L'ancien voyait cela comme de donner un chaton à un enfant violent, et le destin lui donna raison. La mère dont les hobbys variés n'étaient pas tous des plus saints, se laissa aller à essayer un produit fraîchement arrivé en ville et dans les mœurs. Ses propriétés étaient bien au dessus de tout ce que pouvait offrir l'actuel marché de la drogue en ce temps, et cela semblait être du à l'infime proportion de magilith qui entrait en composante. Si les plaisirs que procurait cette substance sur le moment semblaient des plus attirants, les effets secondaires au tôt fait d'en faire baisser la popularité. L'ingestion de magilith était l'irrévocable chemin vers l'anomalité et durant cette année, nombreux furent les jeunes désœuvrés qui se virent relayés au statut d'anomalie. Il en fut ainsi pour la jeune compagne de Martin. Il en fut ainsi pour l'enfant qu'elle portait. Le petit naquit avec sur le corps les infimes traces de cristaux de magilith qui n’auraient de cesse de croître au dépend de la vie du jeune Eliott. Le jugement fut sans appel et le jeune Martin renia cet enfant et sa mère, refusant qu'ils restent sous le même toit que lui, eux et leur malédiction. Il était déjà connu que ces êtres contaminés attiraient à eux ces monstres de régisseurs qui pour l'accomplissement de leur devoir, pouvaient causer des dommages collatéraux démesurés. Les derniers échangent entre un père et son fils furent violents et devant la lâcheté de son fils à assumer la vie qu'il avait donné, Joas choisit d'en s'en charger lui même dans l'espoir de peut être contrebalancer avec son inaction avec sa défunte femme. Puis ce môme avait autant le droit de vivre qu'un autre, il n'avait en rien choisit son sort au contraire de sa crétine de mère.

C'est sur ce printemps de l'an 926 donc, que Joas reparti sur les routes emmenant avec lui son petit fils et sa mère loin des commérages de langues de vipères et de la lâcheté d'un homme. Plus d'une fois Joas aurait l'occasion de ressasser et de se morfondre sur l'éducation qu'il aura donné à son fils. Mais de ses erreurs ont apprend et il ferait du petit Eliott un être d'une pureté exemplaire. La même qu'il avait perçu dans le regard vif et enjoleur de Maria.




Dans la vraie vie ?


Quel âge avez-vous ? /
Comment avez-vous découvert le forum ? /
La création de votre fiche a-t-elle été fastidieuse ? /
Avez-vous des suggestions pour rendre la validation plus facile ? /
Code du règlement : Ok par Amisgal
[/b]


Dernière édition par Joas Jokin le Sam 2 Juin - 1:11, édité 4 fois
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Ophélia Narcisse
avatar
Mer 23 Mai - 3:57
Irys : 1266977
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Re-bienvenue Joa ! Bon courage pour ta fiche Razz


 x17

Ophélia s'exprime en #cc0066
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Zora Viz'Herei
avatar
Mer 23 Mai - 6:05
Irys : 1585130
Profession : Purificatrice fanatique
My'trän -3
Un p'tit vieux! **

Re-bienvenue! =D




Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)



Spoiler:
 
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Lauren Hill
avatar
Mer 23 Mai - 7:52
Irys : 869830
Profession : Journaliste / Reporter
Pérégrins +1
Bienvenue à toi, et bon courage pour la rédaction de ta fiche Smile



Lauren s'exprime en #99ccff


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Aurore Seraphon
avatar
Mer 23 Mai - 11:18
Irys : 938007
Profession : Agriculture/Chasse
My'trän +2 ~ Khurmag
Bienvenue parmi nous ♥️



x5
Aurore s'exprime en #ff9999
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Adam Vaughn
avatar
Mer 23 Mai - 14:11
Irys : 598399
Profession : Ancien mineur / Soldat en armure assistée (Mai 933)
Daënar +1
Bienvenue Joas

Bon courage pour ta fiche Smile


Adam parle en #5B8E87  
Adam pense comme ceci
x3
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Erran Coldringer
avatar
Mer 23 Mai - 14:15
Irys : 269948
Profession : Livreur/Postier
Daënar +1
Par tout les Architectes ! Un vieux Jojo ! Restons sérieux...Bon courage pour l'écriture de ta fiche. Very Happy


L'argent ne fait pas le bonheur quand tu as des gens sur qui compter.
Thème musical d'Erran

Il s'exprime en #ff6600

x5
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Luka Toen
avatar
Mer 23 Mai - 19:13
Irys : 594730
Profession : Historienne et naturaliste à ses heures perdues, médecin officiellement
Guilde +2 (femme)
Très heureuse de pouvoir te souhaiter la bienvenue officielle parmi nous après ces longs échanges de mp (c'est Amisgal sous mon compte joueur si jamais) ! =D

Très bon choix de personnage au demeurant, les Pérégrins, c'est l'avenir huhu.


Apparence complète de Renkhii
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